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Collectif des 12 Singes (Al LU-SINON)


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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:34
  • Maintenant que tu as trente ans, quel cap as-tu atteint Giacomo ?
  • Faudel : « Je préfère qu’on m’appelle à nouveau Faudel, Giacomo n’a survécu qu’un temps après son viol, consenti au départ, par les deux amazones ! Quand on s’est fait violer au "pieu" par une pieuse, c’est dur de faire semblant qu’on a joui : je me suis senti sali par celles qui faisaient quelque part comme moi ! Je suis reparti la queue de travers entre les jambes et c’est à partir de là que Giacomo est allé à vau-l’eau, qu’il a dérivé emporté par un torrent d’eau sans rien pouvoir contrôler : on est tous les deux partis en couilles !!! Du coup, aujourd’hui je ne me reconnais pas dans la suite qu’a donnée Giacomo à cette triste affaire où j’ai été utilisé comme un objet sexuel, ce que je faisais aussi avant mais justement ! Au fur et à (dé)mesure des exploits nocturnes de Giacomo, souvent débridés et à partenaires multiples, et de sa tête des grosses nuits le lendemain matin, il est tombé le nez dans la c (cocaïne) afin d’assurer chimiquement ses performances tant sexuelles que professionnelles ! Il y arrivait plutôt bien, au détriment toutefois de sa santé : il a perdu de nombreux kilos par l’activité physique du sport en chambre et l’effet coupe-faim de la c (de toute façon, tel un anorexique mental, il considérait que manger est une perte de temps – sauf à manger des blancs d’œufs cuits pour assurer ses performances éjaculatrices – quand on a si mieux à faire que dormir, ou alors au moins sous forme de sieste câline/coquine). Devenu arrogant et hautain du fait de la c et de ses prouesses qui l’ont fait se prendre pour le roi du monde et plus particulièrement de la sarce (il criait sur tous les toits, à qui voulait bien l’entendre, que le point G est nommé ainsi du fait de son initiale Giacomo), il n’a pas tardé à se faire licencier pour retards fréquents (panne de réveil) et énormes poches sous les yeux en rendez-vous clientèle. Écœuré par la société qui ne reconnaissait plus ses qualités (mais qui étaient tellement avilies par ses excès de c qu’il s’agit plutôt d’un lointain souvenir), viré comme un malpropre et manipulé à outrance par la voie qui s’ouvrait à lui, Giacomo est tombé dans le sadomasochisme (où, par son passé de dominateur sexuel, il aimait à se faire dominer par une femme en matière d’obéissance sans connotation sexuelle directe). En tant que Faudel j’avais des conditions de vie/nuit d’épouvante car éprouvantes ! Ne sachant plus à quel sein me raccrocher, Giacomo a tout tenté pour retrouver la "bonne" manière de prendre son pied : il a bien sûr commencé par la podophilie (le fétichisme du pied), puis il a penché tantôt pour l’acomoclitisme (attirance sexuelle pour les pubis rasés) tantôt pour la trichophilie (intérêt pour les poils et les cheveux), il a ensuite suivi des maïeusophiles attirés par les femmes enceintes puis des acrotomophilies excités par l’idée d’avoir des relations sexuelles avec une personne amputée, avant d’échouer dans la klysmaphilie (attirance sexuelle pour les lavements) sans être de marbre devant les pygmalionistes et les statues ! Étant devenu un extrémiste/terroriste du sexe, il a littéralement dérivé jusqu’à la zoophilie et même la scatologie. Bref, je reconnais que Giacomo est parti en couille, me remémorant mes gloires MMS d’antan qui elles aussi se sont salement étiolées [1] ! Du Matin-Midi-Soir, je suis passé au Mardi-Mercredi-Samedi puis ça s’est asséché en Mars-Mai-Septembre ! Aujourd’hui, il n’en reste que Mes Meilleurs Souvenirs car depuis quelques (trop longs) temps je fais chou blanc au con rose ou cul brun : si je continue, un peu, le jeu de quilles, mes parties se finissent sans marquer de point ! Je suis au plus bas : je ne suis pas impatient mais insatisfait permanent, ce qui a fait que j’ai tout perdu, ma flamme, mon job et mon zob !!! Je croyais même avoir chopé une saloperie, mais en fait ce n’était "que" un purpurapsychogène (une manifestation psychosomatique où le corps manifeste les maux de l’esprit, des souffrances physiques pour extérioriser ce que le cerveau est incapable d’exprimer) qui faisait affleurer à la surface de mon épiderme ma culpabilité profonde. Ici