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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 07:38

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés

                        les uns des autres !

Thème : 4) Quand en plus les religions s’emmêlent parce qu’elles s’en mêlent !


 

Fiche de visionnage n°11 :

Épisode 108 (saison 7, épisode 12) – Tout sur les Mormons

 

 

Commentaire d’épisode : Une religion fait-elle le moine ???

 

 

Il était une fois à South Park un nouvel élève, Gary, qui débarqua de l’Utah, l’état des Mormons.

 

 

Introduction :

 

 

Même si au début du XXè siècle selon Nietzsche dieu est mort (ah bon, parce qu’il était vivant ?), Sartre considérait que le XXIè siècle serait spirituel ou ne serait pas !

 

L’opium coule dans les veines des peuples depuis des millénaires et recouvre une foultitude d’aspects les uns plus spectaculaires ou incompréhensibles que les autres ! À l’heure du matérialisme à tout va et du fondamentalisme de nombreuses religions pour protéger leur identité cultu(r)elle, nous devons nous interroger sur le sens profond du verbe "croire" conjugué au gré des (in)tolérances religieuses.

 

Alors que nous sommes naturellement dans le rejet de la nouveauté avant de l’avoir cernée, il est nécessaire de se questionner sur la différence d’opinion qui anime l’Autre pour tenter de le comprendre dans ses spécificités. C’est alors seulement que l’on peut voir qui se "cache" derrière le livre de prière.

En somme, une religion fait-elle le moine ???



On ne se connaît pas, mais c’est très bien comme ça

 

    Quand on est un bleu nouvellement arrivé dans une ville, qui plus est en cours d’année scolaire, tous les regards se tournent vers vous et c’est loin d’être évident de se faire sa place parmi les Autres.

    Autant on peut considérer que la nouveauté créée de la curiosité, autant l’Autre restera durant un certain temps un étranger que l’on va jauger puis juger à l’aune de ses capacités d’adaptation et d’intégration. C’est malheureux, mais c’est ainsi, toujours est-il que le nouveau (par)venu est à priori connoté négativement, démarrant au bas de l’échelle avec tous les stéréotypes de celui qui n’est pas du coin. Ce sera ensuite à lui, par des rites de passage et des épreuves tests, de montrer qu’il n’est pas différent ou alors que ses spécificités apportent un plus à la communauté originelle. C’est alors seulement qu’il pourra être adoubé, mais après un long et difficile parcours du combattant.

    Quand Gary arrive, M. Garrison le présente exactement comme il ne faut pas faire puisqu’il le met en avant et valorise ses performances (ce qui induit fatalement un dénigrement des locaux) : dans l’Utah, il était champion de lutte et de tennis, il a toujours eu 18 de moyenne dans son ancienne école et a tourné deux pubs importantes pour du dentifrice. Il a beau se montrer aimable (mais chez les enfants il ne faut pas trop en faire) en se déclarant ravi d’être là et de rencontrer plein de nouveaux camarades avec qui partager de belles expériences, Kyle trouve d’entrée de jeu que c’est un connard et Stan confirme qu’il le gave déjà (on aurait plutôt pu penser ça de Cartman, mais c’est un sentiment partagé par bon nombre d’enfants). Dans la même veine, quand M. Garrison le fait asseoir à côté de Cartman, celui-ci se décale et dit s’appeler Tumla, Tumla Chlagrappe ! Commençant le cours, M. Garrison demande quand l’homme se posa pour la première fois sur la lune et Gary s’empresse de donner la bonne réponse (1969 pour ceux qui ont oublié). Gary fait ainsi tout ce qui faut pour être mal vu, puisqu’on n’aime pas trop les têtes d’ampoule, d’autant plus quand M. Garrison enfonce le clou en faisant remarquer aux enfants qu’il a enfin autre chose que des attardés dans sa classe. Évidemment, à la récré les esprits sont échauffés : pour Kyle le nouveau est définitivement un connard, même Butters s’y met en le traitant de tête de nœud, et bien sûr Cartman ne manque pas de proposer de le remettre à sa place (de petit nouveau qui n’est rien dans un jeu de quille). Selon lui c’est à Stan de lui casser la gueule, encouragé en cela par Clyde. Stan s’interroge tout de même de savoir quoi faire si Gary refuse de se battre, mais pour Cartman l’important est qu’il saigne, bizutage justifié par Kyle pour qui Stan doit lui arranger sa tronche de premier de la classe. Cartman le traître pousse au crime en appelant Stan à le tuer, mais propose de suite de miser 5 $ sur Gary.

