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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 06:41

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés

                        les uns des autres !

Thème : 2) De l’affirmation des Différences au sectarisme communautaire

 

 

Fiche de visionnage n°8 :

Épisode 136 (saison 9, épisode 11) – Les rouquins

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’autre est-il nuisible parce que différent ???

 

  • Les pros : Cartman, les roux,
  • Les antis : Kyle, Stan.

 

  • Thèse : Ce qui est différent est déviant et inférieur ;
  • Antithèse : Il faut stopper les préjugés et comprendre ce que vit l’autre ;
  • Synthèse : Acceptons toutes les couleurs de l’arc-en-ciel humain et vivons en
                 Harmonie !

 

 

Il était une fois à South Park Token qui faisait un exposé sur le système solaire. Comme il restait du temps pour un autre exposé, Mme Garrison appela Cartman au tableau. Pour une fois, il ne rechigna pas !

 

 

Introduction :

 

 

Tous ceux qui sont physiquement différents ont toujours été perçus bizarrement, qu’ils soient jugés enfants de Satan ou qu’on associe leur "tare" à des comportements navrants, voire déviants !

Alors que le XXè siècle a malheureusement montré jusqu’où pouvait aller le rejet de la Différence de l’Autre, force est de constater que nous n’en avons pas tiré tous les enseignements puisqu’on voit et entend encore des gens qui insistent sur la couleur de l’Autre pour l’affubler de tous les torts et maux du monde !

 

Certains pensent que pour vivre heureux nous devons nous séparer des pas pareils qui nous "gâchent la vue". Avant d’en arriver à de telles extrémités, il est déjà important de s’informer correctement sur l’Autre et d’essayer de comprendre ce qu’il vit au quotidien.

En somme, l’Autre est-il nuisible parce que différent ???

 

 

Thèse en faveur de la guerre civile entre communautés différentes

 

Certains aspects corporels "spéciaux" ont de tout temps été considérés comme étant l’expression du mal ou d’un sort jeté sur une famille ayant fauté !

Que ce soit concernant des "anomalies" physiques ponctuelles ou héréditaires, certaines différences frappantes ont toujours inquiété le reste de la société, aussi bien au sujet d’un risque d’épidémie lorsqu’on ne savait pas si une infirmité était contagieuse que par des comportements associés à certaines spécificités ! Afin de se protéger, le mieux est de tenir l’Autre à l’écart et de le stigmatiser afin d’atténuer son pouvoir de nuisance !

Il en va ainsi de l’exposé de Cartman intitulé « Les rouquins : Des enfants aux cheveux roux, à la peau pâle et avec des taches de rousseur » : « Nous en avons déjà tous vus dans la cour de récré, dans le parc, au magasin, marchant dans la rue. Ils nous dégoûtent et nous donnent envie de vomir. Il s’agit bien sûr des enfants rouquemoutes ». Ponctuant son intervention de photos de rouquins qu’il juge crade, dégueu, immonde, Cartman explique que les roux naissent avec une maladie qui cause une peau très pâle, des cheveux roux, et des taches de rousseur. Cette maladie s’appelle rouquinitude, et cela arrive car les rouquins n’ont pas d’âme. Les rouquins infectés par la rouquinitude ne peuvent pas être soignés et de fait, à cause de la pâleur de leur peau, ils doivent éviter le soleil, comme les... vampires ! Selon Cartman toujours, comme pour Dracula, le gène roux est une malédiction et à moins que l’on débarrasse la Terre de cette malédiction, les roux pourraient recouvrir nos vies de ténèbres jusqu’à la fin des temps. Selon sa théorie, il est temps d’admettre pour le bien de l’humanité que les rouquemoutes sont vicieux et malsains. En guise de conclusion, si on pense que le problème roux n’en est pas un, Cartman nous invite à y repenser en montrant une dernière photo de roux, particulièrement atteint de rouquinitude.

 

Plutôt que de vivre avec des gens que l’on n’apprécie guère, le plus simple est de les mettre à l’écart, au ban de la société, là où on ne les verra pas !

Parce qu’ils ne peuvent supporter que certaines Différences et communautés leurs "polluent l’air", certaines personnes estiment nécessaire le cloisonnement social et la mise en œuvre d’une ségrégation permettant de ne pas se rencontrer. Cela peut tenir aussi bien de la relégation en banlieue urbaine de ces populations indésirées, que d’un apartheid pur et simple visant à marquer la supériorité d’un groupe sur l’autre, la minorité subissant la domination et les exigences de la majorité.

Kyle choisit de « s’auto-exclure » de la cafétéria car sa mère lui a préparé un repas kasher. Par contre, un roux qui lui souhaitait y manger se voit refouler par Clyde au prétexte que la cafétéria lui serait interdite. Alors qu’il est noir, Token explique au rouquin que ceux comme lui doivent manger dans le couloir. Jimmy, handicapé, rajoute même que ce genre de "dégénéré" a sa vraie place dehors ! Cartman s’installe comme si de rien n’était entre Clyde, Token et Jimmy. Token s’empresse de savoir ce qu’il fait là, même si la réponse saute aux yeux puisqu’il mange. Mais Clyde lui rappelle vite qu’il n’est pas censé être dans la cafétéria, Craig rajoutant qu’il connaît la règle : pas de rouquin à la cantine ! Même si Cartman justifie que c’est lui, il n’empêche, Clyde lui fait remarquer qu’à présent il est un rouquemoute ! Cartman réagit et précise que certes il est devenu roux dans la nuit, mais il n’est pas comme les autres rouquins, il est toujours lui à l’intérieur ! Peut-être, mais pour Craig il faut faire un exemple et il ne peut y avoir de traitement de faveur : s’ils laissent un seul rouquin manger là, les autres vont venir ! Jimmy le somme de dégager vite fait !

 

La majorité se croit toujours plus forte de par son nombre, mais il ne faut jamais sous-estimer la minorité animée par l’énergie du désespoir !

À force de faire subir les pires discriminations à une communauté pour ce qu’elle est et les Différences qui la séparent d’une certaine norme, un mouvement de ras-le-bol de la minorité oppressée peut vite se retourner contre ses tortionnaires moraux ! Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse : plutôt que d’encaisser les coups, à force d’en recevoir, une communauté peut vite s’élever contre son traitement indigne et estimer qu’à présent les rôles doivent être inversés et que l’oppresseur d’hier doit maintenant subir les conséquences de sa discrimination aveugle !

Cartman, manipulateur et profiteur des situations qu’il est, saisit vite sa chance en organisant une réunion entre roux parce qu’il en a ras-les-couilles d’être discriminé ! Tout ceci part d’un bon sentiment : juste parce qu’ils ont les cheveux roux, une peau pâle et des taches de rousseur, on pense qu’ils sont moins importants, et c’est des conneries bien sûr ! Les gamins à l’école se moquent d’eux, les docteurs les disent génétiquement inférieur. Pour Cartman il suffit : le monde doit savoir qu’ils sont des êtres humains avec des sentiments, et que leurs parents les aiment pour ce qu’ils sont (un père trouve même que chacune des taches de rousseur de son fils est le baiser d’un ange) ! Ils doivent être fiers de ce qu’ils sont, rien qu’en pensant à tous les grands Hommes roux de l’Histoire comme Ron Howard et ... euh ... Bref, les roux font des choses géniales pour la société ! C’est décidé, les roux doivent faire savoir à tout le monde qu’ils ne sont pas inférieurs, qu’en fait ils sont beaux, complètement géniaux, et super intelligents. Il est temps pour eux de récupérer leur fierté ! Cartman organise ainsi une manif dans la cour de récré aux cris de « Pouvoir aux roux ! Plutôt roux qu’à genoux ! ». Cartman galvanise ses troupes : ils sont un peuple fier, de nobles descendants de grands américains comme Ron Howard ... et d’autres ! Ils ne se laisseront pas discriminés plus longtemps, ils sont une grande race ! D’ailleurs, celui qui a su ramener l’estime de soi aux roux, Cartman, organise la première conférence sur la fierté d’être roux. Eux qui sont venus si nombreux sont heureux de pouvoir être fier de ce qu’ils sont ! Pour autant, Cartman n’a pas besoin de leur dire qu’il y a de la haine, envers des personnes aussi géniales qu’eux, dehors. Pour ce grand maître de cérémonie, la seule façon de combattre la haine, c’est avec encore plus de haine : les roux ne sont pas une monstruosité de cette société ; les monstres ce sont tous les Autres ! Les roux sont le peuple élu, la race supérieure, qui se doit de voir le reste de l’humanité comme la sous-espèce de rats à la peau sombre qu’ils sont ! Cartman harangue ses camarades roux : il a eu la vision d’un monde sans haine, soit un monde où tout le monde est roux ! Ainsi, il pousse ses frères de pâleur à capturer chaque enfant qui n’est pas roux et à les exterminer tous ! Cartman ne veut pas vivre toute sa vie dans une putain de minorité ! Ses conginger doivent sortir dans la nuit et chasser tous les enfants qui ne sont pas roux : ils les éradiqueront avec des cages et de savantes tortures, et un puits de lave pour les balancer dedans ! Une fois cette basse besogne faite, Cartman réunit à nouveau ses troupes au Airport Hilton lors d’une conférence sur l’extermination de tous les enfants non-roux. Le Jour du Jugement est enfin arrivé : ce qu’ils commencent ici, ils le propageront à travers le monde, jusqu’à ce que le sang de tous les non-roux ait été versé ! Il commence bien sûr l’éradication avec le diurnambule Kyle !

 

Antithèse en faveur du respect des "bizarreries" d’autrui

 

Surfant sur la vague du repli communautaire identitaire, l’information peut vite se transformer en propagande et donc en manipulation des masses !

Même en partant de données sérieuses, il est relativement facile de faire dire tout et n’importe quoi à des faits bien réels, à des statistiques ou autres sources de (dés)informations ! Si l’on n’a pas le bon sens et la critique nécessaires, il est vite tentant pour certains de détourner l’information au profit de thèses nauséabondes. À force de simplifier des réalités pour les faire rentrer dans sa conception du monde, on en oublie vite que tout est soumis à de multiples facteurs, tant en termes de cause à effet que d’interprétation de données brutes !

Cartman fait beaucoup de généralités dans son exposé, mais Kyle veille et dénonce : il est roux, mais il ne doit pas éviter le soleil comme un vampire ! Mais Cartman, en bon orateur manipulateur de première qu’il est, avait prévu le coup et allait y venir si Kyle veut bien le laisser parler. Certains sont roux, mais ils n’ont pas la peau pâle ni de tâches de rousseurs. On les appelle les « diurnambules ». Pour Kyle c’en est trop, ce n’est qu’un tas de conneries ! Cartman, utilisant à son avantage la liberté d’expression, se plaint auprès de Mme Garrison de ne pas pouvoir finir son exposé tranquillement à cause de toutes ces interruptions. La prof demande donc à Kyle de laisser Cartman dire ce qu’il a à dire dans son exposé. Mais pour Kyle cela ne relève pas du simple exposé, c’est plutôt un discours haineux ! Et en plus les gens n’ont pas la trouille des rouquins, sauf Clyde ! Pour débattre avec Cartman, Kyle le fera dans son exposé du lendemain. À la sortie de la classe, Kyle est hors de lui à cause de cet enfoiré de raciste stupide, mais Stan ne voit pas où est le problème. Kyle doit réfuter les rumeurs haineuses de Cartman car ce genre de préjugés ignorants peut amener au pire ! Il est alors décidé de se faire leur propre idée de la chose en allant voir la famille Foley, des rouquins avec la peau pâle. Kyle au moins fait un exposé rationnel basé sur des faits et des témoignages concrets. Mais Cartman continue de juger que c’était intéressant si on veut mourir ! Pour lui, il ne faut pas oublier que Kyle est un diurnambule, c’est-à-dire à moitié rouquin lui-même. Restant sur sa lancée raciste, il enjoint aux autres de ne pas se leurrer : les rouquins sont mauvais, la preuve Judas était roux et il a fait tuer Jésus ! Pour lui, il dit simplement tout haut ce que tout le monde pense tout bas : les roux sont dégoûtants, et une nuit quand tout le monde dormira, les rouquins nous auront, ILS LES AURONT ! Pfff, c’est chaque fois la même histoire quand Cartman utilise son droit à la liberté d’expression !!!

 

Si la désinformation marche aussi bien, c’est pour une large part parce que les préjugés sont partout présents parmi nous !

Même chez les plus ouverts d’entre nous, certaines Différences traînent derrière elles toute une série de conceptions qui les stigmatisent, issues du poids de notre culture et du passé. À force d’entendre des blagues différentialistes, de voir certains faits reprochés systématiquement à certaines communautés, tout un chacun, pour sa tranquillité d’esprit, préfère prendre les devants et rester sur sa garde quand il croise un certain type de personne. Tout ceci ne repose bien sûr sur rien, et il suffit d’ailleurs de connaître la personne pour bien voir qu’il ne faut pas faire de généralités, mais il n’empêche que les présupposés et les présomptions de dangerosité restent !

Quand le docteur diagnostique la rouquinitude de Cartman, il prend sa mère à part. Lui qui personnellement ne peut pas encaisser les rouquins, il sait que cette épreuve doit être difficile pour une mère, d’autant plus qu’il n’y a pas de traitement ! Son fils sera roux toute sa vie, et elle pourrait vouloir le piquer ! Ayant entendu cela, Cartman s’interpose et précise que sa mère l’aime, quelle que soit son apparence, même si sa mère tarde – vu qu’elle est sous le choc de la nouvelle – à confirmer ses dires. Mais, même si Cartman est un enfoiré raciste et un intolérant insensible, Stan admet également qu’il avait des préjugés envers les roux. La preuve, Cartman a même réussi à lui faire croire que les roux pourraient venir l’enlever dans la nuit. Mais à présent Stan estime qu’on a tous besoin de réaliser qu’on est tous différents d’une manière ou d’une autre, et on ne devrait pas se sentir menacé par ces Différences !

 

Il est facile pour une majorité de stigmatiser une minorité, mais il faudrait se mettre à leur place pour comprendre tout le mal que cela peut faire !

On ne se rend pas forcément compte au combien on peut blesser quelqu’un parce qu’on se moque de sa Différence, mais le mal est fait et il en restera toujours une trace. Même de petites attaques, les plus nombreuses, frappent les esprits de ceux qui les subissent : alors que l’on peut estimer qu’il ne s’agissait que d’une boutade, la victime prend la chose sûrement plus mal à force d’accumulation de ces "petits riens" ! Et pour comprendre toute cette violence psychologique, il n’y a que l’immersion totale, dans la peau de ..., qui permette réellement de se rendre compte de l’ampleur de la souffrance accumulée par tant de brimades !

Justement, ce qu’a dit Cartman est si mal que Stan aimerait qu’il puisse voir ce qu’on ressent quand on est roux. Qu’à cela ne tienne, Kyle propose de donner une bonne leçon à ce gros con : en pleine nuit, ils transforment l’anti-roux en ce qu’il hait par-dessus tout ! Cartman se pointe le matin à l’arrêt de bus comme si de rien n’était, si ce n’est son ombrelle pour se protéger du soleil. Kyle trouve qu’il a l’air différent, et Cartman explique tranquillement qu’il a vu un docteur qui lui a dit qu’il souffre d’une légère dépigmentation de la peau. Plutôt que rouquin comme se moque Stan, Cartman préfère se définir comme atteint de rouquinitude, selon le terme médical. Kyle remarquant le parapluie, Cartman explique que les rayons du soleil sont mauvais pour sa peau, donc il a besoin de protection quand il sort. Sur ce, il est content d’avoir parlé de ça, mais ne souhaite qu’une chose, reprendre sa vie normalement. Mais Kyle ne le lâche pas si facilement, trouvant la situation ironique vu que Cartman s’est moqué toute la semaine des rouquins et qu’à présent il en soit un ! Mais Cartman, blasé, ne voit pas vraiment d’ironie là-dedans. Assis dans le bus à côté de Butters, celui-ci n’en peut plus d’éclater de rire sur le nouveau look de Cartman. Kyle se réjouit que cela fonctionne au poil (de carotte). Ils ont donné une bonne leçon à Cartman, espérons qu’à présent il va réfléchir à la façon qu’il a eu de traiter les roux !

 

Synthèse

 

Bon nombre de différences sont dues au hasard de la naissance, ainsi les railleries sont encore plus dures à supporter qu’on n’a pas choisi son code génétique !

Que l’on s’attaque à des personnes en raison de leur comportement inacceptable, passe encore, mais s’en prendre à des individus en raison de leur héritage génétique est non seulement mesquin, mais même immoral ! Alors que le vieux racisme scientifique tente de revenir sur le devant de la scène grâce aux "avancées" de la génétique, il est important de rappeler que le génome construit l’humain, mais que la société et la culture dans lesquelles il vit façonne également pour une large part le Citoyen qu’il est !

Comme Kyle veut clouer le bec à Cartman en faisant lui aussi un exposé sur les gens avec des cheveux roux et des taches de rousseur, il se rend avec Stan chez les Foley voir les mignons petits démons roux comme les appellent leurs parents. Stan ne comprend pas comment les enfants peuvent être roux alors que leurs deux parents ont les cheveux foncés et les yeux marron. Le père lui explique alors qu’ils ont appris que le gène roux est récessif dans l’ADN de leurs deux familles : les probabilités pour qu’ils aient un rouquin avec des taches de rousseur sont de 1 sur 4, pourtant c’est arrivé, trois fois de suite même (ce qui n’a pas l’air de ravir le père, du moins il fait avec). La mère ajoute que beaucoup de gens portent le gène roux et ne le savent pas. Ainsi, si leur partenaire est aussi porteur, alors leurs enfants peuvent être comme ... "malheureusement" ceux des Foley. Le père s’empresse toutefois de préciser que chacun d’entre eux est une bénédiction pleine d’amour et qu’ils les adorent ! Pour autant, quand Kyle cherche à avoir confirmation que ce n’est pas vrai qu’ils n’ont pas d’âme, le père est sûr qu’ils en ont une mais met vite les enfants à la porte. Il leur précise juste avant de leur claquer la porte au nez que s’ils ne veulent vraiment pas avoir d’enfant roux, ils doivent épouser une asiatique, ethnie qui ne porte pas le gène récessif. Lors de son exposé, Kyle explique ce qu’il a appris avec les Foley : les cheveux roux, la peau pâle et les taches de rousseur, sont transmis par les gènes. La couleur des cheveux d’un enfant n’est pas déterminée par l’absence d’âme, mais par les mélanines qui contrôlent le pigment de notre peau. Justement, Cartman se rend chez le médecin pour diagnostiquer ce qui lui est arrivé dans la nuit. Pour le docteur, tous ses signes vitaux sont normaux, et au vu de son apparence extérieur, il estime que Cartman souffre d’une déficience pigmentaire standard, c’est-à-dire de rouquinitude. Cartman cherche à comprendre pourquoi il est roux maintenant alors qu’il n’est pas né comme ça. Le médecin lui explique que les cheveux roux et les taches de rousseur sont un gène récessif, qui a dû rester endormi jusqu’à son adolescence. Maintenant il restera comme ça pour toujours, autant si faire !

 

À certaines occasions, on peut avoir besoin de ressembler à ce que l’on rejette tout le reste de l’année !

Alors que la publicité et notre culture en général tentent d’offrir un visage stéréotypé de notre société en omettant régulièrement de montrer autre chose que des visages pâles, on peut ponctuellement avoir besoin de représenter les minorités invisibles. Mais plutôt que de prendre de vraies personnes de ces communautés, certains utilisent des gens qui s’en rapprochent : afin de ne froisser les sensibilités de personne, on emploie plutôt des métisses ou des individus qui ne sont pas trop marqués, en espérant que chacun y trouve son compte. Mais quelque part il est encore pire de ne montrer qu’un travestissement de la réalité que de la cacher complètement !

C’est exactement ce qu’il se passe au centre culturel de Denver, où la première de « Annie » provoque la polémique. Le « Mouvement Séparatiste Roux », une nouvelle organisation qui grossit rapidement, est furieux que l’actrice principale d’Annie soit jouée par une fillette qui n’est pas réellement rousse avec des taches de rousseur. Cartman, porte-parole du mouvement, explique que les roux de pure souche sont furieux que le rôle d’Annie soit à ce point rabaissé : cette salope n’est pas rousse, elle se maquille pour le paraître, mais faire semblant d’être roux est la pire chose que l’on puisse faire ! Et c’est bien pour cela que les enfants ont fait ce tour à Cartman : depuis qu’il est roux il fait comme si les rouquins étaient géniaux et d’ailleurs tous ses amis sont rouquemoute ! Il est donc temps pour eux de le retransformer en non-roux qu’il est d’origine pour qu’il ait trop les glandes !

 

Fondamentalement, qu’est-ce qu’une couleur de cheveux a à voir avec son comportement et les liens sociaux établis entre Citoyens ?

Dans nos sociétés, les meurtres et les viols sont essentiellement commis par des Blancs, mais il ne viendrait à l’idée de personne de dire que tous les Blancs sont supposés capables et coupables de tels crimes, alors que de penser que des vols "régulièrement" commis par d’autres entachent plus certainement toute une communauté, juste parce qu’elle est différente ! Le mal est humain par nature, il n’a donc aucune couleur précise puisqu’il les a toutes ! Arrêtons alors de focaliser notre attention sur des détails biologiques et considérons la personne, non son patrimoine génétique !

Alors que Kyle vient de lui révéler qu’il n’est pas roux, Cartman réalise quelque chose : se demandant ce qu’ils sont devenus, les roux ne devraient pas exterminer les non-roux (sachant justement qu’il en est un, donc du mauvais côté de la barrière). Cherchant à sauver sa tête, Cartman explique avec intelligence que s’ils exterminent tous ceux qui ne sont pas roux, alors les rouquins ne seront pas meilleurs qu’eux quand ils pensaient que les roux étaient inférieurs. Les roux doivent vivre et laisser vivre ! Le public, en transe vengeresse, lui fait remarquer qu’il prônait l’extermination des non-roux, mais Cartman aura au moins appris de cette mésaventure qu’on ne peut pas juger les gens sur leur apparence, mais qu’on doit apprendre à vivre tous ensemble ! Sommé de s’expliquer sur ce que lui a dit Kyle pour qu’il change ainsi d’avis, Cartman esquive en savourant le bonheur de sentir l’amour, d’aimer ses semblables. Tout le monde a subi de nombreuses épreuves ensemble, mais à la fin tous ont appris à s’entendre et c’est ce qui compte ! Une petite chanson finira de ressouder les liens : « Main dans la main, on peut vivre tous ensemble. Qu’on soit roux ou pas, on se ressemble. Noir ou blanc, brun ou roux, on ne devrait pas s’entretuer, parce que ça craint ! ». Cartman est vraiment un trou du cul manipulateur, puisque cette fin ne lui ressemble pas du tout, mais au moins il peut se vanter qu’il ne va pas mourir à cause des idées qu’il a lui-même prônées !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : à force de stigmatiser l’Autre par rapport à ce qu’il paraît plutôt que de considérer ce qu’il est, on peut vite faire éclater une société et déclencher une guerre civile fratricide !

 

Il est toujours plus facile de s’arrêter sur des détails physiques ethniques pour expliquer certains phénomènes plutôt que de se creuser les méninges pour avoir une vision globale des problématiques et recadrer le débat. Malheureusement, tant qu’on ne cherchera pas à comprendre comment l’Autre vit sa Différence qu’on n’arrête pas de lui faire remarquer, il existera toujours un fossé d’incompréhension entre des communautés loin d’être si éloignées !

 

Pour qu’une société vive en Harmonie avec tous les membres qui la composent, il est plus que nécessaire de savoir regarder au-delà de la couleur des cheveux ou de la peau, et d’enfin comprendre que ce ne sont pas ces critères – qui n’en sont pas – qui font les défauts et les qualités d’un individu, mais uniquement ses actes et son comportement dans la vie de tous les jours !

 

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 11:17

Catégorie : I] Nous sommes tous Égaux, alors acceptons et
                          Respectons nos Différences !

Thème : 3) On est comme on naît !

 

 

Fiche de visionnage n°3 : Épisode 126 (saison 9, épisode 1)
Le vagin tout neuf de M. Garrison

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : La chirurgie esthétique permet-elle de gommer tous les hics ???

 

  • Les pros : M. Garrison, Kyle, le docteur Biber, le père de Kyle (au milieu de l’épisode),
  • Les antis : Stan, la mère de Kyle.


  • Thèse : L’opération est toujours mieux que la dépression ;
  • Antithèse : Les opérations sont à envisager avec beaucoup de modération et de précaution ;
  • Synthèse : Mieux vaut changer dans sa tête que dans ses traits !

 

 

Il était une fois à South Park M. Garrison qui se rendait au Centre Médical Trinidad pour y consulter le docteur Biber.

 

 

Introduction :

 

 

Depuis des temps immémoriaux, l’humain a cherché à embellir son corps, par du maquillage, des tatouages, de la scarification voire des mutilations.

 

Le besoin de s’affirmer et de se différencier des autres tout en s’identifiant au groupe, a peu à peu laissé la place à la nécessité pour certains de corriger certaines irrégularités qui ne leur seyaient pas ! Avec les progrès de la médecine, les opérations chirurgicales à caractère esthétique sont de plus en plus performantes et fréquentes, au point où on peut presque leur demander tout et n’importe quoi !

 

Bien sûr le bistouri peut permettre à certains de mieux s’accepter en changeant ce qu’ils considèrent comme une incongruité, mais ce genre de médecine est à prendre avec des pincettes, les dérapages étant toujours présents et la psyché devant s’adapter, tant bien que mal, au changement physique plus évident que celui psychologique.

En somme, la chirurgie esthétique permet-elle de gommer tous les hics ???

 

 

Thèse en faveur du coup de bistouri qui ouvre le paradis

 

Nous sommes le fruit d’erreurs génétiques lors de la combinaison des gènes maternels et paternels, hors certains acceptent le résultat, d’autres non !

Alors que nous pouvons évoluer en termes de personnalité par le biais de nos rencontres et des expériences de la vie, nous ne pouvons que très peu intervenir sur notre apparence. Certains s’en font une raison mais d’autres bloquent sur ce qu’ils considèrent être une aberration, ne voyant que leur nez disgracieux (ou autre partie) au milieu de leur visage ! Plutôt que de se torturer à vie l’esprit, si une opération esthético-chirurgicale peut leur permettre de faire coïncider ce qu’ils sont avec ce qu’ils voudraient être et enfin être heureux comme tel, autant le faire !

Il en est ainsi de M. Garrison : il bénit le docteur Biber, étant sûr qu’il réussira à le soigner afin d’enfin se sentir bien avec lui-même ! Étant donné que c’est une opération lourde, le docteur lui demande bien évidemment s’il est sûr de vouloir subir une vaginoplastie. Pour M. Garrison la question ne se pose même pas : toute sa vie il a été une femme enfermée dans un corps d’homme, cette opération pour changer de sexe est sa dernière chance d’être heureux ! Après l’opération, Mme Garrison est aux anges : son pénis est à présent un vagin, et il peut enfin faire l’expérience de la féminité pour la première fois de sa vie. Voyant le résultat, tant esthétique que les bienfaits moraux sur Mme Garrison, Kyle veut également changer : il veut être grand et noir ! En effet, il déteste être petit et juif alors qu’il se sent grand et noir au fond de lui ! Tout ce qu’il veut faire est de jouer au basket-ball, et cette opération le lui permettra ! Après s’être renseigné auprès du docteur qui a opéré
M. Garrison, il annonce la super nouvelle à ses parents : le Dr Biber peut lui faire une négroplastie pour qu’il puisse enfin ressembler à ce qu’il a toujours voulu être, il a même pris sa photo et créé par ordinateur une image de lui après l’opération. Finalement, même son père s’y met ! Ce docteur est vraiment un faiseur de miracle! Le père de Kyle n’a jamais été aussi heureux depuis qu’il est un dauphin ! Même si au départ il n’était pas emballé par l’idée de la négroplastie de son fils, il a eu tort de juger Kyle : s’il est malheureux de ce qu’il est, qui est-il pour lui refuser l’opération qui lui permettrait de se sentir mieux ? Même si la mère de Kyle trouve que c’est dingue, le Dr Biber a expliqué qu’il y a beaucoup d’autres gens qui sont trans-espèces. Tout ce qu’a fait le père de Kyle est changer son apparence, pour ressembler à ce qu’il ressent dedans ! À présent, il pense que s’il ne laisse pas Kyle faire la même chose, il ne sera peut-être jamais heureux, et ses parents lui doivent mieux que ça : ils lui doivent la compréhension ! À la fin de l’épisode, alors que tout le monde redevient comme avant, Mme Garrison aime toujours son nouveau elle (ou lui, allez savoir à présent) : même s’il n’est pas vraiment une femme, puisqu’il ne peut pas avoir ses règles, il préfère être comme il est à présent plutôt qu’être une tapette ! Il/Elle annonce avec fracas aux mecs qu’il reste une femme et propose au tout-venant de pilonner son vagin ! Vive le girl power !!!

