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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 16:22

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

Thème : 3) La grande distribution c’est nous, petits consommateurs !

 

 

Fiche de visionnage n°16 :

Épisode 120 (saison 8, épisode 9) – Supermarché des ténèbres

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les consommateurs sont-ils esclaves de leurs pulsions d’achat ???

 

 

Les pros : tous les south-parkois,

Les antis : les enfants (moins Cartman).

 

 

Thèse : Qu’on le veuille ou non, Wal-Mart est si pratique et peu cher qu’on en redemande encore et encore,

Antithèse : Nous ne sommes pas que des cons-ommateurs, nous avons le pouvoir de faire et défaire,

Synthèse : Pour avoir les avantages sans les inconvénients, il faut apprendre à répartir ses achats !

 

 

Il était une fois à South Park ses habitants qui devinrent tout fou à la seule idée de savoir qu’un supermarché Wal-Mart allait s’ouvrir chez eux. A l’heure dite, le tocsin sonna et tout le monde stoppa ses activités sur le champ pour se rendre enthousiaste à Metzger Field, là où allait  commencer l’inauguration de ce géant de la consommation à bas prix. A présent, pour bon nombre des citadins, South Park devenait une vraie ville !

 

 

 

Introduction :

 

 

A notre époque, où nous avons délégué notre alimentation et notre équipement matériel à d’autre plutôt que de cultiver et fabriquer ce dont nous avons besoin pour assurer notre autosubsistance et notre confort, nous nous rendons régulièrement dans des lieux propices à satisfaire nos exigences consuméristes.

 

Depuis l’avènement au -Vè millénaire de l’artisanat et du commerce de bouche, l’offre des marchands s’est multipliée en quantité de produits et en nombre de surfaces de vente autant qu’en taille de celles-ci. Alors qu’auparavant la diversité des étales et de l’origine des produits primait, nous sommes rentrés avec la consommation de masse, à la fin de la seconde guerre mondiale, dans une spirale de concentration des propositions consuméristes. Avant, il fallait flâner, discuter des produits, comparer les offres en qualité et en prix, mais au moins nous n’avions que l’embarras du choix. A présent, le modèle capitaliste tend à ne nous proposer qu’une sélection restreinte de produits référencés, concentrée dans de vastes ensembles dépourvus d’âme et dans lesquels le consommateur doit se débrouiller tout seul pour faire les bons achats à partir de produits standardisés et sans caractère affirmé.

 

Avons-nous encore une once de pouvoir pour pouvoir faire évoluer différemment ce qui peut paraître inéluctable, à savoir la fermeture des petits commerces de proximité, la désertification des centres ville, l’homogénéisation par le bas de la diversité de l’offre et des points de vente ?

En somme, sommes-nous encore un tant soit peu libres dans nos choix de consommation ou sommes-nous d’ores et déjà devenus des esclaves de nos propres pulsions d’achat ???

 

 

Thèse en faveur de l’esclavagisme consumériste

 

Dans notre monde hypermatérialiste et de surconsommation, nous nous « devons » de nous équiper d’une multitude d’appareils et de les renouveler régulièrement pour être à la page.

Étant donné que nous sommes dans une culture du beaucoup avoir mais aussi d’être épanouie, il arrive forcément un moment où nous devons faire des choix quant à nos capacités financières d’être satisfait sur ces deux tableaux. Ainsi, si l’on veut avoir le confort matériel et les possibilités immatérielles (loisirs, culture, arts, ...), il est plus facile de partir à la chasse au gaspillage monétaire en cherchant les remises et les bonnes affaires que d’avoir à choisir ce qui est prioritaire et ce qui ne l’est pas et de renoncer à certaines envies. En outre, de manière générale, en complément de la recherche de quantité au détriment de la qualité : pourquoi continuer à payer trop cher ? Autant faire en sorte d’avoir le beurre, l’argent du beurre et de taper dans la motte de la crémière !

Ainsi, lorsque la mère de Stan arrive avec trois excellents steaks qui viennent de la boucherie de South Park, mais qu’il faut se partager, la première réaction du père est de se souvenir qu’ils pouvaient s’offrir six steaks quand ils faisaient les courses au Wal-Mart. Il en va de même pour Cartman qui est prêt à acheter trois exemplaires du même film du moment qu’à l’unité cela lui coûte moins cher (Time Cop en DVD, les trois pour 18 dollars, alors que cette pauvre tâche n’a besoin que d’un exemplaire, mais vu qu’un seul coûte 9$98, il les prend en croyant qu’il va économiser genre 20 dollars – alors que non, seulement un peu moins de 12), pensant ainsi faire une bonne affaire. Le père de Stan est le plus touché par le virus du prix bas. En pleine nuit, alors que Mme Marsh dort du sommeil du juste prix, le père de Stan « rêve » ou cauchemarde des prix exceptionnels de chez Wal-Mart. Une voix d’outre-caisse lui annonce des prix défiants toute concurrence, à profiter tout de suite. Il se lève, aveuglé par le halo de lumière autour du supermarché des ténèbres, foudroyant avec ses remises éclaires de tous les côtés de la ville. Il offre son torse à la fenêtre dans une sensation de jouissance absolue. A minuit passé il « faut » qu’il aille faire un tour au Wal-Mart en vitesse ! Pour lui, s’il y va maintenant, il n’y aura personne dans les rayons, et il aura tous les rabais pour lui tout seul ! Mais arrivé au Wal-Mart, il se rend compte que tout le monde a eu la même idée que lui (les parents de Kyle l’y ont traîné trois heures). Résultat des courses, Stan croit que son père se meurt dans la maison remplie de carton : en réalité, il est seulement très fatigué, ayant fait des courses au Wal-Mart toute la nuit (preuve de ses achats compulsifs, ayant vu juste avant les caisses des petits autocollants super cools à seulement 99 cents les 50, il n’a pas pu résister et sa figure en ressort maculée). Il ira même jusqu’à devenir vendeur au Wal-Mart : en plus des rabais habituels, il a des remises de 10% en bossant là-bas. Certes il est géologue et est donc moins bien payé dans son nouvel emploi, mais tant qu’il fait toutes ses courses au Wal-Mart, il s’en sort très bien. De même, alors que les enfants font tout pour détruire l’hypermarché (il remarque déjà, en courant alors qu’il a une mission bien plus importante, que les duos salières-poivrières sont à 2 dollars alors qu’ils coûtaient trois dollars cinq minutes plus tôt, le Wal-Mart baissant ses prix pour essayer de les stopper), il ordonne aux enfants de ne pas regarder les rabais (notamment des lecteurs mp3, et encore pire des vélos, à 29,99 $), mais il marque l’arrêt (comme un chien devant sa proie) à propos de rabais trop tentant pour lui. Il se sent obliger d’acheter ces tournevis ! Cartman est de la même veine en ne comprenant pas pourquoi les enfants vont chez Jim acheter des cartes de combat alors qu’au Wal-Mart elles coûtent trois dollars de moins. Quand ces potes s’en prendront à l’ « intégrité » de l’hypermarché, une chose sera sûre pour lui, le Wal-Mart c’est trop cool et il ne laissera pas trois connards le priver de ses rabais géniaux : le bonheur est dans le prix !

 

Depuis la chute du Mur et la fin du communisme, le seul modèle « viable » actuellement impose ses vues et fait de nombreux adeptes au plus grand profit de la secte mercantile.

Dans nos sociétés de surabondance d’offre (mais pas trop de demande), où le seul critère qui compte est la consommation des ménages et le taux de croissance, le message totalitaire ultradominant consiste à hurler dans les antennes sur les toits et à afficher sur les murs que le seul vrai bonheur accessible ici-bas se trouve dans l’acte d’achat, cette nouvelle religion opium du Peuple.

Comme le martèle le représentant de Wal-Mart, lors de l’inauguration du magasin (en s’en frottant les mains d’avance) : « maintenant achetez mes amis, achetez ! ». Et force est de constater que le père de Stan est épanouie : « Regardez moi un peu la famille Marsh ! Une télé toute neuve, un nouveau service de table en plastique, et suffisamment de paquets de pâtes pour se nourrir pendant des années ! » (3 palettes devraient faire l’affaire effectivement). Idem lorsque Kyle explose le violon de Cartman (qui en usait et abusait pour marquer le côté pathos du discours décliniste des petits commerçants), celui-ci n’en à rien à foutre car il ira en acheter un autre au Wal-Mart, vu que ça ne coûte que cinq dollars ! Mais il faut bien se rendre compte que les consommateurs ne sont que des cobayes du bon vouloir de Wal-Mart : après que les habitants l’aient brûlé, celui-ci renaît tel le phœnix de ses cendres encore chaudes par les seules ordres du siège central de la société, alors que personne ne veut de Wal-Mart à South Park. Harvey Brown, fondateur de Wal-Mart en 1987 sur la simple idée d’une grande surface où l’on trouve de tout à des prix incroyablement bas en pratiquant la vente par lot, est bien conscient des dérives. A l’époque, il ne savait pas ce qu’il faisait : en tout juste quatre ans, Wal-Mart était hors de contrôle ! Pour lui c’est impossible de l’arrêter car le Wal-Mart sait se défendre ! Beaucoup s’y sont essayés – leaders  syndicaux, activistes écolos, grands cabinets d’avocats – et maintenant ... ils vont tous faire leurs courses au Wal-Mart ! Pour son créateur, il est évident qu’il ne s’arrêtera que lorsqu’il n’y aura plus que des Wal-Mart sur Terre ! (il demande alors pardon au monde et se suicide devant les enfants).

 

Mais que peut-on faire contre cet état de (dé)fait(e) ? Sommes-nous tous devenus des moutons de Panurge suivant bêtement le mouvement ou des adeptes de la secte de Skippy, ce grand gourou avec un dollar pendu autour du coup en guise d’amulette ?

Il est indéniable que les sciences humaines, basées au départ sur une meilleure compréhension des attitudes humaines, ont été détournées de leur vocation première de comprendre pour « améliorer l’espèce » afin de mieux domestiquer le consommateur et canaliser puis diriger ses pulsions (et avec son pouvoir) d’achat. Les professionnels du marketing et de la communication ont ainsi aujourd’hui toutes les clés en main pour nous manipuler « sans que l’on s’en rende compte ».

Cela passe par des petits riens, mais qui bout à bout font un grand tout. Le représentant de Wal-Mart commence en qualifiant le jour d’inauguration d’historique, un jour qui restera dans les mémoires comme celui où la ville est devenue meilleure (rien de moins) ! De même, quand les south-parkois entrent dans son bureau pour clamer qu’ils ne veulent plus du Wal-Mart chez eux, le représentant les accueille avec un « Oh, bonjour acheteurs futés » ! Toutefois, en cachette et se frottant les mains, il ne tarde pas à les traiter d’imbéciles, d’ignorants imbéciles ! Quand Stan demande à son père comment Wal-Mart peut vendre tout ça aussi peu cher, son père ne peut que répondre que c’est de l’économie élémentaire, qu’il n’y comprend rien du tout, mais dieu qu’est-ce qu’il aime ça. Il faut dire en outre que Wal-Mart sait se vendre en écoutant puis en retournant contre eux les arguments de ses clients. Alors que tout le monde s’était entendu pour ne plus mettre les pieds au Wal-Mart pour faire les courses, lorsque Stan casse malencontreusement un verre, son père est tout catastrophé. Il croit que là, ils n’ont plus le choix : la famille doit aller au Wal-Mart ! Où sinon trouver un verre à cette heure-ci (d’ailleurs tout le monde s’y trouve déjà, le père de Kyle – se faisant interroger sur sa présence – arguant pour sa défense que c’est le seul endroit où l’on  trouverait un distributeur de serviettes à 21h30) ? Alors que le père de Stan fustige tout le monde pour ne pas avoir respecté la consigne de ne plus aller au supermarché, M. Garrison lui demande ce que lui fait là, ce en quoi il répond qu’il n’était venu que pour s’assurer que personne n’y faisait ses courses. Poussé par son fils, il admet qu’il devait acheter un verre. Mais un seul verre !!! ... et puis aussi des chips ... et du beurre (sortant sa liste de commission) et un tournevis. Comme le fait remarquer le père de Kyle, personne n’aime le Wal-Mart, mais ils ne peuvent pas s’empêcher d’y venir malgré tout ! Pour le père de Stan, le Wal-Mart a un pouvoir sur eux auquel ils ne peuvent pas résister : pour Jimbo (demi-frère de Randy Marsh), l’établissement a une mystérieuse force démoniaque, alors que pour le père de Stan, celui-ci n’est pas un ennemi mais plutôt un voisin amical. Les consommateurs sont peut-être dupés par la force de propagande de Wal-Mart, mais pas ses employés. Le représentant taquine la bouteille pour oublier qu’il n’est pas content d’être là. Il hait cet endroit, mais on ne le laisse pas partir ! Quand Kyle lui rappelle qu’il dirige le Wal-Mart, il s’empresse de corriger : ce Wal-Mart n’est dirigé par personne ! Il précise ensuite la teneur du piège : d’abord il vous attire avec ses rabais, et sans vous rendre en compte vous devenez employé de Wal-Mart parce qu’il a tout le travail (les petits commerçants ayant plié boutique), et vous êtes assis dans un petit bureau sans espoir d’en sortir ! On sent que la pression est très forte, car lorsque Chef demande pourquoi le directeur ne démissionne pas, celui-ci lui conseille de parler moins fort car Wal-Mart entend tout, et lorsque Kyle l’interroge pour savoir s’il le déteste aussi, le responsable se défausse (parce que le magasin commence à gronder) en disant qu’il n’a jamais dit ça. Pour lui (qui officiellement adore Wal-Mart), avec ses fantastiques remises et tous ces produits, on est forcé de l’aimer, car Wal-Mart a su rendre les courses à la fois abordables et amusantes (il griffonne toutefois vite fait un mot : « pas prudent de parler ici ») et qu’il fait beaucoup pour la communauté ! De même, quand Kyle, au siège de Wal-Mart, vient se plaindre en disant que les south-parkois ne veulent pas de cet hypermarché dans leur ville, la standardiste (après avoir regardé à droite et à gauche) acquiesce en se demandant bien qui en voudrait ? Personne n’aime ce que Wal-Mart fait, mais il continue malgré tout à le faire ! Tant que les gens ne seront pas conscients de tous les tenants et aboutissants du système, ils ne se rebelleront pas !

 

Antithèse en faveur de la reprise en main de leur pouvoir d’achat et de choix par les citoyens consommateurs

 

On peut certes critiquer Wal-Mart (et consorts) pour son emprise hégémonique, mais il faut bien prendre en compte qu’il s’agit d’un choix de société et d’aménagement du territoire.

Si ce genre d’entreprise peut s’installer, c’est bien parce qu’on les y a autorisé. La question de fond qui se pose est de savoir ce que les citoyens (au-delà même des consommateurs) souhaitent pour le développement et, encore plus, l’épanouissement de leur ville. Soit on concentre l’activité de tous les petits magasins dans une superstructure au banc de la bourgade, soit on favorise la vitalité du centre-ville.

Le représentant de Wal-Mart avait prévenu qu’après l’inauguration du magasin, les south-parkois constateront que leur ville allait considérablement changer ! (en s’en frottant les mains d’avance). Malheureusement, comme d’habitude, seuls les enfants se sont rendus compte de ce qui était en train de se passer. Alors que les gamins partent dans la grande rue pour soutenir les commerçants, ils sont interloqués en trouvant le centre ville désert, aussi vide et en ruine que les villages fantômes des westerns. Seul Butters erre dans les rues, jouant au monstre car l’endroit est devenu effrayant. Comme souvent, il faut que ce soit les enfants qui montrent aux parents ce que Wal-Mart fait à leur ville ! Ainsi, tel le petit épicier Jim Farkle, beaucoup de commerçants ont du fermer boutique car ils n’arrivaient pas à lutter avec les prix de Wal-Mart ! Tout le monde va faire ses courses là-bas, et les boutiquiers sont au bord de la faillite (Cartman sort son violon et entonne une musique à faire pleurer les morts) et ont vendu leur boutique en tentant de faire un autre boulot. Pour Kyle, ça craint vraiment, mais (pour ne pas changer) Cartman considère lui que c’est simplement ce qu’on appelle le progrès. Bien sûr, lui ne pense pas aux employés de l’épicerie qui vont perdre leur boulot (il ressort son violon et rejoue son sol pleureur. Kyle, excédé par autant de mépris – même si habituel, on s’y fait jamais vraiment –, explose le violon). Quand les parents réagissent enfin, devant le fait accompli, le père de Stan comprend que si on préfère le charme des petites villes aux grandes surfaces sans âme, il faut accepter de payer un petit peu plus !

 

L’argent est bel et bien le nerf de la guerre commerciale que se livrent les commerçants (petits et grand) mais pas que. Cela fait partie d’un ensemble de choses (telles que la fréquentation des magasins, l’attention portée au matraquage publicitaire, l’intérêt devant les promotions, ...) qui caractérise l’impact de chaque acheteur sur le marché.

Pour pouvoir faire évoluer les choses et être vraiment acteur (à défaut d’être totalement maître) du tissu économique local, il faut bien sûr que chacun prenne la mesure de son pouvoir de consommateur. En effet, chaque système et structure solide est établi sur une base stable qui lui permet de fonctionner et éventuellement de s’élever. Mais si le socle bouge, on se rend vite compte qu’il s’agit d’un colosse aux pieds d’argile.

Ainsi, lorsque le père de Stan va à l’encontre de la décision des south-parkois de ne plus aller faire ses courses au Wal-Mart et qu’il se justifie en disant que ce n’est pas une famille achetant un verre qui fera la différence, il se trompe grandement (la preuve en est que les autres ont pensé pareil et du coup tout le monde est au supermarché comme si rien n’avait été décidé la veille). De même, quand le père de Kyle affirme que si on ne peut pas détruire le Wal-Mart il faut apprendre à vivre avec, c’est d’une faiblesse d’esprit affligeante. Ce en quoi le père de Stan (bien longtemps après que les enfants aient découvert le cœur du Wal-Mart, un miroir) aura enfin la bonne réponse : le symbolisme du miroir signifie tout simplement que le Wal-Mart c’est ... eux, les cons(ommateurs) ! [tout comme l’état c’est les con(tribuable)s, et sans leurs impôts il n’est plus rien].

 

Après avoir pris conscience de son pouvoir, encore faut-il l’exprimer (qui plus est correctement, à bon escient).

Pour protéger les commerces de proximité, il faut se mobiliser, sur le long terme, afin de marquer ses préférences et faire comprendre aux grandes structures que leur cerveau est sorti de l’encéphalogramme plat de la mort clinique du consommateur passif devant la publicité et les arguments trop alléchants pour ne rien cacher de louche.

C’est ainsi que les south-parkois, après s’être concertés, décident de boycotter le supermarché. Étant donné que beaucoup de petits commerces sont en train de crever et beaucoup de gens perdent leur travail, la sanction ira même jusqu’à renvoyer le Wal-Mart de South Park. Mais comme les habitants n’ont jamais appris à se tenir tranquille, afin de mettre le Wal-Mart hors d’état de nuire une bonne fois pour toutes, ils se consultent : alors que le père de Butters croit que le mieux est de discuter avec lui, Chef propose de le congeler. Bien sûr, la solution la plus radicale, celle de M. Garrison (bien connu pour ses excès), l’emportera et les south-parkois brûleront cette saloperie sur l’air du Kumbaya, my Lord, Kumbaya ! (les gens chantent en se donnant la main devant ce grand feu de joie. Cette chanson est un classique des chants enfantins près du feu. Les paroles pourraient être traduites par « Passe par ici, seigneur, passe par ici ») 

 

Synthèse

 

Face à notre gloutonnerie matérialiste, le béton envahit nos champs et remplace au fur et à mesure le vert par du gris « moderne ».

Alors que notre monde ne peut plus feindre d’ignorer que nous scions sciemment la branche sur laquelle nous sommes assis, doit-on encore construire à tour de bras de brouette ces immenses ensembles que sont les temples consuméristes, nouveaux lieux de culte des pigeons d’or ? Au-delà de la pollution visuelle et des nuisances occasionnées sur la nature, nous devons également prendre en ligne de compte que nous sacrifions, lentement mais sûrement, nos derniers espaces verts de liberté.

Lorsque Kyle s’esclaffe que là où se dresse à présent le Wal-Mart, il y avait la mare de Stark avant, là où on se baignait et où on pêchait, il pointe à juste titre le danger de tout bétonner et de vivre au milieu d’une cité artificielle, sans plus aucun coin de verdure où nous pouvons nous ressourcer et nous détendre comme n’importe quel animal au bord d’un point d’eau. Quel avenir irradié prépare-t-on pour nos enfants quand nous devrons leur expliquer qu’avant on pouvait se baigner en-dehors des piscines chlorées et que non seulement les poissons ne nagent pas carrés et panés, mais qu’en plus auparavant on pouvait les pêcher soi-même ! Encore plus qu’aujourd’hui, ces saines activités de plein-air se dérouleront en vase clos et devront se payer, cher pour ce que c’est !

 

Nous devons arrêter de nous voiler la face : nous sommes et nous avons le pouvoir ! Comme le dit le proverbe : Mieux vaut ne jamais manquer du nécessaire que d’avoir en abondance du superflu !

Si nous ne voulons plus être dépendant de notre addiction à la consommation compulsive, nous devons clairement remplacer le besoin d’acheter pour le simple « plaisir » de se suréquiper par l’envie ponctuelle de se faire plaisir en faisant, de temps en temps (et encore, modérément), des folies.

Lorsque les enfants sont au siège de Wal-Mart et qu’ils demandent à voir le cœur de celui-ci (au rayon télé, à côté d’un écran plasma), une porte marquée « réservé aux employés » s’ouvre et déçoit Stan et Kyle par la seule présence d’un miroir. Mais il faut bien comprendre que c’est ça le cœur de Wal-Mart : nous, les consommateurs ! Finalement, ce cœur revêt bien des formes : Wal-Mart, KayMart, Target ! Mais il n’est qu’une seule entité : le désir ! La preuve en est avec Cartman qui se rue pour acheter 3 exemplaires de Time Cop en DVD (sous prétexte, mal calculé en plus, de rabais intéressant à ne pas laisser passer). Lorsque Kyle rappelle à cette pauvre tâche qu’il n’a besoin que d’un seul exemplaire, Cartman lui lance que si Kyle veut, il n’a qu’à en acheter qu’un seul, mais que dans ces conditions il n’est pas doué en affaire (ce qui ne manque pas de l’étonné, juif que Kyle est). Piqué au vif, C’est ce que Kyle s’apprête à faire, jusqu’à ce qu’il réfléchisse et se rende compte qu’il n’a pas du tout envie d’acheter Time Cop. Finalement, comme il le dit si bien aux adultes, pour combattre son hyperconsommation chronique, il « suffit » de décider de ne plus venir et puis c’est tout ! Pour se débarrasser du Wal-Mart, c’est « juste » une question de self-control et de responsabilité personnelle !

 

Ne serait-ce que pour une question de manque de temps et de praticité de concentration de ses achats en un seul lieu, il serait idiot de ne pas profiter des avantages des supermarchés.

Cependant, si nous voulons que nos petits commerçants, avec leurs conseils et leur accueil humain et « chaleureux » (pas tout le monde, mais toujours plus que chez les marchands du temple), puissent vivre de leur activité, que le centre de nos villes reste vivant, bref si nous voulons cumuler les avantages des petites et grandes surfaces, nous devons apprendre à nous autoréguler en répartissant nos achats. On peut être un jour pressé et concentrer vite fait bien fait nos courses en un seul lieu, mais le mieux est de répartir nos achats sur différents types de structure, en fonction du conseil prodigué, de la rareté de certains produits, mais aussi et surtout des prix ou de la qualité recherchés.

Comme les habitants de South Park tirent rarement des leçons de la morale que viennent à peine de leur expliquer les enfants, ils feront la bêtise south-parkienne de tous faire leurs courses chez Jim au coin de la rue. Mais évidemment, si tout le monde ne va, à nouveau, qu’à un seul endroit, cette épicerie grossit vite et finit également brûlée. Preuve de leur stupidité légendaire, bien que le père de Stan affirme qu’ils vont essayer de ne pas refaire la même erreur, M. Garrison emmène tout le monde faire ses courses chez True-Value !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : le problème n’est bien évidemment pas la consommation en tant que telle, puisque nous n’avons plus de jardin ni de bêtes pour nous nourrir, mais bien la surconsommation irraisonnée dans des lieux hyperconcentrés au détriment de la pluralité des petits commerces.

 

Pour autant, il serait tout aussi idiot d’abandonner les aspects pratiques et low-cost des grandes surfaces pour nous en retourner aux petits commerces comme si nous n’avions jamais goûté aux facilités des supermarchés. Comme d’habitude, plutôt que le tout ou rien, la voie du milieu est dans la nuance de gris : nous devons apprendre à tirer avantage de ce que nous proposent de grands acteurs de la distribution (économie d’échelle, concentration de biens et services, facilité d’accès et de stationnement, ...) tout en continuant à profiter des conseils avisés, des produits rares et de qualité, ainsi que de l’humanité des commerces de proximité.

 

Au-delà du fait que nous ne devons pas toujours nous écouter, afin de plus entendre notre voix de la raison que la pulsion de nos désirs, il est cruciale pour le dynamisme de notre économie locale que nous nous demandions quel serait le meilleur endroit (cette fois) pour aller faire nos courses en fonction de nos critères de temps, de qualité, et de prix recherchés. Sans cela, arrivera un jour où tout le monde devra faire ses emplettes dans un seul hyper titanesque, face auquel nous seront démunis puisque lui seul aura le pouvoir de nous nourrir et de nous équiper matériellement. Si nous continuons avec Wal(l)-Mart et consorts, nous allons droit dans le mur, qui plus est en se « marrant », « insouciants naïfs » que nous sommes !

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 12:08

Catégorie : VIII] Celui qui ne veut pas entendre ou voir n’a qu’à pas écouter ou regarder !!!

 

 

Fiche de visionnage n°41 :

Épisodes 142/143 (saison 10, épisodes 3/4) – Cartoon Wars

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Faut-il se censurer pour ne froisser personne ???

 

 

Les pros : Cartman, les extrémistes musulmans, tous les autres,

Les antis : les auteurs des Griffin, Kyle.

 

 

Thèse : L’humour doit être calibré pour ne pas blesser ;

Antithèse : Tout peut et doit être exprimé ;

Synthèse : Seul le public doit avoir le mot de la fin !

 

 

Il était une fois à South Park la mère de Stan qui conte à son fils l’histoire du Prince Chewing Gum qui n’avait pas peur, il savait que le Pays du Chocolat serait en sécurité pour toujours.

 

 

Introduction :

 

 

Dans toute société il existe des tabous que l’on ne peut enfreindre sans provoquer l’ire de certains voire d’une grosse partie des membres du groupe !

 

La religion est une des thématiques les plus sensibles, car elle touche à l’intimité la plus profonde et au fondement de beaucoup de personnes. Pour autant, et justement à cause de cela, la religion est une cible privilégiée pour la caricature, car s’attaquer à un sujet aussi sensible permet non seulement de se lâcher complètement, mais assure également des réactions propices au débat autant qu’une certaine notoriété.

 

Toutefois, la religion est un sujet trop sérieux pour que certains, avides de sensations fortes et de scandales, mettent en danger d’autres personnes en s’attaquant à des thèmes qu’ils savent des plus sensibles. Pour autant, il en va également de la Liberté d’expression que de pouvoir traiter toutes les thématiques sur un même pied d’égalité, qui plus est quand beaucoup de personnes aiment la provocation.

En somme, faut-il se censurer pour ne froisser personne ???

 

 

Thèse en faveur de l’autocensure pour la sérénité de tous

 

La provocation et la caricature ont toujours été de très bons supports de communication et de vente, certains s’en sont même fait leur spécialité !

Qu’il approuve ou non le sujet et l’angle d’attaque, l’humain aime ce qui sort de l’ordinaire et raffole d’autant plus de ce qui permet de débattre ou de se battre ! Cela renforce ses convictions et lui permet de catégoriser ceux qui sont avec lui, les autres étant forcément contre lui ! Ainsi, de tout temps, certains ont pris un malin plaisir à semer la zizanie en se moquant ouvertement de ce qui était important aux yeux de beaucoup d’autres, souvent différents et minoritaires. En effet, que ce soit les pros ou les antis, tout le monde parle de ce genre d’affaires, et les ventes des supports incriminés rapportent de belles recettes, autant que la notoriété suscitée permet aux auteurs de sortir du lot !

Le père de Kyle se demande bien quel cartoon est assez insensible et provocateur pour utiliser Mahomet ! La réponse tombe sous le sens pour le père de Stan : il s’agit de ce cartoon qui provoque toujours avec son humour pipi-caca (qui a dit South Park ?, ça aurait pu, mais non), à savoir Family Guy (les Griffin) ! Alors que tout le monde désapprouve, Jimbo aimerait bien savoir comment ils osent faire ça, autant que la mère de Kyle voudrait comprendre pourquoi ils insulteraient les musulmans d’une façon aussi flagrante ? Le père de Stan a encore une fois la réponse : Family Guy se fiche de qui ils insultent, tout ce qui les intéresse, c’est leur précieux argent ! Même Cartman trouve que ce n’est pas cool ! Stan aimerait bien comprendre ce qu’il trouve de gênant, mais pour Cartman c’est clair : ils vont se moquer de la religion de tout un peuple, de milliards de croyants sur toute la planète, et ses potes trouvent ça normal, se fichant de ce que ressentent les autres ? Euh, Kyle a bien raison de chercher à savoir depuis quand Cartman s’intéresse aux sentiments des autres, lui qui se moque de la religion des autres tout le temps comme lui faire justement remarquer Stan. Sauf que pour lui, ce n’est pas pareil : lui n’est qu’un petit garçon, alors qu’eux c’est la téloche, des millions de gens les regardent. Comment se sentirait Kyle si un cartoon se moquait tout le temps des juifs ? Cartman trouve tout ça nul et préfère partir en claquant la porte ! C’est alors que la mère de Kyle arrive, le surprenant en train de regarder Family Guy qu’il avait enregistré, alors que sa mère lui avait interdit de regarder cette émission affreuse. Heureusement le père est là pour faire quelque chose, défonçant la télé à grands coups de batte : ouf c’est bon, la putain de sa mère, le poste est mort ! Plus tard, à l’école, M. Mackey convoque tout le monde au gymnase pour une annonce urgente : l’épisode de Family Guy avec Mahomet était un épisode en deux parties. Et la deuxième partie va être diffusée la semaine prochaine, avec Mahomet non   censuré ! Cartman est vert de rage et M. Garrison ne comprend pas pourquoi ils font cela ! Les infos nous en apprennent alors davantage : les studios FOX déclarent que les auteurs de Family Guy exigent que le personnage de Mahomet puisse être vu par tout le monde. Le directeur de la FOX rajoute que Family Guy est leur série la plus populaire, elle fait un audimat énorme. Si les auteurs insistent pour que la direction ne censure pas, alors elle ne peut pas le faire. Le père de Stan, voyant les infos au bar, s’emporte de plus belle : « Putain de Family Guy ! Soyez maudit, brûlez en enfer ! ». A la sortie des cours, Cartman n’en pense pas moins : Family Guy provoque les gens, mais ils veulent une guerre sainte ou quoi ???

 

Certaines valeurs ou icônes sont érigées en véritable dogme afin de cristalliser l’enthousiasme et la ferveur des masses !

Dans le grand ensemble qui constitue une conscience sociétale, certaines thématiques sont des plus sensibles : il peut s’agir aussi bien de religion que de hautes valeurs morales, mais toujours est-il qu’elles forment le socle fondamental sur lequel se bâti l’Harmonie d’une société ! Que l’on touche à ces fondamentaux et cela peut vite ouvrir de vieilles brèches de rancunes ou de luttes qui ne cicatriseront jamais. C’est bien pour cela que pour éviter des clivages toujours fratricides, il vaut mieux éviter certains sujets qui fâchent de toute façon ! Si certains ne connaissent pas les limites d’eux-mêmes, il faut les leurs imposer, par tous les moyens !!!

