Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

T'es qui là ???

Logo du Collectif des 12 Singes


Ce blog sert de brouillon Collectif pour faire avancer le schmilblick grâce à vos commentaires !

Nous publierons ici régulièrement le résultat des pages que nous avons écrites.
Aidez-nous, en nous critiquant, à nous améliorer, et COMMANDEZ NOS LIVRES A PRIX PAS CHERS !


Nous sommes un Collectif d'auteurs-écriveurs qui cherche à véhiculer des informations sérieuses et surprenantes mais sur un ton décalé : vaste programme, mais nous tentons de tailler des shorts comme Coluche avec la gouaille de Desproges

Abonnez-vous à notre Newsletter pour avoir les derniers articles.

 

Collectif des 12 Singes (Al LU-SINON)


Follow Al_LuSinon on Twitter

 

 

Follow this blog
Paperblog

http://www.wikio.fr

Rechercher

11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 12:44

Catégorie : IV] Ce qui fait du bien peut aussi faire mal (et pas qu’aux mâles) !

     Thème : 2) C’est quoi l’amour (et encore plus l’Amour) ?

 

 

Fiche de visionnage n°25 :

Épisode 110 (saison 7, épisode 14) – Raisins

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Avec ses échecs sentimentaux, la vie vaut-elle toutes ses peines d’être vécue???

 

 

*  Les antis : Stan, les gothiques,

*  Les pros : Butters, Kyle.

 

 

*  Thèse : L’Amour ça troue le cœur ;

*  Antithèse : A la vie à l’Amour ;

*  Synthèse : La passion est belle, il ne faut juste pas devenir victime de l’Amour !

 

 

Il était une fois à South Park les gamins qui jouaient au football américain. Bébé débarque comme une chienne dans un jeu de quilles et annonce que Wendy largue Stan.

 

 

Introduction :

 

 

L’amour est l’apothéose de la relation humaine, un sentiment qui nous fait planer à dix mille sur un petit nuage rose. Mais plus dure sera la chute !

 

La passion amoureuse est une flamme qui ravive nos cœurs, mais qui peut également nous faire brûler de l’intérieur ! Vu que notre désir le plus fort est que l’autre désire notre désir, on voit d’entrée de jeu que cette relation à deux place sur le même plan le plaisir et la douleur ! Pour autant, si on sait se détacher ou borner l’expression de ce sentiment amoureux, on peut le vivre au mieux. Bouddha a bien dit que l’origine de la souffrance repose dans le désir, les attachements, mais ce n’est pas pour « si peu » que l’on doit renoncer au plaisir. Il faut juste le replacer dans son contexte, et ne jamais oublier que toute vie implique la souffrance, l’insatisfaction ! Donc autant l’égayer par de menus plaisirs.

 

Si on peut éviter de se faire du mal, c’est toujours mieux, mais le mieux est le mortel ennemi du bien.

En somme, avec ses échecs sentimentaux, la vie vaut-elle toutes ses peines d’être vécue ???

 

 

Thèse en faveur des peines de cœur trop lourdes, qui tuent l’espoir

 

Il est toujours délicat de casser ce qu’on peut avoir mis du temps à construire, et on souhaite souvent garder un lien avec la personne jadis aimée.

A part pour le coup de foudre, l’amour est un sentiment qui se construit petit à petit. Cela passe par différentes phases, mais plus la passion va haut, moins on veut qu’elle ne redescende complètement. En outre, on peut avoir des choses à reprocher à l’être aimé sans pour autant vouloir renier l’amitié qu’on a pour la personne appréciée. Amour, amicalité, haine, sont intimement liés et passer de l’un à l’autre ne va souvent pas sans heurts.

Quand Bébé vient voir Stan pour lui annoncer que Wendy le largue, il ne comprend vu qu’il ne lui a pas parlé depuis des semaines (hum, justement Stan !). Qu’il se « rassure », Wendy ne sera plus sa petite amie, mais ils resteront amis (ou plutôt potes, comme des copains de chambre, beurk). Cartman s’en prend alors verbalement à Bébé, Stan étant atone, lui indiquant que Stan s’en tape et que cette pétasse doit dégager pour les laisser jouer au football. Bébé ne se laisse pas démonter et traite tous les garçons de trous du cul, mais eux au moins ont un trou du cul, pas comme ces sales filles. Pfff, comme le pense Bébé, ces garçons sont vraiment trop bêtes !

 

Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ? Ça se voit que cette personne n’a pas vécu tous les affres et tourments de la vie sentimentale, professionnelle ou sociale.

Les peines de cœur sont le lot de quiconque s’approche d’un peu trop prêt du soleil des beautés apolliniennes et risque alors de s’y brûler les ailes et de retomber dans l’eau glacée. Tantôt le cœur battait la chamade, à présent l’arythmie cardiaque règne et entraîne avec elle le souffle court dans la poitrine qui abritait jadis un sentiment plein d’ardeur et de ferveur pour l’élu du cœur. Finalement, vu que l’amour ça troue le cœur, il (et la vie dans son sillage) ne vaut pas la peine d’être vécu vu les peines encourues.

Pour Stan, le coup est rude, et les autres ne peuvent pas comprendre ce qu’il ressent : les chansons parlent de cœurs brisés, on croit que c’est une image mais il n’en est rien et ça fait mal ; on sent un grand vide à la place du cœur, il est tout cassé, brisé en mille morceaux. La torture du dur retour sur terre après le 7è ciel est encore plus douloureuse pour un bon petit gars comme Butters. Lui qui était persuadé que Lexus l’aimait, voilà qu’il se rend compte qu’il n’est plus son amoureux, qu’il n’y a plus rien à dire : il l’a perdue, leur histoire d’amour est finie et il vaut mieux que son ex chère et tendre parte sans se retourner. Croisant les gothiques et Stan, ces derniers utilisent la belle métaphore du piétinement de son cœur avec des talons aiguille, dont Butters confirme le côté douloureux ! Ces corbeaux de mauvais augure vont justement au cimetière écrire sur la mort et l’inutilité de la vie. Dans leur philosophie de « vie », la vie est – et n’est que – souffrance : on leur fait croire à des contes de fées, mais seules les ténèbres de la solitude existent et  dévorent l’âme. Ils se sentent cernés par les conformistes, ces zombies qui cavalent vers leurs tombes, mais rejettent leur amour façon Ken et Barbie ! Pour leurs parents l’amour a foiré, la question de se demander pourquoi ça marcherait pour eux n’est pas dénuée de sens ! Idem, si la vie n’est que souffrance, à quoi ça sert de vivre ? Simplement pour que les conformistes se sentent encore plus mal. Stan adhère, sur le moment, complètement à cette vision pessimiste et cynique des choses : pour devenir un non conformiste, il lui suffira de se fringuer en gothique et d’écouter leur  musique ainsi que leurs poèmes. En voici quelques extraits : « La vie est nulle, Je coule seule, En suffoquant, Froideur rampant, Sur la chair pâle, Trop de tristesse au fond, De force m’entraîne, La joie est morte, Dans l’abysse obscur, Ouais, la joie est morte », et voici la prose de Stan : « Ténèbres autour de moi, Je ne peux respirer, Mon cœur s’est fait violer. Souffrance éternelle, Tu me manques, amour, Je veux te serrer dans mes bras... » Toutefois, ses deux derniers vers ne sont pas gothiques, il doit plutôt dire « Ne plus te voir me manque, Je lacèrerai mes yeux, Avec un rasoir ».

