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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 08:34

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

Thème : 4) Justice et Question Sociale : vieux dilemme de la répartition des richesses

 

 

Fiche de visionnage n°19 :

Épisode 9 (saison 1, épisode 9) – Le petit Ethernopien

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les riches sont-ils insensibles envers les pauvres ???

 

 

*  Les pros : M. Garrison, Pascal la dalle (ou Marvin la famine), Kyle, Stan, Wendy,

*  Les antis : Cartman, la mairesse.

 

 

*  Thèse : On y pense et on oublie ;

*  Antithèse : On est sensibilisé et on aide ;

*  Synthèse : Quoi qu’on puisse en penser, la solidarité est un problème de société !

 

 

Il était une fois à South Park les enfants qui s’éclatent devant « Terrance et Phillip » spécial Thanksgiving.

 

 

Introduction :

 

 

Avec le développement des sociétés occidentales, la fracture alimentaire et matérielle n’a jamais été aussi criante, non seulement avec les pays pauvres, mais également avec les populations défavorisées des nations riches !

 

Alors que les derniers siècles du IIè millénaire voyaient encore des cas de disettes voire de famines dans les pays en voie d’industrialisation, ceci est pour une large majorité de la population actuelle un passé lointain. Pour autant, malgré la révolution industrielle et le capitalisme moderne, un pourcentage non négligeable de nos concitoyens continue de vivre dans une précarité certaine.

 

Face à ces problèmes de pauvreté, autant proches que lointains, certains estiment que l’on en fait déjà largement assez, là où d’autres tentent d’éveiller nos consciences quelque peu assoupies.

En somme, les riches sont-ils insensibles envers les pauvres ???

 

 

Thèse en faveur de la radinerie organisée

 

Dans notre monde où la corne d’abondance tourne à plein régime, on use et abuse de la surconsommation sans se poser la question de ceux qui sont dans la privation !

Tout en se goinfrant comme des porcs devant la télé, nous regardons d’un œil distrait la misère s’étaler dans le monde. On y pense et puis on oublie, c’est la vie ! Pour ne pas nous couper l’appétit et éviter de trop y penser, nous sommes devenus blasés face aux drames humains que vivent trop de populations de par le monde. Alors qu’il y a encore quelques décennies nous faisions attention à ce qu’il n’y ait pas de gâchis, aujourd’hui la gabegie a envahi nos vies, sans plus trop se soucier de la vie misérabiliste d’autrui.

Alors qu’ils sont en train de regarder « Terrance et Phillip » spécial Thanksgiving, la mère de Cartman demande s’ils veulent encore des chips. Plutôt que de manger correctement à table, ou de grignoter juste un peu, pour Cartman fils la question ne se pose même pas : évidemment qu’ils veulent des chips ! Et pas qu’un peu, puisque chacun d’eux se retrouve avec son paquet perso de Cheesy Poof ! Cartman préfère ne penser qu’à sa gueule et à son bide, d’ailleurs, ça ne lui viendrait même pas à l’idée de donner de la bouffe aux pauvres, qui le font chier ! Wendy peut être interloquée par ce rejet d’aider ceux qui sont dans le besoin, mais pour Cartman c’est plutôt un sujet de moquerie puisqu’il la traite de fille de mère Teresa ! Cartman, bien connu pour son égocentrisme, n’est malheureusement pas le seul à penser ainsi, du moins tout le monde pense d’abord à s’exploser le bide qu’aux ventres creux partout dans le monde. Il en est ainsi du King Jimmy’s Buffet, selon Stan le parfait reflet de l’Amérique, un buffet à volonté où tout le monde se rend le jeudi soir pour se péter la panse avec tout ce qu’on veut pour seulement 6,99$ ! Cartman explique à Pascal la Dalle (autrement appelé Marvin la famine, leur Ethernopien adoptif) ce que sont les hors-d’œuvre : des encas pour manger avant de manger, pour avoir encore plus faim. Mais dès que la bouffe arrive, Cartman vire ces amuse-bouches dans la poubelle, sous le regard médusé de Pascal, pour passer aux choses sérieuses. Non seulement il est insensible à la douleur d’autrui, mais en plus Cartman n’est pas partageur pour un sou, gueulant sur Pascal qui a grave la dalle qu’il ne doit pas toucher à tel plat, étant sa purée à lui ! Stan remet ce gros porc à sa place car c’est l’époque de l’année où on partage, mais Cartman le comprend à sa façon : comme il pense que Pascal ne pourra tout manger de sa part de gratin de carotte, qu’il va caler, puisque ce serait dommage de gâcher, il pousse Pascal à partager avec lui !