Le père de Stan est horrifié : un cartoon va être diffusé à la télévision...avec le prophète Mahomet comme personnage. Stan ne comprend pas où est le problème, mais depuis ces dessins au Danemark, les règles ont changé : plus personne ne peut montrer une image de Mahomet, prophète sacré pour les musulmans ! Et d’ailleurs la nouvelle de cette diffusion dans Family Guy a provoqué une vague de protestation dans le monde musulman : dans tout le Moyen Orient, les musulmans brûlent des drapeaux américains et des posters de Family Guy. Le terroriste islamiste Al-Zawahri déclare même : « On est super en colère contre Family Guy. Family Guy n’est même pas drôle. Jihad sur Family Guy et sa nation ! ». Après la diffusion, Kyle s’étonne de tout ce tintouin : il n’y avait vraiment rien, Mahomet a juste bu du thé. Mais pour sa mère, Kyle ne comprend rien à rien, il a bien besoin d’être sensibilisé à l’Islam ! Pendant ce temps, Cartman, jugeant que tout ceci est grave, veut faire quelque chose : quelqu’un doit parler pour les Musulmans, quelqu’un doit parler pour ce qui est juste ! Il propose à ses potes d’aller voir la FOX à L.A. et de faire déprogrammer cet épisode. Même si les aéroports et les gares sont fermés, quitte à y aller en bécane jusqu’à Los Angeles, ils doivent parler à la chaîne, puisque les auteurs de Family Guy ne feront pas marche arrière ! Cartman arrivé sur place veut parler au président de la chaîne sur le champ : il demande à ce que l’épisode avec Mahomet soit déprogrammé, l’estimant incendiaire et offensant pour les Musulmans, d’autant plus que des gens peuvent être blessés. Mais s’il a un problème avec Family Guy, il devra faire la queue, un petit garçon a déjà un rendez-vous pour essayer de faire annuler la série. Lui demandant de passer avant lui, Bart Simpson lui répond avec sa célèbre phrase « Bouffe mon short ! ». Lui aussi déteste Family Guy ! Cartman lui explique son plan : s’il déteste une émission, il suffit juste de réussir à déprogrammer un épisode, et rapidement l’émission est compromise puis déprogrammée ! Cartman veut utiliser le prétexte de Mahomet pour faire peur à la chaîne et pour qu’ils déprogramment l’épisode du soir : il va utiliser la peur pour les amener à faire ce qu’IL veut !!! Cela fait tout de même réfléchir Bart, qui demande pour info si ce n’est pas un peu comme du terrorisme ? Cartman précise : ce n’est pas comme du terrorisme, c’est du terrorisme !!! Bart pense qu’il pourrait faire ça, mais c’est de la manipulation du plus haut niveau, il devrait laisser Cartman faire. Certes Bart est un gosse plutôt méchant, mais le pire truc qu’il ait fait est d’avoir volé la tête d’une statue. Cartman se moque de lui en ironisant sur le côté hardcore de la chose, mais lui a cuisiné les parents d’un gars qu’il n’aimait pas en chili et les lui a fait bouffer. Bart ne peut que s’incliner et partir en skate. Alors que la direction veut revoir toute la programmation, la secrétaire leur présente un petit garçon qui veut leur parler de l’annulation de l’épisode de Family Guy. Cartman se présente comme le petit Danny Pocket, s’excusant par avance pour sa petite béquille, mais il ne peut se déplacer que comme ça. Son père travaillait pour un journal, dans son pays natal, le Danemark. Son journal a montré une image de Mahomet, et deux jours après, il y a eu un attentat suicide. D’abord, un kamikaze a attaqué, puis des douzaines. Ça n’arrêtait pas, les kamikazes explosaient dans le bâtiment les uns après les autres, comme des haricots sauteurs mexicains. Tout ce qu’il veut, c’est que personne ne soit blessé parce que... ça serait de leur faute ! Son stratagème fait son petit effet ! Le boss se sent mal : il est facile d’oublier le terrorisme, jusqu’à ce qu’une victime vous regarde dans les yeux ! Néanmoins, un des assistants rappelle que s’ils censurent l’épisode, les scénaristes de Family Guy refuseront de travailler ! Le président demande alors à Cartman/Danny Pocket de parler aux scénaristes de Family Guy : si son histoire les effraye comme eux, peut-être qu’ils changeront d’avis et annuleront l’épisode ! Finalement, par un moyen détourné, Cartman arrive à ses fins, les auteurs arrêtent de travailler, complètement. Pour autant, le boss avait changé d’avis : pliant devant la menace des auteurs de refuser d’écrire, il était à nouveau d’accord pour montrer Mahomet non censuré ! Alors que le boss se désole, Cartman enfonce le clou : si les auteurs ne travaillent plus, c’est de la faute du boss ! Il leur a cédé la semaine précédente, donc ils savent qu’ils peuvent arrêter de travailler pour avoir ce qu’ils veulent : il les a gâtés en abandonnant, à présent ils pensent pouvoir le diriger. Mais c’est lui le patron de la chaîne, pas eux ! Il est temps de leur montrer qui est le boss ! Le président confirme ! Ces divas n’ont pas à lui dire quoi faire, et donc il annule l’épisode avec Mahomet ! Et s’ils ne veulent pas travailler le lendemain, ils n’ont qu’à se trouver un autre job ! Cartman est aux anges : il a réussi, il est DIEU !!!

 

Personne n’est contre l’humour en général, mais lorsque des vies sont en jeu, il faut savoir reconnaître certaines limites !

Normalement, certains types d’humour peuvent heurter certaines personnes, voire même profondément les blesser, au sens moral du terme, mais jamais d’un point de vue physique ! Malheureusement, quand il existe déjà des tensions sévères sur des thèmes très sensibles, certains extrémistes sont prêts à aller jusqu’à la punition physique pour faire rentrer dans les têtes qu’on ne peut pas rire de tout, et encore moins avec n’importe qui ! De fait, alors que l’humour est là pour détendre l’atmosphère ou au pire faire grincer des dents, quand certains terroristes de l’esprit menacent de faire passer le goût de la plaisanterie douteuse à grands coups d’explosifs et de représailles sanglantes, il vaut mieux s’abstenir de rire et privilégier la sécurité autant que l’entente cordiale entre peuples !

Kyle ne croit pas une seconde que le soudain intérêt de Cartman pour les Musulmans soit sincère. Mais qu’à cela ne tienne, il suffit d’oublier les Musulmans une minute. Des gens peuvent être blessés, non pas moralement mais physiquement : si 10 personnes meurent car Family Guy devait faire leur petite blague, est-ce qu’elle sera toujours drôle ? Alors que Cartman prépare son vélo pour un long trajet, Kyle se ramène. Il ne sait pas ce qui arrive à Cartman, mais il pense qu’il est sincère. Même si ce n’est pas évident qu’ils arrivent au studio de la Fox, Kyle veut essayer : des gens peuvent être blessés, et une blague ne vaut pas le coup ! D’ailleurs, les Musulmans continuent de manifester au Moyen-Orient pour la déprogrammation de l’épisode du soir de Family Guy. Et les terroristes musulmans continuent de proférer des menaces : « Family Guy ferait mieux de ne pas diffuser le portrait de Mahomet. Je suis sérieux. Family Guy n’est pas drôle ». Oussama Ben Laden déclare   ceci : « Si on regarde les scénarios de Family Guy, on voit que les blagues n’ont aucun rapport avec l’histoire. Et je pense que c’est complètement nul ». Ben Laden ajoute que si Family Guy montre l’image de Mahomet comme prévu, la riposte des terroristes serait immédiate.

 

Antithèse en faveur de la Liberté d’expression

 

Quoi qu’on en pense, un dessin animé n’est jamais qu’une goutte d’eau dans un océan d’information, et son poids médiatique n’est pas si grand que ça !

La réalité dépasse souvent la fiction, et les informations du journal télévisé sont autrement plus hardcore que l’imagination la plus débridée de certains auteurs en mal de sensations fortes ! Des sketchs, des caricatures et toutes autres formes de railleries ont une audience relativement limitée : ceux qui aiment déjà seront ravis, les autres regarderont à peine et ne seront pas bouleversés par cette débauche de cruauté verbale ou visuelle ! Ceux qui prêtent attention à ces dérapages contrôlés et calibrés n’ont ni humour (ça on le savait déjà), ni sens de la mesure : ils s’emportent contre un grain de sel, que leur excitation même peut éventuellement renforcer, car le scandale de « petits riens » engendre la curiosité et le bouche-à-oreille pour savoir ce qu’il en est ! Mais le danger ne vient pas tant d’un dessin animé que des discours ignorants et racistes de la vie quotidienne !!!

Stan est le premier à s’étonner de l’ampleur de la chose : cela le surprendrait qu’on puisse être choqué par un cartoon ! D’ailleurs, la scène en question n’est jamais que Peter Griffin qui va prendre le thé avec Mahomet, le prophète de l’Islam, censuré par une boîte noire ! Kyle est stupéfait : il n’y a rien, tout ce tintamarre pour ça ??? Quand il se fait déposer devant le siège de la Fox, son chauffeur espère bien qu’il réussira : il ne veut pas que Family Guy soit déprogrammé, il aime cette émission. Il sait que c’est juste blague après blague, mais il aime ça. Au moins, ils ne donnent pas de leçons avec des messages (pas comme South Park donc !). La preuve, le deuxième épisode problématique : Peter Griffin se souvient quand il a reçu un casque de foot avec un saumon de Mahomet en portant une toge. Dans ce plan, Mahomet tend un casque de foot à Peter, mais Cartoon Network a refusé de diffuser une image de Mahomet sur leur chaîne. A la Maison Blanche, même Bush s’étonne : ce n’était pas si terrible, ils ont juste montré Mahomet, debout, l’air normal ! En parallèle, celle qui fait vraiment du tort aux musulmans n’est autre que Mme Garrison, pourtant sensée donner un cours de sensibilisation à la foi musulmane. Alors que l’idée est de comprendre ce que les musulmans pensent et pourquoi ils réagissent comme ils le font, son discours devient raciste quand il s’agit d’expliquer pourquoi les musulmans sont en colère. Mme Garrison explique qu’il n’y a pas de sexe avant le mariage, ce qui n’est pas grave en soi, sauf que dans l’Islam on ne peut pas non plus...se branler ! En outre, les musulmans vivent dans ... du sable ! Et là ça devient grave : Mme Garrison imagine un vendredi soir, les musulmans ne peuvent ni baiser ni se branler. Ils ont du sable dans les yeux et dans la raie de leur cul, et un cartoon est diffusé dans un pays où les gens baisent et il se moque de leur prophète ! Cartman nous étonnera toujours : il s’énerve contre Mme Garrison et ses propos ignorants et racistes !

 

A notre époque du tout politiquement correct, beaucoup de gens aiment le ton décalé ou provocateur de certaines émissions !

Plus les mœurs sociales sont tendues, plus la population a besoin d’exutoires pour lâcher du lest ! Alors que nous sommes pris depuis quelques décennies dans un marasme tantôt moral, tantôt économique, les citoyens éprouvent de plus en plus le besoin de rire, voire de se moquer, soit d’eux-mêmes et des travers de leur société, soit des autres pour relativiser les tensions mondiales ! Cela ne veut pas pour autant dire que l’on recherche la méchanceté envers autrui, puisque qui aime bien châtie bien, cela signifie juste le rire est la dernière arme pour ne pas sombrer dans la déprime absolue !

Cartman est surpris que Kyle enregistre tous les épisodes de Family Guy, mais lui trouve que c’est une super série, tout comme Stan qui rajoute que beaucoup de gens l’aiment ! Dans son cours, Mme Garrison explique pourquoi on ne doit jamais montrer une image de Mahomet. Mais Kyle rectifie : seuls les Musulmans ne peuvent pas montrer une image de Mahomet ! Alors les Occidentaux en profitent, un peu, et encore, de manière gentillette ! Mais tout comme Mme Garrison qui estimait que Kyle n’était pas très compréhensif, qu’il manquait de sensibilité, les terroristes sont comme Cartman : ils n’ont pas trouvé ça drôle ! Du coup ils réagissent. Dès que l’image de Mahomet est apparue, le chef terroriste al-Zawahri a annoncé leur riposte : « Nous avons demandé de ne pas montrer Mahomet, mais Family Guy l’a fait quand même. Maintenant voici notre riposte ! ». Oussama Ben Laden et al-Zawarhi présentent une production Al Qaeda Films : « Salut, je suis américain ! Je suis américain aussi. On aime se chier dessus. Salut, je suis le président Bush, je vais vous chier dessus. On adore chier. Je suis américaine et enceinte, mais je ne suis pas mariée. Chions. Regardez, je suis Jésus, aimeriez-vous que je vous chie dessus, M. Bush ? Miam miam, du caca ». Même si ceci est très puéril et scatologique, à titre personnel ça nous a bien fait rire aussi. Merci Al Qaeda Films !!!

 

La Liberté d’expression est un bien précieux, acquis de hautes luttes au cours des siècles, et elle doit se défendre pour le bien de toute la société !

Tout régime autoritaire se base sur un contrôle strict de la presse et des opinions publiques (et aussi privées d’ailleurs) ! En complément de la Liberté de penser, la Liberté d’expression est le fondement de toute société n’ayant pas peur de ses propres citoyens, et il en va de même au niveau mondial concernant la libre parole de certains sur des thèmes touchant une large population ! Qu’il existe une censure, officielle ou officieuse, et tout ce qui ne peut s’exprimer sereinement (que l’on soit d’accord ou non avec les propos tenus) le sera de manière clandestine et de plus en plus haineuse ! C’est bien pour ça que l’on peut tout exprimer, à charge ensuite à la justice de faire son office si certains propos tombent sous le coup de la loi : on peut être contre les discours de certains, mais on doit se battre pour qu’ils aient le droit de s’exprimer, tant que cela ne va pas à l’encontre du droit !

Kyle trouve justement que c’est bien que les auteurs des Griffin se défendent, ils doivent résister aux producteurs et ne pas se laisser intimider ! De même, alors qu’un professeur propose aux habitants de faire l’autruche, le père de Butters pense qu’il faut exactement faire le contraire puisque c’est la Liberté d’expression qui est en jeu ici. En fait, il propose que tout le monde fasse des caricatures de Mahomet pour montrer aux terroristes et aux extrémistes qu’ils sont tous unis et qu’ils croient tous que chacun a le droit de dire ce qu’il pense. Il rajoute que ça a été facile pour eux de se battre pour la Liberté d’expression, que ces dernières décennies, ils n’ont pas eu à tout risquer pour la défendre. Mais parfois, il faut lutter pour elle : s’ils ne risquent pas tout, alors cela signifie qu’ils croient juste en la Liberté d’expression, mais qu’ils n’osent pas la défendre !!! Malheureusement, tant le père de Stan que celui de Kyle, ainsi que M. Mackey, préfèrent se mettre la tête dans le sable, solution plus simple. Du coup, la mairesse lance un appel pour trouver 18 douzaines de pelles et 16 tonnes de sables ! De leur côté, Terrance et Phillip ont également un épisode spécial avec Mahomet. Mais là aussi il est censuré par un carré noir, même s’il s’agit de la chaîne CBC. Terrance se plaint que le boss ait gâché l’émission, mais celui-ci se défend qu’ils connaissent les règles : personne ne peut plus montrer l’image de Mahomet, c’est dangereux ! Le président ne veut pas risquer la vie des gens de la chaîne. Mais Philipp demande qu’il rediffuse l’épisode avec Mahomet non censuré. Les deux comiques se font rembarrer, ce n’est pas eux qui dirigent la chaîne, et en plus le boss trouve que leur émission donne trop de leçons, ils en oublient d’être drôles ! Pas de Mahomet, point final ! Terrance est vert car Family Guy va diffuser un autre épisode avec Mahomet le soir même, mais le boss n’en est pas si sûr, quelqu’un est certainement sur le point de demander à la FOX de déprogrammer l’épisode. Et c’est bien ce que tente de faire également le président Bush, qui débarque en hélico avec Rice au siège de la Fox. Mais le boss de la chaîne a les mains liées : les auteurs de Family Guy insistent pour ne pas censurer Mahomet ! Bush rappelle que la sécurité nationale est en jeu, donc ils pourront sûrement raisonner les auteurs. Eh bien non ! Lors de la conférence de presse à la Maison Blanche, Bush assure qu’il a envisagé toutes les solutions possibles, mais Mahomet apparaîtra dans Family Guy ! Un journaliste s’étonne qu’on ne puisse raisonner les auteurs, sachant qu’ils mettent le pays en danger, mais Bush sait qu’ils ne seront pas convaincus par la possibilité de violences. Un autre journaliste propose de forcer les auteurs à ne plus rien écrire sur Mahomet, quitte à les jeter en prison ! Heureusement que le président Bush rappelle que les auteurs de Family Guy sont protégés par ce qu’on appelle le 1er amendement !!! Sauf que les journalistes ne savent même pas ce qu’est exactement ce « 1er amendement » et que Bush doit préciser qu’il s’agit du droit à la Liberté d’expression ! Un journaliste se demande même si le président n’avait pas prévu un problème comme celui-là quand il a promulgué ce « 1er amendement ». Sauf que Bush ne l’a pas créé, il était déjà en place, de par la Constitution !!! Pour tous les journalistes présents, ce « 1er amendement » a l’air d’être du charabia bureaucratique ! De son côté, Cartman/Danny Pocket est autorisé à parler avec les scénaristes de Family Guy. Il est stupéfait de voir que les auteurs ne sont autres que des … lamantins : Gretchen et Flubber sont du Golfe du Mexique, Tinker, Pete et Lucy viennent des Caraïbes. Le côté droit de leur bassin est rempli avec des boules d’idées : chaque boule a un verbe, un nom ou une référence de culture générale dessus, et il y en a des millions. Les lamantins choisissent une idée, et nagent vers la fabrique de blagues de l’autre coté : les idées rentrent dans la fabrique de blagues, et deviennent un morceau du script. L’accompagnateur de Cartman explique que quand la FOX a censuré Mahomet, la boule à idée de Mahomet a dû être retirée du bassin et ça a énervé les lamantins : qu’on retire une boule à idée du bassin, et les lamantins arrêtent de travailler ! Les lamantins sont des écrivains éthiques : soit on peut écrire sur tout, soit sur rien ! Cartman tente quand même de les apitoyer sur les troubles qu’ils pourraient provoquer, mais ça ne marchera pas : les lamantins sont les seuls mammifères insensibles aux menaces terroristes ! Plus tard, Cartman se retrouve avec Kyle dans le bureau du président de la Fox, et ce dernier s’apprête à déprogrammer l’épisode de Family Guy : même si Kyle argue que Cartman est un monstre manipulateur qui veut déprogrammer toute la série, il n’empêche qu’il a un flingue ! Mais pour Kyle, le président ne peut pas faire ce que veut Cartman sous prétexte qu’il utilise la violence !!! Même si cela part d’un bon sentiment, le président ne voulant pas causer de blessés et encore moins lui en premier, Kyle lui rappelle qu’effectivement des gens peuvent être blessés, le terrorisme marche comme ça, mais s’il abandonne, il permet au terrorisme de fonctionner ! Le président tente de négocier, en diffusant l’épisode mais en censurant Mahomet encore une fois. Kyle aimerait que ce soit suffisant, mais s’il censure Mahomet, bientôt il devra censurer plus ! Finalement, le président décide in extremis de diffuser Family Guy, comme prévu, non censuré. Tout le monde du staff est soulagé !

 

Synthèse

 

Le terrorisme, bien que son nom date de la Terreur de 1789, est une vieille tactique consistant à fragiliser une société en distillant partout la peur et l’insécurité !

Nul ne peut vivre sereinement quand la peur règne en maîtresse absolue, et c’est bien le but final des terroristes : en fait, ils entendent paralyser une société et décrédibiliser ses dirigeants en brandissant la menace armée et violente ! Lorsqu’une société en arrive à ce niveau de peur panique, elle est prête à beaucoup de concessions, y compris sur ses valeurs fondamentales ! Le lobby terroriste n’a alors plus qu’à montrer ses muscles et récolter les fruits de ses pressions anti-démocratiques : la loi du plus fort est alors la « meilleure », la plus efficace en tout cas !

Alors que la mère de Stan lui conte que le Prince Chewing Gum n’avait pas peur, qu’il savait que le Pays du Chocolat serait en sécurité pour toujours, son père défonce la porte en panique totale et force tout le monde à vite quitter la maison, en apportant un maximum d’eau et en prenant son flingue. Toute la ville est plongée dans la panique absolue et se retrouve au centre communautaire. La mère de Butters se rend compte qu’ils l’ont oublié, mais pour son mari il est trop tard pour lui, ils ne peuvent plus sortir. Le père de Stan explique enfin à son fils le fond de la crise : un cartoon va être diffusé à la télévision...avec le prophète Mahomet comme personnage ! Tout le monde va rester là toute la nuit, et si les terroristes tentent quelque chose, ils le sauront très vite. S’ils sont toujours vivants demain, ils sauront alors qu’ils ne sont pas morts ! Ce qui est le cas le lendemain, car la Fox a censuré l’image à la dernière minute. Malheureusement, le répit n’est que de courte durée puisque la Fox va diffuser un autre épisode. Encore une fois des émeutes éclatent au Moyen Orient, encore plus grosses cette fois. Le leader terroriste al-Zawahri a menacé : « Sérieusement, Family Guy n’est même pas bien écrit. Les blagues sont interchangeables et n’ont rien à voir avec l’histoire. Quand cet épisode sera diffusé, notre vengeance sera MASSIVE !!! ». Kyle en cauchemarde d’avance, voyant son frère Ike carbonisé par une bombe nucléaire. Tout le monde se réunit alors autour de la mairesse. Le Professeur Thomas présente une solution. Pour lui, les extrémistes et les terroristes les menacent à cause de l’épisode de Family Guy...car ils ont fait un amalgame et croient les south-parkois avec eux. Leur seul espoir est de faire savoir aux terroristes qu’ils n’ont rien à voir avec l’épisode : même si l’épisode est diffusé, ils ne le regarderont pas, ne l’écouteront pas, et n’en parleront pas. Jimbo se demandant bien comment ils peuvent faire, le professeur explique qu’ils vont enterrer leur tête dans le sable ! Si tout le monde arrive à garder la tête de dans le sable avant que l’épisode de Mahomet ne soit diffusé, ils pourront affirmer qu’ils n’ont rien vu et qu’ils ne sont responsables de rien ! Le moment venu, Stan ne veut pas enfoncer sa tête dans le sable, trouvant que c’est stupide. Mais pour son père, c’est la meilleure solution, et ils n’ont de toute façon pas le temps pour l’immaturité !

 

Concernant certaines séries, on aime ou on n’aime pas, mais dans ce dernier cas ce n’est pas une raison pour en dégoûter les autres !

Certaines émissions misent indubitablement sur leur caractère outrancier pour viser une certaine catégorie du public, les autres se démenant pour tenter de limiter les dégâts moraux ! Alors que certains auteurs font tout ce qu’ils peuvent pour battre en brèche le politiquement correct, donnant ainsi un second souffle à leur création et comblant de joie leur public, si spécifique soit-il, ils soulèvent au passage tout un pan de la société contre certains abus verbaux ou visuels. C’est alors que certaines ligues puritaines peuvent utiliser de vrais arguments philosophiques pour faire passer leur message moral, le but final n’étant que d’arrêter une série qui les choque eux mais qui ravie beaucoup d’autres personnes !

C’est tout le fond de l’incompréhension de Kyle à l’égard du but de Cartman : Kyle aime Family Guy, et il n’a pas signé pour aider Cartman à faire annuler définitivement la série mais juste un épisode un peu limite. Cartman justifie qu’ils se sont moqués des musulmans et c’est mal, mais pour Kyle ils ne doivent pas être annulés pour ça. Surtout que Cartman devrait aimer cette série, vu qu’il a le même sens de l’humour que Family Guy. Cette dernière remarque de Kyle fait bondir Cartman : qu’il le compare encore une fois à Family Guy, et il le tue direct ! En fait, dixit Kyle, ce putain d’enfoiré de fils de pute n’en a rien à foutre de l’Islam ou de la sécurité des gens en Amérique, il veut juste faire annuler Family Guy !!! Cartman tente de se défendre, arguant que partout où il va on le compare à Family Guy, alors que lui estime qu’il n’a rien à voir avec cette série : quand il fait des blagues, elles s’inscrivent dans une histoire, elles sont fines et spirituelles, en rapport avec l’action et tombent à point nommé ; se plaisanteries sont basées sur des observations et ont un but, ce n’est pas de la vanne à deux balles, interchangeable et balancée au hasard ! Bref, toujours est-il que Kyle est vert que Cartman ait réussi à le convaincre, qu’il ait utilisé la peur pour le faire douter de la Liberté d’expression. Mais Kyle ne va pas le laisser aller à ce studio télé et dire qu’il est concerné par la sécurité et les sensibilités religieuses juste pour annuler une série qu’il n’aime pas !

 

Plutôt que de revenir au temps des censeurs, le seul avis qui compte est celui de l’audimat et donc du public !

Dans les pays démocratiques, il n’y a plus d’organisme de surveillance du contenu des programmes télé ou presse depuis quelques décennies à peine, les structures existantes se contentant à présent de donner un avis consultatif, notamment concernant la tranche d’âge du public concerné. Et c’est tant mieux d’ailleurs, sinon beaucoup de thèmes ou de traitements iraient un peu trop rapidement à la poubelle afin de favoriser des médias qui ne choquent personne certes, mais qui du coup perdraient leur âme subversive ! Non pas que les supports de communication aient fondamentalement besoin d’être dérangeants, mais simplement parce que ce n’est pas le rôle de l’état, dans notre conception moderne, de juger ce qui est bon ou pas, les seuls habilités à le faire étant les spectateurs et en dernier recours la justice si certaines lois sont bafouées !

Alors que Kyle et Cartman n’ont plus que six jours pour arriver à la Fox, Cartman se réjouit d’avance de pouvoir définitivement annuler Family Guy. Kyle s’étonne, lui qui suit Cartman uniquement pour déprogrammer un seul épisode, sujet à critique. Mais Cartman lui rappelle une simple règle de l’économie de la télévision : tout ce qu’il faut pour tuer une série, c’est de censurer un épisode ! Si la chaîne retire cet épisode pour les musulmans, alors les catholiques peuvent demander de censurer un autre épisode, et les handicapés peuvent demander d’en retirer un autre. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de Family Guy ! C’est ce qui est arrivé à Laverne et Shirley. Par la suite, Kyle se fait prendre au piège par Bart Simpson, qui déteste comme Cartman cette série. Mais Kyle a bien raison de rappeler que beaucoup de gens aiment aussi Family Guy. Qui sont-ils tous les deux pour décider de déprogrammer l’émission ??? En revanche, le président de la Fox a le pouvoir de lancer la séquence d’annulation d’un épisode. Heureusement, Kyle arrive à temps pour lui apprendre que le gamin qui l’a convaincu d’annuler l’épisode est un enfoiré, il veut le faire annuler car ce sera la fin de Family Guy. Kyle développe : annuler un épisode car quelqu’un est offensé, commence une réaction en chaîne ; il devra annuler de plus en plus d’épisodes jusqu’à l’annulation complète ! Kyle le presse alors de montrer Mahomet, de penser à la Liberté d’expression, tandis que Cartman lui demande de penser aux gens qui peuvent être blessés. Kyle tente le tout pour le tout avec un argument massue : si le président ne montre pas Mahomet, il fait une distinction entre ce dont on peut se moquer ou pas, mais soit on peut rire de tout, soit on ne peut rire de rien !!!

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : on peut, et on doit, rire de tout, mais pas avec tout le monde !

 

L’humour extrême est une arme à manipuler avec beaucoup de précautions, mais c’est une nécessité pour une société qui connaît des crises profondes. En effet, le rire caricatural est une forme de « violence » non physique qui permet justement d’exprimer avec la pointe du stylo ce que d’autres diraient avec leurs poings ! L’humour trash a cette qualité qu’il fait réagir tout le monde, même si certains rient jaune, mais au moins il permet de se rendre compte de l’état moral d’une société en cela qu’il participe à définir les limites du convenable.

 

Certes certains usent et abusent de thèmes sensibles pour se faire connaître et reconnaître, quitte dans certaines situations à risquer que des personnes soient blessées, mais on ne peut laisser des extrémistes décider de ce qui est drôle et de ce que l’on ne peut pas traiter. Il en va de notre Liberté d’expression !!!

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 11:59

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 2) Putain de hippies soixante-huitards tardés : éduquer c’est fixer des limites !!!

 

 

Fiche de visionnage n°31 :

Épisode 64 (saison 4, épisode 16) – Le mot en M

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’autorité parentale, est-ce que ça craint ???

 

 

Les pros : Les enfants,

Les antis : Les étrangers.

 

 

Thèse : Les parents c’est trop chiant ;

Antithèse : Sans parents, tout fout le camp, au grand dam des enfants ;

Synthèse : Il n’est pas évident d’être parent, mais heureusement qu’ils sont là !

 

 

Il était une fois à South Park Kyle qui joue avec son petit frère Ike en lui faisant des passes. Les autres arrivent et Stan demande à Kyle de trouver ce que Cartman a réussi à avoir. Il lui répond l’ « hépatite B », mais c’est une mauvaise réponse ; il fallait répondre 4 billets pour aller voir le lendemain soir le concert des « Chattes en furie ».

 

  

Introduction :

 

 

Que celui/celle qui n’a jamais détesté et souhaité la mort de ses parents suite à une de leurs énième décision jugée injuste jette la première pierre, mais il/elle ne sera pas crédible car tous les enfants passent par là un jour !

 

Ne serait-ce que parce que les enfants et leurs parents ne sont pas de la même génération, il existera toujours un certain fossé d’incompréhension entre deux mondes qui s’attirent et se repoussent à la fois ! D’autant plus que les objectifs sont antagonistes : les parents veulent à tout prix que l’enfant soit quelqu’un de bien, qu’il bénéficie de tout ce que ses géniteurs n’ont pas eu, alors que la progéniture ne pense qu’à se démarquer des parents, acquérir son autonomie propre et rejette souvent les codes moraux imposés par les adultes pour élaborer les siens avec ceux de son temps !

 

Bien sûr la première réaction devant un non parental est de penser que les parents sont chiants, qu’ils sont souvent injustes et inflexibles dans leur décision quoi qu’on fasse pour se faire bien voir. Mais il faut prendre en compte aussi que les adultes ont le recul nécessaire pour juger ce qui est bon pour nous, sachant que les enfants sont souvent extrêmes dans leur façon de penser.

En somme, l’autorité parentale, est-ce que ça craint ???

 

 

Thèse en faveur de l’injustice parentale

 

Même s’ils sont dans leur rôle de parents, nos géniteurs, à trop vouloir nous protéger, peuvent vite en devenir étouffants !

Les parents, de par leur lien filial et l’investissement en temps/patience requis, sont obsédés par la sécurité de leurs enfants et leur bon comportement en-dehors de la sphère familiale ! De fait, ils peuvent s’avérer particulièrement oppressants quand il s’agit des sorties « à risque » et sont toujours à l’affût du moindre écart de conduite ou d’une mauvaise source d’influence qu’ils ne pourraient contrôler. C’est bien pour cela que les enfants sont obligés de leur mentir afin de les rassurer, et ainsi faire ce qu’ils veulent vraiment, sans chaperon sans arrêt sur leur dos !

Alors que Cartman a déjà regardé quel bus il fallait prendre pour aller au concert des « Chattes en furie », Kyle court demander à ses parents l’autorisation d’aller voir le concert. Sa mère s’y oppose et le fait que ses copains vont tous y aller n’y change rien. Kyle est encore trop petit, ces concerts sont dangereux, il y a de la violence ! Kyle essaie de négocier, mais son père le recadre : sa mère a dit non, point final ! Kyle annonce alors à ses potes que ses parents ne sont pas d’accord. Stan s’en doutait bien, et il fallait ruser comme le précise Cartman. Plutôt que de dire la vérité, il devait dire qu’il allait dormir chez un de ses copains : Cartman a dit qu’il dormait chez Stan, Stan chez Kenny et Kenny n’a rien eu à dire car ses parents s’en foutent vu qu’ils sont alcoolos ! Kyle est vert : il pense, à raison, que maintenant il l’a dit à ses parents donc c’est mort ! Cartman confirme : il l’a dans le cul !