 

Pourtant, l’Autre a l’air d’être bien

 

    On dit que la première impression n’est pas la meilleure, mais souvent ce sont aussi les premiers préjugés qui sont loin d’être justifiés.

    Que ce soit flagrant ou pas, il y a le paraître et l’être : on a donc ainsi vite fait de cataloguer quelqu’un sur des détails qui peuvent sembler marquer profondément la personnalité puis se rendre compte, à l’usage, que l’apriori était l’arbre parasité qui cachait la forêt enchantée. L’important à ce moment-là est de savoir admettre qu’on s’était trompé afin de pouvoir envisager les aspects du rapport social sous un autre angle plutôt que de continuer à faire semblant de n’avoir rien vu pour rester fidèle au groupe et à sa pression collective.

    On le voit avec Stan qui arrive vers Gary, ce dernier lui proposant de jouer au ballon, alors que Stan veut lui péter sa gueule ! Gary ne se laisse pas démonter (enfin si, mais bon bref) et comprend de suite que si Stan veut le taper c’est parce qu’il est nouveau et que peut-être il le mérite. Pour lui c’est dur de changer de ville, et il est prêt à accepter les rites d’initiations parce qu’il trouve les south-parkois cools. Le groupe (et Butters en particulier, chacun son tour de se prendre une raclée, que ce soit pas toujours les mêmes qui trinquent) met la pression sur Stan. Gary veut bien être conciliant vu que le groupe regarde, et il est prêt à se faire casser la figure en ne se défendant pas. Il espère juste qu’après ils deviendront quand même copains. Kyle et Cartman s’inquiètent de savoir ce qu’ils foutent puisqu’ils ne font que parler. Quand Stan revient, il répond tout penaud qu’il est invité à manger chez Gary le soir, qu’il est vraiment très gentil. Évidemment Cartman s’emporte en lui balançant qu’il devait lui botter le cul, pas le lui lécher, et Kyle se demande bien quel genre de famille peut avoir un mec comme ça ! Justement, il s’agit d’une famille heureuse et unie avec cinq enfants. Ils aiment leur famille, la meilleure, et d’ailleurs si un jour il y avait un concours, leur famille le gagnerait, tout comme la mère serait nommée meilleure maman du monde ! Et en plus ils sont généreux : ayant fait du riz soufflé, ils en gardent pour aller en donner aux pauvres. Quand Stan retrouve ses potes, Cartman lui demande de suite si son rencard avec le nouveau était bien. Mais Stan défend Gary : sa famille est géniale et lui est sympa et intelligent. Bien sûr Cartman ne peut pas comprendre et revient à la charge en affirmant que Stan est amoureux. Même Kyle se demande s’ils sortent ensemble ! Mais Stan a le droit d’avoir d’autres potes, et ses copains historiques doivent lui laisser une chance. Quand Gary arrive, Cartman ne loupe pas l’occasion de dire que voilà la petite amie de Stan : il faut dire qu’ils sont trognons quand on voit que Gary a fabriqué un porte-monnaie pour Stan (qui avait perdu le sien) où il a gravé une image de John Elway (alias The Duke : joueur de football américain évoluant au poste de quarterback chez les Broncos de Denver, le seul à avoir participé à cinq Super Bowl comme titulaire et qui en gagna deux). Gary et sa famille vont ensuite chez les pompiers donner leur sang. Ils débarquent, tous maquillés (en lion, en extra-terrestre). Cartman, et les autres, hallucine complet ! Quand Gary demande à quoi ils veulent jouer, Cartman, Kyle et Kenny s’en vont, préférant les laisser en amoureux. Officiellement, mais ironiquement puisque c’est Cartman, ils vont au foyer des sans-abri en tant que bénévoles. Gary, trop bon, mais trop con aussi, le croit et il fera ça le lendemain. Les Harrison peuvent nous sembler bizarres, mais ils sont vraiment des gens bien. Pareil que pour Stan dans la cour de récré, quand son père débarque chez ses nouveaux voisins pour se plaindre de leur prosélytisme, il se fait attendrir en moins de deux, notamment avec le délicieux riz soufflé au chocolat de la mère de Gary. Ils lui proposent d’en goûter un morceau...ou six ! Quand le père de Stan rentre à la maison, son fils lui demande si ce Mohamed Ali va mieux après avoir cassé la figure de M. Harrison ? Beh, en fait ils viennent dîner chez les Marsh, exactement le même effet que Stan dans la cour de récré. On ne peut rien leur reprocher, c’est vraiment une famille géniale : vu qu’ils refusent la télé, ils se parlent et font de la musique. Alors que chez Stan, ils ne passent pas de soirées sans télé à faire des trucs ensemble (le père a beau tenter de se justifier avec les soirées bières du vendredi, mais c’est juste lui et ses potes) et sa sœur le traite sans cesse de merdeux. Les Marsh retrouveront enfin le goût d’une vraie soirée en famille, sans télé, quand ils deviennent mormons.