le lifting ne pouvait rien contre l’esprit ! C’est pour ça que, tombé en déchet-ance, j’essaye tout de même à présent de ne pas nuire à la dignité d’autrui et de Respecter l’Autre : comme quoi il y a que les imbéciles qui changent pas d’avis, aujourd’hui je déteste ceux qui font directement, ou pas, du mal aux autres pour leur bon plaisir car ils sont trop fragiles pour être seuls, ceux qui embarquent les autres dans leurs délires de persécution ou autre ! Pour autant, même si j’ai que trente ans, je ne veux plus rien car je regrette tout(es) ; je n’ai pas peur de devenir rien, je le suis déjà !!! Comme le disait Oscar Wilde : « Il y a deux tragédies dans la vie : l’une est de ne pas satisfaire son désir et l’autre est de le satisfaire » ! Eh oui deux tragédies puisqu’il faut des désirs pour vivre, et les désirs non satisfaits se nomment frustrations : chercher le plaisir c’est trouver en permanence mais ne jamais se satisfaire de ce que l’on trouve !!! Donc on se mord la queue au final, c’est bien pour ça qu’aujourd’hui je suis un émasculé du cœur. Désabusé par le sexe mécanique (alimenté par la c pour tenir le choc), j’ai découvert à mes dépens que sexe sans sentiment n’est que ruine de l’homme ! J’ai été tellement concupiscent, autant des sens (voluptueux) que de l’esprit (ambitieux) et de ce qui tient des deux (la cupidité, parce qu’elle a pour objet les moyens de les satisfaire), que j’ai dépensé toute mon énergie vitale ! Alors qu’aujourd’hui j’ai évolué – enfin ! tu me diras – et que je serais plus enclin à me faire embringuer [2] ! Mais j’ai trop fait la bringue [3] en me mettant en bringue [4] avec des bringues [5] ! C’est là que j’ai compris que j’étais vraiment un baltringue [6] de la tringle [7], emporté par la fougue [8] qui me traînait et m’entraînait donc vers les bas-fonds !Me prenant pour un dieu en chair et en bosse, j’avais poussé au "crime" (alors que je pensais pousser "aux cimes"), jusqu’à ce que la "glorieuse" incertitude du sport en chambre se rappelle à moi !!! La bite tousse (l’habitus étant une manière d’être, une disposition d’esprit) : elle toussote mais ne crachote plus, c’était "mieux avant" ! Me rappelant de mes débuts hasardeux et de la débandade qui s’en suivie, arrivé à la conclusion que trop de X tue le X (si certains estiment que c’est l’exception qui confirme la règle, il faut bien se dire que les nymphomanes sont rarement heureuses, ou -x pour les satyres, de leur sort), j’ai opté par défaut pour dormir sur la béquille ! Il ne me restait que mon "honneur" (perdu) pour pleurer, me remémorant le temps de ma grandeur à l’heure de ma décadence : plus le désert est grand, plus c’est période de vache maigre pour un assoiffé comme moi !!! »
  • Et c’est là que le hasard a bien fait les choses !
  • F : « Oui, in extremis mais il est venu à point nommé ! Sur l’écran gris de mes nuits blanches et idées noires, même si je ne faisais pas de cauchemar car j’en avais été un, je ne voyais que du blizzard : j’étais perdu et horrifié dans le monde où mes pulsions et moi-même nous nous étions enfermés ! S’il m’arrivait de me dire que je n’étais pas seul mais avec qui je voulais, que j’étais libre, je réalisais vite que ce n’était que parce que plus personne ne voulait de moi !!! Sachant pertinemment que sans mon beau body je serai nobody et n’ayant "confiance" qu’en moi (ce qui est trop pour un seul homme), ressassant sans cesse que la vie n’est qu’une pause entre deux morts (les nombreuses petites morts orgasmiques et la grande Mort, les unes ne durant pas, l’autre étant éternelle), je voulais finir de souffrir ! Et paradoxalement c’est là où j’ai appris à voler, quand je voulais sauter parce que je n’avais plus d’elles !!! Tombé bien bas, mais ma réputation d’avant m’assurant une certaine renommée, j’ai rencontré au bord du gouffre un jeune homme fan de mes sexploits qui n’étaient qu’un souvenir pour moi ! Alors qu’il me déshabillait du regard, je lui fis remarquer que j’avais remarqué qu’il m’avait remarqué ! M’ayant déjà vu à l’œuvre en clubs libertins et boîtes de strip-tease à l’époque de la superbe que je n’avais pas encore perdu, il tenait à se faire initier par le grand maître-queue que j’avais été alors que je n’étais plus que l’ombre de moi-même ! Il connaissait mon pedigree, pas pâle, qui a du chien, et voulait absolument que je le fasse rêver !!! Je n’étais pas