 

On croit toujours qu’on peut faire changer les parents d’avis, mais c’est peine perdue : si les vieux revenaient sur leurs dires, ils perdraient de leur autorité parentale !

Dans certains cas, notamment quand l’opposition n’est pas assez motivée/argumentée, on pense pouvoir faire infléchir une décision en montrant qu’on est responsable, de bonne volonté et qu’on est prêt à faire de gros efforts pour obtenir gain de cause ! Malheureusement, cela n’a souvent pas beaucoup d’influence sur le résultat des courses : un jugement négatif parental se révise encore plus difficilement que son équivalent judiciaire ! Pour ne pas perdre en crédibilité, les parents resteront sur leur première décision, quitte à évoluer par la suite en prenant en compte les efforts d’un enfant montrant sa maturité !

Kyle ne veut pas baisser les bras, pensant qu’il lui faut juste un peu de temps pour arriver à convaincre ses parents ! Il leur propose, devant cette injustice, de faire pleins de corvées pour obtenir son droit d’aller au concert ! Sa mère s’énerve et lui fait une offre : il pourra aller à ce concert des « Chattes en furie » quand il aura rangé le garage, déblayé la neige et ramené la démocratie à Cuba ! Sauf que Kyle ne sait même pas ce qu’est Cuba, mais heureusement que son père est là pour lui expliquer que c’est un pays communiste, dirigé par le dictateur Fidel Castro. Et en plus, espérant qu’il ne faille déblayer que le côté où l’on passe en voiture, sa mère précise qu’il faut dégager toute l’allée ! Kyle est tout joyeux, il a réussi, donc il s’attend à y avoir droit, mais sa mère ne respecte pas ses engagements : elle regrette, mais c’est toujours non ! Devant la stupéfaction de Kyle, son père lui explique que sa mère et lui ne veulent pas qu’il aille à ce concert, raison pour laquelle ils lui ont demandé de faire des choses « impossibles », ne pouvant pas imaginer qu’il réussirait. Kyle n’en démord pas, il veut ce qu’on lui a promis, mais non, ses parents restent intraitables, parfaitement intraitables !

 

Contrairement à l’expression, la loi parentale peut être dure, mais elle peut ne pas être juste, entraînant avec elle une chute de confiance !

Devant leur souci permanent de nous protéger du dangereux monde extérieur, tant physiquement que moralement, les parents peuvent aller dans certains excès et se montrer particulièrement injustes. Que ce soit revenir sur leur accord suite à une information provenant d’autres adultes ou exiger des garanties pas possibles, les parents peuvent être perçus comme des dictateurs aimant tyranniser leur sujet, leur enfant ! Mais s’il n’y a plus de justice et que la confiance s’étiole, toutes les dérives sont alors possibles !!!

Kyle s’énerve de plus belle qu’on lui ait menti au sujet de la récompense à ses efforts, son père reconnaissant qu’ils s’y sont mal pris. Kyle est furax, il estime qu’il ne peut plus avoir confiance en ses parents, et se demande pourquoi il leurs obéirait ! Pour la bonne et simple raison qu’ils sont ses parents lui rappelle son père ! Si ce n’est que ça, Kyle préférait être orphelin et part en claquant la porte ! Devant chez Kenny, Kyle est vert de rage, jugeant injuste ce qui lui arrive et se demandant comment ses parents ont pu lui faire ça, le mener par le bout du nez pour rien ! Pour Stan, c’est juste que c’est comme ça : les parents peuvent vraiment être cruels des fois et ils s’éclatent à faire ça ! Kyle trouve ça dégueulasse, et il aimerait bien ne plus avoir de parents !!! 

 

Antithèse en faveur des règles parentales pour éviter les dérives

 

Que c’est bien quand les parents ne sont pas là, mais ça peut vite tourner au grand n’importe quoi !

A force de mettre la pression sur leurs enfants, les parents créent eux-mêmes de la frustration, qui ne demande qu’à s’exprimer. Ainsi, à la moindre occasion, de charmantes têtes blondes/brunes/rousses peuvent vite se transformer en démons s’adonnant à tout ce qui est normalement interdit ! En effet, plus les parents sont rigides d’un côté, plus leurs enfants se lâcheront dès qu’ils auront le dos tourné, histoire d’expérimenter vite fait ce qui ne leur est pas autorisé et de rétablir un certain équilibre entre deux excès opposés !

Dès que les parents sont en taule pour avoir été dénoncé par leurs enfants, Kyle se dandine à poil sur du gros rock, les gamins font les fous sur le canapé, Ike manque de s’électrocuter en mettant une fourchette dans le grille-pain, ils vont au concert des « Chattes en furie », organisent une grosse soirée chez Kyle, ou matent des films strictement réservés aux adultes. Cartman est ravi de montrer à tous les enfants qu’il ne se passe rien si on jette une pierre dans une fenêtre.

 

Une société ne peut fonctionner que si ses membres sont assez responsables pour faire tourner correctement la machine, dans tous ses rouages !

L’organisation d’une société n’est pas un jeu d’enfant, elle nécessite beaucoup d’investissement, de la part de tous, et requiert une mobilisation de tous les instants ! Ainsi, le critère principal n’est pas tant l’âge, mais la maturité et l’esprit d’initiative et d’engagement sur le court/moyen/long terme. Par analogie, une famille ou une ville ne sont jamais qu’une microsociété, fonctionnant avec les mêmes règles nécessaires qu’une société plus grande !

Des automobilistes tombent en panne mais arrivent à aller jusqu’à SourireVille, anciennement South Park. Butters se présente aux touristes dans son garage pour jeter un coup d’œil à leur voiture. Les clients aimeraient plutôt voir un mécanicien adulte, mais Butters est le seul, avec Craig, sauf que ce dernier joue à l’astronaute ! Les visiteurs sont interloqués qu’il n’y ait plus un seul adulte en ville et se demandent bien comment cela se fait-il, mais c’est Cartman le maire et c’est lui seul qui pose les questions ! La femme veut juste un téléphone, mais Cartman a bien peur qu’ils soient tous hors service : en fait ils communiquent en parlant dans une boîte que l’on referme, et lorsque le destinataire l’ouvre le son s’échappe avec le message ! Le voyageur perdu ne veut pas jouer à des jeux de gamins et veut simplement avoir sa voiture réparée, mais Butters dit que ça prendra trois jours, et s’en aller de cette ville bizarre ! Les touristes ont besoin de Cartman pour partir, et ça tombe bien car lui a besoin d’eux ! La femme veut savoir comment cela se fait qu’ils vivent seuls dans cette ville, il y a de cela de nombreuses lunes. Stan raconte alors les temps anciens : il y a bien des lunes, tous vivaient selon les lois des donneurs de vie, mais ils étaient injustes car il fallait se coucher tôt et manger des brocolis. Mais le gros lard connaissait le moyen de les faire disparaître, avec la magie du mot en m. Bientôt il n’y eut plus de courant, plus d’eau ni de quoi se nourrir, donc ils demandèrent l’aide du grand nourrisseur ! Sauf que le gros lard et les autres n’étaient pas d’accord sur la façon de le vénérer et il tenta alors de s’imposer en se faisant nommer principal de l’école. Les autres se promurent rectorat mais Cartman se déclara maire sans avoir été élu ! La ville fut alors coupée en deux, et le nourrisseur fut très en colère ! Depuis, chaque soir le grand nourrisseur doit être apaisé lors de Carrousel, mais celui qui a le livre verra l’un des siens sauvé ! Ils savent qu’un jour, le grand nourrisseur les sauvera et tout redeviendra comme dans les temps anciens, il y a de cela de nombreuses lunes !

 

La loi est un compromis social relatif à une époque et aux membres de la société, mais ceux-ci peuvent être plus ou moins vachards !

Il est bien connu que les enfants peuvent être très cruels entre eux, la modération et la compréhension de l’autre venant avec le temps. Ainsi, si les enfants faisaient la loi, il y a fort à parier que sur bon nombre d’aspects celle-ci serait beaucoup plus tranchée, voire serait proche d’une justice expéditive. Heureusement que les adultes ont un peu plus de bouteille et savent que les choses ne sont jamais noires ou blanches, mais toujours dans la nuance de gris !

Le mari voyageur s’exaspère : il a un rendez-vous très important le lendemain et il n’y a pas d’autre garage en ville. Malheureusement, le seul téléphone encore opérationnel se trouve dans l’autre partie de la ville, le côté TrésorVille où tout se délabre. Mais l’astronaute débile, pardon l’astronaute Craig, ne peut pas franchir la ligne blanche délimitant les deux parties de la ville : les étrangers doivent poursuivre seuls, à leurs risques et périls ! Errant dans le côté obscur de la cité, ils se dirigent vers l’école primaire, espérant y trouver un professeur. Malheureusement, une voiture téléguidée les en empêchent et les espionnent. Quand le mari découvre la caméra, il se prend un jet de jus de citron, qui ne rend pas aveugle mais brûle les yeux de manière très douloureuse ! Des maternels se positionnent alors en face d’eux et veulent jouer avec eux après avoir joué avec leurs parents ; alors qu’avant seule la femme avait peur et que monsieur la rassurait, à présent les deux ont la trouille ! Ils courent avec les maternels agrippés à eux mais franchissent la ligne blanche pour retourner à SourireVille. Les maternels lâchent l’affaire et sont repoussés par des tirs de papiers mâchés ! Plutôt que de parler à un adulte, Craig a reçu de nouveaux ordres et les emmènent voir le maire ! Cartman est bien évidemment ce maire et les rassure, mais la femme en a marre, elle veut parler aux parents ! Cartman ne sait même plus ce que signifie ce mot, heureusement son assistant lui souffle à l’oreille qu’il s’agit des donneurs de vie ! A ce moment-là, un garde avertit qu’une boulette géante de papier mâché est en vue et explose la vitre de la mairie ! Ce soir-là c’est Carrousel et les enfoirés de fils de pute d’en face vont essayer de tuer l’un d’entre eux ! Au milieu de cadavres d’enfants, les étrangers prennent le livre que veut le petit gros, mais les maternels les retrouvent et les kidnappent ! Ramenés au QG de TrésorVille, l’école primaire, les voyageurs expliquent à Kyle et Stan qu’ils veulent juste donner le livre au petit gros, empêchant que le clan adversaire tue d’autres membres de celui de Cartman, pour pouvoir téléphoner. Stan leur apprend qu’ils se sont fait avoir car eux seuls possèdent encore un téléphone. Le problème est que s’ils volent le livre, ce sera l’un des membres de TrésorVille qui mourra le soir même lors de Carrousel ! Plus tard, la femme revient au garage, et, la voiture complètement désossée, Butters lui explique que le problème venait du lave-vitre. Cartman et sa bande sont là et, voyant que le mari n’est pas avec elle, décide d’enlever la femme. L’étranger est fier de ramener le bouquin tant convoité à la bande de Stan et Kyle, enfin il va pouvoir téléphoner. Sauf que Cartman débarque avec sa meute et annonce détenir sa femme ! Cartman veut qu’on lui rende le livre sinon la femme y passera, la torturant déjà à coups de matraque électrique. Mais c’est hors de question pour Stan, car s’il l’a, l’un de son camp mourra à Carrousel ! Tout ça va trop loin pour l’étranger : il prévient qu’il va se fâcher, il ne plaisante plus du tout ! Mais l’heure du grand nourrisseur sonne, voici venu Carrousel et le camp de Cartman n’a pas de bouquin ! Le sort en est jeté, ce sera donc quelqu’un de SourireVille qui sera sacrifié ce soir ! Butters est heureux de s’y coller et d’être sacrifié au grand nourrisseur !

 

Synthèse

 

Il ne faut jamais sous-estimer ce qu’une personne est capable de faire pour arriver à ses fins, quitte à dépasser les bornes !

L’envie est, avec la curiosité, une force de motivation extraordinaire, permettant de déplacer les montagnes ! Quels que soient les obstacles qui se trouvent sur la route, quand on se fixe un objectif précis, on est prêt à remuer ciel et terre pour parvenir à son but, plus ou moins garanti par une récompense bien méritée !

Pour aller à son concert des « Chattes en furie », après avoir déjà accompli les autres travaux, Kyle rédige sa lettre à Fidel avec un dessin d’enfant touchant (Kyle pleurant et offrant une pâquerette de la paix, avec le message « Free to live, where ever they are »). S’il avait droit à un vœu, rien qu’un seul vœu, ce serait qu’à Cuba tout change, parce qu’il pense que les Cubains sont malheureux. Même s’il fait beau chez eux, ça ne les rend pas joyeux car ils sont opprimés, privés de Liberté. Il ne pourra jamais s’empêcher d’être triste, aussi longtemps que Cuba sera communiste, demandant et remerciant par avance Fidel Castro de transformer son pays en vraie démocratie. En lisant ou en écrivant la lettre, Fidel autant que Kyle en ont les larmes aux yeux ! Le leader Maximo déclare alors par décret la fin du communisme à Cuba. Les parents de Kyle hallucinent devant les infos qui annoncent que Cuba sera ouverte aux touristes Américains et que des chaînes de fast-food et des parcs d’attraction devraient ouvrir bientôt ! Malheureusement cela ne suffit pas à faire plier ses parents ! Cartman propose un moyen pour éloigner ses parents quelques temps : il a vu à la télé qu’il suffit d’appeler la police et de dire que ses deux parents le molestent ! Même s’il ne sait pas ce que ça veut dire, toujours est-il que le copain de sa mère le gonflait, il a appelé la police et ne l’a plus revu pendant trois mois ! Kyle est ravi de cette solution, ses parents doivent payer pour être des menteurs et des tricheurs ! Cartman lui donne la marche à suivre : pleurnicher au téléphone que ses parents l’ont molesté et dire qu’il y a eu des attouchements. Même s’il ignore tout de ce que ce micmac veut dire, il doit être convaincant au téléphone ! Et il l’est, puisque ses parents se font embarquer par la police sous l’œil des caméras. L’assistante sociale le rassure : à présent, ses parents sous les verrous, ils ne pourront plus jamais lui faire de mal ! Les gamins sont tout jouasses : la vie sans parents c’est trop cool ; tous les enfants décident alors de dire à la police que leurs parents les molestent ! Finalement, tous les adultes y passent : tous les adultes ont été arrêtés, et ceux qui ne l’ont pas été se sont enfuis de peur de l’être ! Bien plus tard, alors que les enfants s’apprêtent au sacrifice d’un des leurs lors de Carrousel, le mari s’exaspère : personne ne sera sacrifié ce soir ! La femme avertit son mari de faire attention, ils peuvent le faire disparaître avec le mot en m. Cartman confirme qu’il a le pouvoir de dire aux flics que ces étrangers les ont molesté aussi, tout comme leurs parents ! L’étranger comprend tout : les adultes ont disparu en ayant été accusé par leurs propres enfants de les molester ! Les parents, leurs parents, ces donneurs de vie étaient leurs vrais nourrisseurs, pas cette statue idiote, et ils ne sont pas partis pour atteindre un lointain fantastique eldorado, ils sont simplement en prison par la faute de leurs enfants ! Et ils doivent se manquer mutuellement !

 

Quoi qu’on en pense, tôt ou tard on a besoin des adultes, et on est alors bien content de les trouver pour nous aider !

Une publicité nous demande « grandir ? pour quoi faire ??? », mais force est de constater qu’on a toujours besoin de plus grand que soi ! Les enfants mettent un point (voire un doigt) d’honneur à se débrouiller tout seuls, ou du moins avec ceux de leur âge, qui eux les comprennent ! Mais la jeunesse ne peut pas tout, et ceux qui ont le plus rejeter les « anciens » sont les plus heureux de les retrouver quand leur aide est devenue nécessaire pour se sortir d’une sale impasse où l’immaturité a mené ces jeunes cons !

Ainsi, vu que les étrangers semblent avoir l’étrange faculté de pouvoir traverser la ligne blanche, s’ils aident Cartman, ils auront ce qu’ils veulent ! Exactement ce que promet également la bande de Stan et Kyle, en échange du livre du gros lard, sauf qu’eux ont vraiment un téléphone qui marche ! Finalement, le voyageur explique aux enfants que les donneurs de vie prenaient soin d’eux : leurs règles étaient ainsi faites pour les protéger parce qu’ils les aimaient et qu’ils ne voulaient pas qu’ils finissent comme ça. Le grand nourrisseur n’a aucune affection, au contraire de leurs donneurs de vie, leurs parents ! Ils doivent donc appeler la police et dire qu’ils ont menti ! Pour Stan, l’étranger a raison : c’était bien mieux quand leurs parents étaient là, ce que confirme Kyle pour qui leurs lois étaient justifiées. Tout va de plus en plus mal depuis 10 jours qu’ils sont partis !

 

Être parent n’est ni une vocation, ni un métier facile, mais on se doit de mener sa tâche au mieux pour assurer le bonheur de sa descendance !

Qu’on l’ait recherché pendant un certain temps ou qu’elle vienne par accident, la parentalité est un cap significatif dans la vie d’une personne. Elle s’apprend au jour le jour, avec plus ou moins d’aide extérieure et familiale, mais elle n’est pas une science exacte où les recettes des uns marchent forcément pour soi ! Être parent est une mission qu’il faut sans cesse redéfinir, en fonction de son enfant et de l’environnement dans lequel il évolue, et tout ceci n’est pas tâche aisée !

Se rendant dans le camp adverse afin de récupérer le livre que veut le petit gros pour pouvoir enfin téléphoner, la femme se demande bien si son homme a su s’y prendre avec ces gamins ! Justement, il n’a jamais su s’y prendre avec les enfants, c’est bien pour ça qu’il ne veut pas en avoir ! Mais sa femme est moins catégorique, étant sûr qu’il ferait un père merveilleux, mais lui ne veut surtout pas revenir là-dessus ! A la fin de l’épisode, Cartman donne ordre de libérer Butters, qui veut toujours être sacrifié au grand nourrisseur, et Kyle donne le téléphone à l’étranger pour qu’il appelle la police et fasse revenir les donneurs de vie. Finalement, la femme trouve que son mari se débrouille plutôt bien avec les enfants, il devient moins farouche à l’idée d’en avoir ; sauf qu’après cette histoire la femme va tout de suite se faire ligaturer les trompes pour être sûr de ne pas avoir de progéniture comme ces sales petits monstres ! Kyle demande à Stan si les parents vont être fâchés que leurs enfants les aient accusés de les avoir molestés et d’avoir fait 10 jours de tôles pour rien, mais pour Stan cela ne se peut pas car ils se sont rattrapés en faisant une belle banderole ! Le mari a été engagé comme directeur de Brenis et la femme a les trompes ligaturées ; Kyle les remercie au nom de tous car ils leurs ont appris à quel point les parents c’est important !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : l’autorité parentale, malgré ses nombreux travers, n’est pas faite pour nous embêter, mais pour nous protéger, souvent de nos propres abus !

 

Quand on est jeune, on a vite fait d’estimer que les adultes, et les parents en particulier, ne sont là que pour nous empêcher de nous amuser et de faire ce qu’on aime, d’autant plus que quoi qu’on fasse ou dise pour les rassurer, cela ne sert à rien, ils ne peuvent et ne veulent changer d’avis ! On peut certes juger, dans l’emportement, que les parents sont injustes et indignes de confiance, mais encore faut-il voir le résultat quand ils ne sont pas là : en effet, dès qu’ils ont le dos tourné ou en leur absence, cette Liberté tant espérée peut vite laisser libre court à tous les grands n’importe quoi ! Et justement, quand les enfants deviennent les maîtres temporaires, on s’aperçoit vite que leurs lois sont souvent plus cruelles que celles, plus ou moins modérées par les expériences de la vie, des adultes !

 

Avant de critiquer les règles parentales, il faut déjà prendre en compte qu’être parent est loin d’être un long fleuve tranquille, puisque rien n’y prépare si ce n’est la prise de conscience de ses responsabilités à la naissance de la nouvelle génération ! Les parents, ex-enfants eux-mêmes, doivent naviguer à vue entre le rejet de leur propre éducation, les mœurs de leurs temps et la subtile alchimie à élaborée avec l’autre parent. Avec le recul de l’âge on se rend vite compte que tout était long d’être parfait, que les parents pouvaient être pointilleux sur des points de détails, mais l’important est de voir le résultat, que le petit enfant est devenu un adulte responsable aux bonnes manières !

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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 08:37

Catégorie : I] Nous sommes tous Égaux, alors acceptons et Respectons
                         nos Différences !

Thème : 2) Nous devons l’ "indifférence" aux handicapés plutôt que la culture
                     de leur Différence !

 

 

Fiche de visionnage n°2 : Épisode 18 (saison 2, épisode 5) – Fœtus siamo-maxillaire ; épisode 52 (saison 4, épisode 4) Timmy

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les valides stigmatisent-ils, pour rien, le handicap ???

 

  • Les pros : Mlle Gollum, les enfants, Timmy.
  • Les antis : La mère de Kyle, le personnel de l’école, la mairesse, Phil Collins.

 

  • Thèse : Laissons les handicapés vivre leur vie tranquillement ;
  • Antithèse : Le handicap est un poids social dont il faut protéger les invalides ;
  • Synthèse : Chacun a le droit de vivre comme il l’entend, avec le respect qui lui est dû !

 

 

Il était une fois à South Park Kyle qui se fit péter le nez par Pip en jouant au ballon prisonnier. Du coup, Chef l’envoya à l’infirmerie.

 

 

Introduction :

 

 

Le handicap, d’autant plus de naissance que par accident, a toujours été considéré comme une fatalité abominable ou une punition !

Après avoir durant des siècles rejeté toute difformité ou retard mental, notre culture a pris conscience de ce problème avec la barbarie nazie qui voulait tous les éliminer. Notre humanisme renaissant nous a alors posé la délicate question du comportement des valides à l’égard de ces "curiosités de la nature", justement pour que nous apprenions à les traiter dignement !

 

Certains estiment que leur handicap n’a aucune importance et qu’ils ont le droit, comme tout humain, de mener la vie qu’ils souhaitent, sans aucune distinction, positive ou négative. Pour d’autres, du fait même de leur handicap, il faut au contraire les protéger contre des valides qui ne sont pas toujours à la hauteur morale, ou du moins leur simplifier la tâche afin de ne pas leur faire ressentir leurs spécificités.

En somme, les valides stigmatisent-ils, pour rien, le handicap ???

 

 

Thèse en faveur du traitement neutre

 

Le jugement de valeur, comme son nom l’indique, ne doit se faire que sur la valeur de la personne et de la prestation qui sont jaugées !

Même si c’est loin d’être toujours évident, il est important d’avoir un regard neutre sur l’émetteur créateur pour ne prendre en considération que le talent exprimé, quel que soit le domaine. En effet, du moment que quelque chose est jugé bon, peu importe qui en est l’auteur, quitte même à en reconnaître des qualités décuplées de par des circonstances aggravant les difficultés.

Un groupe de rock répète dans un garage mais n’est pas satisfait, depuis huit ans, du résultat des répèts ! Timmy passe par là et le groupe flash sur sa voix (même s’il ne sort que quelques mots et gimmicks bizarres). À l’arrêt de bus, Kyle est outré de ce qu’a dit cette enflure de Phil Collins sur Timmy, estimant que c’était se moquer de lui que de le montrer montant sur scène. Stan ne supporte pas plus ce connard, surtout que Timmy a vingt-cinq fois plus de talent que lui !!! La preuve, lors du concert où le groupe de rock avec Timmy joue pour faire la première partie de Phil Collins, les spectateurs sont en liesse et applaudissent, alors qu’ils se moquaient des autres groupes d’avant, trouvant que le petit handicapé assure ! Cartman aussi se réjouit, c’était chié (et pas à chier comme Phil Collins pouvait le penser) : Stan en reste pantois. « Timmy il est super !!! ». Dans le même registre, finalement après moult péripéties, Kyle trouve aussi au fond que l’infirmière est vachement cool. Stan pense même que c’est peut-être son fœtus mort accroché à son visage qui la rend plus intelligente ! Tout emporté par cet élan, Cartman avoue qu’il aime ses potes, mais cela paraît trop bizarre ; donc pour revenir comme avant, il les emmerde !!!

 

C’est en focalisant sur la Différence qu’on oublie le reste de la personnalité, mais au fond quand on connaît l’autre, on se rend bien compte que la Différence n’a pas d’importance !

Beaucoup de choses n’ont de valeur que pour ceux qui leur en accordent, et il en va bien évidemment ainsi des spécificités ! Mais si on en fait abstraction, on se rend compte très vite que le handicap n’intervient nullement dans la personnalité de l’individu, ni dans ses compétences professionnelles. En réalité, seule sa Différence permet vraiment de distinguer la personne d’une autre, sinon elle est aussi banale qu’autrui !

La mère et le père de Kyle sont dans la cuisine, lui lisant tranquillement son journal. Quand la mère de Kyle aborde avec son mari le sort de cette pauvre jeune femme difforme, lui ne réagit qu’à moitié, non qu’il s’en fiche éperdument mais plutôt que c’est assez banal ! Il n’y a que sa femme pour en faire tout un pataquès, estimant qu’elle doit se sentir rejetée de se faire ridiculiser tous les jours ! Et c’est bien pour ça qu’elle va voir la principale Victoria, en compagnie de M. Mackey. La principale, quelque peu habituée, lui demande de quoi elle vient se plaindre aujourd’hui. Mais ce n’est pas pour ça qu’elle est venue, elle a juste l’intention de lancer un mouvement ! Oui, comme d’habitude, selon la principale, blasée mais pas surprise ! La mère de Kyle veut les informer du problème de leur infirmière ! M. Mackey prend tout de suite sa défense, indiquant que Mlle Gollum est tout à fait qualifiée pour remplir …mais la mère de Kyle l’interrompt, elle n’a absolument rien contre elle ! Cette pauvre femme est obligée de vivre dans l’ombre parce qu’elle a peur d’être rejetée, et pour la mère de Kyle c’est à tout le monde de lui faire comprendre que sa Différence n’a aucune importance à nos yeux ! Mais c’est déjà le cas puisque la principale Victoria hallucine depuis le début de la conversation à l’idée que son infirmière ait un fœtus accroché sur sa tête, elle qui n’a rien remarqué !

 

Le problème du handicap n’est pas la Différence en tant que telle puisque ces personnes s’y sont habituées, mais c’est le regard des autres qui les place à part de la communauté humaine !

Fondamentalement, les handicapés n’aspirent qu’à une chose : être perçus comme tout un chacun ! Bien sûr ils ont une différence qu’ils ne peuvent – voire ne veulent – pas toujours cacher, mais nous devons justement apprendre à ne plus la prendre en considération, tout comme elle est naturelle pour eux qui vivent avec depuis un certain temps. Avec leurs spécificités, les handicapés ne sont ni mieux ni moins bien, ni plus faibles ni plus forts, ils sont justes Différents mais nous sommes priés de ne pas nous y attarder !

La mère de Kyle organise un dîner en l’honneur de l’infirmière, en présence de la principale Victoria et du conseiller M. Mackey. La principale est curieuse de savoir si l’infirmière n’a jamais pensé à … comment dire … se faire enlever son fœtus mort ? Mlle Gollum y a songé évidemment, mais cela signifierait malheureusement sa mort ! La principale suppose, bien, que c’est alors exclu mais lui propose alors de porter un chapeau. La mère de Kyle surenchérit en lui proposant d’en trouver plusieurs, comme cela elle en porterait un différent chaque jour ! Mlle Gollum apprécie vraiment ce qu’ils essayent de faire pour elle, mais ce n’est pas nécessaire, elle est heureuse comme elle est !!! Bien sûr cela ne se passe pas aussi simplement à South Park. Sur une scène, au milieu des champs, la mairesse annonce une semaine extraordinaire à ses chers con-citoyens ! Madame Hermann a ouvert une aile est dans la bibliothèque, et les Vaches de South Park (l’équipe de ballon prisonnier de l’école primaire) sont sélectionnées pour la grande finale nationale (où elle n’a d’ailleurs aucune chance de battre l’équipe de Washington, tenante du titre, ce qui n’empêche pas la foule d’être en transe). Mais, le plus important cette semaine, est qu’elle a pu prendre conscience qu’il existait une terrible et incurable maladie : le syndrome du fœtus siamo-maxillaire ! Et pour rendre hommage à celles et ceux qui souffrent, elle déclare que cette semaine sera dorénavant la semaine du syndrome du fœtus siamo-maxillaire !!! Le coup d’envoi de cette semaine de festivités est donné avec le premier grand défilé annuel des fœtus siamo-maxillairiens ! Évidemment, seule Mlle Gollum défile, au milieu d’une foule en liesse hyper agitée faisant un triomphe à son handicapée. Quel beau défilé, formidable ! Sauf que Mlle Gollum fait remarquer à la mairesse qu’elle aurait dû accompagner les enfants à Washington, au cas où il y aurait des blessés, puisque après tout c’est son travail ! Mais pour la mairesse c’est ridicule : c’est sa semaine, elle restera sur place un point c’est tout !!! Et ce n’est que le début des festivités ! À la mairie, M. Garrison a préparé un film montrant la vie quotidienne de Mlle Gollum – même dans les moments ou endroits les plus intimes, pervers qu’il est "oblige" – afin de prendre conscience de son courage de tous les jours. Puis arrive le moment que tous attendent : la remise du fœtus siamo-maxillaire d’honneur, qui récompense les siamo-maxillairiens qui ont réussi à trouver leur place dans la société ! Et le vainqueur est … (suspens absolu, même si Mlle Gollum – blasée par tant de focalisation sur sa personne – sait déjà qu’elle a gagné, vu qu’elle est la seule en lice), effectivement, évidemment, Mlle Gollum, que la mairesse annonce de manière enjouée par cette prise de conscience du handicap de cette jeune femme, au demeurant sympathique et plutôt mignonne. À nouveau sur scène, lors du quatrième jour de la semaine du fœtus siamo-maxillaire, la mairesse lance une grande opération : pour encourager les Vaches (pour la finale mondiale de ballon prisonnier, contre la Chine) et pour aider leur chère Mlle Gollum à ne plus se sentir exclue, tout le monde met le casque officiel du soutien au fœtus siamo-maxillairien, un dispositif recréant le syndrome de Mlle Gollum, avec un siamois accroché sur le côté de la tête ! L’intéressée hallucine ! Elle ne sait pas trop quoi dire vu que la semaine a été plutôt chargée ! La mère de Kyle en pleure dans son mouchoir. Ça risque de sembler curieux venant d’une femme qui a un fœtus qui lui sort de la tête mais … elle juge tous les présents comme des monstres !!! La mairesse tente de rattraper le truc : monstres peut-être, mais au grand cœur ! Mlle Gollum reprend le micro que la mairesse tentait de lui chourer pour expliquer que la dernière chose qu’elle souhaite c’est qu’on la singularise !!! Elle veut juste faire son travail et vivre sa vie comme n’importe quelle personne normale !!! Mais au lieu de ça, tout le monde s’est mis à pointer du doigt son handicap pendant toute une semaine ! Elle ne veut surtout pas de traitement de faveur, ne veut pas être considérée comme une malade ou comme une petite chose fragile : elle veut qu’on la ridiculise, qu’on l’engueule, qu’on se moque d’elle comme on le fait tous les jours entre nous !!! Et … et qu’ils enlèvent ces casques ridicules !

 

Le handicap nous met mal à l’aise car il nous renvoie les erreurs de la nature ou les accidents de la vie auxquels nous avons échappé par chance !

Même s’il s’agit d’une attitude naturelle, il n’est pas moralement acceptable de stigmatiser une personne du fait de sa Différence, que ce soit en l’exhibant ou au contraire en la cachant ! Il n’est certes pas toujours évident de rester neutre dans de pareils cas, mais il est du devoir des valides d’épauler ceux qui en ont besoin, de la même manière qu’on le ferait pour un valide. Ainsi, plutôt que de cacher ce handicap que l’on ne saurait voir, il est important de laisser chacun faire ce qu’il a envie de faire, car nous ne nous protégeons que nous-mêmes et nous causons beaucoup de tort à la personne handicapée en la cloîtrant !

