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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:17

13 - Utopia, je crois que ça va être possible
Télécharger le fichier : 13-Utopia, je crois que ça va être possible


• Esperanta : Maintenant que j'ai vu comment le Grand Soir avait débouché en l'espace d'un an sur une civilisation complètement différente, j'aimerai bien que tu me montres concrètement comment fonctionne Utopia aujourd'hui, avec 50 ans d'expériences qui feront toujours la différence.


• Moa : Avec grand plaisir ! Si ça te branche, je peux te présenter ça de manière didactique en prenant l'exemple d'une vie qui se crée et qui évolue dans ce nouveau monde.


• E : Ouais carrément !


• M : Bon. Alors il était une fois deux personnes qui, à la recherche de charmante compagnie, s'étaient équipées en accessoire de leur carte personnelle d'un dispositif de détection de complémentarité.

• E : Vas-y !, c'est quoi encore ce truc ?

• M : En fait, chacun a donc sa carte personnelle avec son site perso (où on renseigne ses expériences professionnelles, ses capacités et ses envies par rapport à la Participation) et a ensuite la possibilité d'y ajouter tout ce dont il a envie, en précisant qui peut accéder à ces données annexes. En plus de ça, tu peux y greffer un accessoire qui permet de communiquer, selon des critères de partage d'informations clairement définis par le possesseur, ton profil à une autre personne répondant à tes desideratas.

• E : C'est une bonne solution pour court-circuiter l'individualisme pesant qui faisait que les gens se voyaient mais ne se rencontraient pas.

• M : Oui, enfin ça le problème s'est réglé assez rapidement puisque les gens ont compris qu'il ne fallait pas avoir peur des autres. Même si cela n'a pas été si facile pour les proto-Emancipés car depuis leur plus tendre enfance on leur avait bourré le crâne en disant qu'il ne fallait pas parler aux étrangers et aux gens qu'il ne connaissait pas. Aujourd'hui on applique plutôt la règle de la confiance par défaut, sans pour autant oublier toute prudence non plus !

• E : C'est vrai qu'à notre époque beaucoup de personnes étaient comme des zombies où il fallait batailler ferme pour attirer leur attention ou leur arracher un sourire ou de l'aide.

• M : Et oui, c'était le mauvais vieux temps. Pour reprendre le cours de mon histoire, les dispositifs de ces deux personnes signalent discrètement à chacune d'entre elles que l'autre peut potentiellement l'intéresser. L'une d'elle fait alors la démarche de rentrer en contact avec l'autre. Ils boivent un verre, rigolent, discutent sérieusement en échangeant leurs points de vue, se content Fleurette [prénom d'une jeune fille rencontré par Henri IV lors d'un tournoi de tir à l'arc : à court de cible d'orange, le duc de Guise se saisit d'une rose qui brillait au sein d'une des jeunes filles qui assistait au spectacle, et la met en lieu et place de l'orange manquante. Le duc tire le premier, rate la fleur, mais la flèche d'Henri, qui lui succède, atteint son but. Henriot se saisit alors galamment de la fleur par la flèche qui lui sert de tige, et court la rendre à la jolie villageoise, sans la détacher : c'est le coup de foudre ! {dérivé par la suite en anglais sous le mot de flirt}). Bref, ils craquent l'un pour l'autre.

• E : Ah c'est beau l'Amour !

• M : Oui, enfin ne t'emballes non plus, là c'est juste qu'ils se sont mutuellement tapés dans l'œil, ça ne veut pas dire de suite qu'ils vont passer dix ans ensemble. A Utopia, même en Amour (voire encore plus), on prend les choses comme elles viennent pour éviter de se faire du mal en faisant des plans sur la comète.

• E : C'est bien joli tout ça, mais c'est plus facile à dire qu'à faire !

• M : Mais je n'ai pas dit que c'était évident. J'ai juste dit que chacun fait ce qu'il peut pour rester le plus lucide sur les relations avec les autres et attend de voir venir avant de se prononcer. On prend du bon temps et le reste viendra après ou ne viendra pas.

• E : OK. Donc la suite maestro !

• M : Ben je ne vais pas te faire un dessin ! Tu imagines bien ce que peuvent faire deux personnes consentantes qui s'apprécient : elles font du sexe (voire l'amour s'il y a quelque chose de spécial qui passe entre ces deux êtres). Par la suite, soit elles reprennent chacune leur pérégrination, soit elles font un bout de chemin de vie ensemble. Dans ce cas, si elles souhaitent construire un projet à deux et créer de la vie (pas pour elles, pour renforcer leur « union », mais pour donner les meilleures chances à un petit d'humain), ces personnes fusionnent leurs êtres génétiquement parlant. Si il s'agit de personnes du même sexe, elles peuvent faire appel à une banque du sperme pour des lesbiennes ou à une mère porteuse pour les homoandrosexuels (homosexuel étant pour deux êtres du même sexe, homoandrosexuel signifiant « personne du même sexe qui a des relations sexuelles avec des hommes » car les femmes sont « naturellement » androsexuelles).

• E : Quoi ??? A la limite pour des femmes je peux éventuellement comprendre qu'une se fasse inséminer (même si ça doit pas être évident pour la maigre qui regarde les rondeurs et sautes d'humeurs de sa copine l'engrossée) puisqu'elles ont naturellement l'instinct maternel. Mais deux hommes ?! Beurk, ça me dégoûte !

• M : Chacun son opinion, mais chacun fait ce qu'il veut également !!!

