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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 07:57

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

    Thème : 2) Le monde musical n’est pas une marchandise !!!

 

 

Fiche de visionnage n°15 :

Épisode 128 (saison 9, épisode 3) – Wing

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Un artiste (ou un employé) est-il un esclave de l’art (ou du capital) ???

 

 

Les pros au début : Les enfants, la mafia japonaise,

Les antis à la fin : Les enfants, la mafia japonaise.

 

 

Thèse : Pour développer son art il faut passer par un agent ;

Antithèse : Une agence pratique l’abus de confiance ;

Synthèse : Un artiste n’appartient qu’à son public et à son art !

 

 

Il était une fois à South Park M. Garrison qui annonce à sa classe que Token vient de gagner le concours de chant des enfants du Colorado, grâce à son incroyable voix. Stan ne savait même pas qu’il chantait, alors que la chose était évidente pour Cartman vu que Token est black !

 

 

Introduction :

 

 

Les arts sont le plus gros dénominateur commun à toutes les cultures humaines, même s’ils s’expriment de manières fort différentes. Toujours est-il que l’humain a besoin d’eux pour oublier le dur quotidien et faire évader son esprit de la réalité.

 

Le talent est un don à travailler qu’il est plus que dommage de gâcher ! Cela peut rapporter, au-delà du plaisir aux spectateurs, certaines sommes d’argent tout comme cela peut amener la gloire à laquelle chacun aspire à son niveau. Pour autant, certains abusent de leur position dans ce milieu très fermé et dur pour se faire tranquillement une place au soleil. Déjà que la vie d’artiste n’est pas évidente, il faut au moins que ces personnes talentueuses soient considérées à leur juste valeur.

 

Pour perfectionner son art, développer sa visibilité et sa notoriété, un artiste doit affronter un tas d’embûches et effectuer le parcours du combattant. Le tout en gardant le sourire ultra-bright !

En somme, un artiste (ou un employé) est-il un esclave de l’art (ou du capital) ???

 

 

Thèse en faveur du « il faut tirer – un maximum – profit de son talent »

 

Être artiste n’est pas donné à tout le monde, et le talent encore moins. Quand tout ceci peut en plus rapporter de l’argent, il n’y a pas d’hésitation à avoir.

Beaucoup de personnes sont des artistes amatrices éclairées (ou pas d’ailleurs, l’art ne se mesurant pas forcément à la qualité mais plutôt à la créativité) mais de là à devenir professionnel il y a un large fossé. Avoir des capacités et des facilités ne signifie pas avoir du talent, mais quand ce dernier est là et qu’en plus il est connu et reconnu, cela peut ouvrir les portes du succès et des revenus liés.

Token, grâce à son incroyable voix, a gagné le concours de chant des enfants du Colorado, et Mme Garrison encourage les autres élèves à le féliciter. Preuve que le talent ne suffit pas à être connu, Stan ne savait même pas qu’il chantait. En fait, il va chanter devant un large public pour l’élection de Miss Reconstitution Historique à Denver, et sera payé pour ça $200 ! Les enfants hallucinent de jalousie ! Bien qu’en tant que femme Mme Garrison est contre ces reconstitutions machistes, elle espère tout de même que les enfants prendront un moment pour féliciter Token d’être si spécial. D’ailleurs, lors du show, Mme Garrison fera une confidence entre filles à la principale Victoria en avouant que rien ne lui détrempe la moule autant qu’un noir qui chante.

 

Le but ultime de tout artiste est de faire vibrer son public certes, mais aussi – voire surtout – de connaître la gloire à laquelle son talent ouvre les portes.

La faim de gloire justifie les moyens pour étancher cette soif de reconnaissance qui brûle le cœur de tout humain et encore plus des artistes. Pour arriver jusqu’en haut des marches et du tapis rouge, tout est bon du moment que cela apporte une certaine notoriété qui pourra s’avérer payante dans le temps : plus on se créé d’opportunité en développant sa visibilité, plus son talent sera connu et avec de la persévérance la gloire pourra devenir immense.

