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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:52

De la propriété privée… et donc de la répartition de l'argent
Télécharger le fichier : 10-AN 01 comment ça marche


• M : Dans toutes les constitutions, depuis que la civilisation est monde, la propriété privée a toujours été inaliénable … jusqu'à Utopia ! Par contre, il faut bien comprendre que la propriété privée est clairement à la base de toutes les inégalités et aliénations sociales !!!

• E : En quoi ?

• M : En quoi ?!?!?! En que beaucoup possédaient des terres, des droits de passage, des accès à l'eau et autres privilèges hérités de leurs ancêtres mais qui étaient complètement injustifiés !

• E : Ben non, pourquoi ? Puisque ça venait du passé, ça veut juste dire que d'autres c'étaient cassés le cul pour obtenir tout ça !

• M : Non, parce que la Révolution, bourgeoise de 1789, a abolie les privilèges (du moins pour les deux états possédant – noblesse et clergé –, cette autre classe s'en étant alors crée sur-mesure de nouveaux) mais s'est empressée (car les bourgeois étaient aussi de grands propriétaires terriens) de maintenir et même de sacraliser la propriété privée, vol du bien commun au profit des intérêts particuliers comme disait Proudhon !

• E : Peut-être, mais je vois pas ce que ça à voir avec les problèmes du IIIè millénaire !

• M : Ça a à voir déjà avec la spéculation immobilière et foncière !!! Non seulement une usine pouvait s'implanter n'importe où sans considération des attentes et réflexions des Citoyens riverains puisque n'importe quel propriétaire pouvait vendre à n'importe qui, mais surtout ça alimentait la pénurie de terrains et des logements. Dans le cas des terrains, beaucoup de jeunes qui souhaitaient vivre de la terre (directement ou qui en avaient besoin dans le cadre d'activités annexes) éprouvaient de grandes difficultés pour s'installer. Leur motivation était là, mais il suffisait qu'un plus riche qu'eux, qui voulait également produire ou juste attendre que les prix continuent à flamber (genre Depardieu dans le vignoble languedocien), surenchérisse pour que celui-ci qui avait déjà un patrimoine s'enrichisse, au détriment du pauvre qui voulait juste vivre un tant soit peu décemment de son activité.

• E : C'est ce qu'on appelle la loi du marché, que le plus fort ou le mieux pourvu gagne !

• M : Et que les autres marchent derrière lui ou crèvent ! Justement on n'en voulait plus de ce genre de système. Ce qu'on voulait c'est que chacun ait sa chance pour créer son activité et pas que les faibles travaillent tous pour les forts, comme avant. D'autant plus qu'avec l'aménagement du territoire en infrastructures de communication et de transport rapide (avions et TGV), bon nombre de gens du cru éprouvaient le plus grand mal à se caser à juste prix.

• E : C'est la rançon de la gloire quand on habite une belle région, il faut du soleil pour tout le monde !

• M : Bien sûr, je n'ai pas dit le contraire, mais comprend bien aussi (sans faire de préférence régionale) que les locaux qui travaillent dans le coin ont un intérêt prioritaire à se loger décemment et ce à des prix corrects, que des Parisiens ou autres qui ne vont dans leur belle maison qu'une fois de temps en temps (maison secondaire, ça veut dire ce que ça veut dire). Surtout qu'encore une fois, beaucoup avaient repéré le bon filon et avaient acheté au ras des pâquerettes des quasis ruines pour les retaper et les revendre avec une très belle plus-value.

• E : Normal si ils ont sué sang et eau pour refaire à neuf un bâtiment délabré !

• M : Oui, sauf qu'ils faisaient encore une énorme bascule commerciale, juste parce que pendant qu'ils rénovaient, les prix grimpaient tout seul, donc à la vente, au prix justifié de la remise en état s'ajoutait celui de la flambée spéculative. Du coup, les locaux devaient essayer (chose peu évidente, car il n'y avait pas des masses de maisons habitables, à des prix corrects, puisque c'étaient elles qui étaient parties en premier) de se débrouiller pour se loger là où ils pouvaient, quitte à faire des bornes dans la montagne pour aller sur leur lieu de travail. Je me souviens d'ailleurs qu'il y avait un éleveur de brebis qui ne pouvait louer de terrain (pas de sou) pour faire paître son troupeau, chose qu'il fit sur la propriété d'une dame de la haute qui avait hérité de ces terres. Elle ne venait jamais en province, n'utilisait pas son terrain, mais elle gagna en procès contre cet honnête travailleur, alors que le code agricole précise bien, depuis 1945, que des terrains agraires laissés en friche peuvent être réquisitionné. Tout comme les appartements, sachant que presque 10% étaient dans ce cas à Paris, alors que les gens avaient du mal à se loger correctement.

