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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 12:02

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés les uns des autres !

    Thème : 1) Chacun sa tribu et les bisons seront bien gardés !

 

 

Fiche de visionnage n°5 :

Épisode 104 (saison 7, épisode 8) – South Park est gay

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les hommes doivent-ils se confondre avec les homos ???

 

 

Les pros : Les enfants, les pères,

Les antis : Kyle, M. Garrison, les mères.

 

 

Thèse : Dans la métrosexualisation des mœurs tout est bon ;

Antithèse : Chacun à sa place et il faut que ça le fasse ;

Synthèse : Soyons nous-mêmes, pas comme les autres !

 

 

Il était une fois à South Park Stan qui racontait le drame de la veille à ses copines à l’arrêt de bus. Alors qu’il regardait « Entre garçons », en attendant « Regard Gay sur un hétéro », Stan s’est  endormi et a renversé son coca sur son pyjama en satin. Et là c’est le drame, même pour Cartman qui trouvait ce pyjama si splendide !

 

 

Introduction :

 

 

La culture se répand comme une traîne de poudre par contact entre communautés différentes, transfert d’influence et initiation à de nouveaux goûts !

Quand quelque chose est bien ailleurs, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit que de s’approprier les avantages d’autrui ! C’est d’ailleurs ainsi que se sont propagés les progrès techniques et l’évolution des mœurs. Pour autant, à trop vouloir singer l’autre, on peut disloquer deux cultures en brouillant leur identité propre qui font qu’on les reconnaît immédiatement comme deux communautés différentes.

 

Entre évolution par amélioration des us et coutumes et déperdition dans la fusion avec l’autre, le juste milieu est toujours aussi difficile à cerner.

En somme, les hommes doivent-ils se confondre avec les homos ???

 

 

Thèse en faveur de l’amélioration par la métrosexualisation

 

La mode est le principal marqueur social d’une communauté et s’approprier cette tendance revient à reprendre les codes vestimentaires et autres d’un autre groupe.

Quand une tribu est mise en avant par des phénomènes de mode liés à la reconnaissance sociale, celui qui ne suit pas se retrouve à la marge, complètement dépassé par le raz-de-marée des défilés. Ne pas être à la page a une lourde signification puisque certains peuvent estimer que la personne est à l’écart des réseaux d’influence, ou pire qu’elle se place volontairement à contre-courant pour exprimer son rejet « antisocial » d’une lame de fond tendancielle.

Kyle a toujours eu un problème avec les modes, et là encore il est super ringard avec sa veste polyester. Il peut se justifier que c’est les fringues qu’il met toujours, c’est bien ça le problème : son look très « 10 septembre » est complètement dépassé et il se doit donc d’évoluer. Et en plus il est couvert de peaux mortes, à croire qu’il ne fait jamais de gommage ! Heureusement que Cartman, âme charitable pour une fois, est là pour ne pas le laisser dans cet état et que Stan va l’aider à complètement être relooké ! Mais l’habit fait le moi et ses parents sont tout de suite inquiets en le voyant accoutré de la sorte. Pour Kyle il n’y a pas de mal puisque c’est pour faire comme ses copains et essayer d’être fashion. Ses parents ne doivent pas jouer les rabat-joie, mais son père décide de prévenir tous les parents car là il y a un problème ! Mais la mode évolue si vite ! Le responsable de la chaîne HBC, sentant que la mode gay est révolue, change rapidement sa programmation pour relancer la mode latino. On peut voir alors le père de Stan traîner comme un banditos americanos avec le père de Kenny et boire une cerveza, Stan proposer à son amigo Kyle de jouer au ballon, redevenant ainsi potes comme des hombre cools.

 

Le bon goût, vestimentaire ou autre, n’est pas partagé par tout le monde, et on pourrait dire encore moins par bon nombre d’hommes.

Il est connu et reconnu que les homos ont en général plutôt bon goût (euh, vestimentaire s’entend, même s’il n’y a pas de jugement à avoir), et que c’est même une partie de leur marque de fabrique que de lancer les modes. Pour autant, aucun monopole n’étant bon par nature, les hommes se doivent de rattraper leur retard en la matière, non seulement pour ne plus paraître à la traîne, mais également pour apprendre à s’enjoliver et à prendre soin d’eux en écoutant davantage leur corps.