Les enfants agents sont prêts à tout pour placer leur cliente Wing. Plutôt que d’attendre longtemps dans la queue (alors qu’ils doivent être à l’école lundi), la chance leur sourie au petit bonheur. Un producteur s’entend dire au téléphone qu’un invité ne peut venir alors que l’émission est enregistrée le lendemain. Kyle ayant entendu que cette personne cherchait quelqu’un pour son émission, Stan propose quelqu’un qui est prêt à passer à la télé immédiatement. Cartman ne perd pas le nord et demande de suite s’il y a de l’argent à gagner dans cette émission aussi, et il se voit rassurer d’apprendre que le gagnant empoche $1000. Pour Stan c’est parfait : leur cliente le fera ! Kyle se renseigne quand même pour savoir si cette émission est aussi bien qu’American Idol, mais le producteur le rassure, c’est encore mieux. Sauf qu’aucun des enfants ne sait ce qu’est « Le  Compétiteur » ! Le principe de cette nouvelle émission de Sylvester Stallone est simple : deux personnes vont se battre pour la gloire, un va rester, l’autre rentrera chez lui. Dans le coin rouge, en short bleu et blanc, le destructeur de Del Fuego, Mexique, Manuelo Furrrrrrrnanda ! Dans le coin bleu, dans une magnifique robe de soie au motif floral, Wing ! La pauvre déguste, se prenant une sacrée rouste. Ce qu’il ne faut pas faire pour la gloire ! Mais, comme Cartman, on peut au moins accorder à Wing qu’elle encaisse bien les coups avec son menton en acier.

 

Lorsque quelqu’un de talentueux veut lancer sa carrière, il est important de passer par un agent qui connaît bien le milieu et ses pièges.

Pour se rendre visible au milieu de la multitude, il faut se faire remarquer par tous les moyens pour que certaines personnes, influentes découvreuses de talents, sachent déjà de quoi on est capable. Par la suite, le rôle d’un agent est de faire fructifier son investissement en temps en plaçant son client dans tous les starting-blocks qui pourraient être utiles au développement de sa notoriété et donc de ses cachets.

Alors que Token s’est fait alpagué par l’Agence Artistique Super Géniale dirigée par les enfants, il se demande bien pourquoi il aurait besoin d’une agence, à qui en plus il faut céder 10% des gains. La vérité (s’ils mentent), c’est que sans leur protection, des gens risquent de profiter de Token. Stan précise les propos de Cartman : on va faire à Token des offres dans tous les sens, une tempête médiatique va le frapper, et il ne peut pas la gérer tout seul, car personne ne le peut ! Kyle confirme que Eminem, Justin Timberlake, Hootie... ont tous un agent. Token a donc besoin de quelqu’un pour tout contrôler à sa place : le spectacle de Denver n’est qu’une miette, avec l’aide de l’Agence Artistique Super Géniale, il aura toute la tarte ! Vu que tout ceci lui paraît cohérent, Token signe le contrat d’exclusivité artistique. Et effectivement les offres commencent à tomber. Alors qu’il chante pour les 16 finalistes du concours de plus belles femmes du Colorado en tant que gagnant du concours de chant pour enfant du Colorado, Token est remarqué par un couple. Ils le trouvent tellement génial qu’ils pensent à l’engager pour la bar mitzvah de leur fils Tommy. Ayant entendu cela juste devant eux, Stan vérifie qu’ils veulent engager leur poulain, puis Cartman prend le relais : ils représentent Token, ces gens n’ont qu’à les appeler et ils trouveront un arrangement.

 

Antithèse en faveur de la jungle des profiteurs

 

Tout comme le pétrole, certains n’ont pas de talent, mais ils ont des idées, que l’on peut classer tantôt dans la philanthropie artistique tantôt, et le plus souvent, dans l’appât du gain.

Comme dans beaucoup de domaines, certains ont le savoir-faire et d’autres le faire-savoir. Vu que rarement une personne possède ces deux facultés indispensables à la notoriété, car si on est le seul à savoir qu’on fait des trucs géniaux cela ne sert pas à grand chose si ce n’est à se désespérer, une symbiose est obligé de se mettre en place, idéalement pour le bien des deux. Mais comme partout, il y a toujours des travailleurs et des profiteurs du labeur d’autrui. Et quand en plus la filouterie s’en mêle ...