 

Les progrès de la médecine sont tels que les opérations chirurgicales à caractère esthétique sont devenues monnaie courante !

Le corps humain est une machine parfaitement huilée, et en tant qu’appareil on peut intervenir dessus : comme on peut modifier l’aspect de sa voiture en lui appliquant du tuning, on peut aisément recarrosser notre design originel pour qu’il corresponde davantage à nos goûts actuels ! Ce genre d’opération est effectué quotidiennement de par le monde, et les chirurgiens sont parfaitement rodés pour répondre à bon nombre d’exigences qui auraient paru impossibles (et excentriques) il y a encore peu !

Même s’il prêche pour sa paroisse, le Dr Biber pense que si plus de gens voyaient une opération pour changer de sexe, ils comprendraient que c’est parfaitement naturel. Pour changer le sexe de M. Garrison, il "suffit" tout d’abord d’inciser les couilles. Une fois que le scrotum est ouvert, il procède à l’ablation des testicules. Il continue l’incision le long du pénis, le retourne ... comme un gant, et le dégage de son épiderme ! Ensuite, tout ce qu’il reste à faire est de fourrer le pénis ainsi écorché et pelé dans le pelvis du bassin. Enfin, il utilise la peau du pénis pour faire les lèvres vaginales ! C’est plutôt réussi, M. Garrison ressemble à une femme ! Kyle, également intéressé par la chirurgie reconstructive, demande au docteur s’il fait d’autres opérations du même genre. Il lui parle alors de péniplastie, quand une femme veut être un homme. Mais ce qui correspondrait plutôt à Kyle est une négroplastie. C’est une procédure assez standard, qui consiste en l’inverse d’une caucasioplastie comme celle de Michael Jackson. Il faut pour cela découper le visage, puis le remettre après avoir greffé des cellules productrices de pigments de la couleur désirée ! On casse ensuite l’os du bras à différents endroits et on place des rajouts pour qu’il soit plus grand. Les genoux doivent être enlevés et remplacés par des petits objets ronds qui permettent une meilleure mobilité, et on finit par une péniplastie pour améliorer les organes génitaux. Une négroplastie dure sept heures et coûte environ 3 500 $. Stan, inquiet pour son ami, se demande si c’est vraiment une bonne idée, mais le docteur le rassure : c’est une bonne idée si on veut être grand et noir, sinon il ne le conseille pas ! Kyle se renseigne également auprès de ses parents. Sa mère lui explique que, parfois, l’aspect extérieur de certaines personnes ne reflète pas ce qu’elles sont à l’intérieur : elles ont l’impression d’être enfermées dans le corps de quelqu’un d’autre. Elles peuvent alors se faire opérer pour se transformer en la personne qu’elles voudraient être, celle qu’elles sont à l’intérieur ! Kyle a tout compris, et trouve ça génial. Mais quand il s’agit de passer à l’acte chirurgical, sa mère refuse que son propre fils subisse une négroplastie.
Pour Kyle c’est injuste : pourquoi accepter son corps tel qu’il est quand il peut assez facilement le changer ?!

 

Souvent, les idées ne viennent pas de nous-mêmes, mais du poids moral qu’exerce la société sur notre façon de penser et de percevoir les choses !

La culture à laquelle nous appartenons est pleine de préjugés relatifs à son temps ! Plutôt que de laisser chacun faire ses preuves, la société dissuade voire empêche clairement certains de ses membres de tenter ceci ou cela au prétexte que de toute façon ils n’y arriveront pas ! On le voyait encore il y a peu avec les femmes, qui étaient jugées physiquement incapables de telles ou telles missions alors qu’on sait aujourd’hui, avec l’expérience, qu’elles peuvent faire au moins aussi bien, si ce n’est mieux dans certains cas !

Alors que Kyle est déjà nerveux lors des essais pour la sélection nationale de basket, sachant que jouer dans l’équipe des meilleurs joueurs de l’état est son rêve depuis des années, Stan l’encourage au titre qu’il est le meilleur joueur de l’école, mais pour Cartman c’est impossible qu’il soit pris : pour lui, les juifs ne peuvent pas jouer au basket ! Tous les élèves présents pour la sélection se réunissent au centre du terrain. Ils sont tous là car ils sont les meilleurs des meilleurs et le coach sait qu’ils ont tous bossé très dur pour en arriver là. Malheureusement, au moment de montrer ce qu’il a dans le ventre, Kyle se fait dépasser par tous les autres, tous noirs pas comme lui ! Alors que Kyle adore le basket, qu’il rêve de jouer pour les Denver Nuggets, il a beau être le meilleur joueur de son école, être très doué et avoir une bonne attitude, le coach estime qu’il n’est pas physiquement bâti pour ce jeu ! Comme le disait Cartman, pour l’entraîneur aussi les juifs ne peuvent pas jouer au basket. Un film le disait aussi bien pour une autre communauté : Les blancs ne savent pas sauter ! Pour Kyle, les choses sont claires à présent : les juifs ne peuvent pas jouer au basket, même si son père l’engueule et le somme d’arrêter tout de suite d’être antisémite ! Grâce à son opération, Kyle peut se présenter la tête haute au play-off de basket-ball inter-états entre les équipes des meilleurs CM2 du Colorado et des meilleurs CM2 du Wyoming : il se juge meilleur et prêt à jouer grâce à sa négroplastie ! Maintenant qu’il a subi son opération, effectivement le coach le trouve assez grand et noir pour qu’il joue !

 

Antithèse en faveur du piège de la tentation de la facilité

 

Tout comme l’habit ne fait pas le moine, le paraître et l’être ne sont pas forcément en symbiose dans le corps et l’esprit d’une personne !

Un pantalon pattes d’eph ne fait pas un hippie et des dreadlocks ne sont pas un signe absolu de négritude (on appelle même ces gens-là des Bounty : des révoltés, noirs à l’extérieur mais blancs à l’intérieur !). Même si l’on met au diapason son apparence avec ce que l’on croit être au fond de soi, il n’en reste pas moins qu’avant l’opération on a été élevé et on a grandi en tant que ceci ou cela, et ce n’est sûrement pas un coup de scalpel magique qui pourra changer du tout au tout, du jour au lendemain, une personnalité qui s’est construite selon une certaine apparence. Même si l’on s’est soi-même construit à partir d’une image idéalisée, la société nous a renvoyé les stéréotypes et les comportements propres à ce que l’on ressemblait vraiment, pas à ce que l’on ressentait au fond de soi !

Pointant les bouts de ses seins au supermarché Henry’s, les gens n’en croient pas leurs yeux de voir M. Garrison en tant que femme. Mais, même s’il s’estime être une de leurs, qu’il scrute attentivement le très large choix de tampons (normaux, règles abondantes, ...), qu’il est impatiente d’avoir ses premières menstruations, les autres (vraies) femmes sont gênées par son attitude : il en fait trop ! Aux toilettes, il éructe de joie – et entend bien la partager avec les autres femmes – à l’idée de faire pipi par son vagin pour la première fois, pissant assise comme une délicate petite femme ! Souhaitant être encouragé entre filles, il déblatère tous les stéréotypes à propos des femmes : les soldes, aller voir un film triste, l’essai et l’efficacité des nouveaux tampons super absorbants ! Les femmes originelles n’en peuvent plus de son attitude faussement et outrancièrement "féministe" ! Rentrant chez lui, il n’en peut plus, mais au moins il reconnaît que le travail d’une femme n’est jamais fini ! Il est tout heureuse de montrer à M. Esclave qu’il a acheté des tampons, estimant que ses règles ne devraient pas tarder, mais espérant également qu’il ne sera alors pas trop de mauvaise humeur et qu’il ne rendra pas dingue son compagnon avec ses ragnagna ! Se rendant au bar, des filles exhibent leurs seins magnifiques, il se tâte, hésitant à faire de même ... et puis merde, il gigote et les fait remuer dans tous les sens ! Comme une vraie femme, il joue de ses atouts puis se plaint que les mecs fassent n’importe quoi juste pour pouvoir mater leurs seins : pfff, les hommes sont tous les mêmes ! Certes son petit ami l’a quittée, car en fait il était pd, mais depuis Mme Garrison s’éclate et baise avec des tas de mecs. Vive le Girl Power ! Pourtant, il y a une couille dans le pâté : il n’a pas encore eu ses règles. Ne connaissant que peu de chose aux femmes, il interroge l’une d’entre elles pour savoir s’il a une raison pour laquelle une femme n’aurait pas ses règles.  Normalement, quand une femme n’a pas ses règles, ça signifie qu’elle est enceinte. Mais c’est bien sûr : un de ces routiers avec qui elle a couché a dû l’engrosser. À l’annonce de cette heureuse nouvelle, Mme Garrison est aux anges : il est enceinte, il va donc pouvoir se faire avorter comme une vraie femme ! Annonçant, avec sa délicatesse bien connue, qu’elle a découvert il y a quelques jours qu’elle ne saignait pas de la moule, Mme Garrison demande donc au médecin comment il va lui retirer le polichinelle qu’elle a dans le tiroir : va-t-il l’écrabouiller ou juste l’aspirer à l’extérieur, sachant qu’il peut aussi juste le tuer, elle l’expulsera elle-même ! Quand le médecin lui annonce qu’elle ne peut pas avorter, Mme Garrison s’emporte : ce n’est pas à lui de lui dire ce qu’elle peut faire ou non avec son corps, une femme a le droit de choisir ! En fait, ce que voulait dire le docteur, c’est que, physiquement, elle ne peut pas l’avorter, parce qu’elle ne peut pas tomber enceinte ! Certes, elle n’a pas eu ses règles, mais elle ne peut pas non plus en avoir : elle a changé de sexe, mais elle n’a ni ovaire ni utérus ! Mme Garrison est affligée à l’idée de savoir qu’elle ne connaîtra jamais la sensation d’avoir un bébé à l’intérieur et de l’écrabouiller puis l’aspirer à l’extérieur : même si elle a payé 5 000 $ pour être une femme, elle n’en est pas vraiment une, elle est juste un mec avec un pénis mutilé ! Finalement, il/elle pense (à raison) qu’il/elle s’est fait enculer !!! Voulant redevenir un homme, Mme Garrison part avec docteur charcuteur pour retrouver Kyle qui a ses testicules comme rotules ! Le problème est le même pour lui : le chirurgien a juste fait en sorte qu’il ressemble à un joueur de basket, s’il y joue vraiment, les testicules dans ses genoux sont des couilles à retardement et risquent d’exploser ! À la fin de l’épisode, le docteur s’excuse platement, il aurait dû dire à ses patients que la chirurgie n’était que superficielle : Kyle ressemble à un grand noir joueur de basket mais n’en est pas un, tout comme son père n’est pas un dauphin ! Ils n’auront qu’à passer à la clinique pour que le chirurgien leurrende leur apparence, pour des honoraires raisonnables. Mais Mme Garrison restera elle comme telle !

 

Quand on n’est pas sûr de soi ou du résultat à venir, c’est toujours mieux qu’une opération soit réversible, mais ce n’est pas toujours le cas !

Même si de nos jours on peut effectuer une simulation par ordinateur pour prévisualiser son soi d’après, il reste important de se poser à fond la question du bien-fondé d’une opération qui n’est jamais anodine. En effet, même si tout se passe pour le mieux, il y aura toujours une certaine marge d’erreur entre ce que l’on avait projeté d’être après l’opération et son résultat effectif. Sachant qu’on ne pourra réintervenir dessus à maintes reprises, il faut bien choisir son chirurgien, mais surtout bien se poser la question de ce que l’on recherche dans cette opération, si ça vaut le coup et quelle approximation du résultat on autorise selon les possibilités techniques du moment !

Alors qu’il est en pleine opération, Mme Garrison débarque au bloc et engueule le Dr Biber, se plaignant qu’il était censé faire d’elle une femme. Il confirme qu’il a changé son sexe, mais pour Mme Garrison, être une femme signifie saigner de la chatte une fois par mois et pouvoir se faire avorter ! Ce n’est pas son cas, et plutôt que de rester dans cet état de monstre, il souhaite redevenir un homme. Le problème est que le docteur ne peut lui remettre ses organes : ses testicules ont été utilisés pour faire des nouveaux genoux pour un garçon qui voulait être grand et noir, et son scrotum est à présent l’aileron d’un homme qui voulait ressembler plus à un dauphin ! Excédée, Mme Garrison embarque avec elle ce charlatan pour retrouver ses burnes et son scrotum, afin de tenter de revenir à la normale.

 

Dès que la barrière du champ des possibles est entrouverte, certains s’y précipitent, au risque de faire tout et surtout n’importe quoi !

Ce n’est pas parce qu’on sait faire qu’on doit forcément répondre à des demandes excentriques ! Tel est bien aujourd’hui le problème majeur de la science : certes ses avancées ont permis de soigner plus et mieux, mais certaines techniques sont d’ores et déjà déviées de leur but initial pour satisfaire des demandes quelque peu irrationnelles. Un patient tentera toujours de trouver une solution technique à son mal-être, il incombe alors au professionnel de ne pas forcément y répondre : même si son savoir-faire le lui permet, il doit limiter certains abus caractérisés et accompagner les demandes bizarres vers d’autres solutions, souvent plus psychothérapiques qu’esthétiques !

Il en va ainsi de la première réaction du père de Kyle à l’annonce par son fils de son envie de négroplastie. Sa femme, avec ses idées transsexuelles progressistes, a laissé penser à son fils qu’il pouvait être trans-racial et l’exige même à présent. Heureusement, la mère de Kyle refuse de lui donner les trois mille dollars nécessaires à cette opération trop délicate et délirante ! D’ailleurs, c’en est assez pour le père de Kyle : ce Dr Biber va se faire botter le cul ! Arrivé dans son bureau du Centre Trinidad, il malmène le docteur, estimant qu’il faut être cinglé pour être d’accord de changer son fils en un grand afro-américain ! Mais ça ne se passera pas comme ça : le père de Kyle est avocat et il entend bien poursuivre le Dr Biber pour faute professionnelle, et faire fermer sa clinique ! Pour autant, le père de Kyle se laissera séduire par la proposition du docteur. Alors qu’il était parti voir le médecin pour se plaindre des idées qu’il proposait à son fils, voyant qu’il a sur son t-shirt des dauphins, le docteur propose au père de Kyle d’en devenir un. Lui qui rêve depuis tout petit de nager comme et parmi eux dans la grande bleue pourrait voir son rêve réalisé.Une dolphinoplastie peut s’effectuer assez simplement : il suffit d’inverser le dos et de remonter l’œsophage sur le dessus de la tête. Dans un sursaut de lucidité, le père de Kyle refuse cette offre alléchante, la jugeant trop dingue. Alors qu’il sort de son rôle de simple conseiller, le docteur le pousse au cul, estimant qu’il n’y a rien de dingue à vouloir ressembler à ce qu’on sent être à l’intérieur !

 

Synthèse

 

Le changement de cartes en plein milieu du jeu, et donc les techniques qui permettent cela, sont le sujet de débats animés quant à leur opportunité !

Le refus de ce qu’on est, tant physiquement que psychologiquement, est loin d’être facile à aborder et envisager par la famille, elle qui est plus ou moins responsable du résultat et en tout cas sûrement de la façon de concevoir les choses au niveau de la personne qui souhaite se changer de fond en comble ! La société elle-même n’a pas encore trouvé ses marques morales vis-à-vis de ces possibilités qui modifient en profondeur notre rapport au corps !

Au plein milieu du repas, Kyle demande à son père ce qu’est une opération pour changer de sexe. Son père élude la question par le trop facile « je te l’expliquerai quand tu seras plus grand ! ». Mais Kyle ne lâche pas le morceau, alors que son prof, M. Garrison, a changé son pénis en vagin. Devant cette nouvelle, le père de Kyle s’emporte : trop c’est trop, il retire ses enfants de cette école. Pour autant, sa femme trouve qu’il manque d’ouverture, trop étroit d’esprit qu’il est : il ne devrait pas juger les gens qui veulent changer ! Le fond du problème est bien de savoir comment, en tant que parent, on est censé expliquer ça à ses enfants, sachant qu’il s’agit tout de même de leur instituteur, personne au statut particulier. De leur côté, les enfants se posent moins de question, Butters étant le premier à crier sur les toits que Kyle est devenu un négro ! Craig a du mal à le croire, Clyde se demande si ça fait mal – ce que confirme Kyle, mais ça valait le coup – et Stan hallucine sévère ! Kyle le rassure car il est enfin prêt pour passer les sélections encore une fois, et il est ce qu’il voulait être. Quand Stan voit qu’en plus le père de Kyle est devenu un dauphin, là c’est le pompon ! Quant à lui, tout ce que voit Cartman c’est que le père de Kyle est un dauphin juif, un juiphin en quelque sorte ! Ce dernier, ne sachant plus trop comment se considérer demande d’ailleurs à un stadier s’il y a des places réservées aux dauphins. De même, il cherche les toilettes pour dauphin. Alors qu’on lui explique qu’il n’y en a pas, il se demande bien où il est censé aller, lui qui a besoin d’un grand réservoir d’eau salée. Il s’emporte, les organisateurs d’événements devraient construire des structures pour des personnes trans-espèces comme lui, surtout qu’il est peut-être un dauphin, mais qu’il est aussi un avocat. Un avocaphin en somme, voire même un avojuiphin !

 

Changer d’apparence n’est pas anodin, puisque cela a également des répercutions sur le quotidien.

Avant toute opération esthétique, le chirurgien prend un maximum de précautions pour s’assurer de la connaissance du patient sur tout ce que l’intervention va apporter comme changement dans sa vie. En effet, même si la personne réfléchit de longue date à l’opportunité d’un geste chirurgical, elle n’en a pas forcément pour autant saisi toute la portée et les conséquences concrètes sur sa vie personnelle, sociale et professionnelle.

C’est exactement ce qui arrive à Mme Garrison. Alors qu’elle présente à son compagnon M. Esclave un ensemble très coquin et qu’elle lui propose d’emmener cette magnifique femme au lit, elle se prend un cinglant « Non merci ! » en pleine face ! Elle qui veut justement essayer sa moule toute neuve, se voit reprochée de s’être fait opérer sans avoir demandé ce que son partenaire en pensait ! Par manque de discussion, elle pensait qu’il la soutiendrait, et puis après tout elle est toujours lui, il a juste un vagin au lieu d’un pénis ! C’est bien ça le problème : M. Esclave est gay et n’aime pas les vagins ! D’accord, M. Garrison était malheureux quand il était un homme, et d’ailleurs M. Esclave ne s’en fiche pas que son compagnon souffrait puisqu’il trouve génial qu’il se sente mieux, mais toujours est-il que
M. Garrison aurait dû se poser la question de ce que pouvait ressentir son entourage concernant un tel changement ! Pour l’intéressé(e), il n’y a aucun problème : ils peuvent toujours être ensemble, il suffit qu’ils arrêtent d’être gays ! M. Esclave saute de sa chaise : comment
M. Garrison peut-il dire ça, lui qui est gay aussi. Ce dernier rectifie de suite : il est une femme, donc il n’est pas gay ! Devant l’impossibilité de communiquer, M. Esclave s’en va, pendant que Mme Garrison continue de le harceler : les hommes sont tous les mêmes, ils préfèrent fuir les problèmes ! Qu’à cela ne tienne, son ex n’a qu’à se tirer et se trouver quelqu’un qui n’a pas de vagin !

 

Même s’il n’est pas tous les jours évident de vivre avec soi, on doit faire l’effort de prendre sur soi et de s’accepter avec ses défauts et ses qualités !

Comme on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son enveloppe corporelle, ni sa biologie interne, ni même à certains égards toute sa psyché ! On est comme on naît, et l’on doit s’accepter tel quel ! Plutôt que de passer un temps fou à essayer de se changer, "le plus simple" sera toujours de faire son possible pour faire la paix avec soi-même, notamment en transformant ses défauts en qualité, autant que faire se peut. Comme certains gros compensent par l’humour ou des "moches" se rattrapent en étant avenants et gentils, la personne se doit de faire avec ce qu’elle a, tant d’autres étant nettement plus mal lotis que soi !

C’est bien le discours de Stan à son pote : il a assuré comme une bête ! Même s’il n’est pas pris dans la sélection, il doit s’en faire une raison, au moins il a fait de son mieux ! Ce n’est pas la peine de faire la gueule : certes il n’est pas bâti pour le basket, et alors ? En tout cas il doit réagir ! Et c’est là tout le problème : lui qui depuis toute sa vie se sent noir parce qu’il écoute du hip-hop, qu’il est fan de Will Smith et qu’il adore le basket, n’en peut plus que son apparence ne reflète pas ce qu’il est à l’intérieur ! Mais il doit faire avec : même si sa mère lui a dit que les gens ont parfois besoin de chirurgie pour se sentir bien dans leur peau, concernant son fils et son opération excentrique la seule solution est d’accepter son corps comme il est !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : pour ne pas tomber dans les excès de facilité mais aussi de monstruosité de la chirurgie esthétique, on doit déjà changer l’image qu’on a de soi avant de vouloir en passer par le bistouri !

 

Personne n’a jamais dit qu’il était facile de vivre avec ses erreurs de programmation génétique, et quand on en arrive à les considérer comme des horreurs de la nature, la solution chirurgicale peut être un palliatif pour s’approcher de l’estime de soi. Pour autant, il faut bien penser à toutes les conséquences de ce genre d’acte loin d’être anodin : non seulement le résultat peut ne pas être à la hauteur de ses attentes, mais en plus ce n’est pas sa nouvelle apparence qui fera automatiquement que la société vous considérera comme ce que l’on a toujours voulu être !

 

Même si cela ne change pas grand chose au problème, rappelons-nous toujours qu’il y a plus dur à vivre ailleurs, que ce soit par handicap de naissance ou à cause des accidents de la vie ! En outre, il vaut mieux être le seul à avoir un certain travers qu’avoir les mêmes qualités que tout le monde, l’important étant de savoir en jouer en transformant ses défauts de conception en qualité d’affirmation de soi !!!

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 08:09

Catégorie : VII] Ni dieu ni maître : la spiritualité n’est pas mauvaise en soi, la religion si !!!

 

 

Fiche de visionnage n°39 :

Épisode 87 (saison 6, épisode 8) – Les cathos c’est chaud

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Peut-on encore retrouver confiance en la religion chrétienne ???

 

 

Les pros : Le père Maxi,

Les antis : Les parents.

 

 

Thèse : Il ne faut pas jeter le clergé avec l’eau du bénitier ;

Antithèse : Le catholicisme a fait son temps, maintenant il faut passer à autre chose ;

Synthèse : Il faut savoir évoluer avec son temps et jeter aux oubliettes de l’Histoire certaines traditions !

 

 

Il était une fois à South Park le père Maxi qui informe les parents que les prêtres et évêques du pays organisent la retraite des jeunes garçons catholiques. Cette année, ils feront une croisière, tous ensembles, pour parler de Jésus comme guide de leurs vies.

 

 

Introduction :

 

 

Même si dieu a été grièvement blessé lors des derniers siècles, il reste en parfait état de nuire et continue à guider ses disciplus simplus dans leur vie !

Après la seconde guerre mondiale, il a été évident qu’il fallait modifier le fonctionnement de l’église et le pharaonique chantier du Concile Vatican II fut lancé afin de moderniser l’institution et de retrouver une place pleine et entière dans les sociétés occidentales modernes. Pour autant, les langues, non fourchues de non serpents, ont commencé à se délier et des scandales de plus en plus nombreux ont éclaboussé les robes de bure et les burnes de prêtres pédophiles !

 

Certes, la religion chrétienne mène beaucoup d’actions sociales et on ne peut stigmatiser tout le clergé pour les crimes de certains, mais toujours est-il que la crédibilité de la chrétienté est entamée et beaucoup vont voir comment les choses se passent sous d’autres cieux ! La religion peut être utile à bon nombre de croyants, encore faut-il qu’elle vive avec son temps !

En somme, peut-on encore retrouver confiance en la religion chrétienne ???

 

Thèse en faveur de « dans la religion beaucoup est bon,
même si pas tout ! »

 

Grâce à son implantation dans le tissu social, la religion chrétienne mène de nombreuses actions autant distrayantes qu’éducatives !

Depuis bien longtemps, l’église fait du social, autant à vocation morale qu’à des fins commerciales (enfin, prosélytes dans le contexte spirituel) ! Même si ces actions ne sont pas dénuées d’intentions marketing et communicationnelles, il n’en reste pas moins qu’elles permettent aux gens de sortir de chez eux et de rencontrer d’autres fidèles, de partager leur foi avec eux et finalement de créer du lien dans nos sociétés hyperindividuelles et trop matérielles.

Le père Maxi annonce que l’époque de l’année est venue où prêtres et évêques du pays organisent la retraite des jeunes garçons catholiques. Cette année, ils feront une croisière, tous ensembles, pour parler de Jésus comme guide de leurs vies. Stan en est ravi, il sent qu’ils vont bien se marrer !

 

Certes il y a eu ces dernières années de nombreux faits de pédophilie dans les sacristies, mais sans dire que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre (ce qui serait plus que déplacé dans ce contexte), il faut tout de même reconnaître qu’on ne peut mettre tout le monde dans le même sac à foutre !

Faire des généralités est une stupidité, mais il est certain que chatte échaudée craint l’eau froide et que ces crimes ont ébranlé la chrétienté (hum, désolé !). Pour autant, on ne peut jeter l’opprobre sur tout un système de pensée et stigmatiser tous ceux qui œuvrent pour les bonnes mœurs. Ce serait aussi idiot que de vouloir mettre tous les politiques dans le même panier à salade : bien sûr certains sont des brebis galeuses, mais ils ne représentent heureusement qu’une infime minorité des doux agneaux !

Le père de Kenny le dit très bien : ce n’est pas parce qu’il y a eu des enfants violés par des prêtres qu’ils sont tous pédophiles ! La preuve : quand Mme Garache pose des questions aux enfants sur leur prêtre, il en ressort que du bon. Il est jugé gentil, cool, compatissant ! A la question plus ardue de savoir si le père Maxi a essayé, un jour, de mettre quelque chose dans leur derrière, les enfants ne comprennent même pas la question ! Stan demande si cela pourrait être quelque chose comme du fric, Butters un suppositoire ou un poisson rouge ! Étant un tout petit peu plus précise, Mme Garache demande s’il a voulu une chose lui appartenant dans leur derrière, mais tous répondent en chœur que non ! D’ailleurs, le père Maxi est le premier à se plaindre qu’il faut cesser de violer des jeunes garçons !

 

Le véritable fond du problème dans toutes ces affaires scandaleuses est que l’église est plus préoccupée de sa réputation que des crimes qui sont commis par les siens !

Comme toute institution ayant un certain rôle et poids social, l’église ne « peut » et surtout ne veut pas admettre les torts de certains de ses membres. Elle tente alors de tout faire pour discréditer la parole des victimes ou essaye de cacher la poussière sous le tapis. Heureusement, au sein même de la structure, des voix s’élèvent en faveur du discernement nécessaire : il est évident que ces pratiques criminelles doivent cesser, et l’église ne pourra que ressortir grandie après avoir fait le ménage en son sein !