• E : Et comment vous faîtes vous alors ?

• M : On y est allé avec des pincettes, parce que dès qu'on souhaitait parler sérieusement de remise en cause de la propriété privée, tous les boucliers se levaient, alors que c'était la base même de l'exploitation de l'humain par l'humain, sur le fondement aussi injuste que l'héritage du passé. La Révolution de 1789 avait bien réussi à exproprier l'église de ses bâtiments (que le Peuple avait construit) et de ses biens (que le Peuple avait financé). En fait, on a organisé beaucoup de débats pour prendre les points de vue de différents interlocuteurs et types d'acteurs sur ce genre de sujet. On s'est alors rendu compte que les gens avaient peur car ils pensaient qu'on allait les virer de chez eux pour installer d'autres personnes, comme ça, du jour au lendemain. Alors qu'en réalité, ce que nous souhaitions c'était redéfinir civilisationnellement la notion de propriété !

• E : Justement, c'est quoi alors votre point de vue à ce sujet ?

• M : Notre point de vue c'est que tout ce qui n'est pas utilisé par autrui appartient à tout le monde !

• E : Je vois le genre, du coup rien n'appartient à personne, tout appartient à tout le monde. Mais si tout est donné comme ça, pourquoi se faire chier dans la vie ?

• M : Parce que tout n'est pas donné comme ça, comme tu dis, c'est plutôt prêté avec obligation de maintenance et qu'on se doit de garder une certaine logique entre ses envies et ses besoins ! Et puis on pratique quand même une certaine forme de méritocratie (autant que de Solidarité) pour départager plusieurs demandes sur une offre. A présent, les logements sont distribués en fonction du nombre de personnes qui souhaitent y habiter et de leurs caractéristiques (célibataire, couple sans enfant et qui en veut ou pas, famille recomposée, famille nombreuse, personnes âgées). L'offre de logement s'adapte à la typologie des demandeurs et à leurs besoins. Du coup, on ne voit plus de couple sans enfant et qui n'en veut pas habiter un F5 alors qu'une famille nombreuse s'entasse dans un studio. C'est juste une question de logique et d'équilibre entre l'offre et la demande. Dans d'autres domaines, des objets sont à la Libre disposition des personnes, dont elles ont la charge et la responsabilité, jusqu'à ce qu'elles ne les utilisent plus. Plutôt que de faire comme les sales gosses qui braillent parce qu'un autre joue avec leur jouet alors qu'ils ne le regardaient même plus (on veut toujours ce qu'on n'a pas, on ne veut jamais ce qu'on a déjà), maintenant les jouets appartiennent à la Collectivité (c'est-à-dire à tout un chacun) et n'importe qui peut s'en servir tant qu'il en a besoin (en préservant et garantissant la future utilisation par d'autres, autrement dit, en prenant soin des biens de la Collectivité), ensuite ça tourne ! Pour les terrains c'est pareil : c'est la Collectivité qui vit autour de ces terres qui en a la charge, à elle de choisir les bons projets pour le Respect de son environnement et de son développement. Et encore une fois, celui qui construit possède, du moins tant qu'il en à l'usage.

• E : Mouais, en tout cas, ça n'engage pas les gens à produire, si le fruit de leur travail peut leur échapper !

• M : Mais tu crois que c'était comment avant, faut que t'arrêtes de déconner ma belle !!! Tu crois que les artistes faisaient quoi quand ils signaient avec une major ? Ils cédaient leurs droits d'auteur pour récupérer les miettes des ventes, après les coûts exorbitants du rouleau compresseur du marketing/communication. Idem pour les inventeurs et autres découvreurs de toute sorte. Je comprends bien ta réflexion, elle témoigne des errements d'une époque sombre. Mais ici nous appliquons le Collectivisme, pas le communisme autoritaire. Même si la propriété est à tous, chacun gère ce qu'il fait de son bien d'usage (dans le Respect de règles contractuelles) : la mise en commun signifie que tout est figé dans un moule normé, alors que nous privilégions l'esprit d'innovation et d'engagement par une réelle Indépendance.