Alors que Stan hallucine sur les 200$ que va se faire Token juste pour chanter, Kyle se demande bien pourquoi eux n’ont jamais d’opportunités comme ça. Cartman connaît la réponse (mais Kyle aussi après son expérience Moop) : ils n’ont aucun talent ! Ils ne seront jamais le côté artistique, mais peuvent toujours essayer le côté qui réfléchit. Pour Stan c’est évident : ils sont trop intelligents pour avoir du talent ! A partir de là, Cartman va avoir une idée géniale : vu que Token va arriver au somment et qu’il va être une immense star, pourquoi ne pourraient-ils pas avoir un peu de cet argent ? L’idée est d’être les agents de Token et de prendre ainsi 10% de tout l’argent qu’il fera ! Stan est emballé, puisque pour lui ils méritent cet argent tout autant que lui ! Pour Cartman, il suffit d’un bureau qui troue le cul, de quelques beaux costumes, et une fontaine dans l’entrée, puisque toutes les meilleures agences ont une fontaine dans leurs entrées. Ensuite, le plus dur sera de faire croire à Token qu’il a besoin d’eux, alors qu’ils vont juste lui taxer de la thune. Quand Token regarde l’affiche publicitaire placardée partout dans la ville, Cartman donne ses ordres : lorsqu’il arrivera au bureau avec Token, il faut que Kenny se cache dans une autre pièce et appelle le téléphone sur son bureau ; Cartman fera semblant de parler à quelqu’un de célèbre et super important et quand Token verra ça, il pensera que c’est une agence sérieuse (sauf que Cartman fera semblant de parler à Abraham Lincoln, mort depuis 200 ans, pensant que Token ne le sait pas, mais il le sait puisqu’il écoute en cours contrairement au gros lard). Excellant dans la feinte du loup, Cartman fait mine de parler au téléphone et de dire à un gros coup qu’il n’est pas intéressé. Il tombe alors « par hasard » sur Token et lui demande comment ça va, s’il est toujours noir. Après cette entre en matière, il va au vif du sujet et annonce à Token qu’il a entendu qu’il faisait quelque chose à Denver le lendemain soir. Il présente alors son Agence Artistique Super Géniale et l’invite à passer au bureau pour convaincre Token d’être représenté par cette agence. Vantant les mérites de son agence, dont la plus belle preuve d’efficacité est sa belle fontaine, Cartman présente un futur potentiel client à son équipe. Stan se réjouit et félicite Token d’avoir bien fait de venir chez eux !

 

Le fond du problème n’est pas tant l’a(r)gent en tant que tel, mais surtout son rapport qualité / prix !

Une association honnête sous-entend que les deux parties soient également bénéficiaires des arrangements passés entre elles. Si l’un des associés tire toute la couverture à lui, on peut considérer qu’il y a abus de confiance, voire de faiblesse dans le cas d’un artiste qui a besoin d’un représentant pour trouver puis négocier des prestations à sa place.

A présent que Token a signé son contrat, les enfants sont une équipe de divertissement dont les rôles sont clairement répartis : Token « n’a qu’à faire » tout le chant, tout le spectacle et tout le divertissement, et ses agents feront le reste. Dès la fin de son spectacle à Denver, ses agents congratulent Token pour ses 200$ et Cartman fait tout de suite les comptes. Alors qu’il calcule laborieusement 10% de 200$, Kyle vient à sa rescousse : comme le dit Stan, leurs 20$ et les 200$ de Token ne sont qu’un début, à présent les offres vont se multiplier ! D’ailleurs le cuisinier de City Wok vient leur rendre visite après avoir vu l’affiche dans la rue. Il cherche en effet un agent pour sa femme, Wing, qui vient juste d’arriver clandestinement de Chine, aidée en cela par la mafia chinoise. Mais les enfants sont désolés, faire décoller sa carrière leur demanderait trop de travail étant donné qu’elle est loin d’être une dancing&singing queen ! C’est ballot, quel dommage sachant qu’elle vient d’être acceptée pour « American Idol » à Los Angeles mais que son mari ne peut pas l’emmener car il doit s’occuper du restaurant. Si comme le pense Cartman tout le travail est déjà fait, et qu’en plus l’émission paye $1000, Kyle et son équipe seraient ravis de signer avec Wing. Cartman confirme et précise les termes du contrat : ils iront à L.A. avec Wing, et tout ce qu’elle aura à faire sera de faire le spectacle, chanter et gagner l’argent ensuite eux feront le reste ! Notamment la faire manger : dans le bus pour L.A., Stan téléphone pour savoir si Wing a besoin de manger ou de quelque chose. Même pas, ils n’ont pas à s’inquiéter pour elle, fleur si délicate qui n’a pas besoin de beaucoup manger. C’est parfait pour ces agents, qui se contenteront de rappeler quand Wing sera passée à la télé. Mais ils feront quand même leur possible pour rentrer au pays une fois la gloire envolée : Stan fera la manche pour que les gens aident quatre pauvres garçons et une chinoise à rentrer au Colorado, Cartman précisant que ce geste d’espoir en aussi déductible des impôts. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’ils rencontrent Stallone, qui veut que Wing chante au mariage de son fils, prestation qu’il paiera 4000$. Même si, Cartman le premier, ils ne voient que les 400$ pour eux, il n’empêche que ça troue le cul et que les enfants ont réussi leur mission.