Alors que les parents de Kyle veulent parler des enfants, les hommes regardent la télé et le père de Kyle s’étonne qu’il y avait match ce soir-là. Eh bien non, c’est juste que tous les mecs se sont réunis pour mater « Regard gay sur un hétéro ». Ils ne sont pas tous devenus gays pour autant, juste métrosexuels. Le bourru Skeeter, habitué du bar de South Park, explique que le fait qu’un mâle prenne soin de lui et accepte sa part de féminité ne veut plus dire qu’il est gay. En effet, pour le père de Kenny, se définir comme métrosexuel c’est être hétéro mais apprécier la culture gay ! Et les hommes ont enfin bon goût, puisqu’ils ont même abandonné la bière pour se mettre au vin de Chiraz.

 

Les femmes reprochent assez aux hommes d’être comme des bêtes, même si ces dernières s’occupent très bien d’elles en prenant soin de leur corps, notamment par des bains de boue ou autre.

Avec la mode métrosexuelle, les hommes découvrent leur part de féminité qui n’était pourtant pas si profondément enfouie sous leur carapace, et se valorisent en se faisant bels. Enfin les mâles se préoccupent un peu plus d’eux-mêmes pour offrir le meilleur qu’ils ont et le présenter sous un jour favorable. Les femmes peuvent alors se réjouir de partager leur vie avec une super copine, qui les comprend et qui pour autant les prend comme un homme.

La mère de Stan est ravie de voir que les hommes sont devenus si délicats. Tout ça grâce à « Regard gay » et ses cinq homosexuels qui relookent des hétéros. Avec cette émission les époux sont devenus propres et soignés, ils parlent de ce qu’ils ressentent, font de la déco : Randy Marsh repasse son linge et va chez le pédicure, une femme adore que son Steven s’épile le torse et les roubignolles, et même les fils se lavent et se brossent les dents 3 fois par jour. Mais du coup, les hommes ont aussi récupéré certains défauts des femmes tel que la jalousie, Stan se vantant d’avoir un look d’enfer et Cartman d’en rajouter que Craig ne pourra pas faire plus gays qu’eux. Peut-être, mais ce dernier se venge en disant que son père s’habille mieux que celui de Stan. Les deux parents se crêpent alors le chignon, le père de Craig claironnant que c’est l’évidence même qu’il est plus stylé que le père de Stan qui choisit ses fringues comme une pétasse japonaise, alors que pour Randy le père de Craig sort d’un cauchemar des deux orphelines (ou little Annie pour la VO ; même notion de Misérables) ! Il en va de même de la frénésie de achats compulsifs, d’autant plus qu’il y a des soldes chez Express pour hommes, mais il faut se dépêcher car les boutiques ferment dans 7 heures. Chacun y va de sa coquetterie sur les nouvelles chaussures achetées, et Jimbo voudrait même vivre dans un centre commercial. Mais c’est clairement lors de la Métro Pride qu’on voit que les hommes manquent ! Alors que l’un des chars est en feu, c’est le sauve qui peut général : l’un ne peut rien faire  car il a un pantalon tout neuf, pour l’autre la chaleur va abîmer ses cheveux. Et que fait la police ? Rien, l’uniforme de Barbrady sort tout juste du pressing !

 

Antithèse en faveur de la masculinité raisonnée

 

Dans toute société, chaque genre a son rôle, bien défini, et si l’un manque à ses devoirs, l’autre et toute la communauté en pâtissent.

Les hommes ont peut-être besoin de reconnaissance de leurs talents, mais les femmes exigent de la sécurité pour leur personne et leur famille. Même si les féministes ont combattu bec et ongle les machos patriarcaux, il semble bien que les femmes d’aujourd’hui, leurs filles, soient à nouveau attirées par ce type d’homme à poigne virile. Finalement, les hommes ont tout faux à vouloir se féminiser : ces gentes dames ne demandent qu’à être traitées comme de belles fleurs avec qui l’on parle le matin et qu’on arrose le soir !