• E : Ouais mais là c'est abusé : déjà s'est honteux qu'une femme loue son ventre et en plus les hommes ne sont pas capables d'élever correctement un gamin !

• M : Ce qu'il ne faut pas entendre ! Tu t'es vu quand t'es réac ?!?! Déjà, vu qu'il n'y a plus d'argent, les femmes qui prêtent leur corps le font par Solidarité pour des homoandrosexuels qu'elles savent sérieux et compétents pour éduquer convenablement un enfant, pour aucune autre raison ! Ensuite, il ne faut pas oublier les expériences de l'Histoire. A l'époque, beaucoup de femmes mourraient de fausse couche ou suite à l'accouchement. A part quelques hommes qui pouvaient se payer des domestiques (donc si ils avaient de l'argent, souvent la femme était très bien suivie et rare étaient les accidents de ce type), les autres devaient assumer leur paternité en travaillant dur pour nourrir leur famille puis s'occuper d'elle le soir venu.

• E : Mouais peut-être au temps du Moyen-Age, mais c'était difficilement envisageable à une époque plus proche.

• M : Bien sûr que non ! Même si trop peu d'hommes avaient la garde de leur enfant (alors que la mère n'est pas automatiquement une bonne éducatrice/protectrice, loin s'en faut, et ce chez tous les autres animaux aussi), il n'était pas rare d'en voir devenir complètement papa-coq/poule devant les beautés d'une petite vie si fragile qui a besoin et compte sur le père (biologique ou non, là n'est pas le problème, seul importe celui qui éduque). Et pour finir là-dessus, malheureusement trop de couples ou d'individus hétéros étant naturellement procréateurs, se montrèrent de mauvais parents en passant leurs nerfs sur leurs enfants ou en les torturant psychologiquement !

• E : D'accord, autant pour moi ! T'es chiant à la longue, t'as toujours raison et moi tort !

• M : Ce n'est pas du tout ça, c'est juste que tu es victime de ton époque et que cette remise à niveau Emancipatrice des complexes judéo-c(h)rétino-musulmans (chez les grecs et autres cultures la pédophilie – aimer les enfants et pas forcément pédosexualité – était une étape obligatoire pour intégrer socialement un homme en devenir) n'est pas instantanée. Et d'abord il faut qu'elle soit voulue, donc c'est en argumentant que je te convaincrais, ou pas. Je ne fais pas de prosélytisme/propagande pour Utopia, mon seul but étant de t'expliquer comment nous percevons les choses, après chacun en fait ce qu'il veut.

• E : Ceci étant dit, alors ça me va ! Je t'en prie, continue ta narration.

• M : Une fois la graine semée, la femme et son/sa compagn(on) participe à des réunions sur le déroulement de la grossesse et partage avec d'autres personnes dans la même situation ses questions, craintes et joies. Jusqu'à l'accouchement, les rencontres se multiplient pour préparer la mère et son/sa partenaire à leur futur rôle de parent (biologique ou non). A partir de la venue au monde, l'enfant et ses tuteurs se rendent régulièrement auprès d'établissements d'accompagnement à la parenté où l'on explique les choses à faire et à ne pas faire, les aspects du développement sur lesquels il faut être attentif ainsi que les différents types de structures pouvant être utiles aux parents et à l'enfant. Durant les deux premières années, les parents peuvent bénéficier de réductions horaires de Participation, d'un congé parental complet pour l'un ou alternativement pour les deux.

• E : Ça c'est une bonne idée, parce que c'est vrai qu'un enfant à besoin souvent de ses parents dans les premières années de vie pour se rassurer dans ce monde nouveau et terrifiant pour un pitchoune.

• M : Et c'est important que les deux parents puissent s'occuper pleinement et sereinement de l'enfant, ce qui n'est pas toujours le cas quand on Participe alors qu'on a salement dormi la veille parce que le gamin fait ses dents ou mange toute les trois heures et ne connaît pas la nuit de sommeil réparatrice.

• E : En plus, vu qu'il n'y a plus d'argent, chaque gamin peut profiter de toutes les opportunités qu'offre Utopia, sans retenue, et avoir tous les jouets qu'il veut.

• M : Bien sûr que oui, ce qui est très bon aussi pour son développement car il peut être (et on fait tout pour) stimulé sensoriellement de pleins de façons différentes. D'ailleurs, mais c'est au Libre choix de chacun, on peut assez vite inscrire son enfant dans une crèche (sans plus aucun problème de places, le bien-être des petits étant la priorité d'Utopia pour assurer sa pérennité et son évolution) où il partagera avec d'autres pitchounes ses émotions et apprendra à vivre en société, avec les possibilités et contraintes que cela suppose.

• E : Ça ne peut que faire du bien à tout le monde, vu qu'à deux ans, les enfants rentrent dans l'âge de la confrontation et du test des limites avec les parents. Si ils sont avec d'autres petits et des gens extérieurs, ils comprendront d'autant plus vite que parents et autres humains sont relativement identiques sur pas mal de points et que les règles de vie en Collectivité ne sont pas là pour embêter mais faire en sorte que tout le monde y trouve son compte et s'épanouisse pleinement, en restant en phase avec les autres.

• M : Tout à fait. En somme, on canalise les énergies pour que chacun puisse s'exprimer et vivre sa vie sereinement, tout en n'oubliant jamais qu'on n'est pas seul sur Terre (ni dans l'univers) et donc qu'on ne peut pas faire tout et n'importe quoi selon son bon vouloir.

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Published by Collectif des 12 Singes - dans Lendemain du Grand Soir
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