 

Le monde du show-business est comme Dallas, un univers impitoyable où tous les coups, y compris ceux sous la ceinture banane-portefeuille, sont permis !

De par la globalisation et tout simplement le besoin vital de divertissement, la découverte de nouveaux talents est devenue une industrie juteuse. Mais lorsque l’offre dépasse amplement la demande, un goulot d’étranglement se crée et la concurrence compétitionnelle se fait de plus en plus forte. La loi de la jungle reprend alors ses droits : que le plus fort gagne et que les autres marchent ou crèvent !

A peine le concert de Denver terminé, une personne vient féliciter Token pour sa superbe performance. Il se présente comme étant Don Eisman, Creative Art Agency, Los Angeles. Comme il pense que Token est prometteur, il lui propose de signer avec CAA. Stan intervient et rappelle que Token a déjà des agents ! Mais Eisman sort sa botte  secrète : il a quelques spectacles à L.A. Auxquels il aimerait que Token participe. S’il monte dans sa limousine, ils pourront en discuter en chemin. Cartman ne peut laisser filer la poule aux œufs d’or mais Token se justifie car c’est une énorme opportunité pour lui. Cartman tente bien le coup de la fontaine, mais CAA a une fontaine à deux étages et les enfants ne peuvent donc lutter. Pour Stan tout ceci est trop injuste, mais Eisman lui réplique que les affaires sont les affaires, c’est le show-business et la jungle. Kyle se désole de tout ce temps passé à aider Token, tout ça pour ça. Cela aura au moins le mérite de prouver à Cartman que travailler dur ne paie pas : à partir de ce moment, il sera un clodo accro à la drogue ! Après avoir remis le pied à l’étrier avec leur contrat avec Wing, Stan la cherche de partout : il faut la retrouver vite, car si cette grosse agence artistique CAA sait qu’elle a du travail, ils vont encore essayer de la leur piquer ! Malheureusement le mal est déjà fait : Wing a bel et bien disparue. Kyle fulmine qu’on leur ait encore fait le coup : cette saloperie d’agence leur a encore volé un client ! Sauf que cette fois les jeux ne sont pas faits : Cartman a trouvé leur carte de visite, ils vont y aller et récupérer leur cliente ! Arrivés à l’adresse, les bureaux sont plutôt impressionnants, ce qui est facile pour Cartman vu que l’agence vole les clients des autres ! Alors que Cartman hallucine grave devant leur fontaine incroyable, Kyle s’énerve : ces trous du cul leur ont volé leur cliente ! Que font-ils de cette putain d’éthique dans les affaires ? Ils croient que le marché du divertissement leur appartient  mais c’est faux ! Il exige qu’ils leur rendent Wing, tout de suite !!! Sauf que la mafia n’est pas du genre à se laisser donner des ordres, encore moins par quatre gamins. Devant le déluge de feu et les tirs nourris, Kyle propose finalement d’abandonner, mais pour Stan c’est hors de question car si jamais ils laissent la CAA leur piquer tous leurs clients, leur agence ne réussira jamais ! Kenny meurt, mais Kyle lui jure qu’il n’est pas mort pour rien : Wing va de nouveau être une cliente et ils vont faire un paquet de pognon !

 

Synthèse

 

Il plane un doux parfum de rêverie autour du métier d’artiste, mais non seulement ce n’est pas donné à tout le monde, mais en plus c’est loin d’être aussi glamour qu’il n’y paraît.