Devant la mascarade navrante de la métro pride, les femmes se révoltent ! La mère de Stan la première n’en peut plus et lance une grande contre-attaque, épaulée de près par la mère de Butters qui concède qu’elle a bien eu tort de vouloir un homme plus soigné ! Arrivées au studio de la chaîne, les Amazones se ruent pour choper les enculés qui ont fait de leurs maris des lopettes. La porte-parole du mouvement, encore et toujours la mère de Stan, explique devant l’hécatombe qu’au début elles étaient ravies que leurs maris soient plus soignés, pensant que ça les rendrait plus attirants, mais ce n’est pas le cas. La mère de Butters témoigne qu’effectivement son Stephen est écœurant parfois, mais ce sont ses manières viriles et grossières qui l’ont justement séduite. Il n’y avait qu’une solution : tuer les gens de « Regard Gay ». Les Hommes Crabes, déguisés en hommes gays, avouent leurs plans dans un dernier râle : en faisant des hommes des lopettes, ils auraient régné sur terre !

 

Il y a l’être et le paraître ! L’habit ne fait pas le moine ! Il faut se méfier des apparences, souvent trompeuses !

On lit bien dans la sagesse populaire que le fait de revêtir les codes vestimentaires d’une communauté ne confère nullement les caractéristiques de celles-ci ! Chaque tribu a sa culture propre, son langage et modes d’expression, son éthique et ses intérêts spécifiques ! Copier les mœurs d’un groupe autre ne fait que décrédibiliser celui qui contrefait, car malgré le déguisement son discours sonnera toujours faux.

M. Garrison est le premier à être agréablement surpris par le look d’enfer de ses élèves. Quand les enfants s’emmêlent les pinceaux, tout se complique ! Parce que Kyle s’est resapé à l’ancienne, les autres garçons traitent la bande de galopins d’hétéros ... comme des phoques ! Cartman se défend en retournant l’attaque contre Craig, ironisant que ce dernier n’est que gay dans ses rêves, mais Craig justifie de son orientation gay cadamite (victime/bénéficiaire d’un pédéraste – qui aime les enfants  – qui ne cesse de recruter des adolescents et leur procure de l’affection, des opportunités professionnelles et des biens matériels en échange de faveurs sexuelles). Cartman ne se laisse pas démonter et renchérit en déclarant son héritage à moitié bisexuel (enfin, plutôt un quart bi puisque son grand-père l’était à 100%). M. Garrison n’en peut plus de ces enfants qui s’épanchent sans savoir : il n’a jamais vu une chose aussi folle que de voir les enfants se comporter comme si être gay était cool ! Il se réjouit à nouveau, pensant ne plus être le seul couple gay de South Park. Et d’ailleurs cela semble se confirmer quand M. Garrison et M. Esclave vont dans le bar de la ville. Ils n’y voient que des copines, notamment Jimbo qui trouve chou le pantalon tout simple de M. Garrison. En retour, celui-ci complimente Jimbo pour son ensemble rose sportswear décontracté. Et en parlant de sport, il lui propose d’aller en faire dans sa chambre avec M. Esclave. Sauf que Jimbo ne voit pas trop pour quoi faire ! Il ne s’en doute même pas, ou feint plutôt de l’ignorer (sachant qu’il est une fiotte qui a le droit de le dire, sinon c’est censuré pour ceux qui ne le sont pas). Même déconvenue avec le père de Stan, pour qui se faire astiquer dans les toilettes n’est pas son truc. Y allant avec plus de finesse sournoise, ce grand fou propose à M. Tweek que tout le monde file chez lui, histoire d’écouter de la musique, de regarder une vidéo et (accessoirement) de péter la rondelle de M. Esclave. Doux Jésus ! M. Tweek en est tout retourné, lui qui est hétéro ! M. Garrison pète un câble que personne ne veuille péter la rondelle de M. Esclave, mais ils sont tous hétéros ! M. Garrison a beau vociférer que leurs fringues disent qu’ils pètent des rondelles (ou pour être plus exact, elles disent qu’on leur pète la rondelle, nuance – de taille), Skeeter (celui qui aime pas trop les gens comme nous par chez lui) plaide que maintenant qu’ils savent qu’être gay c’est naturel, désormais  les gays sont des leurs ! Ça part certes d’un bon sentiment, mais M. Garrison ne peut rester stoïque : lui (et sa communauté) qui a tant fait pour ne pas être comme les autres trouve injuste d’être ainsi récupéré en étant pompé par ce mouvement profond. Après avoir essayé de tuer les animateurs de l’émission, il demande l’arrêt de la retransmission. Même si la chaîne pulvérise l’audimat, le prix est cher car ces gays vendent leur façon d’être ! Les homos ont créé un style de vie, une culture bien à eux : si les hétéros deviennent comme eux, ils auront perdu leur identité !!! Quand le producteur déclare qu’ils n’arrêteront pas, M. Garrison s’enflamme devant ce non-sens, ne comprenant pas comment des homos peuvent faire ça à leur communauté. A moins ... qu’ils ne soient pas gays du tout ! A présent, lui, M. Esclave et Kyle connaissent la vérité !