 

Dans les états providences, une partie des impôts sert justement à rééquilibrer la fracture sociale, et certains estiment que c’est déjà pas mal !

La solidarité nationale a été mise en place par des gouvernements de droite, plutôt conservateurs, afin que les troubles économico-sociaux ne remettent pas en question la structure de la société. Ainsi, bon nombre estiment qu’ils payent déjà assez pour les infortunés, leur conscience étant d’emblée apaisée par des prélèvements obligatoires qui alimentent tout un système d’aide aux moins favorisés. En conséquence, certains pensent que vu que l’état s’occupe de tout, les citoyens n’ont plus rien à gérer et peuvent dormir le ventre plein et l’esprit tranquille !

Justement, Cartman pense que les impôts sont déjà nettement suffisants, d’autant quand on considère les maisons de pauvre qui ont été construites avec « ses » thunes ! Certes, bon nombre de démunis refusent cette aumône et comme le précise Wendy, préféreraient mourir plutôt que d’y habiter. Chose à ne pas dire à Cartman ! Pour lui, ils devraient mourir, cela réglerait la surpopulation. M. Garrison calme les passions, estimant qu’ils ont assez glosé sur la pauvreté, tels des Dickens, pour la journée.

 

Dans la droite lignée de l’achat de la bonne conscience par l’impôt, les dons financiers sont l’autre effort que l’on consent éventuellement, mais pas plus !

Dans beaucoup de domaines, tant sociaux qu’affectifs, bon nombre de personnes pensent que l’argent est un bon moyen de se racheter une conduite, de se soulager le cœur à peu de frais. Pour autant, l’argent ne fait pas le bonheur (même s’il y contribue) et beaucoup de démunis apprécieraient l’effort humain plutôt que celui du portefeuille ! Si le temps c’est de l’argent, on pourrait consentir à donner de soi autrement que par un simple rapport marchand !

Les enfants sont justement dans l’humain ! Même s’ils sont déçus, Stan le premier, d’avoir eu un Ethéropien livré par erreur à la place de la montre cadeau suite à leur don, ils prennent très vite Pascal la dalle sous leur aile. Kyle croyant que parrainer un enfant veut peut-être dire qu’on est forcé d’en adopter un, ils lui trouvent un nom (Marvin la famine dans certaines versions) et se partagent sa garde. C’est Cartman qui l’a adopté, mais avec la carte de la mère de Stan. Kyle décide alors qu’ils le garderont chacun son tour : il restera une semaine chez Cartman, après chez Stan, puis chez Kyle. Cartman n’empresse évidement de dire qu’il n’ira jamais chez Kenny, Pascal connaît déjà assez la pauvreté chez lui ! Mais contrairement à eux, les adultes sont plus dans le rapport   financier ! La principale Victoria appelle très vite la Croix Rouge, qui passera reprendre Pascal dans la soirée même. Alors que Kyle s’étonne de tout ceci car à Thanksgiving on doit s’occuper des pauvres, la principale recadre qu’il faut effectivement aider, mais pas au point d’élever un de ces enfants : on est censé envoyer de l’argent, c’est tout ! En plus elle leur sort un faux argument, comme quoi Pascal n’a pas grandi dans un endroit normal comme ici (faut le dire vite !). Stan demandant encore une fois pourquoi il ne peut pas rester, la principale ne sait trop comment se justifier ! Surtout quand Kyle lui dit que si eux à huit ne peuvent pas être parents, elle n’a qu’à le prendre. Pour elle, c’est juste impossible : elle a trop de travail ! Et de toute façon, elle envoie déjà ses 5 dollars par mois !!!

