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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 14:42

Qui dit dogmes dit Contestation(s), et même Révolution(s) !
Télécharger le fichier : 09-Les aubes des dogmes et leurs Contestations.pdf


Vers -2 100 : La première grande Révolution sociale se produit en Égypte.

« La Sublime salle de justice, ses écritures sont enlevées, les places secrètes sont divulguées. Les formules magiques sont divulguées et deviennent inefficaces, parce que les humainss les ont dans leur mémoire. Les offices publics sont ouverts ; leurs déclarations (titres de propriété) sont enlevés ; malheur à moi, pour la tristesse de ce temps !... Voyez donc : des choses arrivent qui n’étaient jamais advenues dans le passé : le roi est enlevé par les pauvres... Ce que cachait la pyramide est maintenant vide. Quelques hommes sans foi ni loi ont dépouillé le pays de la royauté. Ils en sont venus à se Révolter contre l’Uraeus (cobra dressé, symbole de la royauté) qui défend Râ (dieu du Soleil) et pacifie les Deux Terres (Haute et Basse Egypte)... Les pauvres du pays sont devenus riches, tandis que les propriétaires n’ont plus rien. Celui qui n’avait rien devient maître de trésors et les grands le flattent. Voyez ce qui arrive parmi les humains : celui qui ne pouvait se bâtir une chambre, possède maintenant des (domaines ceints de) murs. Les grands sont (employés) dans les magasins. Celui qui n’avait pas un mur pour (abriter) son sommeil est propriétaire d’un lit. Celui qui ne pouvait se mettre à l’ombre possède maintenant l’ombre ; ceux qui avaient l’ombre sont exposés aux vents de tempête. Celui qui ne s’était jamais fabriqué une barque a maintenant des navires ; leur (ancien) propriétaire les regarde, mais ils ne sont plus à lui. Celui qui n’avait pas une paire de bœufs possède des troupeaux ; celui qui n’avait pas un pain à lui devient propriétaire d’une grange ; mais son grenier est approvisionné avec le bien d’un autre... Les pauvres possèdent les richesses; celui qui ne s’était jamais fait de souliers a maintenant des choses précieuses. Ceux qui possédaient des habits sont en guenilles ; mais celui qui n’avait jamais tissé pour lui-même a maintenant de fines toiles. Celui qui ne savait rien de la lyre possède maintenant une harpe ; celui devant qui on n’avait jamais chanté, il invoque la déesse des chansons... La femme qui n’avait même pas une boîte a maintenant une armoire. Celle qui mirait son visage dans l’eau possède un miroir de bronze... Les esclaves (femmes) parlent tout à leur aise, et, quand leurs maîtresses parlent, les serviteurs ont du mal à le supporter. L’or, le lapis, l’argent, la malachite, les cornalines, le bronze, le marbre... parent maintenant le cou des esclaves. Le luxe court le pays; mais les maîtresses de maison disent : « Ah ! si nous avions quelque chose à manger ». Les nobles dames en arrivent à avoir faim, tandis que les bouchers se rassasient de ce qu’ils préparaient pour elles ; celui qui couchait sans femme, par pauvreté, trouve maintenant de nobles dames. Le fils d’un homme de qualité ne se reconnaît plus parmi d’autres : le fils de la maîtresse devient fils de servante... » (selon les Admonitions d’un vieux sage, du scribe Ipuwer). En effet, à la faveur des troubles qui marquent la fin de l’Ancien Empire, les interdits religieux ne sont plus respectés, et la richesse change de mains. Le pharaon et les possédants furent destitués de leurs privilèges. Les rapports de propriété furent abolis. Au bout d´une trentaine d´années, cette première tentative Révolutionnaire pour établir une société où les travailleurs et les paysans se gouvernent eux-mêmes échoue.

