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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 07:53

Catégorie : V] La modification des états de conscience n’est pas une solution, mais de toute façon les drogues durent !

 

 

Fiche de visionnage n°27 :

Épisode 52 (saison 4, épisode 4) – Timmy

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Dans le dressage éducatif, cacheton ou punition ???

 

 

Les pros chimie : le conseiller d’orientation de l’école M. Mackey, la principale Victoria, le médecin et le pharmacien, les enfants et leurs parents,

Les antis : Chef, le prof M. Garrison.

 

 

Thèse : Si c’est pour le bien de tout le monde, et de bien sûr les enfants en priorité (hum) ;

Antithèse : Y a pas moyen, la drogue est trop dangereuse, seule une main de fer dans un gant de velours est un bon moyen de coercition face aux récalcitrants agités pour les faire rentrer dans le rang ;

Synthèse : D’accord, mais avec un accompagnement personnalisé pour ceux qui en ont besoin, et sinon une bonne pédagogie pour expliquer que c’est dans l’intérêt de l’enfant de faire des efforts (mais s’il ne comprend pas, il doit savoir que les parents ont les moyens de le faire travailler par la méthode douce des gros yeux et de la punition privative de ce qu’il aime).

 

 

 

Il était une fois à South Park Stan qui demande à Kyle s’il a pu faire ses devoirs, ce en quoi il se voit répondre que oui, mais M. Garrison en a tellement donné qu’il n’a fini qu’à 2h du mat’.

 

 

Introduction :

 

 

Depuis un certain nombre d’année, la chimie a tendance à remplacer le psy et le dialogue lorsque les choses ne tournent pas comme la norme et la société le voudraient.

 

Autant les enseignants que les parents et les enfants se prosternent de plus en plus devant la solution de facilité que peut apporter un médicament dont l’efficacité semble prouvée. Pour autant, au-delà des superprofits engrangés par les multinationales pharmaceutiques, on peut se questionner sur les effets à long terme d’une telle distribution massive de comprimés loin d’être de simples pastilles à sucer.

 

Est-ce bien raisonnable de se contenter de traiter les conséquences de l’hyperactivité plutôt que de passer beaucoup plus de temps à comprendre et travailler sur ses causes ? On peut se poser la question quant au remplacement de la punition par des cachetons.

En somme, dans le dressage éducatif, cacheton ou punition???

 

 

Thèse en faveur de la camisole chimique

 

Certains enfants ont l’hyperactivité qui saute à la figure. Ils n’arrivent pas à rester en place plus de cinq minutes d’affilée, se détournent de ce qu’ils étaient en train de faire pour un rien, bref n’arrivent pas à se concentrer.

Pour ceux-là, si un médicament peut aider à focaliser leur attention sur ce qui est à faire, il est évident que cela leur sera plus qu’utile pour suivre une scolarité normale, voire par la suite dans leur vie professionnelle. Pour eux le Ritalin tient effectivement lieu de béquille sans laquelle ils trébucheraient sans cesse sur les obligations de sérieux nécessaires dans tous les domaines de la vie, et notamment ceux de l’apprentissage, quelques fois fastidieux.

On le voit ainsi avec Timmy, où M. Garrison a l’impression qu’il se moque de lui. Du coup, il l’envoie chez la principale Victoria, qui ne sait vraiment plus quoi faire de lui : il a de très mauvais résultats scolaires et son professeur se plaint de son manque d’attention en classe ! Cette dernière lui colle même un avertissement pour lui apprendre à respecter les adultes (pour info, Timmy est handicapé mental). Heureusement, M. Mackey prend sa défense en signalant qu’il se pourrait que Timmy souffre de ce qu’on appelle un déficit aigu de l’attention, un DAA, ce qui est assez fréquent chez les enfants de son âge (et l’on peut voir d’ailleurs Timmy filer comme une fusée sur son fauteuil roulant). Un médecin effectue alors un test pour savoir si Timmy est atteint de DAA. Il lit un livre durant 7 heures. M. Mackey et la principale Victoria s’endorment alors que Timmy reste éveillé, puis le médecin demande à Timmy : dans le chapitre 17, quelle marque de voiture Gatsby conduit-il ? Timmy, ne sachant prononcer que quelques mots, répond benoîtement « Timmy ». Pour le médecin c’est très clair, hurle-t-il (ce qui réveille Mackey et la principale Victoria) : ce jeune homme a sans doute un déficit aigu de l’attention ! Il lui prescrit alors du Ritalin.

