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20 janvier 2005 4 20 /01 /janvier /2005 22:00

Quand le pouvoir ne fait plus de quartier, même face à ceux qui veulent l'aider à se régénérer

Télécharger le fichier : 03 - Les crépuscules des dogmes

La Révolte (8 mai-12 juillet 1450) de Jack Cade échoue en Angleterre. John Cade (dit Jack) Soulève le Kent contre Henri VI d'Angleterre, en se faisant passer pour un membre de la famille royale. Il est tué neuf jours après s’être emparé de Londres.
Shakespeare écrivit une pièce de théâtre nommée Henry VI. Un des personnages, appelé Dick le boucher, déclara dans un dialogue avec Jack Cade, le chef de la Rébellion lancée contre le roi : « Commençons par tuer tous les gens de loi ».
Jack y commande une armée pour s’emparer du trône et abolir le parlement. Il rétorque « ma bouche sera le parlement d’Angleterre ». Il convient avec Dick le boucher qu’il faut tuer tous les avocats afin de supplanter le roi régnant et d’abolir les lois en vigueur.

La guerre sans fin avec la France (la guerre de Cent ans) avait épuisé les finances anglaises (autant que les françaises) et laissait les caisses royales constamment en besoin de recouvrement de créances. En résulta une lourde taxation, mais ajouté à ce fardeau d’impôts, il y avait aussi la gourmandise des officiers royaux, qui s’enrichissaient aux dépens de l'administration du système fiscal.
La majorité des participants était des paysans et des petits propriétaires terriens du Kent, qui objectaient contre le travail forcé (corvée), les tribunaux corrompus, la saisie des terres par les nobles, la perte de terres royales en France, et les lourdes taxes. Menée par Cade, un ancien soldat, une foule se rassembla dans le Kent, défit une force gouvernementale envoyée pour les disperser et entra dans Londres. Alors que les citadins étaient plutôt favorables à la Cause, les Londoniens se retournèrent contre eux à cause du comportement violent de certains des hommes de Cade. La plupart des Insurgés acceptèrent le pardon de la part du roi et retournèrent à leur maison. Cade lui-même fut également pardonné, mais fut tué plus tard par le sheriff du Kent.

Il ne s’agissait pas d’une Rébellion de paysans (comme en 1381), les meneurs étant des hommes de propriété qui objectaient contre le climat politique du temps (même des hommes d’église rejoignirent les Rebelles). Même si ils appelaient à des changements sociaux, notamment le statut des travailleurs, qui rendait les paysans sujets au travail forcé, les demandes sociales n’étaient pas la base des revendications.
Au lieu de ça, la plupart des petits nobles voulait la fin de ce gouvernement faible. Ils n’appelaient pas au bouleversement des rapports sociaux, mais au changement de certains conseillers, au retour à des terres royales qui furent concédées à d’autres, et à l’approbation des méthodes de taxation.
Les troupes gouvernementales furent envoyées pour disperser les protestataires du Kent. Les hommes de Cade marchèrent sur Londres, où ils furent bien accueillis par les londoniens, bien d’accord avec nombre des buts de Cade.
Dans le cadre d’une trêve, Cade présente une liste de ses demandes aux fonctionnaires royaux. Les fonctionnaires ont assuré Cade que les demandes seraient satisfaites, il leur remit une liste de ses hommes de sorte que chacun ait pu recevoir un pardon royal.
La plupart des gens acceptèrent la promesse de pardon et s’éclipsèrent. Mais ni le roi ni le gouvernement n’accordèrent aucune demande des Rebelles, et ne semblèrent non plus disposé à le faire prochainement. Henri VI exigea l’arrestation de Cade, qui fuit Londres. Il fut arrêté par le nouveau sheriff du Kent, blessé mortellement et mourut lors de son retour à Londres. Son corps fut pendu, peinturluré, écartelé, et sa tête placé sur un poteau sur le pont de Londres.

Les prémices à la remise en cause partielle voire totale des systèmes étatiques européens (pour la plupart des monarchies de « droit divin ») apparurent suite au schisme de l’église anglicane. Cette dernière, opposée au pape de Rome sur son autorité dans le royaume anglo-saxon (ah ces insulaires !), fit scission et fut excommuniée (bienvenue au club, avec l’orthodoxie d’Orient-Byzance, l’arianisme et autres sectes primitives Egalitaires comme au temps de Jésus) du groupement d’intérêts économiques qu’était l’église chrétienne de Rome (catholicisme, protestantisme, et une multitude de courants issus d’expériences monastiques).

Depuis que John Wyclif avait dénoncé la décadence du pouvoir spirituel, nombreuses étaient les critiques qui circulaient sur l'église, et plus encore sur le pape. Par ailleurs, dans ce pays aussi l'humanisme entretenait l'idée d'une réforme fondée sur la bible.
Lorsqu’Henri VIII crut que son mariage avec Catherine d’ Aragon ne produisait pas de fils parce qu'elle avait été mariée d'abord à son frère, il essaya de divorcer. Le pape refusant, il en résulta une séparation de l'église d'Angleterre de celle de Rome, événement à l'origine de l'anglicanisme (catholicisme non-romain mais pas protestant).
A partir de ce moment-là, les Anglais développèrent leur propre vision de la société de ce temps-là, en ce monde-là, et firent tout pour se démarquer de leur « partenaires » continentaux (comme tout bon insulaire se « doit »). Ils attaquèrent le régime théocratique de Rome pour sa corruption, ainsi que pour le dévoiement, pour servir des intérêts particuliers, des enseignements de Jésus et de la bible.

C’est à cette époque que Thomas More écrivit des épigrammes en latin contre la tyrannie et l'abus de pouvoir, notamment celui de l'église. Il entra au Parlement anglais en 1504, puis sur l'intervention du roi Henri VIII, il fut nommé shérif adjoint de Londres en 1510. Il voyagea à Paris et en Flandres en 1515 et 1516. Il écrivit pendant son voyage, Utopia, qu'il fera paraître la même année. S'opposant au régime des Tudor, il y décrit un monde « parfait » et imaginaire. Il en tire une morale : « La tâche de l'homme politique est de tirer d'affaire au moins quelques individus ». Il reprit sa place en politique en 1517, nommé maître du Conseil privé et maître des requêtes par le roi, puis chancelier d'Angleterre (1529). Il chercha à préserver l'unité de l'église et la Paix, mais il ne put faire face au monstrueux déficit de l'Angleterre. Refusant de prêter serment de fidélité au roi, pour le suivre dans le schisme, il fut emprisonné dans la Tour de Londres puis fut décapité le 6 juillet 1535 (il fut béatifié en 1886, et canonisé – donc reconnu comme saint par l’église – en 1935).
Par la suite, avec l'aide des Espagnols, Marie Tudor tenta de restaurer la religion catholique de sa mère (dont son père avait divorcé, créant le schisme), et beaucoup de protestants et anglicans furent mis à mort (d’où son surnom de Bloody Mary, Marie la sanguinaire).

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Published by Collectif des 12 Singes - dans Lendemain du Grand Soir
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