Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

T'es qui là ???

Logo du Collectif des 12 Singes


Ce blog sert de brouillon Collectif pour faire avancer le schmilblick grâce à vos commentaires !

Nous publierons ici régulièrement le résultat des pages que nous avons écrites.
Aidez-nous, en nous critiquant, à nous améliorer, et COMMANDEZ NOS LIVRES A PRIX PAS CHERS !


Nous sommes un Collectif d'auteurs-écriveurs qui cherche à véhiculer des informations sérieuses et surprenantes mais sur un ton décalé : vaste programme, mais nous tentons de tailler des shorts comme Coluche avec la gouaille de Desproges

Abonnez-vous à notre Newsletter pour avoir les derniers articles.

 

Collectif des 12 Singes (Al LU-SINON)


Follow Al_LuSinon on Twitter

 

 

Follow this blog
Paperblog

http://www.wikio.fr

Rechercher

21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:26

Développement durable
Télécharger le fichier : 13-Utopia, je crois que ça va être possible


• M : Nous avons ainsi mené de gros projets, plus rapidement et efficacement qu’avec toute une bureaucratie tatillonne (mais seulement quand il ne faut pas). On a même mis le gros du transport de marchandise sur des wagons qui allaient au plus profond des vallées montagneuses, pour délester les tronçons routiers (même les voitures sont capables de rouler à présent sur ces rails pour ne pas s’embêter sur les routes dangereuses ou des trajets trop longs).

• E : Ahhh, enfin le ferroutage !!!

• M : Beh oui, encore une fois, ni l’état ni les services publics ne faisaient leur boulot ! On a tapé un grand coup dans la fourmilière et maintenant tout roule comme sur des rails ! Alors que les Suisses pratiquaient le ferroutage depuis des décennies, la France se tâtait encore, même après le drame de l’incendie du tunnel du Mont Blanc et l’asphyxie de la vallée de la Maurienne qui suivit la fermeture du tunnel pour travaux. Tous ces camions polluants et dangereux sur les routes, ça ne pouvait plus durer ! D’autant plus que ce n’était pas une vie non plus pour les routiers. A présent, ils mettent leur remorque sur le train, puis un autre camionneur récupère la marchandise en bout de course, chacun rentrant dans sa petite famille le soir, sans être énervé de s’être tapé des centaines de kilomètres dans la journée ou des milliers dans le mois.

• E : Ce qui est bon pour tout le monde : le conducteur, sa famille et les gens qu’il pouvait croiser sur sa route (le stress et la fatigue au volant sont de grands facteurs d’accident).

• M : Mais, au-delà de ça, c’est sûr que nous avons complètement changé notre façon de vivre, de toute manière il le fallait si on voulait continuer à vivre un tant soit peu correctement sur notre si belle planète bleue.

• E : J’imagine que ça n’a pas été si évident de bouleverser ces mauvaises habitudes ?

• M : C’est clair qu’il a fallu faire preuve de beaucoup de pédagogie, et sur le long terme. Malheureusement, il est bien plus facile de se laisser aller et de ne pas prêter attention à son environnement, et même sans faire exprès. Mais aussi, et surtout, il faut montrer l’exemple en mettant les moyens qu’il faut.

• E : Je me rappelle, aux Indes, il y avait de grands panneaux appelant au Civisme pour « garder » la ville propre. Mais le problème c’est qu’il y avait une poubelle tout les kilomètres, forcément, les gens vont pas se faire chier, donc ils balançaient tout directement dans la rue. Même que dans les trains, tout le monde jetait son gobelet vide de tchaé par la fenêtre ; il fallait vraiment le vouloir pour garder son verre avec soi pour partir à la recherche d’une poubelle.

• M : Ici c’était un peu pareil, sûrement en moins grave quand même. Mais du coup on a mis des poubelles et des cendriers un peu partout, en plus ça nous a permis d’employer plus de gens à des choses utiles plutôt qu’à nettoyer les inadvertances salopantes des autres.

• E : Bonne initiative !