 

Non seulement la vie est rude, mais elle est également dure, jouant souvent avec nous au yoyo, nous faisant miroiter des cimes ensoleillées pour finalement nous faire plonger dans des abysses obscurs.

Les humains, et les hommes en particulier, ont vite tendance à considérer un regard ou une attitude comme une proposition aguichante. Certains, et principalement certaines face aux passions masculines débordantes et dévorantes, peuvent alors se servir de ces prédispositions pour en retirer toutes sortes d’avantage. Malheureusement, celui qui n’a pas compris qu’on se jouait de lui, restera seul sur le carreau avec sa peine, alourdie par la tromperie.

Les filles du Raisins sont passées maîtresses dans cet art avec la manière qui convient ! Non seulement les serveuses sont carrossées comme des voitures de luxe, mais en plus elles savent glisser une délicate attention à destination des garçons. Elles flattent leur ego en dénigrant les autres, si bien que même avant d’avoir goûté, on se croit déjà au paradis des sens. Il suffit ainsi que Lexus touche le dos de Butters pour qu’il croie qu’il plaise à la serveuse.

Malheureusement, à trop en faire, ça peut devenir lourd, comme avec cette serveuse qui essaye de remonter le moral de Stan (« Salut chéri, ça va ? J’adore ton bonnet, j’ai eu exactement le même sauf qu’il était noir et sans pompon. Mon dieu, j’ai les mains froides ! Je me demande pourquoi on a des mains. Pas toi ? Et tout ce sable sur les plages, tu t’es jamais demandé d’où il venait ? Mon Dieu, une fois, j’ai vu un cafard gros comme ça ! Beurk ! »), mais celui-ci ne demande qu’une chose, qu’on le laisse tranquille et qu’ils partent de cet endroit. Quant à Butters, il est aux anges, Lexus « voulant » qu’il revienne, très vite, pour continuer à laisser de bons gros pourboires. En effet, étant  vachement occupée, elle ne peut voir son choupinet qu’au Raisins. Elle a vraiment bien assimilé la leçon : à moins de 1m50 d’un client, on lui parle, même si ce n’est pas notre secteur, avec un suave « Salut, Choupinet », ensuite si on n’a rien à faire, on doit bouger, danser, et il y a plein de jouets pour jouer avec les autres filles, il faut glousser et mettre en valeur ses petits raisins, prendre les commandes assise près du client et le trouver cool et lui faire croire qu’il nous plaît (« Ce que je m’ennuie, heureusement que t’es arrivé »), enfin, le plus important, pour les pourboires il faut jouer sur le contact physique car une main sur l’épaule augmente le pourboire de 5 à 25 $. Butters est complètement tombé dans le panneau, mais Lexus sait y faire : après les politesses d’usage, alors que Butters lui propose de venir chez lui pour regarder « L’Exorciste » en DVD, même s’il n’a plus d’argent à force de cracher des pourboires, Lexus a tellement envie de le voir qu’il saura trouver du fric pour lui faire plaisir. C’est un bon pigeon à sa mémère ça ! Mais au moins les parents de Butters sont rassurés : certes il dépense toutes ses avances d’argent de poche, mais avec une petite amie, qui plus est une fille (ce dont le père  ne doutait pas, gagnant ainsi son pari avec madame mère). Pour autant, quand la famille de Butters débarque, les parents s’inquiètent tout de suite de ce curieux endroit : les serveuses, de véritables filles-objets, charment les clients pour l’argent. Ils le disent d’ailleurs à l’une d’elles : on l’a engagé sur son apparence alors qu’en faisant des études elle pourrait devenir avocate, médecin voire même guérir le cancer. Justement, cette fille a déjà eu une fois un cancer sur la lèvre, et ça fait trop mal. Euh, finalement, des filles comme ça ont toute leur place au Raisins. Voulant protéger leur fils, les parents de Butters lui révèlent le secret du lieu : les serveuses font comme s’il leur plaisait, pour avoir de plus gros pourboires. Les femmes font faire ce qu’elles veulent aux hommes avec leur charme et certaines vont jusqu’à en faire une profession. Malheureusement, Butters est épris dans un cercle vicieux et ne se rend plus compte de la manipulation senti-mentale dont il est victime : pour lui, son amour avec Lexus est pur, telle une source, et si ses parents ne sont pas contents, qu’ils aillent se faire fiche ! Pour une fois que Butters prend les choses en main pour ne plus se laisser marcher sur les pieds, il le fait pour une mauvaise cause !

 

Antithèse en faveur de l’Amour qui se réinvente toujours et de la vie qui suit son cours

 

Face à la dure réalité de la vie, on peut être amené à considérer que le mieux est de se couper de ce triste monde tragique.

La dépression est un moyen, comme la peur, de mieux se connaître et de tester/comprendre ses limites. Pour autant, même si la dépression peut aider un temps à tirer les enseignements des coups de la vie, il ne fait pas bon rester trop longtemps au fond ! Par analogie, la dépression est comme le fait de ne pas savoir nager : plutôt que d’épuiser ses forces à essayer de se débattre, la dépression coule à pic et emmène jusqu’au fond, endroit suffisamment solide et froid/anxiogène pour redonner l’envie et la possibilité de remonter en donnant un bon gros coup de talon ! Encore faut-il ne pas succomber à l’ « ivresse » des dépresseurs !

Alors que Stan a le cœur dans les talons, ses potes viennent le réconforter autant que faire se peut, même si lui ne demande qu’une chose : qu’on lui fiche la paix ! Heureusement Kyle est là pour le secouer, le forcer à continuer à vivre, même si Stan considère que cela ne servirait à rien, vu que la seule fille qu’il n’ait jamais aimée l’a quitté. Pour Cartman, Stan fait vraiment sa tarlouze, pleurant depuis quatre jours dans son coin. Pour lui faire un électrochoc, Kyle lui propose carrément d’aller zoner avec les gothiques, ceux qui parlent que de souffrance ! Malheureusement Stan le prend au pied de la lettre car eux au moins le comprendraient. Alors que justement Stan traîne ses guêtres avec les gothiques dans une cafétéria aussi glauque qu’eux, Kyle veut réveiller son ami qui aime à ressentir les ténèbres de son âme. Bien que ses parents veuillent qu’il rentre, Stan s’y refuse si c’est pour leur entendre dire que la vie est un conte de fées. Se faisant traiter de connard conformiste qui ne connaît pas la souffrance, Kyle remet les pendules à l’heure de ces gothiques qui n’ont qu’à aller vivre dans le tiers-monde pour savourer la souffrance qu’ils affectionnent tant ! Parce qu’il tient à Stan et veut qu’il revienne, il tente alors une dernière manœuvre pour l’aider à cesser de s’apitoyer sur son sort. La seule question de Stan est de savoir si Wendy est toujours avec Token, et puisque c’est le cas, Kyle et les autres doivent oublier Stan comme lui va les oublier, car de toute façon, pourquoi aimer si c’est pour souffrir ? Kyle a en plus que marre et abandonne Stan, espérant ironiquement qu’il s’amusera bien à être malheureux !