 

A force de se différencier des autres, on peut vite en venir à exclure ceux qui n’arborent pas les mêmes codes vestimentaires et tribaux que son clan communautaire !

L’exclusion de ceux qui ne suivent pas le mouvement, voire qui sont carrément à contre-courant, est caractéristique des modes de vie communautaires. Petit à petit, la tribu se renferme sur elle-même et peut même en devenir sectaire, rejetant tout ce qui est différent de sa différence ! De là à  construire son propre donjon et vivre en reclus du monde extérieur, il n’y a qu’un pas !

Alors que Cartman fait son malin avec son conditionneur sans rinçage qui en plus détoxique le cuir chevelu, évidemment produit « Origins » fait d’huile de bois de santal, Kyle propose à ses potes de jouer au football. Le problème c’est que des gens de l’école commencent à jaser que le groupe ne serait pas métrosexuel parce qu’ils sont amis avec Kyle. Cartman tente encore une fois de faire tuer Kyle, mais Stan propose plus simplement de lui dire qu’ils ne sont plus potes ! Il faut dire que les temps sont durs : Craig traite Kyle de petit beauf, Token se demande depuis quand ce bourrin n’a pas vu une manucure, et le pire c’est que vu ses cheveux il ne doit pas utiliser de crème de soin ! La honte !!! Quand Stan voit ce qui se passe, il arrive avec son groupe. Craig envenime la situation en remarquant que les autres beaufs viennent aider leur petit copain, mais Cartman met les pendules à l’heure : Kyle n’est pas leur copain, et il tourne les sabots ! Même Stan en fait de même. Immédiatement, Craig et ses potes font remarquer à ce machoman qu’il est dans une cour de récré pour métrosexuels et qu’il ferait mieux d’emmener son cul d’hétéro ailleurs. Finalement, tout le monde lui tombe dessus et lui casse la gueule ! Quand il rentre chez lui et que sa mère voit ça, qu’il explique qu’on l’a tapé à l’école parce qu’il est différent, évidemment sa mère pense de suite que c’est parce qu’il est juif. Mais non, « simplement » parce qu’il n’est pas métrosexuel ! Son père, appelé à la rescousse débarque, mais lui aussi transformé en métrosexuel. Puisque des garçons de l’école l’ont battu, son père va arranger ça : de l’anticerne pour son coquard et de la javel pour donner un look vintage à ses fringues et le tour est joué ! Kyle en a marre de tout ceci ! Le trouble est également à son comble pour M. Garrison, qui va chercher conseil auprès de Chef. Lui qui s’est toujours senti à part, différent, qui faisait tâche dans la ville, maintenant les hétéros ont l’air plus gays que lui. Il demande ainsi à Chef ce qu’on fait les noirs quand les blancs ont volé leur culture ! Réponse de l’intéresse : ils ont toujours essayé d’avoir une longueur d’avance ! Il prend alors l’exemple de l’argot où l’on disait Zonmé au lieu de dire la maison. Quand les blancs ont dit la Zonmé, ils ont changé pour dire la Onzmé. Quand les blancs se sont mis à dire ça ils ont rechangé pour dire Onzem. Et pour finir : Checré pour où je crèche. Maintenant, vu que les blancs le disent aussi, ils sont obligés de dire : Flippity floppity floop. Bien sûr, tout ceci prendrait trop de temps pour M. Garrison, mais il a trouvé la solution et rentre urgemment à son flippity floppity floop (ce qui fait enrager Chef car c’est les blacks qui disent ça !). Kyle prend un billet de train pour New-York (où on lui fait encore remarqué qu’il a bien besoin d’être relooké) et rencontre M. Garrison qui part pour tuer ceux de « Regard gay » qui ont volé la culture des vrais homos, alors que Kyle veut aussi les tuer car ils ont bousillé sa vie. Alors qu’ils se chamaillent pour savoir qui a eu l’idée en premier, M. Esclave recentre le débat et ils les tueront tous ensemble ! Cette mode va décidément trop loin. Même les hommes se prennent la tête entre eux pour des questions de style. Mais si leurs femmes ne veulent plus qu’ils soient métrosexuels, les hommes pensent que c’est parce qu’elles sont métrophobes ! Ils décident alors d’arrêter de se disputer entre eux et de s’unir contre ces métrophobes. La mère de Stan trouve tout ceci insensé, mais son mari lui retourne la pareille : insensé, différent, décalé, les femmes peuvent penser ce qu’elles veulent, mais les métros ont le droit d’exister ; qu’elles cassent du métro tant qu’elles veulent, ils résisteront ! Pour ouvrir les cœurs à la métrosexualité, Cartman propose d’organiser une grande métro pride, agrémentée de chars décorés de fleurs selon l’idée du père de Kenny. Le mouvement est lancé : « Cessons d’acheter, allons défiler ! ». Les femmes et mères en restent bouche bée, se demandant bien ce que cette émission leur a fait ! Et le pire est à venir, quand on voit les enfants scander « A bas la métrophobie ! On n’est pas pédés, mais pas loin... !!! ». A la fin, on peut estimer que tout rentre dans l’ordre, sauf pour Kyle : pour lui tout ça n’a pas été cool, ses potes lui ont tourné le dos ! Ils étaient ses meilleurs potes, ils l’ont traité comme une merde et ils pensent qu’ils vont redevenir amis comme si rien ne s’était passé ? Pour Stan, tout ça c’est du passé, Kyle ne doit pas faire sa lopette mais tout simplement venir jouer avec eux. Cartman confirme : il faut qu’il arrête de jouer les tarlouzes !