Sous Menkaouhor (Akaouhor), de -2 450 à -2 441, les fonctionnaires provinciaux et ceux de la Cour ne sont plus nécessairement choisis parmi les membres de la famille royale. Ils acquièrent progressivement une certaine indépendance qui minera progressivement l'autorité centrale.
Bien que puissante et présente dans les régions voisines et organisant des expéditions militaires et commerciales vers la corne de l'Afrique, la VIème dynastie (-2 364 à -2 181) voit se développer le pouvoir local de certains nomarques (administrateurs des nomes / provinces) et la remise en cause du pouvoir central memphite, ce qui aboutira à un profond bouleversement. Les grands fonctionnaires locaux constitueront une véritable noblesse féodale dont les intérêts seront souvent en opposition avec ceux du souverain. Ils obtiendront le droit de transmettre leurs charges en héritage, aussi les terres et les paysans qui en constituaient l'apanage.
Avec la Vème puis la VIème dynastie, suite à des séries de Révoltes populaires contre la construction des pyramides (construites par des artisans, dont une partie avec du « béton »), les dimensions de celles-ci se réduisent (on augmente la taille des centres Collectifs, on diminue celle des insignes de pouvoir personnel) : la plupart des souverains de cette dynastie seront ensevelis à Saqqarah, dans des pyramides de petites dimensions. Les tombes des nobles, appelés mastabas, prendront place au pied de ces pyramides.
La VIème dynastie (règne de Téti, de -2 364 à -2 334) débute dans un climat d'Insurrection. Téti monte sur le trône et, afin de légitimer son pouvoir, épouse une fille d'Ounas qui lui donnera Pépi Ier. Il engage des mercenaires nubiens pour mâter la Révolte dans plusieurs nomes et pour rétablir son autorité. Il confie à son architecte Mineptah-Ank-Mériré la mission de construire un double palais royal et une « petite » pyramide pour son tombeau de 80 mètres de côté et de 45 mètres de hauteur. Le pharaon saura s'entourer de premiers vizirs compétents, notamment Kagemmi et Méri qui rétabliront l'ordre et le pouvoir sur les nomes Rebelles.
La vallée du Nil sera colonisée jusqu'à la troisième cataracte sous la VIème dynastie. Les souverains enverront de nombreuses expéditions, Pacifiques, vers le Sud sous les règnes de Pépi Ier (-2 315 à -2 250). Les 35 années de son règne connaîtront plusieurs Soulèvements de nomes qui feront alliance dans les petites provinces pour s'opposer au pouvoir du pharaon. Les victoires remportées par le vizir Ouni dans le Sinaï et en pays de Canaan ne suffiront pas à rétablir l'autorité du roi, qui assistera impuissant à la montée du courant séparatiste qui marquera l'avènement de la VIIème dynastie. Une conspiration dans le harem laisse supposer que le règne de Pépi Ier n'a pas été facile. Il mènera une politique de grands travaux dans les principaux sanctuaires de Haute-Egypte à Dendera, Abydos, Eléphantine et à Hiérakonpolis. Il tente alors de rehausser la symbolique de son pouvoir en glorifiant la religion et les dieux, justement à l'origine (ou en tout cas justification) de son autorité.
Méren Rê II (mort vers -2 181) n'aurait régné qu'un an et serait l'époux de Nitocris qui, selon Manéthon, sera la dernière reine de la VIe dynastie. Elle aurait entraîné dans sa mort les meurtriers de son époux. Cette figure légendaire pourrait recouvrir celle de Neith, femme de Pépi II. Celui-ci succède au court règne de son frère et va régner plus de 60 ans sur l'Egypte, menant de nombreuses expéditions, devenues militaires sous son règne, vers le Sud. Mais il n'osera pas prendre position sur les princes conspirateurs.

A la fin de la VIème dynastie, une crise économique, politique et sociale de grande ampleur frappe progressivement l'état égyptien. À terme, elle provoque notamment la désagrégation de l'état centralisé. Après la mort de Nitocris, qui marque la fin de l'Ancien Empire, la dynastie est victime d'une Révolution sociale. La monarchie memphite s'effondre définitivement sous le choc d'une invasion étrangère. À l'est du Delta, les nomades ne cessaient de s'approcher des terres cultivées pour y abreuver leurs troupeaux. Ils regardaient les riches campagnes avec convoitise et, seule, une organisation bien conçue pouvait les empêcher de s'introduire en Égypte et de s'y installer, car ils étaient insaisissables, se déplaçant sans cesse et n'exposant aux coups des sédentaires que des fractions minimes de leurs tribus. La décomposition du pouvoir central et, sans doute aussi, l'incapacité des nomarques locaux expliquent leur pénétration dans l'intérieur du pays. D'ailleurs, les féodaux livrés à eux-mêmes finirent par négliger l'intérêt général. Leur égoïsme engendra une Révolution au cours de laquelle les titres de propriété furent abolis, les lois divulguées et foulées aux pieds et les grands réduits à la misère. Les tombes royales et le palais royal furent violés et le souverain divin, lui même, avili.
Cette fronde expliquerait en partie notre manque de renseignements sur les noms des divers architectes royaux de la IVème dynastie qui ont également construit des pyramides et le martelage des figures de Chéops : la seule image que l'on possède de lui provient d'une petite statuette brisée en mille morceaux ; même les trésors des pyramides ne furent pas épargnés. Comme le révèle le chant mélancolique du harpiste : « Les dieux (les rois) qui furent jadis ensevelis dans leurs pyramides, qu'est-il advenu d'eux ? Leurs murs sont tombés en ruines, leurs places ne sont plus ; c'est comme s'ils n'avaient jamais existé ! ». Et jaillit de ses lèvres comme une philosophie qui explique aux générations futures la vanité des choses et la nécessité de mourir : « Les corps passent et disparaissent, tandis que d'autres demeurent depuis le temps des ancêtres. Les plaintes ne sauvent personne du tombeau, car il n'est accordé à personne d'emporter avec soi son bien, et aucun de ceux qui sont partis n'est revenu ! S'il est une chose que tu peux acquérir et que jamais tu ne perdras : donne du pain à celui qui a faim et n'a pas de champ et assure-toi à tout jamais un bon nom auprès de ta postérité ».
Il faut noter, par ailleurs, que cette catastrophe sociale eut un résultat positif et durable : l'accession du Peuple aux rites funéraires. Les conceptions et pratiques funéraires n'échappent pas à l'esprit de réforme et voient apparaître le rôle important accordé à Osiris.
Seul le roi possédait de plein droit l'immortalité, parce qu'il était dieu. Il pouvait la communiquer à qui il voulait pour se donner dans l'au-delà une cour et des serviteurs. Il possédait des recueils liturgiques qui assuraient son existence impérissable, les Textes des pyramides. Or, après la Révolution, les simples particuliers s'approprièrent des rituels similaires qui sont à l'origine des Textes des sarcophages, que l'on inscrira sur les parois des cercueils au Moyen Empire. Les Égyptiens attachaient donc au moins autant d'importance à assurer la pérennité de leur vie d'outre-tombe qu'à acquérir des biens immédiatement utilisables. C'est un trait de caractère que le Peuple souligna dès cette époque.