 

La réaction de Stan est certes compréhensible, mais elle est également largement excessive ! D’autant plus quand on sait que (même s’il naît plus de garçons) les filles sont plus nombreuses sur Terre que les mecs.

Le vieux diction « une de perdue, dix de retrouvées ! » fait toujours plaisir à entendre, même s’il est dur à réaliser concrètement, puisque ce n’est pas dix machin qu’on veut mais l’une sœur ! Pour autant, des gens bien avec qui l’on peut se faire du bien, ce n’est pas ce qui manque ici-bas. Pour cela, il « suffit » d’ouvrir les yeux et son cœur pour s’apercevoir que celle qu’on plaçait sur un piédestal était certes bien à un moment donné, mais il y a toujours mieux ailleurs.

Les garçons ont beau insulter Bébé, qui n’y est pour rien, et croire que Stan s’en fiche que Wendy le largue, le mal est fait ! Et contre ça, une histoire drôle de Jimmy ne suffira pas : ce qu’il faut, c’est que Stan rencontre d’autres filles, même s’il n’en a pas forcément envie, mais un peu de Raisins, beaucoup des filles ! Heureusement que ses potes sont là pour lui remettre le pied à l’étrier, même s’il faut pour cela lui prémâcher le travail : Kyle doit lui dire où regarder (normal vu que Stan a le regard hagard), l’inciter à parler aux serveuses, et même le présenter à sa place !

 

Sachant que le sentiment amoureux est le seul qui vaille vraiment la peine, même s’il n’y a pas d’amour sans tristesse, c’est toujours mieux que de la tristesse sans amour !

Bien sûr les histoires d’amour se finissent mal, en général, mais cela ne doit rien enlever à leur extraordinaire pouvoir de changer le cours de la vie de tout un chacun, en bon ou mauvais,  l’important étant de savoir tirer les enseignements de toute expérience bonne à prendre. Finalement, l’amour est comme un chagrin de joie : être malade, parfois jusqu’à la folie, en étant « heureux » de l’être !

Butters, le « naïf » de base, a bien compris tout ceci ! Même s’il s’est fait plaquer, il ne rejoindra pas les gothiques comme Stan, car lui aime la vie. Certes il est triste, mais ressentir cette tristesse lui prouve qu’il est vivant et humain. Et s’il peut ressentir cette merveilleuse tristesse, c’est bien parce qu’il a vécu, au-delà du bon et du mauvais, des trucs cools dans sa vie. Il apprécie qu’on l’ait invité au cimetière, mais pour lui les choses sont claires : il préfère être un pleurnichard qu’une tarlouze gothique ! Idem pour Stan, qui ne sait même plus qui il est (ah, le pouvoir des filles de nous faire tourner la tête avec leurs robes légères), mais une chose est sûre à ses yeux : il aime la vie plus qu’il ne la hait ! Parodiant Cartman, il emmerde les gothiques et rentre à sa maison ! Il revient ensuite sur le terrain de foot. Pour répondre à Kyle qui demande s’il a enfin fini de souffrir, Stan reconnaît que ça fait encore très mal, mais dans la vie plein de trucs font mal : mieux vaut apprendre tout de suite à faire avec ! De là, il envoie chier Wendy et Token, le couple à l’origine de son malheur, passé !

 

Synthèse

 

On voit bien que l’amour n’est pas chose évidente, mais ça l’est encore moins quand on passe par des intermédiaires.

C’est bien connu : on est jamais mieux servi que par soi-même ! Certes, déclarer sa flamme ou rompre n’est pas chose aisée, mais il faut savoir prendre son courage à deux mains pour faire ce qu’on a à faire le jour même. Ainsi, on est sûr d’exprimer vraiment le fond de sa pensée propre et de savoir comment réagir en cas de dérapage incontrôlé, alors qu’autrement on est toujours soumis à l’interprétation des autres.

Échaudé par la nouvelle, même s’il croit qu’il a encore une chance d’arranger les choses, Stan demande à Kyle d’aller parler à Wendy pour savoir pourquoi elle le largue. La réponse ne le satisfaisant pas, Stan pousse Kyle à y retourner pour avoir plus de précisions, mais ce dernier refuse : Stan n’a qui y aller, c’est son problème, il lui suffit juste d’être poétique. N’écoutant que son intrépide courage, Stan décide ... d’envoyer Jimmy dire à Wendy qu’elle est continuellement son inspiration. Quand on vous dit que c’est mieux de faire les choses soi-même ! Stan s’envoie lui-même au casse-pipe avec Jimmy le bègue : « Stan dit que tu es con...Stan dit que tu es con...con... con... », évidemment Wendy ne peut que mal le prendre (même si elle n’a pas attendu le mot de la fin !). Après tous ces échecs par potes interposés, pour que Wendy change d’avis, Stan décide de ne plus faire l’erreur d’envoyer ses amis parler pour lui. A présent, il fait ce qu’il aurait toujours dû faire, envoyer une copine à Wendy pour arranger l’affaire ! Il prend Bébé comme porte-parole – l’intermédiaire des deux ex – pour aller lui dire qu’il l’aime. Malheureusement, cette dernière préfère annoncer les mauvaises nouvelles qu’essayer de régler les problèmes, mais elle est de bons conseils. Stan doit montrer à Wendy son amour et faire un truc hyper romantique pour qu’elle revienne. Les hommes étant des manches pour exprimer leurs sentiments et se mettre en scène, l’idée viendra encore et toujours de Bébé : pour avoir une chance, Stan doit aller sous la fenêtre de Wendy avec un gros magnéto et mettre du Peter Gabriel. Mais quand Token apparaît à la fenêtre, le coup de (dis)grâce est fatal pour son âme torturée !

 

Chaque chose en son temps, mais il faut garder à l’esprit que tout passe, tout lasse et enfin tout casse un jour !

Même si l’on ne veut jamais l’admettre, il faut bien se rendre à l’évidence que même les meilleures choses ont une fin. Quand on est jeune, ou qu’on est éperdument amoureux, on écrit souvent qu’on aime l’autre pour toujours, que cette histoire à deux est à la vie à la mort ! Mais c’est oublier un peu vite que même les plus belles fleurs flétrissent puis pourrissent. Ainsi, bon nombre de ruptures sont simplement dues au temps qui passe et qui font qu’on se lasse de l’autre, sans animosité, juste par ennui et envie de chercher ailleurs son bonheur !

Quand Stan demande à Kyle de voir pourquoi Wendy le largue, elle lui apprend que Stan est cool, mais qu’elle n’en veut plus comme petit ami car cela faisait longtemps qu’elle voulait rompre. Il doit voir la réalité en face, c’est foutu pour cette histoire-là, mais il ne tient qu’à lui d’aller en construire une autre.

 

Toute dépendance en tant que telle, quelle qu’elle soit, est mauvaise car elle porte en elle la notion de prison « dorée » sans chaîne !

