Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

T'es qui là ???

Logo du Collectif des 12 Singes


Ce blog sert de brouillon Collectif pour faire avancer le schmilblick grâce à vos commentaires !

Nous publierons ici régulièrement le résultat des pages que nous avons écrites.
Aidez-nous, en nous critiquant, à nous améliorer, et COMMANDEZ NOS LIVRES A PRIX PAS CHERS !


Nous sommes un Collectif d'auteurs-écriveurs qui cherche à véhiculer des informations sérieuses et surprenantes mais sur un ton décalé : vaste programme, mais nous tentons de tailler des shorts comme Coluche avec la gouaille de Desproges

Abonnez-vous à notre Newsletter pour avoir les derniers articles.

 

Collectif des 12 Singes (Al LU-SINON)


Follow Al_LuSinon on Twitter

 

 

Follow this blog
Paperblog

http://www.wikio.fr

Rechercher

10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 08:03

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

Thème : 4) Justice et Question Sociale : vieux dilemme de la répartition des richesses

 

 

Fiche de visionnage n°20 :

Épisode 117 (saison 8, épisode 6) – Les Gluants

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’immigration est-elle une fatalité nuisible ???

 

 

*  Les pros : Les enfants, le beauf conservateur raciste en colère,

*  Les antis : Les parents de Stan (au début), le vieux hippie progressiste libérale un peu gland.

 

 

*  Thèse : Plus il y en a, moins ça va ;

*  Antithèse : C’est un droit, pour eux une nécessité, pour nous une aubaine, qu’ils soient là ;

* Synthèse : Tout le monde doit faire des efforts pour que la cohabitation se passe bien !

 

 

Il était une fois à South Park, sur la Route 285, un être sorti d’un nuage électromagnétique qui se fait écraser sur la voie rapide.

 

 

Introduction :

 

 

L’immigration a toujours existé, libre ou forcée (esclavage), et grâce à elle nos pays ont pu se développer après des événements tragiques (guerres, famines, épidémies) ou pour concurrencer nos voisins ennemis.

 

Si la race humaine sapiens sapiens est la seule actuellement sur la planète, c’est bien parce qu’elle a émigré au gré des besoins de survie ou de la curiosité d’aller voir ailleurs. Cela s’est rarement produit sans heurts, mais finalement les locaux comme les expatriés y trouvaient rapidement leur compte, créant alors un nouvel équilibre jusqu’à ce que les deux populations se métissent et forment une nouvelle culture, multiforme.

 

Certains estiment que l’immigration engendre beaucoup de problèmes, notamment en terme de perte d’emploi pour les locaux, et que cela tourne assez fatalement vers de grandes tensions sociales. Pour d’autres, l’immigration est un droit, d’autant plus quand elle sert nos intérêts, et les immigrés ne le font pas par plaisir mais par besoin vital.

En somme, l’immigration est-elle une fatalité nuisible ???

 

 

Thèse en faveur de l’explosion sociale par l’envahissement

 

Comme pour beaucoup de domaines, mieux vaut pas assez que trop, et un étranger ça va, deux immigrés bonjour les dégâts !

Dans le délicat problème de l’immigration, le point de friction n’est pas tant que des gens viennent trouver leur bonheur ailleurs, c’est-à-dire chez nous, mais tout dépend de leur nombre ! Tout naturellement, lorsque seules quelques personnes émigrent pour tenter leur chance ailleurs, si elles parviennent à se construire une situation meilleure, il est évident que l’info tournera vite au pays. Et cela ne manquera pas d’ouvrir une brèche spatiale où tous les démunis du coin voudront suivre l’exemple des premiers arrivants et eux aussi profiter des bienfaits de leur nouvelle terre d’accueil.

Le journaliste à proximité du portail temporel nous donne des nouvelles car une autre personne vient juste d’arriver. En fait, le travail du premier immigrant chez Wendy’s a porté ses fruits puisque le second arrivant déclare que la famille de ce premier va désormais beaucoup mieux. Du coup, grâce à l’exemple du premier comme quoi il est possible de faire mieux ailleurs, le second espère la même chose pour sa famille.