L'effondrement de l'état engendra toute une série de principats indépendants du pouvoir central. Cette période, qui coïncide avec les VIIème-Xème dynasties (vers -2 180 / -1 987), est appelée la Première Période Intermédiaire. Elle est marquée par une importante crise économique, due aux lacunes du contrôle centralisé de la crue du Nil, qui provoqua des récoltes insuffisantes, engendrant ainsi des conflits sociaux qui créèrent un climat général d'instabilité. Les pharaons de Memphis, qui se chevauchent parfois, n'interviennent que très rarement dans les rouages du pouvoir administratif en place à Abydos. L'alternance au pouvoir est rapide.

-1 169 : Ramsès III (de -1 198 à -1 166) se consacra à la reconstitution du pays, en particulier les temples. Des problèmes économiques, en l'an 29 de son règne, entraîneront les travailleurs, chargés de la décoration des monuments de la Vallée des Rois, de Deir el-Medina dans la Grève : ils Protestèrent contre le retard de ravitaillement (deux mois), se couchant devant les remparts de Médinet-Habou, après avoir commis un mauvais coup contre le tombeau de pharaon. Les salaires avaient été détournés par de hauts fonctionnaires peu scrupuleux et les ouvriers se tuant à la tâche n'avaient pas été écoutés.

Les Israélites ont témoigné d'une des fois les plus brûlantes, mais ont également Contesté avec beaucoup d'audace non seulement les puissants – maîtres de l'intérieur ou de l'extérieur qui les dominaient –, les guerres, le luxe insolent, l'injuste répartition des richesses, mais aussi l'ordre établi par Yahweh.
L'une des plus anciennes et des plus profondes Contestations de l'humain surgit du Livre de Job (dates et origines difficilement précisables, mais il ne semble pas être juif et il daterait d'avant le Pentateuque, cinq livres traditionnellement attribués à Moïse, donc vers le -XIIè siècle). Etant un juste, il intente un procès à Yahweh qui, ayant fait un pari avec le diable, joue avec lui. Il est le cas-type de l'injustice divine.
Le prophète postérieur Hababuc expose ses griefs à Yahweh, formulant devant lui sa plainte : « Pourquoi conserves-tu le silence quand le méchant engloutit un plus juste que lui? »

Les prophètes israélites, différents par le tempérament, par leurs conclusions s'accordaient dans une totale austérité, dans un pessimisme immédiat, annonçant la ruine du pouvoir, de la société, de la nation. Leur Révolte partait de l'inégalité que l'évolution des structures avait rendue plus criante : « A la possession Collective du sol s'était substituée la propriété individuelle. La Solidarité du clan, si rigoureuse chez les nomades, s'était relâchée et la Fraternité qui y régnait autrefois avait laissé le champ libre aux égoïsmes des particuliers ». Ainsi, la scission entre les classes sociales ne cessait de s'accentuer : il y avait d'une part les riches qui se trouvaient en même temps les juges, et d'autre part les pauvres, exploités par leurs maîtres, victimes de l'arbitraire du roi.

Vers -1 000 : Jonadab, fils de Rekab, préconise le retour à la vie nomade qui agrée au dieu du désert. Plus de champs ni de vignes : c'est la civilisation matérielle toute entière qu'il met en cause.