La vie à deux peut être quelque chose de merveilleux, mais il ne faut jamais oublier que le deux d’un couple se doit d’être la somme de deux un différents et non d’un deux fusionnel avec un zéro individuel ! Chacun doit préserver son autonomie de penser afin de ne pas tomber dans la servitude sentimentale causée par l’exploitation du sentiment amoureux de l’un sur l’autre et pouvant aboutir au reniement de ses propres fondements.

Wendy représente beaucoup pour Stan, elle est toute sa vie, et c’est bien pour ça qu’il en souffre à ce point-là ! Même après être allé au Raisins, Stan ne se sent pas mieux, ce serait même pire, bien qu’il ait vu qu’il y avait d’autres filles sur Terre. Mais pour lui c’est trop tard : il a 9 ans et il ne pourra repartir à zéro ! Si Wendy ne revient pas, il est persuadé qu’il finira seul. En cours de gym, le coup est plus que rude : Wendy est amoureuse d’un autre ! Kyle ne voit pas le problème, certes Wendy sort avec Token et alors ? Est-ce que son pote va en souffrir toute sa vie ??? Pour Stan la réponse saute à l’œil : il est bien obligé, vu que Wendy était toute sa vie !!! Dans le même registre, Butters aussi connaît le sentiment de dépendance, et celui lié du manque. Le soir, il attend sa Lexus depuis des plombes devant le Raisins, ne pouvant s’empêcher de penser à elle. Doux Jésus, qu’est ce qu’elle peut lui manquer, une journée sans elle étant un calvaire !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : l’amour tient une part importante dans nos modestes vies, mais ce sentiment peut être aussi bien source d’épanouissement que d’évanouissement, voire d’envahissement, de notre tranquillité émotionnelle.

 

On dit qu’on devient un homme quand on aime une femme (plus que soi-même), mais quand on la perd ou pire qu’on la hait après ce qui a été fait ou dit, que reste-t-il de nous ? Tout le monde a été confronté un jour à la douleur du sentiment, tant et si bien qu’on peut se demander à quoi ça rime que de se faire souffrir à un point tel et si cela ne relève pas du masochisme. Mais avant que cela ne parte en quenouille, l’amour est et restera toujours la plus belle chose de la vie, la seule qui vaille réellement la peine de toutes ses peines !

 

Toute relation sociale engendre des tensions puisque nous sommes tous différents. Mais la relation sentimentale exacerbe les tensions par la fusion, voire la dissolution, de la raison dans la passion ! Pour ne pas se faire de bile, il faut apprendre à prendre le meilleur de l’autre, puis à tourner la page quand l’heure est venue et d’aller voir ailleurs si l’âme sœur y est ! Telle une abeille, plus on lutine (poursuivre de taquineries galantes) et butine de fleurs, plus on saura que le bonheur est partout, à nous ensuite d’aller le chercher dans ses moindres retranchements, sans perdre de vue le champ élyséen où l’euphorie fleurit !!!

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 09:33

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

    Thème : 3) Mais que fait la justice ???

 

 

Fiche de visionnage n°34 :

Épisode 106 (saison 7, épisode 10) – Rencontre du troisième âge

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Législation ou responsabilisation ???

 

 

Les pros législation : Les enfants, le père de Stan, le gouvernement,

Les antis : le grand-père de Stan, les vieux, l’AARP.

 

 

Thèse : Si on est vieux on est dangereux donc on ne doit plus conduire ;

Antithèse : Les vieux ont des droits et ils ne sont pas tous mauvais conducteurs ;

Synthèse : Écoutons les vieux et traitons les normalement !

 

 

Il était une fois à South Park une cérémonie religieuse pour commémorer une tragédie où neuf pauvres gens sont morts écrasés par une conductrice âgée. Pour Cartman, ce n’est pas si grave que ça, étant donné qu’il y avait 8 hippies sur les 9.

 

 

Introduction :

 

 

Toutes les sociétés se sont un jour posées la question de savoir s’il valait mieux prévenir ou punir. Il n’y a pas de réponse toute faite satisfaisante, étant donné que la répression est toujours un aveu d’échec face à la prévention.

 

Pour autant, il est évident que tout le monde n’est pas sensible à l’information qui est faite sur des grands problèmes de société et de sécurité qui engagent la responsabilité de tout un chacun ! Certes avec l’âge les capacités nécessaires à la conduite diminuent et la question de l’aptitude se pose parfois de manière tragique. Cependant, tous les vieux (comme tous les jeunes ou toutes les femmes) ne sont pas des Satanas et Diabolo fous du volant. Avant de les priver du droit de circuler, il faut s’assurer qu’eux en soient incapables !

 

Dans ces domaines qui touchent à des libertés fondamentales mais qui peuvent aussi comporter des risques pour les autres, il n’est pas aisé de savoir que faire.

En somme, législation ou responsabilisation ???

 

 

Thèse en faveur de la suspension du permis de conduire pour tous

 

Tout le monde est condamné à vieillir, à avoir ses réflexes qui baissent tout comme la vue, ce qui rend bien sûr la conduite plus délicate.

N’ayant plus que quelques années à tirer, les vieux ont leurs plus belles années derrière eux et leurs capacités avec. Alors qu’il est faux de dire que les femmes au volant engendrent morts au tournant (quoi que...!!!), il est par contre évident que les personnes âgées circulent sans toujours avoir les aptitudes pour. De par les faiblesses liées à l’âge, leur permis de conduire peut vite se transformer en permis de faucher.

A peine South Park commémore la disparition tragique de 9 personnes lors d’un accident sur le marché, qu’un vieux ne reconnaît pas un panneau de stop et écrase tout le monde sur son passage en s’étonnant qu’il y ait autant de nids de poules sur la chaussée. Sur fond de musique des « Dents de la mer », un couple de vieux cherchant un Self Buffet Rustique le loupe de peu et se jette dans la rivière en contrebas sur la barque d’un pauvre pêcheur. Cette tragédie survient deux jours après l’accident de Deer Creek, où trois ouvriers et un bulldozer ont été broyés par un vieillard, qui lui aussi cherchait un Buffet Rustique. Stan se demande bien pourquoi on laisse les vieux conduire étant donné qu’ils tuent des gens, mais pour son père, c’est une question difficile à trancher ! Pour autant, il reconnaît aisément que les vieux sont dangereux. Quand tous les vieux sont réunis au foyer municipal, il comprend très vite le risque que la population court : quand ils auront fini cette réunion, ils rentreront chez eux en voiture ... et en même temps. Il court alors dans tous les sens pour propager la mauvaise nouvelle, enjoignant les gens à rentrer chez eux et à évacuer les rues. Malheureusement, les enfants ne sont pas là, ils font une partie de hockey dans la rue. Le père de Stan court comme un dératé en beuglant (à tel point que Cartman croit qu’il est encore bourré comme un coing) que les vieux arrivent. Alors qu’ils croient avoir trouvés la planque idéale, une voiture débarque dans le salon en se demandant ce que fait cette maison au milieu de la route. Une autre les prend en sandwich de l’autre côté (alors que mamy avait bien dit à Edouard de tourner à gauche), une vielle les suit dans l’escalier en cherchant Costello Avenue, et même quand ils se croient en sécurité dans une pièce du haut, en allumant la lumière ils découvrent une voiture qui s’est trompée de chemin. Pour autant, comme le dit Kyle, statistiquement c’est plus sûr d’être dans la voiture d’un vieux que dehors. Mais que cela n’empêche pas de dire un Salut Marie pleine de grâce, voire même avouer tel Cartman qu’on aime ses potes (sauf Kyle bien sûr).