• M : Et forcément en parallèle on a dû expliquer aux gens que ce n’était pas pour les embêter qu’on les incitait fortement à ne rien jeter par terre, mais plutôt d’une pour que ça reste propre et de deux pour employer les balayeurs à d’autres choses, plus utiles pour tout le monde. Expliquer comme ça et avec les moyens qui suivaient, les rues sont devenues très vite plus longtemps propres. Idem pour les objets encombrants et polluants : la Collectivité a mis en place des tournées de camions-bennes pour éviter que les gens ne s’en débarrassent n’importe où. Pareil pour les coopératives et autres groupements ; enfin tout ce qui n’était pas fait car trop cher, maintenant qu’il n’y avait plus d’argent mais que des heures de Participation, tout ceci était d’autant plus facile et effectué par tous. Ça n’avait jamais fait plaisir à quiconque de polluer, mais c’est gratuit (pour soi, pas pour l’environnement) et peu contraignant (sauf qu’à présent il y avait des ramassages à la demande, donc il n’y avait plus d’excuse, même si avant non plus).

• E : Même si ce n’est jamais que répondre au mal, et pas y remédier !

• M : Ça c’est clair, c’est pour ça que le plus gros effort que nous avons du faire fut d’économiser, tout et partout. Le « bon vieux temps » du tout à profusion où l’on gaspillait parce qu’on pouvait se le permettre, heureusement pour notre planète, était bel et bien passé (sinon nous aurions continué comme des cons, l’Humain ne s’adaptant malheureusement que lorsqu’il est au pied du mur et qu’il n’a plus le choix). Les Utopiens réagirent fortement devant notre Environnement, et donc notre civilisation, qui se détériorait, ne laissant plus de place (car nous n’avions plus le temps) aux belles promesses, qui ne restaient que paroles et paroles. Il fallait frapper fort et vite, réveiller les mentalités et clairement faire comprendre aux gens que le Respect et l’utilisation avec parcimonie des ressources naturelles étaient une obligation vitale (où alors il fallait de suite préparer des navettes pour Mars).

• E : De toute façon il n’y avait plus trente-six solutions, vu que le pétrole devenait plus rare (car moins facile d’accès puis plus difficile à raffiner) donc plus cher !

• M : Malheureusement, comme d’habitude, nos politiques ne prirent pas suffisamment en considération les alertes répétées des experts de tout crin. Disons plutôt qu’ils entendaient très bien les critiques et conseils, mais ne les écoutaient qu’à moitié. Il faut dire que toute notre civilisation moderne était quasi exclusivement basée sur le pétrole. Même si après la grave crise pétrolière des années 1970 (parce que les prix étaient jugés trop bas, les producteurs de pétrole – OPEP – fermèrent les robinets jusqu’à ce que les riches occidentaux acceptent de revoir les tarifs à la hausse, justifiée car avant les prix étaient anormalement trop serrés – chez les producteurs, comme d’habitude jamais chez les distributeurs) les occidentaux investirent beaucoup dans des énergies complémentaires, telles le nucléaire ou de nouvelles usines à charbon ou gaz, plus performantes. Alors que depuis plus d’un siècle les économies occidentales étaient financées et soutenues par un pétrole à bon marché, avec le développement de la Russie, de la Chine et des Indes, la consommation s’envola à une époque où le prix du baril (vu les capacités d’extraction) devenait déjà élevé. Il fallait donc impérativement changer de politique énergétique ; même les compagnies pétrolières le comprirent relativement tôt, elles qui étaient plus riches que les états Africains qu’elles exploitaient. Ces entreprises développèrent donc des énergies alternatives à leur propre revenu principal, car le pétrole devenait trop cher, même pour les actionnaires (voulant des bénéfices conséquents, donc limitèrent les investissements ainsi que la recherche & développement, nécessairement colossaux et à retour sur le très long terme).

• E : Mais ça suffisait les énergies renouvelables pour alimenter tout le monde ?