des plus chauds au départ, toujours angoissé à l’idée de tout faire foirer ! Mais il était le seul à me voir comme avant alors que tout le monde me regardait de haut car j’étais tombé bien bas, et sa copine était la seule femme qui accepterait de coucher avec moi sans avoir bu (elle était d’ailleurs enchantée à l’idée d’avoir le cul entre deux bites/bâtons de béton) ! Le triolisme étant de la tendresse conjuguée au pluriel, je fus en fin de compte séduit à l’idée de se tripoter l’andouillette grassouillette à trois !!! Cela me rappellerait le "bon vieux temps" où on disait « Jamais deux sans toi : notre binôme par devant, toi derrière et à trois on tourne ! ». Moi qui adorais "pervertir" les gens et qui cherchais depuis moult temps à remplacer le besoin par l’envie, j’étais finalement ravi de cette rencontre du troisième slip (d’ailleurs, on m’appelait « l’homme qui tombe à pic, en slip ») et plus que partant pour prendre le large à voile et à vapeur : pourquoi mettre à deux mains dans le même panier ce qu’on peut faire avec une pendant que l’autre s’attèle à une autre tâche, avec le choix du genre en plus ??? »
  • Pas mal comme retour à la "normale" ! Raconte-nous alors comment ça s’est passé ?
  • F : « Arrivé chez eux, j’étais un peu anxieux à l’idée de savoir si la machinerie marcherait ou s’emballerait ! Heureusement, la femme était entreprenante et compatissante, me disant d’entrée de jeu « Triste Sir, viens que je te tienne puis t’allume la chandelle ! » pendant que son homme s’occupait d’elle. Puis on a fait tourner le manège à trois ! Après que chacun se soit occupé de la miss, nous l’avons prise à deux de part en part en double pénétration, position jouissive à tous les étages et ce pour tous (frottement aux couilles à couilles de la verge de l’autre sur son propre pénis en plus du rétrécissement naturel tant du rectum que du vagin en raison de deux molosses introduits) ! Au moment d’intervertir les rôles, dans un mélange des deux genres, corps à cœur et à cris, je me suis rendu compte que l’homme était possiblement inverti [9] ! Le verrou et la porte n’étant pas bien fermés, je me suis alors introduit comme par effraction dans son fion : je lui ai ainsi fait tâter de ma trique pendant que je tétais sa matraque ! Il n’avait pas de vraie tendance homosexuelle à la base, mais tant qu’à faire, autant essayer – histoire de savoir – avec quelqu’un qui gère comme moi ! Si entre la tige masculine et la rose féminine j’étais à fleur de pot, toujours est-il que j’aimais être à trois – possibilités –, à l’étroit dans le détroit où ma bosse fore ! Mais à comparer qui était le plus mieux et le moins bien, je reconnais que je me suis vite détourné d’elle pour me tourner vers lui : j’ai retrouvé les émois de ma jeunesse en pénétrant ce beau jeune homme, y prenant même plus de plaisir qu’avec sa copine très charmante ! Les choses étaient claires comme de l’eau de roche : j’étais plus homo que lui bi (même si je préférais être passif à me faire enculer, ce qui tombait bien car lui préférait être actif en entubant), ce qui ne nous a pas empêchés de nous aimer toute la nuit et bien plus encore ! Moi qui avais besoin d’attention, ils m’en ont donné de la tension : j’en étais survolté, proche de disjoncter et de péter un fusible ! Au moins j’étais rassuré sur le fait que même à demi-mort ça bougeait et ça frétillait encore, et ce n’était que le début du recommencement !!!

[1] Perdre son caractère, ses ressources morales.

[2] Se mettre en couple, s’engager.

[3] Toast, brinde, santé portée avec obligation de boire : fête, bombance, débauche.

[4] En morceaux, en désordre, en piteux état.

[5] Bringue de femme, « créature », à rapprocher de brin de femme : fille du peuple dont la conduite est mauvaise, « fille peu sage, évaporée, coureuse » sachant qu’une bringue est aussi un cheval mal bâti.

[6] Personne qui ne s’avère pas capable d’accomplir certaines tâches, incompétent, incapable ; dans le monde du cirque, personne en charge du montage et démontage du chapiteau.

[7] Baguette plate utilisée en menuiserie pour faire des moulures ou pour remplir des vides.

[8] Ardeur naturelle et mouvements impétueux qui animent une personne passionnée, un animal jeune et indompté.

[9] Renversé symétriquement : personne qui est attirée par une personne de son sexe.

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