 

Avec le temps plus rien ne va, tout s’en va ! Il y a certes tous les aspects moteurs tels que les réflexes ainsi que la vision, mais c’est surtout qu’on perd petit à petit chaque jour un peu plus la boule.

Conduire c’est prendre des décisions en quelques centièmes de seconde, puisque un temps de réflexion un chouïa trop long et là c’est le drame ! Avec l’usure du temps, le cerveau ne fonctionne plus aussi rapidement et optimalement qu’à vingt ans : les associations d’idées permettant une prise de décision éclairée, l’attention, la concentration sur des éléments à risque à contrôler, tout ceci se délabre inexorablement.

La réunion du club du troisième âge en est un exemple flagrant. Papy Marsh a vraiment les glandes ! Idem pour une vieille, qui en a marre que sa santé mentale soit remise en question. Les vieux veulent faire savoir aux jeunes qu’ils sont furieux et qu’ils n’acceptent plus cette situation. Encore faut-il se souvenir pourquoi on est furieux ! Papy Marsh avait certes les boules, ils ont fait cette réunion pour ça, sauf qu’il n’arrive plus à se souvenir pourquoi ! Une vieille tente de lancer le sujet sur les enfants en skate-board sur les trottoirs mais la mémoire revient à temps (même si pour la même vieille qu’avant, il y en marre que leur santé mentale soit remise en question !). Alors qu’ils cherchent comment lutter contre ça (encore un vieux qui demande lutter contre quoi ? : le fait qu’on veuille leur enlever leurs permis de conduire, pfff faut écouter les durs de la feuille), Papy Marsh a l’idée révolutionnaire d’organiser une réunion de toutes les personnes âgées pour que le troisième âge se retrouve au foyer communal et s’unisse. Idée judicieuse, sauf qu’ils sont en train de la faire, cette réunion ... pour interdire aux sales mômes de faire du skate-board sur les trottoirs !

 

Quand l’éducation, la sensibilisation, la prévention, ne fonctionnent pas, il faut en passer par la suspension de permis !

Parce que les vieux peuvent être aussi déraisonnables que les jeunes cons, il est parfois nécessaire de prendre des décisions à leur place et de leur imposer par exemple le retrait de permis pour raison de santé et de capacités. Ce n’est certes pas une décision facile, mais si cela peut permettre de sauver des vies face à de véritables dangers publics qui n’ont plus conscience des risques qu’ils font courir aux autres, des fois il n’y a pas le choix !

Stan est le premier à demander qu’on leur interdise de conduire, mais son père tempère la situation car ce n’est pas si facile. La preuve : alors qu’un nouvel accident a eu lieu, devant le tollé général, le gouvernement envisage d’annuler le permis des plus de 70 ans mais aucune décision n’a été prise. Finalement, la loi a été votée 3 jours après la nuit de l’horreur où tous les vieux avaient pris la route en même temps faisant 14 morts et 3 millions de dégâts. Les personnes âgées ont alors jusqu’à 15h pour aller à l’office des transports rendre leurs permis de conduire. C’est injuste de sanctionner tout le monde, mais c’est le seul moyen d’être sûr !


Antithèse en faveur du droit et de la responsabilisation

 

La voiture est le moyen le plus commode pour se déplacer (en terme de temps de trajet et de confort, également dans la dépose à destination), même si c’est l’un des plus risqués.

Tant que les transports en commun ne seront pas plus développés que ça, et dans beaucoup d’endroits il reste du travail à faire voire on ne pourra pas tout bien connecter, l’automobile restera le moyen de transport de prédilection de bon nombre de citoyens. Ainsi, avec la suppression du permis, c’est un pan entier des déplacements utilitaire qui est mis en difficulté, au risque de voir des gens soit passer outre l’interdiction soit décaler leurs besoins ce qui peut éventuellement conduire à de sérieux problèmes de santé pour ces personnes.

Un vieux le rappelle très bien à un gars de l’office des transports : comment va-t-il aller chez l’épicier ou à la pharmacie ? Le grand-père de Stan ne se pose pas ce genre de question : même s’il n’a plus le droit de conduire, les enfants vont l’aider à rapporter son nouveau fauteuil. Que Stan ne soit pas d’accord est une chose, mais il est censé obéir à son père, et vu que papy est le père de son père, il se doit de monter sinon le vieux va lui botter le cul !

 

Il n’y a pas plus injuste que de condamner une majorité pour les erreurs/fautes commises par une minorité !

En droit moderne la responsabilité et la condamnation collectives n’existent pas : chacun à droit à un procès équitable selon les délits et crimes qu’il a commis lui-même ! Si on commence à sanctionner tout le monde sur la seule base de l’âge et donc sur la potentialité (plus ou moins avérée) de la création du désordre, on ouvre la porte à une justice préventive mais nettement punitive concernant des faits qui n’ont pas été commis (puisque justement on cherche à les éviter en mettant tout le monde dans le même panier à salade). C’est plutôt à chacun de prendre ses responsabilités et de s’arrêter de conduire quand on sent qu’on en est plus capable, plutôt que ce soit la justice voire un platane ou pire un piéton qui n’avait rien demandé à personne !

Comme le dit une vieille à l’office de transport, c’est dégueulasse qu’on lui en veuille à elle qui n’a jamais eu d’accident de sa vie ! Ce que confirme son voisin : c’est injuste de punir tout le monde ! Après les tumultes gérontionnaires, Stan replace les choses dans leur perspective : certes son grand-père peut être fier d’être devenu si vieux, mais il doit aussi réaliser qu’au volant il est un danger public. Il en est bien d’accord : il vaut mieux arrêter de conduire de soi-même au lieu de laisser la famille ou la justice en décider ! Au moment de rentrer à la maison, le grand-père veut absolument conduire et son fils s’en réjouit (sacré papy va !). Stan confie qu’il déteste sa famille !!!

 

La loi n’est dissuasive que pour les honnêtes gens, et la justice dit que la loi est dure mais qu’elle est juste !

Pour autant, les vieux sont des citoyens comme les autres et ils ont de fait des droits qu’on ne peut leur enlever sans explication ni défense de leur part. Tout le monde a le droit à un procès digne et équitable, et d’ailleurs les peines collectives sont interdites dans tout droit moderne, donc on ne peut stigmatiser un type de population et retirer leurs droits sans s’attendre à une contre-offensive des présumés coupables.