Phil Collins se fait siffler lors de son concert et il ordonne au public de fermer ses putains de gueules afin qu’il puisse chanter. Mais Stan, comme beaucoup d’autres, veut que le chanteur foute le camp de la scène, vu qu’ils n’attendent que Timmy ! Mais pour Phil Collins, tout ce que les spectateurs veulent c’est se moquer de lui ! Stan prend alors la défense de Timmy en tant que chanteur : bien sûr on rit en voyant Timmy, mais où est le mal après tout ! Ce n’est pas parce qu’on rit de quelqu’un qu’on en a rien à foutre de lui (il faut cultiver la Différence et non l’indifférence). Timmy fait marrer tout le monde et lui s’éclate en chantant, alors qu’est-ce qui craint là-dedans ? Ceux qui ont tort sont ceux qui croient que les gens comme Timmy doivent être protégés, bien à l’abri du regard des autres ! Mais pour Stan, c’est cool que Timmy soit dans un groupe car ça nous force à le regarder et aussi à l’accepter : que ça nous fasse rire, pleurer ou rien ressentir, c’est pour ça que Timmy est super !!! Le groupe de Timmy est demandé avec enthousiasme par le public, pendant que Phil Collins se fait porter par la masse en délire ; lui ayant planté un missile dans le cul, il hurle « reposez-moi tout de suite public de merde ! ». Alors que le chanteur ex-soliste est revenu, bien conscient que la gloire et Phil Collins lui ont tourné la tête, Timmy annonce le nom du groupe : « Timmy and the Lords of the Underworld ». Finalement, tout le monde est content !

 

Antithèse en faveur du traitement distinctif

 

Que l’on ne veuille pas stigmatiser les handicapés est une (bonne) chose, mais il n’en reste pas moins qu’on ne peut pas non plus complètement les traiter comme les autres !

Il est de bonne grâce de vouloir considérer les handicapés comme tout un chacun, mais du fait même de leur handicap, certaines opérations, organisations ou demandes doivent être adaptés à leurs possibilités. Un handicapé, moteur ou mental, ne peut pas forcément effectuer certaines tâches, et il n’y a rien de dévalorisant à cela, c’est juste que chacun doit faire selon ses capacités. Sinon, à trop vouloir les forcer à faire comme tout le monde, on ne fera que mettre en avant justement ce qu’on voulait minimiser, leur handicap qui fait qu’ils ne peuvent faire certaines opérations !

En classe, M. Garrison interroge son nouvel élève, Timmy, sur le nom du célèbre président qui écrivit la Déclaration d’Indépendance. Ce dernier répond ce qu’il peut, à savoir « Timmy ! ». Évidemment,
M. Garrison rétorque que ce n’est pas lui, Timmy, qui l’a écrite et lui demande d’essayer encore ! De par son faible vocabulaire, il ressort la même réponse ! M. Garrison commence à avoir un doute sur le fait que Timmy ait fait ses devoirs. Stan lui fait remarquer que Timmy est attardé, mais M. Garrison n’apprécie pas que Stan insulte ses camarades, même si Stan en remet une couche sur la véracité de son observation (qui saute pourtant à l’œil). M. Garrison enjoint alors à Timmy d’améliorer ses résultats mais il ne reçoit en réponse qu’un « Ahah !!! ». Le prof croit que Timmy se moque de lui et lui indique que ça ne lui pose aucun problème de l’envoyer chez la principale ! Comme Timmy recommence, le prof en a marre et met sa menace à exécution ! La principale Victoria elle-même ne sait vraiment plus quoi faire de lui : il a de très mauvais résultats scolaires et son professeur se plaint de son manque d’attention en classe ! Elle en a assez et colle à Timmy un avertissement pour lui apprendre à respecter les adultes !

 

C’est déjà malheureusement monnaie courante chez les enfants, mais même dans la société en général les handicapés sont la cible de moqueries !

Les valides ne s’en rendent pas compte, mais certains de leurs comportements sont blessants pour les handicapés qui n’aspirent qu’à vivre tranquillement. Pour éviter qu’ils ne soient heurtés par des remarques ou des attitudes déplacées, il est donc nécessaire de les protéger des invalides du cœur, ces gens si ordinaires qui peuvent faire beaucoup de dégâts à l’Ego de ceux qui peinent déjà à se construire. À force de leur faire remarquer qu’ils sont différents, ils le comprennent, mais pas dans le bon sens du terme !

Alors que le groupe de rock avec Timmy auditionne pour faire la première partie d’un concert de Phil Collins, un spectateur trouve que le petit handicapé assure ! Un autre lui répond du tac-o-tac qu’il est lourdingue de rire du sort de ce gamin, tandis que d’autres trouvent aussi que l’on ridiculise ce chanteur et préfèrent rentrer chez eux ! Un présentateur télé parle du phénomène du groupe de rock controversé Timmy. Phil Collins intervient, statuette d’un Oscar en main, estimant que c’est horrible ce qu’on fait à ce gamin : le public ne va pas voir Timmy parce que c’est un bon musicien, mais pour rire de lui !!! Phil Collins pense qu’il ne faut pas rire d’une personne atteinte d’une infirmité (un gars en smoking arrive derrière lui et se moque de lui avec un rire idiot), et que la société doit apprendre à être plus compatissante ! Pour lui, il faut dissoudre ce groupe, sinon c’est lui qui s’en chargera !!! Plus tard, les enfants regardent sur une chaîne gonflante où on annonce que le groupe de Timmy s’est séparé et que c’est le chanteur solo qui fera la première partie avec Phil Collins. Kyle trouve finalement que c’est mieux ainsi, c’était mal que Timmy soit chanteur. Pour Stan aussi Phil Collins avait raison : les gens se moquaient de Timmy, il sera mieux chez lui où il sera protégé des moqueurs !

 

Le handicap tape dans l’œil et les regards sont rarement neutres. Face à la Différence, il existe toujours une certaine forme de curiosité malsaine !

Ce qui diffère de la norme exerce toujours une certaine attraction, ne serait-ce que pour renforcer chez les gens ordinaires leur sentiment d’appartenir à la "normalité". Cela peut, et doit, s’atténuer normalement avec l’âge, mais il est vrai que les enfants sont les spécialistes en la matière. À l’heure où l’on se définit par rapport aux autres, la Différence est curieuse et offre une source inépuisable de conversation pour savoir ce qu’en pense autrui, et aide ainsi à savoir ce que l’on doit aussi en penser !

Le soir même de sa confrontation avec Mlle Gollum, Kyle raconte à ses potes que lorsque l’infirmière difforme bouge la tête, son fœtus frère siamois gigote ! Cartman est tout excité et veut savoir si ce petit fœtus parle, mais Kyle le calme : il ne parle pas, on dirait qu’il est mort (et pour cause, il l’est !). Stan demande même comment il est habillé, mais Kyle le recadre : où peut-on trouver des fringues pour fœtus ?

 

Le manque d’information est la première cause de dramatisation : quand on ne sait pas, on s’effraye tout seul !

Face à la Différence, et encore plus au handicap, la mésinformation peut vite mener aux pires élucubrations ! Sans revenir aux côtés diaboliques qui hantaient la perception des gens d’un autre âge, le handicap peut toujours autant prêter à confusion et à dramatisation auprès de personnes non ou mal informées à ces sujets. Ainsi, certaines pathologies gravement invalidantes peuvent être perçues comme contagieuses alors qu’elles sont uniquement génétiques. Les enfants sont bien évidemment les premières cibles de ces mystifications, d’autant plus que leur imagination a tendance à combler leurs lacunes !

Alors que Kyle doit aller voir l’infirmière après s’être pris un ballon dans le nez et saigne, on le voit très bien avec Clyde pour qui l’infirmière de l’école est hideuse et difforme ! Barbara en rajoute une couche en précisant qu’il paraît qu’elle a des tentacules et qu’elle mange des enfants ! Cartman, horrifié, se renseigne alors auprès de Stan pour savoir si quelqu’un est déjà allé chez l’infirmière et après en est revenu pour le dire, mais la réponse est négative, jamais personne n’en est ressorti vivant pour témoigner ! La mère de Kyle a été vraiment très bouleversée quand elle a appris que les enfants à l’école se moquaient de l’infirmière ! Cependant, pour Mlle Gollum, ils sont juste tellement jeunes : se moquer est une façon pour eux d’accepter ce qu’ils ne peuvent comprendre !!! Quelques jours plus tard, alors que la première grande semaine du fœtus siamo-maxillaire arrive à sa conclusion, la mairesse remercie personnellement chacun pour son enthousiaste collaboration et demande d’applaudir aussi celle qui fut toute la semaine à l’honneur : l’incroyable, la courageuse Mlle Gollum ! Kyle crie et fait un pas en arrière, Stan bloque devant l’infirmière monstre, et Cartman jure ! La mère de Kyle est scandalisée : tout le monde a travaillé toute la semaine pour lutter contre ce type d’attitude !!! Sauf que les enfants n’étaient pas là !

 

Synthèse

 

Le handicap est une chose, mais c’est seulement quand on le remarque qu’on perçoit l’autre différemment !

Notre attitude vis-à-vis des autres dépend souvent de peu de choses, il suffit pour s’en rendre compte de voir une personne infirme dont la différence n’est pas flagrante : on parle avec elle et on la considère comme si de rien n’était, mais dès que son handicap fait surface, les rapports changent du tout au tout ! Qu’on le veuille ou non, les interactions sont différentes et la personne handicapée perçoit tout de suite qu’on cherche à la ménager, quitte à faire plutôt les choses de travers même en voulant bien faire !

À l’infirmerie, après que Kyle se soit fait péter le nez au ballon prisonnier, Mlle Gollum pose les questions d’usage, auxquelles Kyle répond en tremblotant, mort de trouille qu’il est ! D’une voix rassurante et maternante, l’infirmière lui demande s’il s’est fait mal au nez. Elle demande alors à Kyle de ne pas fermer les yeux, elle ne va pas lui faire de mal ! Kyle s’exécute et voit une charmante infirmière de profil (avec un peu de chance, peut-être est-elle nue sous sa blouse blanche). Toujours est-il que le voilà rassuré et il lui explique son problème, comme quoi il s’est cogné le nez à la balle au prisonnier. Alors que l’infirmière s’apprête à lui donner une poche de glace, elle se met de face et Kyle hurle en voyant sa difformité monstrueuse. Se demandant bien ce qu’il a, Kyle pointe du doigt la protubérance faciale latérale de Mlle Gollum ! Elle comprend mieux : il a remarqué son infirmité, le fœtus de son frère siamois accroché au visage ! La principale Victoria également n’était pas au courant, demandant ce qu’elle a au juste.
M. Mackey lui révèle alors que Mlle Gollum a un fœtus siamo-maxillaire, c’est-à-dire qu’elle a un fœtus mort accroché sur la tête ! La principale Victoria en reste pantois, demandant même une confirmation, mais cela surprend surtout M. Mackey que la principale n’ait jamais rien remarqué. Étonnant non ?!?!?!

 

C’est bien connu : plus on veut éviter de dire une chose, plus elle sortira d’elle-même, au mauvais moment !

Tant qu’on ne saura pas parler aux handicapés comme à n’importe qui, il restera toujours une partie de nous-mêmes sur la défensive ! Cette retenue peut avoir du bon, tant le langage courant est propice à des bourdes involontaires, mais quelqu’un qui ne s’exprime pas naturellement cela se ressent très vite ! Non seulement l’autre percevra rapidement le malaise, mais en outre les lapsus plus ou moins involontaires s’exprimeront d’eux-mêmes à force d’être trop tendu à l’idée justement de commettre un écart de langage !

Lors du dîner chez la famille Broflovski, un lourd silence se fait assourdissant. La mère de Kyle brise la glace en demandant à Mlle Gollum où elle a fait ses études. Quand elle répond dans le Colorado, cela jette à nouveau un froid. Heureusement que le père de Kyle est là pour mettre l’ambiance, demandant à sa femme de lui passer le fœtus mort, pardon, il veut dire la sauce ! Évidemment, son écart se voit gratifié d’un grand coup de pied sous la table ! La principale Victoria enchaîne en rappelant que le soir même les Vaches de South Park jouent la finale régionale de ballon prisonnier, même si cela n’a aucune importance pour M. Mackey puisque c’est toujours l’équipe de Denver qui gagne ! Le père de Kyle n’est pas aussi catégorique, croyant pour sa part que les garçons ont quand même un fœtus mort de gagner, ... une chance de gagner !!! Sa femme lui balance un grand coup qui le fait tomber de sa chaise, l’enjoignant à se taire à présent ! Mlle Gollum a beau dire que cela ne fait rien, la mère de Kyle est terriblement navrée !!! Qu’elle ne s’inquiète pas, Mlle Gollum en a vu d’autre, ... mais quand même !

 

Comme toujours, la prévention des écarts et la diffusion de la tolérance passent par l’information de la majorité au sujet du sort des minorités !

Concernant des maladies ou des accidents de la vie qui font qu’un humain est catalogué comme "monstre", seule l’explication sur les origines du handicap peut aider à apaiser les préjugés. Les personnes informées seront alors plus à même de considérer l’invalidité non pas comme un drame mais plutôt comme un tragique hasard de la vie. L’important est alors que les valides prennent conscience de la chance qu’ils ont, et qu’ils se mettent un peu plus à la place des handicapés, non pour les plaindre, mais pour simplement les considérer comme des gens ordinaires avec des différences et des difficultés spécifiques.

Alors que les enfants se conduisent comme des monstres à l’égard de l’infirmité de Mlle Gollum, la mère de Kyle est excédée par ce qu’elle entend ! S’étant documentée, dans un livre sur les monstres, sur le mal dont souffre la pauvre infirmière, elle sermonne les enfants sur le fait qu’il n’y a vraiment pas de quoi rire, Mlle Gollum ayant un syndrome du fœtus siamo-maxillaire ! Cartman s’en fout du syndrome, du moment qu’elle ne le touche pas, mais c’est bien le genre d’idées reçues contre lesquelles il faut lutter ! La mère de Kyle explique alors le phénomène des siamois, lorsque des jumeaux naissent collés l’un à l’autre ! Malheureusement, il arrive aussi, alors que les siamois sont déjà soudés l’un à l’autre, que l’un des deux enfants meure avant de venir au monde. Le survivant naît alors avec le corps du bébé mort accroché à lui ! Parfois, le fœtus mort est à l’intérieur du corps de l’autre siamois ! Ce qui veut dire que les enfants aussi pourraient avoir un jumeau mort en eux sans même le savoir !!! Stan et Cartman partent comme des fusées en criant que c’est vraiment dégueulasse, seul Kenny reste avec Kyle et sa mère, et se rapproche même pour voir de plus près ce qu’il en est sur les illustrations du livre des monstres. Maintenant que Kyle en sait davantage sur l’infirmité de l’infirmière, sa mère espère qu’il ne se moquera plus d’elle ! En fait, lui n’est pas rassuré pour un sou, alors que ça fait bien rire Kenny. En fin de compte, la mère de Kyle veut que le public connaisse le mal de Mlle Gollum : son handicap doit être mis en lumière afin que cette femme soit mieux comprise et que les gens se moquent moins d’elle ! Pour cela, la mère de Kyle propose de consacrer toute une semaine à informer le public sur ce que peuvent vivre les gens comme elle !!! Cela emballe plutôt la principale Victoria, qui trouve que « Semaine d’information sur le fœtus siamo-maxillaire » sonne très bien, tout autant que M. Mackey qui propose que l’école publie une brochure et organise aussi des séminaires éducatifs ! La mère de Kyle part au quart de tour sur son idée de génie et téléphone à madame le maire immédiatement !

 

S’il est bien une chose insupportable, c’est que certains se sentent autorisés à parler au nom des autres !

Avant de s’emporter sur un sujet, il est crucial de déjà recueillir l’avis des intéressés ! Ils sont les mieux placés pour s’exprimer sur une problématique qui les concerne au premier chef. Ensuite, même si nous ne sommes pas d’accord avec leur point de vue, c’est le leur et nous n’avons pas à tenter de l’influencer ou carrément à passer outre ! Les handicapés ont un cerveau comme tout le monde, et le moindre des respects est d’écouter ce qu’ils ont à dire et de ne pas penser à leur  place !

Au concert où Timmy et son groupe joue, les enfants jubilent ! Une femme leur fait la morale, estimant qu’ils devraient avoir honte de rire, étant donné qu’il s’agit d’un petit handicapé ! Pour Stan il n’y a rien, il est marrant, c’est tout ! La femme s’emporte : est-ce que ça leur plairait d’être handicapés, trouveraient-ils ça encore marrant ??? Pour elle, que les enfants rient ça ne peut que faire de la peine à Timmy ! Sauf que Kyle le trouve plutôt heureux, mais la femme est écœurée, leur lançant un « vous me dégoûtez tous autant que vous êtes !!! ». Phil Collins, clairement contre le fait de montrer des handicapés, déclare sur MTV que la question qu’il faut se poser c’est « Que font les parents dans cette histoire ? ». Pour lui, les parents de ce gosse le laissent se faire exploiter, c’est une honte qu’ils ne réagissent pas ! Il se rend alors chez eux pour leur demander pourquoi ils laissent faire ça à leur fils, estimant pour sa part que tout ce que font les gens c’est se moquer de lui ! Mais les parents sont aussi atteints que Timmy !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : plutôt que de savoir s’il faut montrer ou cacher les handicapés, faisons déjà en sorte de les accepter en tant que tels !

 

Le handicap, de par sa "rareté", attire naturellement l’œil, mais c’est ensuite la culture et la morale ambiantes qui font notre comportement par rapport à cet inordinaire ! On peut certes estimer qu’il faut protéger les handicapés par rapport à certaines de leurs difficultés inhérentes à leurs différences, ou simplement eu égard aux regards malsains que certains peuvent avoir à leur endroit. Mais il faut bien voir aussi que les invalides ne souhaitent qu’une chose : être traités comme tout un chacun !

 

En fait, la solution intermédiaire est d’essayer, chose pas forcément aisée, de considérer les handicapés comme des personnes ordinaires, ce qu’elles sont hormis leur handicap, et de faire en fonction de ce qu’elles attendent de nous ! Plutôt que de leur imposer notre vision des choses, nous devons avant tout les écouter et alors nous adapter à ce qu’elles recherchent dans les rapports humains, auxquels tout le monde aspire et a droit !

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 08:18

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 4) Pour sûr Non à la peine de mort, mais évidemment Oui à l’avortement et à l’euthanasie !!!

 

 

Fiche de visionnage n°36 :

Épisode 78 (saison 5, épisode 13) – Kenny se meurt

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : La mort doit-elle aider la vie ???

 

 

Les pros : Tout le monde,

Les antis : L’état (au début).

 

 

Thèse : Tout et tous doivent être mobilisés pour la recherche ;

Antithèse : On n’a pas le droit d’utiliser des fœtus avortés, surtout si certains en abusent ;

Synthèse : Il faut se donner les moyens pour contrer la mort, d’autant plus d’un enfant !

 

 

Il était une fois à South Park Mme Anders qui va se faire avorter dans un centre spécialisé.

 

 

Introduction :

 

 

Les enfants ont toujours représenté l’avenir de toute société, et tout a toujours été tenté pour les sauver d’une mort jugée inacceptable.

 

Face à la mort d’un être sans défense, les humains ont développé de larges gammes de pharmacopées, notamment en transférant la force d’un animal mort à un humain en état de faiblesse, ou en invoquant les esprits et en leur demandant la plus grande pitié pour un petit d’humain innocent ! Aujourd’hui, avec la légalisation de l’avortement et la découverte des propriétés des cellules souches, un nouveau débat s’ouvre.

 

Alors que ces cellules souches permettent de faire avancer la recherche et que les femmes avortées sont d’accord pour aider la science, certains estiment que les humains n’ont aucun droit de ce type sur un être humain, même avorté. Leur conviction peut en outre être renforcée par le fait que des personnes mal intentionnées pourraient en faire un business sans foi ni loi, et que d’autres en profiteraient pour mener des expériences lugubres sans caractère scientifique sérieux.

En somme, la mort doit-elle aider la vie ???

 

 

Thèse en faveur du « tout est bon pour la guérison »

 

Les cellules souches, en tant qu’éléments de base de la construction d’un organisme, sont de très bons supports à la recherche scientifique !

Tout comme les bactéries ont permis à certains niveaux de se passer des expérimentations sur les animaux, les cellules souches offrent de grandes perspectives de recherche par leur souplesse d’utilisation. En effet, ces cellules sont tellement malléables qu’on peut les tripatouiller dans tous les sens, tenter de nouvelles voies d’exploration scientifique, le tout sans blesser quoi/qui que ce soit ! Elles nous permettent en outre de comprendre l’organisation du vivant, et par ses malformations d’envisager comment lutter contre celles-ci.

Lors d’un avortement, le docteur demande à sa patiente si elle connaît les cellules souches. Celle-ci les connaît de nom mais ignore ce que c’est. Le médecin lui explique alors que de nombreuses études ont montré qu’elles pourraient vaincre bien des maladies, et qu’elles sont prélevées sur des tissus de fœtus avortés ... pardon, d’enfants non désirés ! Justement, un camion les transportant, en voulant éviter un cerf au milieu de la route, s’est renversé et Cartman passant par là a récupéré cette marchandise un peu spéciale. Il envoie Butters chercher ses potes. Ceux-ci sont curieux de voir ce que Cartman juge plus important que de cramer des bouses de vache, ce pour quoi il les a dérangés ! Jouant aux devinettes sur ce qu’il a dans son jardin, Kyle jubile que ce soit un trampoline, mais non, c’est mieux. Stan propose un bateau, mais c’est encore bien mieux. Il s’agit en fait de 33 fœtus avortés, en parfait état et gratos ! Alors que Stan se demande ce que Cartman fout avec des fœtus, Kyle préfère se tirer ! Stan ne comprenant rien à l’histoire de Cartman au sujet de cellules souches, Kyle lui explique que ce sont des cellules de fœtus qui pourraient soigner des maladies. Cartman rectifie, c’est prouvé puisqu’ils l’ont dit à la télé ! Chez Alder Group (Yesterday’s Future is Today), Cartman en apprend plus sur le rôle exact des cellules souches. Un biologiste lui explique que des milliards de cellules nous composent, cellules du cœur, de la peau, du cerveau...Mais avant qu’une cellule ne devienne cellule d’orteil ou de pancréas, elle n’est qu’une cellule souche, une sorte de cellule vierge. Cartman n’y comprend rien du tout mais demande plus d’infos. En fait, ces cellules vierges se programment en copiant le programme des cellules voisines. Le biologiste lui montre un rat à qui on a ôté il y a quelques mois la moitié de la moelle et mis des cellules souches dans ce qui restait. Comme par magie, les cellules souches ont reconstitué la moelle manquante ! Les nerfs endommagés par un Parkinson, les tissus de grands brûlés et tant d’autres parties de notre organisme pourraient être remplacés grâce aux cellules souches. Sachant que Kenny se meurt, Cartman se renseigne pour savoir si elles pourraient servir aussi à réparer des muscles, dans le sens où si un enfant risquait de mourir d’une maladie musculaire, les cellules souches pourraient-elles le soigner ? Pour le biologiste, la réponse en affirmative, en théorie !

 

Les premières concernées, les femmes, sont prêtes à donner leur bien le plus précieux, la vie, pour aider à lutter contre la mort !

La société se pose beaucoup de questions éthiques quant à l’origine des cellules souches, mais les principales fournisseuses, les femmes avortées, ne voit que le bien que ça pourrait apporter aux malades. Nous devons bien sûr nous questionner sur l’origine et l’utilisation des cellules souches, mais il faut bien voir aussi que des femmes, qui voulaient de toute façon se débarrasser d’un polichinelle encombrant leur tiroir, sont des plus heureuses d’aider par leur geste la science, d’autant plus que cela leur permet d’apaiser leur conscience, face à une décision toujours délicate !

Il en va ainsi de la réaction de la patiente qui s’apprête à se faire avorter. Le docteur lui présente un formulaire : si elle le signe, ça aidera la recherche. La femme n’y voit aucun inconvénient, surtout si ça peut sauver des gens, et c’est bien l’espoir qu’a le docteur ! Plus tard, Cartman, bien placé devant le centre où s’effectuent les avortements, demande à la femme d’un couple de racheter son fœtus après l’opération. « Malheureusement », ce couple ne va pas à la clinique, la femme voulant ce bébé. Cartman use alors de toute sa ruse : un petit garçon se meurt à l’hôpital, et ce bébé lui servirait plus qu’à eux car ses cellules souches lui sauveraient la vie. Le père fait un geste d’un grand altruisme, offrant ce bébé à la science. Il en fera un autre à sa femme ! Devant cette attention philanthropique, sa femme est toute émue, son homme est vraiment génial, elle l’aime plus que tout !

 

Certains invoquent dieu pour justifier le fait qu’on ne puisse faire n’importe quoi de la vie, mais c’est lui qui a commencé !

Pour les croyants, seul dieu donne et peut donc enlever la vie comme bon lui semble, disposant à sa guise de notre sort à tous. Ainsi, il est le seul responsable en cas de maladie, et encore plus de mort, mais il ne peut être tenu pour coupable de cela. Toujours pour les croyants, intervenir sur le destin que dieu avait prévu pour une personne en tentant par la science, sœur ennemie de la religion, de la sauver est donc un crime de lèse-déité ! Mais si ça l’amuse de se jouer de nous, la science avec ses moyens actuels ne doit et ne peut rester impassible, elle doit tout faire pour contrecarrer ses volontés inhumaines !

Stan s’en veut d’avoir laissé tomber Kenny, estimant qu’il est son plus mauvais copain pour ne pas avoir eu le courage d’affronter sa maladie en face et de ne pas l’avoir soutenu dans sa phase terminale. Il se recueille en cramant sans enthousiasme des bouses de vache. Chef passe alors par là et voit bien que Stan va mal, et il reconnaît lui-même qu’il y a eu des jours meilleurs. Stan interroge Chef le bon conseiller de toujours pour savoir pourquoi dieu veut que Kenny, son copain, meurt, s’il ne peut pas choisir l’ami de quelqu’un d’autre ! Chef lui explique que parfois dieu emporte nos proches parce que ça le rassure sur sa puissance. Notre dieu est un dieu vengeur, et il est très fâché à cause d’un péché vieux comme le monde qu’il n’arrive pas à oublier. Alors, il rappelle à lui, au hasard, un enfant, un petit chien, ça lui est égal, du moment que ça nous rend tristes ! Devant l’absurdité de la chose, Stan voudrait bien comprendre pourquoi diable dieu nous donne alors la vie si c’est pour la reprendre comme ça ! Chef prend un exemple : pour faire pleurer un bébé, d’abord il faut lui donner une sucette et ensuite la lui reprendre. Mais si on ne lui donne pas de sucette au départ, le bébé n’aura pas de raison de pleurer. Dieu, c’est pareil : il nous donne la vie, l’amour et la santé pour pouvoir nous les enlever un jour et nous faire pleurer. En fait, dieu se désaltère du nectar de nos larmes, car ce sont elles qui lui donnent son immense pouvoir !

 

Antithèse en faveur du refus de l’utilisation de la mort d’autrui

 

Que ce soit pour des questions religieuses ou éthiques, certains estiment qu’on ne doit pas profiter de la mort de fœtus pour les utiliser, quels que soient les objectifs thérapeutiques !

Alors que cela ne dérange personne de se servir d’autres animaux pour faire des expériences de laboratoire, l’humain se plaçant à part dans le règne animal, certains estiment qu’il est immoral d’utiliser des fœtus pour effectuer quelle que recherche que ce soit. Il est vrai que cela soulève de nombreuses questions, tant religieuses que philosophiques, et dans ce genre de domaine il vaut mieux être trop prudent que pas assez, au risque d’ouvrir la porte à de grands n’importe quoi !

Chez Alder Group, Cartman vient livrer ses fœtus pour la recherche, ce qui tombe à point nommé puisque ceux qu’ils attendaient ont eu un accident de la route. Alors qu’il se renseigne pour savoir comment procéder pour le paiement de sa cargaison haut de gamme, le biologiste est navré de lui annoncer qu’il ne peut plus acheter de fœtus. Cartman s’énerve, ils avaient un accord et il a apporté toute la marchandise ! Mais le problème est que l’État a interdit la recherche sur les cellules souches, à cause du gouvernement ils doivent arrêter ! En effet, trop de gens étaient contre l’utilisation de fœtus avortés pour la recherche, ce que le biologiste trouve bien dommage car ça aurait pu sauver de nombreux malades. Cartman est vert, que va-t-il bien pouvoir en foutre de ces trucs ???

 

Qu’on se pose la question de la légitimité morale de l’utilisation de fœtus est une bonne chose, d’autant plus quand certains en font un véritable business !

Il est bien connu que l’argent n’a pas d’odeur, mais il y a tout de même des limites, un fœtus n’est pas une marchandise ! Flairant le bon filon, certains n’ont aucun scrupule à organiser toute une filière d’approvisionnement de fœtus, comme s’il s’agissait d’un réseau de distribution et des marchandises tout ce qu’il y a de plus classiques ! Et fatalement, appât du gain oblige, certains pourraient en arriver à des dérives encore plus malsaines, telle que la production sur commande de fœtus uniquement pour les avorter et les revendre au plus offrant !

C’est bien tout ce que voit Cartman quand il trouve les fœtus dans le camion accidenté. Avec les recherches qui sont menées, ces cellules valent 3 fois leur poids en or : il a dans son jardin un coffre au trésor avorté ! Kyle lui lâche un « Si tu savais comme je te hais ! » qui explique bien son aversion pour ce genre de pratique immorale au possible ! Mais Cartman s’en fout, il vendra ses fœtus tout seul et aura plein de thunes ! Il prend ainsi contact avec le département biologie de l’université du Colorado. Lui qui a plein de fœtus avortés cherche un acheteur, et sa première question est donc de savoir combien ils les payent ? Étant donné qu’il a un client à Cleveland qui les prend à 80 dollars la livre, il leur fait une offre à 100 dollars. Ils refusent, lui broient les couilles, mais ce n’est pas grave, il va voir ailleurs et appelle alors Bosnard Medical Group. Il négocie à mort, demandant que son prospect lui dise où celui-ci peut en trouver à 70 dollars la livre. Il doute fort de ce si bas prix, il est comme ces fœtus, il n’est pas né d’hier ! Il est vendeur, son interlocuteur est chercheur/acheteur, donc soit ils parlent affaires soit ils essaient de s’arnaquer, mais laisser passer cette affaire serait une erreur fœtale. Finalement, ils concluent le marché à 110 dollars la livre ! Plus tard, alors que l’étude des cellules souches est interdite, Cartman tente encore plus de se débarrasser de ses 30 fœtus humains difformes, pensant qu’ils peuvent servir à d’autres recherches, ou tout simplement à des dissections. Étant donné que Cartman n’a réussi qu’à vendre 3 fœtus et qu’il doit refourguer les autres avant qu’ils ne pourrissent, il prend également contact avec Capitaine Bligh, un resto de fruits de mer. Il lui propose une cargaison de 30 délicieuses crevettes des Antilles, du haut de gamme que les clients vont adorer. Mais même à 10 dollars le kilo, le patron lui broie les couilles. Quand la recherche sur les cellules souches reprend, Cartman se positionne à nouveau devant le planning familial, proposant d’assurer la vente du fœtus des futures avortées à un labo. Une femme hésite, mais comme il offre 75 dollars cash pour son fœtus elle accepte, sa petite signature l’aidera à payer l’intervention.

 

Certes les cellules souches pourraient aider la science à soigner des maladies, mais des savants fous en profiteraient aussi pour mener des expériences selon leurs délires !

La nature humaine étant ainsi faite, il y aura toujours des gens pour penser et tenter de réaliser l’impossible. Mais ceci peut être à double sens, positif dans le cas de traitements thérapeutiques, négatif dans l’optique de créer des êtres surhumains ou surnaturels ! Que ce soit l’armée pour avoir de meilleurs soldats, ou quiconque pour tirer le meilleur parti de la sélection naturelle et de l’évolution pour transférer ces qualités à d’autres et ainsi créer des animaux trans-espèces avec des atouts supérieurs ! La créature du Dr Frankenstein et les dérives des manipulations génétiques n’ont jamais été aussi proches de la réalité qu’aujourd’hui !