• M : Le premier truc ça déjà été de changer toutes les ampoules et appareils consommant trop, ce qui nous a permis de diminuer de 25% nos dépenses énergétiques. Puis de bien expliquer aux gens que plus ils faisaient gaffe aux fuites ou consommations inutiles, moins ils Participeraient (car moins de pétrole à acheter à l’extérieur égale moins de valeurs à produire – donc d’heures Participées – pour échanger contre du carburant fossile) et plus ils auraient d’échanges possibles (car nous revendrions plus de notre énergie nucléaire, pour obtenir plus de produits ou services payés par cela, donc encore une fois moins Participer en extériorisant certaines activités, autofinancées par nos économies revendues).

• E : C’est sûr que si vous jouez sur la corde sensible de la Participation, réduite par économie et cofinancée par les surplus, les gens se presseront pour consommer moins (mais mieux) afin de Participer moins (n’oublions jamais que l’Humain est une feignasse par nature mais que c’est son environnement et ses contraintes vitales qui le forcent à se dépasser).

• M : Et ça a marché pleins gaz, si je puis dire ! Ensuite, on a installé des panneaux photovoltaïques sur toute la surface de tous les toits (sans exception, cela donnant une superficie de captage solaire énorme), le tout mit en réseau, afin que ceux qui ne consomment pas alimentent les autres. Nous avons également installé dans chaque village des réservoirs de collecte des eaux de pluies (acheminées par toutes les gouttières et systèmes de récupération possibles, pour éviter de trop puiser dans les nappes phréatiques), certaines réserves étant réchauffées par la chaleur du soleil (l’eau sous pression est portée à moyenne température par des rayons solaires concentrés), d’autres par l’envoi d’eau dans des strates souterraines chaudes (géothermie). Nous avons tout simplement appris à ne pas arracher à la nature, mais plutôt à prendre ce qu’elle nous donnait (car comme une plante, ce qu’on arrache ne repousse pas, à contrario de ce que l’on prélève sans trop de dommage).

• E : Belles mentalités !!! Il a malheureusement fallu qu’on en arrive à des extrêmes pour que l’Humain prenne conscience de ses fautes et de ses dégradations volontairement stupides envers sa Terre-Mère nourricière.

• M : Eh ouais, ainsi en est allée l’Humanité, mais heureusement, il n’y a que les imbéciles (ou les téméraires, « courageux » au déraisonnable) qui ne changent pas d’avis. Alors que nos gouvernants laissaient faire pour ne pas déstabiliser les marchés économiques (alors que la planète agonisait) dépendant du pétrole (automobile, transports, industries, …), les Utopiens relevèrent le pari (à réussite obligatoire pour la survie de l’Humanité) d’inverser les us et coutumes au profit d’une Civilisation Durable, Propre et Respectueuse (tant des besoins fondamentaux de tous et tout, que des implications environnementales).

• E : Hydrogène et éoliennes devinrent ainsi les deux mamelles d’Utopia ?

• M : Haha ! Oui on peut dire ça comme ça ! L’électricité était vraiment le moteur de notre société, depuis son avènement en 1878 par l’entrepreneur Américain Thomas Edison (mais découverte dès 1800 par l’Italien Volta). De nombreux « moulins à vent » (éoliennes aussi fréquentes mais moins bruyantes et plus efficaces que ses ancêtres) furent installés dans les couloirs venteux. On construisit également des fermes d’éoliennes off-shore en mer, moins dérangeantes pour le paysage et à rendement plus élevé car le vent faiblit rarement au large des terres. Sous les promontoires rocheux sur lesquels furent installés les aérogénérateurs, on établit des turbines, actionnées par les courants créés par cet obstacle artificiel. Nous fîmes de même à l’embouchure des fleuves et aux points à forts courants, des hélices actionnant un générateur, comme c’était déjà le cas depuis plus de trente ans à l’usine marée motrice de la Rance (mais cette expérience n’avait pas été plus développée que ça, ailleurs). On développa également le concept de four solaire mit en place dans les Pyrénées-Orientales à Odeillon. De grandes colonnes furent érigées, recouvertes de cellules photovoltaïques miroirs, des panneaux identiques captant les rayons solaires et les concentrant pour réchauffer de l’eau circulant dans des tuyaux. La vapeur ainsi produite par de hautes températures actionne alors une turbine (comme dans le nucléaire où des chocs d’atomes produisent de la chaleur réchauffant de l’eau passant dans un tuyau, la vapeur ainsi obtenue devenant motrice – procédé connu des Grecs pour ouvrir de lourdes portes de temples et redécouvert par Denis Papin en 1679) qui produit de l’électricité. L’avantage de cette méthode est que l’eau reste assez chaude pour faire de la vapeur même la nuit (toute proportion gardée) et que les panneaux photovoltaïques miroirs convertissent l’énergie solaire en électricité en même temps qu’ils réchauffent l’eau pour en faire de la vapeur.