Alors que les prêtres pensent qu’il faut empêcher les enfants de parler, qu’ils doivent apprendre à se taire, voire même qu’il faut découvrir pourquoi les enfants ont soudain l’envie de raconter qu’on les a violés afin de stopper le problème à la source, le père Maxi   s’exaspère : le problème est qu’on les ait violés, pas qu’ils le racontent ! Mais même cela certains curés ne le comprennent pas. C’est pourtant évident : ils doivent surtout faire cesser ces pratiques sexuelles qui ont trouvé place dans leurs églises, que les enfants se taisent ne réglera    rien ! Un prêtre demande alors au père Maxi si des enfants violés l’ont dénoncé, ce à quoi il répond non. Le prêtre est content pour lui, mais le père Maxi rectifie : non ... il n’a jamais violé d’enfant ! Un autre prélat lui dit qu’il peut se détendre, ils sont tous prêtres et les portes sont closes. Le père Maxi hallucine sévère, lui pour qui les curés doivent apporter la lumière divine et protéger l’innocent. Cela fait bien marrer tous les curés de l’assemblée ! Pour ces détraqués, violer les enfants de chœur est normal pour un prêtre catholique ! Le problème est plus grave que ne pouvait l’imaginer le père Maxi, il va devoir demander l’aide du Vatican ! Arrivé sur place, un évêque se plaint que si les choses continuent ainsi, bientôt ils ne pourront plus pratiquer la pédophilie. En France le malaise est déjà là, ça devient très dur de violer les enfants de chœur, idem au Maroc où cinq prêtres ont été arrêtés. Il ne faudra pas longtemps avant qu’ils ne soient tous arrêtés ! Pour eux, demandant conseil au père Maxi, la seule question est de savoir comment éviter de se faire prendre ??? Revenu avec le texte des lois vaticanes, le père Maxi voudrait bien qu’on les modifie et qu’on interdise enfin la pédophilie ! Mais le délire continue : le pape dit de demander à l’autorité suprême, la Sainte Unité : la grande Reine Araignée ! C’en est trop pour le père Maxi : ces coreligionnaires ont perdu le contact avec le monde extérieur ! Ils sont là, avec leurs Gelgameks et leur Reine Araignée, mais ça n’a plus rien à voir avec le catholicisme. Et au diable les lois vaticanes qui prônent des attitudes inacceptables !!!

 

Antithèse en faveur de « tant vont les cruches à l’eau bénite croupie, qu’à la fin ils se cassent »

 

Malheureusement, il y a partout des gens déviants, mais les cathos sont sensés incarner la confiance, alors quand certains en usent et en abusent la méfiance règne en maîtresse absolue !

La base de toute relation sociale est la confiance, et lorsque celle-ci est sérieusement entachée, on peut aisément comprendre les réticences de tout un chacun à confier ses gamins sans surveillance ! Tant que l’église n’aura pas réglé ses problèmes, fait son mea culpa et pris toutes les dispositions nécessaires pour que ces crimes de lèse-sainteté ne se reproduisent plus, on ne pourra pas considérer ces déviances intolérables comme du passé et la méfiance sera toujours de mise !

Au simple mot de croisière, le père de Stan s’imagine déjà la croisière catho, prêtres et enfants seuls sur l’océan, sentant que ça va être dément, chaud comme du tabasco ! Sa vision apocalyptique est parsemée d’actes contre-nature envers des enfants innocents, d’abord Butters et Tweek, puis contre son propre fils. Non, pour lui ce n’est pas une bonne idée d’envoyer leurs fils en croisière avec le prêtre. Le père de Tweek pense aussi que ce serait très imprudent et pour le père de Butters les choses sont claires : son fils n’ira pas ! Pour le père de Stan c’est évident : avec tout ce qu’on entend, mieux vaut tenir les enfants à l’écart des curés !

 

Même si le désintérêt pour le catholicisme date de bien avant les affaires de pédophilie, il est pour autant évident que celles-ci ne font qu’accélérer le déclin de la Church Company !

Depuis la seconde guerre mondiale et le mutisme papal à l’égard des crimes nazis (alors qu’il tapait allègrement sur l’autre criminel coco), le catholicisme est en crise et les années hippies lui ont donné un sérieux coup de disgrâce ! Pour les quelques fidèles qui restaient, surtout des vieux d’ailleurs, les affaires de pédophilie ont achevé de décrédibiliser l’institution ecclésiastique ! Ce que ni Nietzsche, ni les totalitarismes païens ou athées n’ont réussi à faire en tentant de tuer dieu, c’est le système chrétien lui-même qui le fait en sciant le rameau d’olivier sur lequel il était assis !

Devant l’état d’urgence de la déliquescence de leur institution, le père Maxi a convoqué une assemblée générale. Il faut dire qu’ils se doivent de faire quelque chose, très vite ! A Fort Rollins, il y a 63% de fidèles en moins, idem à Greenleaf ! Pour le père Maxi, si ça continue comme ça, ils vont perdre toutes leurs ouailles ! Et c’est bien ce qui se passe : quand le Vatican s’effondre, le père de Stan est aux anges d’apprendre la nouvelle ! Pour la mère de Butters, ça fait un à zéro pour les athées ! Les présents se précipitent d’ailleurs pour aller voir ça à la télé, aux cris de « A bas dieu ! ».

 

Le choix d’une religion est imposé par la naissance et les orientations spirituelles de la famille dans un certain contexte culturel et cultuel !

Pour autant, notre religion n’est pas marquée dans nos gênes et quand celle-ci est dépassée, il peut être bon d’en changer ! Sans être clairement nécessaire à la vie, certains éprouvent tout de même le besoin de se rattacher à une certaine forme de spiritualité. Qu’à cela ne tienne, les humains ont inventé suffisamment de systèmes spirituels pour y trouver son bonheur, encore faut-il se renseigner et trouver celui qui corresponde le mieux à ses valeurs et à ses attentes morales en terme de guide dans les pièges de la vie !

Pour le père de Craig, c’est ridicule d’attendre des heures pour savoir si le prêtre a tripoté leurs enfants. Ce qui amène le père de Jimmy à se demander ce que leur apporte vraiment le catholicisme ! Maintenant qu’il en parle, le père de Stan se rend compte qu’il en a ras-le-bol de l’église : toutes ces horreurs qu’ils ont faites subir à leurs enfants le poussent à se convertir à l’athéisme ! Il est alors suivi par le père de Tweek et la mère de Butters. Le père de Jimmy pose finalement la vraie question : si dieu existait, accepterait-il qu’il y ait des pédophiles ? Pour le père de Butters, il faut pendre ce sale dieu ! Scandant « A bas dieu !, Dieu au poteau !, Être athée, c’est cool ! A bas les prêtres ! », les parents informent leurs enfants qu’à présent ils seront athées ! A l’usage, les parents de Stan se demandent même comment ils ont pu régler leur vie selon les préceptes qu’un vieux bouquin de pure fiction leur imposait ? Idem pour la mère de Butters, qui cherche à savoir ce que de vieilles histoires de gens en robe sacrifiant des agneaux ont à voir avec le monde moderne ? Les parents de Jimmy redoutaient d’avoir du mal à élever leur fils en athée. C’est vrai que ce sera dur de les élever en athées dans notre société christianisée : où que les enfants iront, ils seront persécutés pour leurs (in)croyances ! Le père de Tweek pense de même : pour élever son fils en bon athée, il ne veut pas qu’il prie tous les jours à l’école, ça risque de le perturber (plus qu’il n’est déjà en tant que caféinomane). La prière devrait être interdite à l’école, tout comme « Je crois en dieu » sur les dollars (sachant que la Constitution américaine est censé être laïque, mais elle ne l’est nullement dans les faits, bien au contraire). Le père de Stan a bien raison de se plaindre que les religieux ont tous les droits, et en plus ils voudraient forcer les enfants à croire comme eux! C’en est trop : la religion ne corrompra pas leurs enfants !!!

 

Synthèse

 

Comme d’habitude, on ne devrait pas parler de ce que l’on ne connaît pas, même si c’est plus facile à dire qu’à faire !

Plutôt que de mettre les choses à plat et prendre son courage les mains jointes pour aborder des sujets délicats, il est tentant de faire des généralités et de calomnier tout le monde à cause des actes criminels de certains ! En fait, pour une large part, vu que la suspicion sera toujours là, beaucoup préfère considérer comme présumé coupable une personne en fonction de son appartenance plutôt que de chercher à faire éclater la vérité !

Même si le père de Kenny estime qu’il est trop facile de faire des généralités, le père de Tweek lui renvoie à la figure que c’est facile pour lui vu que son fils est mort ! Leurs enfants sont bien vivants et ils doivent donc être sûrs du père Maxi ! Mais plutôt que d’aborder le sujet avec lui, quand celui-ci passe devant eux, les parents sifflotent comme si de rien n’était et échangent les politesses d’usage. La mère de Stan a entendu parler de conseiller qui font parler les enfants, sans leur dire vraiment de quoi il s’agit. Pour son mari, c’est décidé : dès le lendemain ils engageront un conseiller pour savoir la vérité !

 

Pour beaucoup, la religion est un fil d’Ariane leur permettant de trouver les solutions les plus adéquates pour sortir des pièges de la vie et de ses grands questionnements !

Contrairement à une idée très répandue, les religions n’ont pas été inventées pour se rassurer sur la mort, mais plutôt pour faciliter la vie ici-bas ! En effet, bien avant l’apparition des civilisations, les humains ont ressenti le besoin d’expliquer leur monde environnant et de définir la marche à suivre pour leur survie en milieu hostile. Ainsi, la religion doit être considérée comme une morale, sans laquelle on peut être amené à faire n’importe quoi (grande spécialité humaine, avec ou sans spiritualité d’ailleurs !).

A la sortie de leur réunion avec la conseillère, les enfants se demandent toujours ce que le prêtre pourrait mettre dans leurs    derrières ? Kyle, qui en tant que juif n’est pas concerné, aimerait bien savoir pourquoi le père Maxi ferait ça, mais c’est justement ce que les enfants essayent de comprendre ! Quand Chef se présente à eux, Stan lui pose la question, mais il préfère s’en aller aussitôt ! Cartman pense avoir trouvé la solution. C’est un peu compliqué, mais c’est pourtant si logique : si on mange par le cul, on chiera par la bouche ! Pour Kyle c’est le truc le plus con qu’il ait dit cette semaine. Finalement, il réussit, et Kyle lui doit 20$ ! Sceptique aussi, le père de Stan essaye et confirme que ça marche. Même si c’est idiot et immature, tout le monde s’y met, même la présentatrice culinaire Martha Stewart. Elle explique alors qu’outre les plats faciles à introduire tels que le pudding, la soupe et les raisins, on peut également manger de tout. Même une dinde de Thanksgiving : il suffit de bien ficeler afin que rien ne dépasse et de l’enduire de vaseline ou de gel lubrifiant pour adoucir l’insertion. Même le ministre de la Santé s’y met ! En effet, les recherches les plus récentes montrent que c’est amusant et meilleur pour l’organisme que l’ingestion buccale. La nourriture entrant par l’anus est décomposée avant d’arriver à l’estomac. Par conséquent, la rectogestion devrait réduire le cholestérol et diminuer les cancers de l’estomac. En plus, il est fier d’affirmer que cette théorie n’est fondée sur rien ! Toujours est-il que la nouvelle a provoqué un total changement des habitudes alimentaires. Pour avoir découvert cette façon plus saine de se nourrir, Cartman se verra même remettre une médaille !

 

Parce que le monde bouge, il faut savoir à certains moments remettre en question de vieilles traditions devenues obsolètes voire choquantes !

Un système religieux est basé sur des révélations censées être immuables car bonnes pour toutes les époques ! Pour autant, certaines coutumes ont été mises en place bien après les prophètes afin de convenir aux nécessités et interrogations de leur temps, tel le célibat des prêtres devenu obligatoire au XIVè siècle !Cependant, comme dans n’importe quel autre domaine, on ne peut pas considérer qu’une chose entraînant des troubles ne peut être changée parce qu’il en est ainsi depuis très longtemps, sinon la peine de mort et les tortures auraient toujours court (même si beaucoup, trop,  les pratiquent encore !).

Alors que le père Maxi soulève le problème du viol des jeunes garçons, l’assemblée se justifie en beuglant qu’il n’est écrit nulle part, dans les lois vaticanes, qu’il est mal d’abuser des enfants. Quand le père Maxi se demande, gentiment, s’il ne faudrait pas changer les lois vaticanes, un évêque catholique anglais lui rappelle qu’elles ne peuvent être changées ! Mais pour le père Maxi le constat est simple : s’ils refusent de changer ces lois obsolètes et nuisibles, ils risquent de perdre tous leurs fidèles ! A la question de ce qui devrait être modifié, il est évident qu’il faut commencer par interdire la pédophilie ! Un évêque n’est pas contre, mais comme les lois vaticanes leurs disent qu’ils ne peuvent se marier, il se demande comment faire pour la sexualité ? Pour le père Maxi c’est justement là qu’il faut peut-être changer les lois vaticanes et autoriser prêtres, évêques et cardinaux à vivre leur sexualité avec des femmes. Avec des femmes ??? Les dignitaires religieux sont outrés !!! Mais encore une fois, les lois vaticanes ne peuvent être changées, tout simplement parce qu’on ignore où elles sont : elles ont été cachées au plus profond des catacombes de Saint-Pierre justement pour ne pas être modifiées ! En plus le texte est gardé par des crocodiles et des pièges : tous ceux qui ont voulu le retrouver pour le changer ont péri ! Quand enfin il parvient à revenir à la surface avec le précieux document, cette fois c’est le pape qui bloque et en appelle à la grande reine Araignée, qui elle aussi bloque tout changement ! Finalement, tout l’édifice du Vatican s’écroule et tout est détruit ! Alors qu’on accuse le père Maxi d’avoir tué la religion, celui-ci se défend : ce ne sont que leurs lois stupides qui sont mortes ! Les ecclésiastes ont oublié en fait que leur foi repose sur un livre, qui ne fait que raconter des histoires ! Mais elles aident les croyants à trouver la bonne direction : « Aime ton prochain, conduis-toi bien ! », et c’est tout !!! Si on les traduit littéralement juste pour asseoir son pouvoir, on se retrouve avec une religion qui a perdu tout son sens. Les gens perdent la foi car ils ne voient plus en quoi la religion les concerne. Ils en ont rejeté l’idée même de religion et s’ils n’ont plus ça pour les aider à vivre, ils sont capables de tout, comme déféquer par la bouche. Le père Maxi est fier d’être catholique, mais il vit dans le monde réel, le monde d’aujourd’hui ! Ses coreligionnaires doivent aussi vivre dans ce monde : le temps est venu pour eux de changer !!! Alors que le père de Stan regardait cela à la télévision, il confirme les dires du prêtre : il ne faut pas croire chaque mot de la Bible, ses histoires aident juste à vivre ! Ainsi, il ne faut pas tout jeter aux orties parce que des cons en Italie n’ont rien compris ! C’est décidé, la famille Marsh s’excusera auprès de dieu, elle devra mériter de retourner à l’église !!!

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la religion peut être utile, mais il faut la dépoussiérer de ses traditions vieillottes qui créent plus de problèmes qu’autre chose !

 

Bien sûr la religion fait de grandes œuvres et aide beaucoup de personnes dans le besoin, tant matériel que spirituel, mais, même s’il ne faut pas généraliser, certains de ses membres ont des conduites inacceptables ! Ses dérives, tantôt à caractère criminel, entachent sérieusement l’ensemble de l’institution et décrédibilise encore plus une religion déjà à bout de souffle (en Occident en tout cas, car dans le Tiers-monde elle se porte plutôt bien !).

 

Bon nombre de systèmes ont eu à traverser des crises délicates et douloureuses, soit ils ont été emportés par elles, soit ils en sont ressortis plus forts en tirant les enseignements de leurs erreurs passées ! Si la religion chrétienne veut continuer à avoir un sens dans nos sociétés modernes, elle se doit de faire le ménage chez elle et ne plus être crispée sur des préceptes complètement dépassés !

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 12:55

Catégorie : V] La modification des états de conscience n’est pas une solution, mais de toute façon les drogues durent !

 

 

Fiche de visionnage n°28 :

Épisode 95 (saison 6, épisode 16) – Mon futur moi et moi

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : La prévention justifie-t-elle la dramatisation et le mensonge ???

 

 

Les pros : Les parents, Motivation Corp,

Les antis : Stan, Butters, Cartman.

 

 

Thèse : Tout est permis pour lutter contre les paradis artificiels ;

Antithèse : On peut tromper une fois 1000 personnes mais pas 1000 fois une personne ;

Synthèse : Il faut parler franchement et non esquiver par la ruse !

 

 

Il était une fois à South Park tous les garçons qui sont réunis dans les bois autour d’un joint laissé là par des lycéens.

 

 

Introduction :

 

 

La drogue est un phénomène culturel qui se retrouve à toutes les époques dans toutes les sociétés, mais souvent encadré par des règles de consommation !

 

Tôt ou tard, un jeune sera amené à être en présence de la drogue et on lui proposera d’y goûter ! Le meilleur moyen de ne pas tomber dans la dépendance est bien évidemment de ne jamais commencer à se droguer ! Pour cela, devant la banalisation croissante de certains produits stupéfiants, les médias et les parents sont prêts à tout pour dissuader la première prise !

 

La dramatisation des conséquences de la prise de toxique est sûrement le moyen le plus efficace, mais il peut facilement se retourner contre ceux qui l’ont utilisé, décrédibilisant ainsi sur le long terme tous leurs discours par trop moralisateurs !

En somme, la prévention justifie-t-elle la dramatisation et le mensonge ???

 

 

Thèse en faveur du « pour la prévention, tout est bon ! »

 

La télévision est un puissant vecteur de communication, l’un des meilleurs moyens de matraquage informatif avec son association son et image et sa pénétration dans les foyers.

Tout le monde, et en particulier les jeunes, regarde la télévision et s’en sert comme source principale d’information crédible. Ainsi, plus que tout autre média, il suffit d’avoir vu dans le journal, dans un documentaire ou une pub, un message de prévention pour que celui-ci marque tout de suite les esprits. En outre, de par son audience, même ceux qui n’auraient pas vu les images en seront directement informés le lendemain même de leur diffusion.

Alors que les garçons de l’école sont pétrifiés devant un joint qui traîne, abandonné en pleine forêt par des lycéens, Kyle pousse Clyde à le jeter, mais celui-ci se refuse à y toucher, enjoignant celui qui dit de le faire. Quand Stan arrive, Kyle lui explique le problème, surtout si des enfants trouvent ce joint (ce qui est le cas puisqu’ils n’ont que huit ans !). Pour Stan la chose est simple, il suffit de le jeter, mais personne ne veut y toucher ! Kyle explique qu’ils ont dit à la télé que si on s’en met sur les mains ça peut conduire aux drogues dures ! Pour Craig, vu à la pub, en fumant on peut devenir terroriste, et Clyde a même vu une pub où deux enfants fument et y en a un qui tue l’autre ! Tout ça fait bien peur !

 

C’est bien naturel, les parents sont morts de trouille face à l’épineux problème de la drogue auquel sera tôt ou tard confronté leur enfant !

Afin de s’assurer un maximum de réussite dans leur entreprise de prévention et de dissuasion, les parents sont prêts à tout. Quand on sait qu’une image choc vaut mieux que de longs discours, le plus simple et le plus efficace est de montrer les conséquences de ces actes toxicomaniaques. On peut le faire en regardant un documentaire scientifique montrant comment la drogue intervient sur le fonctionnement du cerveau pour le détraquer et créer de toute pièce des effets très spéciaux, en visualisant un reportage sociologique sur la vie des toxicomanes et leur lente mais « sûre » descente aux enfers.

Les parents de Stan ont choisi une autre option : mettre en scène le futur de leur fils dans l’hypothèse où il se droguerait ! Alors que papy regarde le journal, le présentateur annonce que la  police de South Park recherche un dément qui a terrorisé la ville. L’homme disait venir du futur et courait tout nu en criant « Le passé ! Mon Dieu, c’est le passé ! », ce qui est logique pour un homme venant du futur. A peine cette annonce faite qu’on sonne à la porte des Marsh. Un homme chelou se présente en tant que Stan, disant que c’est le passé et reconnaissant sa mère, puis son père ! Le père du vrai Stan lui dit qu’ils ne le connaissent pas et que lui ne les connaît pas non plus. Il lui conseille de foutre le camp sinon il appelle la police. A ce moment arrive notre Stan habituel qui se demande qui est cet enfoiré de sa race, s’en suit un imbroglio pas possible entre le passé et le futur des Stan en présence. Pour preuve de sa bonne foi, le futur Stan déballe tout ce qu’il sait sur son père et sa mère, puis sur sa propre enfance ! Tout le monde est bluffé, mais la mère de Stan aimerait bien savoir pourquoi il est revenu à cette époque. En réalité il n’en sait rien : ce dont il se souvient c’est qu’il s’endormait dans la ruelle, derrière chez son dealer, après s’être shooté à l’héro, quand il y eut une sorte d’orage électromagnétique où il s’est retrouvé à poil dans son propre passé, à la manière de Terminator. Il croyait à un bad trip, mais en redescendant, il était toujours là. Le Stan actuel se dit qu’il n’aurait pas dû toucher à la marijuana. Heureusement, la famille est là pour l’aider à s’en sortir ! Reconnaissant ses potes à l’arrêt de bus, Cartman hallucine que Stan devienne ce sac à merde de futur Stan ! Ce dernier explique qu’à l’adolescence il a plongé dans la spirale infernale des dogues ! Kyle voudrait aussi savoir ce qu’il deviendra dans le futur, mais le Stan de 32 ans l’ignore : Kyle et Cartman ont été moins cons que lui et ne ce sont pas drogués, du coup ils se sont perdus de vue quand Stan est entrée en maison de redressement ! Cartman saute de joie que seul Stan soit devenu un clodo ! Les choses ne sont pas mieux chez Butters, qui lui aussi héberge dans sa chambre son futur lui. Sa mère doit lui donner des pilules pour le foie car il est alcoolique et a une cirrhose du foie depuis le lycée. Mais en réalité, tout ceci n’est qu’une vaste supercherie : des acteurs apprennent par cœur l’histoire de la famille et les moindres recoins de la maison, puis imaginent l’avenir de la victime à soigner. Stan surprend la livraison du fils du futur à des parents, qui ressemble beaucoup à leur Kevin. Il dira qu’on l’a viré de l’école et envoyé en prison pendant 8 ans, où on l’a sodomisé dans l’anus. La mère est persuadée que cela empêchera leur Kevin de se droguer ! Pour faire plus vrai, un faux orage sera déclenché et un faux journal télévisé sera diffusé que le fils devra regarder ! Les parents sont ravis, ils vont bien s’amuser ! Stan hallucine : c’est une arnaque, et ses parents lui  mentent depuis le départ !!! Butters a du mal à comprendre, mais ce sont des acteurs engagés par leurs parents pour qu’ils bossent mieux à l’école et qu’ils ne se droguent pas !

 

Même si c’est discutable, on peut considérer que tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, surtout si les résultats sont là et probants !

Le but ultime de toute prévention est d’éviter que la personne prenne une mauvaise direction par la valeur de l’exemple à ne pas suivre ! Mais si en plus la méthode a tellement marqué le coup que l’individu fait de son mieux pour progresser dans la voie opposée, celle bénéfique, alors l’opération sera une réussite totale et sans appel !

Stan remercie Butters pour ses cours de soutien, même si celui-ci s’étonne que l’école intéresse tout à coup Stan. Mais c’est tout simplement qu’il ne supporte pas son futur-moi et fera tout pour ne pas devenir une loque comme lui : s’il bosse, il ne deviendra peut-être pas lui et il se cassera ! Toujours est-il que Butters a bien compris qu’étudier est la clé d’or de l’imposante porte du succès, même s’il doit continuer à apprendre à être plus sage ! En tout cas, le traitement semble agir sur Stan, son futur-moi le terrifie ! Malheureusement, par la suite, il sait que c’est une supercherie. Mais son père sait retourner cela à son avantage : comme Stan ne peut pas être sûr que son acolyte ne vienne pas du futur, autant croire qu’il l’est et ne jamais fumer de marijuana. Sa mère renchérit sur l’avenir qui l’attend si jamais il y touche ! S’il veut se débarrasser de lui, il ne doit jamais toucher à la drogue et à l’alcool !

 

Antithèse en faveur de « y a que la vérité qui compte »

 

Tout le monde connaît la fable de Pierre et le loup : à force de mentir quant à la présence d’un loup parce qu’il s’ennuie en étant seul à surveiller les moutons, le jour où l’animal arrive pour de vrai pour le dévorer, Pierre a beau crier au loup personne ne le croit et ne se déplace !

Il en va de même au sujet de la prévention : si l’on ment trop concernant les effets dévastateurs de la drogue, si on en rajoute à l’excès pour définitivement faire passer l’envie d’y goûter, si la personne se rend compte par elle-même qu’il y avait beaucoup d’exagération, elle pourra alors remettre en cause une grande part de ce que les menteurs lui ont enseignée, ne sachant plus faire le tri entre le mensonge et la vérité !

La mère de Stan en est bien consciente, elle pour qui c’est vraiment bizarre de devoir mentir à son fils. Mais le PDG de Motivation Corp estime que, en tant qu’ultralibéraux, pour protéger les enfants de la drogue, on peut mentir. La fin justifie les moyens. Prenant l’exemple du tabac, rien ne prouve que le tabagisme passif tue mais mentir est justifié car des gens arrêtent de fumer ! Donc ils mentent sans état d’âme chez Motivation Corp, disant aux enfants que la marijuana finance le terrorisme ou qu’un seul ecstasy va les tuer. Ce n’est pas nécessairement vrai mais la fin justifie les moyens ! Pour les parents de Stan tout ceci est sensé : quand tout sera fini, leur fils leur dira merci ! Bien évidemment, les choses ne vont pas se dérouler ainsi. Alors que ses parents se justifient qu’ils voulaient juste qu’il comprenne que les drogues sont dangereuses, Stan ne sait plus quoi et qui croire après qu’on lui ait dit des tas de choses sur l’herbe, mais qu’il ait découvert que les trois quarts étaient bidon ! Son père reconnaît que la marijuana ne fera sans doute jamais de lui un assassin, comme il y a peu de chance qu’elle finance le terrorisme. Mais elle fait qu’on se sent bien quand on s’ennuie, alors que c’est justement dans ces moments-là qu’il faut étudier certains auteurs, découvrir de nouvelles sciences, être créatif. Si Stan fume de l’herbe, il va grandir et découvrir un jour qu’il  n’est bon à rien ! Stan aurait vraiment préféré qu’on lui dise ça dès le départ plutôt que de monter un bateau pas possible ! La mère de Stan a compris la leçon : si on ment et qu’on exagère les choses pour empêcher les enfants de se droguer, ils finiront par ne plus rien croire de ce qu’on leur dira ! Le père de Stan, plutôt que de se remettre également en question, en veut au responsable de tout ça : Motivation Corp ! Résultat : de la merde est étalée sur tous leurs murs ! Cartman, l’auteur de ce méfait, aura au moins réalisé avec ces histoires de futur-moi qu’il doit faire gaffe à prendre plus soin de lui et à penser à ce qu’il veut devenir ! Arrive à ce moment-là son moi du futur : il vient lui dire que c’est précisément ce jour-là que tout a changé pour lui : il a arrêté de se goinfrer, il a maigri, il a bossé à l’école, il ne s’est jamais drogué et il est devenu PDG de sa propre société de voyages temporels. Feintant la joie de savoir qu’en bossant il réussira, il envoie finalement son futur-moi se tripoter la    teub : il n’est pas si con ! Rien que pour ça, il passera son enfance à manger et à se droguer quand il voudra : il n’en a rien à foutre, il fera ce qu’il veut ! Sauf que là c’était vraiment vrai, et son futur-moi réellement venu du futur se transforme instantanément en plombier grassouillet !!!

 

A force d’avoir été bercés par la télé, les enfants ont acquis un certain sens critique par rapport aux messages qui y sont diffusés !

A être manipulé par le marketing et la communication, lorsqu’on se rend compte que l’on a été trompé, la méfiance s’installe, durablement ! Surtout que les enfants, bien plus que les adultes, parlent beaucoup entre eux : qu’un gamin se soit fait roulé dans la farine après avoir été séduit par un spot publicitaire, l’info de l’arnaque sera très vite connue le lendemain dans la cour de récré et se propagera comme une traînée de poudre dans toutes les chaumières !