Comme l’explique le père de Stan, que les vieux tuent des gens au volant, ça peut arriver (même si ça ne devrait pas, comme beaucoup de choses dans la vie), mais on doit traiter les personnes âgées avec précaution et surtout on ne peut pas leur enlever leur permis comme ça. Papy Marsh confirme : il n’est pas né le mariole qui l’empêchera de conduire ! Il a bien entendu son petit-fils qui veut retirer leur permis de conduire aux vieux. Mais ce petit con doit savoir un truc : son papy a  travaillé 55 ans dans une aciérie et il a piloté des spitfires pendant la guerre ; ça va chier si des politicards font une loi pour lui enlever son droit de conduire. Stan reconnaît que c’est tout à fait normal qu’ils aient des droits, sauf que lui ne veut pas mourir : c’est le clash générationnel ! Les vieux ne sont pas citoyens de seconde zone : on peut leur enlever leurs permis, mais pas leur fierté !!! De toute façon, l’AARP est au courant et va intervenir ! Il s’agit de l’Association Américaine de Retraités Parachutistes, un groupe politique très influent : quand des vieux subissent des discriminations, l’AARP débarque et remet de l’ordre. Donc il y a fort à parier que les non-vieux vont regretter qu’ils soient venus ! Alors que M. Garrison est en plein cours, il s’étonne de voir des commandos s’entraîner à proximité de l’école. Les bérets gris s’y prennent comme des pros, séquestrant tous les « jeunes » et libérant le doyen Marvin Marsh et conquérant les maisons de retraite pour remettre les vieux en liberté. Cela va même plus loin : c’est la Révolution, les vieux prennent le contrôle de la ville ! L’AARP est là pour aider les locaux à tenir la ville jusqu’à ce qu’on leur rende leurs permis, avec en complément de dédommagement une meilleure couverture médicale. En très peu de temps, ils contrôlent le bureau du Maire et la caserne des pompiers, et des renforts sont en plus arrivés de la maison de retraite de Conifer : s’ils le voulaient, ils pourraient  contrôler tout le pays ! Quand la grosse artillerie débarque pour exiger qu’ils déposent les armes et qu’ils se rendent immédiatement, Mme Applegate leur montre leurs ressources en envoyant un bon gros missile. Ils déclinent leurs exigences, et en plus du permis de conduire et d’une meilleure couverture maladie, veulent qu’on interdise aux gamins le skate-board sur les trottoirs ! La contre-attaque viendra des enfants, où Kenny a fait un plan de la ville occupée : il y a des barrages çà et là, et ils surveillent tout du haut de miradors. Comme les enfants ne peuvent pas les affronter, les chefs et Papy Marsh étant sûrement à la mairie, il faut les couper de leur intendance. S’ils n’ont plus de self Buffet Rustique, ils seront perdus. L’idée de Cartman n’est pas aussi débile que Kyle peut le penser : le Buffet Rustique de Steamboat Spring a fermé et tous les vieux sont morts de faim en 8 jours. Le plan de Cartman est simple : ils entrent dans South Park, astucieusement déguisés en Blacks ; à 5h45, Kenny et Kyle vont faire diversion à l’est de la ville, pendant que Stan et lui piquent des explosifs aux vieux ; à 9h, devant le Buffet Rustique, ils fixent les explosifs sur Kyle, lui disent adieu et l’envoient à l’intérieur. Cartman fait ainsi d’une pierre deux coups, mais Stan propose plutôt de barricader le restau de l’intérieur, comme ça les vieux pourront plus y entrer. Toujours est-il qu’il est grand temps d’agir : l’AARP demande à ses troupes de préparer leurs munitions, ils vont bouger pour porter cette guerre révolutionnaire ailleurs. Alors que Papy Marsh voulait juste récupérer le permis des vieux, l’AARP estime que les choses tournent trop rond pour s’arrêter en si bon chemin : l’association paramilitaire veut prendre possession du pays et exterminer les moins de 65 ans ! Heureusement, quand les retraités arrivent à 6h du matin au self pour se restaurer avant le jour le plus long, leur cantine est fermée, barricadée de l’intérieur. Quelques heures plus tard, il n’y a plus rien à craindre, les soldats officiels peuvent ramasser les armes et libérer les otages. Les enfants ont défini une excellente stratégie, et il se peut même qu’ils aient sauvé l’Amérique ! Quand les parents se réveillent, tout est rentré dans l’ordre, ils sont à nouveau maîtres de la ville.

 

Synthèse

 

Même si nous sommes nés pour mourir (contrairement à la chanson Born to be alive), la vieillesse de masse est un phénomène relativement récent dû aux progrès de l’hygiène, de l’alimentation et de la médecine.

Le problème est que nous ne savons plus trop quoi faire de nos vieux os blanchis. Même si nous n’en sommes pas au Japon qui place ses vieux dans des mouroirs (euh, on peut se poser la question quant à bon nombre de maisons de retraite), il n’en reste pas moins que nos aînés sont rejetés de tous les côtés par une population dans la pleine force de l’âge, qui estime qu’ils ont fait leur temps et que place aux « jeunes » (les quinquas et quadras post soixante-huitards) à présent.

Alors que les vieux se plaignent qu’on leur enlève leur dernière liberté, de mouvement, on leur jette au visage qu’aller en maison de retraite serait une solution, mais les anciens préfèreraient mourir plutôt que de s’y rendre, ce qu’un guichetier de l’office des transports estime aussi être une solution (limite même la meilleure, pour la tranquillité d’esprit de tous – sauf celle des esprits sacrifiés des vieux pieux) ! D’ailleurs, quand les vieux sont interdits de circuler, la première réaction  de Cartman est de trouver génial de pouvoir enfin ressortir, à présent que les vieux sont confinés chez eux. De même quant à l’attention que les politiques peuvent accorder aux vieux, même si leur masse grandissante pèse et pèsera toujours plus dans la balance électorale. Pour un des employés de maison de retraite conquise par l’AARP, ces vieux débris ont tous un Alzheimer : personne n’écoutera des vieillards séniles ! Sauf que ceux-là sont prêts à tout et si jamais l’état refuse leurs exigences, ils tueront les otages. Puisque le gars fait le mal en demandant si l’AARP pense vraiment qu’on va les croire, pour montrer leur sérieux ils le descendent. Le grand-père de Stan peut trouver ça extrême, mais les vieux se doivent d’être durs (chose loin d’être facile à cet âge, sauf petite pilule bleue), comme avec ces salopards de Japs. Le père de Stan a beau tenter de ramener à la raison son père, le temps où il décidait pour lui, est fini ! A présent ce sont les vieux qui commandent !

 

Un vieux est un survivant de la vie et de ses nombreux pièges disposés tout au long du parcours. A force d’en avoir vu de toutes les couleurs, la vie a forgé le caractère et le sens des responsabilités de ces personnes âgées, qui souvent sont également grands-parents.

Les anciens aussi ont été jeunes, et il semble même qu’ils retrouvent certains aspects de la jeunesse dans leur vieillesse. Parce que les uns se croient invincibles et les autres ont leur vie derrière eux, les deux en reviennent à leurs fondamentaux individualistes, au rejet de toute forme d’obligation et de respect de la hiérarchie sociale. Mais, normalement, les vieux sont censés en outre être plus responsables de par leurs expériences de la vie et des crises qu’ils ont eu à surmonter puis à méditer.