Il n’y a pas de métier facile ou parfait, et ceux qui font le plus rêver sont souvent les plus compliqués à pénétrer puis gérer au quotidien ! Comme le disait Andy Warhol, tout le monde veut tellement son quart d’heure de célébrité que beaucoup sont prêts à tout y sacrifier, en premier lieu leur patience. Car être artiste c’est courir à droite et à gauche les castings, les plateaux ou les studios d’enregistrement, attendre pendant des heures pour avoir l’occasion de montrer ses talents et donner de la voix ! Le tout pour de maigres résultats sauf si un jour le prince signant se penche sur vous !

Les enfants en tombent des nues en voyant la file d’attente interminable pour le casting d’American Idol. Passant devant tout le monde, ils se font rappeler à l’ordre, mais Stan se justifie en disant que leur cliente doit passer une audition pour cette émission. Certes, mais les autres aussi ! Et d’ailleurs ça fait 70 jours d’attente pour l’une des personnes de la queue. Stan ne veut rien entendre ni attendre et il va voir directement la dame à la porte, mais se fait rembarrer vite fait au motif qu’il doit faire la queue comme tout le monde. Stan tente le tout pour le tout vu qu’il pense qu’il s’agit d’une erreur : ils sont ici avec Wing, LA Wing ! Cartman vient à son aide en arguant qu’ils sont une agence artistique très influente et que si ses producteurs savaient qu’elle renvoyait des gens aussi importants qu’eux faire la queue ... justement, son portable sonne et il a au bout du fil le Colonel Sanders (icône des fast food KFC, ou Georges Washington en VF). Il lui dit qu’une grognasse d’American Idol ne connaît pas Wing, mais Kyle décide de laisser tomber. Pour Cartman, le Colonel Sanders devrait arrêter de lui donner du poulet (ou bien il confirme avec son ami Georges que c’est qu’une pétasse). Pour Token c’est encore pire, la désillusion est de taille quand on sait qu’il se retrouve à faire le service lors du mariage du fils Stallone. Les enfants hallucinent de le voir là, mais en fait son agence n’a rien fait pour lui du coup il essaye de travailler pour se payer son billet de retour. Cartman ne laisse pas passer une si belle occasion et enfonce le clou du spectacle en lui demandant de ramener du pain et de l’huile d’olive, en se magnant !

 

Tout comme dans le milieu de l’entreprise, on a tendance à considérer le capital humain comme une ressource humaine, et les artistes avec leur contrat de licence sont encore plus considérés comme une marchandise, ou plutôt comme un centre de profit !

L’esclavage a régné durant des milliers d’années et n’est, officiellement, aboli que depuis une centaine d’années. Toutefois, il n’est pas faux d’envisager les artistes (comme les sportifs de haut niveau) comme une valeur marchande sur lesquels on investit un peu pour avoir de gros retour en rentabilité. Un artiste se doit de faire ce qu’on lui demande, d’aller là où on lui dit d’aller, le tout après avoir cédé ses droits sur ses œuvres à une grosse compagnie qui le rétribue en lui jetant quelques miettes du bénéfice engendré !