A contrario des autres qui croient encore tout ce qu’on leur dit à la télévision, Stan sait bien que la pub contre les drogues est exagérée ! A la décharge de Token et autres, ils ne peuvent pas savoir puisqu’ils ne se sont jamais drogués ! Pour Stan, l’herbe est juste une plante débile qui rend con, et on ne risque rien si on y touche ! Cartman le poussant alors à montrer sa bravoure en mettant le joint dans le sac, Stan le fait. Voilà, il y a touché mais n’est pas devenu un terroriste et n’a pas envie de se droguer. C’était rien !

 

L’idée maîtresse de la prévention est de rendre si peu ragoûtant un produit ou un comportement, que la tentation même, que ce soit par curiosité ou par défi de la loi/morale, se dissipe !

L’humain étant un animal curieux de nature, on pourra discuter des heures durant sur la nocivité d’un produit, beaucoup seront tout de même tentés d’essayer, ne serait-ce que pour se faire leur propre opinion de la chose si décriée ! Mais si en plus ceux qui ont tenté l’expérience en reviennent avec le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux, il est évident qu’on écoutera davantage ceux qui ont fait un beau voyage que ceux qui diabolisent sans savoir de quoi ils parlent !

Jimmy explique qu’une fois il a essayé l’ecstasy et qu’il a fait l’amour toute la nuit à sa petite amie. Kyle lui demande où, pensant à un endroit, mais Jimmy lui répond qu’il lui a fait l’amour dans son vagin ! Plus tard, Stan et Butters se rendent chez Motivation Corp. Butters est tout fou car il se réjouit de vivre une aventure. Sauf qu’une fois sur place il ne trouve pas l’endroit très sûr ! Mais pour Stan les endroits interdits font aussi partie de l’aventure !

 

Synthèse

 

Il est convenu de rendre la drogue responsable de tous les maux, mais il n’y a pas qu’elle qui influence dans le mauvais sens !

Certes la télévision peut être utile pour délivrer des messages et divertir, mais elle est également largement responsable de la crétinisation des esprits. En cela, vu son impact en masse sur les téléspectateurs, on peut décemment considérer qu’elle influence nettement plus négativement que n’importe quelle drogue ! Que ce soit par ses séries grossières ou ses reportages trash et voyeuristes, la télévision n’est pas toujours l’ami rêvé de l’éducation.

On le voit très bien avec le show Les Osbourne (émission de télé réalité consacrée à la vie quotidienne d’Ozzy Osbourne – ex chanteur de Black Sabbath – et de sa famille, diffusée sur la chaîne musicale MTV depuis 2002) dont le vocabulaire est des plus outranciers : « Les mecs, p... faites ch... Vous em... votre mère ! Mais, papa, b..., c’est cette p... qui me casse les c... ! ». La mère de Stan a bien raison de lui interdire de regarder ce programme qui risque de le rendre débile. Pour autant, lui trouve ça drôle et estime ne pas être assez c... pour parler comme ces en... : ils ne l’influencent pas !

 

Le dialogue est la première et la plus importante source de prévention : si le débat est serein, il permet de mettre calmement les cartes sur la table et de mieux comprendre les interrogations et motivations de chacun !

Personne n’a dit qu’il était facile de discuter avec un enfant, et encore moins avec un ado, mais toujours est-il que cela est des plus nécessaires ! La discussion permet de se rendre compte de la réalité des faits plutôt que de se faire une montagne à partir de pas grand chose. Outre le fait que cela permet de savoir concrètement ce qu’il se passe dans la vie de son enfant, cela rend également plus facile l’adoption de solution adaptée à un problème plus ou moins cerné. Autrement, ne sachant rien, on peut vite surestimer les choses et en arriver à des réponses par trop radicales, qui souvent auront en plus l’inconvénient d’être contre-productives voire décrédibilisantes au regard de parents paranos !

Au siège de Motivation Corp, Stan hallucine sur des employés en train de définir des adultes ressemblant à des enfants par portait robot. Devant des parents qui ne savent pas comment parler de la drogue à leur fils, le PDG leur explique qu’ils n’auront pas le faire grâce à leur fils du futur : ça prendra environ un mois pour obtenir l’effet escompté, mais ils seront très satisfaits du résultat. Au courant de la tromperie, Stan souhaite fuguer avec Butters, jusqu’à ce qu’il tombe sur une annonce : « Ras-le-bol des parents ? Vous voulez vous venger d’eux ? Appelez le Centre de Vengeance Parentale, pour une consultation gratuite. Résultats garantis. » Rendez-vous est pris ! Mais ô surprise, c’est Cartman qui est le fondateur de cette boîte ! Stan est déçu et est sur le point de partir, mais Cartman le rattrape avec son habileté commerciale. En effet, ce serait renoncer un peu vite à faire payer leurs parents pour leur mauvais comportement : si Stan et Butters sont là, c’est que c’était lourd ; ils devraient au moins étudiez les divers services proposés ! Stan explique que leurs parents leur ont menti avec des futurs-nous, pour qu’ils ne se droguent jamais, et c’est d’ailleurs pour ça que Cartman a monté cette boîte. Les parents ne respectent plus leurs enfants, alors qui respectent-ils ??? Ils ne comprennent qu’une chose : les conséquences. Ils doivent donc voir les conséquences de leurs actes. La société de Cartman inflige donc ces conséquences aux parents de façon directe et très concrète. Il commence alors par Butters, pour qui il a trouvé un moyen génial pour se venger de ses parents : il attendra qu’ils sortent de leur maison et ira enduire tous les murs de merde, histoire de bien leur mettre les boules ! Il ne reste plus qu’à choisir une couleur dans le nuancier à merde afin de trouver la mieux adaptée à la vengeance de Butters contre ses parents. Devant tant de choix, Cartman lui propose de partir sur une merde vert bébé dans tout le salon, et un brun classique pour la chambre de ses parents. Pour Stan, Cartman a un plan très subtil : ses parents lui mentent sans états d’âme et avec arrogance, donc sa vengeance doit le refléter. Pendant leur absence, il badigeonnera tous les murs de merde. Non seulement c’est comme chez Butters et ce n’est donc pas personnalisé, mais en plus Stan trouve que ce n’est pas assez extrême ! Pour lui, ce n’est pas une leçon de tartiner leurs murs de merde, il veut qu’ils admettent que c’est mal de lui avoir menti ! Cartman, qui a bien d’autres idées en réserve, lui propose alors d’attirer ses parents dehors, de les tuer et de les faire bouffer par un chien ! Sauf que là c’est quand même un peu trop extrême ! Au moins Butters est satisfait, ça sent très mauvais chez lui : tu m’étonnes, 1 200 kilos de merde, ça ne peut pas sentir la rose, mais ça rend bien ! Ses parents auront vraiment les glandes ! Stan de son côté, ne croyant vraiment pas qu’il a un futur-moi décide pour en être sûr de se couper la main : si c’est son futur-moi, sa main disparaîtra ! Essayant de déjouer son plan, ses parents lui disent qu’il ne peut pas vivre avec une seule main, mais Stan est prêt à tout, car cette main roulera peut-être son premier joint ! Lorsqu’il se la coupe, son père ampute discrètement celle du futur-moi « prouvant » ainsi qu’il est bien le Stan venu du futur ! Sauf que la main que Stan s’est coupée ... était fausse ! Son père essaye bien de recoller le morceau, mais là c’est un peu trop gros !

 

L’une des premières choses que des parents apprennent à leur enfant, car c’est aussi une des premières facultés qu’il développe, est que mentir est mal !

Pour autant, les parents sont les premiers à enfreindre cette règle, souvent pour se débarrasser d’une question embarrassante ! Mais le problème est bien qu’il n’y a pas de petit et de gros mensonge : une duperie est une tromperie sur la marchandise intellectuelle : De toute façon, que ce soit par le biais d’autres adultes ou via ses copains, un enfant se rendra tôt ou tard compte de la supercherie, et la déception due au mensonge laissera alors place à la consternation face au « fait ce que je dis, pas ce que je fais ; moi c’est moi et toi tais-toi ! ».

Quand Stan et Butters se rendent compte que leurs parents leur ont menti, ça les met grave en colère ! A un point tel que Butters voudrait vraiment que le Professeur Chaos, qui sème désordre et destruction, soit là et les fasse payer ! Stan veut donner une leçon à leurs parents, car ils n’ont pas le droit de jouer avec leurs émotions comme ça ! Butters décide alors de révéler son terrible secret à Stan, non pas qu’il soit gay comme le pense Stan avec cet accoutrement bizarre trop chargé en papier alu, mais qu’il est le Professeur Chaos ! Mais Stan préfère   fuguer : il est trop déçu par cette arnaque élaborée par des gens qui ne le respectent pas beaucoup. Lui pense que pour motiver quelqu’un, il suffit d’être direct et honnête avec lui, alors que toute cette mascarade sent le mensonge, et mentir ça fait mal passer les messages ! Sa décision est prise : leurs parents  n’admettront pas qu’ils ont été nuls et que ce qu’ils ont fait était mal, ils ne changeront jamais ! Malheureusement, juste avant de prendre le maquis les parents de Butters arrivent. Son père attend ses explications mais sa mère pense que c’est peut-être leur faute ! Effectivement, en y réfléchissant, son père concède qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent pour avoir menti ! Sa mère explique qu’ils ont voulu protéger Butters de la drogue en lui faisant peur au lieu de lui dire la vérité : on dit que la fin justifie les moyens, mais c’est faux ! Finalement, ses parents ont honte d’eux !!! Quand les parents de Stan arrivent, sa mère tente d’expliquer que Butters a aussi un moi du futur car les failles temporelles expulsent parfois plusieurs ... Stan la coupe : il est au courant pour Motivation Corp ! Tout ce qu’il voulait c’est que ses parents admettent qu’ils lui avaient menti et que ça craint !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : dans la prévention, comme pour tout, le maître mot est dialogue et surtout pas esquive des sujets sensibles par le mensonge ou la dramatisation !

 

La drogue est un sujet trop sérieux pour ne pas prendre le temps d’y consacrer une discussion saine et sereine ! Certes la télévision nous montre les conséquences néfastes des abus de drogues, et l’on peut estimer qu’en faisant peur on fera passer l’envie de se droguer en motivant au contraire le travail à l’école pour ne pas devenir une loque humaine ! Mais c’est oublier un peu vite que la drogue est partout dans nos sociétés et que des parents ne peuvent éviter éternellement une vraie discussion à ce sujet ! Autrement, ce sont les camarades qui le feront à leur place, et leur voix sera toujours plus crédible à ceux de leur âge que celle des adultes qui veulent toujours tout empêcher, et surtout de s’éclater !

 

C’est bien connu : plus on diabolise, plus les jeunes veulent se faire leur propre idée de la chose si décriée ! Il est donc important d’expliquer calmement, avec de vrais arguments, que la drogue peut être dangereuse car c’est un produit très attractif qui permet de s’évader de soi. On peut y toucher pour goûter et se faire plaisir, mais personne n’a besoin de ça pour être bien dans sa vie, sinon c’est qu’il y a de vrais problèmes derrière cette prise de drogue, et cela peut mener à la dépendance !

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 08:25

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

     Thème : 3) Mais que fait la justice ???

 

 

Fiche de visionnage n°35 : Épisode 37 (saison 3, épisode 6) –

Le panda du harcèlement sexuel

 

 

 

Commentaire d’épisode : Critique de la judiciarisation à outrance

 

 

Il était une fois à South Park M. Garrison à qui l’on a demandé, en raison de récents événements dans le pays, de faire quelques cours aux élèves sur le harcèlement sexuel à l’école !

 

 

Introduction :

 

 

Étant donné que nous sommes dans une société hyperindividualiste, on ne prend plus le temps de se parler et de s’expliquer ! Ainsi, quand quelque chose ne va pas, on a d’autant plus tendance à engager une procédure judiciaire qu’à trouver un terrain d’entente !

 

Dans notre culture actuelle, certains ont l’impression qu’ils peuvent aller se servir et prendre ce qu’on ne veut pas leur donner ! Il en est ainsi du harcèlement, qui a toujours existé, mais qui revêt aujourd’hui un caractère insistant. De fait, même s’il faudrait déjà s’entendre sur une définition de ce concept, il est nécessaire d’informer tout un chacun sur les tenants et les aboutissants de ce type de comportement, éminemment inacceptable !

 

Le fond du problème n’est bien évidemment pas la recrudescence des plaintes justifiées, mais plutôt l’engouement de certains à utiliser de manière abusive des lois faites pour protéger de vraies victimes de sollicitations mâles placées ! Qui plus est quand la seule motivation de fond est de gagner facilement de l’argent en faisant un procès d’intention ! A l’avenir, il faudra veiller à ne pas saturer les cours de justice avec des gamineries qui peuvent se régler autrement !

 

 

Il faut cesser de se voiler la face et il est donc nécessaire d’informer

 

Il est assez difficile de savoir où commence réellement le harcèlement sexuel par rapport à des gestes un peu, très et trop   déplacés !

Que ce soit concernant des enfants ou des adultes, les mâles peuvent avoir tendance à confondre dragouille, insistance et carrément harcèlement ! Ces petites attitudes, pouvant être lourdes de conséquences morales pour la victime, sont souvent relativement « innocentes » au départ, car tout garçon a un jour peloté une fille de son collège ou a feint l’accident en lui touchant les fesses. Même si ce n’est que des comportements idiots de gamins prépubères, il n’en reste pas moins que leur initiation aux courbes de l’autre sexe commence fréquemment par ce genre de délit. Le problème est quand cette attitude navrante ne disparaît pas avec l’âge et peut alors se transformer en véritable attaque en règle contre les parties charnues de l’autre, voire en envahissement moral par des poursuites graveleuses assidues !

En raison de récents événements, on a demandé à M. Garrison de faire quelques cours sur le harcèlement sexuel à l’école ! Innocent qu’il est, Kyle se demande bien de quoi il s’agit ! Cartman  souhaite lui expliquer sa définition du harcèlement sexuel, et, d’une petite voix posée, genre je sais de quoi je parle, il le définit comme suit : c’est quand on essaye d’avoir des rapports avec une copine et qu’un autre mec vient vous chatouiller les couilles par derrière ! Encore une fois, il voulait faire le malin, mais ça n’a absolument rien à voir ! Le rectorat a donc envoyé un spécialiste qui va tout dire aux enfants sur le harcèlement sexuel dans les écoles par le biais d’une mascotte, Piti le panda du harcèlement sexuel ! Celui-ci se présente par une petite chanson : « Il est si sympa que vous en reviendrez pas, votre ami Piti le panda ! Il vient chez vous vous apprendre tout sur le harcèlement sexuel ! Dis pas ça, touche pas là, soit pas vicieux, tout ira bien mieux !!! Il vous dira ce qu’il faut faire ou pas, votre ami Piti le panda ! ». Il commence son exposé en demandant si les gars et les filles savent que quand un petit panda tire la culotte dans un autre petit panda, c’est du harcèlement sexuel ? En tout cas, ça le rend trèèès triste ! Et quand un petit panda met son petit zigouigoui dans l’oreille d’un autre panda, ça le rend très très triste !!! Kyle a carrément les jetons de ce panda ! Ensuite, le panda distribue des brochures et ils vont étudier à fond tous les articles de la loi contre le harcèlement sexuel ! Ça blase déjà les enfants, et ça va durer 5 heures, avec une lecture juridique du type « Article 36, paragraphe 19 : Un panda ne doit pas faire de remarque à connotation sexuelle sur l’apparence d’un autre panda … »

 

La Justice n’est pas un jeu ... d’argent

 

Inventée par les humains pour définitivement sortir de l’animalité et entrer dans une nouvelle ère d’humanité en rejetant la vieille coutume de la vendetta, la Justice est le fondement de la culture deux fois sage sapiens sapiens.

Malheureusement, alors qu’avant et aux débuts de la civilisation on privilégiait les règlements à l’amiable (voire, au besoin, en passant par le duel), de nos jours on asphyxie la Justice ! On tente bien de discuter et d’essayer de trouver un terrain d’entente, mais on ne fait plus l’effort de prendre sur soi et de reconnaître ses erreurs, espérant toujours que la Justice donne finalement raison aux deux parties et que rien ne soit définitivement tranché. Pire, notamment aux USA même si ce phénomène traverse rapidement l’Atlantique, on en vient à faire des procès pour tout et n’importe quoi, surtout en comptant bien que la Justice penchera finalement de son côté et qu’un fait plus ou moins grave et volontaire ayant peu coûté rapportera gros !

Alors que Stan se plaint de cet enfer sur Terre que d’écouter le panda du harcèlement sexuel qui n’en finit plus d’égrener des articles de loi peu compréhensibles pour des enfants (et même pour des adultes), Cartman trouve ce panda super et cool ! Stan se doutait bien qu’il dirait ça ce lèche-cul de Cartman ! Ce dernier lui demandant de préciser de quoi il l’a traité, Stan en remet une couche en disant que dès que Cartman voit un cul, il faut qu’il le lèche, c’est un lèche-cul ! Mais point trop n’en faut : Cartman en a marre, il va le poursuivre pour harcèlement sexuel ! Stan l’a harcelé sexuellement pour la dernière fois !!! Et il lui montre l’article en question : c’est écrit là qu’il peut lui faire un procès et lui piquer tout son argent ! Ce que confirme Piti, il a le droit : « La partie du premier panda peut poursuivre la partie du second panda au préjudice incident ou implicite de la partie panda défendante susmentionnée ! ». Au tribunal, la juge Julie ouvre l’affaire Cartman contre Marsh, numéro 902-8-8, en présence de l’avocat de la partie plaignante, en l’occurrence le père de Kyle. Cartman se plaint que Stan veut qu’il lui fasse des caresses buccales sur le derrière, ce que Stan rectifie en arguant qu’il l’a « juste » traité de lèche-cul, ce qui effectivement n’a rien à voir avec un anulingus (plus fréquemment appelé anilinctus) ! Mais Cartman ne se laisse pas démonter (hum, désolé), tellement ça l’a bouleversé qu’il n’arrivait plus à se concentrer : il revoit encore ses yeux posés sur lui, parcourant tout son corps de haut en bas comme s’il le déshabillait du regard (pleurnichant dans les bras de son avocat) !!! Stan ne peut pas laisser dire ça, alors que Cartman insulte tout le temps tout le monde !!! Mais le père de Kyle joue sur le fait que son client est trop bouleversé pour continuer ! La juge demande alors à Stan ce qu’il a à dire pour qu’elle entende sa défense. Se tournant vers Kyle, qui ne sait trop quoi dire ou faire, Stan bredouille qu’il n’a que huit ans ! Pour la juge cette affaire est rondement menée : selon les nouvelles lois sur le harcèlement sexuel à l’école, elle le déclare coupable ! Comme le défendeur est mineur et qu’il ne dispose d’aucune ressource personnelle, la moitié de ses biens seront saisis au titre de dommage et remis à Eric Cartman ! Dans la chambre de Stan, en compagnie d’un officier et de son avocat, Cartman commence ses emplettes : il veut le garage avec l’ascenseur et le Power Jim ! Il demande tout de même à Stan s’il tient beaucoup à un camion téléguidé. Mais vu que c’est le jouet préféré de Stan, Cartman se fait un malin plaisir de le saisir ! Puis vient le tour d’un dinosaure, que Stan déteste. Donc ça ne devrait pas l’ennuyer que Cartman le prenne, sauf que c’était une feinte, mais à feinteur, feinteur et demi ! Pour ses honoraires d’avocat, le père de Kyle a le droit de prendre soit la super loco soit le ballon de football ! Mais il a bien réfléchi : au fond, qui est vraiment responsable du harcèlement que Cartman a subi si ce n’est l’école ! Mais Cartman ne sait pas trop pourquoi il devrait attaquer l’école. Pour le père de Kyle, c’est parce que ... eh bien, ils auraient dû empêcher ce harcèlement sexuel et … surtout, parce qu’ils ont beaucoup de pognon !!! Ils y gagneraient beaucoup plus que la moitié des affaires de Stan ! Au tribunal, lors du procès de l’école, la juge demande à M. Garrison s’il savait qu’on se livrait dans sa classe au harcèlement sexuel, mais il ne se doutait de rien. Le père de Kyle lui demande alors si oui ou non il a entendu son client se faire traiter de lèche-cul ? Répondant clairement oui, le père de Kyle s’énerve que le prof n’ait rien fait ou dit ! Mais M. Garrison s’explique en stipulant que c’est vrai, Cartman est un lèche-cul, ce qui a le don de plier de rire tous les élèves et les adultes de la salle. Au tour de la principale Victoria de s’expliquer si elle savait que Cartman se faisait harceler dans son école, mais à sa connaissance, ni plus ni moins que les autres élèves ! En fait, elle n’admet pas que le harcèlement s’est bien produit car elle ne peut pas être partout et à tous les instants !!! Pour le père de Kyle, le harcèlement s’est bien produit et il tente de faire craquer la principale en l’intimidant en lui faisant les grands yeux, en haussant le ton et en se penchant sur elle à lui faire peur d’une agression ! Le résultat est stupéfiant : la principale avoue tout : c’est elle qui l’a tué ! Elle l’a égorgé, ensuite elle a découpé le corps ! Elle a voulu le brûler mais il refusé de prendre feu !!! Elle a mis les jambes dans des sacs poubelle et jeté le torse dans la rivière ! D’accord, on a bien compris, sauf que là n’est pas la question (même si ce serait bien plus intéressant et sérieux de s’occuper de ce cas là !). Pour finir, le père de Kyle demande le témoignage d’un expert, celui du panda du harcèlement sexuel ! Celui-ci explique que lorsqu’un petit panda demande à un autre petit panda des caresses buccales, c’est du harcèlement sexuel, et que s’y on s’en tient strictement au texte de loi, c’est l’école qui est responsable ! Après examen du dossier, l’école de South Park devra verser à Eric Théodore Cartman 1 million 300 000 dollars au titre de dommage ! Cartman n’en peux plus de joie et entame une danse effrénée ! Quant au père de Kyle, il est fier de se vanter devant son fils que leur nouvelle maison est grande ... vraiment très grande ! Cartman aussi est aux anges avec sa très jolie montre et ses super godasses ! C’est lui qui nous le dit : faire un procès, ça troue le cul !!! Du coup, Clyde veut aussi faire un procès à quelqu’un et Barbara commence tout de suite à se chercher un avocat. Tous les gamins sont d’accord et motivés ! Tant et si bien que le père de Kyle en fait une pub : « Les enfants, vous en avez assez d’être harcelés à l’école ? Assez de vous faire traiter d’homo, de couille molle, de tête {relisant sa fiche} de cul ??? Alors, appelez-moi : le papa de Kyle ! Avec moi, vous êtes sûr de fermer le clapet de ceux qui vous harcèlent à l’école !!!
Témoignages : Barbara : Un garçon de ma classe a voulu mettre sa langue dans ma bouche ! J’ai tout de suite cherché un avocat ! J’ai eu 1 million 600 000 dollars de dommage grâce au papa de Kyle ! J’ai eu aussi un vélo super chouette ! Merci papa de Kyle !!!
Clyde {sirotant un cocktail sur le pont de son yacht} : Le papa de Kyle m’a obtenu 2 millions de dollars, et il peut en faire autant pour vous ! Maintenant, je suis entouré de jolies filles !!!
Alors appelez-moi, le papa de Kyle ! Car c’est pas une question d’argent … mais une question de … attendez, mais qu’est-ce que je raconte là ? Appelez-moi !!! {une voix off chantonnante} Ceux qui te harcèlent, c’est des racailles ! Attaque-les avec le papa de Kyle !!! ». De retour au tribunal, Cartman est reconnu coupable d’avoir harcelé sexuellement Pip Philip à l’école pour lui avoir demandé de sucer son … enfin, on imagine quoi ! Il donnera à Pip la moitié de ses affaires et l’école lui versera la somme d’un million 600 000 dollars ! Wendy la cochonne devra donner la moitié de ses affaires à Craig pour lui avoir touché les fesses, et l’école lui remettra deux millions de dollars ; idem pour Tweek accusé d’avoir fait des commentaires sur la forme du cul de M. Mackey. La principale Victoria en tombe de sa chaise, l’école est ruinée ! Alors que les procès pour harcèlement sexuel augmentent dans tout le Colorado, le plus attendu de tous est sur le point de s’ouvrir : le procès pour harcèlement sexuel de tout le monde contre tout le monde ! Quelle qu’en soit l’issue, la caisse des écoles est d’ores et déjà assurée de perdre environ 30 millions de dollars !!! Le représentant des premiers tout le monde sera Gerald Broflofski {avec cette orthographe à la télé}, un avocat de South Park bien décidé à empocher une belle commission ! Le représentant de l’autre tout le monde sera … Gerald Broflofski ! Donc quoi qu’il advienne, l’avenir semble radieux pour le papa de Kyle !

 

Tous les abus se payent tôt ou tard, et souvent au prix fort

 

Toute sanction mérite réparation ! Mais quand ce sont les institutions qu’on attaque par facilité pour se faire de l’argent, il ne faut pas oublier d’où viennent leurs ressources : des contribuables, c’est-à-dire nous tous, les citoyens imposables !

On a souvent tendance à s’en prendre aux institutions, d’une parce qu’elles représentent l’ogre étatique très gourmand en financement et de deux parce que justement elles ont beaucoup de ressources. Mais c’est oublier que si elles ont autant de moyens, c’est parce que les contribuables leurs allouent des sommes certaines pour avoir en retour des services publics de qualité ! L’autre problème qui découle directement de cette frénésie de procès est qu’à abuser des choses utiles on dénature leur fonction de base et on s’empêche de vivre   sereinement ! Comme dans tant d’autres domaines : trop de droit tue le droit !!!