Preuve qu’il n’y a plus de vieillesse (tout comme la jeunesse fout le camp), alors que le grand-père de Stan conduit avec une voiture de police derrière lui, il somme cet abruti de doubler. Quand l’officier Barbrady lui demande gentiment son permis, papy répond à ce connard (selon ses propres termes) qu’il n’en a pas car il lui a pris. La sanction tombe : le vieux débris devra aller en taule, mais il ne se laisse pas faire (« Essaye voir de me mettre en taule, peau de couille ! L’enfoiré de fils de...Merde ! Bordel ! »). Il faut dire que Papy Marsh est un sacré numéro. Quand son fils vient le voir en prison, il se fait vertement recevoir pour avoir fait la morale au vieux (« Bon sang. Bravo, papa. Tu es fier de toi ? / Bordel, ne me fais pas la morale, compris, fils de pute ! »). Voilà qui a le mérite d’être clair ! Le grand-père de Stan a vraiment l’impression qu’on lui parle comme s’il avait 12 ans, son propre fils le traitant comme un enfant. Ce qu’il peut-être des fois : plutôt que de demander pardon à M. le policier, il lui dit d’aller se faire foutre. Puisque c’est ainsi, le père de Stan qui allait payer la caution, laisse son père en prison pour réfléchir ! Les adultes ne peuvent pas grand chose contre les vieux, eux qui se lèvent si tôt qu’ils font tout avant que les jeunes soient réveillés. Ils veulent contrôler le pays ? Vu l’heure à laquelle ils se lèvent, nul ne pourra les en empêcher. Les grands ne peuvent pas le faire, aimant trop faire la grasse matinée, mais l’espoir peut venir des enfants, qui eux aussi se lèvent tôt. Les gamins doivent combattre les anciens en trouvant un moyen de les vaincre. Les enfants ont pour mission de venger les parents enfermés sous la menace des grands-parents. Quand tout est fini, le père de Stan s’emporte contre son père qui doit se sentir idiot à présent qu’il n’y a plus péril en la demeure. Heureusement la voie de la jeunesse pleine de sagesse se fait entendre. Tout ceci est aussi de la faute des grands : les grands-parents ne veulent plus être traités comme des enfants, par leur propre enfants ; ce qui les gavent, c’est la façon des adultes de parler à ces post- andro/méno-pause comme à des prépubères !!!

 

Toute cette histoire a commencé à cause d’un terrible coup du sort, à savoir une tragédie routière causant neuf morts.

Même s’il n’y a pas de fatalité en tant que telle alors que le risque zéro n’existe pas non plus, force est de constater que le destin est cruel et qu’il joue avec nos nerfs, à vif ! En terme de vie humaine, il n’est pas moins ou plus grave que ce soit des jeunes ou des vieux qui périssent. Par contre, au regard du « coût social », il est bien évidemment plus pénalisant que ce soit des jeunes dans la force de l’âge et actifs qui disparaissent plutôt que des vieux qui ont leur vie derrière eux !

Le père Maxi tente une belle pirouette pour tenter de justifier l’incompréhensible, laissons lui le prêche de la fin : « Il est parfois ardu de saisir les voies de Dieu. Pourquoi autorise-t-Il que 9 innocents soient tués dans la fleur de l’âge par une vieille dame qui, peut-être, ne devrait plus conduire ? Nous devons comprendre que le sens de l’humour de Dieu est particulier. Dieu ne rit pas à de simples blagues de Toto. Non. Dieu adore la complexité ironique de farces subtiles et douteuses pour le commun des mortels. Espérons donc, en ce jour, que Dieu se soit bien amusé et qu’une telle tragédie ne se reproduise jamais ».

 
 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la loi a ses limites que la vieillesse ne connaît pas ! Non seulement il est injuste de condamner tout le monde pour les défauts de certains qui ne veulent pas l’admettre, mais en plus ça ne marche pas à moins de mettre des sabots à toutes les voitures de vieux.

 

Toutefois, de nombreux pays font au minimum passer un contrôle médical régulier pour vérifier que la personne âgée est toujours capable de prendre le volant sans risque pour autrui. Cela a notamment pour effet d’informer les personnes sur leur état général de santé, mais en plus cela permet de faire le tri entre ceux qui ne peuvent manifestement plus conduire, ceux qui doivent faire attention aux conditions de route et se surveiller, et enfin ceux pour qui ça roule sans problème.

 

Il est trop facile de stigmatiser toute une population au prétexte que ce sont des vieux impotents (ce qui n’est pas forcément le cas), comme si tous les jeunes roulaient comme des fous avec des grammes dans chaque bras (euh, bon d’accord, l’exemple est relativement mal choisi). Toujours est-il que la seule solution viable pour tous est de responsabiliser tous les conducteurs, leur faire comprendre que la voiture est un moyen de déplacement commode mais qu’entre de mauvaises mains (et surtout pieds, par rapport à l’accélérateur ou au frein) tout un chacun peut devenir un vrai danger public (à cause de drogue, de la fatigue, du stress, d’une vue qui baisse, de réflexes peu en forme, du mauvais entretien du véhicule, etc. ... la liste peut être longue).

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 09:41

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

    Thème : 2) Le monde musical n’est pas une marchandise !!!

 

 

Fiche de visionnage n°14 :

Épisode 105 (saison 7, épisode 9) – Rock chrétien

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’argent est-il le seul moteur de l’art ???

 

 

Les pros : Metallica, Faith + 1, le FBI,

Les antis : le rock chrétien, Moop (à la fin).

 

 

* Thèse : Artiste est un métier comme un autre où l’argent est aussi important qu’ailleurs ;

Antithèse : La culture est le fruit de la société donc tout le monde doit en bénéficier ;

Synthèse : Être artiste n’est déjà pas évident, laissons-les vivre de leur art !

 

 

Il était une fois à South Park les enfants qui répétaient avec leur groupe Moop (acronyme anglais de « Matter Out Of Place », terme associé au festival underground en plein désert Burning Man, définissant un objet trouvé à un endroit auquel il n’appartient pas) dans le garage chez Stan.

  

 

 

Introduction :

 

 

La musique fait partie intégrante de la culture humaine depuis des dizaines de milliers d’années, pour communiquer avec les esprits, favoriser la transe ou manifester sa joie après une partie de chasse fructueuse.

 

Depuis l’avènement des moyens de diffusion et d’enregistrement à grande échelle, la question du piratage des œuvres et donc de la protection des revenus et des droits des artistes se pose de manière cruciale, d’autant plus ces derniers temps avec la rapidité d’internet et la facilité de partage. La musique est devenue un business industriel qu’il faut protéger, mais en même temps les citoyens se sont appropriés de manière démultipliée cet art en lui ouvrant les portes de l’hyperconsommation, gratuite toutefois !

 

Il faut trouver un équilibre entre la diffusion de la culture, et sa juste rétribution.

En somme, l’argent est-il le seul moteur de l’art ???

 

 

Thèse en faveur de l’art mercantile

 

A l’instar des sportifs (et dans un autre registre, des politiques ou des religieux), les artistes ont toujours été adulés pour le bien-être sensitif qu’ils procurent au Peuple.

Par voie de conséquence, l’humain étant mû par le besoin de reconnaissance, certains ont décidé d’employer ces voies afin d’acquérir un statut social élevé leur assurant amours, gloire et fortune. Il n’y a pas plus gratifiant que d’exercer un métier où l’on donne du bonheur aux gens et où l’on joint à cet agréable l’utile de la tune (également « air, mélodie » en anglais). De fait, il y a certaines personnes qui ont un minimum de talent qui exploitent leur don et leur travail uniquement pour les aspects bling-bling de l’art, sans aucune prétention réellement créatrice puisqu’il n’y a que la maille qui leur aille.