 

Synthèse

 

La mode est passagère, furtive même, mais la société peut mettre une telle pression que tout le monde est poussé à y adhérer, bon gré mal gré !

Heureusement, certains résistent à ces phénomènes, soit parce qu’ils ne comprennent pas la nouvelle tendance, soit justement parce qu’ils la refusent ! Au-delà même de tout ça, il faut remettre la mode à sa place qui n’est « que » premièrement d’habiller, et deuxièmement de véhiculer certaines informations sur l’état d’esprit du portemanteau et sur ses sources d’influence. Au risque sinon de vraiment être connu sous le nom de code de victimes de la mode !

La mère de Kyle le sait très bien : parfois les enfants suivent les modes un peu trop à fond. Mais son fils est toujours en porte-à-faux par rapport à cela, et il est le premier (et le seul d’ailleurs) à se plaindre de ne pas trop se sentir métrosexuel. Toujours de bon conseil, Chef lui suggère alors de ne pas suivre cette mode et de rester lui-même. Habillé comme avant pour l’hiver, Kyle est à nouveau à l’aise, enfin lui-même : il se trouve très bien en sale gamin, et personne ne fera de lui un métrosexuel ! La mère de Stan pense également que cette mode n’est pas si bien que ça, idem pour la mère de Butters dont le mari passe son temps à se regarder dans le miroir et s’intéresse plus à son  apparence qu’à celle de sa femme ! La mère de Tweek espère bien que quelque chose mettra fin à cette mode au plus vite ! Il faut dire que même les plus hautes autorités sont touchées, tel le président dont les ongles sont navrants et les cheveux en bataille ! Les homos, qui valent de l’or, vont s’occuper de lui. Les hommes-crabes se frottent déjà les pinces de voir notre race pitoyable réduite à l’impuissance. Preuve ultime du décalage vestimentaire, alors que M. Garrison, M. Esclave et Kyle ont tenté de tuer les homos, ils ne portent pas plainte car leurs agresseurs ont compris que tuer c’est mal ... surtout en pantalon de cuir !