 

Antithèse en faveur de la sensibilité à la solidarité

 

Même si bon nombre de citoyens ne font pas grand-chose, on ne peut pas non plus considérer qu’ils ne font rien du tout !

Afin de réveiller les consciences de ceux qui se sont endormis sur leurs lauriers, il existe depuis très longtemps des moments spécifiques où tout un chacun est prié de penser à ceux qui ont moins de chance que soi. Que ces opérations soient menées par des associations à date précise ou dans le cadre d’un passé culturel ou religieux, tout pays possède un jour ou une période où l’on soulage sa conscience et son portefeuille en faisant un geste pour les plus mal lotis.

Aux USA, cela se passe le jour de Thanksgiving (102 colons installèrent leur colonie et fondèrent la ville de Plymouth en décembre 1620. En raison de leur peu de connaissances agricoles et d’un hiver particulièrement rigoureux, la moitié d’entre eux ne survécut pas. Au printemps suivant, un indien Wampanoag du nom de Squanto entra en contact avec les immigrants et, avec sa tribu, leur offrit de la nourriture et leur apprit à pêcher, chasser et cultiver du maïs. Pour célébrer la première récolte, à l’automne suivant, le gouverneur William Bradford décréta trois jours de prière et de fête. Les colons invitèrent le chef Massasoit et 90 indiens à partager leur repas, en guise de remerciement pour sceller une amitié durable et un pacte commercial. Des dindes sauvages et des pigeons furent servis à cette occasion). M. Garrison apprend aux enfants que pour fêter ce jour si particulier, l’opération les « conserves du cœur » est lancée. Il s’agit d’une collecte de conserves pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir de repas de Thanksgiving, comme Kenny et sa famille ! Tous les enfants devront apporter une boîte de conserve, et plus tard la mairesse les distribuera à Kenny et aux autres pauvres de la ville. Wendy a bien compris le message, elle : s’il y a bien un jour de l’année où on doit apporter notre aide à ceux qui meurent de faim, c’est bien Thanksgiving. On se doit d’aider les plus démunis !

 

En plus des opérations habituelles et régulières, la sensibilité des gens est continuellement piquée au vif grâce à la télé et ses spots publicitaires en faveur d’actions caritatives !

Pour se rappeler au bon souvenir de ceux qui ont la chance de ne pas être trop pauvres, la télévision diffuse régulièrement des messages incitant à aider et à donner à ceux qui sont dans le besoin. Cela peut concerner aussi bien des enjeux locaux que des luttes contre la faim à caractère internationales, chacun pouvant ainsi y trouver une cause pour laquelle il veut se mobiliser, d’autant plus que des images chocs sont là pour frapper les esprits et nous obliger à constater le gouffre entre nos richesses et la misère des autres, jouant ainsi sur la corde sensible pour favoriser le don.

Alors que les enfants sont scotchés devant « Terrance et Philip, spécial Thanksgiving », un message du sponsor de l’émission est diffusé. Sally Struthers (héroïne de « La fête à la maison ») rappelle qu’en Afrique des enfants meurent, non pas de maladie ou à cause des guerres (enfin, si, aussi !), mais de faim ! Ces enfants attendent désespérément qu’on les aide et nous seuls pouvons le faire. Idem, alors que cette fois Pascal la dalle est seul devant la télé, également au milieu de « Terrance et Philip, spécial Thanksgiving », le spot martèle que la famine est un ennemi que nous devons tous combattre, et que ces enfants attendent désespérément notre soutien. D’ailleurs Cartman, filmé et présent sur place par erreur confirme : là-bas ça craint ! Nous devons avoir pitié, et le mieux est de téléphoner dès à présent pour adopter un de ces enfants !