 

A travail égal salaire égal, sinon c’est de l’exploitation et ce sont les anciens employés qui en payent l’addition !

La différence peut être enrichissante dans le cadre professionnel, ne serait-ce que parce qu’un étranger arrive avec d’autres méthodes de travail et peut donc ouvrir de nouvelles pistes de réflexion grâce à sa culture différente. Malheureusement, justement parce qu’ils viennent de pays moins développés, ces personnes sont prêtes à accepter une paye de misère, sachant que ce sera toujours beaucoup mieux rémunéré que chez eux. Les patrons profitent alors de ces différences de salaire pour augmenter leurs marges bénéficiaires en diminuant leur masse salariale grâce aux bas revenus de leurs nouveaux employés venus d’ailleurs, au grand dam des anciens travailleurs jugés trop chers alors qu’ils sont le juste prix à payer par rapport à leur activité !

Les enfants arrivent pleins de bonne volonté et demandent à Mme Landis si elle désire encore en ce jour leurs services de déblayage de neige. Malheureusement, pour eux, elle a déjà employé quelqu’un d’autre pour le faire. Cartman est furibond : « Quoi ?! Qui ??? ». En fait elle fait travailler un de ces immigrants du futur, qui fait le boulot pour 25 cents ! Pour Kyle, à ce prix-là ça ne vaut plus le coup ! Stan ne se laisse pas décourager et pousse les autres à essayer la maison à côté. Sauf que toutes les maisons sont pelletées par des Gluants. Apparemment, les gens du futur n’ont pas mis longtemps pour trouver du travail. Étant donné qu’ils proposent de travailler pour des salaires défiants toute concurrence, on les embauche dans toute l’Amérique ! C’est le sujet de discussion d’une réunion syndicale à South Park. Un des représentants se plaint que ces gens du futur pointent leur fraise et acceptent de faire le même travail que nous pour presque rien ! Ils leurs volent leur travail !!! Dans le transport routier, les employés n’ont jamais compté leurs heures pour livrer à temps ! Ils ont travaillé 14 ans à la sueur de leur front et sont toujours sur le marché ! Mais depuis que ceux du futur sont là, ils leurs piquent carrément leur boulot ! Un dernier intervenant, travaillant   dans le domaine des fast-foods est indigné que les restaurants virent leurs employés habituels parce que les gars du futur travaillent pour beaucoup moins ! Ils leurs volent leur travail !!! D’ailleurs, même le père de Stan en fait les frais ! Alors que son chef indique à un nouveau où trouver les photocopieuses et les imprimantes, il est surpris de voir le père de Stan au travail ! Celui-ci est étonné, c’est son bureau après tout. Beh justement non, enfin plus : son chef est embêté qu’il n’ait pas eu son message, mais le fait est qu’il a été remplacé. L’entreprise a trouvé un immigrant du futur qui connaît la géologie et qui propose de travailler pour presque rien. Avec les coupes budgétaires et le reste... Bref, son chef lui laisse du temps pour ranger ses affaires, mais le père de Stan hallucine grave : ILS ONT VOLE SON TRAVAIL ! Ce que confirme Stan qui prévenait depuis  longtemps : ils ont volé son travail !!!

 

Lorsque trop de personnes se voient voler leur travail par d’autres qui cassent les prix, les tensions montent et on peut basculer dans le drame !

Tant que le bâtiment va, tout va, chacun en profite et l’arrivée d’autres pour renforcer la croissance est tolérée. Mais si le marché de l’emploi se tend, le naturel communautaire chassé par la prospérité revient au galop ! On a alors vite fait d’accuser l’autre, le pas-pareil, d’être la cause de tous les maux économiques du moment : « déjà qu’il n’y a pas beaucoup de travail, avec tous ceux-là qui sont là, il ne nous reste plus grand chose à nous, les locaux ! » Cette pensée peut dégénérer en conflit ouvert entre communautés, afin de protéger leur dernier pré carré du vivier d’emplois.