 

A l’heure actuelle, et d’autant plus par la suite avec la semaine de 4 jours, les enfants ont beaucoup de mal à suivre le lourd programme pédagogique qui leur est imposé.

Si en plus, avec le genre de test que prodigue le médecin où peu de gens seraient capables de donner la bonne réponse, ils sont tous diagnostiqués ayant un déficit aigu de l’attention, le Ritalin peut alors leur être utile. Évidemment, les parents ne souhaitent qu’une chose, que leur enfant réussisse sa scolarité.

Comme le dit le père de Stan, les enfants en ont besoin pour écouter à l’école, ce en quoi Chef ne peut que répondre qu’il sait que les parents ne font ça que pour aider leur progéniture à démarrer dans la vie sur de bonnes bases, avec toutes les connaissances nécessaires, quitte à en passer par la solution médicamenteuse du Ritalin.

 

Au-delà du manque d’attention en classe qui peut caractériser une enfance débordante de vitalité, il faut également prendre en compte leur aspect naturellement chahuteur.

Il est évident que pour bien assimiler les contenus scolaires, il est non seulement nécessaire d’être attentif en terme de concentration, mais aussi de ne pas être dissipé en classe en se chamaillant avec ses camarades. Il en va tant du bon déroulement de la classe que de la socialisation des enfants et l’apprentissage du Respect d’autrui.

Alors que Stan ne veut pas prendre son Ritalin, Cartman lui dit qu’il devrait essayer, comme ça après il est cool (ce que confirme Kenny, avec une emphase de défoncé). Lorsque les gamins vont à la cantine, Chef leur pose la traditionnelle question à savoir comment ils vont aujourd’hui, ce en qui les enfants lui répondent en chœur qu’ils vont très bien, alors que d’habitude, ils répondent que ça va mal. Ils lui retournent alors la question et Chef répond que pour lui aussi tout va bien, et demande pourquoi. Stan se vante qu’ils soient sous Ritalin, Kyle précisant qu’ils ont tous un déficit aigu de l’attention, d’où leur prise médicamenteuse. Cartman, à son habitude, en remet une couche en disant que c’est vraiment trop top et que Chef devrait essayer ! Dans le même registre de pharmacopée utile, en classe, parce que d’habitude c’est un peu le bordel, M. Garrison demande le calme. Les enfants le regardent avec de gros yeux. Le professeur ne plaisante pas, il veut du silence, qui est déjà bien là vu l’état amorphe des enfants complètement prodés / défoncés au Ritalin ! Du coup, pour mettre l’ambiance, il décide de parler de la reproduction chez l’être humain : « On va parler de vagin, de pénis, de testicules ... Bordel de merde Eric (Cartman), tu n’as pas une remarque intelligente à faire ? ». Cartman répond dans un calme inhabituel « Et quel genre de remarque intelligente devrai-je faire M. Garrison ? ». Décidemment, M. Garrison ne supporte pas de voir ces sales petits cons être aussi sages, ils finiront par le rendre dingue (ce qui arrivera effectivement bientôt, dans un autre épisode). Mais il faut dire qu’il n’y a pas que les enfants qui se calment au Ritalin : alors que Chef les a tous réunis pour les sensibiliser au problème de l’addiction en leur montrant une cassette de pédagogie alternative, les parents répondent que la vidéo a de jolies couleurs. Chef demande s’ils sont tous sous Ritalin et les parents répondent en chœur que oui avec un sourire jusqu’aux oreilles !

 

Antithèse en faveur de la dangerosité du Ritalin et de l’opportunité d’autres solutions

 

Lorsque l’on touche par voie médicamenteuse à certains aspects du fonctionnement psychique, cela peut avoir des conséquences sur tout le reste des états de conscience.

Comme on le voit avec les parents, le Ritalin peut avoir des effets sur l’humeur qui se rapprochent assez de certaines drogues (flasher sur de jolies couleurs est souvent un des effets des psychédéliques types LSD ou champignons hallucinogènes). Ainsi, en plus du fait de se faire plaindre car on est « malade » de son déficit aigu de l’attention (ou de la tension comme l’épisode joue aussi sur ce jeu de mot) et être exempté de certaines tâches inhérentes aux apprentis-adultes en phase d’apprentissage, certains peuvent alors tomber dans la contemplation voire la fuite de la réalité par cette drogue légale et même encouragée pour la tranquillité scolaire.