 

Au-delà des images de sensibilisation de la télévision, chaque pays se souvient avoir traversé des périodes difficiles, et tout le monde connaît – de près ou de loin – des personnes ayant souffert d’infortune !

Que ce soit à travers des fêtes culturelles ou par le biais de l’enseignement de l’Histoire, bon nombre de pays commémorent des disettes passées afin de se rappeler que l’opulence d’aujourd’hui n’était pas le cas hier. En outre, en parallèle de voir des pauvres s’étaler dans nos rues riches, tout un chacun sait que telle famille est démunie, soit en connaissant plus ou moins personnellement l’un de ses membres, soit simplement en passant devant leur taudis.

La deuxième partie de « Terrance et Phillip, spécial Thanksgiving » rappelle à point nommé les débuts des pèlerins américains : ils ont froid et espèrent bien ne pas crever de faim ; être un pèlerin, ça craint ! Quand Cartman explique le fonctionnement du buffet à volonté à Pascal la dalle, il ajoute qu’ils viennent là tous les jeudis, sauf pour la famille de Kenny pour qui les 6,99 $ du buffet représentent deux ans de salaire, ce qui fait bien marrer tout le monde. Cartman se demande même comment on peut encore être pauvre aujourd’hui, si ce n’est si le père de Pascal est également alcoolo, comme le père de Kenny. Quand les enfants apprennent que Pascal doit retourner chez lui alors qu’il est leur pote, Cartman propose de partir avec lui au pays des pauvres. Kyle l’enjoint à faire gaffe à ce qu’il dit, car lui aussi pourrais être pauvre et affamé un jour. Justement, quand une équipe débarque chez Cartman pour récupérer un enfant africain sous-alimenté, livré par erreur à la place d’une montre, Pascal oriente du doigt les gorilles qui mettent Cartman dans un sac et lui obtient la montre. Arrivé au bled, Cartman espère bien trouver un fast-food dans le coin et demande de l’aide aux locaux qui, ne comprenant rien, se font envoyer se faire foutre. Avec sa délicatesse habituelle, Cartman se plaint de toutes ces mouches à merde à la con, à croire qu’ils ne connaissent pas l’insecticide ! Alors qu’il est au bord de l’évanouissement, qu’il ne veut que manger, ne serait-ce qu’un tout petit hors-d’œuvre, il demande pardon à dieu de s’être moqué des pauvres, d’avoir été insensible. Il ne le refera plus, promis. Il a beau crier pitié, c’est à croire que dieu l’a abandonné ! Mais quand il tombe sur la Croix-Rouge qui se rend compte de la confusion et le rapatrie immédiatement, il oublie tout ce qu’il vient de vivre, gueulant sur les pauvres pour qu’ils lui fassent place, il est Américain après tout ! Alors que Pascal doit aussi retourner chez lui, Stan est déçu qu’il s’en aille, et Kyle encore plus, lui qui l’aimait mieux que Cartman (normal). Au moins Stan aura appris que c’est facile de croire que dans la télé ce n’est pas des vrais gens, et c’est pour ça qu’on ne donne rien. Mais les gens dans la télé, ils sont aussi vrais que nous ! On en voit une dernière preuve, avec des gens bien de chez nous, la famille de Kenny. En ce jour d’action de grâce ils sont pleins de gratitude pour l’incroyable bonté du seigneur, le remerciant pour ce festin de haricots verts. Bien qu’il ait cru bon de leur enlever leur fils, et qu’apparemment il aime les voir souffrir, malgré tout, ils le remercient. Sauf qu’ils n’ont même pas d’ouvre-boîte pour atteindre ce festin scellé !

