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Collectif des 12 Singes (Al LU-SINON)


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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:05

Planète en ruine, nombreux travaux à effectuer
Télécharger le fichier : 12-Les Lendemains du Grand Soir.pdf


• M : Après les réformes politico-économico-sociales, le Respect de Dame Nature fut le principal enjeu d’après Grand Soir. Les gens s’asphyxiant littéralement dans les villes, autant que la pollution industrielle et agricole gangrenaient l’environnement extra-urbain et rural.

• E : Surtout que les états avaient un comportement contradictoire : d'un côté, ils proclamaient que l'efficacité énergétique était une bonne solution à la fois pour l'environnement et pour l'économie ; de l'autre, aucun d'entre eux ne voulait ouvrir la voie et s'engager sérieusement.

• M : Et nous devions réagir vite, avant que la Terre ne soit définitivement trop amochée, alors qu’elle était déjà dans un sale, très sale, état. Surtout, la circulation thermohaline risquait d’être fortement perturbée, ce qui aurait de graves conséquences.

• E : C’est quoi ça, cette circulation machin ?

• M : La circulation thermohaline comment ça marche ? Et bien c’est très simple : tous les océans sont parcourus par un gigantesque courant général. Ce « tapis roulant » démarre près du Labrador, où plongent les eaux froides. Elles sont ensuite entraînées vers l'Antarctique et gagnent l'océan Indien et le Pacifique sud, où elles se réchauffent. Elles refont alors le chemin inverse en surface jusqu'à la mer du Labrador. L'ensemble du processus s'effectue en mille ans. Le Gulf Stream se divise en deux flux de retour. Le premier — qui circule dans le sens des aiguilles d'une montre — est constitué d'un courant de surface chaud, qui descend vers les côtes de l'Afrique de l'Ouest pour revenir ensuite vers l'Amérique centrale. Le second monte vers l'Atlantique nord, s'y refroidit et, ayant ainsi acquis une densité supérieure, plonge pour se transformer en courant profond. Ces eaux profondes retournent quant à elles à leur point de départ en descendant le long des côtes nord-américaines. Le problème était que la première boucle de retour a gagné en intensité alors que la seconde a considérablement perdu.

• E : C’est sûr que c’est très sensibles et fragiles ces courants naturels !

• M : Surtout qu’on observait depuis longtemps d'importants changements de salinité dans l'Atlantique nord et la difficulté qu'avaient les eaux profondes à se former. Cette réduction de la salinité dans l'Atlantique nord était généralement attribuée à l'augmentation des précipitations, à la réduction globale de la banquise et à la fonte des bords de la calotte de glace du Groenland — autant de facteurs liés au réchauffement. Moins salée, l'eau est moins dense : elle tend donc à demeurer en surface et à être moins remplacée par les eaux tièdes provenant du golfe du Mexique. Les implications de ces observations étaient considérables. Les relevés paléoclimatiques montraient que les températures de l'hémisphère Nord pouvaient s'effondrer de plus de 10 ºC en quelques décennies et que ces changements abrupts étaient intimement liés à des interruptions de la circulation océanique.

• E : Ah, mais ce ralentissement pouvait-il contrecarrer, en Europe occidentale, le réchauffement de l'atmosphère ?

• M : C’aurait été la vision « optimiste » de la situation. Une autre approche serait de penser que cela ne changera pas grand-chose à court et moyen terme, mais qu'un refroidissement important de l'hémisphère Nord pourrait survenir au siècle prochain. C’est l’effet de « surprise climatique ». Et puisque la température terrestre moyenne augmente inexorablement, un tel scénario impliquerait un très fort réchauffement de l'hémisphère Sud. Alors que les solutions pour éviter le changement climatique existaient. Il restait « juste » à trouver les responsables politiques qui voulaient, de par le monde, les mettre en œuvre.

• E : D’autant plus que la variété des mesures et des procédés alternatifs était très large. Aucun ne pouvait à lui seul résoudre le problème mais leur conjugaison pouvait le permettre, à condition qu'existe une volonté politique. Elle n'était pas ou peu présente. La preuve, dans la quasi totalité des pays développés, les émissions de gaz à effet de serre augmentaient inexorablement au lieu de décroître.