C’est bien ce qu’il se passe à South Park, où certains commencent à demander que le portail soit fermé. Lors d’un débat télévisé, pour l’un des participants, un beauf conservateur raciste en colère déclare qu’on ne devrait plus autoriser quiconque à traverser le portail temporel. Il estime que les gens du futur volent tous les emplois qui reviennent aux américains qui vivent dans le présent ! Ils leurs volent leur travail !!! Après s’en être plaint à son sénateur, il reçoit la réponse de ce dernier : « Chers beaufs intolérants en colère, nous compatissons vis-à-vis de vos pertes d’emplois, cependant, nous trouvons que votre solution consistant à tirer sur tous ceux qui longent la frontière temporelle est inhumaine ». Pour beaucoup des sympathisants du beauf conservateur raciste en colère, c’était pourtant une bonne idée, et ils estiment que la réaction du sénateur est ridicule, qu’il ne peut pas faire ça ! Puisque le gouvernement ne les aidera pas, ils doivent prendre leur destin en main et régler le problème tout seul ! Pour eux, la seule manière d’arrêter l’invasion des gens du futur est d’empêcher le futur d’arriver ! En effet, s’il n’y a pas de futur, il n’y aura pas de gens du futur pour revenir dans le passé et leurs voler leur travail ! Un des participants à la réunion syndicale propose alors de renforcer l’effet de serre, de manière à ce que les calottes polaires fondent, et fassent entrer la Terre dans une nouvelle période glaciaire ! Mais cela prendrait bien sûr des millions d’années pour qu’un changement climatique ait lieu (pas si sûr, mais bon !). Un autre a une meilleure idée : ils devraient tous se foutre à poil, faire une énorme partouze et commencer à devenir gays. Et pourquoi pas : s’ils parviennent à faire que tout le monde vire pédé, alors il n’y aura plus d’enfant pour enfanter à leur tour, et les gens du futur n’existeront jamais pour leurs voler leur travail ! Pour Jimbo c’est hors de question, mais on sait très bien que c’est un refoulé, et de toute façon il le faut, sinon ils ne parviendront pas à les arrêter de leurs voler leur travail ! Tout ce monde va alors dans la partie de la ville où les gens du futur se sont installés et ont transformé les lieux en ghetto, et ils commencent à s’enfiler les uns les autres jusqu’à ce que les gens du futur   disparaissent ! A Little Futur, la cité des futuristes, les Gluants hallucinent de voir ça, mais ça semble marcher ! Le beauf conservateur raciste en colère appelle alors tous ceux qui ont foi en l’Amérique à les rejoindre afin de rendre ces connards du futur inexistants ! Plus tard, sur le site de la frontière temporelle, une sorte de protestation de masse éclate : des centaines d’hommes sans emplois à cause des immigrants temporels, se font l’amour en un tas. Ces hommes se sont apparemment sucés et baisés à travers tout l’état depuis plusieurs jours, et se trouvent maintenant sur le site de la frontière temporelle afin d’essayer de capter l’attention de la Nation. Leur porte-parole, le père de Stan explique la démarche : ils sont attaqués, ils se défendent ! Ils procèdent à la seule chose qu’ils puissent faire. Pour eux, si le gouvernement entend laisser entrer n’importe qui dans leur époque, ils doivent prendre leur destin en mains et tenter de convertir tout le monde en gay, de façon à ce qu’il n’y ait pas d’humains dans le futur ! L’Amérique du jour présent doit rester numéro 1 !!!

 

Antithèse en faveur du droit, et de la nécessité, de l’immigration

 

C’est un peu facile de dire que certains volent le pain et le travail d’autrui, sauf que ce qu’ils font personne ne voudrait le faire à leur  place !