 

Synthèse

 

Pour que l’on ait envie de donner, encore faut-il que les ambassadeurs de ces opérations soient représentatifs et dignes de confiance !

Face à la sollicitation de toute part dont nous sommes les proies, cela est malheureux à dire, mais la communication joue un rôle important. Surtout, il faut que les porte-paroles de ces campagnes soient crédibles dans leur rôle sensibilisateur. Mais tout ceci ne vaut rien si par la suite on se rend compte que ces personnes ne sont pas honnêtes, notamment avec des cas récents de détournement de fonds.

Alors que Stan demande qui est la grosse vache qui dit qu’en Afrique la nourriture est rarissime, il se moque que pour elle-même elle sait où en trouver de la bouffe, puisqu’elle est même plus grosse que Cartman, c’est pour dire ! Mais le pire est à venir, quand Cartman, sur place, pénètre par une entrée interdite. Alors qu’il crevait la dalle, il tombe sur le stock de caisses de bouffe que Sally Struthers récolte pour l’Afrique, elle qui s’empiffre de gâteau au chocolat pendant que dehors la misère règne ! Non par honnêteté mais simplement parce qu’elle ne voulait rien partager de son gâteau, Cartman hurle alors aux Africains qu’elle taxe toute la bouffe qu’on leur envoie, et Sally se grouille de tout finir !

 

La solidarité, par sa portée altruiste, ne doit pas être prise à la légère, ni comme un jeu ni comme un moyen de se débarrasser de ce que l’on ne veut plus !

Non seulement beaucoup font une b.a. annuelle pour simplement ôter ce fardeau du poids de leur conscience, mais en plus certains sont amenés à considérer cela quasiment comme un « divertissement », où, en échange d’un petit geste qui ne leur coûte pas grand chose, ils reçoivent non seulement un sourire mais également éventuellement une petite compensation pour leur solidarité. Mais le pire réside chez ceux qui profitent de l’occasion pour donner aux pauvres ce qu’ils ne veulent plus, que ce soit de la nourriture quasi périmée ou qui ne convient plus au goût du jour, ou des habits sales ou troués ! Plutôt que de jeter, autant donner aux pauvres : belle mentalité que de se débarrasser de ce qui encombre, en pensant soulager sa conscience à moindre frais !

Alors que la pub explique que pour 5 dollars par mois on peut parrainer un enfant, Cartman trouve ça débile et se demande bien qui ferait un truc pareil ! Mais quand le spot annonce que si on appelle tout de suite on reçoit gratuitement une montre à quartz de chez Taiko, il trouve que ça troue le cul ! Ça tombe bien, Stan a le numéro de carte de crédit de sa mère. Il appelle alors pour adopter un petit Ethéropien. Kyle demande si la montre est waterproof, puis lui et Cartman insistent pour savoir s’ils envoient le cadeau tout de suite ! Oubliant leur geste, puisque c’est la mère de Stan qui paye, ils n’attendent qu’une seule chose, leur montre, que Cartman veut absolument mettre en premier ! Présentant Pascal la dalle à l’école, tout le monde en veut un comme lui, en plus de la montre. Pip est même prêt à mettre 50 dollars pièce par Ethéropien ! A la mairie aussi on rentre dans le domaine du jeu : quand ils auront toutes les boîtes de conserve de l’opération « conserves du cœur », la mairesse souhaite une idée amusante pour les distribuer aux pauvres, quelque chose de festif selon son assistant ! Lors de la phase de collecte, M. Garrison est déçu par l’esprit de Thanksgiving des enfants : ils n’ont rien donné aux « conserves du cœur », et ils auraient pu faire mieux que ne ramener que de la crème de marrons. Ils devraient diversifier un peu, sinon Kenny et sa famille seront marrons pour Thanksgiving (ce qui ne fait rire que M. Garrison) ! Toujours est-il que les boîtes collectées seront placées dans une soufflerie, comme à Las Vegas. Mais au lieu de billets, on met des conserves qui volent dans la machine, et le CSSP (Citoyen Sous le Seuil de Pauvreté) à l’intérieur essaye d’attraper ce qu’il peut pour nourrir sa famille. Kenny entre dans la machine, encouragé par son père pour qu’il en chope plein ! La mairesse lance le jeu et la soufflerie. Résultat après s’être fait secoué dans tous les sens, Kenny rapporte à sa famille une seule boîte de haricots verts !