 

La religion peut embrouiller les rapports humains

 

Tout ceci peut être jugé trop beau pour être vrai, et certains ont vite fait d’imaginer qu’il y a anguille sous roche quelque part.

Le pot aux roses est découvert au niveau de ce qui est le plus intime à chacun : la foi ! Dès lors que l’on parle de religion, l’esprit humain se déconnecte de la raison pour ne laisser s’exprimer que la passion (du Christ ou d’autres, peu importe le personnage). Quels que soient les fondements d’une religion et les valeurs véhiculées, on en revient tôt ou tard à la notion de croyance en quelque chose de crédible voire palpable, ce que ne peut bien naturellement pas offrir une religion, puisqu’elle se base sur la perception personnelle d’une présence ou d’une volonté supra-humaine invisible. En bref, tout ce qu’il faut pour ne mettre personne d’accord.

Déjà, pour le commun des mortels, force est de constater que la religion mormone est franchement conne à prier du foin ! Quand le père de Gary propose de lire un peu du livre de Mormon, Stan se demande bien ce que c’est. M. Harrison lui explique que c’est le bouquin que Joseph Smith a trouvé. Stan ne connaissant pas « l’homme le plus important du monde », le père de Gary lui lis alors son histoire. « Joseph Smith, le prophète Mormon, habitait une petite ville d’Amérique au début des années 1800. On le considérait comme un fou, étant donné qu’il prétendait avoir parlé avec Dieu et Jésus. Même sa femme ne le croyait pas, alors qu’il leur avait pourtant parlé. Un jour, dans la forêt, il priait Dieu, Lui demandant s’il fallait être protestant, catholique ou autre chose quand soudain, Dieu et Jésus lui apparurent et lui dirent de fonder sa propre église car toutes les autres étaient dans l’erreur. Pourquoi inventerait-il cela ? Ainsi bien des gens le croiront. Un ange vint dans sa maison. « Bénissez ma mère et mon père, apportez-nous chaque jour de quoi bien manger... Je m’appelle Moroni, je suis un natif Américain / Un natif Américain ? Mais vous êtes blanc. / Avant, tous les natifs Américains étaient blancs. Nous sommes venus ici depuis Jérusalem et nous avons reçu la visite du Christ. / Jésus est venu en Amérique ? / Oui, et finalement, mon peuple fut tué par les autres tribus d’Israël. En punition, Dieu colora leur peau en rouge. Ce sont les natifs Américains que tu connais. Il y a un livre enterré près d’ici, écrit sur de l’or. Il conte l’histoire de mon peuple. Avec le livre, il y a deux pierres de voyant : l’Urim et Thummin, qui permettent de traduire le livre. Trouve-les et accomplis ton destin ». Ainsi, Joseph Smith trouva un autre nouveau testament de Jésus Christ. « Hier soir, un ange natif Américain m’a dit où trouver cet autre testament. Je suis allé dans la forêt... J’ai creusé à l’endroit indiqué par l’ange.... Peut-être qu’en fait, il n’y a rien. Une seconde. Qu’est-ce là ? Dans le caisson de granit, je trouvai les deux pierres de voyant. Et dessous, quatre plaques d’or, couvertes d’une étrange écriture. L’Évangile que Jésus donna aux Néphites ! Ce que je voyais était extraordinaire. / Bien, mais où sont-elles ? / Où sont quoi ? / Les pierres et les plaques d’or. / Je n’ai pas eu le droit de les prendre. Après que j’eus trouvé les plaques, l’ange Moroni m’apparut à nouveau et m’interdit de montrer les plaques