• E : Dans le Sud ils doivent être contents les gens puisqu’ils cumulent souvent soleil et vents, mais dans le Nord ils doivent faire la gueule.

• M : Figure toi qu’on a même inventé des machines pour convertir la chute de la pluie en force motrice. Il suffisait de mettre une hélice couplée à une turbine à la fin de chaque gouttière et autres récupérateurs de pluie. Quand celle-ci tombe, elle est canalisée puis accélérée par des tuyaux collecteurs étroits, ce qui lui donne une grande force pour actionner l’hélice, ce qui engendre donc beaucoup d’énergie. Mais, mis à part ça, on a surtout revu de fond en comble le système de redistribution de l’électricité. Alors qu’avant le réseau partait des quelques centrales disséminées sur le territoire, à présent chaque source de production est interconnectée avec un maillage extrafin des lieux de consommation. Chaque éolienne, toutes les sortes de turbines à courant (vapeur, mouvement, …), bref tout ce qui produit de l’électricité fut raccordé à l’ensemble des consommateurs. Ainsi, tout le monde, partout et tout le temps, produit un peu d’énergie, le réseau se chargeant d’équilibrer les demandes et les capacités offertes.

• E : C’est la Mutualité dans toute sa splendeur ton truc ! Dès qu’il y en a qui peuvent produire de l’énergie pour les autres ils le font, et sinon ils viennent taxer chez ceux qui en ont en trop, en superflu !

• M : Exactement, comme il aurait dû en être de la monnaie depuis longtemps : la juste répartition des richesses, produites Collectivement, doit être redistribuées entre ceux qui sont repus et ceux qui crèvent la gueule ouverte ; mais il a fallu attendre Utopia pour que l’on revienne à ce mode de vie, disparu depuis seulement 5000 ans (avec l’avènement de l’agriculture puis de la propriété privée et donc des chefs autoritaires). Mais oublions les moutons de la servitude volontaire (Etienne de la Boétie, 1547) pour revenir aux nôtres : au fur et à mesure que les idées Utopiennes prenaient pieds dans les autres pays, des Partenariats énergétiques furent conclus. Il s’agissait de mettre en relation toutes les sources de production (geysers en Islande, fermes éoliennes en Mer du Nord, courants marins de la Manche, tour à vapeur en Espagne, …) avec tous les lieux de consommation. Nous avons même développé à grande échelle des usines de biométhanisation proche des agglomérations (pour limiter les pertes), ce qui permit de produire de la chaleur (pour moins consommer de charbon, gaz et pétrole) à partir de la dégradation de certains déchets organiques (le méthane, gaz hautement inflammable, est le résultat du pourrissement – d’où les feux follets, flamme bleue, au-dessus des tombes). Ici, rien ne se perd, tout se transforme ! (normalement rien ne se créé non plus selon Lavoisier)

• E : Et avec tout ça vous avez enfin pu arrêter ces usines bio-hasardeuses à pollution millénaire que sont les centrales nucléaires ?