Cartman est comme ça, avec ses délires à lui ! Son rêve serait de mettre des cellules souches près d’un Shakey’s Pizza, pour voir si on obtiendrait un autre Shakey’s Pizza, c’est-à-dire son propre resto où on mangerait gratos ! Il se renseigne donc auprès du biologiste d’Alder Group, pour qui le béton serait plus approprié. Mais de toute façon, comme la recherche vient d’être interdite, personne ne saura jamais si c’est possible. Cartman décide alors de faire changer d’avis le gouvernement ! Et le miracle a lieu ! Alors que tout le monde est à la messe d’adieu à Kenny, il cherche ses potes et leurs montre qu’il a réussi : il a mis ses cellules souches à côté de chez Shakey’s et elles dupliquent un nouveau Shakey’s. Stan est écœuré que Cartman se soit ainsi servi de la maladie de Kenny pour faire lever l’interdiction sur la recherche des cellules souches, tout ça pour vendre ses saloperies de fœtus et avoir son propre Shakey’s. Kyle est également abasourdi, lui qui a serré Cartman dans ses bras, a pleuré avec lui, l’a consolé ! Cartman est quant à lui tout à sa joie : avec encore une centaine de fœtus, il finit la cuisine. Fou de rage devant tant d’insensibilité, à laquelle on ne peut pas s’habituer, même venant de Cartman, Kyle lui pète la gueule. Stan peut être finalement rassuré, ce n’était pas lui le plus mauvais copain de Kenny, c’était Cartman !

 

Synthèse

 

Au-delà de la question de la pertinence de l’utilisation de fœtus avortés pour faire avancer la science, il faut bien se rappeler que l’avortement n’est pas anodin pour la femme qui le subit !

Si la science peut juger très utile les fœtus qu’on lui apporte, elle ne doit pas oublier qu’ils sont issus d’un drame humain et qu’ils sont donc porteurs d’une certaine charge émotionnelle ! Quoi qu’on puisse en penser, l’avortement n’est pas une simple formalité où il suffit d’aspirer un être en devenir pour oublier immédiatement ce que cela signifie. D’une les femmes ont dû se battre pour ce droit à disposer de leur corps et à éviter la mort lors d’avortement clandestin particulièrement sordide, et de deux il s’agit tout de même d’une certaine forme de vie !

Quand le médecin demande, sur un ton détendu, à Mme Anders si elle est prête à avorter, celle-ci lui répond qu’elle est aussi prête qu’on peut l’être ! Le docteur lui dit de se détendre, qu’il n’y en aura pas pour longtemps, mais les rires de la télévision avec l’émission potache de Benny Hill ne sont pas des plus appropriés pour cet instant grave !

 

La science progresse à grands pas ces dernières décennies, mais on doit également accepter qu’elle ne peut pas tout, ce qui n’est pas évident à entendre quand on est confronté à la maladie !

Petit à petit, la recherche médicale a abattu des cloisons techniques que l’on pensait impossibles à franchir, sauvant ainsi de nombreuses vies. Pour autant, la nature étant si complexe, on en arrive à rester bloqué devant des pathologies particulièrement difficiles à cerner et donc à traiter. A force de nous avoir vendu le concept de modernité comme l’aboutissement de la victoire humaine sur la nature, on pensait que rien ne serait désormais invulnérable à l’esprit humain et à ses techniques de pointe, mais il faut se rendre à l’évidence que la science ne pourra jamais être toute puissante, qu’elle aura sans cesse des limites, même si on les repousse à grands coups de progrès !

Les enfants sont convoqués, avec leurs parents, Chef et le conseiller Mac Key, dans le bureau de la principale Victoria. Stan sent tout de suite le plan craignos et Kyle explique qu’ils ignorent pourquoi Cartman a séché l’école, qu’ils savent juste que c’est lié à des avortements ! M. Mac Key les rassure qu’ils n’ont rien fait de mal, qu’ils veulent juste leur parler parce que Kenny entré à l’hôpital la veille car il est gravement malade. Cela étonne Kyle et Stan demande quelle est la gravité de sa maladie. Chef leur explique qu’il est en phase terminale ! Stan tente de se rassurer, les docteurs vont pouvoir le soigner car ça sert à ça les hôpitaux, à guérir les gens ! Malheureusement, son père doit lui expliquer qu’ils ne soignent pas tout : Kenny est en phase terminale, ce qui veut dire, que très bientôt, il s’en ira au ciel ! M. Mac Key les encourage à être forts, pour l’aider, car Kenny a besoin d’eux plus que jamais ! Stan n’arrive toujours pas à en croire ses oreilles : pour lui (et pour nous aussi, qui l’avons vu si souvent mourir et revenir l’épisode d’après), ce n’est pas possible, Kenny ne peut pas mourir !!! Malheureusement si, il faudra bien se faire une raison !

 

Les enfants représentent l’avenir de toute société, il est donc intolérable et insupportable de les voir partir les pieds devant !

Pour tout un chacun, l’enfance est l’âge d’or de l’insouciance, une époque où l’on est innocent des tracas du monde, où l’on ne pense qu’à son bon plaisir en s’émerveillant et en jouant ! Malheureusement, la maladie ne connaît pas de limite et attaque tout le monde, sans aucune distinction. Voir un vieux ou un adulte dans un sale état est déjà choquant, mais au moins ils ont pu profiter un peu des joies de la vie, alors qu’un enfant ne les a qu’à peine touchées du doigt ! C’est bien pour cela que la science doit faire tout son possible, quitte à utiliser des cellules couches, pour que ces drames cessent !

Kyle tente de remonter le moral de Kenny dans sa chambre d’hôpital, lui proposant, quand il ira mieux, de retourner camper à la mare de Stark. Mais Stan se sent mal, il quitte la pièce. Kyle a beau lui expliquer que Kenny a besoin d’eux, mais Stan ne peut pas supporter de le voir comme ça, avec ces fils et ces tuyaux. C’est un enfant, il devrait courir, jouer, rigoler, ... etc. ! Pour Kyle aussi c’est dur, mais ils doivent être forts ! Stan est complètement abattu, que peuvent-ils faire : papoter avec lui dans sa chambre, faire comme s’il allait guérir ? Lui en tout cas ne peut pas ! Mais Kyle le sermonne : si c’est dur pour lui, ça l’est encore plus pour Kenny ! Stan demande à rester tranquille, seul, et préfère s’en aller plutôt que de voir tout ça. Kyle lui fait la remarque qu’il n’a pas le droit de partir comme ça, mais Stan rectifie : ce n’est pas lui qui s’en va, c’est Kenny qui part ! Cartman, resté seul dans la chambre, avoue à Kenny que Stan et Kyle ont toujours été ses deux meilleurs amis du monde, mais il a toujours pensé que Kenny était mon meilleur copain ! Cartman promet à Kenny qu’il trouvera un traitement pour lui, et tout se passera bien. Dans le couloir, Cartman est visiblement marqué, pour une fois, par le sort d’un autre que lui. Quand Kyle revient, il remarque que Cartman pleure, celui-ci noyant le poisson en expliquant que c’est l’air sec qui lui pique les yeux. Kyle a bien compris, et ils s’écroulent dans les bras l’un de l’autre ! Plus tard, Cartman remue ciel et terre pour trouver un traitement à Kenny, ce petit garçon qui se bat pour sa vie à l’hôpital, et il va lui trouver de plus gros gants de boxe : grâce aux cellules souches Kenny aura de quoi se battre ! Cartman va même jusqu’au congrès, à Washington. Il y explique que son meilleur ami est malade, très très malade, qu’il n’a que 8 ans et que les médecins lui donnent peu de temps à vivre. Cartman réalise qu’utiliser des tissus de fœtus avortés pour la recherche est un sujet délicat, mais s’il y a une chance pour que les cellules souches sauvent la vie de son meilleur ami, il doit au moins essayer de faire changer d’avis les députés et sénateurs ! Il leur chante alors ce tube éternel : « Quand un ami un jour s’en va, la terre s’ouvre sous vos pas. L’ami tu es parti au paradis, arrive-t-on à guérir de cette blessure, je dois avouer que je n’en suis pas sûr ! », un sénateur enchaîne « te souviens tu nous avions le même âge », un autre « je revois ce sourire sur ton visage! », tout le monde s’y met « te rappelles tu nous allions danser, toute la nuit où on s’est rencontré. Nous avions bu et dansé, et ainsi était née notre amitié ». Stan aussi se démène et a enfin réussi à surmonter sa tristesse, il va à l’hôpital voir son ami, c’est maintenant qu’il a besoin de lui ! Sauf que Kyle lui annonce que Kenny a arrêté de respirer, d’un seul coup. Stan voulait le voir, mais finalement il ne lui aura même pas dit au revoir. Laissons le mot de la fin à M. Garrison lors de la cérémonie d’enterrement : « Nous tous, nous regretterons Kenny, ses joyeux éclats de rire, son sourire innocent. Et nous n’oublierons jamais que grâce à lui, la recherche sur les cellules souches a pu reprendre ! ».

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : l’avortement existe, il ne sert à rien de le nier ou de s’y opposer, et plutôt que de jeter les fœtus avortés à la poubelle, autant qu’ils servent à quelque chose, surtout si leur mort peut sauver des vies en faisant avancer la recherche !

 

Avec les énormes progrès de la médecine, les cellules souches peuvent à présent considérablement faire avancer la recherche, d’autant plus que les femmes sont ravies de pouvoir aider la science en donnant d’elles-mêmes par le biais de leur fœtus avorté. Certains invoquent dieu pour exprimer leur aversion de l’utilisation de la mort de la vie pour sauver d’autres vies, mais il faut bien reconnaître que dieu lui-même joue avec nos existences, même si ce n’est bien sûr pas une raison pour ce comporter de manière aussi illogique que lui. Le plus malheureux dans cette histoire est que certains profitent de tout ceci pour faire un business de fœtus, et d’autres pour faire des expériences délirantes au-delà du réel !

 

Toutefois, ce que nous devons considérer c’est que la science, bien qu’elle avance à grands pas, connaît des limites, fondamentales ! De tout temps, et encore plus aujourd’hui où la technique permet beaucoup de choses, la mort d’un enfant a toujours été un drame. Mais si les cellules souches de fœtus avortés peuvent nous aider à progresser dans la recherche, nous devons nous en servir pour le bien de tous. C’aurait sûrement été leur plus profond désir, si tant est que ces amas de cellules puissent être considérés comme des humains pensant !

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 08:03

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

Thème : 4) Justice et Question Sociale : vieux dilemme de la répartition des richesses

 

 

Fiche de visionnage n°20 :

Épisode 117 (saison 8, épisode 6) – Les Gluants

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’immigration est-elle une fatalité nuisible ???

 

 

*  Les pros : Les enfants, le beauf conservateur raciste en colère,

*  Les antis : Les parents de Stan (au début), le vieux hippie progressiste libérale un peu gland.

 

 

*  Thèse : Plus il y en a, moins ça va ;

*  Antithèse : C’est un droit, pour eux une nécessité, pour nous une aubaine, qu’ils soient là ;

* Synthèse : Tout le monde doit faire des efforts pour que la cohabitation se passe bien !

 

 

Il était une fois à South Park, sur la Route 285, un être sorti d’un nuage électromagnétique qui se fait écraser sur la voie rapide.

 

 

Introduction :

 

 

L’immigration a toujours existé, libre ou forcée (esclavage), et grâce à elle nos pays ont pu se développer après des événements tragiques (guerres, famines, épidémies) ou pour concurrencer nos voisins ennemis.

 

Si la race humaine sapiens sapiens est la seule actuellement sur la planète, c’est bien parce qu’elle a émigré au gré des besoins de survie ou de la curiosité d’aller voir ailleurs. Cela s’est rarement produit sans heurts, mais finalement les locaux comme les expatriés y trouvaient rapidement leur compte, créant alors un nouvel équilibre jusqu’à ce que les deux populations se métissent et forment une nouvelle culture, multiforme.

 

Certains estiment que l’immigration engendre beaucoup de problèmes, notamment en terme de perte d’emploi pour les locaux, et que cela tourne assez fatalement vers de grandes tensions sociales. Pour d’autres, l’immigration est un droit, d’autant plus quand elle sert nos intérêts, et les immigrés ne le font pas par plaisir mais par besoin vital.

En somme, l’immigration est-elle une fatalité nuisible ???

 

 

Thèse en faveur de l’explosion sociale par l’envahissement

 

Comme pour beaucoup de domaines, mieux vaut pas assez que trop, et un étranger ça va, deux immigrés bonjour les dégâts !

Dans le délicat problème de l’immigration, le point de friction n’est pas tant que des gens viennent trouver leur bonheur ailleurs, c’est-à-dire chez nous, mais tout dépend de leur nombre ! Tout naturellement, lorsque seules quelques personnes émigrent pour tenter leur chance ailleurs, si elles parviennent à se construire une situation meilleure, il est évident que l’info tournera vite au pays. Et cela ne manquera pas d’ouvrir une brèche spatiale où tous les démunis du coin voudront suivre l’exemple des premiers arrivants et eux aussi profiter des bienfaits de leur nouvelle terre d’accueil.

Le journaliste à proximité du portail temporel nous donne des nouvelles car une autre personne vient juste d’arriver. En fait, le travail du premier immigrant chez Wendy’s a porté ses fruits puisque le second arrivant déclare que la famille de ce premier va désormais beaucoup mieux. Du coup, grâce à l’exemple du premier comme quoi il est possible de faire mieux ailleurs, le second espère la même chose pour sa famille.

 

A travail égal salaire égal, sinon c’est de l’exploitation et ce sont les anciens employés qui en payent l’addition !

La différence peut être enrichissante dans le cadre professionnel, ne serait-ce que parce qu’un étranger arrive avec d’autres méthodes de travail et peut donc ouvrir de nouvelles pistes de réflexion grâce à sa culture différente. Malheureusement, justement parce qu’ils viennent de pays moins développés, ces personnes sont prêtes à accepter une paye de misère, sachant que ce sera toujours beaucoup mieux rémunéré que chez eux. Les patrons profitent alors de ces différences de salaire pour augmenter leurs marges bénéficiaires en diminuant leur masse salariale grâce aux bas revenus de leurs nouveaux employés venus d’ailleurs, au grand dam des anciens travailleurs jugés trop chers alors qu’ils sont le juste prix à payer par rapport à leur activité !

Les enfants arrivent pleins de bonne volonté et demandent à Mme Landis si elle désire encore en ce jour leurs services de déblayage de neige. Malheureusement, pour eux, elle a déjà employé quelqu’un d’autre pour le faire. Cartman est furibond : « Quoi ?! Qui ??? ». En fait elle fait travailler un de ces immigrants du futur, qui fait le boulot pour 25 cents ! Pour Kyle, à ce prix-là ça ne vaut plus le coup ! Stan ne se laisse pas décourager et pousse les autres à essayer la maison à côté. Sauf que toutes les maisons sont pelletées par des Gluants. Apparemment, les gens du futur n’ont pas mis longtemps pour trouver du travail. Étant donné qu’ils proposent de travailler pour des salaires défiants toute concurrence, on les embauche dans toute l’Amérique ! C’est le sujet de discussion d’une réunion syndicale à South Park. Un des représentants se plaint que ces gens du futur pointent leur fraise et acceptent de faire le même travail que nous pour presque rien ! Ils leurs volent leur travail !!! Dans le transport routier, les employés n’ont jamais compté leurs heures pour livrer à temps ! Ils ont travaillé 14 ans à la sueur de leur front et sont toujours sur le marché ! Mais depuis que ceux du futur sont là, ils leurs piquent carrément leur boulot ! Un dernier intervenant, travaillant   dans le domaine des fast-foods est indigné que les restaurants virent leurs employés habituels parce que les gars du futur travaillent pour beaucoup moins ! Ils leurs volent leur travail !!! D’ailleurs, même le père de Stan en fait les frais ! Alors que son chef indique à un nouveau où trouver les photocopieuses et les imprimantes, il est surpris de voir le père de Stan au travail ! Celui-ci est étonné, c’est son bureau après tout. Beh justement non, enfin plus : son chef est embêté qu’il n’ait pas eu son message, mais le fait est qu’il a été remplacé. L’entreprise a trouvé un immigrant du futur qui connaît la géologie et qui propose de travailler pour presque rien. Avec les coupes budgétaires et le reste... Bref, son chef lui laisse du temps pour ranger ses affaires, mais le père de Stan hallucine grave : ILS ONT VOLE SON TRAVAIL ! Ce que confirme Stan qui prévenait depuis  longtemps : ils ont volé son travail !!!

 

Lorsque trop de personnes se voient voler leur travail par d’autres qui cassent les prix, les tensions montent et on peut basculer dans le drame !

Tant que le bâtiment va, tout va, chacun en profite et l’arrivée d’autres pour renforcer la croissance est tolérée. Mais si le marché de l’emploi se tend, le naturel communautaire chassé par la prospérité revient au galop ! On a alors vite fait d’accuser l’autre, le pas-pareil, d’être la cause de tous les maux économiques du moment : « déjà qu’il n’y a pas beaucoup de travail, avec tous ceux-là qui sont là, il ne nous reste plus grand chose à nous, les locaux ! » Cette pensée peut dégénérer en conflit ouvert entre communautés, afin de protéger leur dernier pré carré du vivier d’emplois.

C’est bien ce qu’il se passe à South Park, où certains commencent à demander que le portail soit fermé. Lors d’un débat télévisé, pour l’un des participants, un beauf conservateur raciste en colère déclare qu’on ne devrait plus autoriser quiconque à traverser le portail temporel. Il estime que les gens du futur volent tous les emplois qui reviennent aux américains qui vivent dans le présent ! Ils leurs volent leur travail !!! Après s’en être plaint à son sénateur, il reçoit la réponse de ce dernier : « Chers beaufs intolérants en colère, nous compatissons vis-à-vis de vos pertes d’emplois, cependant, nous trouvons que votre solution consistant à tirer sur tous ceux qui longent la frontière temporelle est inhumaine ». Pour beaucoup des sympathisants du beauf conservateur raciste en colère, c’était pourtant une bonne idée, et ils estiment que la réaction du sénateur est ridicule, qu’il ne peut pas faire ça ! Puisque le gouvernement ne les aidera pas, ils doivent prendre leur destin en main et régler le problème tout seul ! Pour eux, la seule manière d’arrêter l’invasion des gens du futur est d’empêcher le futur d’arriver ! En effet, s’il n’y a pas de futur, il n’y aura pas de gens du futur pour revenir dans le passé et leurs voler leur travail ! Un des participants à la réunion syndicale propose alors de renforcer l’effet de serre, de manière à ce que les calottes polaires fondent, et fassent entrer la Terre dans une nouvelle période glaciaire ! Mais cela prendrait bien sûr des millions d’années pour qu’un changement climatique ait lieu (pas si sûr, mais bon !). Un autre a une meilleure idée : ils devraient tous se foutre à poil, faire une énorme partouze et commencer à devenir gays. Et pourquoi pas : s’ils parviennent à faire que tout le monde vire pédé, alors il n’y aura plus d’enfant pour enfanter à leur tour, et les gens du futur n’existeront jamais pour leurs voler leur travail ! Pour Jimbo c’est hors de question, mais on sait très bien que c’est un refoulé, et de toute façon il le faut, sinon ils ne parviendront pas à les arrêter de leurs voler leur travail ! Tout ce monde va alors dans la partie de la ville où les gens du futur se sont installés et ont transformé les lieux en ghetto, et ils commencent à s’enfiler les uns les autres jusqu’à ce que les gens du futur   disparaissent ! A Little Futur, la cité des futuristes, les Gluants hallucinent de voir ça, mais ça semble marcher ! Le beauf conservateur raciste en colère appelle alors tous ceux qui ont foi en l’Amérique à les rejoindre afin de rendre ces connards du futur inexistants ! Plus tard, sur le site de la frontière temporelle, une sorte de protestation de masse éclate : des centaines d’hommes sans emplois à cause des immigrants temporels, se font l’amour en un tas. Ces hommes se sont apparemment sucés et baisés à travers tout l’état depuis plusieurs jours, et se trouvent maintenant sur le site de la frontière temporelle afin d’essayer de capter l’attention de la Nation. Leur porte-parole, le père de Stan explique la démarche : ils sont attaqués, ils se défendent ! Ils procèdent à la seule chose qu’ils puissent faire. Pour eux, si le gouvernement entend laisser entrer n’importe qui dans leur époque, ils doivent prendre leur destin en mains et tenter de convertir tout le monde en gay, de façon à ce qu’il n’y ait pas d’humains dans le futur ! L’Amérique du jour présent doit rester numéro 1 !!!

 

Antithèse en faveur du droit, et de la nécessité, de l’immigration

 

C’est un peu facile de dire que certains volent le pain et le travail d’autrui, sauf que ce qu’ils font personne ne voudrait le faire à leur  place !

Le bâtiment et autres secteurs peu attractifs souffrent régulièrement d’un manque de main-d’œuvre criant, et n’arrivent pas à recruter parmi les locaux. Seule solution pour continuer de construire et de servir des plats chauds : l’appel aux travailleurs immigrés ! Les grands patrons le disent eux-mêmes : pour maintenir l’activité et trouver des gens capables et volontaires afin de faire le « sale boulot », il faut en passer par l’immigration ! C’est bien beau de râler, mais peu nombreux sont ceux qui veulent bien se lever et se casser le cul très tôt pour gagner des clopinettes !

Quand Stan revient de sa réunion syndicale pour protester contre les immigrants du futur qui viennent et essaient de voler le travail des locaux, il tombe nez-à-nez avec une femme du futur. Sa mère lui indique que la machine à laver est au sous-sol et qu’elle va pouvoir préparer le dîner. La nouvelle bonne, Madame Bleurk, fera les tâches ménagères les mardis et jeudis ... le tout pour la modique somme de 10 cents de l’heure. Même si Stan s’inquiète après ce qu’il a entendu à sa réunion, son père le rassure : on ne les engage que pour des petits boulots misérables que personne d’autre ne veut faire. Et d’ailleurs, dans le cas présent, ils ont même engendré un emploi à partir de rien, puisque avant c’était la mère de Stan qui se chargeait de tout, mais vu le bas prix de la bonne, pourquoi se priver de ses services !

 

D’un strict point de vue philosophique, la Terre n’appartient à personne, elle appartient à tout le monde !

C’est une vision passéiste que d’envisager les choses uniquement sous un aspect territorial marqué par des frontières infranchissables. Nos nations modernes ne sont plus liées à des conceptions communautaires géographiques, mais à la notion de partage de valeurs et d’insertion dans un cadre commun ! De fait, toutes les âmes de bonne volonté ont le droit de s’installer où elles veulent et de participer à la vie de la communauté, nationale et multiforme ! C’est même d’ailleurs ce qui fait la richesse de celle-ci, sa diversité, source d’originalité et donc d’innovation, dans de nombreux domaines de la vie sociale !

C’est tout le discours d’un vieux hippie progressiste libéral un peu gland lors du débat télévisé avec le beauf conservateur raciste en colère. Pour lui, il est classique de la part des conservateurs de voir les immigrants comme le problème, mais en fait, le problème, c’est l’Amérique. Ce sont les multinationales assoiffées de profits qui font qu’il y a tant de pauvreté. Et surtout, les ancêtres des Américains sont venus en Amérique en tant qu’immigrants, ainsi, de quel droit expulserions-nous ces gens ? De toute façon, essayer d’arrêter l’immigration n’est qu’intolérance et ignorance. Ces immigrants ont le droit de poursuivre le bonheur !

 

Quand son pays d’origine n’offre plus d’opportunités ni même d’espoir, c’est à ce moment-là que l’on veut gagner sa vie ailleurs, mais que les choses aillent mieux et on a à nouveau envie de rejoindre son vrai chez soi !

Il n’est jamais évident de tout plaquer pour tenter l’aventure d’une nouvelle vie, en terre inconnue – éventuellement même au niveau de la langue –, voire hostile ! Si on le fait c’est qu’on a plus le choix, et que l’instinct de survie et la quête d’une vie meilleure ailleurs prennent le dessus. Abandonner les siens, se couper de ses racines, vivre dans un pays froid où l’on est mal considéré, ne font rêver personne, mais l’attrait de l’argent est plus fort que tout ! Mais une fois le pactole amassé, beaucoup repartent chez eux pour finir leurs vieux jours là où ils sont nés.

Au début de l’épisode, un flash spécial annonce des nouvelles incroyables et absolument ahurissantes : un homme du futur a voyagé dans le temps et se trouve dans une base de l’armée après avoir été heurté par une voiture. Alors que les spéculations sur les raisons de son voyage tablent au départ sur sa venue pour nous apporter un remède contre le cancer, ou pour arranger quelque chose de terrible dans le passé, on apprend que l’homme ayant traversé un millénaire est venu à notre époque ... pour du travail ! En effet, cet homme a d’expliqué que le futur est carrément surpeuplé, qu’il n’y a simplement pas de travail à son époque, et que c’est pour cela qu’il a construit un portail temporel et qu’il est revenu dans l’Amérique du 21ème siècle, pour y trouver un travail ! Ainsi, il pourra placer l’argent gagné sur un compte épargne, à partir duquel les intérêts atteindront une valeur de quelques milliards de dollars en 3045, lesquels, bien sûr, n’équivaudront dans le futur qu’à une valeur de quelques centaines de dollars, mais assez, dit-il, pour nourrir sa famille. Malheureusement pour lui, il se sacrifie pour sa famille, car l’ouverture temporelle suit les règles de Terminator, c’est-à-dire un seul aller et on ne peut pas revenir ! De fait, l’homme du futur est là pour rester ! Stan est d’abord ébahi, puis a les glandes qu’on lui vole son travail ! Son père lui explique qu’il doit comprendre quelque chose : ces gens du futur ont connu la vie dure ! Ils viennent d’un endroit pauvre, sale et surpeuplé. Nous ne pouvons pas concevoir le genre de dépression qu’ils ont connu ! Si bien que pour nous, qui avons la vie agréable et tout ce qu’il nous faut, il ne nous est pas autorisé de les juger ! La prochaine fois que Stan songera à les appeler « Gluants », il ferait mieux de méditer une seconde sur la condition merdique du futur ! Sa mère rappelle qu’ils n’élèvent pas leur fils pour qu’il devienne un tempciste ignorant, un raciste contre les gens du futur ! Stan a bien compris la leçon : c’est incorrect de les appeler « Gluants », parce qu’ils ne sont pas différents de nous. Ce ne sont que des humains qui essaient d’avoir une vie meilleure ! Pour autant, il reconnaît que, même si ça craint que l’époque des immigrants soit si merdique, la triste vérité est que si nous les laissons tous revenir à notre époque, ça va rendre notre époque aussi merdique que la leur ! Pour lui, la solution ne consiste pas à tenter d’empêcher le futur d’arriver, mais à rendre le futur meilleur ! En effet, si nous nous mettons dès maintenant à travailler pour un futur meilleur, alors le futur ne sera pas si pourri, et ces immigrants n’auront pas besoin de revenir à notre époque chercher du travail ! Tout le monde se met alors à commencer à travailler pour des lendemains plus glorieux et qui chantent ! Tous les habitants plantent des arbres, recyclent les déchets, apportent de la nourriture aux Ethernopiens, repeignent une palissade, ramassent les déchets dans la nature, installent des panneaux solaires, dépolluent le sol, construisent des éoliennes, roulent à l’électricité, donnent des cadeaux aux clochards. Le tout en chanson : « Nous devons travailler pour un futur meilleur, nous devons joindre nos mains pour nos lendemains. Franchis le premier pas et tu verras, le futur commence avec toi et moi. Nous pouvons refaire la vie différemment, si nous le voulons pour nos enfants. Recycle cette canette et plante cet arbre, puisque le futur commence avec toi et moi ». Et ça marche ! Le beauf conservateur raciste en colère est ravi de voir les immigrants disparaître, tout comme eux sont heureux de rester à leur époque, plus mieux qu’avant !

 

Synthèse

 

Comme toujours et partout, c’est la quantité qui engendre les difficultés de cohésion sociale car tant que les étrangers sont peu nombreux, on est toujours curieux de connaître leur culture !

Lors des premiers arrivages d’immigrants dans les pays occidentaux, étrangers que nous sommes souvent allés chercher nous-mêmes pour nos besoins de bras, les choses se passaient plutôt bien, nos pays ayant déjà reçu d’autres vagues (italiennes, polonaises, portugaises, etc. ...). Ces gens nous étaient utiles et en plus ils apportaient avec eux d’autres façons de vivre, de manger, de s’amuser, choses que nous avons expérimentées puis adoptées ou non, ce qui a enrichi notre culture.

Au départ, Stan est émerveillé par la nouvelle et a hâte d’aller voir les hommes du futur car il a un paquet de questions à leur poser. Sa mère trouve également ça excitant, et est sûre que beaucoup de gens le font déjà. D’ailleurs, dans son émission débat « Sans tourner autour du pot » dont le sujet du jour est « Les immigrants du futur », Bill O’Reilly nous indique que la plupart des gens sont plus qu’heureux de tendre la main à ces gens qui en ont de toute évidence besoin. Que Stan prononce le slogan « Les Gluants nous volent notre travail ! » à ses parents après avoir été à la réunion syndicale, et ça chauffe ! Son père est outré que son fils puisse prononcer de telles insultes contre ceux qui traversent le temps, et sa mère tient à savoir qui lui a appris à parler comme ça ! Son père ne rigole pas et il punit Stan à venir à son travail avec lui. Il s’assied sur une chaise, son père ne veut plus entendre un seul mot sortir de sa bouche intolérante, et il doit réfléchir à tout ce qu’il a dit et fait !

Dans un monde où l’avoir est plus important que l’être, tout un chacun souhaite avoir un travail lui permettant d’acheter le confort qu’il désire !

Le problème fondamental du marché de l’emploi est la répartition de l’offre et de la demande : tant que l’équilibre est là tout va, que l’offre d’emploi soit supérieure à la demande et tout va pour le mieux, mais que la situation se retourne et voit la demande d’embauche exploser face à l’offre de travail et c’est le drame ! Une partie de la solution réside dans la création de son propre emploi par l’établissement d’une activité en nom propre ou la reprise d’une entreprise, mais là encore la concurrence veille : si le marché est porteur, certains n’hésiteront pas à casser les prix pour se faire leur place sur le dos des autres !

Les enfants sont motivés pour gagner par eux-mêmes leur argent de poche : ils font le tour de la ville pour offrir leurs services de déblayage de neige, pour la modique somme de 8 000 dollars. Mme Landis pourrait effectivement employer des petits pelleteurs de neige, mais       8 000 dollars lui semblent un peu excessifs. Elle propose alors 10 dollars à Cartman le négociateur, mais cette somme ridicule lui brise les couilles. Finalement les enfants obtiennent une rallonge de 5 dollars supplémentaires. Sauf que tout le monde ne bosse pas comme il devrait et certains abusent du travail d’autrui, Cartman en premier bien sûr ! Alors que les autres bossent, lui est accroché à son putain de téléphone depuis que les autres ont commencé. Ce n’est pas tant qu’il fasse une pause, vu qu’il n’a rien foutu pour l’instant, mais Cartman justifie son rôle de négociateur des prix avec les clients qu’il trouve. Qu’il ait obtenu un supplément de 5 dollars en parler de ses couilles n’est pas le propos : s’il veut sa part, Kyle le prévient qu’il va falloir que Cartman déblaye comme les autres ! S’en suit un malheureux accident de pelletage, dont le profiteur de la sueur des autres est la victime. Il faut dire que la vie est dure et qu’il faut se battre pour avancer, comme nous l’enseigne Darryl Weathers, de l’Union des Travailleurs du Bâtiment, lors de la réunion syndicale. Ses collègues et lui ont travaillé longtemps et durement, autant qu’ils ont dû lutter pour gagner de quoi s’élever à un niveau de vie décent grâce à des augmentations de salaire ! Il bosse avec des mecs bien, qui ont des familles à nourrir, et voilà que les Gluants débarquent. Et ça atteint aussi les gosses ! Stan prend la parole lors de la réunion et explique que lui et ses amis commençaient leur propre affaire de déblayage de neige, essayant de devenir responsables en gagnant de l’argent. Et puis les autres Gluants se sont amenés et ils se retrouvent également sans emplois ! Ils leurs ont volé leur travail !!!