-970 à -931 : Grand réformateur, Salomon dota son royaume d'une administration perfectionnée, de prestigieuses constructions et d'un commerce florissant. Qu'il s'agisse de l'entretien de l'armée et de l'administration, ou de la construction du grand Temple de Jérusalem, les réalisations de Salomon firent peser une très lourde charge sur les ressources nationales.
-934 : Ahia de Silon, prophète de Juda, réclama, au nom de Yahweh, la rénovation sociale de Juda, dénonçant impitoyablement les injustices sociales. Jéroboam, qui se Révolta contre Salomon, fuit en Égypte.
-931 : A la mort de Salomon, le Peuple réclama à son fils héritier Rohoboam (brutal et mauvais gestionnaire des affaires politiques), l'allégement d'un fardeau financier (levée de lourds impôts et institution de la corvée) devenu écrasant. Les Anciens se réunirent à Sichem et exigèrent de Rohoboam, également présent, qu'il allège les charges devenues si accablantes sous Salomon. Rohoboam refusa brutalement. Le mécontentement de onze tribus sur les douzes, entretenu par les manœuvres du pharaon Chechonq Ier, vint à bout de l'unité du territoire (les Anciens ayant rompu avec la dynastie de David) qui fut scindé en deux royaumes rivaux : au Nord, celui d'Israël mené par Jéroboam (les Anciens l'élevèrent à la royauté d'Israël, car avant qu'il ait levé la main sur Salomon, le prophète Ahia de Silo l'avait déjà désigné comme futur roi d'Israël au nom de Yahweh) et au Sud, celui de Juda, fidèle à Rohoboam.

-882 : Élisée était un prophète d´Israël, disciple d´Élie (individualiste, il lutta pour maintenir dans sa pureté l'ancien culte de Yahweh, notamment en détruisant les hauts lieux de Baal, dieu phénicien de l'orage et de la fertilité, lié au culte du Veau d'or). Il ne s´adressait pas aux riches et aux puissants mais encourageait le Peuple à se Libérer lui-même. Il fut l´un des premiers à mener une action Révolutionnaire. Il préconisait la suppression des corvées et de l´esclavage (vers -820).

-841 : En Chine, succès de la Révolte contre le cruel roi Li-Wang.

-IXè ou tout début du -VIIIè siècle : Lycurgue (« celui qui tient les loups à l'écart ») est un législateur mythique de Sparte, petit-fils du roi spartiate Prytanis, de la dynastie des Eurypontides. Il a pour demi-frère Polydècte, né d'un premier lit, qui devient roi quand leur père meurt. À la mort de Polydècte, Lycurgue est destiné à être roi, quand on s'aperçoit que la femme de son défunt frère est enceinte. Celle-ci fait appeler Lycurgue, devenu régent, en secret. Elle lui propose alors de tuer l'enfant à naître si lui, Lycurgue, accepte de l'épouser. Celui-ci feint d'accepter et, lorsque l'enfant – un garçon – naît, le proclame roi de Sparte et le baptise Charilaos (littéralement, « joie du Peuple »). Furieux, les parents de la reine répandent sur son compte des rumeurs qui l'obligent à s'exiler. Lycurgue se rend d'abord en Crète, où il étudie les institutions locales et rencontre le poète Thalétas. Il se dirige ensuite vers l'Ionie, réputée alors indolente et décadente, afin d'analyser les mœurs et les institutions locales. Il se rend ensuite en Égypte, d'où il prend l'idée de séparer les guerriers des travailleurs, puis il pousse jusqu'en Inde où il rencontre les Gymnosophistes.
Rappelé par ses concitoyens, Lycurgue rentre à Sparte et décide de composer une constitution. Il se rend donc à Delphes pour interroger Apollon, dispensateur de la justice, par son oracle. La Pythie le salue alors comme « aimé du dieu, et dieu lui-même plutôt qu'être humain ». De retour à Sparte, Lycurgue convoque les trente Citoyens les plus importants sur l'agora, qui l'aident à composer sa constitution, la « Grande Rhêtra ».
Sa première mesure est d'établir la gérousie (équivalent spartiate du sénat : c'est un élément aristocratique, par opposition à l'assemblée du Peuple ; c'est une assemblée de 28 hommes âgés de plus de 60 ans – cette limite d'âge correspond à la fin de l'astreinte du service militaire –, les gérontes, élus à vie, sans reddition de comptes ; elle est présidée par deux rois : l'un fait partie de la famille des Agiades, l'autre celle des Eurypontides, deux familles issues, selon la légende, de jumeaux descendants d'Héraclès/Hercule, Eurysthénès, père d'Agis Ier et Proclès, père d'Eurypon) pour compenser le pouvoir des rois. La deuxième est la redistribution des terres : la Laconie est divisée en 30 000 lots (kléroi) et le territoire civique de Sparte, en 9 000 lots. Il décrète ensuite la cessation du cours de la monnaie d'or et d'argent, et les remplace par de lourds lingots de fer – trempé au vinaigre afin d'en augmenter le cassant et d'en diminuer la malléabilité. De la sorte, Lycurgue espère mettre fin à la thésaurisation (accumulation en vue de spéculation). De même, il instaure l'autarcie et bannit les arts jugés inutiles, c'est-à-dire l'artisanat du luxe. Il oblige les Spartiates à prendre leurs repas en commun (syssities) et à se nourrir frugalement. Enfin, il met en place l'éducation spartiate, obligatoire et dispensée par l'état.
Ayant établi toutes ces lois (rhetrai), Lycurgue souhaite demander l'avis d'Apollon, à Delphes, et défend aux Spartiates de modifier les lois nouvelles avant qu'il soit revenu de Delphes. Il part donc pour la ville sacrée, et demande à Apollon si les lois qu'il a édictées sont bonnes. Le dieu acquiesce. Estimant son œuvre accomplie, et ne voulant pas délier ses compatriotes de leur serment, il se suicide en se laissant mourir de faim. A sa demande, son corps est brûlé et ses cendres répandues en mer : il veut éviter que les Spartiates ne rapportent ses restes à Lacédémone, et se tiennent pour déliés de leur serment.
Lycurgue est, selon Plutarque, borgne. Il reçoit cette infirmité lors d'une altercation avec de riches citoyens, indignés par les mesures édictées contre le luxe : « L'un [de ses adversaires], Alcandros, jeune homme violent et emporté qui par ailleurs n'était pas dépourvu de qualités, le poursuivit et le rejoignit : comme Lycurgue se retournait, il le frappa de son bâton et lui creva un œil ». Loin de s'abandonner à la douleur, Lycurgue fait face à ses adversaires. Honteux, ceux-ci baissent les armes. Alcandros, livré par les siens, est pris par Lycurgue à son service. À force de vivre en compagnie du législateur, le jeune homme s'amende.