Alors que tout semble aller bien pour le cuisinier de City Wok et sa famille, voilà que débarque la mafia chinoise. Elle qui a fait rentrer clandestinement Wing aux USA, le cuisinier devait leur payer $10 000 pour ce service, or ils n’ont toujours pas été payé. Liu Kim se justifie en disant qu’il y travaille, et même que Wing a engagé un agent et qu’elle va faire beaucoup d’argent. Mais pour la mafia c’est trop tard : Wing est maintenant leur propriété ! Ils vont l’emmener à Los Angeles, où elle travaillera dans un salon de message, jusqu’à ce qu’elle ait remboursé la dette. Liu Kim essaye bien de gagner du temps, de mettre la mafia sur une fausse piste en Alabama, mais on ne la fait pas à la mafia. Elle se rend vite compte que Liu Kim ment et le retourne avant de s’en prendre à son riz crottes de nez, à sa salade pignons de pine, mais il craque quand ils s’attaquent aux Couilles sautées ! Ayant lâché le morceau, la mafia met la main sur Wing car on n’échappe pas à cette organisation. Stan a beau crier qu’elle est LEUR cliente, rien n’y fait : quand on fait affaire avec la mafia, on met en jeu sa vie en tant que propriété inaliénable ! Au siège de la mafia, le chef justifie que Wing a un contrat avec lui et que donc elle lui appartient. La mafia aide des citoyens chinois à s’infiltrer aux USA, mais quand ils arrivent, ils deviennent leurs esclaves : c’est un trafic très ancien, mais personne n’a assez de tripes pour les arrêter ! Mais Kyle s’insurge car ils avaient un contrat avec elle avant, donc elle leur appartient ! Sans parler de contrat, pour la mafia sa vie leur appartient, mais pour Kyle sa vie appartient à son agence !!! Heureusement Stan fait entendre la voix de la raison : tout le monde doit se rendre compte de ce qu’ils sont en train de faire ! On ne parle pas d’un objet ici, on parle d’un être humain ! Il suffit de voir ce qu’ils sont tous devenus : toute cette violence, cette colère et pour quoi ? Pour contrôler la vie de quelqu’un ...dont chacun essaie juste de profiter. Wing n’appartient ni à l’agence ni à la mafia, et c’est bien malheureux de faire juste un métier où on traite les gens comme des produits ! Le chef de la mafia craque : ils ont passé tellement de temps à profiter des rêves et des espoirs des autres, en oubliant que ce sont des êtres  humains ! Kyle confirme que ce n’est pas un sentiment très gratifiant. Les deux parties tombent d’accord sur le fait qu’ils en ont marre de ce business malhonnête et malsain. C’est un métier pourri, ils arrêtent ! La mafia se repent : il est temps pour elle de trouver un autre moyen de faire de l’argent, et à partir de maintenant tous ses contrats sont nuls et non avenus !

 

Trop peu de gens ont un réel talent, qu’ils savent en plus exploiter à bon escient, pour que celui-ci et les plaisirs qu’il pourrait provoquer chez tous soient sacrifié pour des aspects bassement matériels !

Il est déjà assez dur de travailler ses capacités et de les faire remarquer aux bonnes personnes aux  bons moments, pour que tout ceci soit gâché par des notions de droits et de licences. Un artiste est là pour exprimer son talent et en faire bénéficier le plus grand nombre, qu’on le laisse donc ainsi s’épanouir en émerveillant tout un chacun !

Même si le chef de la mafia a du respect pour les garçons car ils ont réussi à se frayer un chemin jusqu’à lui, s’ils approchent de trop près, il fera sauter la cervelle de Wing. Cartman ne se laisse pas avoir car morte elle ne sert plus à rien à la mafia. Stan renchérit, car comme il fait le même métier que le mafieux, il sait que le chef ne la tuera pas parce qu’elle ne pourrait plus lui rapporter d’argent ! Heureusement que rien ne fut fait : Stallone était désolé que le combat ne se soit pas mieux passé et que Wing ait perdu, mais il pense que la chanteuse a beaucoup de talent. Il aime vraiment sa voix, et avec la façon qu’elle a de vocaliser la mélodie, il en avait les larmes aux yeux. Cartman le remercie et s’excuse qu’elle ne soit pas meilleur boxeuse. Mais là n’est pas le propos : Wing chante si bien qu’il la veut pour le mariage de son fils. Le cuisinier de City Wok est ravi que les enfants aient si bien aidé sa femme, ce que confirme le chef mafieux : la voix de Wing est si magnifique, c’aurait été dommage d’avoir empêché le monde de l’entendre chanter ! Stan finit par une belle leçon : il faut laisser le talent aux gens talentueux !!! 

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : les artistes n’appartiennent à personne si ce n’est à leur public et à leur art !

 

Certes un artiste peut avoir besoin d’être épaulé dans sa quête artistique pour développer son talent puis pour le faire fructifier au mieux auprès de sa cible. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de sa propriété de sa carrière ni contre son indépendance créative. Ceux qui ont du talent savent comment le mettre en œuvre, même s’ils peuvent avoir besoin d’une aide, complémentaire, pour assurer la meilleure stratégie de pénétration des marchés.

 

On peut toujours avoir besoin d’un coup de main pour entrer dans un réseau et se faire connaître, mais le talent appartient à l’artiste et c’est à lui de savoir comment et avec qui il peut faire en sorte d’en faire profiter un large public.

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Capitalisme
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