Le bâtiment et autres secteurs peu attractifs souffrent régulièrement d’un manque de main-d’œuvre criant, et n’arrivent pas à recruter parmi les locaux. Seule solution pour continuer de construire et de servir des plats chauds : l’appel aux travailleurs immigrés ! Les grands patrons le disent eux-mêmes : pour maintenir l’activité et trouver des gens capables et volontaires afin de faire le « sale boulot », il faut en passer par l’immigration ! C’est bien beau de râler, mais peu nombreux sont ceux qui veulent bien se lever et se casser le cul très tôt pour gagner des clopinettes !

Quand Stan revient de sa réunion syndicale pour protester contre les immigrants du futur qui viennent et essaient de voler le travail des locaux, il tombe nez-à-nez avec une femme du futur. Sa mère lui indique que la machine à laver est au sous-sol et qu’elle va pouvoir préparer le dîner. La nouvelle bonne, Madame Bleurk, fera les tâches ménagères les mardis et jeudis ... le tout pour la modique somme de 10 cents de l’heure. Même si Stan s’inquiète après ce qu’il a entendu à sa réunion, son père le rassure : on ne les engage que pour des petits boulots misérables que personne d’autre ne veut faire. Et d’ailleurs, dans le cas présent, ils ont même engendré un emploi à partir de rien, puisque avant c’était la mère de Stan qui se chargeait de tout, mais vu le bas prix de la bonne, pourquoi se priver de ses services !

 

D’un strict point de vue philosophique, la Terre n’appartient à personne, elle appartient à tout le monde !

C’est une vision passéiste que d’envisager les choses uniquement sous un aspect territorial marqué par des frontières infranchissables. Nos nations modernes ne sont plus liées à des conceptions communautaires géographiques, mais à la notion de partage de valeurs et d’insertion dans un cadre commun ! De fait, toutes les âmes de bonne volonté ont le droit de s’installer où elles veulent et de participer à la vie de la communauté, nationale et multiforme ! C’est même d’ailleurs ce qui fait la richesse de celle-ci, sa diversité, source d’originalité et donc d’innovation, dans de nombreux domaines de la vie sociale !

C’est tout le discours d’un vieux hippie progressiste libéral un peu gland lors du débat télévisé avec le beauf conservateur raciste en colère. Pour lui, il est classique de la part des conservateurs de voir les immigrants comme le problème, mais en fait, le problème, c’est l’Amérique. Ce sont les multinationales assoiffées de profits qui font qu’il y a tant de pauvreté. Et surtout, les ancêtres des Américains sont venus en Amérique en tant qu’immigrants, ainsi, de quel droit expulserions-nous ces gens ? De toute façon, essayer d’arrêter l’immigration n’est qu’intolérance et ignorance. Ces immigrants ont le droit de poursuivre le bonheur !

 

Quand son pays d’origine n’offre plus d’opportunités ni même d’espoir, c’est à ce moment-là que l’on veut gagner sa vie ailleurs, mais que les choses aillent mieux et on a à nouveau envie de rejoindre son vrai chez soi !

Il n’est jamais évident de tout plaquer pour tenter l’aventure d’une nouvelle vie, en terre inconnue – éventuellement même au niveau de la langue –, voire hostile ! Si on le fait c’est qu’on a plus le choix, et que l’instinct de survie et la quête d’une vie meilleure ailleurs prennent le dessus. Abandonner les siens, se couper de ses racines, vivre dans un pays froid où l’on est mal considéré, ne font rêver personne, mais l’attrait de l’argent est plus fort que tout ! Mais une fois le pactole amassé, beaucoup repartent chez eux pour finir leurs vieux jours là où ils sont nés.