Pour Georges Dumézil, cet épisode revêt une grande importance. Il compare le législateur légendaire à d'autres figures tutélaires indo-européennes. Il établit ainsi un parallèle avec la légende ossète de Fælværa, protecteur des moutons, et de Tutyr, le berger des loups. Le motif de l'aveuglement se retrouve également dans la légende du dieu nordique Odin, qui abandonne son œil en échange de la sagesse, et du sage Zoroastre, aveuglé par ses disciples quand il veut les quitter, et dévoré par les loups.

-712 à -664 : Archiloque était né d'un noble et d'une esclave, il mena la vie aventureuse d'un soudard, vendant ses services comme mercenaire, et appréciant les rixes. Il fut le maître de l'invective, et dans ses poésies, il accusait la société divisée en classes et défendait le Libre épanouissement de la personne humaine, mais sans illusions sur les valeurs exaltées par ses contemporains. Il fut un des plus grands poètes lyriques grecs. Il était un versificateur raffiné et un écrivain de combat, connu pour ses satires malicieuses et féroces, redoutées par ses ennemis. Il est considéré comme le créateur de la poésie en vers ïambiques, poésie de la passion et de la satire mordante.

-636 à -564 : Ésope était un esclave phrygien, prisonnier de guerre, laid et boiteux (son nom signifie « pieds inégaux »), bossu et bègue, qui contait avec esprit des apologues et des récits familiers. C'est à Samos que se serait formée sa légende. Acheté par un marchand d'esclaves, il arrive dans la demeure d'un philosophe de Samos, Xanthos, auprès duquel il rivalisera d'astuces et de bons mots avant de réussir à se faire affranchir. Il se rend alors auprès de Crésus pour tenter de sauvegarder l'indépendance de Samos et il réussit dans son ambassade en contant au roi une fable. À la même époque, l'auteur comique Alexis mit en relation Ésope avec Solon dans le but évident de donner plus de consistance à sa réputation de sagesse et ainsi de le mettre sur le même pied que les Sept Sages de la Grèce. Il était en un pur « produit » de l'époque des tyrans (tout le -VIè siècle) alors que la Liberté de s'exprimer devint plus dangereuse. La fable a été d'abord employée à des fins politiques. Les penseurs ne pouvant exprimer leurs idées directement à la foule l'auraient fait de manière détournée par le biais de la fable. Chargé, par Crésus, de porter des offrandes au temple de Delphes, il dévoila les fraudes commises par les prêtres d'Apollon. Ceux-ci se vengèrent en l'accusant du vol d'une coupe en or consacrée au dieu. Esope fut jugé et condamné à être jeté du haut d'un précipice. Tout le récit de la vie d'Ésope est parcouru par la thématique du rire, de la bonne blague au moyen de laquelle le faible, l'exploité, prend le dessus sur les maîtres, les puissants. En ce sens, Ésope est un précurseur de l'anti-héros, laid, méprisé, sans pouvoir initial, mais qui parvient à se tirer d'affaire par son habileté à déchiffrer les énigmes. Ses fables à personnages d´animaux prennent parti pour les Droits des pauvres contre les nobles et les riches.