• M : Celles à fission, les anciennes, oui ! Le grand truc c’est qu’au fur et à mesure des choix de civilisation des Utopiens, de nombreuses usines polluantes et très consommatrices d’énergies (tant Humaines que motrices) furent fermées (pour employer les gens à des choses plus utiles et moins nocives pour tous et l’Environnement en premier), et d’autres sites surproduisant au-delà du nécessaire furent ramenés à des niveaux de production en rapport aux besoins réels. Ainsi, grâce à nos efforts d’économie d’énergie et de rationalisation de nos besoins à produire, nous avons diminué de 50% notre consommation ; alors qu’en même temps, grâce à la Mutualisation des ressources et à l’exploitation intensive des énergies renouvelables (quelles et où qu’elles soient) nous augmentions notre production d’énergie de 50%. Résultat : en à peine 10 ans nous n’avons plus eu besoin des centrales nucléaires à fission, donc nous les avons démantelées petit à petit (ça prend du temps à faire avec cette saloperie, pire et plus difficile qu’avec l’amiante, c’est pour dire).

• E : Alléluia, il était temps !

• M : Bah oui, surtout que les benêts de l’autre monde décidèrent de lancer une nouvelle génération de centrale nucléaire, à réacteur à eau pressurisée, qui limite les déchets mais qui sont du coup de plus en plus ultimes, donc parfaitement intraitables. Encore une fois, les intérêts particuliers de la nation passaient avant le Bien-Vivre Général, puisqu’une centrale coûte plus cher à construire et entretenir que des parcs éoliens de même puissance, donc cela enrichit le monopole Areva (leader mondial du nucléaire civil grâce à l’argent des contribuables).

• E : Mais justement, le problème était bien qu’il n’y avait pas assez d’éoliennes !

• M : C’est le moins qu’on puisse dire !! Alors que dans les pays Nordiques les aérogénérateurs représentaient déjà 20% de la production (le reste étant produit grâce au charbon, au gaz, … ou au nucléaire français), comme d’habitude la France se traînait comme une vieille fille effarouchée par cette technologie « obscure », en fait de simples moulins à vent modernes, en ronchonnant – sacrés Français – là où cela ne gênait que quelques uns, au détriment de tous. Cela ne changerait pas leur vie (alors qu’ils toucheraient une partie des bénéfices engendrés) mais permettrait de s’éclairer proprement sans laisser aux générations futures de sérieux problèmes de gestion des déchets hautement réactifs durant des millénaires (alors même que les éoliennes sont démontables facilement). Cette opposition au Progrès (le vrai, réellement nécessaire, et pas gadget) évitait aussi de se poser la vraie question de choix de civilisation : soit on accepte tout et surtout n’importe quoi (en termes Environnementaux tout autant qu’Humains) pour supporter tant bien que mal un développement effréné laissant pas mal de monde sur le carreau ; soit on diminue nos exigences en se recentrant sur l’essentiel et en rationalisant nos consommations et productions. C’est toujours la même histoire : remplacer le besoin par l’envie (comme le disais déjà le chanteur Daniel Balavoine en 1984), il fallait pour le bien de notre Terre et donc de l’Humanité canaliser ces envies folles de tout (produire de tout, plus, toujours plus) et se contenter de ses besoins (non pas primaires, mais raisonnables, en fonction des contraintes sur soi, les autres et l’Environnement).

• E : Un peu comme pour les bagnoles : elles marchaient très bien à l’électricité, rechargée la nuit ou vite fait, avaient une autonomie suffisante et étaient vite rentabiliser vu le prix du kilowatt comparé au pétrole. Mais non ! La vente des diesels explosa car le carburant était moins taxé (soi-disant par rapport aux camionneurs, alors qu’il suffisait de faire des pompes réservées aux professionnels) alors que les voitures électriques ne servaient presque qu’aux Municipalités. Encore une fois l’état montrait bien son peu de volonté politique à développer dans le bon sens notre société.