 

Qu’il y ait ou non assez de travail pour tous est une chose, en attendant il faut apprendre à vivre ensemble car l’immigration temporaire peut durer !

Pour que l’alchimie prenne avec de nouveaux arrivants, il est important d’apprendre à se connaître et à se comprendre, afin d’éviter le repli communautaire et favoriser le brassage des idées et des populations ! Personne ne dit que c’est facile, entre le respect de la culture locale et l’ouverture à l’autre et à ses spécificités, mais l’enjeu est de taille et tout un chacun doit faire des efforts pour ne pas sombrer dans une société divisée entre les eux et les nous, des deux côtés d’une barrière invisible mais bien existante !

C’est ainsi que le Rectorat a insisté pour que M. Garrison enseigne à la fois le langage présent et la langue du futur. Pour Kyle tout ceci est des conneries, car si les Gluants veulent vivre à notre époque, ils doivent apprendre notre langue ! Heureusement, le vieux hippie progressiste libérale un peu gland vient nuancer tout ceci, arguant que ces immigrants ont le droit de conserver leur culture et d’avoir une éducation ! C’est vrai, qui sommes-nous pour dire que notre langue est meilleure ? D’un côté ils s’adaptent trop bien, notamment quand on voit des Gluants frimer à la façon gangsta avec leur caisse futuriste montée sur ressort – d’autant plus qu’ils balancent de la fumée d’échappement dans la gueule des enfants –, de l’autre ils doivent encore faire beaucoup d’efforts ! Dans un fast-food, Stan demande à ce qu’on lui parle en langue du présent. Il commande alors un double cheeseburger et des frites, mais même après avoir répété plusieurs fois, le serveur comprend toujours qu’il veut un sandwich poulet. Cartman s’énerve car ce trou du cul ne comprend rien, et justement un chef arrive et engueule son employé, puis prend sa place. Stan recommence, disant qu’il essaie de commander un double cheeseburger ! Mais même le manager comprend de travers et montre un sandwich au poulet. Stan n’en peut plus : « Non, c’est pas un sandwich au poulet ! Je veux un putain de cheeseburger avec des putains de frites, enfoiré de Gluant ! ». Sauf que ses parents viennent juste de rentrer dans le fast-food, il va encore en prendre pour son grade après avoir traité de la sorte de pauvres travailleurs qui font ce qu’ils peuvent !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : L’immigration est un sujet délicat, mais alors que l’on en aura toujours besoin, si on veut la limiter il faut aider les pays d’origine à se développer !

 

Même s’il est politiquement incorrect de dire que plus il y a d’étrangers, plus il y en aura et qu’ils déstabilisent le marché de l’emploi avec leurs bas salaires, il faut admettre qu’il y a une part de vérité là-dedans, et il suffit malheureusement de voir certains situations tendues pour comprendre l’ampleur du malaise, de part et d’autres ! Pour autant, non seulement ils ont le droit d’être là et heureusement, d’autant plus s’ils font les tâches ingrates que personne ne veut plus faire, mais en outre ils viennent chez nous non pas par plaisir, mais par nécessite vitale, sinon ils seraient bien mieux chez eux, avec leurs proches et respectés dans leur culture !

 

Auparavant, nous ne cherchions qu’à développer nos pays riches, ou à les reconstruire suite à nos guerres, en important de la main-d’œuvre comme n’importe quelle marchandise. Aujourd’hui, globalisation oblige, nous devons participer au développement des pays émergents et du tiers-monde en cessant de piller leurs ressources humaines et en les accompagnant. Les pays du Nord ne peuvent héberger toute la misère du monde, au risque d’une implosion sociale continentale, et les pays du Sud ne demandent pas mieux que de devenir attractifs à leur tour. Tous ensemble nous pouvons réussir à bâtir une prospérité mondiale où tout le monde y trouvera son compte, sans avoir besoin de risquer la mort et de vivre caché pour survivre tant bien que mal loin de chez soi !

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 10:38

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 4) Pour sûr Non à la peine de mort, mais évidemment Oui à l’avortement et à l’euthanasie !!!

 

 

Fiche de visionnage n°37 :

Épisode 129 (saison 9, épisode 4) – Potes pour la vie

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Pouvons-nous vivre et laisser mourir ???

 

 

Les pros : Cartman, les anges,

Les antis : Kyle, Stan, Satan.

 

 

Thèse : Même si cela peut paraître injuste, laissons faire la nature car ainsi va la vie;

Antithèse : Les humains sont plus mieux, donc on a le droit/devoir de tout faire ;

Synthèse : Profitons de la vie, évitons la mort ... mais prévoyons là !

 

 

Il était une fois à South Park Cartman qui réveille sa mère très tôt pour aller acheter la nouvelle console PSP de Sony. Comme il doit être le premier à en avoir une, sachant que toutes les mères vont amener leurs enfants après l’école, il décide d’être plus malin que tout le monde en y allant avant les cours ! Sauf que tout le monde, gothiques compris, fait déjà la queue depuis longtemps devant le magasin !

 

 

 

Introduction :

 

 

Avec les dernières décennies la médecine a fait d’énormes progrès, ce qui pose de nouvelles questions, longtemps discutées philosophiquement mais à présent confrontées aux champs des possibles.

 

Alors que les humains ont toujours rejeté l’idée même de finitude, voulant se positionner au même niveau que leurs dieux créateurs immortels, la technologie leur permet de s’en approcher ! Avec les traitements modernes, on pense pouvoir repousser les limites de la vie, mais ce n’est qu’un leurre temporaire. La question de la mort se posera toujours, donc autant prendre les devants et bien réfléchir avant : à trop vouloir « bien faire », on peut en arriver à créer des situations encore plus dramatiques que si on avait eu le courage d’accepter le départ d’un proche !

 

La science permet des miracles et tout un chacun a le droit à la vie, pour autant nous devons concrètement nous poser la question de savoir si on peut utiliser des technologies dont le pouvoir antinaturel nous dépasse.

En somme, pouvons-nous vivre et laisser mourir ???

 

 

Thèse en faveur du laisser-aller dans les limbes

 

Même si historiquement la religion a été mise en place pour organiser la vie, elle sert également à justifier l’injustifiable, la mort !

Devant l’absurdité de la vie et le drame de notre finitude, beaucoup d’humains se rassurent sur la disparition d’un proche en invoquant les plans de dieu. Pour eux, une mort subite, accidentelle ou dans d’effroyables conditions, ne peut s’expliquer que par le dessein que leur dieu avait pour la victime. Sans cette béquille psychologique il est en effet difficile de continuer à vivre en sachant que l’on peut mourir du jour au lendemain sans raison apparente.

Quand St Pierre accueille Kenny au royaume du Ciel, il lui révèle sans détour que sa mort n’était pas un accident, que le Ciel a besoin de lui ! Il a alors beaucoup de choses à lui dire, même si le temps presse. En effet, les choses vont mal au paradis : Satan prépare une attaque massive et il sait qu’ils sont trop peu nombreux pour le repousser. Longtemps seuls les mormons étaient acceptés au paradis, mais en voyant que l’Enfer grandissait, dieu a changé les règles et a laissé entrer plus de monde, pour qu’ils puissent aussi bâtir une armée. Une armée que Kenny dois commander ! St Pierre lui apprend alors que la PSP de Sony a été faite par dieu, pour déterminer qui sur Terre a les meilleures aptitudes pour battre les armées de Satan. Résultat : Kenny est le meilleur, le seul espoir de l’univers ! L’archange Gabriel mobile ses troupes : l’armée de Satan continue de grandir pendant qu’il parle, et le Seigneur Ténébreux sait qu’ils sont peu nombreux et désorganisés, donc leur seul espoir est la stratégie parfaite. Mais quand Kenny arrive, tous s’étonnent qu’un enfant soit la solution de dieu ! Mais St Pierre défend son poulain car il a battu l’armée de Satan dans 3000 simulations différentes. L’archange Michel est épaté par cet enfant qui a fait quelque chose qu’aucun d’entre eux n’a réussi : il ne sait pas si c’est de la chance ou de la persévérance, mais bordel, atteindre le niveau 60 sur la PSP c’est impressionnant ! Il montre alors à Kenny contre quoi ils se battent : les armées de Satan vont attaquer les portes, ils sont 10 milliards alors que les armées du Ciel sont un peu moins de 10 mille. Ils sont dépassés par le nombre, et ont besoin de quelqu’un qui puisse à lui tout seul battre l’Empire Ténébreux. Fondamentalement, Kenny est ... Keanu Reeves ! En Enfer, Satan aussi mobilise ses troupes : le temps de l’assaut de ses camarades âmes damnés est venu ! Ils ne connaissent pas la peur et vont boire le sang des anges, rien ne peut les arrêter ! Sauf que l’espion de Stan arrive à ce moment-là. Dieu s’est joué de Satan encore une fois : il a trouvé le moyen de battre son armée grâce à un jeune homme qui est fondamentalement comme Keanu Reeves. Qu’à cela ne tienne, même si Satan hésite face à ce rebondissement, sa grande armée démoniaque commence sa marche sur le Ciel. Justement, l’archange Michel montre à Kenny la meilleure vue d’ensemble pour protéger la forteresse, l’endroit à partir duquel il va commander les troupes du Paradis. Pour cela, c’est facile, il utilisera la PSP en or, la reine de toutes les PSP : elle marche exactement comme celles qu’ils ont envoyé sur Terre, sauf que là tous ses ordres seront directement transmis aux troupes sur le champ de bataille. Tout ce qu’il a à faire, c’est de jouer, sauf que cette fois c’est réel ! L’archange Gabriel débarque et annonce que l’armée de l’Enfer est en marche et qu’elle se dirige vers les Portes du Paradis. L’archange Michel lance la préparation des troupes, la scène est prête et la bataille finale entre le Ciel et l’Enfer va commencer. Le résultat de cette bataille est entre les mains de Kenny ! Alors que ses armées approchent du royaume du Ciel, Satan ne sait pas s’ils doivent continuer sans en savoir plus sur ce Keanu Reeves que dieu a trouvé. Mais son espion lui apporte de bonnes nouvelles : le Keanu Reeves a été ramené à la vie sur Terre, son âme n’est plus au Paradis ! Satan comprend tout de suite que dieu est sans défense et ordonne d’enfoncer les portes du Paradis, la victoire est à eux ! Alors que les armées de Satan viennent de franchir les Plaines des Limbes, Gabriel en déduit qu’ils seront au Paradis dès le lendemain, et sans l’âme de Kenny, personne ne pourra utiliser la Sainte PSP ! Uriel a bien quelqu’un d’autre en vue, un enfant japonais arrivé jusqu’au niveau 59, mais l’archange Michel lui rappelle que cela n’est pas possible car les japonais n’ont pas d’âme ! Bref, Kenny est leur seul espoir. Du coup, l’archange Michel envoie Gabriel et Uriel sur Terre pour essayer de faire retirer ce tube d’alimentation qui maintient artificiellement Kenny en vie. Pendant ce temps, les autres vont regrouper toutes leurs forces aux Portes du Paradis, et essayer d’empêcher l’armée de l’Enfer de traverser leurs défenses aussi longtemps que possible. Il faut vite juste espérer qu’ils tiendront assez longtemps pour récupérer leur Keanu Reeves ! Malheureusement, les armées de Satan ont déjà franchi les portes, ils vont tous mourir ! L’archange Michel envoie toutes ses troupes sur le champ de bataille et les commandera du mieux qu’il pourra. Heureusement, Gabriel accourt et informe Michel que les humains ont finalement fait ce qu’il fallait. L’archange Michel se réjouit : Oh son dieu, ils ont tué Kenny ! Mais ces enfoirés ont bien fait : il est vite amené au poste de commandement, et alors que l’armée de Satan charge, Kenny doit dire aux troupes ce qu’elles doivent faire ! Voilà maintenant l’ultime bataille entre le Ciel et l’enfer : les anges armés de lances repoussent les faucheurs d’âmes démoniaques, la Cavalerie des Anges combat leurs Chevaliers Noirs. Cette bataille est épique, c’est encore plus énorme que la bataille finale des films « Le Seigneur des Anneaux » ! Satan se lamente qu’ils sont en train de perdre, et espion lui confirme que dieu a son arme secrète, puisque l’âme de l’enfant est au paradis. Satan préfère se retirer. L’archange Michel est aux anges : Kenny a si bien joué que les forces de Satan se retirent ! C’est vraiment quelque chose à enregistrer, dommage qu’il n’ait pas de caméscope. Kenny les a tous sauvés, et pour le remercier d’avoir sauvé l’univers entier des forces du Mal, ils lui offrent un présent très spécial, une statue de Keanu Reeves !

 

Maintenir ou ramener à la vie quelqu’un est loin d’être anodin, surtout lorsque les séquelles sont importantes et invalidantes !

Certes c’est une prouesse tant scientifique que philosophique que de pouvoir contrer les plans de la Mort, mais encore faut-il voir à quel prix cela s’obtient ! Peut-on encore parler de vie un tant soit peu digne de ce nom quand la personne n’est plus que l’ombre d’elle-même, quand les séquelles et les souffrances sont telles qu’il vaudrait mieux que l’individu soit mort plutôt qu’un légume amorphe  jusqu’à la fin de ses jours ?

Les parents sont si contents que leur fils, pour une fois, survive ! Malheureusement, le docteur les prévient que Kenny ne peut pas leur répondre : il est resté mort si longtemps que la plupart des cellules de son cerveau sont mortes ! Leur fils est en vie, mais dans ce que la médecin appelle un « état végétatif persistant ». La mère de Kenny demande s’il pourra aller mieux, un jour, mais le docteur a bien peur que non : les cellules du cerveau ne peuvent pas être réparées une fois mortes. Mais il s’empresse d’ajouter, « rassurant », que son âme est toujours là, presque piégée ici ! Kenny est le même qu’avant, c’est juste que maintenant il ressemble plus à ... un potiron ! Son père se demande bien, s’il ne peut pas bouger son cul, comment il va manger ? Grâce à un tube d’alimentation qui pompe une pâte nutritive directement dans l’estomac de Kenny. Avec ça, la médecine moderne peut maintenir Kenny le potiron en vie pendant des années ! Quand les enfants apprennent la nouvelle, ils accourent à l’hôpital, mais là encore le docteur précise qu’il ne peut pas leur répondre : être mort aussi longtemps a causé de sérieux dommages à son cerveau. Donc pour Cartman Kenny n’est pas en vie ! Mais pour sa mère si, il sourit quand elle lui parle, enfin ... elle croit ! Pour Cartman, ce potiron n’est pas Kenny, car son pote sniffe de la colle et met le feu à ses prouts. Il ne réagit même pas quand Cartman fait danser un billet d’un dollar devant son nez, c’est pour dire que ce n’est plus lui !

 

Même si philosophiquement c’est dur à encaisser, la mort fait partie de la vie, et nous sommes nés pour mourir contrairement à la chanson « Born to be alive » !

Depuis belle lurette, l’humain cherche à vaincre la fatalité de la vie, la mort ! Que ce soit par des actions héroïques, des prières, la quête d’une plante ou d’un procédé alchimique, les humains n’acceptent pas de se résigner à leur triste sort et désirent de toute leur âme partager la condition des dieux, être immortels ! Mais il n’en va pas ainsi et nous devons accepter ce que nous sommes, des êtres de poussière qui retourneront à la poussière ! Forcer le destin en contournant des règles naturelles qui sont les mêmes pour tous les autres êtres vivants n’y changera rien, cela ne nous fera gagner que quelques portions de temps, mais à quel prix !

Alors que Kenny devait prendre les rennes des troupes du Paradis, il disparaît ! Gabriel explique alors à l’archange Michel que Kenny est retourné sur Terre et qu’il est maintenu en vie par des machines. Michel hallucine sur ce que les humains sont en train de faire, jugeant que c’est du grand délire et que ce n’est pas naturel que l’âme de l’enfant soit piégée dans son corps végétatif. Les infos de HBC nous apprennent qu’un débat sur le droit de mourir a lieu dans le Colorado, où le tube d’alimentation de Kenny McCormick a été retiré par son Pote Pour la Vie, mais que Stan et Kyle ont obtenu l’attention du pays en manifestant devant l’hôpital aux cris de « Ne tuez pas Kenny ! Espèce d’enfoirés ! ». Toutefois, pour l’ange Uriel, Cartman ne tue pas Kenny, il le laisse mourir, nuance de taille ! Pour un autre manifestant, Skeeter le pilier de bar, les bureaucrates n’ont pas le droit de jouer à dieu en débranchant ce tube. Mais Gabriel, même s’il ne peut être entendu par les vivants, rectifie que c’est d’abord jouer à dieu que d’avoir branché le tube d’alimentation ! Finalement, Kyle se rend compte qu’ils ont laissé la situation leur échapper. Ce problème est très compliqué, mais ... ils devraient peut-être laisser Kenny partir en paix. Stan a du mal à comprendre : Kyle voudrait-il dire que le côté de Cartman a raison ? En fait, Kyle estime que Cartman dit vrai, pour de mauvaises raisons, mais qu’eux avaient tort, pour de bonnes raisons. Il enjoint alors tout le monde à laisser Kenny seul ! Le journaliste HBC annoncera un peu plus tard que Kenny McCormick est décédé. Le débat continu de faire rage en Amérique, mais Kenny ... est dans un endroit plus tranquille (moui, façon de dire dans ce cas-là) !

 

Antithèse en faveur de la vie à tout prix

 

Face à la fatalité de la mort, si la science permet des miracles, il n’y a pas de raison de se passer des opportunités médicales offertes !

Depuis toujours, puisque les autres animaux savent aussi se soigner, tout comme notre cousin Neandertal, la médecine tente de rendre la vie moins dure et repousse au maximum les limites du passage de vie à trépas. Puisque la science est capable non seulement d’éviter la mort prématurée en traitant des maladies jadis mortelles, mais également de ramener à la vie, nous aurions bien tort de nous en passer !

A l’hôpital du col de l’enfer, l’anesthésiste est heureux d’annoncer au docteur que c’est fait, ils l’ont ramené, ils ont un pouls ! C’est incroyable, le médecin a ramené à la vie quelqu’un qui est mort pendant presque un jour. L’équipe s’empresse d’appeler les parents, qui auront sûrement un choc d’apprendre que leur fils est en vie. Quand ils sont là, le docteur leur présente la dernière nouveauté en science électro-plastique, grâce à laquelle tous les organes de leur fils fonctionnent à nouveau. Pour le père de Kenny c’est un miracle, son fils est vivant !

 

Pour beaucoup de gens, surtout croyants, la vie est un droit absolu et seul leur dieu peut décider de l’ôter selon son bon vouloir sans craindre de poursuites pénales !

Depuis que la science étale ses faits d’armes en matière d’avortement et d’euthanasie, une véritable levée de boucliers s’est manifestée contre la mainmise des humains sur le droit à la mort. Il est nécessaire de rappeler que, comme le suicide a toujours été interdit par la religion, aucun humain n’est censé connaître et encore moins appliquer l’heure de la mort. Pour beaucoup, la vie est sacrée et l’humain ne devrait pas se mêler de ça, à charge pour la nature ou dieu de faire leur œuvre !

Satan hallucine devant cette farce où le tube d’alimentation a été retiré : si Kenny meurt à nouveau et que son âme retourne au paradis, dieu aura son Keanu Reeves. Son conseiller essaye de le rassurer, car Kenny ne mourra peut-être pas à temps, mais Satan préfère ne pas prendre de risques et décide de rappeler ses troupes. Son conseiller insiste alors pour que Satan laisse ses armées avancer, il va faire rebrancher ce tube. Pour cela, il va faire ce qu’ils font toujours : utiliser les républicains conservateurs (de droite) ! A Washington, des manifestants scandent que le meurtre n’est pas une option. Ils considèrent que retirer le tube d’alimentation est un meurtre : en effet, qui sommes-nous pour décider si Kenny doit vivre ou mourir ? S’il vit, c’est la volonté de dieu !

 

Bien sûr, le débat est épineux et problématique, mais nous devons nous rappeler que nous parlons d’un être humain, pas d’une chose inerte et insensible !

La plupart des gens ne se posent pas ce genre de question philosophique quand il s’agit d’abattre un quelconque autre animal, mais l’humain est jugé être à part ! Étant donné qu’on considère que les humains sont l’apothéose de l’évolution/la création, on ne peut pas se comporter avec eux comme avec n’importe quel autre être vivant ! On lui doit donc le respect et par conséquent une fin digne de son statut !

Le journaliste de HBC annonce que la plus grande bataille de tous les temps va commencer : la bataille pour le tube d’alimentation. Chacune des deux parties essaie de gagner l’attention des médias, Kyle voulant que le pays se rende compte que Kenny est en vie, et qu’il souffre, alors que Cartman pense que les gens voient qu’il ne souffre pas parce qu’il est un potiron ! Ce dernier mot fait bondir Kyle : Cartman dit « potiron » mais lui dit Kenny ! Qu’à cela ne tienne, Cartman revient à la charge : Kyle dit Kenny, lui dit potiron ! A ce moment-là l’avocat arrive et annonce qu’il a retrouvé la dernière page du testament de Kenny, où il exprime sa volonté concernant son maintien artificiel en vie : « Si jamais je devais me retrouver dans un état végétatif, et maintenu en vie grâce à des machines, s’il vous plait pour l’amour de dieu, ne me montrez jamais sur la télévision national dans cet état ». Oups, boulette : tout le pays est au chevet du malade par médias interposés !

 

Synthèse

 

Nous venons de nous poser beaucoup de question sur la fin de vie, mais plutôt que de s’acharner à éviter la mort, il faut déjà savoir profiter de la vie tant elle est encore là !

Beaucoup trop de personnes réalisent au combien la vie est belle et mérite d’être vécue quand elles sont gravement malades ou qu’elles viennent d’échapper de justesse à la mort. Nous devons écouter les anciens, eux qui ont fait leur temps et s’apprêtent à partir : la vie est toujours trop courte, donc autant en profiter à fond tant qu’on peut ! Ce n’est pas quand nous serons vieux avec du mal à bouger que l’on pourra rattraper le temps perdu : la vie doit se croquer à pleines dents, au jour le jour ! « Carpe diem quam minimum credula postero : extrait d’un poème de Horace, cela se traduit par « Cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain ».

C’est bien tout le problème de Kenny, lui qui joue partout et tout le temps à sa console : à l’école, à la cantine, la nuit dans sa chambre, au parc d’attraction, dans le bus, au cinéma. Cela inquiète à juste titre sa mère qui lui demande d’arrêter de jouer avec ce truc, vu que ça fait deux semaines qu’il ne fait que ça. Elle se plaint qu’il gaspille sa vie, puisque être sur le point d’atteindre le niveau 60 n’a aucune importance : s’il meurt demain, qu’aura-t-il à dire au bon dieu ? Un jour, il regrettera de ne pas avoir fait plus dans sa vie, comme son branleur de père ! D’ailleurs, quand on voit l’ambiance entre les deux parents, eux aussi gaspillent leur temps à se bouffer le nez pour rien !

 

Plutôt que d’essayer de guérir des drames qui auraient pu être évités, autant tenter de prévenir les accidents mortels !

Chaque année, un nombre considérable de personnes meurent à cause d’accidents stupides. Qu’il s’agisse d’accidents domestiques, de la route ou autres, la plupart du temps avec de la vigilance et un peu de bon sens ils n’auraient pas eu lieu. Il est donc important que la prévention, ainsi que la répression, fassent leur œuvre pour éviter les comportements à risques, car on entend trop souvent « j’ai juste fait ... », « je ne pensais pas que ... » et autres fausses excuses où l’on se rend compte que l’on a été idiot ... mais trop tard, quand on tente de trouver des explications qui n’en sont pas !

C’est exactement la cause de la mort de Kenny : alors qu’il joue frénétiquement à sa console, il ne s’aperçoit pas qu’il est au beau milieu de la route, tout concentrer qu’il est à atteindre le niveau 60. Juste quand c’est fait, un camion de glace lui passe dessus. Il faut dire que le conducteur jouait en même temps à la PSP, sauf que lui n’en était qu’au niveau 4 ! D’ailleurs il ne s’est même pas rendu compte qu’il venait d’écraser un gamin !

 

Vu que la mort est programmée dès la naissance et parce qu’on ne peut savoir quand et comment elle surviendra, il est important de manifester ses dernières volontés !

Pour ne pas laisser planer le doute sur des choix cruciaux, ni léguer de lourdes responsabilités à ceux qui sont dans le deuil, il est crucial de rédiger un testament exprimant divers aspects pratiques en cas de décès. Ce n’est certes pas forcément évident de rédiger, vivant par définition, un texte expliquant des détails que l’on préfère ne pas vouloir voir en face, mais vu que la mort est sournoise et peut frapper à tout moment, on se doit de prendre les devants pour que tout soit bien clair.

Les garçons sont convoqués chez un avocat. Stan se demande bien s’ils ont des problèmes ou quelque chose dans le genre, mais l’avocat les rassure : leur ami Kenny est mort, il va donc leur lire ses dernières volontés. Cela étonne d’ailleurs Kyle que Kenny ait fait un testament, mais si : « Dans l’éventualité très improbable de ma mort, moi, Kenny McCormick, souhaite léguer tous mes biens à mes amis, Stan et Kyle. Les potes, vous êtes les meilleurs amis qu’on peut avoir ». Stan est ému, Kyle est vraiment touché ! Pour Cartman ce n’est que des tapettes ! Justement, voilà que vient son tour : « Eric je ne t’ai jamais aimé. Mais personne ne t’aime. Tu n’as aucune sensibilité et tu vas mourir seul et misérable. Et c’est seulement parce que je ressens de la pitié pour toi, que je te lègue ma PSP de Sony ». Cartman ne retient que ce passage du testament, sautant dans tous les sens aux cris de « Qui c’est le patron ? », lui qui n’a pas pu avoir de PSP à temps ! Kenny a une dernière chose à leur demander, en tant qu’amis, si jamais il devait se retrouver dans un état végétatif, et maintenu en vie grâce à des machines, il prie ses amis de ... Stan demande la suite, mais l’avocat a perdu la dernière page ! Cartman s’en fout lui, de toute façon Kenny est mort donc le problème ne se pose plus à ses yeux ! Tout ce qu’il veut savoir c’est quand il pourra prendre possession de sa PSP ! L’assistant de l’avocat entre dans le bureau et annonce que Kenny est revenu à la vie. Son père se demande si c’est bien de maintenir Kenny en vie grâce à cette machine, étant donné qu’il ne sait pas ce que Kenny aurait voulu. « Heureusement », Cartman vient juste de se rappeler que Kenny lui avait dit une fois qu’il ne voulait pas être maintenu en vie grâce à un tube d’alimentation. Mais pour Kyle, il n’a jamais dit ça et Cartman veut juste qu’il meure pour avoir cette stupide PSP ! Cartman s’emballe sur le fait que la PSP n’est pas stupide, puis revient sur le fond du débat : ils ne parlent pas  de PSP, mais de son ami et de ce qu’il souhaite. Et Kenny a dit qu’il ne voulait pas vivre comme ça ! S’en suit une série de « Il l’a pas dit ! », « Si, il l’a dit ! », puis finalement Cartman jure qu’il va faire retirer ce tube, même s’il doit aller jusqu’à la Cour Suprême ! Il y explique qu’il est le seul à qui Kenny McCormick ait parlé de ce qu’il souhaitait, et que Kenny lui a dit explicitement qu’il ne voulait pas être maintenu en vie par des machines, estimant pour sa part que ce qu’ils sont en train de lui faire est mal. Mais comme le rappelle un juge, les parents veulent garder Kenny en vie et Cartman n’a pas d’autorité légale dans ce cas. Cartman estime quant à lui qu’il a cette fameuse autorité qu’il aime tant, puisqu’il était le PPV de Kenny, c’est-à-dire son Pote Pour la Vie ! D’ailleurs, Kenny a la seconde moitié de son collier PPV, et Cartman est sûr que les juges savent ce que cela signifie et à quel point c’est sérieux ! Alors que ses amis sont là pour rendre visite encore une fois à Kenny, le docteur est scandalisé : il a reçu ordre de la cour de retirer le tube d’alimentation de Kenny ! Cartman se pointe avec un juge qui explique que le PPV de Kenny dit qu’il ne voulait pas être maintenu en vie artificiellement et que donc la cour a décidé que l’on devait suivre sa volonté ! Kyle a beau expliquer que Cartman n’est pas le PPV de Kenny, un flic montre l’autre morceau de la médaille PPV qu’a Kenny ! Le juge estime donc qu’il a toutes les preuves nécessaires et ordonne au docteur de retirer le tube. La mère de Kenny tente de s’y opposer, mais ni elle ni le docteur ne peuvent rien faire ! Kyle est outré que la cour ait pu laisser un garçon de huit ans décider du destin de Kenny, mais il fera tout ce qu’il peut pour faire rebrancher ce tube. Stan est d’accord et propose d’aller voir les medias, histoire de faire savoir à tout le pays qu’ils sont en train de tuer Kenny ! Malgré les débats houleux, de plus en plus de personnes soutiennent le PPV de Kenny, Cartman. Pour le journaliste de HBC, on doit respecter la volonté des PPV, sinon tous les colliers PPV ne voudraient plus rien dire. Pour lui, les PPV sont les plus hautes autorités légales, et évidemment Cartman ne peut s’empêcher d’être d’accord sur le fait que les gens doivent respecter cette autorité ! A défaut d’un testament clair !!!

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : plutôt que de pratiquer l’acharnement thérapeutique, on doit laisser la nature/dieu faire son œuvre, et si on peut éviter d’en arriver au seuil de la mort en faisant attention à soi, c’est toujours  mieux !

 

Certes la science permet aujourd’hui des miracles en matière de maintien en vie et même de réanimation, et on peut tout naturellement considérer que la vie est un droit, mais encore faut-il prendre en compte la qualité de vie de ceux qui ont échappé de peu à la mort. En effet, ce n’est pas parce qu’on peut techniquement maintenir artificiellement en vie un patient qu’on doit le faire, il suffit de voir l’état de légume dans lequel bon nombre de réanimés se trouvent, eux qui ne sont reliés à la vie que par des câbles et des machines tous azimuts !

 

Parce que notre culture ne veut pas voir que la mort fait partie de la vie, on en arrive à se disputer un morceau de viande, débattant sans cesse sur le bien-fondé ou non de notre toute puissance à aller à l’encontre du déroulement naturel de l’existence d’un être vivant. C’est bien pour cela qu’il est crucial de rédiger un testament, afin que nos proches n’aient pas en plein désarroi à prendre la responsabilité de notre devenir : pour quelles soient respectées, nous devons exprimer nos dernières volontés, ainsi notre choix personnel sur une question si délicate sera mis en œuvre !

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 08:30

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés

                        les uns des autres !

Thème : 4) Quand en plus les religions s’emmêlent parce qu’elles s’en mêlent !

 

 

Fiche de visionnage n°12 :

Épisode 42 (saison 3, épisode 11) – Ethernopiens dans l’espace

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Y a-t-il instrumentalisation de la solidarité, notamment par la religion ???

 

  • Les pros : Pascal la dalle, les enfants,
  • Les antis : Sœur Hollis, CBC.

 

  • Thèse : Les cathos mènent une guerre commerciale en Afrique ;
  • Antithèse : D’autres sont plus philanthropes ;
  • Synthèse : Les missionnaires sont partout, mais mal vus !

 

 

Il était une fois en Afrique un Marklor qui approchait de Marklor. Il procéda au Marklor et établit un premier contact. Même s’il vint en Marklor, il se fit bouffer par des lions.

 

 

Introduction :

 

 

La générosité et l’aide aux plus démunis sont les fondements de bon nombre de religions, le christianisme en premier lieu de par le message de pauvreté de Jésus puis par les actions de St François d’Assise.

 

L’Afrique, terre fertile en misère, est depuis longtemps – avec l’arrivée des Blancs – un contient propice à la solidarité. Quand les premiers colons sont arrivés, ils emmenèrent avec eux des missionnaires afin de propager la "vraie foi", celle en Jésus. Alors que les locaux avaient une vie, des valeurs et une spiritualité "primitives", les Blancs considéraient qu’il était de leur devoir d’inculquer aux Noirs les bienfaits de la civilisation et de tout ce qui s’y rapporte.