 

En tant qu’humains, riches qui plus est, nous ne pouvons accepter de telles situations de pauvreté dans un monde où l’abondance n’est que pour certains !

Si ce n’est lors d’événements particulièrement dramatiques et bien relayés par la télé, nous nous endormons trop souvent sur nos lauriers et avons vite tendance à oublier la misère quotidienne qui sévit un peu partout dans le monde ! Les ONG ont beau tirer régulièrement la sonnette d’alarme, nous ne les attendons plus solliciter notre aide pour qu’ils mènent à bien leurs actions, pourtant si cruciales pour bon nombre de gens dans le dénuement le plus total !

Cartman, en Afrique, meurt sérieusement de faim, il faut qu’il mange, ses réserves pharamineuses de graisse ne lui suffisant plus ! Heureusement, il tombe sur la Croix-Rouge et commande un poulet frit et une assiette de purée. Malheureusement, ils n’ont plus rien à manger ! Ils n’ont plus d’argent car ils n’arrivent pas à collecter assez de fonds en Occident. Même si Cartman n’est pas Ethernopien et qu’il demande à être remballé avec le reste de leurs affaires, cela non plus n’est pas possible puisqu’ils n’ont plus assez d’argent. Mais au moins il reçoit sa montre. Le Dr Mephisto, le généticien fou qui habite sur la colline, tente au moins des choses, à sa manière. Lui qui voulait faire des dindes transgéniques pour nourrir les pauvres a « peut-être » commis une terrible erreur puisque tout a mal tourné, et qu’elles se sont évadées. On dirait des dindes normales, mais le mal est en elles, et le pire c’est qu’elles sont vraiment furax. Il faut les arrêter sinon elles détruiront tout ! Finalement, tout est bien qui finit bien puisque les dindes se font exploser façon Braveheart, et Pascal les ramène chez lui pour offrir un énorme gueuleton à ses congénères crèves la dalle !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la solidarité n’est pas un vain mot et il est important de faire ce qu’on peut pour aider ceux qui n’ont pas eu autant de chance que nous !

 

Il est facile de considérer que l’on aide déjà assez par le biais de ses impôts, et ce n’est pas une raison non plus pour se gaver comme des porcs sans penser à ceux qui aimeraient bien avoir ne serait-ce que les miettes des gâteaux que nous ne faisons qu’entamer ! C’est bien beau de se dire qu’on aide déjà une fois par an à l’occasion d’opérations spéciales, mais sortir le chéquier n’est pas réellement une preuve d’engagement ! Tout le monde connaît plus ou moins directement les résultats de la pauvreté, grâce à la télé ou par le biais de son environnement, et l’on ne peut donc ignorer qu’il faut prendre le problème à bras le corps pour trouver de vraies solutions, sur le long terme !

 

Même si certains ambassadeurs caritatifs ne sont pas les mieux placés pour parler, il n’en reste pas moins que le don n’est pas un « jeu » à prendre à la légère. Nous devons tous nous mobiliser pour que la prise de conscience soit planétaire et que les grandes institutions fassent leur devoir afin d’enrailler des phénomènes qui, s’ils sont naturels par certains aspects, n’en sont pas moins inacceptables dans notre monde moderne où certains gâchent ce que d’autres ont besoin pour leur survie au jour le jour !

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Capitalisme
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