Kyle se demande bien où l’école va trouver les sous si elle doit donner 1 million 300 000 dollars à Cartman et à son père. Celui-ci lui explique que les écoles ont beaucoup d’argent : en tant que contribuable, il paye des impôts tous les ans et une partie de l’argent des impôts est réservée aux écoles ! Et c’est sur cet argent qu’ils vont prendre leurs 1 million 300 000 dollars ! Alors que Kyle est interloqué par tout ça et demande à son père s’il ne voit aucun problème à tout ça, ce dernier lui explique que c’est un système très fragile que la nature a crée : les choses dépendent les unes des autres ! Mais Kyle comprend bien que son père essaye de l’embrouiller ! D’ailleurs, l’école a dû procéder à quelques changements, mais les cours seront assurés normalement ! Pour exemple, les tables des élèves, avec chaise incorporée, ont été vendues en raison de quelques coupes budgétaires dues à l’énorme amende que doit payer l’école ! Du coup les gamins étudient par terre ! De même, M. Garrison s’excuse pour un bruit atroce : on ne lui donne plus de craie, donc il devra désormais écrire au tableau avec un vieux clou rouillé ! Même le panda du harcèlement sexuel est licencié, notamment parce qu’un panda n’a rien à voir avec le harcèlement sexuel. A la cantine il n’y a que de la purée en flocons, là aussi on a réduit le budget ! Stan demande alors conseil à Chef pour arrêter tous ces procès, mais il n’en sait rien, il vaudrait mieux voir directement avec le père de Kyle, c’est lui l’avocat ! Mais justement, Kyle a bien essayé de lui parler, mais il ne veut pas arrêter les procès car ça lui rapporte trop d’argent ! L’autre solution serait de voir avec le panda du harcèlement sexuel car tout a commencé à cause de lui ! Chef leur souhaite de réussir, autrement ce sera purée en flocons jusqu’aux vacances, ce qui fait partir Cartman en courant et hurlant de dégoût ! Mais les choses s’annoncent mal : devant leur nouvelle nouvelle maison, Kyle trouve que l’ancienne nouvelle maison était déjà grande, mais il sait aussi que le procès du lendemain de tout le  monde contre tout le monde va encore plus aggraver la situation ! L’autre problème est que le droit a fait intrusion partout, même et surtout à l’école où le père de Kyle est là pour assurer ses affaires.  Il suffit que M. Garrison demande à Clyde quand Ulysse S. Grant fut président pour que l’avocat l’enjoigne de ne pas répondre ! Tentant sa chance avec Craig, M. Garrison s’entend dire que l’élève refuse de répondre sur des faits où il pourrait être incinéré (rectification de l’avocat) ... incriminé ! Pour M. Garrison, c’est un vrai problème que les élèves aient tous un avocat, et cela devient très gênant pour étudier ! Mais suite à quelques petits mots glissés à son oreille par le père de Kyle, il rectifie : il trouve naturel qu’ils aient un avocat et il soutiendra toute action en justice qu’ils mèneront ! Au conseil administratif de l’école, alors que cela fait 32 procès pour harcèlement sexuel de plus en moins de 24 heures, le président propose d’arrêter le soutien scolaire et le programme de santé ! Une adjointe se plaint même que les enfants commencent à poursuivre les adultes, et qu’ils pourraient donc être les suivants ! D’ailleurs, les enfants débarquent en plein conseil ! Stan demande simplement à parler au panda du harcèlement sexuel, mais tout le monde se réfugie derrière les tables. Le président exhorte les enfants à ne pas les poursuivre, un adjoint précisant qu’ils leur donneront tout ce qu’ils veulent ! Et ils veulent justement le panda ! Le président explique alors qu’ils ont dû se séparer de lui, enfin (devant la stupéfaction de Cartman), qu’il a démissionné, mais ils ignorent où il est, suppliant encore une fois qu’il n’y ait pas de procès ! Stan ne comprend vraiment pas ce qu’ils ont, en tout cas ils ne sont pas bien !!! Mais cette hystérie touche aussi les médias : critique le procès de tout le monde contre tout le monde, le journaliste exprime son opinion selon laquelle l’avocat n’est qu’un sale enfoiré qui tire avantage {on lui tend un papier} d’une situation où chacun … Info de dernière minute : le journaliste Kevin Mac Carthy est poursuivi par le papa de Kyle pour diffamation ! Le journaliste s’est pour l’instant refusé à tout commentaire … Même si ça gonfle Kyle, son père veut lui expliquer quelque chose : on vit dans une société démocratique et libérale, et les démocrates ont fait des lois sur le harcèlement sexuel précisant ce qu’on a le droit de dire ou pas sur notre lieu de travail, et sur ce qu’on a le droit de faire ou de pas faire sur notre lieu de travail ! Pour Kyle on appelle ça du fascisme, mais pas pour son père car on ne dit pas que c’est du fascisme ! Lui demandant s’il a compris, Kyle lui retourne la question, que son père élude vite fait en disant que la maison est vraiment très grande ! Les enfants vont alors sur l’île des mascottes disjonctées pour tenter de trouver une solution ! Il faut en effet que Piti le panda revienne en vitesse à South Park car tout le monde fait des procès à tout le monde et qu’il est plus ou moins responsable ! Piti le panda se désole que tout ce qu’il fait provoque des catastrophes, mais Stan le motive car les gens l’écouteront : le panda du harcèlement sexuel ne sert plus à rien à présent, il a usé tous ses pouvoirs panda à force de parler du harcèlement sexuel ! Maintenant, il doit porter un nouveau message, un nouveau message qui pourrait être utile aux gens, à savoir que ce n’est pas bien de se faire des procès tout le temps ! Au tribunal, le père de Kyle plaide que dans cette affaire, tout le monde a commis un crime, et tout le monde doit payer pour ce crime ! Son client, tout le monde, a été blessé par ce crime et doit recevoir réparation ! Juste avant qu’il ne commence sa plaidoirie, débarquent les enfants et Piti, le panda contre les procès ! Celui-ci se lance dans un grand discours moralisant : quand on poursuit quelqu’un, c’est tout le monde qui est touché ! Il n’y a rien de pire que l’argent facile ! Les plaignant le font pour l’argent, mais cet argent est celui des écoles, des impôts, de l’état : bref, c’est le nôtre !!! Quand on attaque quelqu’un, on prend l’argent des crèches, des écoles et des hôpitaux, pour le mettre dans notre poche ! Et ça, c’est quelque chose qui rend Piti le panda contre les procès très triste ! Pour un plaignant, qui ne savait pas que les procès étaient aussi moches, tout ça c’est la faute de cet enfoiré d’avocat ! Un autre confirme : il faut lui faire un procès et lui foutre des bambous dans le cul !!! Alors que la vindicte populaire est en marche, le père de Kyle prend sa propre défense car il a vraiment appris quelque chose aujourd’hui : tout ce qu’il voyait, c’était les millions de dollars qu’il empochait, sans se  soucier de savoir d’où l’argent provenait ! Quand on poursuit quelqu’un, on ne fait que causer des tas de problèmes à la société ! Il ne s’occupera plus d’affaire de harcèlement sexuel dans les écoles : la loi est trop vague et trop facilement contournable ! Puisqu’il n’y a plus d’avocat, la juge classe le dossier. Piti le panda délivre un dernier message aux petits enfants : les procès nuisent à la société ! Certes, il est tentant de gagner de l’argent, mais il faut se souvenir que cet argent doit bien venir de quelque part, et en général ça finit par léser des tas de gens innocents ! Il s’en va en chantonnant « Poum pou pou poum poum poum » sur l’air de bonne nuit les petits !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la Justice c’est bien, en abuser ça craint ! Il est bien normal de vouloir protéger son intégrité psychique et physique, mais il ne faut pas tomber non plus dans des extrêmes où le procès est une arme de paupérisation massive !

 

Le harcèlement, sexuel ou moral, est un comportement inacceptable, tout le monde en conviendra ! Il est donc important de sensibiliser les éventuels bourreaux et les victimes potentielles à ce fléau. Pour autant, que ce soit sur ce sujet ou concernant d’autres griefs, certains usent et abusent de leurs droits en faisant des procès pour tout et n’importe quoi. On ne le dira jamais assez, la voie de la raison est la médiation ! D’autant plus quand on sait que certains se font une spécialité de gagner de l’argent facilement en recherchant la moindre faille pénale pour attaquer autrui sur des délits « bénins » (même si un délit reste un délit, mais à considérer avec des pincettes), alors que tant de méfaits graves mettent des années à être jugés !

 

Une société stable ne peut se tourner tout le temps vers la Justice pour régler le moindre conflit, au risque de paralyser les tribunaux comme c’est déjà le cas aujourd’hui ! Les citoyens se doivent d’évoluer et de ne plus se crisper sur des détails de droit : ce n’est pas parce que la loi autorise ceci cela que l’on doit forcément tout prendre au pied de la lettre ! Comme souvent, il faut essayer de trouver un juste milieu entre le respect de soi et d’autrui en privilégiant les règlements à l’amiable : un bon accord vaut mieux qu’un jugement moyen insatisfaisant les différentes parties !!!

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 15:36

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés

                          les uns des autres !

Thème : 2) De l’affirmation des Différences au sectarisme communautaire

 

 

Fiche de visionnage n°6 : Épisode 49 (saison 4, épisode 1)
L’incroyable crime de haine de Cartman

 

 

Commentaire d’épisode : La loi doit-elle prendre en compte les différences ???

 

 

Il était une fois à South Park les enfants qui faisaient un concours de luge sur une mini colline de la cour de récré. La luge de nos quatre mousquetaires gagnait encore une fois.

 

 

Introduction :

 

 

Face à la recrudescence des actes délictueux et criminels envers des "minorités", les sociétés occidentales ont mis en place ces dernières années des dispositifs juridiques spécifiques pour tenter d’enrailler les dérives phobiques.

 

En essayant de trouver des explications à des faits graves, certains ont été amenés à caractériser des agressions au motif du rejet de la Différence de l’Autre, tant il est vrai que nos sociétés se sentent tiraillées entre une norme et ses marges. Ainsi, nous avons pu être conduit à envisager ces méfaits non comme un "banal" accrochage entre individus, mais plutôt comme des manifestations violentes de la haine des pas pareils.

 

 

Pour donner l’exemple et faire passer le message que la société est une et indivisible, les auteurs de ces faits illégaux se sont vus condamnés plus sévèrement en prenant en considération le caractère anti harmonie sociale de leurs actes. Mais le simple fait que la loi fasse un distinguo entre des actes criminels selon le type de la victime est déjà une reconnaissance des discours différentialistes !

En somme, la loi doit-elle prendre en compte les Différences ???

 

 

Un crime a toujours des circonstances, ni aggravantes ni atténuantes, juste explicatives

 

Tout délit ou crime est toujours à replacer dans un contexte et dans un historique des protagonistes (agresseur et agressé) car rares sont les faits qui surgissent du néant absolu.

Il est un peu facile de juger quelqu’un sur ses seuls actes, sans connaître l’origine du geste incriminé ! Sans forcément chercher à trouver des excuses à un crime inacceptable, la société et donc la justice se doivent au moins de tenter de comprendre le déroulement du drame. Sans cela, il ne peut y avoir d’impartialité suffisante pour un jugement éclairé prenant en compte tous les différents aspects des faits !

Tout commence en fin de compte par la jalousie de Token ! En effet, il se plaint que nos garçons gagnent à chaque fois car tout ceci n’est pas juste, Cartman ayant un si gros cul que forcément cela accélère leur luge. Cartman prévient, "sereinement" mais sévèrement, que Token ne doit pas le traiter de gros ! Plus tard, les filles voulant aussi faire de la luge (qui appartiennent d’ailleurs à l’école), se font jeter comme des malpropres. Notamment, bien évidemment, par Cartman et sa galanterie légendaire : « Allez plutôt faire la vaisselle ou vous faire foutre en cloque ! ». Piquées au vif sur leur (mé)connaissance du maniement d’une luge, les filles lancent un pari aux garçons : il y aura une course sur une vraie colline, la colline Phil Collins, samedi entre les quatre meilleurs garçons et les quatre meilleures filles ! Clyde s’empresse de dire que les filles n’ont pas réalisé à quel point Stan, Kyle et Kenny étaient forts. Et Token de rajouter qu’avec en plus le cul énorme de Cartman, les garçons sont sûrs de gagner ! Ce qui était plutôt un compliment machiste de la part de Token va se retourner contre lui car Cartman avait prévenu : il jure à Token que s’il le traite encore une fois de gros, il lui jettera un caillou dans la gueule ! Sauf que, juste pour rire, Kyle lance un pavé dans la mare en balançant sournoisement un « gros lard », interprété par Cartman comme une ultime provocation de Token qui se prend une grosse pierre en pleine face !

 

Le rejet criminel de la Différence est un crime contre
l’humanisme de la société

 

Une société, quelle qu’elle soit, a naturellement tendance à rejeter la Différence, jusqu’à ce que les mœurs qui la définissent évoluent !

Pour créer un sentiment d’appartenance à une nation au-delà de sa communauté propre, une société qui se veut stable et épanouie se doit de travailler sur elle-même afin de mettre au ban des accusés tout comportement qui nuirait aux efforts d’Égalité et de rejet de la Différence pratiqués par une société qui veut traiter d’égal à égal ses enfants, quelles que soient leurs spécificités ! Qu’un individu brise cet accord tacite de Tolérance entre Citoyens frères et sœurs et c’est toute la pyramide d’intégration qui risque d’être sapée à ses bases, ouvrant la voie à des revendications, voire à des conflits, communautaires !

Dès que Cartman est entendu pour son crime, des agents du FBI débarquent dont on ne sait où pour enquêter sur l’incident du jet de pierre ! M. Mackey a beau préciser qu’il gère l’affaire en ayant puni le jeune Éric Cartman à deux semaines d’affilées de retenue, l’un des agents a bien peur que ce soit un peu plus compliqué que cela ! En effet, étant donné que la victime est un afro-américain, il s’agit alors d’un crime de haine !!! Cartman se demande bien ce que c’est que cette connerie, mais il y a de nouvelles lois : tout crime commis en raison de la "race", de l’ethnie ou de l’orientation sexuelle de la victime est un délit fédéral ! Autant pour Cartman que pour M. Mackey cette notion de délit fédéral semble être une catastrophe. Cartman sera jugé par la cour fédérale de justice et d’ici là il doit être placé en détention provisoire, ce que sa mère juge « embêtant » ! Mais le pire est à venir, les médias se mêlant de ce procès du siècle pour crime de haine, où Tribunal TV se trouve en direct avec l’animatrice Leslie Smith. Celle-ci se demande publiquement ce qui a pu pousser ce petit gros de huit ans apparemment normal, à commettre un odieux crime de haine ! Retournons donc à la salle d’audience où le procureur procède à son interrogatoire. Lorsque celui-ci demande à Cartman qui est Token, il répond que c’est un Black qui est dans la même école que lui. Le procureur s’emporte devant le mot de Black alors que Cartman justifie que c’en est un, sans connotation spécifique (ce qui n’est bien sûr pas pareil que négro ou bamboula !). Pour le proc’, Cartman l’a agressé parce que Token est afro-américain, ce qui étonne l’accusé lui-même ! Selon l’accusation, la rage qui est montée en Cartman l’a rendu fou et il est passé à l’acte parce qu’il hait les afro-américains. Cartman rectifie : il hait les hippies, point final (moui enfin, les juifs aussi et tant d’autres pas pareils) ! Il précise qu’il les hait car ils sont toujours là à dire qu’il faut protéger la Terre, ils conduisent des bagnoles qui ne polluent pas, et ils portent des bracelets indiens de merde ! Son souhait le plus cher serait de leur latter les couilles ! Sa mère pousse alors sa complainte habituelle « Oh, mon poussin ! ». L’accusation termine par ces mots : « Mesdames, messieurs les jurés, c’est pour cela qu’il existe des lois contre les crimes de haine ! Ce monstre n’a pas commis un crime à l’encontre d’un individu, mais à l’encontre d’une race ! Protégez notre démocratie et envoyez ce petit gros agressif en prison ! ». Le proc’ cherche la bagarre, mais Cartman ne se laisse pas faire et pousse sa gueulante : ce connard ne doit pas le traiter de gros, sinon ... Le juge reconnaît Éric Cartman coupable d’avoir commis un crime de haine, et par conséquent il sera incarcéré dans la maison de correction d’Alamosa d’où il ne sortira qu’à l’âge de vingt et un ans ! En fait, le juge tient à faire un exemple avec lui afin d’envoyer aux gens du pays un message fort : si l’on veut faire du mal à un autre être humain, il conseille de vérifier qu’il soit de la même couleur que soi ! Les filles jubilent, mais pour Stan il faut absolument faire sortir Cartman de prison s’ils veulent s’entraîner avant la course de luge de samedi. Au moment même d’emmener le criminel en maison de correction, les gardes se rendent compte qu’il a disparu. Il tente en fait de rejoindre le Mexique avec la bagnole à pile que Kenny a reçu pour Noël. Les policiers se devant de respecter les distances réglementaires de sécurité, ils arrivent quasiment à la frontière. Pauvre qu’il est, Kenny n’a pas pu s’acheter de piles longues durées et l’échappée belle s’arrête nette après des heures de course-poursuite ! Parce qu’ils n’ont pas pu donner à Cartman leur gâteau avec une meli à gleon dedans pour qu’il s’évade de la prison pour mineur, Stan propose qu’il faille demander à Token de pardonner à Cartman de l’avoir criminalisé de haine. En se rendant chez lui, Kyle découvre que les élèves de "race différente" ont leur propre bus pour favoriser la diversité culturelle, sachant que Token est le seul Black de la ville avec Chef !

 

Un crime est un crime, point final

 

Tout crime mérite sanction, juste et justifiée selon des lois préétablies qui définissent de manière précise les conditions d’application de la sanction.

Devant les arsenaux juridiques mis en place ces dernières années pour lutter contre les xénophobies différentielles de toute sorte, on peut se demander si la loi ne devient pas elle aussi inégalitaire pour punir les dérives différentialistes ! En effet, à partir du moment où l’on considère qu’il est plus grave d’avoir commis un crime sur une personne en raison de sa Différence, cela revient à estimer que la victime est plus faible qu’une autre de par sa spécificité même, ce qui va à l’encontre de la notion d’Égalité promue dans la Constitution et les Droits de l’humain !

Au départ, M. Mackey veut que Cartman comprenne que son comportement est inacceptable, idem pour sa mère qui entend bien que son fils réalise qu’il aurait pu blesser gravement son camarade. À moitié convaincu, Cartman s’excuse vite fait mal fait auprès de sa mère. Mais elle ne veut pas de cela, puisque c’est à Token qu’il doit présenter ses excuses, ce qu’il fait dans la foulée. M. Mackey espère qu’il aura compris que c’est mal de jeter des pierres sur les gens ! Cartman, avec son cynisme et son désintérêt des autres habituels, bredouille qu’il regrette, qu’il se demande pourquoi diable il a fait cela, qu’il est rongé par le remord, qu’il a tellement honte d’avoir lancé cette pierre, finissant sa feinte par un « Allé, à plus ! » qui en dit long sur sa conscience du crime perpétré ! Mais pour M. Mackey c’est trop facile : il veut que Cartman apprenne à respecter ses camarades, donc il sera en retenue pendant deux semaines ! Aucune mention n’est faite ici d’une quelconque distinction en raison de la couleur de Token !!! Stan va justement le voir pour que les filles ne les battent à la course de luge à présent que Cartman est en prison. Kyle suggère alors que Token appelle la prison pour dire qu’il pardonne Cartman de l’avoir crime de hainé ! Malheureusement, le père de Token, avocat comme celui de Kyle, a peur que ce ne soit pas aussi simple que ça : la seule personne qui ait le pouvoir de faire sortir Cartman est le gouverneur ! Kyle s’emporte avec un «  Bordel, putain de merde, ça fait chier ! » qui vient du fond du cœur, et d’ailleurs il s’en excuse. Mais le père de Token est assez d’accord avec eux : il a un réel problème avec ces lois sur les crimes de haine, et il aimerait que les enfants aillent voir le gouverneur et qu’ils lui disent sa façon de penser ! Stan demande à juste titre pourquoi il n’irait pas lui-même, mais il sait déjà qu’on ne l’écoutera pas, parce qu’il est noir (et même riche comme Crésus, ça ne changerait rien à la donne !). Il explique alors aux enfants pourquoi les lois sur les crimes de haine sont hypocrites ! Le comité « Libérez Éric Cartman tout de suite » va voir le gouverneur pour lui faire un exposé sur les « lois anti crime de haine : une violente hypocrisie ! ». Stan explique que depuis quelques années, on a mis en place des lois contre les crimes de haine ! Token développe que si un homme tue un autre homme c’est un crime, mais si un homme tue un autre homme d’une autre couleur alors c’est un crime de haine ! Pour Kyle et ses confrères, c’est une violente hypocrisie car tous les crimes sont des crimes de haine : si un homme frappe un autre homme parce qu’il a couché avec sa femme, n’est-ce pas un crime de haine ? Si une personne vandalise un bâtiment officiel, n’est-ce pas pour manifester sa haine envers le gouvernement ? Pour Token, les motivations d’un crime ne devraient pas affecter la sentence ! Stan enchaîne : il faut arrêter de diviser la population en groupes ! Les lois anti crime de haine ne font que renforcer l’idée que les Blancs sont différents des Noirs, que les homosexuels doivent être traités différemment de ceux qui ne le sont pas, comme s’ils n’étaient pas pareils !!! Kyle finit l’exposé en défendant l’idée que nous devrions tous être Égaux devant la justice, avec les mêmes lois et les mêmes punitions pour les mêmes crimes. Il rajoute qu’ainsi Cartman serait libéré et qu’ils pourraient gagner la course de luge contre les filles le samedi ! C’est la présentation la plus sensée que le gouverneur ait entendu depuis bien longtemps ! Alors que Cartman s’est évadé avec la complicité de son codétenu, ils sont pris par les gardiens. Mais pour Cartman il est hors de question qu’ils se fassent prendre vivants, les matons crèveront avec eux ! En réalité, il vient d’être gracié par le gouverneur. Arrivant juste à temps pour la course de luge, il l’a remporte avec son équipe (en trichant en envoyant les filles dans le décor). Pip demande un triomphe pour Cartman et son gros cul ! Ce dernier s’empresse de demander si les roastbeefs comptent comme une ethnie dans le cas des crimes de haine ! Vu que les autres gamins s’écrient en chœur que non, il se précipite sur une pierre et la jette sur Pip l’anglais !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : c’est en créant divers niveaux de lecture de crime et donc de sanction afin de lutter contre la haine des Différences, que l’on justifie un sentiment inégalitaire présent tant chez les "minorités" que dans la majorité.

 

On peut, et on doit même, se demander s’il doit y avoir circonstances aggravantes en cas de délit/crime envers une communauté différente, mais il ne faut pas se leurrer sur les conséquences sociales de ce genre de questionnement. En effet, l’Égalité devant la loi et dans de nombreux domaines est le ciment social de nos civilisations multiculturelles et cultuelles ! Le simple fait de créer des catégories "faibles", à protéger des "forts", revient à reconnaître à des communautés un caractère autre que celui d’ensembles de Citoyens comme tout un chacun, renforçant ainsi le sentiment de perpétuel nécessité d’intégration pour des gens nés, formés et vivants dans le pays comme des habitants lambda.

 

      Une chose est sûre : ce n’est pas en analysant forcément des actes criminels sous l’angle de la Différence, que l’on arrivera à dépasser celle-ci ! N’oublions jamais que ce qui nous rapproche est plus vaste que ce qui nous différencie, et que les crimes les plus atroces sont souvent commis par des proches ou entre membres d’une même communauté (rurale, ethnique, religieuse, etc. ...) !
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 14:42

Catégorie : IV] Ce qui fait du bien peut aussi faire mal (et pas qu’aux mâles) !

     Thème : 2) C’est quoi l’amour (et encore plus l’Amour) ?

 

 

Fiche de visionnage n°23 :

Épisode 34 (saison 3, épisode 3) – La maman de Chef

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les femmes ont-elles un pouvoir démoniaque sur les hommes ???

 

 

*  Les pros : Les enfants, M. Garrison,

*  Les antis : Chef, Veronica.

 

 

*  Thèse : L’Amour c’est lourd, surtout quand on est plus soi-même ;

*  Antithèse : L’Amour à deux peut aider à être et à faire mieux ;

*  Synthèse : Il faut savoir raison et amitié garder !

 

 

Il était une fois à South Park Cartman qui a des problèmes aux yeux et part consulter pour cela un ophtalmo.

 

 

Introduction :

 

 

Qui ne s’est jamais senti impuissant, comme littéralement ensorcelé par un sentiment envoûtant émanant d’une personne que l’on a placée sur un piédestal ?

 

L’Amour peut être un sentiment ambigu : autant il peut nous retourner le cerveau et nous faire prendre des vessies pour des lanternes, autant il peut nous révéler à nous-mêmes et faire ressortir le meilleur qui était caché en nous ! Tout dépend si l’on sait détecter à temps les sorts maléfiques que certaines nous tendent, ou si l’on subit passivement, comme un zombie, les coups de braguette magique qui nous perdent par les boules !

 

Au-delà de leurs charmes naturels indéniables qui peuvent pervertir les âmes les plus pures, les femmes sont aussi humaines que les hommes, si ce n’est leurs facilités de sorcellerie qui peuvent forcer les cœurs des mâles les moins aguerris.

En somme, les femmes ont-elles un pouvoir démoniaque sur les hommes ???

 

Thèse en faveur de l’amour comme folie douce-amère

 

Même si on ne peut faire changer un homme, on peut toujours le faire évoluer en lui faisant prendre conscience qu’il serait mieux à sa place dans le couple s’il avait une meilleure place sociale.

En jouant sur le fait que les hommes ont besoin de reconnaissance, certaines femmes réalisent leur besoin de sécurité en révélant l’envie conquérante de leur mâle afin de gravir l’échelle sociale. Sur ces aspects promotionnels comme sur les changements personnels, certains peuvent être amenés à ne plus retrouver celui qu’ils connaissaient d’avant, voire même à être déçus par sa nouvelle orientation dans la vie. La vieille connaissance a changé, et pas forcément dans le bon sens.

Alors que les yeux de Cartman déconnent, que son ophtalmo le torture, Kyle lui propose de demander à Chef, lui qui trouve toujours la solution qui va bien. Sauf que là, patatras : Cartman hallucine grave, il voit Chef blanc et maigre. Kyle s’enquiert tout de suite de savoir ce qu’est devenu leur Chef, et il se voit répondre par son remplaçant qu’il a démissionné. A présent les enfants devront faire avec le nouveau cuisinier, M. Pouet, et quand il est en cuisine, il se passe plein de trucs marrants. Qu’ils se rassurent, s’ils aimaient, ils vont adorer M. Pouet. D’ailleurs, son coup du marteau dans le crâne et « Pouet ! », c’est pas marrant ça ? Stan ne réagit même pas et veut juste savoir pourquoi Chef est parti ! Peu importe, le bleu se trouve si drôle, ses blagues sont censées faire exploser des rires les enfants, abandonnés à ce taré ! Trêve de plaisanterie : l’important est déjà de manger, le reste on verra après, l’estomac plein. Mais même pour ça le nouveau fait n’importe quoi : le « chef » propose du truc jaune et du truc blanc. Bien sûr, Cartman demande beaucoup de chaque pour goûter. C’est décidé : Kyle déteste M. Pouet, et Stan veut aller voir Chef et lui dire de revenir ! Seul Cartman trouve marrant son coup du marteau, mais il n’est pas représentatif du groupe, loin de là ! Arrivés chez Chef, le vrai de toujours, Stan se plaint d’avoir failli crever de faim à midi ! Chef, en peignoir, pensait qu’ils avaient été prévenus qu’il avait démissionné, mais Kyle et les autres ne l’aurait pas cru ... même ils auraient dû, pour reprendre Chef. Le summum de l’incompréhension nouvelle est atteint alors que les enfants vont retrouver Chef chez son nouvel employé, une agence de comptabilité. Les collègues de Chef lui proposent d’aller voir aux fournitures de bureau les étuis de portables en cuir et Chef est plus qu’emballé. Décidément, Chef n’est plus ce qu’il était, il est devenu tellement différent !

 

L’amitié est la relation sociale la plus forte, entre la famille qu’on n’a pas choisie et l’amour qui est exigeant chaque jour.

Quand une relation amoureuse s’immisce dans la vie d’une personne, elle chamboule beaucoup d’aspects du quotidien et du train-train habituel. L’attrait de la nouveauté, l’envie de découverte et les sensualités partagées font que les relations d’amitié peuvent se distendre. Que la mayonnaise prenne ou pas entre le groupe amical et celui sentimental, il arrivera tôt ou tard des conflits d’intérêts entre soirée entre potes et moment intime !

Tant mieux pour lui que Véronica lise ses poèmes préférés à Chef, mais quand les enfants ont des problèmes, leur vieux pote chante et tout s’arrange. Véronica est bien consciente de tout cela puisque son impression de voler aux enfants leur ami est bonne. Et malheureusement la démonstration en est parfaite quand les gamins attendent des plombes que Chef vienne jouer avec eux au base-ball, tout ça pour rien. Mais il a une bonne excuse : il a oublié ! Véronica l’a emmené dîner après le bureau, et elle est si géniale qu’il n’a pas vu l’heure passer ! C’est effrayant : cette salope leur vole Chef ! Pour Cartman, ça lui passera et pour ça il suffit de dire à Chef que c’est une salope et voilà ! Mais pour Stan, le problème vient plutôt d’eux et qu’il soit possible qu’ils soient jaloux parce qu’avec elle Chef aura moins le temps de s’occuper d’eux ! Pour Kyle ce n’est pas raison, et finalement pour Stan non plus : c’est une salope, ils haïssent tous cette conne ! La seule solution pour Stan est de coincer Chef tout seul, car avec cette pute il n’écoutera pas. Sur son nouveau lieu de travail, Stan lui dit de larguer sa salope car ils ont besoin de lui, mais rien n’y fait. Quelques jours plus tard, les enfants vont voir Chef directement chez lui pour préciser leur pensée au sujet de Véronica. Mais comme un cheveu dans la soupe, elle débarque avec son air si innocent agrémenté d’un chaleureux « Bonjour les enfants ! », quelle comédienne ! Cartman a beau vouloir parler entre hommes, Chef le coupe et annonce une nouvelle qui fera du bruit !

