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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:02

De la Sérénité Citoyenne
Télécharger le fichier : 12-Les Lendemains du Grand Soir.pdf


• M : La première des choses pour pouvoir s'exprimer Librement et renverser cette civilisation en perdition, fut d'annuler la capacité répressive des forces d'oppression (police, gendarmerie, armée permanente). Ces structures furent dissoutes, d'autant plus facilement que pour beaucoup elles avaient montré leur faiblesse (notamment l'armée, qui n'a jamais été capable de protéger correctement le territoire : défaite en un mois en 1870, troupes ennemies non loin de Paris en 1916, débâcle en un mois en 1940, sans parler des guerres coloniales – tant mieux pour ces pays).

• E : Mais comment apparut le nouveau service de régulation des activités humaines ?

• M : Déjà, il faut savoir que la police était anciennement la représentation du pouvoir. En 1665, après l'assassinat d'un juge en plein Paris, les différentes milices de l'ordre sont regroupées. Colbert pousse le roi Louis XIV (garant de la nourriture et du bien vivre) à créer une lieutenance de police. Dès lors, l'armée et la police tiennent les banlieues Révolutionnaires donc Paris ville. Auparavant la police avait un rôle politique au sens large (gestion de la Cité) : ravitaillement des villes, gestion des espaces, contrôle de qui rentre et sort, renseignement sur les Citoyens. A partir du XVIIIè siècle (auparavant c'était le rôle des seigneurs via la police communale), c'est la police qui effectue les poids et mesure pour éviter la disette et la cherté des denrées. Mais en 1775 Turgot libéralise les poids : les marchands fixent librement les prix. Alors la guerre des farines éclate car la police s'occupe des émeutes plutôt qu'il y ait des prix corrects pour le pain (elle préférait déjà les « joies de la baston » à l'Harmonie Sociale). Dans un autre registre, la police s'occupait aussi des lettres de cachet, qui sur certaines activités (ou juste déjà pour délit de faciès) emmenaient directement à la Bastille. Même l'armée si met : elle a des fiches sur ses soldats. On crée donc des fichiers d'identité car tous les hommes (sauf les riches qui pouvaient se planquer en payant pour qu'un autre prenne leur place) sont passés par le service militaire.

• E : Tu parles d'exemples !

• M : Attend !!! En 1705, Nicolas Delamare écrit un traité de police pour une bonne gestion de la Cité. On trouve des traces de son traité dans l'Europe entière et on s'en est aussi inspiré. Ensuite, Utopia n'a pas inventée grand-chose, on a juste repris et amélioré l'idée de la Garde Nationale. Il existait déjà dans le sud une Garde Nationale. C'était une police d'ordre élue par les Citoyens (un peu comme les sheriffs), pour assurer la Liberté, et où le magistrat était la police judicaire. De même avec la Révolution de 1789. A cette époque, la police était là pour assurer la Liberté et être au service du Peuple, pas du pouvoir. En 1790, le nouvel état, bourgeois, veut surveiller Paris, et la Garde (composée de tous les Citoyens, mais envahie par des bourges, dès lors surreprésentés), à la solde des bourgeois réformateurs (épeurés par cette Révolution faite avec les pauvres mais où ces derniers voulaient aller plus loin, trop loin pour les riches privilégiés) avait malheureusement fait ses preuves quand il s'était agi de mâter les aspirations populaires pour une Révolution plus juste et plus aboutie. A présent, il s'agit simplement de Citoyens (et de nombreux « gentils » anciens flics) triés sur le volet pour leurs qualités d'écoute, de négociation / médiation, formés aux techniques de maîtrise de la force. Le Peuple ayant été exaspéré par ces costauds (souvent fachos) qui se comportaient en toute impunité comme des cow-boys, il fut décidé (comme dans d'autres nombreux domaines) que les Citoyens avaient le droit de choisir par qui ils seraient « gardés » (disons plutôt protégés et servis).

• E : Je suis la première à me réjouir de ce nouveau mode de gestion des populations, mais il y a des risques de copinage comme ça. Les Gardiens de la Paix sont pas très impartiaux dans ce cas.

• M : Il y avait effectivement ce risque, donc on a décidé que les équipes devaient se composer exclusivement de personnes habitants différents endroits de la ville voire d'autres localités. Mais de toute façon, la police est là pour concilier, avec les moyens dont elle dispose, présence rassurante et serviable, prévention pertinente et répression efficace.

• E : Et après, pour les gens qui se sont fait chopés, comment ça se passe ?

• M : Comme tout le reste, la Justice est Citoyenne.

• E : Mais là c'est encore pire, il peut y avoir des sentiments de vendetta ou de rancoeurs qui peuvent influencer le verdict, ce n'est donc plus une Justice Equitable.

• M : Parce que tu crois qu'avant la Justice était plus honnête et juste ? Sans parler des délais d'attente énormes, elle avait de sérieux ratés : elle n'auditionnait que ceux qu'elle voulait bien entendre, le procureur de la république ouvrait des instructions selon son bon vouloir et les avocats cherchaient la petite faille procédurale ou des lois sorties de derrière les fagots, pour faire libérer des criminels dangereux. De plus elle était sévère envers les petits et plus que laxiste envers les dominants. Les Utopiens décidèrent donc d'abolir les tribunaux permanents pour les remplacer par des structures ponctuelles, où la décision judiciaire se prend exclusivement par le Peuple. Les petites affaires seraient jugées auprès d'un petit jury populaire, assisté par des défenseurs du Droit. Les litiges plus conséquents étant plaidés auprès d'un tribunal exceptionnel composé d'une Assemblée Populaire (composée de divers origines communales / régionales pour éviter toute vengeance légale), les avocats de chaque partie furent remplacés par des défenseurs du Droit, communs aux deux parties et observateurs du Respect de la procédure (mais n'intervenant pas sur le fond), et de trois experts judiciaires (nommés par le Peuple en fonction de leurs compétences, psycho, sociales, médicales) pour canaliser l'affaire et synthétiser une vision claire des faits afin de permettre aux Citoyens un jugement serein et éclairé. Ainsi, les débats tournaient autour des faits, le prévenu s'exprimant (continuellement et pas juste à la fin avec le dernier mot du « condamné ») sur le fond, plutôt que son avocat défende la forme autour des subtilités du Droit. Bien sûr les possibilités d'appel et de cassation furent maintenues, mais auprès d'autres Communes afin d'assurer l'impartialité des jugements.

• E : Comme ça, ça me va ! C'est vrai que la France s'était de nombreuses fois faite mettre à l'amende par la Cour Européenne des Droits de l'Humain car sa Justice était non seulement super lente mais en plus moyennement juste, un comble pour le (soi-disant) pays des Droits de l'Humain (époque lointaine très courte, 5 ans max après la proclamation officielle, et bien révolue depuis 1789).

• M : Vamos pour le reste, comme ça tu auras une vue d'ensemble.

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Published by Collectif des 12 Singes - dans Lendemain du Grand Soir
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