d’or ou les pierres à qui que ce soit. Car, avant et afin que chacun puisse les lire, je dois en faire la traduction. (Sion Sion Sion Sion : le Mont Sion est une des collines de Jérusalem souvent prise comme symbole de la ville trois fois sainte. Ainsi, le mot hébreu « Sion » est le nom de la colline sur laquelle Jérusalem fut bâtie, le noyau originel et plus ancien de la ville. Elle se dresse le plus à l’Est de la ville, entre les vallées du Cédron et du Tyropoeon. Les Jébuséens, fondateurs de la ville, habitaient le mont Sion où ils avaient bâti une forteresse. C’est cette ville fortifiée que David, roi d’Israël, a prise autour du -XIIè siècle pour y établir son palais. Le Mont est aussi le lieu traditionnel du cénacle, la "chambre haute" dont parlent les Évangiles et les Actes des Apôtres, où se déroulèrent la Sainte Cène, la Pentecôte et d’autres événements importants des premiers temps de l’Église). Ils le crurent sans poser de questions. « Qu’attendez-vous de moi, M. Smith ? / Pouvez-vous garder un secret ? / Certes oui. / J’ai en ma possession un livre écrit sur des plaques d’or qui raconte la seconde venue du Christ, ici, en Amérique. / En Amérique ? Ça me paraît très... (Con Con Con Con Con) / C’est pourtant vrai. Je vais traduire ces plaques et publier un livre que le monde entier pourra lire. Et vous êtes très riche, M. Harris. Je compte sur vous pour payer les frais de publication. / J’hésite... Comment allez-vous le traduire ? / Avec ceci ! / Des galets ? / Pas des galets : des pierres de voyant, qu’un ange me donna. Ainsi, Dieu m’offre le pouvoir de traduire les plaques. Tenez, vous écrirez sous ma dictée. J’ai déposé les plaques d’or dans ce chapeau. Seule la lumière divine doit les éclairer. / Vraiment ? / Grâce aux pierres de voyant, l’ancien texte s’illuminera et ainsi, je pourrai le traduire. Oui, je vois la lumière...Très bien, veuillez écrire. Car ainsi il arriva...que le Christ apparut...devant les Néphites... » Ainsi fut écrit Le livre de Mormon. Lorsqu’ils eurent terminé, M. Harris emporta quelques pages du futur livre de Mormon chez lui et montra à sa femme la traduction. « Joseph Smith a mis sa tête dans le chapeau et il a traduit les plaques d’or. J’ai tout noté et nous allons publier un livre. / Êtes-vous sûr que ce ne soit pas pure invention ? Peut-être a-t-il fait semblant de lire ces plaques. » Lucy Harris n’était pas conne. « Pourquoi aurait-il fait cela ? » Mais Martin Harris quel con. « Très bien, écoutez, je vais cacher ces pages. Si Joseph Smith les a réellement traduites, il pourra recommencer. Mais s’il a tout inventé, sa nouvelle traduction sera différente ! / Je parie qu’il n’aura aucun problème. » Martin annonça à Smith la disparition des pages. Il dit « ces pages sont sacrées Je suis furibond. / Je suis navré d’avoir perdu ces pages. Je suis prêt à tout réécrire, si vous retraduisez les plaques. / C’eut été volontiers. Mais j’ai eu une vision. Dieu se disait très fâché contre moi de vous avoir laissé ces pages. / C’est vrai ? » Con Con Con Con Con. « Oui, et sa fureur est telle qu’Il ne veut plus que je traduise la plaque de Lehi. Il a dit : "Tu devras traduire la plaque de Nephi" Ce sera la même histoire mais écrite différemment. / Si Dieu est furieux après vous, vous devez dire la vérité. » C’est ainsi que cela