-594 : Réformes Démocratiques de Solon. Il promulgua une série de réformes accroissant considérablement le rôle de la classe populaire dans la politique athénienne.
Pour les historiens grecs postérieurs, ses poèmes étaient la principale source d'informations sur la crise économique et sociale à laquelle il tenta de remédier. la cité athénienne traversait une crise politique et sociale très grave, due à l'accaparement des terres et des fonctions dirigeantes par les nobles (Eupatrides). Comme la constitution était ainsi organisée, et que la foule était l'esclave de la minorité, le Peuple se Révolta contre les nobles. Alors que la Lutte était violente et que les deux partis étaient depuis longtemps face à face, ils s'accordèrent pour élire Solon comme arbitre et archonte (« commander, être le chef » : remplaçants des rois après la mort de Codros au -XIè siècle, titulaires des charges les plus élevées, qui avaient d'importantes fonctions judiciaires et politiques) pour -594/-593, avec pour principale tâche de remédier aux troubles civils qui menaçaient : l'esclavage pour dettes réduisait fortement le nombre d'humains Libres. Les nobles et la foule étaient en conflit pendant un long temps. En effet, le régime politique était oligarchique en tout ; et, en particulier, les pauvres, leurs femmes et leurs enfants étaient les esclaves des riches. On les appelait « clients » et « sizeniers » (hectémores) : c'est à condition de ne garder que le sixième de la récolte qu'ils travaillaient sur les domaines des riches. Toute la terre était dans un petit nombre de mains ; et, si les paysans ne payaient pas leur fermage, on pouvait les emmener, eux, leurs femmes et leurs enfants; car les prêts avaient toutes les personnes pour gages jusqu'à Solon, qui fut le premier chef du parti populaire. Donc, pour la foule, le plus pénible et le plus amer des maux politiques était cet esclavage ; pourtant, elle avait tous autres sujets de mécontentement; car, pour ainsi dire, elle ne possédait aucun droit.
Devenu maître des affaires, Solon affranchit le Peuple pour le présent et pour l'avenir par l'interdiction de prêter en prenant les personnes pour gages ; il fit des lois et abolit les dettes tant privées que publiques, par la mesure qu'on appela sisachthie (rejet du fardeau), parce qu'on rejeta alors le fardeau. Cette loi Libéra rétroactivement les victimes de cette pratique de l'esclavage pour dettes, et limita l'enrichissement foncier des grandes familles.
On lui confia ensuite la tâche de rédiger une nouvelle constitution, qui établit les premières bases de ce qui est devenu plus tard la Démocratie athénienne. Il institua une timocratie, oligarchie où les droits politiques sont définis par la richesse immobilière et la capacité de production. Quatre classes furent créées : les pentakosiomedimnoi (ceux dont les revenus dépassent les 500 boisseaux par an) ; les hippeis (chevaliers, c'est-à-dire ceux qui pouvaient se payer un équipement militaire et un cheval pour aller à la guerre, soit un revenu de 300 boisseaux par an) ; les zeugitai (laboureurs, c'est-à-dire les propriétaires d'une paire de bêtes de labour, ayant un revenu d'environ 200 boisseaux par an) ; les thètes (manouvriers).
Des taxes proportionnelles étaient établies, aux taux suivant l'échelle de 6-3-1, les thètes ne payant aucun impôt, ne combattant pas lors des guerres, mais étant inéligibles. Il créa également la boulè (conseil de 400 hommes). Il réforma la justice : tous les Citoyens purent porter plainte devant un tribunal, créa des jurys ouverts aux classes populaires dans un nouveau tribunal, l'Héliée, qui était aussi compétent pour juger les archontes à leur sortie de charge.
Cette constitution fut un compromis entre l'oligarchie et la Démocratie, acceptable par l'aristocratie et le Peuple. Dans l'activité politique de Solon, voici les trois mesures les plus Démocratiques : tout d'abord, ce qui est le plus important, l'interdiction de prendre les personnes pour gages des prêts ; puis le droit donné à chacun d'intervenir en justice en faveur d'une personne lésée ; enfin, mesure qui donna le plus de force au Peuple, le droit d'appel aux tribunaux ; en effet, quand le Peuple est maître du vote, il est maître du gouvernement.
Il encouragea également la croissance économique en offrant la Citoyenneté aux travailleurs étrangers les plus habiles.

-567 : Ézéchiel, prophète juif biblique, proclama : Paix, Droits et Egalité des biens pour tous. Il professa également la Liberté du choix entre le bien et le mal (Responsabilité Individuelle, engagement moral envers ses actes).

