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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:31

Organisateur de la Zone d'Autonomie Littéraire (cf. Les 12 Singes partenaires de la Zone d'Autonomie Littéraire (ZAL) à Montpellier), la revue littéraire gratuite et sans pub Squeeze nous a demandé un texte dans le cadre de sa prochaine revue dont le thème est "Drogue(s) et usage[r](s) de drogue(s)".

 

Pour information, vous trouverez ici d'autres textes sur ce sujet :

*** Les drogues, c’est mal ? Pourtant, à consommer avec modération, ça n’a pas l’air, sinon pourquoi tant de gens en prennent ???

*** Un alcoolique est-il un malade comme un autre ???

*** La prévention justifie-t-elle la dramatisation et le mensonge ???

 

 

 

DROGUE(S) ET USAGE[R](S) DE DROGUE(S)

 

Scandale !

Se rapprochant du billet d’humeur, cette rubrique se consacre à la polémique. L’auteur y développe une argumentation mordante et implacable à l’encontre d'une cible désignée. Le ton doit être en rapport, mais littéraire.

 

  not an addiction a lifestyle

 

 

Tel perd en qualité de réflexion, tel file un mauvais "coton"

 

 

  • Jean-Paul : Géraard !!! Faut que je te parle ! Tant que tu passais tes journées à écouter les "Stones qui roulent", passe encore, mais que tu fumes du hackique, non ! Je sais très bien que tu ne cultives pas des orties, il ne faut pas pousser ton papa-"papy" dedans ; tu nous empestes les écuries avec ton herbe mal séchée !!! Tu te dis "artiste", au moins tu aurais été un chômeur honnête ! Au lieu de ça Môsieur fume du hackique avec les biknites. Fais attention Gérard, fais attention … hips, tu es sur une pente à savonnette !!!
  • Gérard : Que voulez-vous père, chaque génération a sa drogue ! Vous Jean-Paul c’est la picole, moi Gérard c’est les pétards, votre père Léon chassait le dragon {prenait de l’opium} alors que mon fils Yannick était attiré par les chimiques et mon petit-fils Kevin boucle la boucle en usant (et abusant malheureusement) de l’alcool lors de binge drinking ! Si je fume du hackique avec votre frère Frédéric le Beatnik, je n’ai absolument pas le même mode de consommation : je ne me crame pas la tête pour fuir en faisant passer le temps !!! J’en reviens à papy Léon qui avait les mêmes habitudes que moi à la maison : si lui fumait de l’opium et buvait de l’absinthe, il savait consommer ces produits avec modération, ne les laissant jamais prendre le pas sur lui ! Si nous sommes des drogués, nous ne sommes pas des toxicomanes car nous connaissons et n’outrepassons pas nos limites !!! Comme disait mon grand gourou chamane à l’époque hippique, « ni la Nature, ni ton corps, ni ton cerveau ne sont une poubelle, respecte-les ! ». Vous et votre frère, enfants des guerres, avez souffert des restrictions et tout, alors quand ça a été fini vous avez fêté l'armistice. Votre grand-frère Frédéric, né en 1918, faisait parti de la génération perdue de l’entre-deux-guerres, déboussolée par la perte de transcendance d’une France bouleversée par les mutations sociales et morales. Survivant des horreurs du front et blasé par la vacuité du pseudo rêve américain importé (tu as posé ton arme, maintenant reprend une vie pépère), il voulait une vie "à la cool" faite de sexe, de musique et de route, bref vivre simplement, à fond. En rencontrant des Beatniks, ces aspirants écrivains, artistes, arnaqueurs et toxicomanes en tout genre, il s’est refugié dans les opiacés … non pas comme pépé et son époque romantique en mode récréatif mais plutôt en abusif (voire autodestructif) avec l’héroïne dans un monde post-apocalyptique et de guerre nucléaire froide ! Quant à vous, c’est bien parce que vous avez été viré comme un malpropre de votre propre société par des actionnaires en crise financière que vous avez atteint le fond de la bouteille !
  • JP : Oui ben les spiritueux sont pas interdits que je sache, alors y doit quand même avoir une raison, hein !