se passa. Après que Stan ait parlé de cette lecture à son père, il se rend chez les Harrison. N’ayant jamais connu de Mormons, il ne sait pas en quoi ils croient et sa curiosité le travaille. Il demande alors au père de Gary de lui expliquer qui était ce Joseph Smith et s’ils croient vraiment en cette loufoquerie que selon Smith les natifs Américains étaient des Blancs venus de Jérusalem ? Le père de Gary lui explique l’histoire de l’ange Moroni et des plaques d’or. Mais alors que Stan était curieux de savoir comment Smith avait traduit les plaques, il n’en garda pas moins un sens critique et non de béni oui-oui comme son père ! Il tente d’ailleurs de le réveiller en lui rappelant quand même que Joseph Smith a lu le livre de Mormon dans un chapeau, et que ce bouquin dit des tas de trucs zarbis, du genre Adam et Ève vivaient dans le Missouri. Stan a bien raison de souligner qu’à l’école on dit que l’humain vient d’Afrique. Mais pour son père (certes géologue mais souvent peu scientifique dans sa façon de penser), il ne faut pas croire tout ce qu’on dit à l’école. Son père lui fout d’ailleurs la honte quand les Harrison arrivent en leur disant que Stan a un problème avec leur nouvelle religion. Ce qui l’étonne c’est que les Mormons connaissent l’histoire et qu’ils croient que c’est un prophète. Pour eux l’histoire le prouve, mais Stan pense (à raison pour beaucoup de gens sains d’esprit) qu’elle prouve surtout qu’il a tout inventé ! Pour les Mormons c’est une question de foi, pour les normaux ça tient surtout de la logique : si on dit des trucs bidons sur Adam et Ève dans le Missouri et les natifs Américains de Jérusalem, il faut des preuves, alors que les Mormons n’ont que les histoires d’un abruti sur des plaques qu’il cachait et qu’il ne pouvait pas traduire deux fois pareillement. Mais Stan se fait vite remettre en place par son père : il ne doit pas dénigrer leur nouvelle religion ! Pourtant, le moins qu’on puisse dire, c’est que le père de Stan était loin d’être favorable à ce mouvement religieux ! Il faut dire que dès que l’on parle de religion, on croit tout de suite que l’autre fait du prosélytisme. Ainsi, quand Stan demanda à son père pourquoi il ne lui avait jamais parlé de Joseph Smith, d’une il lui expliqua que Dieu et Jésus ne parlent pas réellement avec les gens, puis il crut que les nouveaux voisins, les Harrison ayant dit à Stan qu’aucune religion n’était bien, étaient des intégristes. Quand Stan raconte en outre que les Harrison lui ont dit de suivre le plan de Dieu (dont le gamin ignore la teneur), le sang du père ne fait qu’un tour ! Pour lui, le voisin bourre le crâne de Stan avec sa religion à la con, et il a tort. Les gens des sectes, il faut les arrêter tout de suite. Après avoir tout de même vérifié que
M. Harrison soit un Blanc, il s’en va botter le cul de connard de fanatique religieux, qui ose dire à son fils ce qu’il doit croire. Il se demande bien si son poing dans son cul, ça va lui plaire ? Toutefois, il faut bien voir que les vrais religieux savent qu’ils ont raison et seule leur exemplarité pourra faire évoluer les autres, pas leur propagande prosélyte ! Quand le père de Stan débarque chez les voisins, ces derniers comprennent de suite qu’il a cru qu’ils voulaient le convertir. Il faut dire qu’ils viennent de l’Utah, où