 

De nos jours, de nombreuses organisations s’occupent d’aider les Africains, certaines à caractère humanitaire pur et d’autres avec des arrière-pensées. Les missionnaires cathos sont souvent jugés comme calculateurs car l’on doit se plier à leurs règles pour bénéficier de leurs bienfaits, alors que d’autres viennent en aide gratuitement.

En somme, y a-t-il instrumentalisation de la solidarité, notamment par la religion ???

 

 

Thèse en faveur de l’évangélisation à marche forcée

 

Dans les guerres de colonisation des religions, le sabre montre vite ses limites, là où le goupillon est toujours utilisé pour purifier à l’eau bénite les âmes à conquérir !

Tout comme une entreprise, une religion a besoin de communiquer autour de son offre spirituelle afin de se développer en conquérant de nouveaux marchés de la foi. À notre époque de globalisation, tout est bon pour étendre sa pénétration sur des secteurs émergents. Ainsi, la conversion des âmes païennes se fait à grand renfort de communication et de propagande en encensant la vie de Jésus.

Dans un camp de pauvres en Afrique, seule l’église est belle. Sœur Hollis est venue comme missionnaire en Afrique pour parler aux païens des enseignements de son seigneur Jésus. Les religieux leur ont offert des bibles, mais malheureusement elles ne se mangent pas, elles se lisent ! Pour faire comme dans les autres pays déjà convertis, sœur Hollis propose aux locaux de confesser leurs péchés, même si personne ne semble pressé d’y aller. Qu’à cela ne tienne, la lecture du psaume 46, verset 39 sera toujours "utile". Même sur la planète Marklor, entourée de tant d’âmes à ramener dans le droit chemin, sœur Hollis effectue sa mission. Elle rappelle à ses amis extraterrestres qu’elle est là pour apporter la parole de Jésus, mort pour leurs péchés ! Ce qui étonne bien Marklor qui se demande qui est Marklor.

 

Une religion ne fait jamais de social gratuitement, le but inavoué étant toujours de formater les nouveaux convertis selon ses principes religieux et ses valeurs de vie en communauté !

Sous couvert de solidarité envers les plus démunis, la religion instille son venin dans les esprits de ceux qu’elle est censée aider par simple charité bien ordonnée ! Comme rien n’est gratuit, les cathos comptent bien avoir un retour sur investissement rapide et efficace : en échange de leur aide, ils estiment que l’on doit se convertir et donc se plier aux valeurs et mœurs de leur religion ! Ainsi, sous la forme d’un chantage alimentaire, la religion entend bien rémunérer son action fondamentalement caritative, puisque c’est la moindre des choses d’aider des créatures de dieu, en ayant de nouveaux membres, parfaitement éduqués à ses principes !

Sœur Hollis offre justement un cadeau à l’un des Africains, mais encore une fois ça ne se mange pas ! Il s’agit en fait d’une croix, avec le nom de chrétien de la personne, qui s’appelle dorénavant Michel. Évidemment, puisque les Ethernopiens "parlent" en clics, Michel ne peut prononcer le nom qu’il s’est vu affubler, mais la sœur est sûre qu’il y arrivera un jour. De toute façon ces pauvres gens n’ont pas le choix. Ils doivent bien se souvenir que Lire la Bible + Accepter Jésus = Nourriture ! Souhaitant que Pascal lise Marc 3.19 dans la langue de dieu, l’américain, celui-ci en a marre et s’en va. Sœur Hollis se désole qu’il retourne vers une vie de péché. Il doit comprendre que si lui et son peuple n’acceptent pas Jésus, ils sont voués à brûler éternellement dans les flammes de l’enfer !

 

À force de se concentrer sur l’expansion de ses parts de marchés, la religion catho en oublie sa mission première !

Afin de combler le moindre "vide spirituel", les cathos se dépensent et dépensent sans compter pour occuper un maximum de terrains, construisant à tour de bras des églises et autres éléments importants dans leur quête de nouveaux fidèles. Malheureusement, au lieu de faire leur travail à fond dans quelques endroits, ils se dispersent partout à la fois avec des résultats plus que moyens. En outre, pour continuer leur expansion, ils réclament et perçoivent des fonds considérables, souvent plus utilisés pour entretenir leur système d’implantation à tout va que pour aider ceux à qui c’était initialement destiné !

Afin d’évangéliser les extraterrestres de Marklor, la chaîne catho CBC propose que ses six cents clubs envoient de l’argent pour construire un croiseur interstellaire. Alors que les enfants et les Ethernopiens sont dans le vaisseau spatial qui doit les mener sur la planète Marklor, le croiseur de sœur Hollis Missionnaire 600 ouvre le feu sur eux avec leurs lasers afin qu’ils fassent demi-tour. Toutefois, l’alliage du vaisseau des enfants est trop solide pour leurs lasers. CBC lance alors un nouvel appel à l’aide concernant un laser à cristal d’Argon, laser qui perce des blindages qu’un laser classique n’égratigne même pas. Les téléspectateurs doivent donc envoyer des sous ! Plus tard, alors que sœur Hollis a les infidèles en joue, elle se fait tirer dessus par des torpilles à photons ! CBC informe ses ouailles cathodiques que leurs boucliers déflecteurs sont inefficaces contre les torpilles à photons. Dans les six cents clubs, on attend leur argent pour répandre la parole de Jésus et installer des boucliers plus puissants sur leur vaisseau. Que les fidèles envoient des sous, et ils recevront un pin’s gratuit ! Malheureusement, ces efforts ne suffisent pas face à la guerre technologique qui se livre dans l’espace. Sally Struthers, vedette de l’humanitaire africain, a un Tiberian Junker, le vaisseau préféré des Hutts, et elle a pris le vaisseau catho dans un ... rayon tracteur positronique. Il faut donc un disrupteur ionique de traction, pas un disrupteur ionique classique, mais un disrupteur ionique négatif pour répandre la parole de Jésus.

 

Antithèse en faveur de la solidarité par la simple charité

 

Alors que la religion s’éloigne de sa mission de solidarité, heureusement d’autres ne la perdent pas de vue !

Heurtées par le côté prosélyte de la religion où le malheur des uns fait son bonheur, des organisations non gouvernementales et d’autres structures ont décidé de prendre les choses en main et de vraiment s’attaquer au problème de la pauvreté. Pendant que la religion catho se débat avec ses concurrents religieux voire des mouvements plus ou moins sectaires, des organismes vraiment caritatifs n’oublient pas leurs fondements et font tout ce qu’ils peuvent pour aider autrui !

Alors que les enfants sont sur le point d’exploser le vaisseau des cathos, une défaillance des boucliers survient car ils sont pris dans le rayon tracteur du vaisseau de Sally Struthers. Cartman, qui l’avait déjà rencontrée dans un autre épisode, lui lance une belle supplique ! Il lui rappelle que sa fondation sert une noble cause : aider de pauvres affamés qui vivent dans un pays pourri. Elle a aidé tellement de gens, et c’est ça qui compte : aider les Autres ! Ce que les enfants veulent, pour les mêmes raisons, c’est aider leur pote Pascal. Cartman la fait craquer en la séduisant : tout ce qu’ils veulent, c’est être comme elle ! Elle relâche alors leur vaisseau et capture dans son rayon celui des cathos. Parce qu’elle a tout gobé de ce qu’a pu lui dire Cartman, elle a sauvé Pascal et son peuple !

 

De tout temps des peuples ont émigré pour voir si l’herbe était plus verte dans le pré du voisin et bon nombre de pays se sont développés ainsi !

Un certain nombre de grands pays ont été littéralement colonisés par des peuples vivant une grande précarité sur leurs terres. Malheureusement, ne pouvant accueillir toute la misère du monde, beaucoup d’entre eux ont mis en place des barrières très sélectives afin de trier ceux qui peuvent s’installer sur place de ceux qui doivent retourner dans leur pauvreté. Heureusement, il reste encore quelques pays où l’on considère qu’il y a de la place et de la nourriture pour ceux qui en ont besoin et qui n’oublient pas comment les émigrations les ont aidés à devenir des nations grandes et fortes !

À proximité de l’opéra de Sydney, se pose un OVNI d’où débarque un effrayant extraterrestre, qui n’est en réalité que Pascal la dalle. Le maire, pressé par ses administrés, souhaite à ce grand et noble extraterrestre la bienvenue sur sa belle planète Australie, salué par un vif « Hip hip hip Hourra ! ». Pascal sort alors une feuille de papier et dessine. Le maire comprend que son espèce veut émigrer en Australie et il lui confirme qu’ils seront les bienvenus !

 

Dans notre monde où tout est question d’argent, il reste heureusement des gens qui sont capables d’aider sans attendre de contrepartie !

Alors que nos sociétés occidentales dites modernes sont hyperindividualistes, la notion d’hospitalité signifie encore quelque chose pour certains humains ! Pour eux, tout le monde se doit d’aider qui que ce soit, d’où qu’il vienne, qui est dans le besoin. Cette forte solidarité, étonnamment pour nous, se veut purement gratuite et n’attend absolument rien en retour : il s’agit simplement d’humanisme et d’acte de philanthropie. Peu de religieux le pratiquent encore, mais certains vrais croyants et d’autres considèrent que c’est leur devoir d’aider s’ils le peuvent !

Après que les enfants aient retrouvé leur vieux pote Pascal la dalle, celui-ci les convie dans son vaisseau spatial. À la recherche d’un endroit pour accueillir son peuple, Cartman appuie sur un bouton et ils rentrent dans un trou de verre qui les emmène sur une autre planète magnifique, plantée d’arbres. Un extraterrestre se présente à eux, leur souhaitant la bienvenue sur Marklor. Pascal scrute ce monde et le trouve à son goût. Marklor, leader des Marklor, remercie les enfants d’avoir ramené son Marklor (vaisseau). Pour information et répondre à Kyle, il est nécessaire de préciser que sur la planète Marklor, les êtres, les lieux et les choses s’appellent Marklor. Kyle explique que Pascal la dalle et son peuple habitent un endroit vraiment craignos sur Terre, qu’ils n’ont rien à bouffer là-bas parce que rien n’y pousse. Pour Stan, ce serait cool qu’ils puissent venir vivre sur cette planète. Il n’y a pas de problème pour Marklor, il y a assez de place pour tous sur Marklor. Si ce Marklor veut vivre avec son Marklor sur Marklor, ils sont d’accord. Il suffit qu’ils reprennent le Marklor qu’ils viennent de rapporter, qu’ils retournent sur Marklor et que Pascal ramène son Marklor. Alors qu’ils ramenaient les Ethernopiens, ces cons de cathos, de CIA et de Sally Struthers ont suivi. Ça piaille dans tous les sens, mais Kyle peut tout expliquer à propos des cathos qui sont en mission de prospection et des Ethernopiens qui les fuient sur Marklor pour vivre mieux et sans religieux ! Ces Marklors veulent changer leurs Marklors. Si les Marklors émigrent, ça craint pour leurs Marklors car ils forcent les Marklors à croire en leur Marklor. S’ils restent sur Marklor, ils construiront plein de Marklors, remplaceront les Marklors des extraterrestres par leurs Marklors. Kyle demande de laisser les Marklors vivre là et prospérer sans Marklor, Marklor ou Marklor ! Marklor juge que le Marklor de ce jeune Marklor est sage et juste, et il autorise que les Marklors restent !

 

Synthèse

 

Dans leur quête d’expansion, les missionnaires pullulent aux quatre coins de la Terre pour répandre la "bonne parole".

Telle une pieuvre, les missionnaires cathos étendent leurs tentacules sur tous les continents. Afin d’accentuer et de protéger leurs implantations ou pour griller sur le fil des concurrents, ils multiplient leur présence, testant au passage les difficultés de conversion des peuples qu’ils rencontrent. La multinationale Christ Company développe son réseau local, et bientôt toute la planète sera couverte par ses franchises !

Alors que Pascal la dalle cherche un endroit sans missionnaire, Kyle lui dit de ne pas aller au Mexique où il y en a plein, Cartman déconseille l’Utah où il n’y a que ça, mais Stan se rend compte qu’il a essayé partout dans le monde. Heureusement, ils ont découvert une autre planète, super belle où les Ethernopiens peuvent aller vivre là-bas ! Toutefois, dès que sœur Hollis apprend cela, elle s’empresse de savoir si ces extraterrestres connaissent la parole du Christ ! Même si Cartman lui dit qu’ils n’ont pas besoin de ça car ils sont parfaits, la missionnaire se désole de ces pauvres âmes et veut absolument les évangéliser. Pour Kyle il faut vite partir pour Marklor avant les missionnaires. Mais la nouvelle circule vite : la chaîne catho CBC informe qu’une planète, située dans la galaxie Alpha Séti 6, abriterait une forme de vie intelligente et que s’ils ignorent tout de ces êtres hyper intelligents, il est sûr qu’ils ne connaissent pas Jésus Christ. Étant donné que la parole de dieu est présente partout dans le monde, que CBC veut offrir la Bible à tous les déshérités, ils ont besoin de sous pour un vaisseau qui pourrait emprunter le trou de verre et délivrer le message à la gloire du Christ à ces créatures sans dieu.

 

À force de leurrer des populations qui sont dans le besoin avec des promesses de salut dans une autre vie plutôt qu’une véritable aide ici-bas, les missionnaires sont de plus en plus mal perçus !

Quand on vit dans la misère et qu’on voit des Blancs (même habillés en noir) débarquer avec de gros moyens, on pense qu’ils vont pouvoir nous aider à ne plus mourir de faim. Malheureusement, quand on s’aperçoit que leurs fonds servent essentiellement à construire des églises et à apporter des biens matériels qui ne se mangent pas, l’estomac crie d’autant plus famine et les esprits s’échauffent !

L’exemple est frappant quand Pascal la dalle atterrit en Australie où son peuple est le bienvenu. D’ailleurs le maire s’empresse de préciser qu’ils ont une mission qui pourra tous les accueillir. Dès qu’il entend ça, Pascal repart tout de suite, à croire que ce petit con n’aime pas les missionnaires ! Idem, alors que les enfants cherchent Pascal aux infos, ils tombent sur CBC qui affirme que dieu dit d’envoyer de l’argent afin que la chaîne aide les pauvres. Mais Cartman ne voit vraiment pas pourquoi envoyer des thunes à ce connard ! Enfin, alors que les Ethernopiens peuvent rester sur Marklor, les missionnaires sont sommés de partir. Sœur Hollis a beau rappeler que les Marklors brûleront en enfer s’ils refusent le seigneur, le leader Marklor n’y croit pas une seconde et les remercie d’être passés !

 

Que ce soit les religieux ou d’autres mouvements, les malheurs des Africains profitent à beaucoup de monde, eux les derniers !

Il est bien évidemment important que le monde entier connaisse et agisse en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique. Cela se fait par le biais d’organisations plus ou moins spécialisées et d’envergure, via des opérations marketing de sensibilisation et éventuellement par de gigantesques concerts. Pour autant, depuis le temps, un véritable business de la misère s’est organisé : il s’agit alors de récolter un max chez les riches pour donner un peu chez les pauvres, le reste partant en frais de gestion et de communication !

On le voit avec la Fondation Nourrir les Enfants de Sally Struthers. Déjà, comme critiqué dans un autre épisode, son surpoids ne la rend pas des plus crédibles face aux Africains qui se régaleraient bien de sa graisse. Pour autant, c’est cruel de se moquer de son poids, puisqu’elle aide les gens après tout, collectant des millions pour aider les enfants sous-alimentés d’Éthiopie. Mais si les Ethernopiens émigrent sur une autre planète, qui fera des dons à sa fondation ? Et plus d’Ethernopiens, plus de nourriture ... dont elle s’empiffre au passage !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : la religion, sous couvert de générosité, mène une conquête de parts de marché en se servant de la pauvreté des autres !

 

On sait bien que rien n’est gratuit en ce bas-monde, mais on aurait pu s’attendre à mieux de la part des religieux. Alors que tant d’autres organisations se donnent corps et âmes pour aider par simple charité ceux qui sont dans le besoin, les missionnaires se servent de la nourriture pour appâter de nouveaux fidèles et les convertir autant à leurs valeurs religieuses qu’aux mœurs occidentales.

 

Depuis que certains ont ressenti que le catholicisme est en perte de vitesse, un grand nombre de mouvements religieux se sont mis à prospecter en Afrique. Pour contrer cela, les missionnaires cathos ont accentué leur stratégie « Prières contre nourriture » pour préserver leur influence et recommencer à se développer. C’est oublier qu’il est immoral, d’autant plus pour une religion, de rentrer dans un système de charity business, où la solidarité n’est plus motivée par l’entraide bénévole mais par le gain, de dons en amont et de fidèles en aval !

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 08:34

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

Thème : 4) Justice et Question Sociale : vieux dilemme de la répartition des richesses

 

 

Fiche de visionnage n°19 :

Épisode 9 (saison 1, épisode 9) – Le petit Ethernopien

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les riches sont-ils insensibles envers les pauvres ???

 

 

*  Les pros : M. Garrison, Pascal la dalle (ou Marvin la famine), Kyle, Stan, Wendy,

*  Les antis : Cartman, la mairesse.

 

 

*  Thèse : On y pense et on oublie ;

*  Antithèse : On est sensibilisé et on aide ;

*  Synthèse : Quoi qu’on puisse en penser, la solidarité est un problème de société !

 

 

Il était une fois à South Park les enfants qui s’éclatent devant « Terrance et Phillip » spécial Thanksgiving.

 

 

Introduction :

 

 

Avec le développement des sociétés occidentales, la fracture alimentaire et matérielle n’a jamais été aussi criante, non seulement avec les pays pauvres, mais également avec les populations défavorisées des nations riches !

 

Alors que les derniers siècles du IIè millénaire voyaient encore des cas de disettes voire de famines dans les pays en voie d’industrialisation, ceci est pour une large majorité de la population actuelle un passé lointain. Pour autant, malgré la révolution industrielle et le capitalisme moderne, un pourcentage non négligeable de nos concitoyens continue de vivre dans une précarité certaine.

 

Face à ces problèmes de pauvreté, autant proches que lointains, certains estiment que l’on en fait déjà largement assez, là où d’autres tentent d’éveiller nos consciences quelque peu assoupies.

En somme, les riches sont-ils insensibles envers les pauvres ???

 

 

Thèse en faveur de la radinerie organisée

 

Dans notre monde où la corne d’abondance tourne à plein régime, on use et abuse de la surconsommation sans se poser la question de ceux qui sont dans la privation !

Tout en se goinfrant comme des porcs devant la télé, nous regardons d’un œil distrait la misère s’étaler dans le monde. On y pense et puis on oublie, c’est la vie ! Pour ne pas nous couper l’appétit et éviter de trop y penser, nous sommes devenus blasés face aux drames humains que vivent trop de populations de par le monde. Alors qu’il y a encore quelques décennies nous faisions attention à ce qu’il n’y ait pas de gâchis, aujourd’hui la gabegie a envahi nos vies, sans plus trop se soucier de la vie misérabiliste d’autrui.

Alors qu’ils sont en train de regarder « Terrance et Phillip » spécial Thanksgiving, la mère de Cartman demande s’ils veulent encore des chips. Plutôt que de manger correctement à table, ou de grignoter juste un peu, pour Cartman fils la question ne se pose même pas : évidemment qu’ils veulent des chips ! Et pas qu’un peu, puisque chacun d’eux se retrouve avec son paquet perso de Cheesy Poof ! Cartman préfère ne penser qu’à sa gueule et à son bide, d’ailleurs, ça ne lui viendrait même pas à l’idée de donner de la bouffe aux pauvres, qui le font chier ! Wendy peut être interloquée par ce rejet d’aider ceux qui sont dans le besoin, mais pour Cartman c’est plutôt un sujet de moquerie puisqu’il la traite de fille de mère Teresa ! Cartman, bien connu pour son égocentrisme, n’est malheureusement pas le seul à penser ainsi, du moins tout le monde pense d’abord à s’exploser le bide qu’aux ventres creux partout dans le monde. Il en est ainsi du King Jimmy’s Buffet, selon Stan le parfait reflet de l’Amérique, un buffet à volonté où tout le monde se rend le jeudi soir pour se péter la panse avec tout ce qu’on veut pour seulement 6,99$ ! Cartman explique à Pascal la Dalle (autrement appelé Marvin la famine, leur Ethernopien adoptif) ce que sont les hors-d’œuvre : des encas pour manger avant de manger, pour avoir encore plus faim. Mais dès que la bouffe arrive, Cartman vire ces amuse-bouches dans la poubelle, sous le regard médusé de Pascal, pour passer aux choses sérieuses. Non seulement il est insensible à la douleur d’autrui, mais en plus Cartman n’est pas partageur pour un sou, gueulant sur Pascal qui a grave la dalle qu’il ne doit pas toucher à tel plat, étant sa purée à lui ! Stan remet ce gros porc à sa place car c’est l’époque de l’année où on partage, mais Cartman le comprend à sa façon : comme il pense que Pascal ne pourra tout manger de sa part de gratin de carotte, qu’il va caler, puisque ce serait dommage de gâcher, il pousse Pascal à partager avec lui !

 

Dans les états providences, une partie des impôts sert justement à rééquilibrer la fracture sociale, et certains estiment que c’est déjà pas mal !

La solidarité nationale a été mise en place par des gouvernements de droite, plutôt conservateurs, afin que les troubles économico-sociaux ne remettent pas en question la structure de la société. Ainsi, bon nombre estiment qu’ils payent déjà assez pour les infortunés, leur conscience étant d’emblée apaisée par des prélèvements obligatoires qui alimentent tout un système d’aide aux moins favorisés. En conséquence, certains pensent que vu que l’état s’occupe de tout, les citoyens n’ont plus rien à gérer et peuvent dormir le ventre plein et l’esprit tranquille !

Justement, Cartman pense que les impôts sont déjà nettement suffisants, d’autant quand on considère les maisons de pauvre qui ont été construites avec « ses » thunes ! Certes, bon nombre de démunis refusent cette aumône et comme le précise Wendy, préféreraient mourir plutôt que d’y habiter. Chose à ne pas dire à Cartman ! Pour lui, ils devraient mourir, cela réglerait la surpopulation. M. Garrison calme les passions, estimant qu’ils ont assez glosé sur la pauvreté, tels des Dickens, pour la journée.

 

Dans la droite lignée de l’achat de la bonne conscience par l’impôt, les dons financiers sont l’autre effort que l’on consent éventuellement, mais pas plus !

Dans beaucoup de domaines, tant sociaux qu’affectifs, bon nombre de personnes pensent que l’argent est un bon moyen de se racheter une conduite, de se soulager le cœur à peu de frais. Pour autant, l’argent ne fait pas le bonheur (même s’il y contribue) et beaucoup de démunis apprécieraient l’effort humain plutôt que celui du portefeuille ! Si le temps c’est de l’argent, on pourrait consentir à donner de soi autrement que par un simple rapport marchand !

Les enfants sont justement dans l’humain ! Même s’ils sont déçus, Stan le premier, d’avoir eu un Ethéropien livré par erreur à la place de la montre cadeau suite à leur don, ils prennent très vite Pascal la dalle sous leur aile. Kyle croyant que parrainer un enfant veut peut-être dire qu’on est forcé d’en adopter un, ils lui trouvent un nom (Marvin la famine dans certaines versions) et se partagent sa garde. C’est Cartman qui l’a adopté, mais avec la carte de la mère de Stan. Kyle décide alors qu’ils le garderont chacun son tour : il restera une semaine chez Cartman, après chez Stan, puis chez Kyle. Cartman n’empresse évidement de dire qu’il n’ira jamais chez Kenny, Pascal connaît déjà assez la pauvreté chez lui ! Mais contrairement à eux, les adultes sont plus dans le rapport   financier ! La principale Victoria appelle très vite la Croix Rouge, qui passera reprendre Pascal dans la soirée même. Alors que Kyle s’étonne de tout ceci car à Thanksgiving on doit s’occuper des pauvres, la principale recadre qu’il faut effectivement aider, mais pas au point d’élever un de ces enfants : on est censé envoyer de l’argent, c’est tout ! En plus elle leur sort un faux argument, comme quoi Pascal n’a pas grandi dans un endroit normal comme ici (faut le dire vite !). Stan demandant encore une fois pourquoi il ne peut pas rester, la principale ne sait trop comment se justifier ! Surtout quand Kyle lui dit que si eux à huit ne peuvent pas être parents, elle n’a qu’à le prendre. Pour elle, c’est juste impossible : elle a trop de travail ! Et de toute façon, elle envoie déjà ses 5 dollars par mois !!!

 

Antithèse en faveur de la sensibilité à la solidarité

 

Même si bon nombre de citoyens ne font pas grand-chose, on ne peut pas non plus considérer qu’ils ne font rien du tout !

Afin de réveiller les consciences de ceux qui se sont endormis sur leurs lauriers, il existe depuis très longtemps des moments spécifiques où tout un chacun est prié de penser à ceux qui ont moins de chance que soi. Que ces opérations soient menées par des associations à date précise ou dans le cadre d’un passé culturel ou religieux, tout pays possède un jour ou une période où l’on soulage sa conscience et son portefeuille en faisant un geste pour les plus mal lotis.

Aux USA, cela se passe le jour de Thanksgiving (102 colons installèrent leur colonie et fondèrent la ville de Plymouth en décembre 1620. En raison de leur peu de connaissances agricoles et d’un hiver particulièrement rigoureux, la moitié d’entre eux ne survécut pas. Au printemps suivant, un indien Wampanoag du nom de Squanto entra en contact avec les immigrants et, avec sa tribu, leur offrit de la nourriture et leur apprit à pêcher, chasser et cultiver du maïs. Pour célébrer la première récolte, à l’automne suivant, le gouverneur William Bradford décréta trois jours de prière et de fête. Les colons invitèrent le chef Massasoit et 90 indiens à partager leur repas, en guise de remerciement pour sceller une amitié durable et un pacte commercial. Des dindes sauvages et des pigeons furent servis à cette occasion). M. Garrison apprend aux enfants que pour fêter ce jour si particulier, l’opération les « conserves du cœur » est lancée. Il s’agit d’une collecte de conserves pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir de repas de Thanksgiving, comme Kenny et sa famille ! Tous les enfants devront apporter une boîte de conserve, et plus tard la mairesse les distribuera à Kenny et aux autres pauvres de la ville. Wendy a bien compris le message, elle : s’il y a bien un jour de l’année où on doit apporter notre aide à ceux qui meurent de faim, c’est bien Thanksgiving. On se doit d’aider les plus démunis !

 

En plus des opérations habituelles et régulières, la sensibilité des gens est continuellement piquée au vif grâce à la télé et ses spots publicitaires en faveur d’actions caritatives !

Pour se rappeler au bon souvenir de ceux qui ont la chance de ne pas être trop pauvres, la télévision diffuse régulièrement des messages incitant à aider et à donner à ceux qui sont dans le besoin. Cela peut concerner aussi bien des enjeux locaux que des luttes contre la faim à caractère internationales, chacun pouvant ainsi y trouver une cause pour laquelle il veut se mobiliser, d’autant plus que des images chocs sont là pour frapper les esprits et nous obliger à constater le gouffre entre nos richesses et la misère des autres, jouant ainsi sur la corde sensible pour favoriser le don.

Alors que les enfants sont scotchés devant « Terrance et Philip, spécial Thanksgiving », un message du sponsor de l’émission est diffusé. Sally Struthers (héroïne de « La fête à la maison ») rappelle qu’en Afrique des enfants meurent, non pas de maladie ou à cause des guerres (enfin, si, aussi !), mais de faim ! Ces enfants attendent désespérément qu’on les aide et nous seuls pouvons le faire. Idem, alors que cette fois Pascal la dalle est seul devant la télé, également au milieu de « Terrance et Philip, spécial Thanksgiving », le spot martèle que la famine est un ennemi que nous devons tous combattre, et que ces enfants attendent désespérément notre soutien. D’ailleurs Cartman, filmé et présent sur place par erreur confirme : là-bas ça craint ! Nous devons avoir pitié, et le mieux est de téléphoner dès à présent pour adopter un de ces enfants !

 

Au-delà des images de sensibilisation de la télévision, chaque pays se souvient avoir traversé des périodes difficiles, et tout le monde connaît – de près ou de loin – des personnes ayant souffert d’infortune !

Que ce soit à travers des fêtes culturelles ou par le biais de l’enseignement de l’Histoire, bon nombre de pays commémorent des disettes passées afin de se rappeler que l’opulence d’aujourd’hui n’était pas le cas hier. En outre, en parallèle de voir des pauvres s’étaler dans nos rues riches, tout un chacun sait que telle famille est démunie, soit en connaissant plus ou moins personnellement l’un de ses membres, soit simplement en passant devant leur taudis.

La deuxième partie de « Terrance et Phillip, spécial Thanksgiving » rappelle à point nommé les débuts des pèlerins américains : ils ont froid et espèrent bien ne pas crever de faim ; être un pèlerin, ça craint ! Quand Cartman explique le fonctionnement du buffet à volonté à Pascal la dalle, il ajoute qu’ils viennent là tous les jeudis, sauf pour la famille de Kenny pour qui les 6,99 $ du buffet représentent deux ans de salaire, ce qui fait bien marrer tout le monde. Cartman se demande même comment on peut encore être pauvre aujourd’hui, si ce n’est si le père de Pascal est également alcoolo, comme le père de Kenny. Quand les enfants apprennent que Pascal doit retourner chez lui alors qu’il est leur pote, Cartman propose de partir avec lui au pays des pauvres. Kyle l’enjoint à faire gaffe à ce qu’il dit, car lui aussi pourrais être pauvre et affamé un jour. Justement, quand une équipe débarque chez Cartman pour récupérer un enfant africain sous-alimenté, livré par erreur à la place d’une montre, Pascal oriente du doigt les gorilles qui mettent Cartman dans un sac et lui obtient la montre. Arrivé au bled, Cartman espère bien trouver un fast-food dans le coin et demande de l’aide aux locaux qui, ne comprenant rien, se font envoyer se faire foutre. Avec sa délicatesse habituelle, Cartman se plaint de toutes ces mouches à merde à la con, à croire qu’ils ne connaissent pas l’insecticide ! Alors qu’il est au bord de l’évanouissement, qu’il ne veut que manger, ne serait-ce qu’un tout petit hors-d’œuvre, il demande pardon à dieu de s’être moqué des pauvres, d’avoir été insensible. Il ne le refera plus, promis. Il a beau crier pitié, c’est à croire que dieu l’a abandonné ! Mais quand il tombe sur la Croix-Rouge qui se rend compte de la confusion et le rapatrie immédiatement, il oublie tout ce qu’il vient de vivre, gueulant sur les pauvres pour qu’ils lui fassent place, il est Américain après tout ! Alors que Pascal doit aussi retourner chez lui, Stan est déçu qu’il s’en aille, et Kyle encore plus, lui qui l’aimait mieux que Cartman (normal). Au moins Stan aura appris que c’est facile de croire que dans la télé ce n’est pas des vrais gens, et c’est pour ça qu’on ne donne rien. Mais les gens dans la télé, ils sont aussi vrais que nous ! On en voit une dernière preuve, avec des gens bien de chez nous, la famille de Kenny. En ce jour d’action de grâce ils sont pleins de gratitude pour l’incroyable bonté du seigneur, le remerciant pour ce festin de haricots verts. Bien qu’il ait cru bon de leur enlever leur fils, et qu’apparemment il aime les voir souffrir, malgré tout, ils le remercient. Sauf qu’ils n’ont même pas d’ouvre-boîte pour atteindre ce festin scellé !

 

Synthèse

 

Pour que l’on ait envie de donner, encore faut-il que les ambassadeurs de ces opérations soient représentatifs et dignes de confiance !

Face à la sollicitation de toute part dont nous sommes les proies, cela est malheureux à dire, mais la communication joue un rôle important. Surtout, il faut que les porte-paroles de ces campagnes soient crédibles dans leur rôle sensibilisateur. Mais tout ceci ne vaut rien si par la suite on se rend compte que ces personnes ne sont pas honnêtes, notamment avec des cas récents de détournement de fonds.