• M : C’est bien pour ça que parmi nos premières mesures, nous avons favorisé l’industrialisation des biocarburants, chose que l’état ne pouvait faire, à cause de ses pieds et poings liés avec les anciens camarades d’HEC ou de Polytechnique qui bossaient chez Total-Fina-Elf et qui donnaient plein de valises sous la table. Comme d’habitude, on a pris le contre-pied des anciennes façons d’agir et de gouverner, on a mis au placard les gens avec les mains tâchées de pétrole, et on a encouragé la production en masse de végétaux à forte teneur oléagineuse. Les avantages furent multiples : les agriculteurs faisaient à nouveau partis d’un vaste projet de société (et même de civilisation à ce niveau là), ils remplacèrent le maïs grand consommateur d’eau en été par des plantes moins gourmandes et plus productives, on économisa de l’argent en achetant beaucoup moins de pétrole à l’étranger (ce qui tombait bien vu qu’on avait moins de devises), et surtout on allait respirer mieux. On fit de même avec les surplus de vin que l’on n’arrivait plus à écouler, en le transformant en éthanol (les Brésiliens roulaient déjà pour beaucoup au « rhum », dans la voiture j’entends). En parallèle à ça, on a manié l’arme fiscale avec dextérité. Elle a permit d'encourager les procédés favorables et de pénaliser les produits trop consommateurs d'énergie comme les gros 4*4 qui ne servent à rien en ville, sinon à se garer comme une merde et à polluer à fond en consommant 15 l/100km.

• E : C’est sûr que c’est dans l’intérêt de tout le monde, sauf bien évidemment des multinationales du pétrole et de tout le système de France-Afrique basé sur les ressources pétrolières (et naturelles au sens large) de notre ancien continent colonie.

• M : Oui, mais dans le même registre, on a fait pareil avec le gaz (notamment algérien) et même l’uranium. On a lancé de vastes programmes pour que le bois redevienne la source d'énergie qu’il a toujours été. Ça a permis de développer à nouveau toute une filière bois qui était aux abois depuis longtemps et d’assainir nos forêts en coupant les vieux arbres malades et en en plantant de nouveaux pour assurer la pérennité des importantes surfaces boisées françaises. Poussières étaient ces arbres, cendres ils retournèrent. Les ressources de la biomasse étaient énormes, et peu coûteuses. La capacité des arbres à absorber le carbone en fait une arme précieuse pour limiter la quantité de CO2 dans l'atmosphère. La conservation de la nature était aussi un enjeu essentiel du changement climatique. Non seulement, on a évité la déforestation (ce qui est un moyen de limiter les émissions de gaz à effet de serre), mais en plus on a lancé de grosses opérations de reboisements.

• E : D’accord, c’est déjà très bien d’avoir fait tout ça, mais est-ce que ça a suffit à vous désintoxiquer du pétrole, qui était partout ?

• M : Pour réussir à ne plus être pétrolo-dépendant, il a bien sûr était nécessaire de rechercher l'efficacité énergétique partout où l’on pouvait. L'idée de base est qu'on peut fabriquer un même produit ou offrir un même service en consommant moins d'énergie. L'objectif peut être posé au niveau global en cherchant à diminuer l' « intensité énergétique » d'un pays, c'est-à-dire la consommation d'énergie requise par unité de produit intérieur brut (PIB). Cela passe par l'amélioration des processus de production, l'évolution des véhicules ou encore l'adoption de règles sur les logements imposant un niveau élevé d'isolation. En Allemagne par exemple, des bâtiments « à énergie positive », c'est-à-dire produisant davantage d'énergie qu'ils n'en consomment, étaient déjà construits.

• E : C’est logique : si on veut consommer moins de ressources énergétiques, il faut les économiser et améliorer leur rendement.

• M : C’est bien pour ça qu’on a beaucoup travaillé sur les maisons, grandes consommatrices d’énergie et qui en perdaient beaucoup trop aussi. A présent, on peut construire son « home sweet home » en bois, en chanvre (très bon isolant phonique et thermique, pas cher et produit sans pesticides), et le concevoir plus en phase avec l'environnement extérieur. On a aussi des maisons en bottes de paille agricole, qui ne sont pas des lubies nouvelles puisque beaucoup d’anciennes demeures paysannes étaient construites ainsi (du moins en torchis, ce qui est pareil), en utilisant les restes de paille dont le bétail ne voulait pas, et en le mélangeant à de la boue que l’on trouve partout (climatisation naturelle avec régulation de température). Les premières ont été construites aux Etats-Unis en 1875, lorsque les botteleuses mécaniques sont apparues. En France, la plus ancienne a été construite à Montargis en 1921. Elle est toujours en parfait état, et décline les avantages de ce matériau naturel, piégé dans des structures de bois, sous un crépi de chaux et de sable : isolant deux fois mieux que les briques alvéolaires, pour un coût sept à huit fois plus faible, il stocke du CO2 tout en redynamisant une filière agricole bio. Seul inconvénient, en ville, l'épaisseur des murs, contrainte par la dimension des bottes de paille.