 

Quand tout le monde veut être à la page, plus personne ne l’est car tous ont adopté le même style !

La mode est là pour exprimer l’humeur du jour, les tendances profondes du porteur. L’idée générale est que chacun expose sa vision du style branché en le mettant à sa sauce perso. Sauf que si tout le monde suit aveuglément une mode, tôt ou tard les différences s’estompent et l’on se trouve nez à nez avec une foultitude de clones dont seuls quelques détails permettent la différenciation ! Tout un chacun est différent, mais si tout le monde porte le même type de pantalon avec un panel relativement réduit de genre de haut moulant, les tendancieux se retrouvent noyés dans la masse.

Alors que les enfants sont tout fou de montrer aux filles qu’ils sont gays à donf pour qu’elles soient toutes après eux (tiens donc, maintenant qu’ils sont métros ils s’intéressent aux filles), ils hallucinent de voir que les autres élèves ont eux aussi adopter cette mode. Craig a beau faire preuve de politesse en congratulant les enfants pour leur air très gay, il rattrape vite qu’ils ne le sont pas autant que ses potes (qui portent d’ailleurs tous le triangle rose de l’exclusion de nazie) ! C’en suit alors une montée en puissance sur qui sera le plus super hyper ultra méga gay. Chef se désole de voir que les enfants suivent cette mode métrosexuelle, mais Stan explique que pour eux ce n’est pas une mode, c’est ce qu’ils sont ! Sauf que l’année d’avant ils voulaient être blacks et maintenant ils  veulent être gays ! Stan rectifie : ils sont métrosexuels ! Craig remet une couche qu’ils ne le sont pas autant que ses potes et part avec ses copines.

 

La télé peut souvent faire en quelques minutes beaucoup plus pour les minorités que des décennies de campagnes de information/sensibilisation !

Même si l’on peut toujours changer de chaîne, il n’en reste pas moins que la petite lucarne est un élément important de reconnaissance sociale. La télé formatée permet en effet de regarder en face ce que certains ne veulent pas voir dans la réalité. Ce genre d’orientation familiale des programmes dépassionne quelque peu les attitudes et ouvre les esprits vers plus d’acceptation !

On trouve ainsi sur HBC des émissions comme « Regard gay sur un hétéro », « Entre garçons », « Will et Grace » (Will Truman, avocat, homosexuel et bel homme partage un superbe appartement new-yorkais avec Grace Adler décoratrice d’intérieur, juive et complexée. À ce couple qui cherche l’amour et le bonheur chacun de son côté s’ajoutent Karen, la riche et antipathique secrétaire de Grace, et Jack, l’envahissant ami gay de Will), et même « La croisière s’amuse ... entre hommes » ! Comme le dit la mère de Kyle, il y a de plus en plus d’émissions gays à la télé, et pour son mari c’est très bien que cette communauté soit enfin acceptée ! Et effectivement ils cassent la baraque, notamment avec « Regard gay » qui est la meilleure émission de la chaîne (et ils le savent, ces homos qui se trouvent si fabuleux). Ils sont en train de changer le monde, à un point tel que le lendemain ils iront relooker le président des États-Unis. Mais ce fut un travail de longue haleine, puisque les homos avaient déjà lancé leurs attaques lors de la diffusion de « La vie à cinq » (après la mort accidentelle de leurs parents, cinq frères et sœurs font face aux difficultés de la vie tout en essayant de rester une famille unie).

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : chaque communauté entend faire respecter ses spécificités et son positionnement social.

 

Certes le communautarisme sectaire et le repli sur soi prôné par certains n’est pas une solution, mais repomper le style d’autrui pour paraître branché est encore plus craignos ! Il est bien beau que les hommes prennent soin d’eux et se comportent moins comme des machos et acceptent davantage leurs côtés féminins, mais cela ne doit pas se faire au détriment de leur identité de mâle et de la confusion des genres avec d’autres tribus !

 

Il est important de connaître et de reconnaître les autres groupes sociaux qui composent une société, mais il l’est encore plus de ne pas brouiller cartes. Bien sûr on peut prendre le meilleur de chaque communauté, mais il faut savoir aussi préserver ses propres codes et respecter les caractéristiques des autres, au risque sinon de s’emmêler les pédales !!!

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Communautarisme
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