 

Les femmes ont un réel pouvoir sur les hommes puisqu’elles nous envoûtent tant que les mâles sont sous le charme de leur sortilège et sont conquis par leur beauté.

Mais certaines usent et abusent de la magie noire qu’est la connaissance des points faibles masculins. En maîtrisant un peu la psychologie masculine, il n’y a rien de plus facile que de transformer l’homme le plus féroce en gentil petit toutou à sa mémère. Il suffit pour cela de se rendre indispensable et d’apporter au mâle ce dont il a besoin, ni plus ni moins, et en un seul coup de braguette magique le tour est joué !

Alors que M. Garrison fait son cours sur ce que les enfants doivent savoir des choses de la vie, c’est-à-dire que Tootie est partie à la 4e saison mais que Jo et Blair se sont mariées, rendant les 5e et 6e saisons sans intérêt, la cloche du déjeuner sonne et la classe se vide. Puisque là ils ne peuvent pas demander à Chef, les enfants demandent à parler à M. Garrison. Ce dernier les rassure qu’il est leur professeur et que ses conseils valent ceux de Chef, voire même qu’ils sont plus judicieux (mouais, connaissant la perversité du prof on peut en douter). Kyle lui demande donc s’il a déjà eu un ami qui se trouve une compagne et du coup, ses potes ne comptent plus pour lui ! Rien de plus simple : c’est le vieux syndrome de la Succube, un démon femelle qui dévore la vie des hommes en provoquant l’amour grâce à sa magie ! Les enfants confirment : c’est tout à fait ça qui arrive à Chef !  D’ailleurs, ils vont avoir vite confirmation. Comme Cartman s’est fait opérer, Véronica lui a apporté une tarte. De suite les enfants lui lancent qu’ils savent ce qu’elle est, une Succube sanguinaire ! Le doute plane tout de même quand elle leur demande, effarée, s’ils se rendent comptent de l’absurdité de ce qu’ils disent. Kyle se justifie alors car ils pensent ça parce qu’elle leur Chef. Alors que les choses semblent s’arranger, plus aucun doute n’est permis : Véronica épousera Chef le lendemain et – prenant son véritable aspect – les enfants ne pourront rien faire contre ça ! C’est bien ce qu’ils pensaient : la Succube envoûte ses victimes avec une mélodie, c’est le pouvoir succubique. Pour l’arrêter, il faudra aux enfants chanter cette mélodie à l’envers !

 

Antithèse en faveur de l’Amour qui chamboule, mais en bien

 

Ah l’amour et ses mystères ! Parfois il suffit d’un regard pour que notre cœur chavire, puis un rendez-vous arrive et chamboule tout !

Personne ne peut se préparer au coup de foudre, alors que ses conséquences peuvent être radicales pour bon nombre d’aspects de la vie des tourtereaux. Alors qu’on croyait tout connaître et soi-même en premier, on peut être surpris de découvrir tant de choses cachées y compris concernant sa propre personnalité. Certains ont pu essayer de faire évoluer ceci ou cela, mais une rencontre peut suffire là où des années n’y ont rien changé !

Alors que les enfants veulent savoir pourquoi Chef a démissionné, il leur explique que 3 jours plus tôt, il lisait le Kama Sutra à la bibliothèque quand il a rencontré une femme fantastique. Elle savait tout, sur tous les sujets, et ça lui a donné des idées. Il l’a ainsi chez lui pour que ça aille plus loin. Mais chose incroyable, contrairement à tous ses enseignements, il ne lui a pas fait l’amour devant la cheminée, toute la nuit ils ont ... parlé ! Ce changement est si brusque et radical que les enfants en restent pantois. Mais oui, ils ont parlé, notamment de la libération des femmes et des  hommes qui ne voient en elles que des objets sexuels. Et c’est là que Chef a réalisé qu’il avait été comme ça ! Grâce à Véronica, Chef a compris que sa vie était vide : obsédé sexuel, ça va jusqu’à 30 ans, mais après il faut devenir adulte !

 

Même si la personne change, ce n’est pas pour autant que toutes ses habitudes vont changer du jour au lendemain !

Certes, certaines relations vous changent un homme, mais il reste et (espérons) restera toujours des fondamentaux qui ne changeront pas de si tôt. Dans bon nombre de cas, on peut même estimer que vu que la personne amoureuse est sur son petit nuage rose, elle sera d’autant plus prompte à partager son bonheur avec autrui, ou tout simplement la nouvelle personne partageant sa vie pourra influencer positivement afin que les choses s’améliorent encore.

Les enfants se plaignent que lorsqu’ils avaient un problème ils pouvaient voir Chef et que celui-ci trouvait toujours une solution. Mais ce n’est pas parce qu’il est à présent avec Véronica qu’il ne pourra plus le faire, au contraire celle-ci pourra même l’aider en l’accompagnant dans ses chansons à thème. La preuve, c’est même Véronica qui adoucit les mœurs de Cartman qui se plaint que ses yeux déconnent et que son docteur soit très méchant (car il n’arrête pas de le traiter de porcelet) en lui chantant une douce mélodie : « Lorsque l’on fait un mauvais rêve, On voudrait que la nuit s’achève, Quand à l’horizon point le soleil, Sa douce lumière nous réveille ! ». Mais Chef n’est pas en reste pour autant : il remarque tout de suite que Cartman a des lunettes quand les enfants viennent le voir à son nouveau travail et lui indique que pour se débarrasser de ses culs de bouteille, le mieux est qu’il se fasse opérer au laser. On le voit bien : tout s’arrange encore et toujours ! Et pour preuve de son amitié toujours présente et disponible, Chef propose aux enfants d’aller jouer au baseball après son boulot.

 

Ce n’est pas tous les jours Noël, et si une belle occasion se présente, il faut savoir sauter dessus, d’autant plus si l’on sent qu’une belle histoire se profile à l’horizon.

Même s’il existe une foultitude de personnes avec qui l’on se sent bien, Cupidon a placé sur Terre une quantité bien plus réduite de partenaires avec qui l’entente sera cordiale et passionnelle, dans un doucereux mélange de franche amitié et d’élan amoureux déchaîné. Ces âmes sœurs, rares mais non uniques, sont des cadeaux que l’Amour place sur notre route. Il est important alors de savoir reconnaître le caractère exceptionnel de la rencontre et de la personne, puis plus crucial encore, de savoir saisir l’opportunité d’une belle histoire à    venir !

A peine les enfants arrivent chez Chef qu’il leur présente sa nouvelle compagne Véronica. Stan hallucine sur le terme compagne, mais Chef précise le fond de sa pensée : il est amoureux et elle va vivre avec lui ! Les enfants ne comprennent plus rien de ce qu’il se passe. Mais ce n’est que le début, car Chef a une grande nouvelle à annoncer : il va épouser Véronica. Toute sa famille viendra au mariage, et les enfants aussi. Chef est tellement fou de joie qu’il ne laisse même pas le père Maxi finir sa phrase car pour lui la question de savoir s’il promet de patati-patata en prenant Véronica pour épouse ne se pose même pas ! Il la veut, point final, peu importe les clauses du contrat ! Sa mère se réjouit que son bébé soit enfin marié !

 

Synthèse

 

Petit à petit l’oiseau fait son nid d’Amour ! A force d’être travaillé par ses hormones, tout humain finit un jour par s’éprendre d’une autre personne et à vouloir construire une relation durable.

Alors qu’au départ les enfants considèrent le sexe opposé, non encore différencié, comme un partenaire de jeu, les instincts se révèlent avec l’apparition des caractères sexués secondaires sous la forme d’une lutte en classe entre ennamis de genre. Mais le temps passant, l’envie de découverte de l’autre prend le dessus et l’on veut s’épanouir en partageant avec sa dulcinée des moments forts en émotion. Jusqu’au jour où, tout venant à point pour qui sait attendre, l’alliance entre en jeu, pour le meilleur comme pour le pire !

Stan a beau dire que les enfants n’aiment pas Véronica, ne sachant pas trop pourquoi d’ailleurs mais c’est comme ça, toujours est-il que tous les amis se trouvent des compagnes. Même qu’un jour ça arrivera aux enfants, quoi qu’en pense Kyle qui est persuadé que non ! Heureusement, Véronica sait trouver les mots juste : Chef est l’ami des enfants ça c’est sûr, mais c’est une grande personne qui a des besoins qu’ils ne peuvent combler ! Il veut vivre avec Véronica parce qu’elle le rend heureux, tout simplement ! Ce sentiment est à son apogée lors du banquet prénuptial : le père est fier de son fils qui épousera le lendemain une femme superbe, si heureux pour eux que même s’il s’était juré de ne pas pleurer, les larmes de joie l’emportent, idem pour Chef !

 

Il faut toujours se méfier des apparences, notamment quand tout paraît (trop) idyllique, d’autant plus dans le cas de l’amour qui enrobe la relation d’une aura floue et impalpable mais bien présente.

Quand on est sur son petit nuage rose, on ne veut voir que ce qui va pour le mieux. Mais gare à la manipulation senti-mentale : notre cerveau fait tout pour nous rendre aveugle et ainsi faciliter le passage à l’acte et donc la reproduction des gènes ! Même si l’on est averti par des proches que ceci ou cela ne nous ressemble pas, ou que l’on doit faire attention à certains aspects de la relation en cours, l’Amour fait que le cœur a ses raisons que la raison ignore. Enfin, en réalité on sait très bien que certaines choses ne vont pas, mais on préfère se les cacher pour profiter au mieux de l’histoire amoureuse. Jusqu’au jour où le brouillard se dissipe et qu’on réalise enfin tout ce qu’on n’avait pas voulu voir mais que l’on savait/ressentait, que ce soit par des proches ou par ses propres réflexions non trop biaisées mais refoulées car inavouées !

M. Garrison le dit bien aux enfants : la magie succubique provoque un amour aveugle contre lequel il est difficile de lutter ! Pour le prof, les gonzesses peuvent tuer et coûter très cher ! Lui préfère sauter les nanas et leur dire salut de manière élégante avec un gentleman « Vire grognasse avant de me bouffer la vie ! ». Sauf que, comme le confirme M. Toc, il ne trompe personne sur ses orientations ! Dans le même registre d’aveuglement sur soi, Chef pète un plomb face aux enfants : il n’a jamais été aussi heureux, ce qui devrait leur faire plaisir. Quand ils tentent de justifier leurs inquiétudes, il n’y a pas de mais qui tienne : Chef l’aime et va l’épouser un point c’est tout ! Les enfants doivent l’accepter, ou disparaître de sa vie ! Puis il les vire de sa fête privée. Mais lors du mariage et de la découverte de la vérité sur le caractère succubique de sa bien-aimée, Chef fait son mea culpa : les enfants ont bien fait de l’avertir et de révéler la véritable nature de la future de Chef. Maintenant qu’elle est partie, il se demande bien ce qu’il lui trouvait ! Cela ne fait que confirmer ce qu’a toujours pensé M. Garrison : maudites gonzesses !!! Les enfants sont ravis de retrouver ensuite Chef à son poste, qui plus est avec du poisson pané qu’ils adorent. Au moins, Chef aura appris une leçon très importante : parfois on tombe amoureux et on se dit c’est pour la vie. On veut changer, on jette ses amis, on se dit que l’on ne trouvera pas mieux. Mais l’amour s’en va, et on se fout de savoir pourquoi. On se retrouve seul et malheureux, car on a pensé avec sa queue. Avec l’amour, il faut être  méfiant, ça détruit tout comme un ouragan ! Il faut être cool, ne pas perdre la boule ! M. Garrison, qui écoutait de loin la chanson de Chef, rajoute que jamais une gonzesse ne doit nous séparer de nos amis !

 

Les amis, les vrais, sont toujours là pour aider celui qui est dans le besoin, même si ce dernier ne sollicite pas leur aide car ne l’estime pas nécessaire.

Alors que l’amour passe, lasse puis casse, l’amitié elle est construite en béton armé et est censée mieux résister aux ouragans de la vie qui détruisent bon nombre de liens sociaux sur leur passage. Ainsi, parce que l’ami est profondément enraciné dans la vie de l’intéressé, il saura mieux que quiconque détecter ce qui ne va pas et ne ressemble pas à son pote. Surtout, même contre le gré de la personne aimée, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour démêler les fils d’une relation qu’il ressent comme nuisible à l’épanouissement de son ami pour qui il tenterait le tout pour le tout, jusqu’à le retrouver tel qu’avant.

Dès qu’ils sont au courant du caractère démoniaque de Véronica, Kyle propose à ses acolytes d’aller dire à Chef qu’il aime une succube. Même s’il est tellement excité par ce mariage, il ne pourra que les remercier de leur attention envers son bien-être. Sauf que la tâche n’est pas si facile, la succube faisant toujours tout pour éloigner Chef des enfants. Ils se rendent alors directement au banquet prénuptial et annoncent devant tout le monde que Véronica n’est pas une femme mais une succube ! Celle-ci a beaucoup de peine en entendant cela, mais pour Kyle elle peut raconter ce qu’elle veut, elle ne trompera plus personne ! Bien tenté, mais il n’y a rien à faire : Chef l’aime plus que les enfants ! Pour autant Stan ne veut pas laisser tomber, car Chef n’abandonnerait pas pour eux ! Les enfants se documentent alors, mais il n’est dit nulle part comment arrêter une succube. Même s’il est 6h du mat’ et que Cartman veut dormir, vu que Chef se marie dans trois heures, Stan est prêt à tout pour détruire la succube. On voit de suite la différence d’amitié : Cartman se retenait mais maintenant il le dit : il emmerde Chef et qu’il épouse sa succube, lui il dort ! Lors de la cérémonie, après avoir appris la chanson à l’envers en seulement trois heures, même si Kyle a grave sommeil, les enfants ne doivent pas dormir mais chanter ! Alors que la bande magnétique est coincée, ils se démènent pour révéler la succube et la détruire avec sa propre chanson. On ne voit pas ça tous les jours ! Les enfants s’excusent, mais ils étaient forcés par leur amitié de libérer Chef du sortilège succubique pour le ramener à la réalité !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : les femmes ne sont pas nos ennemis, mais il faut s’en méfier comme de l’eau croupie qui dort !

 

Si les hommes n’étaient pas aussi faibles face au sexe dit « faible » mais si fort pour nous faire tourner la tête, les pouvoirs seraient à égalité ! Il ne faut d’ailleurs pas oublier que cet épisode traite des succubes mais qu’il existe le pendant masculin sous la forme des incubes. Tous les êtres humains, pressés pour certains d’arriver à leurs faims de loup, sont capables d’ensorceler leur partenaire afin de satisfaire certains de leurs bas instincts. Il n’en reste pas moins que les hommes sont peut-être plus sensibles à ce genre de charmes envoûteurs et se laissent donc plus facilement prendre au piège de la manipulation et de la sorcellerie !

 

L’humain aime qu’on l’aime, mais il ne doit pas perdre à l’esprit que toute relation entraîne des changements et que ces derniers doivent être librement acceptés ! Si l’on sent que son sens critique est altéré par la passion, le mieux est de demander conseil à ceux qui comptent vraiment à nos yeux et qui nous connaissent bien. Eux ont le recul nécessaire et le sens de la réalité nécessaires pour analyser si la partenaire potentielle aura une bonne influence ou non sur notre devenir !

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 07:57

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

    Thème : 2) Le monde musical n’est pas une marchandise !!!

 

 

Fiche de visionnage n°15 :

Épisode 128 (saison 9, épisode 3) – Wing

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Un artiste (ou un employé) est-il un esclave de l’art (ou du capital) ???

 

 

Les pros au début : Les enfants, la mafia japonaise,

Les antis à la fin : Les enfants, la mafia japonaise.

 

 

Thèse : Pour développer son art il faut passer par un agent ;

Antithèse : Une agence pratique l’abus de confiance ;

Synthèse : Un artiste n’appartient qu’à son public et à son art !

 

 

Il était une fois à South Park M. Garrison qui annonce à sa classe que Token vient de gagner le concours de chant des enfants du Colorado, grâce à son incroyable voix. Stan ne savait même pas qu’il chantait, alors que la chose était évidente pour Cartman vu que Token est black !

 

 

Introduction :

 

 

Les arts sont le plus gros dénominateur commun à toutes les cultures humaines, même s’ils s’expriment de manières fort différentes. Toujours est-il que l’humain a besoin d’eux pour oublier le dur quotidien et faire évader son esprit de la réalité.

 

Le talent est un don à travailler qu’il est plus que dommage de gâcher ! Cela peut rapporter, au-delà du plaisir aux spectateurs, certaines sommes d’argent tout comme cela peut amener la gloire à laquelle chacun aspire à son niveau. Pour autant, certains abusent de leur position dans ce milieu très fermé et dur pour se faire tranquillement une place au soleil. Déjà que la vie d’artiste n’est pas évidente, il faut au moins que ces personnes talentueuses soient considérées à leur juste valeur.

 

Pour perfectionner son art, développer sa visibilité et sa notoriété, un artiste doit affronter un tas d’embûches et effectuer le parcours du combattant. Le tout en gardant le sourire ultra-bright !

En somme, un artiste (ou un employé) est-il un esclave de l’art (ou du capital) ???

 

 

Thèse en faveur du « il faut tirer – un maximum – profit de son talent »

 

Être artiste n’est pas donné à tout le monde, et le talent encore moins. Quand tout ceci peut en plus rapporter de l’argent, il n’y a pas d’hésitation à avoir.

Beaucoup de personnes sont des artistes amatrices éclairées (ou pas d’ailleurs, l’art ne se mesurant pas forcément à la qualité mais plutôt à la créativité) mais de là à devenir professionnel il y a un large fossé. Avoir des capacités et des facilités ne signifie pas avoir du talent, mais quand ce dernier est là et qu’en plus il est connu et reconnu, cela peut ouvrir les portes du succès et des revenus liés.

Token, grâce à son incroyable voix, a gagné le concours de chant des enfants du Colorado, et Mme Garrison encourage les autres élèves à le féliciter. Preuve que le talent ne suffit pas à être connu, Stan ne savait même pas qu’il chantait. En fait, il va chanter devant un large public pour l’élection de Miss Reconstitution Historique à Denver, et sera payé pour ça $200 ! Les enfants hallucinent de jalousie ! Bien qu’en tant que femme Mme Garrison est contre ces reconstitutions machistes, elle espère tout de même que les enfants prendront un moment pour féliciter Token d’être si spécial. D’ailleurs, lors du show, Mme Garrison fera une confidence entre filles à la principale Victoria en avouant que rien ne lui détrempe la moule autant qu’un noir qui chante.

 

Le but ultime de tout artiste est de faire vibrer son public certes, mais aussi – voire surtout – de connaître la gloire à laquelle son talent ouvre les portes.

La faim de gloire justifie les moyens pour étancher cette soif de reconnaissance qui brûle le cœur de tout humain et encore plus des artistes. Pour arriver jusqu’en haut des marches et du tapis rouge, tout est bon du moment que cela apporte une certaine notoriété qui pourra s’avérer payante dans le temps : plus on se créé d’opportunité en développant sa visibilité, plus son talent sera connu et avec de la persévérance la gloire pourra devenir immense.

Les enfants agents sont prêts à tout pour placer leur cliente Wing. Plutôt que d’attendre longtemps dans la queue (alors qu’ils doivent être à l’école lundi), la chance leur sourie au petit bonheur. Un producteur s’entend dire au téléphone qu’un invité ne peut venir alors que l’émission est enregistrée le lendemain. Kyle ayant entendu que cette personne cherchait quelqu’un pour son émission, Stan propose quelqu’un qui est prêt à passer à la télé immédiatement. Cartman ne perd pas le nord et demande de suite s’il y a de l’argent à gagner dans cette émission aussi, et il se voit rassurer d’apprendre que le gagnant empoche $1000. Pour Stan c’est parfait : leur cliente le fera ! Kyle se renseigne quand même pour savoir si cette émission est aussi bien qu’American Idol, mais le producteur le rassure, c’est encore mieux. Sauf qu’aucun des enfants ne sait ce qu’est « Le  Compétiteur » ! Le principe de cette nouvelle émission de Sylvester Stallone est simple : deux personnes vont se battre pour la gloire, un va rester, l’autre rentrera chez lui. Dans le coin rouge, en short bleu et blanc, le destructeur de Del Fuego, Mexique, Manuelo Furrrrrrrnanda ! Dans le coin bleu, dans une magnifique robe de soie au motif floral, Wing ! La pauvre déguste, se prenant une sacrée rouste. Ce qu’il ne faut pas faire pour la gloire ! Mais, comme Cartman, on peut au moins accorder à Wing qu’elle encaisse bien les coups avec son menton en acier.

 

Lorsque quelqu’un de talentueux veut lancer sa carrière, il est important de passer par un agent qui connaît bien le milieu et ses pièges.

Pour se rendre visible au milieu de la multitude, il faut se faire remarquer par tous les moyens pour que certaines personnes, influentes découvreuses de talents, sachent déjà de quoi on est capable. Par la suite, le rôle d’un agent est de faire fructifier son investissement en temps en plaçant son client dans tous les starting-blocks qui pourraient être utiles au développement de sa notoriété et donc de ses cachets.

Alors que Token s’est fait alpagué par l’Agence Artistique Super Géniale dirigée par les enfants, il se demande bien pourquoi il aurait besoin d’une agence, à qui en plus il faut céder 10% des gains. La vérité (s’ils mentent), c’est que sans leur protection, des gens risquent de profiter de Token. Stan précise les propos de Cartman : on va faire à Token des offres dans tous les sens, une tempête médiatique va le frapper, et il ne peut pas la gérer tout seul, car personne ne le peut ! Kyle confirme que Eminem, Justin Timberlake, Hootie... ont tous un agent. Token a donc besoin de quelqu’un pour tout contrôler à sa place : le spectacle de Denver n’est qu’une miette, avec l’aide de l’Agence Artistique Super Géniale, il aura toute la tarte ! Vu que tout ceci lui paraît cohérent, Token signe le contrat d’exclusivité artistique. Et effectivement les offres commencent à tomber. Alors qu’il chante pour les 16 finalistes du concours de plus belles femmes du Colorado en tant que gagnant du concours de chant pour enfant du Colorado, Token est remarqué par un couple. Ils le trouvent tellement génial qu’ils pensent à l’engager pour la bar mitzvah de leur fils Tommy. Ayant entendu cela juste devant eux, Stan vérifie qu’ils veulent engager leur poulain, puis Cartman prend le relais : ils représentent Token, ces gens n’ont qu’à les appeler et ils trouveront un arrangement.

 

Antithèse en faveur de la jungle des profiteurs

 

Tout comme le pétrole, certains n’ont pas de talent, mais ils ont des idées, que l’on peut classer tantôt dans la philanthropie artistique tantôt, et le plus souvent, dans l’appât du gain.

Comme dans beaucoup de domaines, certains ont le savoir-faire et d’autres le faire-savoir. Vu que rarement une personne possède ces deux facultés indispensables à la notoriété, car si on est le seul à savoir qu’on fait des trucs géniaux cela ne sert pas à grand chose si ce n’est à se désespérer, une symbiose est obligé de se mettre en place, idéalement pour le bien des deux. Mais comme partout, il y a toujours des travailleurs et des profiteurs du labeur d’autrui. Et quand en plus la filouterie s’en mêle ...

Alors que Stan hallucine sur les 200$ que va se faire Token juste pour chanter, Kyle se demande bien pourquoi eux n’ont jamais d’opportunités comme ça. Cartman connaît la réponse (mais Kyle aussi après son expérience Moop) : ils n’ont aucun talent ! Ils ne seront jamais le côté artistique, mais peuvent toujours essayer le côté qui réfléchit. Pour Stan c’est évident : ils sont trop intelligents pour avoir du talent ! A partir de là, Cartman va avoir une idée géniale : vu que Token va arriver au somment et qu’il va être une immense star, pourquoi ne pourraient-ils pas avoir un peu de cet argent ? L’idée est d’être les agents de Token et de prendre ainsi 10% de tout l’argent qu’il fera ! Stan est emballé, puisque pour lui ils méritent cet argent tout autant que lui ! Pour Cartman, il suffit d’un bureau qui troue le cul, de quelques beaux costumes, et une fontaine dans l’entrée, puisque toutes les meilleures agences ont une fontaine dans leurs entrées. Ensuite, le plus dur sera de faire croire à Token qu’il a besoin d’eux, alors qu’ils vont juste lui taxer de la thune. Quand Token regarde l’affiche publicitaire placardée partout dans la ville, Cartman donne ses ordres : lorsqu’il arrivera au bureau avec Token, il faut que Kenny se cache dans une autre pièce et appelle le téléphone sur son bureau ; Cartman fera semblant de parler à quelqu’un de célèbre et super important et quand Token verra ça, il pensera que c’est une agence sérieuse (sauf que Cartman fera semblant de parler à Abraham Lincoln, mort depuis 200 ans, pensant que Token ne le sait pas, mais il le sait puisqu’il écoute en cours contrairement au gros lard). Excellant dans la feinte du loup, Cartman fait mine de parler au téléphone et de dire à un gros coup qu’il n’est pas intéressé. Il tombe alors « par hasard » sur Token et lui demande comment ça va, s’il est toujours noir. Après cette entre en matière, il va au vif du sujet et annonce à Token qu’il a entendu qu’il faisait quelque chose à Denver le lendemain soir. Il présente alors son Agence Artistique Super Géniale et l’invite à passer au bureau pour convaincre Token d’être représenté par cette agence. Vantant les mérites de son agence, dont la plus belle preuve d’efficacité est sa belle fontaine, Cartman présente un futur potentiel client à son équipe. Stan se réjouit et félicite Token d’avoir bien fait de venir chez eux !

 

Le fond du problème n’est pas tant l’a(r)gent en tant que tel, mais surtout son rapport qualité / prix !

Une association honnête sous-entend que les deux parties soient également bénéficiaires des arrangements passés entre elles. Si l’un des associés tire toute la couverture à lui, on peut considérer qu’il y a abus de confiance, voire de faiblesse dans le cas d’un artiste qui a besoin d’un représentant pour trouver puis négocier des prestations à sa place.

A présent que Token a signé son contrat, les enfants sont une équipe de divertissement dont les rôles sont clairement répartis : Token « n’a qu’à faire » tout le chant, tout le spectacle et tout le divertissement, et ses agents feront le reste. Dès la fin de son spectacle à Denver, ses agents congratulent Token pour ses 200$ et Cartman fait tout de suite les comptes. Alors qu’il calcule laborieusement 10% de 200$, Kyle vient à sa rescousse : comme le dit Stan, leurs 20$ et les 200$ de Token ne sont qu’un début, à présent les offres vont se multiplier ! D’ailleurs le cuisinier de City Wok vient leur rendre visite après avoir vu l’affiche dans la rue. Il cherche en effet un agent pour sa femme, Wing, qui vient juste d’arriver clandestinement de Chine, aidée en cela par la mafia chinoise. Mais les enfants sont désolés, faire décoller sa carrière leur demanderait trop de travail étant donné qu’elle est loin d’être une dancing&singing queen ! C’est ballot, quel dommage sachant qu’elle vient d’être acceptée pour « American Idol » à Los Angeles mais que son mari ne peut pas l’emmener car il doit s’occuper du restaurant. Si comme le pense Cartman tout le travail est déjà fait, et qu’en plus l’émission paye $1000, Kyle et son équipe seraient ravis de signer avec Wing. Cartman confirme et précise les termes du contrat : ils iront à L.A. avec Wing, et tout ce qu’elle aura à faire sera de faire le spectacle, chanter et gagner l’argent ensuite eux feront le reste ! Notamment la faire manger : dans le bus pour L.A., Stan téléphone pour savoir si Wing a besoin de manger ou de quelque chose. Même pas, ils n’ont pas à s’inquiéter pour elle, fleur si délicate qui n’a pas besoin de beaucoup manger. C’est parfait pour ces agents, qui se contenteront de rappeler quand Wing sera passée à la télé. Mais ils feront quand même leur possible pour rentrer au pays une fois la gloire envolée : Stan fera la manche pour que les gens aident quatre pauvres garçons et une chinoise à rentrer au Colorado, Cartman précisant que ce geste d’espoir en aussi déductible des impôts. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’ils rencontrent Stallone, qui veut que Wing chante au mariage de son fils, prestation qu’il paiera 4000$. Même si, Cartman le premier, ils ne voient que les 400$ pour eux, il n’empêche que ça troue le cul et que les enfants ont réussi leur mission.