Alors que M. Garrison espère que Timmy a fait tous ses devoirs, il lui tend une note de la principale Victoria indiquant que Timmy doit être dispensé de toute question et de tout devoir car il souffre de déficit aigu de l’attention ! Pour le prof, c’est une feinte, Timmy étant assez malin pour avoir réussi à rouler la principale et le conseiller de l’école ! Il se voit alors obligé de s’incliner. Kyle voit ainsi une ouverture et croit alors que lui aussi a un discrédit aigu de l’attention (et tous les autres enfants en chœur !!!). A la clinique, le médecin fait passer le même test de suivi de lecture à tous les enfants de l’école : ils dorment tous à moitié et Kenny se tape la tête contre les murs. Après des heures de lecture, le médecin pose une question à laquelle personne ne peut répondre (dans le chapitre 9, de quel genre de bouteille Mme Von Kampen veut-elle parler ?). Tous les enfants sont diagnostiqués souffrant de DAA et soupirent hourra après cette épuisante lecture/audition. Du coup, « Allé, Ritalin pour tout le monde ! ». Le médoc devient la solution à tout : les pères de Kyle et Stan sont heureux d’être sur la même longueur d’onde que leurs enfants (quand Chef arrive avec sa limonade, et casse cette belle entente paternelle, mais artificielle), Kyle relève que M. Garrison semble stressé, et lui propose donc de prendre un peu de Ritalin. M. Garrison vide la boîte et Cartman le réconforte en lui disant qu’à présent tout va aller pour le mieux.

 

Comme tout médicament, et encore plus avec des substances psychoactives, le Ritalin agit au-delà de ce qu’il lui est demandé.

Ainsi, des effets secondaires existent toujours, avec plus ou moins d’impact selon la personne et à des niveaux de nuisance différents selon la nature de la molécule active et son dosage pour traiter une pathologie précise.

Stan en est conscient puisque quand Cartman demande à ses potes s’ils sont pris leur Ritalin, il lui répond clairement que non, il ne va prendre ce produit qui craint ! Preuve en est quand la mère de Cartman demande s’il y a des effets secondaires, le pharmacien lui répond qu’il y aura éventuellement une légère baisse d’énergie et peut-être aussi que Cartman verra des monstres avec la tête de Christina Aguilera, mais ça c’est tout à fait normal (mais pas très rassurant pour autant, les hallus nécessitant un minimum de préparation mentale pour pouvoir revenir à la réalité et bien se rendre compte que les monstres à tête d’Aguilera n’exista pas – enfin si, elle !). Plus tard, quand Stan et Kyle se seront laissés convaincre (plus par le boycott des devoirs que par les effets du Ritalin), Chef comprend vite que c’est à cause de ce produit que les enfants ont tous l’air d’être devenus si ennuyeux (M. Garrison est tout autant outré que Chef, constatant les mêmes dégâts sur le peps des enfants en se confiant à sa marionnette M. Toc), ce en quoi Kyle est tout fier de dire que c’est exact. Chef est malade de ces connards de psychologues qui prescrivent des tas de saloperies aux enfants sans se soucier un instant des effets secondaires ! Mais Stan prend la défense du produit (comme tout « bon » drogué dépendant) en clamant haut et fort qu’il n’y a pas d’effet secondaire ! Sauf que c’est justement à ce moment-là, que Cartman voit pour la première fois, mais il enchaîne pastille sur pastille, un monstre araignée avec une queue et la tête de Christina Aguilera). Pour autant, il ne faut pas se voiler la face : les enfants regardant la télé ne rigolent même plus devant les blagues des pétomanes Terrance et Philip, c’est pour dire leur état de légume ! Ils zappent sur une chaîne gonflante mais ça leur plaît davantage. On y annonce que le groupe de Timmy s’est séparé et que c’est le chanteur solo qui fera la première partie avec Phil Collins. Cartman propose d’aller voir Phil Collins en concert et les autres sont emballés (ils sont vraiment tous trop défoncés). Cartman voit alors le monstre à tête d’Aguilera sur l’épaule de Kenny et lui assène un grand coup de poêle dans la tête, tuant Kenny. Normal, comme dans chaque épisode, sauf que les répliques habituelles ont aussi été modifiés par la prise de substance toxique : Stan s’écrit « Bonté divine, tu as tué Kenny ! » (au lieu de : oh mon dieu, ils ont tué Kenny) et Kyle répond tranquillement, d’un air détaché « Galopin ! » (au lieu de : espèce d’enfoiré). Quand les enfants viennent demander à Chef d’aller avec eux voir le concert de Phil Collins, il n’en croit pas ses oreilles, surtout quand Kyle dit que ces jolies mélodies leur plaisent énormément ! Il décide d’aller dire un mot à ces connards de pharmaciens, qui se comportent comme des dealers de rue, se réjouissant que les actions Ritalin ont grimpé de 10 points, leur permettant de se faire 20 000 $ de plus (alors qu’ils tiennent déjà une belle liasse de billets verts en main, qu’ils cachent vite fait quand Chef toque à la porte). Pour Chef, cette intoxication juvénile ne peut plus durer : toute la ville est remplie d’enfants zombies de la planète Zandor, et partout dans le pays ces connards et leurs confrères mettent les enfants sous Ritalin. Le médecin aussi en prend pour son grade, puisque grâce à lui les enfants aiment Phil Collins ! Il n’en revient pas, Chef argumente de plus belle sur le fait que ce médecin les a tous rendus tellement mous et ennuyeux, qu’ils vont tous aller voir Phil Collins en concert ! Lui comme les pharmaciens se rendent alors compte de leur terrible erreur, mais pour inverser les effets du Ritalin il va falloir les convaincre d’arrêter d’en prendre, ce qui va être dur car les gamins sont accros ! Se rendant au concert, Chef et les apprentis-sorciers mettent un antidote anti-Ritalin dans de la limonade alors que tout le monde s’extasie devant la nullissime prestation scénique de Phil Collins. Alors que Cartman se débat avec le monstre à tête d’Aguilera, Chef lui donne de sa potion magique et la bête immonde disparaît. Tout rentre à nouveau dans l’ordre naturel des choses quand le public se met à siffler Phil Collins.