  • G : Ce que j’essaie de vous dire c’est que le problème n’est pas dans le produit (qui peut autant pousser au "crime" envers soi et/ou les autres qu’aux cimes), car comme disait Paracelse {père de la toxicologie, médecin suisse du XVIè siècle} « toutes les choses sont poison, rien n'est sans poison ; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison » ! À travers les cieux, l’espace et le temps, des vaisseaux s’en venaient dans toutes les cultures pour qu’Ulysse soit heureux d’avoir fait un beau voyage : de nombreuses substances, naturelles ou trafiquées, ont été utilisées pour se stimuler ou s’euphoriser, mais toujours dans un cadre et un accompagnement limitant l’envie de se percher la tête !!! Interdire un produit psychoactif est inutile (et dangereux, au risque de le glorifier ou en tout cas de pousser à la tentation), ce qu’il faut c’est éduquer en avertissant sur ses risques physiques/psychiques inhérents et transmettre l’expérience pour montrer comment bien se droguer pour éviter aux novices de se toxer !
  • JP : Bah bien sûr, légaliser les drogues ! Mais ça c’est la porte des perceptions ouverte à toutes les fenêtres du vice !!! 
  • G : De toute façon, les difficultés voire atrocités des drogues (mal prises par n’importe qui, n’importe comment, n’importe quand), comme la peine de mort, ne sont dissuasives que pour les "honnêtes gens" (sachant que vous êtes quelqu’un de bien, qui s’avilie avec des produits éthyliques qui sont une drogue, l’une des pires mais légale) ! Voyant que les drogues durent malgré quarante ans de répression intensive, le Portugal (pays très conservateur au demeurant) a décriminalisé depuis dix ans les stupéfiants en responsabilisant les consommateurs en offrant la possibilité d’être suivis/soignés pour ceux qui avaient remplacé l’envie consentie de se droguer au besoin malsain de se toxer ! Ce qu’il faut bien comprendre c’est que l’addiction aux drogues est la rencontre entre une personne, un contexte et un problème car c’est plus facile de prendre des drogues comme médicament (ce qu’elles ne sont pas) que d’affronter la vie ! Mais les drogues ne permettent pas aux problèmes de partir en fumée !!! Au-delà de l’individu, chaque ère du temps comporte ses difficultés subies et ses envies plus ou moins frustrées ! Ainsi, le mode de consommation et le type de drogue expriment tout l’état d’une société et plus particulièrement de sa jeunesse ! J’en veux pour preuve qu’avant les évènements de mai 68 j’étais un yé-yé plein d’idées hautes qui s’amusait avec le cannabis, mais ce n’est qu’après la "fin de la récréation" que toute une partie de la jeunesse déçue de ses rêves déchus s’est hippisée et a cherché les paradis artificiels en défonçant les portes de la perception à coup d’acide, tombant trop souvent dans les enfers psychédéliques !!! De même, mon fils Yannick, enfant des crises pétrolières et financières de fin de millénaire, a cru pouvoir trouver dans les produits chimiques extatiques un moyen de créer du lien dans une société devenue triste et hyperindividualiste ! Leur musique électronique était d’ailleurs révélatrice de ce manque et besoin de lien (sachant que musiques et drogues te portent, puis t’emportent – combinées – vers le huitième ciel), chacun dansant en solitaire mais prenant des drogues pour se sentir en phase avec la communauté des rêveurs d’un monde meilleur ! Quand je vois son fils Kevin qui commence à peine à devenir un ado et qui picole sans autre but que de se mettre le plus vite KO, je suis plus qu’inquiet pour notre jeunesse qui va à vols (planés) hauts [et plus dure sur la (re)chute] ! Et ce n’est pas une question d’âge : à l’heure de la compétition à outrance, on va en droguerie officielle chercher des antidépresseurs comme on va chez son droguiste clandestin prendre du patator ! D’où le constat alarmant : « le troisième millénaire sera chimique ou ne sera pas » ! Pour clore la discussion, la drogue n’est certainement pas une solution, mais c’est la seule que certains ont trouvé avec si peu d’effort (même si ça peut être cher payé) ! En somme, le problème n’est pas les drogues, c’est la vie !!!

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Published by Collectif des 12 Singes - dans Vie du Collectif - Conf' de rédac
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