Au début de l’épisode, un flash spécial annonce des nouvelles incroyables et absolument ahurissantes : un homme du futur a voyagé dans le temps et se trouve dans une base de l’armée après avoir été heurté par une voiture. Alors que les spéculations sur les raisons de son voyage tablent au départ sur sa venue pour nous apporter un remède contre le cancer, ou pour arranger quelque chose de terrible dans le passé, on apprend que l’homme ayant traversé un millénaire est venu à notre époque ... pour du travail ! En effet, cet homme a d’expliqué que le futur est carrément surpeuplé, qu’il n’y a simplement pas de travail à son époque, et que c’est pour cela qu’il a construit un portail temporel et qu’il est revenu dans l’Amérique du 21ème siècle, pour y trouver un travail ! Ainsi, il pourra placer l’argent gagné sur un compte épargne, à partir duquel les intérêts atteindront une valeur de quelques milliards de dollars en 3045, lesquels, bien sûr, n’équivaudront dans le futur qu’à une valeur de quelques centaines de dollars, mais assez, dit-il, pour nourrir sa famille. Malheureusement pour lui, il se sacrifie pour sa famille, car l’ouverture temporelle suit les règles de Terminator, c’est-à-dire un seul aller et on ne peut pas revenir ! De fait, l’homme du futur est là pour rester ! Stan est d’abord ébahi, puis a les glandes qu’on lui vole son travail ! Son père lui explique qu’il doit comprendre quelque chose : ces gens du futur ont connu la vie dure ! Ils viennent d’un endroit pauvre, sale et surpeuplé. Nous ne pouvons pas concevoir le genre de dépression qu’ils ont connu ! Si bien que pour nous, qui avons la vie agréable et tout ce qu’il nous faut, il ne nous est pas autorisé de les juger ! La prochaine fois que Stan songera à les appeler « Gluants », il ferait mieux de méditer une seconde sur la condition merdique du futur ! Sa mère rappelle qu’ils n’élèvent pas leur fils pour qu’il devienne un tempciste ignorant, un raciste contre les gens du futur ! Stan a bien compris la leçon : c’est incorrect de les appeler « Gluants », parce qu’ils ne sont pas différents de nous. Ce ne sont que des humains qui essaient d’avoir une vie meilleure ! Pour autant, il reconnaît que, même si ça craint que l’époque des immigrants soit si merdique, la triste vérité est que si nous les laissons tous revenir à notre époque, ça va rendre notre époque aussi merdique que la leur ! Pour lui, la solution ne consiste pas à tenter d’empêcher le futur d’arriver, mais à rendre le futur meilleur ! En effet, si nous nous mettons dès maintenant à travailler pour un futur meilleur, alors le futur ne sera pas si pourri, et ces immigrants n’auront pas besoin de revenir à notre époque chercher du travail ! Tout le monde se met alors à commencer à travailler pour des lendemains plus glorieux et qui chantent ! Tous les habitants plantent des arbres, recyclent les déchets, apportent de la nourriture aux Ethernopiens, repeignent une palissade, ramassent les déchets dans la nature, installent des panneaux solaires, dépolluent le sol, construisent des éoliennes, roulent à l’électricité, donnent des cadeaux aux clochards. Le tout en chanson : « Nous devons travailler pour un futur meilleur, nous devons joindre nos mains pour nos lendemains. Franchis le premier pas et tu verras, le futur commence avec toi et moi. Nous pouvons refaire la vie différemment, si nous le voulons pour nos enfants. Recycle cette canette et plante cet arbre, puisque le futur commence avec toi et moi ». Et ça marche ! Le beauf conservateur raciste en colère est ravi de voir les immigrants disparaître, tout comme eux sont heureux de rester à leur époque, plus mieux qu’avant !

 

Synthèse

 

Comme toujours et partout, c’est la quantité qui engendre les difficultés de cohésion sociale car tant que les étrangers sont peu nombreux, on est toujours curieux de connaître leur culture !

Lors des premiers arrivages d’immigrants dans les pays occidentaux, étrangers que nous sommes souvent allés chercher nous-mêmes pour nos besoins de bras, les choses se passaient plutôt bien, nos pays ayant déjà reçu d’autres vagues (italiennes, polonaises, portugaises, etc. ...). Ces gens nous étaient utiles et en plus ils apportaient avec eux d’autres façons de vivre, de manger, de s’amuser, choses que nous avons expérimentées puis adoptées ou non, ce qui a enrichi notre culture.