 

Même si les choses s’arrangent finalement, il n’en reste pas moins que le problème soulevé à la base est toujours présent et qu’il ne se réglera pas d’un coup de tablette magique de comprimés.

On ne le dira jamais assez, mais la drogue n’est pas un médicament et il suffit de la rencontre d’un public (les enfants), ayant un certain problème (le manque d’attention en classe), avec un contexte délicat (M. Garrison est un mauvais prof) pour créer une dépendance ! Avant le Ritalin, les profs avaient la discipline, l’enseignement didactique et pragmatique ainsi que l’autorité (si chère à Cartman), maintenant la solution de facilité est la pharmacopée. Mais il est évident que ce n’est pas en droguant les enfants, quitte à ce qu’ils aient ensuite besoin de cette béquille à vie dans leur métier (comme les pubars avec la cocaïne, ou les policiers embouteillés pour supporter la réalité), qu’ils apprendront à se concentrer. Car même si c’est loin d’être évident, il faut en chier mais ça s’apprend pour pouvoir ensuite y faire face sereinement, même en grommelant !

Chef a bien raison de s’emporter quand il dit aux enfants qu’ils n’ont pas besoin de se droguer pour bien travailler à l’école ! De son temps quand on travaillait mal, on avait tous droit à un coup de pied au cul, mais maintenant ils veulent tout soigner avec des drogues ! C’est bien pour ça qu’il réunit les parents des enfants car il pense à raison qu’ils font une grave erreur en mettant leurs enfants sous Ritalin. Il met alors une cassette pour montrer qu’il y a d’autres méthodes pour traiter les DAA. Un docteur présente une méthode « révolutionnaire » : trois enfants sont hyper-agités, le médecin met une claque à l’un des enfants en lui gueulant dessus « tais toi et travaille ! ». La gamine ouvre son bouquin et ne pipe plus mot. Son camarade hurle et gigote de même, et quand il prend sa claque, il pleurniche : « t’arrête de chialer et tu te mets au boulot ! » ; évidemment, le troisième enfant ouvre de suite son livre (ah la valeur de l’exemple chez les autres !!!). Le médecin finit la vidéo en présentant une brochure « soit tu te calme tout de suite, soit tu reprends une tarte dans la gueule ! » Bien sûr la violence n’est pas une solution, c’est même un aveu d’échec face à son autorité et la discipline qui a échoué à être mise en place, mais cela montre qu’on peut faire autrement qu’en lobotomisant les enfants.

 

 

Synthèse

 

La question de fond est finalement de comprendre pourquoi les enfants ne sont pas assez attentifs à l’école. Tant qu’elle ne sera pas traitée, rien ne sera solutionné !

A force de vouloir trop apprendre de choses aux enfants, le savoir finit par rentrer d’un côté et à ressortir illico presto de l’autre : trop de connaissances tue la connaissance !

Quand Stan demande à Kyle s’il a pu faire ses devoirs, ce dernier lui répond oui, mais qu’il y en avait tellement qu’il les a finis à 2h du mat’. Il faut dire que les questions de M. Garrison portent sur les pages 32 à 624.