• E : Mais tout ça, c'est des cas très particuliers. Et dans l'économie de tous les jours et de monsieur/madame tout le monde ?

• M : Ce n'était pas mieux. Un patron monte sa boîte, il en chie des ronds de chapeau, puis il commence à employer et fait alors comme le bizutage : j'en ai chié pour que ça marche, maintenant que c'est le cas, je t'embauche, mais ne crois pas que les choses seront plus faciles pour toi que ça ne le fut pour moi !

• E : Ce qui est normal, car les employés arrivent dans une entreprise qui tourne correctement, justement parce que d'autres ont essuyé les plâtres auparavant. En soi, ça ne me choque pas plus que ça !

• M : Mais c'est clair que certains ont fait d'énormes efforts et de sacrifices pour que l'entreprise fonctionne, mais après il faut bien comprendre aussi que c'est les employés, leur motivation et leurs compétences qui font que la société peut se développer et gagner des parts de marché. Malheureusement, très et trop souvent, l'employeur effectue de nombreuses pressions sur le travail bien fait (normal, pour ne pas casser les efforts de celui qui a monté la boîte, mais quand même), crée du stress à l'efficacité (j'ai travailler comme un fou sans compter mes heures, tu dois faire sinon pareil, au moins aussi bien dans la motivation), le tout avec un comportement de grand manitou-patron (j'ai réussi, je suis le plus fort, c'est moi le boss). Si tu pimentes le tout d'une différence énorme de salaire (alors que si l'entreprise est là où elle en est c'est grâce à celui qui a monté et lancé sur les rails la boîte, mais pour qu'elle reste bien positionnée et s'améliore, c'est aussi grâce au travail des employés, où leur salaire est une infime miette de la valeur – et donc du bénéfice – produite : le boss roule en Mercedes, les employés qui font que la boîte tourne et se développe, en Fiat), tu comprends bien que le fonctionnement n'est pas juste, du moins dans la pensée utopienne.

• E : Beh ouais mais bon, qu'est-ce que vous proposez vous alors ?

• M : Déjà, on favorise à fond la création de Coopératives, où il y a plusieurs associés à un projet, et où tous les employés peuvent à terme faire parti des actionnaires. Non seulement ça facilite la création d'activité car les risques mais aussi, et surtout, les compétences sont associés pour plus d'efficacité, mais en plus ça motive d'avantage les porteurs de projet car ils savent que leurs Partenaires (plutôt qu'employés) seront véritablement engagés dans la réussite de l'expérience.

• E : Et pour ceux qui veulent monter leur boîte tout seul ? Parce que autant c'est difficile et exigeant de porter à bout de bras un projet mais au moins on le fait comme bon nous semble, autant être à plusieurs peut ralentir le développement par la prise de décision stratégique en débats !

• M : Certes, mais ceux qui veulent partir seul à l'aventure peuvent le faire, rien ni personne ne les en empêche. Par contre, une fois l'entreprise lancée, il faut bien que la personne comprenne que si elle a beaucoup à gagner en embauchant des gens, en tant que créateur de développement, elle doit les considérer non pas comme ses esclaves à sa solde, mais bien comme des Partenaires dans la réussite du projet. Tout seul, même le plus grand génie n'est pas grand-chose : l'Union fait la force, mais les Participants doivent être considérés comme des Partenaires et doivent en cela voir leurs compétences et leur motivation clairement reconnus. Ceux qui restent dans le navire ne doivent pas être considérés comme des mousses, mais bien comme des coéquipiers du capitaine, qui ne peut pas jeter son bateau sur les rochers en prenant des décisions à l'emporte-pièce contre l'avis de son équipage !

• E : Je suis déjà un peu plus d'accord avec ta vision des choses. Mais tout ça concerne plutôt la redistribution de l'argent que la propriété privée en tant que telle.

• M : Oui, sauf que l'un découle conceptuellement de l'autre !

• E : La richesse des uns provient de l'usurpation privée de la propriété de tous ? C'est ça que tu veux dire ??? Donc s'il n'y a plus de propriété privée, au profit d'une propriété d'usage, est-ce qu'on peut dire du coup qu'il n'y a plus de riches car tout le monde est devenu riche ???

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Published by Collectif des 12 Singes - dans Lendemain du Grand Soir
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