-510 : Avec l´aide de soldats spartiates, Soulèvement victorieux qui marque la fin de la tyrannie à Athènes. La Démocratie est instaurée. L´année suivante (-509), nombre d´esclaves recouvreront la Liberté et gagneront des Droits civiques.
Clisthène l'Athénien (-570 à -507) fut un réformateur et un homme politique, qui instaura les fondements de la Démocratie athénienne. Après la fuite et l'exil d'Hippias en Asie Mineure, le jeu politique laissant plus de place aux grandes familles aristocratiques, Clisthène revint sur le devant de la scène. Il se posa alors en champion de l'isonomie et renversa les aristocrates.
La figure de Clisthène est paradoxale : il a établi les fondements de la première Démocratie au monde, or c'est un personnage qui a laissé peu de traces dans les sources hellènes, contrairement à un Solon par exemple. Cette énigme historique résulte d'une « conspiration par le silence ». La tradition écrite a gommé systématiquement l'œuvre de Clisthène ; ainsi les raisons de la réforme, son contexte, les faits du personnage n'apparaissent que dans deux sources qui ne sont pas contemporaines. Bien souvent, c'est chez les adversaires de la Démocratie que Clisthène et ses réformes sont le plus souvent cités.

En -510, c'est la fin de la tyrannie. Hippias, le dernier tyran d'Athènes, est chassé par un groupe d'aristocrates en exil mené par les Alcméonides, avec l'aide des Spartiates. Parmi ces aristocrates, on retrouve Clisthène. On essaye d'abord le retour à l'oligarchie qui résulte en des luttes pour le pouvoir. On voit alors la formation de factions. D'une part, il y a Isagoras, un aristocrate plutôt réactionnaire et d'autre part il y a Clisthène, progressiste.
Clisthène est le petit-fils d'un tyran, Clisthène (vers -600/-570) qui a conduit une réforme assez obscure des tribus. Clisthène est athénien, son père appartient à la famille des Alcméonides. Avant Clisthène, plusieurs membres de ce clan ont joué un rôle politique. Dans un premier temps, Isagoras l'emporte sur le plan politique en devenant archonte pour -508 à -507, mais il n'arrive pas à s'imposer. Isagoras réveille alors un vieux démon d'Athènes, le procès des Alcméonides. En -636/-632, Cylon avait tenté d'instaurer une tyrannie. Les Révoltés se réfugièrent sur l'Acropole mais ils furent assiégés par les archontes. Quand ils descendirent de l'Acropole, ils furent assassinés et le principal responsable fut Mégaclès, le grand-père de Clisthène. Mais cela ne suffit pas. Isagoras fait alors appel aux Spartiates et 700 familles sont chassées d'Athènes. Il essaye ensuite de dissoudre le Conseil mais celui-ci résiste. Cléomène et ses partisans prennent alors l'Acropole, les 700 familles et Clisthène sont rappelés.