 

Au-delà de la surcharge de travail, n’oublions pas que nous avons affaire à des enfants, qui par nature sont turbulents, agités, sautent partout et courent dans tous les sens !

L’une des joies d’être gamin est de déborder d’énergie, même si pour les parents et les adultes c’est difficile à gérer, car ils auront ensuite toute leur vie pour manquer de punch et d’envie de faire des choses (pas ce soir, je suis fatigué ; j’irai bien faire ça, mais là je ne suis pas motivé). Un enfant part à la découverte du monde et de lui-même, et sa curiosité le pousse toujours à aller – comme Coubertin et ces Jeunes Octanés (justement parce qu’ils n’ont pas encore assez de plomb dans la tête pour réfréner leurs pulsions de vie à 200 à l’heure) – plus vite, plus haut, plus fort !

Lorsque tous les parents se retrouvent à la pharmacie pour acheter du Ritalin, la mère de Stan discute avec la mère de Kyle à propos du fait que leurs deux enfants ont un déficit aigu de l’attention et affirme qu’elle aurait du s’en douter, car tout devient clair pour elle maintenant : Stan n’arrive jamais à se concentrer quand son grand-père lui raconte des histoires de sa jeunesse (c’est surtout qu’il radote et que ça n’intéresse que lui les « c’était mieux avant » et les « de mon temps on n’avait pas ... »). Pour la mère de Kyle, les choses sont pareilles : il est parfois tellement énervé qu’il court partout en criant comme un gamin de huit ans ! Ce que confirme l’intéressé, il a bel et bien huit ans !!!

 

Pour autant, il serait bien dommage de ne pas utiliser ce produit s’il peut servir à certains à suivre une scolarité normale.

Tous les enfants n’ont pas la même capacité de concentration et d’apprentissage. Toute la question est de savoir qui en a besoin et dans quelle proportion. Pour cela, il est nécessaire de discuter avec les enfants, de voir ce qui coince dans leur scolarité (si effectivement quelque chose pèche vraiment par des lacunes évidentes), et de définir une thérapie médicamenteuse adaptée donc bien dosée.

Comme le remarque à très juste titre Chef, pour un seul enfant à qui ce serait nécessaire, on en refile à des milliers qui n’en ont pas besoin ! Le médecin de la clinique a beau s’esquiver en disant à Chef de ne pas lui dire comment faire son travail, celui-ci s’énerve et il le lui dira d’autant plus que le médecin a la tête dans le cul !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la pharmacopée moderne peut s’avérer utile pour certains, si elle est utilisée à bon escient et après avoir pris les précautions d’usage. Mettre tout le monde sous Ritalin (ou autre) est certes facile, mais cela n’arrangera rien aux problématique de fond sur la pertinence des enseignements et des méthodes pédagogiques : la solution médica-menteuse est une fausse bonne idée si elle est généralisée !

 

Nous devons toujours garder à l’esprit qu’une solution chimique n’est jamais qu’une partie de la résolution du problème, et qu’elle ne peut ni ne doit être appliquée à tout un chacun sans discernement. Pour reprendre le mot de Clémenceau à propos de la guerre et des militaires : la thérapie pharmaceutique (qui plus est avec des enfants), est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls médecins et pharmaciens (en plus des industries chimiques toxiques) !

Bien sûr que la violence n’est pas une solution non plus, mais un professeur (comme un parent) doit savoir faire respecter son autorité et instaurer une discipline consentie (ne parlons pas d’ordre, à la façon des instituteurs du XIXè siècle et de leurs coups de règle sur les doigts voire sur les fesses).

 

Un enfant est un adulte en devenir et il doit apprendre et comprendre que la vie consiste à faire des choses rébarbatives qu’on n’a pas forcément envie de faire, mais que l’on se doit de faire tout de même, que ça plaise ou non ! Certains ont plus de difficultés que les autres (ils comprennent « vite », mais il faut leur expliquer longtemps), qu’à cela ne tienne : soit on leur fait bénéficier d’une pédagogie spécifique (par des cours de soutien ou de l’entraide entre camarades de classe), soit – si c’est vraiment nécessaire – on les assiste médicamenteusement mais après évaluation de leurs besoins réels.

Sauf si l’on veut avoir la prochaine génération avec des individus incapables de prendre sur eux et  se surpasser, obligés de se proder pour être « efficace » (ce que l’on voit déjà venir dans bon nombre de secteurs, à cause du stress et de la pression de rentabilité), nous devons apprendre aux enfants à se discipliner pour faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire mais qui est nécessaire !!!

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Drogues
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