• E : Ouais, mais ça devait être limité non ? C’est surtout des amateurs de bio, des « auto constructeurs », ou de bobos à la recherche de maisons d'architecte qui devaient habiter ce genre de logement.

• M : L'habitat écologique était à la mode, comme le prouvait l'ouverture de salons qui lui était consacré. Non, les demandes venaient aussi d'acteurs publics soucieux d'économies d'énergie et de protection de l'environnement. On a fait construire deux résidences locatives en paille au tarif HLM. Mais, évidemment comme d’habitude, la France était en retard par rapport à ses voisins, Allemagne et Suisse notamment, où l'habitat est deux à quatre fois moins énergivore. Pour autant, on assistait depuis la fin des années 1990 à la rencontre entre deux mondes, celui des autoconstructeurs, adeptes des techniques traditionnelles, et celui des bioclimaticiens, qui ne se soucient pas forcément d'utiliser des matériaux écologiques. Monomur en terre cuite, solaire thermique, récupération des eaux de pluie, peintures sans solvant, etc., permettent ces performances pour un surcoût modeste. C'est de la qualité environnementale raisonnée, qui ne vise pas à satisfaire les militants : le chanvre est trois fois plus cher que la laine de roche. Mais, comme partout, plus il y aura de demande, moins ce sera cher ! D’autant plus que le chanvre a été déclaré matériau d’avenir pour le IIIè millénaire car il permet de construire ces maisons écologistes, autant qu’il permet la construction de carrosserie de voiture et alimente ces automobiles en tant que biocarburant !

• E : C’est trop de la balle le flower power, et pas que pour les neurones héhé !

• M : Mais y a pas que ça dans la vie. Aujourd’hui, on favorise l'habitat autonome, capable de tirer profit du soleil, du vent et de la pluie, de traiter ses propres déchets. Surtout, le Peuple ayant pris le pouvoir, les grands « donneurs d’ordre », tels que l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC), ont signé une charte du développement durable. On a fixé à l'OPAC des objectifs concrets : développer les énergies alternatives (10 000 m2 de panneaux solaires thermiques, deux éoliennes, pile à combustible), réduire de 5 % les émissions de CO2 et la consommation d'eau, diminuer de 30 % la consommation énergétique des constructions neuves. De toutes façons, même dans l’autre monde, il était prévu qu’à compter du 1er septembre 2006, toutes les habitations neuves devaient être dotées d'un conduit à fumées permettant le raccordement d'un foyer à bois ou à biomasse. Le bâtiment (habitat + tertiaire) produisait 19 % des gaz à effet de serre émis par le pays. La maison écolo avait donc de beaux jours devant elle.

• E : De toute façon, quoi que l’on fasse, il fallait faire quelque chose pour sauver la planète, tout en préservant un maximum de confort pour les humains !

• M : Exactement, ensuite on a également modifié les modes de production de l'électricité. Les énergies nouvelles, éoliennes, solaires et géothermiques (on utilise la chaleur naturelle du sous-sol pour réchauffer de l’eau qui repart ensuite dans les tuyaux puis retourne au sein de notre Mère la Terre pour se recharger en chaleur), étaient beaucoup plus avancées et approchaient progressivement du stade de la rentabilité, d'autant plus avec la hausse du prix du pétrole. Grâce à tout ça, on a gardé nos télés et notre confort moderne, tout en préservant notre si belle planète bleue pour la léguer dans un état pas trop pitoyable à nos enfants qui l’auront eux aussi en héritage pour nos petits-enfants !!!

• E : Ouah, que de bonne idées !

• M : Oui, c’est sûr, mais dans ce domaine comme dans tous les autres, nous avons aussi mené une vraie réflexion Collective constructive. Si tôt cette primo Constitution votée et mise en œuvre, nous avons envoyé des émissaires ambassadeurs aux quatre coins du monde, non seulement pour rassurer que nous n’allions pas propager nos idéaux par la force comme le fit Napo en son temps (seules nos capacités et nos résultats parleraient pour notre « modèle »), mais aussi et surtout pour s’informer de ce qui se fait ailleurs (la France n’ayant pas le monopole ni de l’innovation – ça c’est sûr – ni de l’évolution concertée – encore moins).

• E : Bien que tout ne soit jamais directement transposable en l’état !

• M : Bien évidemment puisque nous sommes tous Différents. Mais tous les exemples et contre-exemples sont bons à prendre, à charge ensuite au Peuple de choisir ce qu’il souhaite garder, adapter, améliorer, en fonction des résultats obtenus à droite et à gauche.

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Published by Collectif des 12 Singes - dans Lendemain du Grand Soir
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