Alors que Stan demande qui est la grosse vache qui dit qu’en Afrique la nourriture est rarissime, il se moque que pour elle-même elle sait où en trouver de la bouffe, puisqu’elle est même plus grosse que Cartman, c’est pour dire ! Mais le pire est à venir, quand Cartman, sur place, pénètre par une entrée interdite. Alors qu’il crevait la dalle, il tombe sur le stock de caisses de bouffe que Sally Struthers récolte pour l’Afrique, elle qui s’empiffre de gâteau au chocolat pendant que dehors la misère règne ! Non par honnêteté mais simplement parce qu’elle ne voulait rien partager de son gâteau, Cartman hurle alors aux Africains qu’elle taxe toute la bouffe qu’on leur envoie, et Sally se grouille de tout finir !

 

La solidarité, par sa portée altruiste, ne doit pas être prise à la légère, ni comme un jeu ni comme un moyen de se débarrasser de ce que l’on ne veut plus !

Non seulement beaucoup font une b.a. annuelle pour simplement ôter ce fardeau du poids de leur conscience, mais en plus certains sont amenés à considérer cela quasiment comme un « divertissement », où, en échange d’un petit geste qui ne leur coûte pas grand chose, ils reçoivent non seulement un sourire mais également éventuellement une petite compensation pour leur solidarité. Mais le pire réside chez ceux qui profitent de l’occasion pour donner aux pauvres ce qu’ils ne veulent plus, que ce soit de la nourriture quasi périmée ou qui ne convient plus au goût du jour, ou des habits sales ou troués ! Plutôt que de jeter, autant donner aux pauvres : belle mentalité que de se débarrasser de ce qui encombre, en pensant soulager sa conscience à moindre frais !

Alors que la pub explique que pour 5 dollars par mois on peut parrainer un enfant, Cartman trouve ça débile et se demande bien qui ferait un truc pareil ! Mais quand le spot annonce que si on appelle tout de suite on reçoit gratuitement une montre à quartz de chez Taiko, il trouve que ça troue le cul ! Ça tombe bien, Stan a le numéro de carte de crédit de sa mère. Il appelle alors pour adopter un petit Ethéropien. Kyle demande si la montre est waterproof, puis lui et Cartman insistent pour savoir s’ils envoient le cadeau tout de suite ! Oubliant leur geste, puisque c’est la mère de Stan qui paye, ils n’attendent qu’une seule chose, leur montre, que Cartman veut absolument mettre en premier ! Présentant Pascal la dalle à l’école, tout le monde en veut un comme lui, en plus de la montre. Pip est même prêt à mettre 50 dollars pièce par Ethéropien ! A la mairie aussi on rentre dans le domaine du jeu : quand ils auront toutes les boîtes de conserve de l’opération « conserves du cœur », la mairesse souhaite une idée amusante pour les distribuer aux pauvres, quelque chose de festif selon son assistant ! Lors de la phase de collecte, M. Garrison est déçu par l’esprit de Thanksgiving des enfants : ils n’ont rien donné aux « conserves du cœur », et ils auraient pu faire mieux que ne ramener que de la crème de marrons. Ils devraient diversifier un peu, sinon Kenny et sa famille seront marrons pour Thanksgiving (ce qui ne fait rire que M. Garrison) ! Toujours est-il que les boîtes collectées seront placées dans une soufflerie, comme à Las Vegas. Mais au lieu de billets, on met des conserves qui volent dans la machine, et le CSSP (Citoyen Sous le Seuil de Pauvreté) à l’intérieur essaye d’attraper ce qu’il peut pour nourrir sa famille. Kenny entre dans la machine, encouragé par son père pour qu’il en chope plein ! La mairesse lance le jeu et la soufflerie. Résultat après s’être fait secoué dans tous les sens, Kenny rapporte à sa famille une seule boîte de haricots verts !

 

En tant qu’humains, riches qui plus est, nous ne pouvons accepter de telles situations de pauvreté dans un monde où l’abondance n’est que pour certains !

Si ce n’est lors d’événements particulièrement dramatiques et bien relayés par la télé, nous nous endormons trop souvent sur nos lauriers et avons vite tendance à oublier la misère quotidienne qui sévit un peu partout dans le monde ! Les ONG ont beau tirer régulièrement la sonnette d’alarme, nous ne les attendons plus solliciter notre aide pour qu’ils mènent à bien leurs actions, pourtant si cruciales pour bon nombre de gens dans le dénuement le plus total !

Cartman, en Afrique, meurt sérieusement de faim, il faut qu’il mange, ses réserves pharamineuses de graisse ne lui suffisant plus ! Heureusement, il tombe sur la Croix-Rouge et commande un poulet frit et une assiette de purée. Malheureusement, ils n’ont plus rien à manger ! Ils n’ont plus d’argent car ils n’arrivent pas à collecter assez de fonds en Occident. Même si Cartman n’est pas Ethernopien et qu’il demande à être remballé avec le reste de leurs affaires, cela non plus n’est pas possible puisqu’ils n’ont plus assez d’argent. Mais au moins il reçoit sa montre. Le Dr Mephisto, le généticien fou qui habite sur la colline, tente au moins des choses, à sa manière. Lui qui voulait faire des dindes transgéniques pour nourrir les pauvres a « peut-être » commis une terrible erreur puisque tout a mal tourné, et qu’elles se sont évadées. On dirait des dindes normales, mais le mal est en elles, et le pire c’est qu’elles sont vraiment furax. Il faut les arrêter sinon elles détruiront tout ! Finalement, tout est bien qui finit bien puisque les dindes se font exploser façon Braveheart, et Pascal les ramène chez lui pour offrir un énorme gueuleton à ses congénères crèves la dalle !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la solidarité n’est pas un vain mot et il est important de faire ce qu’on peut pour aider ceux qui n’ont pas eu autant de chance que nous !

 

Il est facile de considérer que l’on aide déjà assez par le biais de ses impôts, et ce n’est pas une raison non plus pour se gaver comme des porcs sans penser à ceux qui aimeraient bien avoir ne serait-ce que les miettes des gâteaux que nous ne faisons qu’entamer ! C’est bien beau de se dire qu’on aide déjà une fois par an à l’occasion d’opérations spéciales, mais sortir le chéquier n’est pas réellement une preuve d’engagement ! Tout le monde connaît plus ou moins directement les résultats de la pauvreté, grâce à la télé ou par le biais de son environnement, et l’on ne peut donc ignorer qu’il faut prendre le problème à bras le corps pour trouver de vraies solutions, sur le long terme !

 

Même si certains ambassadeurs caritatifs ne sont pas les mieux placés pour parler, il n’en reste pas moins que le don n’est pas un « jeu » à prendre à la légère. Nous devons tous nous mobiliser pour que la prise de conscience soit planétaire et que les grandes institutions fassent leur devoir afin d’enrailler des phénomènes qui, s’ils sont naturels par certains aspects, n’en sont pas moins inacceptables dans notre monde moderne où certains gâchent ce que d’autres ont besoin pour leur survie au jour le jour !

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 08:51

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés

                        les uns des autres !

Thème : 3) Se couper du monde n’est pas s’en protéger !

 

 

Fiche de visionnage n°10 : Épisode 44 (saison 3, épisode 13)

Les comptines du singe batteur

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’école publique est-elle un lieu fréquentable pour des enfants ???

 

 

  • Les pros : Les enfants, Mark,
  • Les antis : Les parents Cotswolds, Cartman.

  

  • Thèse : L’école publique permet de se rencontrer et d’évoluer ;
  • Antithèse : La scolarisation à domicile est plus efficace ;
  • Synthèse : L’école forme de futurs Citoyens malins !

 

 

Il était une fois à South Park la mère de Cartman qui lui apportait un cadeau. Son fils s’attend à un jeu vidéo, un laser de SpaceMan ou une poupée de Dave l’homme-grenouille, mais non ! Il s’agit plutôt des Comptines du singe batteur, une nouvelle méthode d’orthographe qui l’aidera à gagner le concours d’orthographe.

 

 

Introduction :

 

 

La scolarisation à domicile était au départ essentiellement destinée aux enfants malades ne pouvant suivre une scolarité normale, puis certains parents ont demandé et obtenu le droit de s’occuper eux-mêmes de l’instruction de leurs enfants.

 

Plutôt que de faire confiance à l’école publique, un certain nombre de parents préfèrent à présent placer leurs enfants dans des écoles privées ou directement à leur domicile. La qualité des enseignements est leur première préoccupation, mais ils comptent également sur la sérénité de l’environnement de travail pour donner les meilleures chances à leurs enfants.

 

L’école publique est un très bon endroit pour que les enfants se rencontrent, partagent leurs jeux et leurs sentiments. Malheureusement, tout est loin d’être rose dans la transmission des savoirs et les bleus sont fréquents dans la cour de récré.

En somme, l’école publique est-elle un lieu fréquentable pour des enfants ???

 

 

Thèse en faveur de la socialisation par la scolarisation

 

Pour faciliter l’intégration de l’autre, il est déjà nécessaire de le connaître, après ça le fait ou pas mais au moins on a jugé sur pièce !

Le simple fait de savoir que des enfants habitent dans le coin mais qu’on ne les voit jamais les rend "suspects" au regard des autres gamins. De fait, quand on sera amené à les croiser, si jamais c’est le cas, soit au mieux on les ignorera, soit on s’en prendra à eux pour le simple fait qu’ils sortent de la norme qui veut que tout le monde en passe par l’école. Des gamins peuvent avoir un parcours scolaire différent, mais il est important qu’ils ne vivent pas en reclus des autres enfants.

Quand, lors du concours d’orthographe, la mairesse présente pour la première fois deux enfants scolarisés à domicile, Cartman ne les connaît pas et se demande ce qu’ils viennent foutre là ! Jimmy estime même que ce n’est pas juste, que des enfants scolarisés à domicile ne devraient pas avoir le droit de participer ! Kyle ignore carrément le concept de scolarisation à domicile, alors que Stan s’étonne de voir ces gamins qu’il n’a jamais vus auparavant ! Il pose d’ailleurs la question à Mark, l’un des enfants, lui demandant pourquoi on ne les a jamais vus. Ce n’est pas qu’ils vivent dans les bois comme Stan pourrait le penser, vu qu’ils vivent depuis toujours dans une maison à proximité, mais ils ne vont pas à l’école car ils apprennent chez eux, ce qui ne lasse pas d’étonner Stan ! Mark aussi est très curieux des autres, il demande d’ailleurs à ses parents d’aller à l’école afin de s’amuser avec les autres enfants, qui ont l’air de tellement s’éclater ! Pour sa mère c’est incompréhensible, vu que son fils a tous les après-midi pour jouer. Mais Mark veut essayer un peu l’école publique, ne serait-ce qu’un certain temps pour voir comment sont les autres enfants !

 

À force de tourner en rond dans un vase clos, on développe son propre univers, influencé uniquement par son entourage, qui peut éloigner de la réalité !

La réalité est une construction de l’esprit basée sur des mœurs, des codes sociaux et moraux, qui font que l’on peut échanger des idées et établir des liens avec autrui. Quand on est coupé du monde et donc façonné par un nombre restreint de source d’influence, on développe une réalité parallèle qui ne fonctionne que dans le cadre de son propre système de penser. Forcément, au moment de vouloir ou de devoir communiquer avec les autres, l’abîme se révèle et complique beaucoup les choses.

Cartman va droit au but : ces enfants scolarisés, Mark et Rebecca, ont autant de personnalité qu’un gant de toilette ! Kyle demandant son nom à Rebecca, celle-ci ne sait même pas ce qu’est un nom, ce qui n’empêche pas Kyle d’être scotché par cette belle brunette. Quand la famille part pour aller mettre les trophées dans une vitrine, Stan hallucine comme ils sont graves, et les parents aussi, mais Kyle lorgne toujours sur Rebecca. Il se rend le soir-même chez elle. Sa mère ouvre et Kyle demande si Rebecca est là. Elle confirme, mais reste plantée là jusqu’à ce que Kyle demande à parler à sa fille. Quand celle-ci arrive, ils s’échangent les politesses d’usage, mais comme la mère reste figée sur place, Kyle coupe court à la "discussion" et s’en va, visiblement déçu. Il revient plus tard lui faire une sérénade sous sa fenêtre, chantant « Partout où je vais, Je pense à toi, Rebecca, Je ne sais plus quoi faire, Rebecca, T’es si belle, J’aimerais te connaître mieux, Que dirais-tu de sortir avec moi, Tu es vraiment trop jolie, Rebecca, Rebecca, tu es trop jolie, T’es un canon ». Délicate attention, sauf que Rebecca n’a rien compris : par les barreaux de sa fenêtre elle jette quelques pièces dans son étui à guitare, tel à un clochard de l’amour. Kyle en discute à la cafétéria avec ses potes, n’étant pas sûr qu’elle comprenne tout ce qu’il lui dise, comme si elle venait d’une autre planète. Toutefois il ne lâche pas l’affaire et se repointe chez elle pour lui parler d’un bal à l’école. Elle ne lui laisse pas finir sa phrase qu’elle lui propose d’aller jouer dans sa chambre et l’embarque. Son père, demandant à Mark où est sa sœur, s’entend répondre qu’elle joue au docteur avec Kyle et rejoint la chambre tout affolé. Il la somme de ne pas jouer à ces jeux pervers avec ce garçon, mais elle ne fait qu’extraire la tumeur de son cortex cérébral, au risque sinon d’une infection des marqueurs synaptiques. Son père met fin à l’opération car il est l’heure de faire ses devoirs et Kyle la relance sur sa proposition : il y a le lendemain le bal commémoratif de la Baie des cochons et il lui/se demande si ça lui dirait de venir. Elle ira, peut-être qu’ils se verront là-bas. Euh, certes, mais Kyle pensait plutôt y aller ensemble. Pour elle ce n’est pas la peine, son père l’emmènera. Kyle n’en peut plus de cette incompréhension flagrante et s’en tape la tête dénudée par l’opération contre une chaise. Il tente par la suite le tout pour le tout en lui écrivant un mot sur son chien. Ils s’assoient alors tout les deux dans le jardin du père. Kyle lui montre une petite lueur tremblotante, lui expliquant que c’est une école, où l’on trouve à l’intérieur des enfants comme elle et lui (enfin surtout comme lui, puisqu’elle – toujours autant à l’ouest – se demande comment on peut aller à l’école dans une lueur tremblotante ?). Elle qui est toujours enfermée chez elle à étudier, Kyle l’interroge pour savoir si elle n’a jamais envie de sortir. Preuve ultime qu’ils ne sont pas du même monde, elle se demande bien ce qu’il peut y avoir à part les études. Pour Kyle, il y a essentiellement l’amour, expliquant à Rebecca qui ignore également cela que c’est la chose la plus importante sur Terre. Lui tendant une perche, Kyle développe son propos en disant que quand un garçon et une fille s’aiment, ils s’embrassent, mettant leur bouche l’une contre l’autre. Rebecca croit comprendre, pour elle il doit s’agir de la même chose qu’un ami, du genre de ceux que son fournisseur Internet a très bien choisi. Kyle doit encore une fois lui expliquer la réalité, à savoir qu’à l’école publique, on choisit ses amis, qu’hommes et femmes vivent ensemble et se rendent heureux ! Et c’est Rebecca qui estime que Kyle vient d’un endroit bizarre ?! Pour autant, elle essaierait bien ce truc, s’embrasser, et ferait même une rédac’ dessus. Malheureusement, Kyle ne sait pas vraiment comment faire, mais plutôt que de se documenter comme propose Rebecca, il pense qu’il suffit d’essayer deux ou trois fois jusqu’à ce qu’on le fasse bien. Et justement c’était super bien fait ! Du coup elle viendra au bal avec lui sans hésitation !

 

À force de trop regarder la télé, on la croit sur parole et les parents, prenant peur pour leur progéniture, préfèrent la séquestrer dans une prison dorée !

Avec tous les ouï-dire que l’on entend sur l’école, on peut comprendre que des parents aient peur. Pour autant, il serait déjà bon qu’ils aillent se faire leur propre opinion des choses par eux-mêmes avant de croire toutes les rumeurs et exagérations qui circulent. En effet, même si la réalité n’est pas toujours rose, loin s’en faut, il ne faut pas non plus tomber dans la panique et penser que l’école est un coupe-gorge, au risque de finir cloîtré chez soi et d’empêcher ses enfants de vivre et de sortir.

Et c’est bien ce qu’il se passe chez les Cotswolds, puisqu’à peine la mère apprend au père que Rebecca a eu une visite, que celui-ci pense que le concours d’orthographe était une très mauvaise idée. Certes ses enfants voulaient rencontrer d’autres gamins, mais pour le père ils ont ouvert une boîte de Pandore qu’il sera dur de fermer ! Quand Mark arrive à l’école publique, Mme Garrison annonce que ses parents s’inquiètent pour sa sécurité, raison pour laquelle il déambule dans une boule pour hamster. Cartman ne peut s’empêcher de lui demander s’il a la maladie de Travolta (il a le rôle principal dans le téléfilm The boy in the plastic bubble, où il joue un adolescent placé depuis sa naissance dans un environnement entièrement stérile à cause d’une grave maladie). Finalement, comme les parents ne peuvent rien faire pour éviter qu’on brutalise leur fils, ils vont le retirer de cette maudite école publique. Mark pourra tout de même aller au bal, mais son père viendra le chaperonner !

 

 

Antithèse en faveur du bien-être et de l’efficacité de l’auto-éducation

 

    Certes l’école est un passage indispensable, mais il ne faut pas se leurrer non plus sur ses difficultés !

    Bon nombre de parents envoient leurs enfants dans des écoles privées ou se chargent eux-mêmes des cours, estimant – à tort ou à raison – que l’environnement scolaire du publique n’est pas à la hauteur de leurs espérances. Non seulement le niveau n’est pas toujours là, mais ce qui inquiète le plus est plutôt la qualité des cours et surtout l’ambiance de travail. Si on ajoute à cela que l’école, enfin surtout la cour de récré, n’a pas forcément une bonne influence sur le comportement de ses enfants, on comprend bien la réaction de certains parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants.

    Quand Mark demande à son père pourquoi il ne va pas à l’école avec les autres, son père lui explique que le public est autant inefficace que dangereux. Pour lui, l’école est une mauvaise chose, et il en veut pour preuve que sa femme et lui ont été scolarisés à domicile et qu’ils s’en sortent mieux que les autres dans la vie. Étant donné que Mark insiste pour essayer, rien qu’une semaine, son père veut bien l’envoyer à l’école publique. Au moins il découvrira par lui-même la violence et la perfidie qui y règnent. Heureusement que sa fille ne veut pas y aller, au moins un de ses enfants restera sain d’esprit ! C’est vrai qu’à peine Mark arrive à l’école que Mme Garrison demande aux autres enfants de ne pas être trop cruels avec lui, le ton est donc donné. À la récré, Craig et ses potes exigent qu’il sorte de sa boule pour hamster alors qu’il a promis à son père d’y rester. Stan ne peut rien faire pour lui. Butters tient sa revanche sur ses propres mauvais traitements : le scolarisé à domicile est sur leur territoire et s’il n’obéit pas à leurs lois, ils le scotcheront à un banc. Mark se demande pourquoi ils feraient ça, mais ce n’était pas des paroles en l’air ! Butters se marre : ça apprendra au petit bleu M. Je sais tout à venir frimer dans leur classe ! Il est évident que Mark n’est pas dans son monde. Quand Stan et Cartman s’engueule et se traitent de tous les noms, il est surpris d’apprendre qu’ils ne sont pas ennemis mais amis, trouvant ça curieux de voir des copains s’insulter et se battre ! Idem avec Pip, qui n’est le pote de personne : Stan lui demande de dire « s’il te plaît, tape-moi », mais il se doute que s’il dit ça Stan va le taper ; il rectifie, c’est si Pip ne le dit pas qu’il va le cogner, sinon il sera cool. Pip s’exécute et bien sûr se fait taper. Encore une fois, tout ceci est bizarre : les enfants semblent aimer et détester en même temps Pip ! À midi, Mark demande s’il peut s’asseoir à la table de Stan, qui lui répond pourquoi, s’il n’y a pas de place ailleurs ! Encore une fois, Kyle et Stan s’insultent et se moquent l’un de l’autre. Stan explique enfin qu’ils sont amis, mais qu’entre mecs on se vanne tout le temps. Mark analyse cela comme un marquage du territoire pour établir son rang social. Quand Craig passe et l’insulte, Mark lui renvoie que « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, et le train de votre mépris glisse sur les rails de mon indifférence ! », genre de chose à ne pas dire. Du coup il se retrouve à nouveau ligoté sur un banc. Kyle pense qu’il aura du mal à se faire à l’école publique. D’ailleurs, ses parents s’inquiètent de ne pas le voir rentrer de l’école. Son père se demande bien ce que lui ont fait ces voyous, et la réponse est devant lui : son fils est encore scotché à un banc. Il ignore pourquoi, ça n’a absolument aucun sens, mais pour son père c’est toujours comme ça dans les écoles publiques. Par la suite, il suffira que Mark pète la gueule de Kyle, lui mettant une sérieuse branlée, pour que tout le monde le trouve cool et se l’arrache comme copain. Il est définitivement intégré, d’autant plus qu’il a assimilé le vocabulaire scolaire comme « tête de nœud » ou « pauvre naze ».

 

    Que celui qui n’a jamais rêvé d’apprendre en restant chez soi jette la première pierre, même si de toute façon il ne serait pas cru !

    Pour un enfant, apprendre à domicile est le paradis sur Terre, puisqu’on joint l’utile de s’éduquer à l’agréable de rester chez soi et de gérer son emploi du temps. Même pour les parents c’est le bonheur : on partage plus de temps avec ses enfants, on les instruit en complément de l’éducation qu’on leur donne. Le plus gros avantage de la scolarisation à domicile est surtout d’avancer à son rythme, selon ses difficultés, avec toute la patience nécessaire pour que l’enfant comprenne bien ce qu’on lui demande et qu’il y réponde au mieux, sans pression du groupe.

    Mark explique aux enfants que ses profs sont ses parents, qu’il n’a pas besoin d’aller à l’école. Cartman hallucine et n’aurait jamais cru ça possible, pour lui c’était un rêve inaccessible, mais l’école chez soi c’est enfin être libre ! La preuve, quand Mme Garrison demande de quel pays venait Christophe Colomb, elle lui dit qu’il est inutile de lever la main et le traite de gros lard. Là ça suffit : Cartman en a ras-le-bol de cette classe où on le ridiculise et veut se scolariser à domicile. Il laisse les humiliations de l’école publique derrière lui, emmerde tout le monde, et rentre à sa maison se scolariser. Mme Garrison espère bien que ce soit pour toujours. En tout cas Cartman est dix fois pour : larvant dans son lit en grignotant et matant Terrance et Philip, il dit à sa mère de lui laisser le bouquin de math, il y touchera plus tard. Avec un brin de chauffage en plus, il n’y a pas à dire, l’école à domicile, c’est cool !

 

    Contrairement à ce qu’on pourrait penser à prime abord, apprendre à domicile permet de meilleurs résultats !

    La scolarisation à domicile a beaucoup évolué ces dernières années, et la pédagogie est à présent très adaptée à ce cadre quelque peu spécifique. Les manuels permettent à tous les parents, quel que soit leur niveau, de bien dispenser les cours et surtout facilitent la correction de tous types d’exercices. Au-delà de cela, comme on peut adapter l’emploi du temps au rythme particulier de son enfant, certains apprennent vite, plutôt le matin, d’autres mettent plus de temps et ont besoin de grandes pauses, l’élève peut mieux se concentrer au lieu de subir un tempo qui n’est pas le sien et le fatigue ou l’agite.

    Le premier concurrent du concours d’orthographe est Mark. Son mot est « Consciencieux » et il l’épelle très bien, alors que Cartman ne connaît même pas ce mot de merde. Justement il est le suivant avec le mot « Gâteau ». Il en demande la définition, de quelle langue est ce mot et même de l’utiliser dans une phrase, attendant que son singe batteur lui donne rythmiquement la réponse. Il se plante lamentablement avec son G.A.T.O.T., s’excite sur le jury parce qu’il juge qu’il a des mots difficiles puis s’en prend à son singe de merde. Alors qu’il ne reste que trois finalistes, Rebecca épelle correctement « Littoral ». S’en suit Kyle, avec le mot « Kroxeldyphivic ». La définition en est « Se dit d’une chose qui concerne ou est transmise par le kroxeldif » et dans une phrase cela donne « Kroxeldyphivic est très difficile à épeler ». Il commence par un C et se plante lui aussi, mais sûr un mot impossible. Jimbo, qui avait parié sur lui car en orthographe les juifs sont forts, l’engueule car il paume 50 $ par sa faute et a bien envie de lui démolir la gueule. La mairesse félicite Mark et Rebecca et les reconnaît comme la fine fleur de South Park. Stan aussi trouve que les deux qui sont scolarisés à domicile sont balèzes ! Quand Mme Garrison demande à quelle date Christophe Colomb a découvert l’Amérique, Cartman est énervé qu’on ne l’interroge jamais, mais c’est simplement parce que cette pauvre tâche ne connaît jamais la bonne réponse. Mark répond quant à lui que la date est 1492, mais précise que l’Amérique eut d’autres découvreurs, tels les Vikings et les Indiens. Mme Garrison est impressionnée : son niveau est excellent, de quoi faire redoubler tous ces petits cons !

 

Synthèse

 

    Comme bon nombre de structures qui concentrent l’air du temps, l’école, son personnel et ses élèves sont le reflet de la société !

    Il est toujours plus facile de blâmer le dernier chaînon d’un long processus, mais c’est critiquer l’arbre qui cache la forêt. Tout comme la société refoule certains phénomènes pour mieux oublier que c’est elle qui les a engendrés, on a vite fait d’accuser l’école et la jeunesse sans trop se poser les vraies questions concernant les objectifs éducatifs et instructifs à court/moyen/long terme et les moyens qu’on y alloue pour réussir. Mais si l’on veut que l’école change, il faudra aussi réfléchir en amont sur ce qui doit évoluer dans la société en général.

    Puisque Mark tient tant à retourner à l’école publique, il est temps que son père ait une discussion avec les pères des autres enfants. Au bar, il attire l’attention des pères sur le fait que son fils Mark a été molesté à l’école par leurs fils. Il demande donc aux pères de dire à leurs fils que ce qu’ils font est mal et qu’ils ne doivent plus ennuyer Mark. Pour le père de Stan le problème est plus délicat puisqu’on ne peut contrôler tout ce qu’ils font à l’école. Mieux vaut donc qu’ils se débrouillent seuls ! M. Cotswolds n’est pas du tout d’accord, mais Jimbo lui propose une bière pour briser la glace, même s’il l’appelle M. Cassedalle. En fait, il a horreur de la bière, il n’aime que les vins cuits. C’en est trop, les pères le ligotent sur un banc du bar et s’en vont. À l’école, Craig explique son plan à ses potes : au bal, sans se faire repérer, dès que les adultes auront le dos tourné, ils coinceront le nouveau, et le scotcheront au pied du drapeau. Butters lance le mouvement pour aller acheter un gros rouleau de scotch. Juste après, au même endroit, Jimbo explique son plan à ses potes : au bal, ils s’engageront tous comme chaperons. En effet, M. Gasoil a prévu de venir aussi et dès qu’ils le verront, ils le choperont et le scotcheront au pied du drapeau. Jimbo lance le mouvement pour aller acheter un gros rouleau de scotch !

 

    Il est bien connu que plus on maintient dans un extrême, plus on partira dans le sens opposé le jour où la bride sera relâchée/brisée !

    Parce que l’enfance est l’âge où l’on teste les limites et où l’on cherche à explorer les possibilités de son monde, certains parents pensent qu’il vaut mieux protéger ses enfants contre les tentations et le mal extérieurs. Toutefois, curieux de nature et Rebelles que nous sommes, il existera toujours une part de nous-mêmes que l’on ne pourra contrôler et qui cherchera à expérimenter ce qui est montré du doigt, pas forcément rien que pour embêter les grands, mais aussi et surtout pour savoir par soi-même de quoi il retourne concrètement !

    Au bar, M. Cotswolds se plaint auprès du père de Kyle que son fils harcèle sa fille et il le somme de lui demander d’arrêter ça ! Cependant, pour le père de Kyle son fils découvre simplement l’amour et peut-être Rebecca aussi, et il trouve que c’est important qu’ils connaissent ça. Pour M. Cotswolds il en va tout autrement : sa fille n’a que huit ans, que peut-elle apprendre sur l’amour ? Le père de Stan intervient, estimant qu’il ne vaut mieux pas attendre qu’elle soit adolescente et qu’elle découvre tout en même temps. M. Cotswolds s’emporte : il ne donne pas de leçon d’éducation aux autres pères (quoique !), donc ils ne doivent pas lui en donner ! Au bal, alors que Mark arrive et que Craig lance l’opération scotchage au drapeau, Butters remarque que Rebecca débarque, aguicheuse comme jamais, et la trouve méga bonne dans sa tenue sexy ! Elle invite le beau brun de Token à se voir plus tard, lui pinçant les fesses au passage, puis propose à Kyle de s’envoyer en l’air. Son frère hallucine, lui demandant des comptes ! Mais Rebecca ne fait que s’éclater, ventousant Pip ! Mark la juge folle, elle ne se contrôle plus ! Il s’en prend alors à Kyle, responsable à ses yeux de ce que sa sœur est devenue. Mais finalement, après avoir claqué la gueule de Kyle, il montre à son père ce qu’il est advenu de sa fille : à force de lui avoir caché la sexualité, elle est devenue une vraie pute, ce que confirme Butters !

 

    La vie est loin d’être un long fleuve tranquille, mais plus on apprend tôt à nager dans le courant, mieux on s’en sortira par la suite !

    La socialisation se construit dès le plus jeune âge en étant au contact des Autres, et cette étape est importante pour l’insertion sociale du jeune amené à devenir un adulte Citoyen ! L’école est justement un endroit où l’on est confronté aux Autres, où l’on apprend que la vie en société n’est pas toujours évidente mais quelle vaut la peine d’être vécue ! Si cet apprentissage se fait tôt, encadré par des adultes et favorisé par la transmission entre enfants, le jeune aura expérimenté les relations sociales à un âge où les conséquences de ses actes ne sont pas trop graves et sera donc rôdé pour se frotter au niveau supérieur, la société dans sa globalité !

    Le soir du bal, les parents Cotswolds sont très inquiets. Le père débarque, coupe le jus de la sono et recherche ses enfants pour les emmener loin de ce lieu de perdition ! Mark se saisit alors du micro sur scène et rassure son père. Il ajoute ensuite que l’école publique a peut-être un moins bon niveau, mais c’est le meilleur endroit pour apprendre à vivre en société : ce qui ne s’étudie dans aucun livre s’apprend avec les Autres, à la récré, à la cafet’... ! Bien sûr ses parents ne veulent que les protéger lui et sa sœur afin qu’il ne leur arrive rien de mal, mais ça arrivera tôt ou tard, et ils devront s’en sortir seuls. Donc autant apprendre à y faire face dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ! Son père admet et comprend ce qu’il veut dire : si c’est ce qu’ils veulent, Mark et Rebecca iront à l’école publique !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : l’école est autant un lieu d’instruction des connaissances que d’éducation au vivre ensemble !

On peut reprocher beaucoup de choses à l’école publique, notamment son niveau pas toujours à la hauteur, mais il faut reconnaître qu’elle reste le meilleur endroit pour se socialiser, c’est-à-dire aller à la rencontre des Autres et apprendre à vivre avec eux dans une microsociété. Certes nos enfants vont apprendre des Autres des choses qu’on préférerait qu’ils ignorent ou que l’on souhaite leur enseigner en tant que parents avec le discours adéquat, mais il est important qu’ils apprennent également par eux-mêmes au contact de ceux de leur âge.

 

Plutôt que d’élever ses enfants dans une bulle à l’abri du monde sauvage extérieur, il est crucial au contraire qu’ils s’y frottent et s’y piquent le plus tôt possible afin qu’ils développent leurs propres défenses pour être armés dans la vie ! Au-delà de ça, le contact avec les Autres permet de définir sa personnalité en fonction des multiples influences reçues, chacun choisissant ensuite ses amis et ses "ennemis".

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