Au départ, Stan est émerveillé par la nouvelle et a hâte d’aller voir les hommes du futur car il a un paquet de questions à leur poser. Sa mère trouve également ça excitant, et est sûre que beaucoup de gens le font déjà. D’ailleurs, dans son émission débat « Sans tourner autour du pot » dont le sujet du jour est « Les immigrants du futur », Bill O’Reilly nous indique que la plupart des gens sont plus qu’heureux de tendre la main à ces gens qui en ont de toute évidence besoin. Que Stan prononce le slogan « Les Gluants nous volent notre travail ! » à ses parents après avoir été à la réunion syndicale, et ça chauffe ! Son père est outré que son fils puisse prononcer de telles insultes contre ceux qui traversent le temps, et sa mère tient à savoir qui lui a appris à parler comme ça ! Son père ne rigole pas et il punit Stan à venir à son travail avec lui. Il s’assied sur une chaise, son père ne veut plus entendre un seul mot sortir de sa bouche intolérante, et il doit réfléchir à tout ce qu’il a dit et fait !

Dans un monde où l’avoir est plus important que l’être, tout un chacun souhaite avoir un travail lui permettant d’acheter le confort qu’il désire !

Le problème fondamental du marché de l’emploi est la répartition de l’offre et de la demande : tant que l’équilibre est là tout va, que l’offre d’emploi soit supérieure à la demande et tout va pour le mieux, mais que la situation se retourne et voit la demande d’embauche exploser face à l’offre de travail et c’est le drame ! Une partie de la solution réside dans la création de son propre emploi par l’établissement d’une activité en nom propre ou la reprise d’une entreprise, mais là encore la concurrence veille : si le marché est porteur, certains n’hésiteront pas à casser les prix pour se faire leur place sur le dos des autres !

Les enfants sont motivés pour gagner par eux-mêmes leur argent de poche : ils font le tour de la ville pour offrir leurs services de déblayage de neige, pour la modique somme de 8 000 dollars. Mme Landis pourrait effectivement employer des petits pelleteurs de neige, mais       8 000 dollars lui semblent un peu excessifs. Elle propose alors 10 dollars à Cartman le négociateur, mais cette somme ridicule lui brise les couilles. Finalement les enfants obtiennent une rallonge de 5 dollars supplémentaires. Sauf que tout le monde ne bosse pas comme il devrait et certains abusent du travail d’autrui, Cartman en premier bien sûr ! Alors que les autres bossent, lui est accroché à son putain de téléphone depuis que les autres ont commencé. Ce n’est pas tant qu’il fasse une pause, vu qu’il n’a rien foutu pour l’instant, mais Cartman justifie son rôle de négociateur des prix avec les clients qu’il trouve. Qu’il ait obtenu un supplément de 5 dollars en parler de ses couilles n’est pas le propos : s’il veut sa part, Kyle le prévient qu’il va falloir que Cartman déblaye comme les autres ! S’en suit un malheureux accident de pelletage, dont le profiteur de la sueur des autres est la victime. Il faut dire que la vie est dure et qu’il faut se battre pour avancer, comme nous l’enseigne Darryl Weathers, de l’Union des Travailleurs du Bâtiment, lors de la réunion syndicale. Ses collègues et lui ont travaillé longtemps et durement, autant qu’ils ont dû lutter pour gagner de quoi s’élever à un niveau de vie décent grâce à des augmentations de salaire ! Il bosse avec des mecs bien, qui ont des familles à nourrir, et voilà que les Gluants débarquent. Et ça atteint aussi les gosses ! Stan prend la parole lors de la réunion et explique que lui et ses amis commençaient leur propre affaire de déblayage de neige, essayant de devenir responsables en gagnant de l’argent. Et puis les autres Gluants se sont amenés et ils se retrouvent également sans emplois ! Ils leurs ont volé leur travail !!!