 

Le monde du show-business est comme Dallas, un univers impitoyable où tous les coups, y compris ceux sous la ceinture banane-portefeuille, sont permis !

De par la globalisation et tout simplement le besoin vital de divertissement, la découverte de nouveaux talents est devenue une industrie juteuse. Mais lorsque l’offre dépasse amplement la demande, un goulot d’étranglement se crée et la concurrence compétitionnelle se fait de plus en plus forte. La loi de la jungle reprend alors ses droits : que le plus fort gagne et que les autres marchent ou crèvent !

A peine le concert de Denver terminé, une personne vient féliciter Token pour sa superbe performance. Il se présente comme étant Don Eisman, Creative Art Agency, Los Angeles. Comme il pense que Token est prometteur, il lui propose de signer avec CAA. Stan intervient et rappelle que Token a déjà des agents ! Mais Eisman sort sa botte  secrète : il a quelques spectacles à L.A. Auxquels il aimerait que Token participe. S’il monte dans sa limousine, ils pourront en discuter en chemin. Cartman ne peut laisser filer la poule aux œufs d’or mais Token se justifie car c’est une énorme opportunité pour lui. Cartman tente bien le coup de la fontaine, mais CAA a une fontaine à deux étages et les enfants ne peuvent donc lutter. Pour Stan tout ceci est trop injuste, mais Eisman lui réplique que les affaires sont les affaires, c’est le show-business et la jungle. Kyle se désole de tout ce temps passé à aider Token, tout ça pour ça. Cela aura au moins le mérite de prouver à Cartman que travailler dur ne paie pas : à partir de ce moment, il sera un clodo accro à la drogue ! Après avoir remis le pied à l’étrier avec leur contrat avec Wing, Stan la cherche de partout : il faut la retrouver vite, car si cette grosse agence artistique CAA sait qu’elle a du travail, ils vont encore essayer de la leur piquer ! Malheureusement le mal est déjà fait : Wing a bel et bien disparue. Kyle fulmine qu’on leur ait encore fait le coup : cette saloperie d’agence leur a encore volé un client ! Sauf que cette fois les jeux ne sont pas faits : Cartman a trouvé leur carte de visite, ils vont y aller et récupérer leur cliente ! Arrivés à l’adresse, les bureaux sont plutôt impressionnants, ce qui est facile pour Cartman vu que l’agence vole les clients des autres ! Alors que Cartman hallucine grave devant leur fontaine incroyable, Kyle s’énerve : ces trous du cul leur ont volé leur cliente ! Que font-ils de cette putain d’éthique dans les affaires ? Ils croient que le marché du divertissement leur appartient  mais c’est faux ! Il exige qu’ils leur rendent Wing, tout de suite !!! Sauf que la mafia n’est pas du genre à se laisser donner des ordres, encore moins par quatre gamins. Devant le déluge de feu et les tirs nourris, Kyle propose finalement d’abandonner, mais pour Stan c’est hors de question car si jamais ils laissent la CAA leur piquer tous leurs clients, leur agence ne réussira jamais ! Kenny meurt, mais Kyle lui jure qu’il n’est pas mort pour rien : Wing va de nouveau être une cliente et ils vont faire un paquet de pognon !

 

Synthèse

 

Il plane un doux parfum de rêverie autour du métier d’artiste, mais non seulement ce n’est pas donné à tout le monde, mais en plus c’est loin d’être aussi glamour qu’il n’y paraît.

Il n’y a pas de métier facile ou parfait, et ceux qui font le plus rêver sont souvent les plus compliqués à pénétrer puis gérer au quotidien ! Comme le disait Andy Warhol, tout le monde veut tellement son quart d’heure de célébrité que beaucoup sont prêts à tout y sacrifier, en premier lieu leur patience. Car être artiste c’est courir à droite et à gauche les castings, les plateaux ou les studios d’enregistrement, attendre pendant des heures pour avoir l’occasion de montrer ses talents et donner de la voix ! Le tout pour de maigres résultats sauf si un jour le prince signant se penche sur vous !

Les enfants en tombent des nues en voyant la file d’attente interminable pour le casting d’American Idol. Passant devant tout le monde, ils se font rappeler à l’ordre, mais Stan se justifie en disant que leur cliente doit passer une audition pour cette émission. Certes, mais les autres aussi ! Et d’ailleurs ça fait 70 jours d’attente pour l’une des personnes de la queue. Stan ne veut rien entendre ni attendre et il va voir directement la dame à la porte, mais se fait rembarrer vite fait au motif qu’il doit faire la queue comme tout le monde. Stan tente le tout pour le tout vu qu’il pense qu’il s’agit d’une erreur : ils sont ici avec Wing, LA Wing ! Cartman vient à son aide en arguant qu’ils sont une agence artistique très influente et que si ses producteurs savaient qu’elle renvoyait des gens aussi importants qu’eux faire la queue ... justement, son portable sonne et il a au bout du fil le Colonel Sanders (icône des fast food KFC, ou Georges Washington en VF). Il lui dit qu’une grognasse d’American Idol ne connaît pas Wing, mais Kyle décide de laisser tomber. Pour Cartman, le Colonel Sanders devrait arrêter de lui donner du poulet (ou bien il confirme avec son ami Georges que c’est qu’une pétasse). Pour Token c’est encore pire, la désillusion est de taille quand on sait qu’il se retrouve à faire le service lors du mariage du fils Stallone. Les enfants hallucinent de le voir là, mais en fait son agence n’a rien fait pour lui du coup il essaye de travailler pour se payer son billet de retour. Cartman ne laisse pas passer une si belle occasion et enfonce le clou du spectacle en lui demandant de ramener du pain et de l’huile d’olive, en se magnant !

 

Tout comme dans le milieu de l’entreprise, on a tendance à considérer le capital humain comme une ressource humaine, et les artistes avec leur contrat de licence sont encore plus considérés comme une marchandise, ou plutôt comme un centre de profit !

L’esclavage a régné durant des milliers d’années et n’est, officiellement, aboli que depuis une centaine d’années. Toutefois, il n’est pas faux d’envisager les artistes (comme les sportifs de haut niveau) comme une valeur marchande sur lesquels on investit un peu pour avoir de gros retour en rentabilité. Un artiste se doit de faire ce qu’on lui demande, d’aller là où on lui dit d’aller, le tout après avoir cédé ses droits sur ses œuvres à une grosse compagnie qui le rétribue en lui jetant quelques miettes du bénéfice engendré !

Alors que tout semble aller bien pour le cuisinier de City Wok et sa famille, voilà que débarque la mafia chinoise. Elle qui a fait rentrer clandestinement Wing aux USA, le cuisinier devait leur payer $10 000 pour ce service, or ils n’ont toujours pas été payé. Liu Kim se justifie en disant qu’il y travaille, et même que Wing a engagé un agent et qu’elle va faire beaucoup d’argent. Mais pour la mafia c’est trop tard : Wing est maintenant leur propriété ! Ils vont l’emmener à Los Angeles, où elle travaillera dans un salon de message, jusqu’à ce qu’elle ait remboursé la dette. Liu Kim essaye bien de gagner du temps, de mettre la mafia sur une fausse piste en Alabama, mais on ne la fait pas à la mafia. Elle se rend vite compte que Liu Kim ment et le retourne avant de s’en prendre à son riz crottes de nez, à sa salade pignons de pine, mais il craque quand ils s’attaquent aux Couilles sautées ! Ayant lâché le morceau, la mafia met la main sur Wing car on n’échappe pas à cette organisation. Stan a beau crier qu’elle est LEUR cliente, rien n’y fait : quand on fait affaire avec la mafia, on met en jeu sa vie en tant que propriété inaliénable ! Au siège de la mafia, le chef justifie que Wing a un contrat avec lui et que donc elle lui appartient. La mafia aide des citoyens chinois à s’infiltrer aux USA, mais quand ils arrivent, ils deviennent leurs esclaves : c’est un trafic très ancien, mais personne n’a assez de tripes pour les arrêter ! Mais Kyle s’insurge car ils avaient un contrat avec elle avant, donc elle leur appartient ! Sans parler de contrat, pour la mafia sa vie leur appartient, mais pour Kyle sa vie appartient à son agence !!! Heureusement Stan fait entendre la voix de la raison : tout le monde doit se rendre compte de ce qu’ils sont en train de faire ! On ne parle pas d’un objet ici, on parle d’un être humain ! Il suffit de voir ce qu’ils sont tous devenus : toute cette violence, cette colère et pour quoi ? Pour contrôler la vie de quelqu’un ...dont chacun essaie juste de profiter. Wing n’appartient ni à l’agence ni à la mafia, et c’est bien malheureux de faire juste un métier où on traite les gens comme des produits ! Le chef de la mafia craque : ils ont passé tellement de temps à profiter des rêves et des espoirs des autres, en oubliant que ce sont des êtres  humains ! Kyle confirme que ce n’est pas un sentiment très gratifiant. Les deux parties tombent d’accord sur le fait qu’ils en ont marre de ce business malhonnête et malsain. C’est un métier pourri, ils arrêtent ! La mafia se repent : il est temps pour elle de trouver un autre moyen de faire de l’argent, et à partir de maintenant tous ses contrats sont nuls et non avenus !

 

Trop peu de gens ont un réel talent, qu’ils savent en plus exploiter à bon escient, pour que celui-ci et les plaisirs qu’il pourrait provoquer chez tous soient sacrifié pour des aspects bassement matériels !

Il est déjà assez dur de travailler ses capacités et de les faire remarquer aux bonnes personnes aux  bons moments, pour que tout ceci soit gâché par des notions de droits et de licences. Un artiste est là pour exprimer son talent et en faire bénéficier le plus grand nombre, qu’on le laisse donc ainsi s’épanouir en émerveillant tout un chacun !

Même si le chef de la mafia a du respect pour les garçons car ils ont réussi à se frayer un chemin jusqu’à lui, s’ils approchent de trop près, il fera sauter la cervelle de Wing. Cartman ne se laisse pas avoir car morte elle ne sert plus à rien à la mafia. Stan renchérit, car comme il fait le même métier que le mafieux, il sait que le chef ne la tuera pas parce qu’elle ne pourrait plus lui rapporter d’argent ! Heureusement que rien ne fut fait : Stallone était désolé que le combat ne se soit pas mieux passé et que Wing ait perdu, mais il pense que la chanteuse a beaucoup de talent. Il aime vraiment sa voix, et avec la façon qu’elle a de vocaliser la mélodie, il en avait les larmes aux yeux. Cartman le remercie et s’excuse qu’elle ne soit pas meilleur boxeuse. Mais là n’est pas le propos : Wing chante si bien qu’il la veut pour le mariage de son fils. Le cuisinier de City Wok est ravi que les enfants aient si bien aidé sa femme, ce que confirme le chef mafieux : la voix de Wing est si magnifique, c’aurait été dommage d’avoir empêché le monde de l’entendre chanter ! Stan finit par une belle leçon : il faut laisser le talent aux gens talentueux !!! 

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : les artistes n’appartiennent à personne si ce n’est à leur public et à leur art !

 

Certes un artiste peut avoir besoin d’être épaulé dans sa quête artistique pour développer son talent puis pour le faire fructifier au mieux auprès de sa cible. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de sa propriété de sa carrière ni contre son indépendance créative. Ceux qui ont du talent savent comment le mettre en œuvre, même s’ils peuvent avoir besoin d’une aide, complémentaire, pour assurer la meilleure stratégie de pénétration des marchés.

 

On peut toujours avoir besoin d’un coup de main pour entrer dans un réseau et se faire connaître, mais le talent appartient à l’artiste et c’est à lui de savoir comment et avec qui il peut faire en sorte d’en faire profiter un large public.

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 08:15

Catégorie : VII] Ni dieu ni maître : la spiritualité n’est pas mauvaise en soi, la religion si !!!

 

 

Fiche de visionnage n°38 :

Épisode 69 (saison 5, épisode 4) – Les Super Meilleurs Potes

 

 

 

Commentaire d’épisode : La manipulation mentale des sectes par rapport aux religions

 

 

Il était une fois à South Park le magicien David Blaine qui fait des tours de carte à la mère de Butters et à Jimbo. Stan et Kyle regardent médusés, Butters et Cartman auront beau leur demander d’où ils sortent leurs glaces, ils n’auront jamais la réponse à cette question.

 

 

Introduction :

 

 

Même si beaucoup savent depuis longtemps que la religion est l’opium du Peuple, les humains usés et abusés se tournent tout de même encore et toujours, au moins en ultime recours vu que ça ne mange pas de pain (béni), vers les cieux pour savoir ce qu’ils attendent d’eux.

 

Le phénomène sectaire est loin d’être récent, mais il prend depuis quelques temps une autre ampleur face à l’apocalypse maintes fois pronostiqué et que certains voient à présent dans le soi-disant « choc des civilisations ». Alors que les grandes religions tentent d’apaiser le dialogue, les sectes profitent de leur absence sur le terrain pour véhiculer leurs messages innovants et actualisés, propre à créer l’adhésion des blasés des religions classiques éculées.

 

Secte et religion se basent chacune sur la quête de spiritualité et de sens que peut éprouver tout humain essayant de comprendre une réalité qui lui échappera toujours dans sa grande partie. Mais les différences entre elles restent notables : alors que l’une cherche à cerner et épater puis à pomper ses clients/proies, l’autre tend plutôt à fidéliser ses croyants sur des messages plus « terre à terre » et faire qu’ils croient en sa justice et ses grands principes de vie en harmonie avec le monde.

En somme, comment fonctionne la manipulation mentale des sectes par rapport aux religions ?

 

 

De l’art de la sublimation et de la manipulation à l’insu de son « plein » gré

 

Étant donné que dans la spiritualité tout est question de croyance sans preuve, ce domaine est spécialement propice à l’enchantement puis à l’embrigadement !

La notion même de lutte d’influence repose sur l’argumentation, et peut-être plus encore sur la manipulation fine qui consiste à ranger quelqu’un de son côté alors qu’il n’était pas des plus chauds au départ ! Après avoir capté l’attention de l’auditoire, à partir du moment où on arrive à faire douter la personne sur son niveau de bonheur, la porte est entr’ouverte pour y glisser le pied. Ensuite, le VRP de la spiritualité possède tout un panel d’attrape-nigauds avec lesquelles il peut facilement forcer le cœur de son interlocuteur à défaut de sa raison. En cela, les illusionnistes ont forcément une longueur d’avance puisque c’est leur métier que de tromper les sens et les gens. L’opération sera ensuite pleinement achevée quand le nouvel adepte aura perdu toute conscience et connaissance de son moi personnel pour se fondre dans la masse des moutons bénis oui-oui guidés en troupeau par leur pasteur vers l’abattoir de la logique rationnelle.

De la magie à l’escroquerie spirituelle, il n’y a qu’un tour de passe-passe ! Tout commence alors que le magicien David Blaine fait un tour de carte à la mère de Butters. Alors que tout le monde croit qu’il s’est planté car ce n’est pas la carte qu’avait choisi la participante, le 4 de cœur apparaît sous les yeux médusés des spectateurs dans la rue. Mais y a plus fort encore : Blaine demande à Jimbo de penser à une carte et de la projeter dans son esprit. Jimbo se doit ensuite de la chercher dans son cul, mais il ne sent rien. Quand il fouille suffisamment profondément, il la sent bien et c’est effectivement sa carte. Blaine finit son show par son tour de lévitation, car s’il a réuni autant d’adeptes, c’est bien en parcourant le pays depuis un certain temps déjà et qu’il a conquis avec ce tour. Pour Kyle, époustouflé, c’est le mec le plus génial de tout l’univers ! Blaine fait ensuite sa pub pour son atelier David Blaine au Centre de Magie. Les enfants se réjouissent d’avance d’aller y apprendre plein de tours ! Ils y sont reçus par Steven, un blainetologue depuis 3 ans. Parlant de ce qui émeut le plus les participants quand David Blaine réalise ses miracles, Stan s’étonne du terme miracle, mais le blainetologue lui explique que David Blaine est bien plus qu’un magicien, c’est un érudit, un visionnaire et un guide. D’ailleurs, quand Cartman et Kyle vont faire du porte à porte, une vieille se méfie des sectes et de toute façon elle est catholique. Pour Cartman il n’y a pas de problème car la blainetologie est faite pour tous : il y a des cathos, des bouddhistes...et même que Kyle est carrément feuj ! Donc, non, David Blaine n’est pas un illuminé et la blainetologie n’est pas une secte. Il suffit pour s’en persuader d’avoir vu son émission sur ABC ou de lire son livre. La vieille accepte qu’on lui en parle, notamment concernant le miracle de l’autocongélation à Times Square.
Mais tout cela ne suffit pas, encore faut-il savoir comment
faire apparaître son moi véritable. Une seule question mérite d’être posée : pensons-nous être vraiment heureux ? Butters ne le pense pas, lui qui lorsqu’il s’endort pousse des hurlements et est réveillé le matin par ses propres cris (lui c’est vraiment un cas à part, notamment parce que ses parents le maltraitent psychologiquement). Pour les blainetologues, le fond du problème est qu’on ne peut pas être heureux ! Nos amis, nos parents, tous nous programment pour que l’on soit solitaire et isolé ! D’ailleurs, il suffit de penser au nombre de fois où l’on s’est dit que personne ne nous comprenait pour voir qu’on n’est pas vraiment heureux (ce que Kyle pense fort en lui) et que notre vrai potentiel est étouffé (hum, Kyle lui pense aussi que son véritable arc-en-ciel est très touffé). Tout s’arrangera en lisant le livre de David Blaine, seul endroit où l’on trouvera la voie du bonheur. Kyle en est tout fou de joie, lui qui vient juste de prendre conscience qu’il n’était pas vraiment heureux (enfin, il ne savait pas non plus à quel point il était malheureux). Alors que la vieille dame ne connaissait pas vraiment le grand projet de M. Blaine pour elle, Kyle remercie son gourou pour son livre qui montre la voie du bonheur. Pas née de la dernière pluie, mamie comprend tout de suite son projet. Pour détendre l’atmosphère et enfoncer le clou, Kyle informe la vieille dame que David Blaine passe à Denver et que ses tours de magie la surprendront, notamment quand il va avaler sa tête. Malheureusement mamie ne veut pas de place pour le spectacle, alors que Cartman tente de la convaincre qu’il la rendra heureuse. La vieille dame se sent heureuse, mais à force de lui dire que non, Cartman réussit à lui vendre deux places. Plus on se pose la question d’être heureux, moins on l’est !
Quand la manipulation mentale a bien fait son œuvre, on n’est plus soi-même et c’est le but, puisqu’on devient ainsi beaucoup plus malléable pour ressembler aux autres petits soldats de la secte ! C’est typiquement le cas quand les bleus doivent aller se faire éclairer ! Butters est le premier à laisser la magie s’écouler en lui et à se faire éclairer, par une tonte des cheveux. A présent, toutes les brebis sont identiques ce qui est censé limiter les voies discordantes. Stan s’en rend compte quand il dit à Kyle qu’ils n’auraient pas dû venir, sauf qu’il s’adresse à Butters (seul Cartman est aisément reconnaissable, même s’il tente la feinte pour que les autres essayent de deviner qui il est). Pour Stan, ils se sont foutus dans une galère pas possible, et vu qu’ils veulent changer les enfants il propose de se tirer vite fait. Mais Kyle n’est pas du même avis, lui estime au contraire apprendre plein de trucs super. Étant resté quelques temps en plus, Stan décide finalement de vraiment se barrer, mais à force de manipulation il affirme haut et fort qu’il veut rester ! Quand Kyle lui demande de confirme qu’il ne part plus, son coreligionnaire ne se rappelle même plus qui il est déjà ! Il est Stan qui se tire, et si Kyle ne vient pas avec lui il est débile. Devant le refus de Kyle, Stan plaide qu’il est son meilleur ami, mais c’est ce en quoi son pote croit à présent et si Stan ne peut pas respecter ça ils ne peuvent plus être meilleurs amis. D’ailleurs, quand Cartman et lui croise Stan dans la rue, Cartman détourne son attention car ils n’ont pas de temps à perdre. La manipulation et la perte du soi sont encore plus flagrantes quand il est temps pour les adeptes de mourir. Bien que Kyle argumente auprès de Cartman qu’ils se sont fait laver le cerveau, pour Cartman seule la voie du bonheur compte. L’état doit leur accorder l’exonération d’impôts, sinon les adeptes continueront à mourir joyeusement !

 

L’enfer c’est les autres, mais la tyrannie est en interne

 

Une secte se reconnaît essentiellement au fait qu’elle se renferme sur elle-même, qu’elle coupe ses adeptes des restes du monde !

Pour qu’une secte assoie son pouvoir, il lui est nécessaire de faire appliquer des règles strictes qui évitent toute dissidence. La première règle d’or est que, comme dans la mafia, on ne peut pas repartir aussi facilement qu’on est entré, sauf les pieds devant. On est donc libre de ne pas partir, ceci pour éviter les fuites et limiter d’autant plus les risques d’enquêtes policières de l’extérieur sur l’intérieur du fonctionnement de la secte. La deuxième règle est de camoufler l’avidité financière et la manipulation mentale par un enrobage de foi : les adeptes ne doivent surtout pas se poser la moindre question, pour eux l’important doit être de faire le bien dans et à l’extérieur de leur secte, peu importe ensuite les aspects bassement matériels et réels de leur condition de drogués spirituels. Enfin, tels de bons petits soldats, les membres doivent être prêts à tout sacrifier pour leurs idéaux car le seul but fondamental est la survie de la secte au-delà des individus qui la composent (tout comme la vie par rapport aux spécimens des différentes espèces).

Stan a très vite compris ce qui se tramait dans cet univers très particulier. Mais quand il veut se tirer, un disciple l’en empêche arguant qu’il n’a pas vraiment envie de rentrer à sa maison. Certes il a le droit de partir, même si le bonze lui barre la route, mais il fait erreur. Le disciplus simplus lui propose d’y réfléchir et de parler si les enseignements de l’Église ne le satisfont pas. Stan a beau dire qu’il ne veut pas parler, mais juste s’en aller, l’adepte revient à la charge pour d’abord discuter dans son bureau, et ensuite il pourra repartir. Sentant l’arnaque, Stan change d’avis et reste. Par la suite, c’est au tour de Kyle de penser que Stan avait raison, que ça va trop loin. Il réveille dans la nuit Cartman pour lui dire qu’il n’a plus trop envie de devenir blainetologue car s’il se suicide sa famille sera vachement triste. Cartman le comprend, lui qui ne veut pas crever, d’autant plus avant même d’avoir eu sa puberté. Pour Kyle, il faut se barrer vite fait bien fait car en quittant le groupe, d’autres les suivront peut-être. Mais pour Cartman tout ceci risque d’être difficile. Il propose alors que la nuit porte conseil et que si le lendemain ils veulent toujours se tirer, ils partiront. Avec cette technique du gros sournois, Kyle se réveille dans une bulle de plastique, balancé évidemment par Cartman, officiellement pour le bien de son frère Kyle ! Celui-ci en sait beaucoup trop et s’il s’enfuit, il sera un danger pour la secte de Blaine.
C’est qu’il s’agit de toute une industrie de la spiritualité ! Rien que le séminaire d’initiation coûte 69,95 $, et le rôle des adeptes est entre autre de faire venir le plus de monde possible aux spectacles de Blaine. D’ailleurs, il y aura même un prix pour qui en fera venir le plus. Kyle et Cartman sont de bons ambassadeurs de la marque avec 15 personnes qui viendront
pour voir M. Blaine à Denver, sachant qu’il leur faudra vendre encore au moins 10 places pour gagner. Même si Stan trouvait débile de rester, Kyle est persuadé que pour la première fois de sa vie il a l’impression d’exister. Son pote pouvait halluciner que ce soit dans la secte d’un connard de magicien, mais Kyle est sous le charme de ce brillant Blaine, qui l’a juste convaincu qu’il l’était ! Mais Stan se doit de réagir car Blaine va faire des miracles dans son spectacle, et plus il aura d’adeptes, moins il pourra aider Kyle. D’ailleurs, le nombre de ses disciples grandit plus vite que celui du prophète Mormon, ce qui montre bien que David Blaine est aussi dangereux qu’on pouvait le redouter. Avec tous ceux qui ont entendu la vérité et rejoint la blainetologie, l’organisation grandit chaque jour, à un point tel que bientôt le gouvernement devra les exonérer d’impôts en tant que religion ! Plus l’argent et la manipulation sont là, moins la foi y est !
Une secte est une organisation défendant coûte que coûte ses intérêts, et Stan le traître a failli en faire les frais lors d’une tentative d’écrasement. De même, le gouvernement ayant rejeté leur demande d’exonération d’impôts, tous les blainetologues partent en croisade et marchent sur Washington pour exiger une exonération d’impôts en commettant un suicide collectif : en se suicidant à Washington, le « Bonheur Eternel » leur sera accordé dans l’autre vie. Cartman est aux anges : ils vont enfin mourir ! Grâce à cela, la blainetologie deviendra alors une vraie religion et rien ne pourra plus les arrêter. Même pas un bassin moins profond que prévu : les adeptes sont si manipulés et la secte prête à tout, que pour se noyer il faudra s’allonger sur le ventre, mettre la tête sous l’eau et attendre que la mort vienne.

 

La foi n’a pas besoin d’artifice et n’est pas monnayable

 

On dit des fois qu’une religion est une secte qui a réussi, ce qui n’est pas entièrement faux si l’on considère le faible nombre d’adeptes initialement placé sous la tutelle d’un gourou dont le mouvement s’accroîtra et se multipliera pour devenir une communauté religieuse encadrée par de nombreux officiants.

On ne peut nier que les trois grandes religions du livre et même tant d’autres ont du sang sur les mains : soit celui de leurs défenseurs morts pour leur foi, soit celui de païens morts pour leur impiété et leur conversation ad mortem aeternam. Alors que ces religions ont des origines communes, elles se sont livrées des guerres fratricides en partie parce que leur prophète respectif était plus doué en belles paroles et miracles que celui des autres. Toutefois, la foi n’est pas question de miracle, mais de croyance en ces miracles ! De même, une des différences majeures d’avec les sectes, est qu’une vraie religion convainc par ses croyances, pas par des secrets monnayables. D’autant plus si ces secrets tiennent plus de l’hérésie « visionnaire » que de la croyance mystique.