• M : Heureusement, dès que l’état fut remplacé par les Citoyens en vote, toutes les alternatives furent réellement promues, comme le faisaient de nombreuses associations, comme toujours palliant les rémanentes carences de l’état (délaissées à plus tard ou aux autres). Vu que trop peu de gens influents bougeaient concrètement, l’industrie automobile ne se précipita pas non plus pour développer notamment la voiture à hydrogène. Et les rares qui s’activaient pour sauver l’Humanité de l’asphyxie le faisaient en bricolant dans leur garage ou en bataillant ferme avec leur banquier pour avoir les fonds suffisants (malheureusement on ne prête qu’aux riches, pas ou peu aux ingénieux – qui eux en ont plus besoin) pour partir à la conquête de ce marché pour une fois salvateur mais verrouillé par l’oligopole des fabricants (à petite bite d’innovation environnementale) de grosses ouatures polluantes.

• E : Ouais, c’est comme le gars, un ancien ingénieur en Formule 1, qui avait développé une voiture fonctionnant à l’air comprimé. C’était de la balle son truc, mais il a galéré et on n’a plus entendu parler de lui, sûrement ruiné et blasé / broyé par le système (notamment politique qui promet beaucoup – comme pour les aides à l’innovation – mais ne fait rien ou si peu de choses comparé aux besoins urgentissimes). Mais heureusement, ta voiture m’a montré qu’elle fonctionnait très bien à l’hydrogène !

• M : Et au soleil !!! Parce que toute la coque est en fibres légères (moins de poids égale moins de consommation) parsemées de cellules photovoltaïques : ainsi quand elle prend le soleil (ou même les nuages, ça marche pareil) elle se recharge et consomme moins d’hydrogène (qui lui est produit en centrale par électrolyse de l’eau – fort courant électrique séparant l’hydrogène de l’oxygène – ce qui nécessite pas mal d’énergie).

• E : Ça c’était aussi un gros problème, de notre temps (et oui, c’est des vieux qui parlent) : l’hydrogène c’est bien beau, mais il ne se produit pas tout seul, ça suce un max pour en obtenir quelques litres de l’eau!

• M : Oui, mais non seulement en combinant les deux énergies (solaire et hydrogène) on en consommait moins, mais surtout la science est venue à notre secours. A peine avions nous drastiquement baissé nos besoins en carburants (préservant le pétrole, extra cher, pour les transports non convertibles tels que l’aviation ou la navigation – voyant mal comment produire assez d’hydrogène pour supporter tous les types de transport), que la fusion nucléaire nous ouvrit des perspectives lumineuses et infinies !

• E : Hein ? C-à-d. ?

• M : C’est-à-dire que cette technologie permet de produire de l’électricité à l’infini, sans déchet (car on fusionne des molécules pour créer un atome de, substance neutre) et à pas trop cher. En même temps, nous avons perfectionné la machine de Nicolas Tesla qui permet d’obtenir, en faisant passer un faible courant électrique (par exemple via une turbine sur une rivière) dans un champs magnétique intense, un éclair de centaines de milliers de Volts. Du coup, nous avons pu séparer autant d’hydrogène que nécessaire, même pour les transports lourds. En effet, ceux-ci étaient dorénavant équipés de moteurs électriques (électrothermiques, ioniques, plasmiques).

• E : Mais au-delà de la réalité, les gens dans tout ça ?

• M : Beaucoup ont quittés les villes saturées (et désormais moins pourvue en occupation, car nombres étaient futiles ou dupliquées inutilement) pour prendre l’air, loin du stress de l’autre monde, parmi les moult néoruraux et autres rurbains (ruraux, urbains d’origine) ayant quittés le Titanic (le néolibéralisme, officiellement « incoulable ») dès les premières voies d’eau. Cela permit à la France de mieux respirer, sa population étant mieux réparties, les campagnes se revitalisant, les espaces naturels revivant grâce aux troupeaux pour tondre les prairies et au retour des Humains pour entretenir les forêts (bois en complément pour le chauffage). Nous avons beaucoup écouté les anciens pour savoir comment ils géraient l’Environnement, auparavant que n’apparaissent les grosses industries des villes, gourmandes en main d’œuvre. Du coup, nous avons vite rétabli un équilibre correct, tant pour les Humains que pour les biosystèmes dont nous faisons partie.

Partager cet article

Repost 0
Published by Collectif des 12 Singes - dans Lendemain du Grand Soir
commenter cet article

commentaires