On assiste à un progrès de la souveraineté populaire qui s'est développée grâce à la tyrannie où l'Egalité et la Participation étaient impossibles. Hérodote nous parle d'un nouveau pouvoir, l'isêgoria, l'Egalité du Droit de parole (aristocrates ou non, riches ou pauvres) à l'Ekklêsia. La politeia a été remise entre les mains du Peuple par Clisthène. Clisthène restructure le corps civique par cette souveraineté qu'il veut faire durer à long terme. Il part de l'idée d'instaurer un régime plus Egalitaire, l'isonomie, l'Egale répartition (de isos « Egal » et nemô = répartir, couper). Mais ceci n'est pas encore la Démocratie. Il faut cependant neutraliser le pouvoir aristocratique qui se manifeste surtout dans l'Aréopage et qui présente un obstacle à la Participation de tous.
L'Aréopage est constitué d'anciens archontes à vie, c'est un fief aristocratique. Il prépare les décisions soumises à l'assemblée et assure la permanence de l'état. Le Conseil des 400 établi par Solon n'arrive pas à contrebalancer le pouvoir de l'Aréopage. Il faut une chambre de réflexion restreinte faisant preuve de recul, et un autre conseil avec une composition incontestable, une légitimité populaire totale. Il faut pour cela s'appuyer sur des subdivisions, les tribus sur base ethnique. À Athènes, il y a quatre tribus anciennes où le pouvoir aristocratique est considérable. Clisthène crée alors de nouvelles tribus sur base territoriale car les emprises aristocratiques sont très fortes par le biais des cultes locaux. Clisthène redistribue tout en essayant de faire éclater les noyaux aristocratiques.
Clisthène élimina les derniers vestiges de l'organisation politique fondée sur les groupes familiaux, et en particulier sur les quatre tribus ioniennes, pour les remplacer par un nouveau système fondé sur la répartition géographique. Les anciennes structures (tribu, dème, phratrie, etc.) sont conservées mais redéfinies et réformées.
Il divisa le territoire de l'Attique, y compris Athènes, en dèmes. On développe la vie locale pour s'affranchir mieux des emprises aristocratiques. Clisthène encourage un sentiment d'implication au niveau du dème par une initiation aux institutions. Le dème est une cité en miniature et peut servir d'école de Citoyens. Tous les Citoyens étaient inscrits dans un dème, et un grand nombre de métèques (étrangers domicilié dans une cité autre que celle dont il est originaire) et d'affranchis accédèrent à la Citoyenneté. Au niveau des dèmes, on procède à une préélection des membres du nouveau Conseil, cinquante membres de chaque tribu. D'abord on élit des candidats, puis on procède à un tirage au sort au niveau du dème, ce qui est radicalement nouveau. Cependant il faut souligner que les changements se font quand même en douceur.
Clisthène regroupa ensuite tous les dèmes dans 10 nouvelles tribus, de telle sorte qu'aucune tribu n'eût un territoire d'un seul tenant ou ne représentât une force locale : l'Attique fut divisé en trois régions – l'astu (zone urbaine), la mesogée (zone rurale, intérieure) et la paralia (zone cotière) –; chaque dème faisait partie de l'une des 30 trittyes, 10 par région ; chaque tribu fut constituée par la réunion de trois trittyes, à raison d'une par région.
Grâce à cette répartition, des groupes de gens venus des différentes parties de l'Attique, donc d'origine et de culture différentes furent obligés d'agir en commun. Clisthène a une habileté exceptionnelle. Il laisse les vieilles structures en place (sacrées, ancestrales), mais leur enlève tout poids politique. Les quatre tribus anciennes deviennent les cadres culturels et les phratries n'ont qu'un rôle sociopolitique restreint. En ce qui concerne les clans aristocratiques, il faut que les membres s'adaptent individuellement aux nouvelles institutions.
Les phratries originelles survécurent dans l'organisation politique comme une sorte de communauté religieuse responsable de certains cultes. Clisthène les obligea vraisemblablement à admettre les habitants qu'il avait affranchis afin que nul Citoyen ne fût exclu.
À la structure sociale hiérarchisée, Dème - Trittye - Tribu - Cité, Clisthène fait correspondre une structure hiérarchisée du pouvoir : Prytanes - Boulè - Ecclésia ; Juges - Héliée - Ecclésia.
Chaque tribu fournissait chaque année à la boulè 50 Citoyens, tirés au sort dans les dèmes de chaque tribu. Ces groupes de 50 Citoyens formaient chacun à leur tour un comité exécutif de la boulè, chaque groupe occupant les fonctions pendant un dixième de l'année, les prytanies.
Clisthène soumit la boulè et l'Aréopage à l'autorité de l'Ecclésia ou assemblée.
Sa réforme ne retint pas le vote comme mode d'élection, lui préférant une alternance régulière (pour l'élection des prytanes) et le hasard (pour l'élection des bouleutes, des héliastes ou des juges) ce qui fait de la Démocratie athénienne une stochocratie (ou lotocratie).
Il fut néanmoins conservateur sur un point : il semble qu'il ait conservé les limites fixées par Solon pour l'éligibilité aux magistratures supérieures : il faut attendre -487 pour que les archontes soient tirés au sort (mais ils perdent alors l'essentiel de leurs pouvoirs, au profit des stratèges qui restent, eux, élus par tribu).

Il y a des progrès réalisés mais également une certaine continuité. L'isonomie est la première base de la Démocratie. Il n'y a pas de Révolution et les aristocrates restent au commandement de la cité. Ils s'accommodent du système. Il n'y a pas de pouvoir en terme de classe sociale mais à titre individuel. Cependant, par le renouvellement, le clientélisme des aristocrates est difficile à réaliser. La Boulè est l'exercice de la souveraineté populaire. Cependant, on laisse les magistratures aux aristocrates. On maintient les 4 classes censitaires. En plus, la charge n'est pas rémunérée, il faut donc disposer de ressources personnelles. Un atout pour les aristocrates est aussi leur culture de l'oisiveté, il s'agit donc d'une question de disponibilité. En plus, tout le monde n'a pas forcément envie d'exercer une magistrature alors que les aristocrates, par leur éducation, sont conditionnés à cela. Cette culture de l'agôn (affrontement) peut plus tard être acquise par les gens enrichis, grâce aux Sophistes. Les aristocrates ne sont en effet pas des adversaires de l'isonomie. C'est un régime qui convient à tout le monde et qui est renforcé par les difficultés à l'extérieur.

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Published by Collectif des 12 Singes - dans Lendemain du Grand Soir
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