Comme nous le dit Blaine, les anciennes religions nous ont trompés, elles n’ont apporté que guerre, pauvreté et tristesse. Alors que bien sûr la blainetologie offre les clés pour vivre pleinement. Arrivés au sanctuaire des Super Meilleurs Potes, le Q.G. de ceux qui combattent pour le Bien, Jésus présente quelques-uns des Super Meilleurs Potes : Bouddha, qui a le pouvoir de l’invisibilité,  Mahomet, prophète musulman, qui a le pouvoir du feu, Krishna, divinité hindoue, Joseph Smith, le prophète mormon, Lao Tseu, fondateur du Taoïsme et Sea-Man qui peut respirer sous l’eau et communiquer avec les poissons. Stan hallucine : les gens se battent depuis des siècles à cause des religions alors qu’ils sont copains, et même plus, « Super Meilleurs Potes » dont la mission est de combattre pour la justice ! Ils croient tous au pouvoir du Bien sur le Mal, enfin sauf Bouddha, qui ne croit pas vraiment au Mal.
Pour captiver les foules au-delà du prêche de la bonne parole, rien ne vaut de beaux miracles. Et nos experts s’y connaissent. Stan est de suite reconnu par Jésus et lui apprend que Kyle trouve génial un gars qui dit que
ses tours de magie sont des miracles. Jésus prend sous son aile protectrice Stan, qui a bien fait de venir le voir car les sectes sont très dangereuses. Lui qui est super fort en miracle, Stan lui demande d’en faire lors du spectacle de Blaine à Denver pour qu’il paraisse moins génial. Jésus montre alors à Stan son célèbre tour de la transformation de l’eau en vin. Après que Stan se soit retourné, il peut regarder et confirmer que l’eau est devenue vin. Pour Stan, déçu, ce miracle est nul, mais à la décharge de Jésus ce n’était pas le même public exigeant il y a 2 000 ans. Heureusement Jésus a bien d’autres miracles dans la manche. Comme la magie de Blaine est trop puissante pour que Jésus ne l’affronte seul, ils doivent se rendre à des distances inimaginables pour l’humain. Stan s’accroche à sa robe et ne doit pas ouvrir les yeux ... sinon le miracle technologique de l’avion casserait tout l’effet spécial. De l’autre côté, David Blaine va avaler sa tête à Denver ! Mais Jésus n’a pas dit son dernier psaume : il exhorte ses enfants à rentrer chez eux et à cesser de suivre ce faux prophète ; ils ne doivent plus gâcher leur temps et leur argent avec lui. Cet illusionniste ne leur donnera pas de quoi manger, alors que nourrir ceux qui ont faim, ça c’est un vrai miracle. Jésus a 5 pains et 3 poissons, ce qui est insuffisant pour tous les nourrir. Il refait alors son tour de magie et demande pareillement à tous les spectateurs de se retourner (pendant qu’il multiplie les pains et la poiscaille en remplissant les bacs). Blaine a bien raison de dire que sa magie dépassée n’impressionne plus personne, même lorsque Jésus retrouve un as de pique derrière l’oreille du faux guide, mais toujours est-il que son message est toujours aussi vivace après deux millénaires. Ce n’est donc pas la magie des miracles qui opère mais bien la croyance en la supériorité de Jésus et du champ de ses possibles.

Le divorce est parachevé quand on sait qu’une vraie religion convainc par ses croyances, pas par des secrets monnayables ! Alors que la foule se sent abandonner par son guide qui s’enfuit en navette volante, Stan vient recadrer les choses et expliquer aux adeptes qu’ils n’ont pas besoin de lui pour être guidés. Les sectes c’est nul : e
lles promettent le bonheur et la vie éternelle, mais pour ça il faut leur donner du fric. Si une religion demande du fric pour apprendre des secrets, c’est qu’elle   craint ! Les vraies religions ont toutes de bon côtés, autant ne prendre que leurs bons côtés et laisser les déchets aux intégristes lobotomisés !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : l’humain a besoin de spiritualité pour évoluer dans un monde qu’il ne peut comprendre ! Mais ensuite, il faut savoir faire le tri entre une religion et une secte !!!

 

Même si Sartre disait que le XXIè siècle serait spirituel ou ne serait pas, c’est à chacun de savoir s’il a fondamentalement besoin d’une béquille mystique. Si l’on se sent assez fort pour affronter les douloureuses incertitudes de la vie, on sera déjà moins réceptif aux tours de passe-passe que certains mouvements mettent en place pour draguer le chaland. L’important est de toujours savoir garder son esprit critique, le premier justement qu’une secte cherche à détruire, alors qu’une religion cherchera plutôt à faire avec en passant par-dessus (avec le genre de phrase à la « tu ne peux pas comprendre ... mais ainsi va la vie !). Quand on se sent conditionné pour ânonner bêtement des phrases apprises par cœur, que le mouvement exige de l’argent ou qu’il en mette plein la vue pour calmer les doutes, alors ne réfléchissez plus : prenez vos jambes à votre cou et fuyez aussi vite que vous pourrez !

 

Que l’on croit en un dieu, un principe supérieur grand architecte de l’univers ou en rien, la spiritualité peut aider bon nombre de gens à se frayer un chemin dans la dure réalité quotidienne. Le plus dur reste de ne pas tomber dans les griffes de malins qui abuseraient de la faiblesse d’autrui pour les embrigader dans des mouvements sectaires. Ce sont les questions qui font avancer l’humain, les réponses ne font que le détruire !!!

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 12:02

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés les uns des autres !

    Thème : 1) Chacun sa tribu et les bisons seront bien gardés !

 

 

Fiche de visionnage n°5 :

Épisode 104 (saison 7, épisode 8) – South Park est gay

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les hommes doivent-ils se confondre avec les homos ???

 

 

Les pros : Les enfants, les pères,

Les antis : Kyle, M. Garrison, les mères.

 

 

Thèse : Dans la métrosexualisation des mœurs tout est bon ;

Antithèse : Chacun à sa place et il faut que ça le fasse ;

Synthèse : Soyons nous-mêmes, pas comme les autres !

 

 

Il était une fois à South Park Stan qui racontait le drame de la veille à ses copines à l’arrêt de bus. Alors qu’il regardait « Entre garçons », en attendant « Regard Gay sur un hétéro », Stan s’est  endormi et a renversé son coca sur son pyjama en satin. Et là c’est le drame, même pour Cartman qui trouvait ce pyjama si splendide !

 

 

Introduction :

 

 

La culture se répand comme une traîne de poudre par contact entre communautés différentes, transfert d’influence et initiation à de nouveaux goûts !

Quand quelque chose est bien ailleurs, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit que de s’approprier les avantages d’autrui ! C’est d’ailleurs ainsi que se sont propagés les progrès techniques et l’évolution des mœurs. Pour autant, à trop vouloir singer l’autre, on peut disloquer deux cultures en brouillant leur identité propre qui font qu’on les reconnaît immédiatement comme deux communautés différentes.

 

Entre évolution par amélioration des us et coutumes et déperdition dans la fusion avec l’autre, le juste milieu est toujours aussi difficile à cerner.

En somme, les hommes doivent-ils se confondre avec les homos ???

 

 

Thèse en faveur de l’amélioration par la métrosexualisation

 

La mode est le principal marqueur social d’une communauté et s’approprier cette tendance revient à reprendre les codes vestimentaires et autres d’un autre groupe.

Quand une tribu est mise en avant par des phénomènes de mode liés à la reconnaissance sociale, celui qui ne suit pas se retrouve à la marge, complètement dépassé par le raz-de-marée des défilés. Ne pas être à la page a une lourde signification puisque certains peuvent estimer que la personne est à l’écart des réseaux d’influence, ou pire qu’elle se place volontairement à contre-courant pour exprimer son rejet « antisocial » d’une lame de fond tendancielle.

Kyle a toujours eu un problème avec les modes, et là encore il est super ringard avec sa veste polyester. Il peut se justifier que c’est les fringues qu’il met toujours, c’est bien ça le problème : son look très « 10 septembre » est complètement dépassé et il se doit donc d’évoluer. Et en plus il est couvert de peaux mortes, à croire qu’il ne fait jamais de gommage ! Heureusement que Cartman, âme charitable pour une fois, est là pour ne pas le laisser dans cet état et que Stan va l’aider à complètement être relooké ! Mais l’habit fait le moi et ses parents sont tout de suite inquiets en le voyant accoutré de la sorte. Pour Kyle il n’y a pas de mal puisque c’est pour faire comme ses copains et essayer d’être fashion. Ses parents ne doivent pas jouer les rabat-joie, mais son père décide de prévenir tous les parents car là il y a un problème ! Mais la mode évolue si vite ! Le responsable de la chaîne HBC, sentant que la mode gay est révolue, change rapidement sa programmation pour relancer la mode latino. On peut voir alors le père de Stan traîner comme un banditos americanos avec le père de Kenny et boire une cerveza, Stan proposer à son amigo Kyle de jouer au ballon, redevenant ainsi potes comme des hombre cools.

 

Le bon goût, vestimentaire ou autre, n’est pas partagé par tout le monde, et on pourrait dire encore moins par bon nombre d’hommes.

Il est connu et reconnu que les homos ont en général plutôt bon goût (euh, vestimentaire s’entend, même s’il n’y a pas de jugement à avoir), et que c’est même une partie de leur marque de fabrique que de lancer les modes. Pour autant, aucun monopole n’étant bon par nature, les hommes se doivent de rattraper leur retard en la matière, non seulement pour ne plus paraître à la traîne, mais également pour apprendre à s’enjoliver et à prendre soin d’eux en écoutant davantage leur corps.

Alors que les parents de Kyle veulent parler des enfants, les hommes regardent la télé et le père de Kyle s’étonne qu’il y avait match ce soir-là. Eh bien non, c’est juste que tous les mecs se sont réunis pour mater « Regard gay sur un hétéro ». Ils ne sont pas tous devenus gays pour autant, juste métrosexuels. Le bourru Skeeter, habitué du bar de South Park, explique que le fait qu’un mâle prenne soin de lui et accepte sa part de féminité ne veut plus dire qu’il est gay. En effet, pour le père de Kenny, se définir comme métrosexuel c’est être hétéro mais apprécier la culture gay ! Et les hommes ont enfin bon goût, puisqu’ils ont même abandonné la bière pour se mettre au vin de Chiraz.

 

Les femmes reprochent assez aux hommes d’être comme des bêtes, même si ces dernières s’occupent très bien d’elles en prenant soin de leur corps, notamment par des bains de boue ou autre.

Avec la mode métrosexuelle, les hommes découvrent leur part de féminité qui n’était pourtant pas si profondément enfouie sous leur carapace, et se valorisent en se faisant bels. Enfin les mâles se préoccupent un peu plus d’eux-mêmes pour offrir le meilleur qu’ils ont et le présenter sous un jour favorable. Les femmes peuvent alors se réjouir de partager leur vie avec une super copine, qui les comprend et qui pour autant les prend comme un homme.

La mère de Stan est ravie de voir que les hommes sont devenus si délicats. Tout ça grâce à « Regard gay » et ses cinq homosexuels qui relookent des hétéros. Avec cette émission les époux sont devenus propres et soignés, ils parlent de ce qu’ils ressentent, font de la déco : Randy Marsh repasse son linge et va chez le pédicure, une femme adore que son Steven s’épile le torse et les roubignolles, et même les fils se lavent et se brossent les dents 3 fois par jour. Mais du coup, les hommes ont aussi récupéré certains défauts des femmes tel que la jalousie, Stan se vantant d’avoir un look d’enfer et Cartman d’en rajouter que Craig ne pourra pas faire plus gays qu’eux. Peut-être, mais ce dernier se venge en disant que son père s’habille mieux que celui de Stan. Les deux parents se crêpent alors le chignon, le père de Craig claironnant que c’est l’évidence même qu’il est plus stylé que le père de Stan qui choisit ses fringues comme une pétasse japonaise, alors que pour Randy le père de Craig sort d’un cauchemar des deux orphelines (ou little Annie pour la VO ; même notion de Misérables) ! Il en va de même de la frénésie de achats compulsifs, d’autant plus qu’il y a des soldes chez Express pour hommes, mais il faut se dépêcher car les boutiques ferment dans 7 heures. Chacun y va de sa coquetterie sur les nouvelles chaussures achetées, et Jimbo voudrait même vivre dans un centre commercial. Mais c’est clairement lors de la Métro Pride qu’on voit que les hommes manquent ! Alors que l’un des chars est en feu, c’est le sauve qui peut général : l’un ne peut rien faire  car il a un pantalon tout neuf, pour l’autre la chaleur va abîmer ses cheveux. Et que fait la police ? Rien, l’uniforme de Barbrady sort tout juste du pressing !

 

Antithèse en faveur de la masculinité raisonnée

 

Dans toute société, chaque genre a son rôle, bien défini, et si l’un manque à ses devoirs, l’autre et toute la communauté en pâtissent.

Les hommes ont peut-être besoin de reconnaissance de leurs talents, mais les femmes exigent de la sécurité pour leur personne et leur famille. Même si les féministes ont combattu bec et ongle les machos patriarcaux, il semble bien que les femmes d’aujourd’hui, leurs filles, soient à nouveau attirées par ce type d’homme à poigne virile. Finalement, les hommes ont tout faux à vouloir se féminiser : ces gentes dames ne demandent qu’à être traitées comme de belles fleurs avec qui l’on parle le matin et qu’on arrose le soir !

Devant la mascarade navrante de la métro pride, les femmes se révoltent ! La mère de Stan la première n’en peut plus et lance une grande contre-attaque, épaulée de près par la mère de Butters qui concède qu’elle a bien eu tort de vouloir un homme plus soigné ! Arrivées au studio de la chaîne, les Amazones se ruent pour choper les enculés qui ont fait de leurs maris des lopettes. La porte-parole du mouvement, encore et toujours la mère de Stan, explique devant l’hécatombe qu’au début elles étaient ravies que leurs maris soient plus soignés, pensant que ça les rendrait plus attirants, mais ce n’est pas le cas. La mère de Butters témoigne qu’effectivement son Stephen est écœurant parfois, mais ce sont ses manières viriles et grossières qui l’ont justement séduite. Il n’y avait qu’une solution : tuer les gens de « Regard Gay ». Les Hommes Crabes, déguisés en hommes gays, avouent leurs plans dans un dernier râle : en faisant des hommes des lopettes, ils auraient régné sur terre !

 

Il y a l’être et le paraître ! L’habit ne fait pas le moine ! Il faut se méfier des apparences, souvent trompeuses !

On lit bien dans la sagesse populaire que le fait de revêtir les codes vestimentaires d’une communauté ne confère nullement les caractéristiques de celles-ci ! Chaque tribu a sa culture propre, son langage et modes d’expression, son éthique et ses intérêts spécifiques ! Copier les mœurs d’un groupe autre ne fait que décrédibiliser celui qui contrefait, car malgré le déguisement son discours sonnera toujours faux.

M. Garrison est le premier à être agréablement surpris par le look d’enfer de ses élèves. Quand les enfants s’emmêlent les pinceaux, tout se complique ! Parce que Kyle s’est resapé à l’ancienne, les autres garçons traitent la bande de galopins d’hétéros ... comme des phoques ! Cartman se défend en retournant l’attaque contre Craig, ironisant que ce dernier n’est que gay dans ses rêves, mais Craig justifie de son orientation gay cadamite (victime/bénéficiaire d’un pédéraste – qui aime les enfants  – qui ne cesse de recruter des adolescents et leur procure de l’affection, des opportunités professionnelles et des biens matériels en échange de faveurs sexuelles). Cartman ne se laisse pas démonter et renchérit en déclarant son héritage à moitié bisexuel (enfin, plutôt un quart bi puisque son grand-père l’était à 100%). M. Garrison n’en peut plus de ces enfants qui s’épanchent sans savoir : il n’a jamais vu une chose aussi folle que de voir les enfants se comporter comme si être gay était cool ! Il se réjouit à nouveau, pensant ne plus être le seul couple gay de South Park. Et d’ailleurs cela semble se confirmer quand M. Garrison et M. Esclave vont dans le bar de la ville. Ils n’y voient que des copines, notamment Jimbo qui trouve chou le pantalon tout simple de M. Garrison. En retour, celui-ci complimente Jimbo pour son ensemble rose sportswear décontracté. Et en parlant de sport, il lui propose d’aller en faire dans sa chambre avec M. Esclave. Sauf que Jimbo ne voit pas trop pour quoi faire ! Il ne s’en doute même pas, ou feint plutôt de l’ignorer (sachant qu’il est une fiotte qui a le droit de le dire, sinon c’est censuré pour ceux qui ne le sont pas). Même déconvenue avec le père de Stan, pour qui se faire astiquer dans les toilettes n’est pas son truc. Y allant avec plus de finesse sournoise, ce grand fou propose à M. Tweek que tout le monde file chez lui, histoire d’écouter de la musique, de regarder une vidéo et (accessoirement) de péter la rondelle de M. Esclave. Doux Jésus ! M. Tweek en est tout retourné, lui qui est hétéro ! M. Garrison pète un câble que personne ne veuille péter la rondelle de M. Esclave, mais ils sont tous hétéros ! M. Garrison a beau vociférer que leurs fringues disent qu’ils pètent des rondelles (ou pour être plus exact, elles disent qu’on leur pète la rondelle, nuance – de taille), Skeeter (celui qui aime pas trop les gens comme nous par chez lui) plaide que maintenant qu’ils savent qu’être gay c’est naturel, désormais  les gays sont des leurs ! Ça part certes d’un bon sentiment, mais M. Garrison ne peut rester stoïque : lui (et sa communauté) qui a tant fait pour ne pas être comme les autres trouve injuste d’être ainsi récupéré en étant pompé par ce mouvement profond. Après avoir essayé de tuer les animateurs de l’émission, il demande l’arrêt de la retransmission. Même si la chaîne pulvérise l’audimat, le prix est cher car ces gays vendent leur façon d’être ! Les homos ont créé un style de vie, une culture bien à eux : si les hétéros deviennent comme eux, ils auront perdu leur identité !!! Quand le producteur déclare qu’ils n’arrêteront pas, M. Garrison s’enflamme devant ce non-sens, ne comprenant pas comment des homos peuvent faire ça à leur communauté. A moins ... qu’ils ne soient pas gays du tout ! A présent, lui, M. Esclave et Kyle connaissent la vérité !

 

A force de se différencier des autres, on peut vite en venir à exclure ceux qui n’arborent pas les mêmes codes vestimentaires et tribaux que son clan communautaire !

L’exclusion de ceux qui ne suivent pas le mouvement, voire qui sont carrément à contre-courant, est caractéristique des modes de vie communautaires. Petit à petit, la tribu se renferme sur elle-même et peut même en devenir sectaire, rejetant tout ce qui est différent de sa différence ! De là à  construire son propre donjon et vivre en reclus du monde extérieur, il n’y a qu’un pas !

Alors que Cartman fait son malin avec son conditionneur sans rinçage qui en plus détoxique le cuir chevelu, évidemment produit « Origins » fait d’huile de bois de santal, Kyle propose à ses potes de jouer au football. Le problème c’est que des gens de l’école commencent à jaser que le groupe ne serait pas métrosexuel parce qu’ils sont amis avec Kyle. Cartman tente encore une fois de faire tuer Kyle, mais Stan propose plus simplement de lui dire qu’ils ne sont plus potes ! Il faut dire que les temps sont durs : Craig traite Kyle de petit beauf, Token se demande depuis quand ce bourrin n’a pas vu une manucure, et le pire c’est que vu ses cheveux il ne doit pas utiliser de crème de soin ! La honte !!! Quand Stan voit ce qui se passe, il arrive avec son groupe. Craig envenime la situation en remarquant que les autres beaufs viennent aider leur petit copain, mais Cartman met les pendules à l’heure : Kyle n’est pas leur copain, et il tourne les sabots ! Même Stan en fait de même. Immédiatement, Craig et ses potes font remarquer à ce machoman qu’il est dans une cour de récré pour métrosexuels et qu’il ferait mieux d’emmener son cul d’hétéro ailleurs. Finalement, tout le monde lui tombe dessus et lui casse la gueule ! Quand il rentre chez lui et que sa mère voit ça, qu’il explique qu’on l’a tapé à l’école parce qu’il est différent, évidemment sa mère pense de suite que c’est parce qu’il est juif. Mais non, « simplement » parce qu’il n’est pas métrosexuel ! Son père, appelé à la rescousse débarque, mais lui aussi transformé en métrosexuel. Puisque des garçons de l’école l’ont battu, son père va arranger ça : de l’anticerne pour son coquard et de la javel pour donner un look vintage à ses fringues et le tour est joué ! Kyle en a marre de tout ceci ! Le trouble est également à son comble pour M. Garrison, qui va chercher conseil auprès de Chef. Lui qui s’est toujours senti à part, différent, qui faisait tâche dans la ville, maintenant les hétéros ont l’air plus gays que lui. Il demande ainsi à Chef ce qu’on fait les noirs quand les blancs ont volé leur culture ! Réponse de l’intéresse : ils ont toujours essayé d’avoir une longueur d’avance ! Il prend alors l’exemple de l’argot où l’on disait Zonmé au lieu de dire la maison. Quand les blancs ont dit la Zonmé, ils ont changé pour dire la Onzmé. Quand les blancs se sont mis à dire ça ils ont rechangé pour dire Onzem. Et pour finir : Checré pour où je crèche. Maintenant, vu que les blancs le disent aussi, ils sont obligés de dire : Flippity floppity floop. Bien sûr, tout ceci prendrait trop de temps pour M. Garrison, mais il a trouvé la solution et rentre urgemment à son flippity floppity floop (ce qui fait enrager Chef car c’est les blacks qui disent ça !). Kyle prend un billet de train pour New-York (où on lui fait encore remarqué qu’il a bien besoin d’être relooké) et rencontre M. Garrison qui part pour tuer ceux de « Regard gay » qui ont volé la culture des vrais homos, alors que Kyle veut aussi les tuer car ils ont bousillé sa vie. Alors qu’ils se chamaillent pour savoir qui a eu l’idée en premier, M. Esclave recentre le débat et ils les tueront tous ensemble ! Cette mode va décidément trop loin. Même les hommes se prennent la tête entre eux pour des questions de style. Mais si leurs femmes ne veulent plus qu’ils soient métrosexuels, les hommes pensent que c’est parce qu’elles sont métrophobes ! Ils décident alors d’arrêter de se disputer entre eux et de s’unir contre ces métrophobes. La mère de Stan trouve tout ceci insensé, mais son mari lui retourne la pareille : insensé, différent, décalé, les femmes peuvent penser ce qu’elles veulent, mais les métros ont le droit d’exister ; qu’elles cassent du métro tant qu’elles veulent, ils résisteront ! Pour ouvrir les cœurs à la métrosexualité, Cartman propose d’organiser une grande métro pride, agrémentée de chars décorés de fleurs selon l’idée du père de Kenny. Le mouvement est lancé : « Cessons d’acheter, allons défiler ! ». Les femmes et mères en restent bouche bée, se demandant bien ce que cette émission leur a fait ! Et le pire est à venir, quand on voit les enfants scander « A bas la métrophobie ! On n’est pas pédés, mais pas loin... !!! ». A la fin, on peut estimer que tout rentre dans l’ordre, sauf pour Kyle : pour lui tout ça n’a pas été cool, ses potes lui ont tourné le dos ! Ils étaient ses meilleurs potes, ils l’ont traité comme une merde et ils pensent qu’ils vont redevenir amis comme si rien ne s’était passé ? Pour Stan, tout ça c’est du passé, Kyle ne doit pas faire sa lopette mais tout simplement venir jouer avec eux. Cartman confirme : il faut qu’il arrête de jouer les tarlouzes !

 

Synthèse

 

La mode est passagère, furtive même, mais la société peut mettre une telle pression que tout le monde est poussé à y adhérer, bon gré mal gré !

Heureusement, certains résistent à ces phénomènes, soit parce qu’ils ne comprennent pas la nouvelle tendance, soit justement parce qu’ils la refusent ! Au-delà même de tout ça, il faut remettre la mode à sa place qui n’est « que » premièrement d’habiller, et deuxièmement de véhiculer certaines informations sur l’état d’esprit du portemanteau et sur ses sources d’influence. Au risque sinon de vraiment être connu sous le nom de code de victimes de la mode !

La mère de Kyle le sait très bien : parfois les enfants suivent les modes un peu trop à fond. Mais son fils est toujours en porte-à-faux par rapport à cela, et il est le premier (et le seul d’ailleurs) à se plaindre de ne pas trop se sentir métrosexuel. Toujours de bon conseil, Chef lui suggère alors de ne pas suivre cette mode et de rester lui-même. Habillé comme avant pour l’hiver, Kyle est à nouveau à l’aise, enfin lui-même : il se trouve très bien en sale gamin, et personne ne fera de lui un métrosexuel ! La mère de Stan pense également que cette mode n’est pas si bien que ça, idem pour la mère de Butters dont le mari passe son temps à se regarder dans le miroir et s’intéresse plus à son  apparence qu’à celle de sa femme ! La mère de Tweek espère bien que quelque chose mettra fin à cette mode au plus vite ! Il faut dire que même les plus hautes autorités sont touchées, tel le président dont les ongles sont navrants et les cheveux en bataille ! Les homos, qui valent de l’or, vont s’occuper de lui. Les hommes-crabes se frottent déjà les pinces de voir notre race pitoyable réduite à l’impuissance. Preuve ultime du décalage vestimentaire, alors que M. Garrison, M. Esclave et Kyle ont tenté de tuer les homos, ils ne portent pas plainte car leurs agresseurs ont compris que tuer c’est mal ... surtout en pantalon de cuir !

 

Quand tout le monde veut être à la page, plus personne ne l’est car tous ont adopté le même style !

La mode est là pour exprimer l’humeur du jour, les tendances profondes du porteur. L’idée générale est que chacun expose sa vision du style branché en le mettant à sa sauce perso. Sauf que si tout le monde suit aveuglément une mode, tôt ou tard les différences s’estompent et l’on se trouve nez à nez avec une foultitude de clones dont seuls quelques détails permettent la différenciation ! Tout un chacun est différent, mais si tout le monde porte le même type de pantalon avec un panel relativement réduit de genre de haut moulant, les tendancieux se retrouvent noyés dans la masse.

Alors que les enfants sont tout fou de montrer aux filles qu’ils sont gays à donf pour qu’elles soient toutes après eux (tiens donc, maintenant qu’ils sont métros ils s’intéressent aux filles), ils hallucinent de voir que les autres élèves ont eux aussi adopter cette mode. Craig a beau faire preuve de politesse en congratulant les enfants pour leur air très gay, il rattrape vite qu’ils ne le sont pas autant que ses potes (qui portent d’ailleurs tous le triangle rose de l’exclusion de nazie) ! C’en suit alors une montée en puissance sur qui sera le plus super hyper ultra méga gay. Chef se désole de voir que les enfants suivent cette mode métrosexuelle, mais Stan explique que pour eux ce n’est pas une mode, c’est ce qu’ils sont ! Sauf que l’année d’avant ils voulaient être blacks et maintenant ils  veulent être gays ! Stan rectifie : ils sont métrosexuels ! Craig remet une couche qu’ils ne le sont pas autant que ses potes et part avec ses copines.

 

La télé peut souvent faire en quelques minutes beaucoup plus pour les minorités que des décennies de campagnes de information/sensibilisation !

Même si l’on peut toujours changer de chaîne, il n’en reste pas moins que la petite lucarne est un élément important de reconnaissance sociale. La télé formatée permet en effet de regarder en face ce que certains ne veulent pas voir dans la réalité. Ce genre d’orientation familiale des programmes dépassionne quelque peu les attitudes et ouvre les esprits vers plus d’acceptation !

On trouve ainsi sur HBC des émissions comme « Regard gay sur un hétéro », « Entre garçons », « Will et Grace » (Will Truman, avocat, homosexuel et bel homme partage un superbe appartement new-yorkais avec Grace Adler décoratrice d’intérieur, juive et complexée. À ce couple qui cherche l’amour et le bonheur chacun de son côté s’ajoutent Karen, la riche et antipathique secrétaire de Grace, et Jack, l’envahissant ami gay de Will), et même « La croisière s’amuse ... entre hommes » ! Comme le dit la mère de Kyle, il y a de plus en plus d’émissions gays à la télé, et pour son mari c’est très bien que cette communauté soit enfin acceptée ! Et effectivement ils cassent la baraque, notamment avec « Regard gay » qui est la meilleure émission de la chaîne (et ils le savent, ces homos qui se trouvent si fabuleux). Ils sont en train de changer le monde, à un point tel que le lendemain ils iront relooker le président des États-Unis. Mais ce fut un travail de longue haleine, puisque les homos avaient déjà lancé leurs attaques lors de la diffusion de « La vie à cinq » (après la mort accidentelle de leurs parents, cinq frères et sœurs font face aux difficultés de la vie tout en essayant de rester une famille unie).

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : chaque communauté entend faire respecter ses spécificités et son positionnement social.

 

Certes le communautarisme sectaire et le repli sur soi prôné par certains n’est pas une solution, mais repomper le style d’autrui pour paraître branché est encore plus craignos ! Il est bien beau que les hommes prennent soin d’eux et se comportent moins comme des machos et acceptent davantage leurs côtés féminins, mais cela ne doit pas se faire au détriment de leur identité de mâle et de la confusion des genres avec d’autres tribus !

 

Il est important de connaître et de reconnaître les autres groupes sociaux qui composent une société, mais il l’est encore plus de ne pas brouiller cartes. Bien sûr on peut prendre le meilleur de chaque communauté, mais il faut savoir aussi préserver ses propres codes et respecter les caractéristiques des autres, au risque sinon de s’emmêler les pédales !!!

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