 

Qu’il y ait ou non assez de travail pour tous est une chose, en attendant il faut apprendre à vivre ensemble car l’immigration temporaire peut durer !

Pour que l’alchimie prenne avec de nouveaux arrivants, il est important d’apprendre à se connaître et à se comprendre, afin d’éviter le repli communautaire et favoriser le brassage des idées et des populations ! Personne ne dit que c’est facile, entre le respect de la culture locale et l’ouverture à l’autre et à ses spécificités, mais l’enjeu est de taille et tout un chacun doit faire des efforts pour ne pas sombrer dans une société divisée entre les eux et les nous, des deux côtés d’une barrière invisible mais bien existante !

C’est ainsi que le Rectorat a insisté pour que M. Garrison enseigne à la fois le langage présent et la langue du futur. Pour Kyle tout ceci est des conneries, car si les Gluants veulent vivre à notre époque, ils doivent apprendre notre langue ! Heureusement, le vieux hippie progressiste libérale un peu gland vient nuancer tout ceci, arguant que ces immigrants ont le droit de conserver leur culture et d’avoir une éducation ! C’est vrai, qui sommes-nous pour dire que notre langue est meilleure ? D’un côté ils s’adaptent trop bien, notamment quand on voit des Gluants frimer à la façon gangsta avec leur caisse futuriste montée sur ressort – d’autant plus qu’ils balancent de la fumée d’échappement dans la gueule des enfants –, de l’autre ils doivent encore faire beaucoup d’efforts ! Dans un fast-food, Stan demande à ce qu’on lui parle en langue du présent. Il commande alors un double cheeseburger et des frites, mais même après avoir répété plusieurs fois, le serveur comprend toujours qu’il veut un sandwich poulet. Cartman s’énerve car ce trou du cul ne comprend rien, et justement un chef arrive et engueule son employé, puis prend sa place. Stan recommence, disant qu’il essaie de commander un double cheeseburger ! Mais même le manager comprend de travers et montre un sandwich au poulet. Stan n’en peut plus : « Non, c’est pas un sandwich au poulet ! Je veux un putain de cheeseburger avec des putains de frites, enfoiré de Gluant ! ». Sauf que ses parents viennent juste de rentrer dans le fast-food, il va encore en prendre pour son grade après avoir traité de la sorte de pauvres travailleurs qui font ce qu’ils peuvent !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : L’immigration est un sujet délicat, mais alors que l’on en aura toujours besoin, si on veut la limiter il faut aider les pays d’origine à se développer !

 

Même s’il est politiquement incorrect de dire que plus il y a d’étrangers, plus il y en aura et qu’ils déstabilisent le marché de l’emploi avec leurs bas salaires, il faut admettre qu’il y a une part de vérité là-dedans, et il suffit malheureusement de voir certains situations tendues pour comprendre l’ampleur du malaise, de part et d’autres ! Pour autant, non seulement ils ont le droit d’être là et heureusement, d’autant plus s’ils font les tâches ingrates que personne ne veut plus faire, mais en outre ils viennent chez nous non pas par plaisir, mais par nécessite vitale, sinon ils seraient bien mieux chez eux, avec leurs proches et respectés dans leur culture !

 

Auparavant, nous ne cherchions qu’à développer nos pays riches, ou à les reconstruire suite à nos guerres, en important de la main-d’œuvre comme n’importe quelle marchandise. Aujourd’hui, globalisation oblige, nous devons participer au développement des pays émergents et du tiers-monde en cessant de piller leurs ressources humaines et en les accompagnant. Les pays du Nord ne peuvent héberger toute la misère du monde, au risque d’une implosion sociale continentale, et les pays du Sud ne demandent pas mieux que de devenir attractifs à leur tour. Tous ensemble nous pouvons réussir à bâtir une prospérité mondiale où tout le monde y trouvera son compte, sans avoir besoin de risquer la mort et de vivre caché pour survivre tant bien que mal loin de chez soi !

Partager cet article

Repost 0
Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Capitalisme
commenter cet article

commentaires