il n’y a pratiquement que des Mormons, et qu’ils ont oublié que ça peut choquer. Pour eux qui s’excusent platement, le père de Stan doit être furieux que son fils lui ait parlé d’idées religieuses différentes. Les Harrison sont vraiment navrés, ça ne se reproduira pas. À chacun sa foi : ils ne veulent pas imposer leur religion et leurs croyances ne valent que pour eux ! Rentré chez lui, le père de Stan change du tout au tout : les voisins sont des gens charmants, leur famille est unie et heureuse. Comme il le dit lui-même, suivi en cela par Stan, il y a un truc dans leur religion qui leur donne de bonnes valeurs. Du coup, toute la famille Marsh se convertit et devient mormone. Toutefois, après que Stan ait compris l’histoire complète du livre de Mormon, il ne veut plus en être. Pour M. Harrison ce n’est pas grave puisque chacun croit en ce qu’il veut, et c’est bien d’avoir sa propre foi ! Mais pour Stan tout ça craint : ils sont trop gentils et ce n’est pas normal. Il considère tout ça comme de la pub pour leur religion pour piéger les gens un peu cons comme son père (ce que l’intéressé confirme). Quand Stan rejoint ses anciens potes, il ne veut plus entendre parler de Gary. Cartman est "triste" qu’ils aient rompu. Quand son "ex-petite copine" arrive, Gary dit à Stan qu’il ne veut plus être son pote et s’en explique. Peut-être que les Mormons croient des trucs idiots et que Joseph Smith a tout inventé. Mais il a une vie et une famille géniales grâce au livre de Mormon. Il s’en fout si Joseph Smith a tout inventé, ce qui est important c’est que son église dit juste d’aimer sa famille, d’être gentil et serviable. Alors, même si beaucoup trouvent ça stupide, il a envie de continuer à y croire. Lui qui voulait juste être l’ami de Stan est affligé : se croyant supérieur et plus intelligent, tout ce que ce dernier a vu c’est sa religion. Stan a encore beaucoup à apprendre. Pour finir, il lui pisse à la raie ! Cartman achève tout le monde en s’extasiant, après un sacré blanc : « Putain de merde, qu’est-ce qu’il est cool ce mec ! »

 

  

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : la religion est un sujet délicat, propre à faire tourner les crucifix, les kippas et les mains de Fatma (et autres grigris, il n’y a pas que les religions du livre dans les têtes) ! Dès que l’on effleure un tant soit peu ce thème, tout le monde se met sur la défensive.

 

Qu’on le veuille ou non, l’Histoire humaine nous a programmés pour croire ! Au départ, essentiellement pour nous donner des règles de vie en groupes sociaux de plus en plus grands/étendus et complexes (anthropologiquement dans ce sens, contrairement aux idées reçues), mais aussi pour nous rassurer sur notre mort. Même si nous sommes forcément tentés de comparer, nous devons surtout bien nous garder de juger. Certains dogmes peuvent paraître stupides, mais il faut savoir regarder au-delà !

 

Nous devons bien sûr faire attention aux groupes religieux pratiquant la propagande spirituelle, mais l’aspect crucial est de "juger" le croyant sur ses actes, pas sur ses croyances ! Ce qui est important est de voir ce que sont devenus les croyants et pratiquants : s’ils ont un meilleur comportement en société et famille, tant mieux pour eux, et pour nous aussi !

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