Cartman en est l’exemple type, ce à quoi on pouvait si attendre. Alors que les enfants se creusent la tête pour savoir dans quel style évoluer, pour Cartman la solution est toute trouvée : l’inspiration doit provenir du rock et ils doivent former un groupe de rock chrétien. Comme il le reconnaît lui-même, il n’y a pas plus ringard et plus facile, donc il suffit de faire des textes sur l’amour de Jésus et  les Chrétiens achèteront leurs disques ! Kyle peut trouver ça débile, il n’empêche que ça a marché pour Creed (groupe de rock américain originaire de Floride classé dans la catégorie alternatif post grunge chrétien : il concilie à travers sa musique les difficultés de la vie avec les valeurs traditionnelles chrétiennes et réussit le mariage difficile d’une musique anticonformiste avec une vision plus structurée du monde ; cette modernisation de valeurs traditionnelles est l’une des clefs du succès fulgurant de ce groupe dans des pays prêts à accepter un retour à des valeurs fédératrices). Même si Stan ne veut pas faire de rock chrétien, comme le propose Cartman, ils peuvent toujours démarrer comme ça puis changer après. Kyle expulse Cartman, jugé trop peu sérieux pour faire partie du groupe, mais le gros lard ne se laisse pas faire et parie avec Kyle 10 dollars que s’il fait du rock chrétien il sera album de platine avant leur groupe. Il se lance de suite dans la compétition en allant chercher Butters et sa batterie, puis Token et sa basse (celui-ci ne croit pas en avoir et sait qu’il ne sait pas jouer, mais comme tous les blacks il a bien une basse et il la maîtrise). Pourtant, quand Cartman annonce son plan de se lancer dans la plus fantastique et financièrement enrichissante des expériences en fondant un groupe de rock chrétien, Token est le premier à vouloir partir. Mais le public chrétien représente 180 millions d’américains, et si chacun achète un album à 12,95 ça leurs fera...2 milliards 331 millions de dollars, ce qui est plus que motivant pour s’asseoir sur sa dignité ! D’autant plus que l’entreprise est très facile : il suffit de prendre une vielle chanson normale et de mettre Jésus partout : « Tu es toute ma vie Jésus, Je peux pas vivre sans toi, Jésus, Et je sens ta présence, Tout au fond de moi, Jésus ». Avec de telles paroles d’amour, Faith Records qui a adoré leur performance à la Christ Fest, veut être sûr que ses artistes travaillent pour Dieu, pas pour l’argent. Pour Cartman, c’est vexant, lui qui n’a jamais rien fait juste pour de l’argent (ça c’est lui qui le dit, on lui laisse l’entière responsabilité de ses propos !). S’il ment, que Dieu le terrasse à l’instant. Évident il ne se passe rien, donc les producteurs sont rassurés, sous le charme, et font signer le contrat du siècle au groupe de Cartman. Pour célébrer ses ventes exceptionnelles, Cartman nous sort le grand jeu (notamment avec une grande roue et un buffet somptueux), claquant tout le blé du groupe. Pour lui, il ne fallait pas mégoter, d’autant plus qu’ils regagner dix fois ce qu’il vient de dépenser. Lors de cette cérémonie en l’honneur de Faith Plus One, la pire journée de la vie de Kyle et la plus belle de celle de Cartman, en récompense de plus d’un million de disques vendus, l’industrie du disque chrétien leur remet un album de myrrhe. Cartman s’étonne de cette matière, d’habitude c’est or ou platine, mais en rock chrétien, c’est or, encens puis myrrhe. Cartman réalise alors qu’il a perdu son pari, qui concernait un album de platine, alors que lui pourrait avoir au mieux un double album de myrrhe. Sa déraison l’emporte et il se met à jurer, disant le nom de dieu en vain. Preuve de leur incompréhension mutuelle, tout ceci n’est pas important pour le producteur puisque le groupe répand la bonne parole de Jésus, sauf que Cartman emmerde Jésus ! Butters et Token tentent bien de calmer leur « leader » en lui expliquant qu’il ne faut pas dire de gros mot en parlant de Jésus sous peine de nuire au groupe, Cartman s’en fout complètement, lui qui focalise sur le fait que Kyle va lui piquer 10 dollars. Réexprimant son blasphème d’avant, le public se barre et Token fout une raclée à Cartman, même Butters y met du sien en lui lâchant un pet au visage.

 

Certains ont un talent plus que caché mais sont très visibles, et d’autres ont un génie trop méconnu, tout est dans la communication !

Selon le dicton, « ce n’est pas ceux qui parlent le plus qui ont les choses les plus intéressantes à dire » ! On peut tout aussi bien le mettre à la sauce artistique, car la fibre de ces métiers d’art ne se confond pas toujours avec la grosse artillerie marketing et communicationnelle déployée, ce serait même plutôt l’inverse : quand on est bon et apprécié du public, on n’a pas autant besoin d’un tel tintamarre pour faire parler de soi ! Malheureusement de nos jours, industrie artistique et majors obligent, l’artiste est vendu sous cellophane comme un produit packagé où tout est étudié et rien ne doit dépasser du plan stratégique prévu des mois à l’avance de la sortie d’un album pour être sûr que les bacs soient dévalisés.

Cartman, maître es manipulation, est un pro de la communication et sait exactement ce que les gens attendent pour pouvoir assurer son succès ! Quand il fait les photos pour la pochette de l’album, les autres membres du groupe viennent bien sapés et se font diriger. Ils doivent l’air sain et détendu, se mettre n’importe où et avoir l’air de s’en foutre ! L’important est de ne pas sourire sur une pochette, ça fait ringard. Évidemment, les chansons se doivent aussi d’être racoleuses et faciles à retenir. Ensuite, il faut également participer à de grands évènements, tels que la Christ Fest, un grand rassemblement chrétien, où plein de croyants vont y claquer du fric et où il suffira de vendre l’album bien packagé comme il faut. Certes Cartman n’y connaît rien en chrétienté, mais il en sait assez pour savoir exploiter ce filon juteux ! Kyle n’a plus qu’à préparer ses 10 dollars !!! A côté d’un stand de bibles reliées, Cartman propose à la vente le meilleur de tous les CD de rock chrétien. Pour une vieille dame, ce sera parfait pour ses petits-enfants : de la musique de jeune avec des paroles inspirées, tout ce qui va bien pour faire passer le message biblique. Comme le dit Cartman le bon commerçant, c’est ce qu’il faut à tous. Malheureusement Butters vient gripper cette belle mécanique si bien huilée en avouant qu’ils ne sont pas vraiment chrétiens, qu’ils font semblant. Encore un coup comme ça, et Cartman lui broie les couilles : on ne déconne pas avec le business et la réputation ! Quand le leader entend la foule en délire pour un super concert, il devient évident pour ce jeune va-t-en-guerre du commerce artistique du pacifisme chrétien que pour vendre leur CD ils doivent monter sur scène. Lorsque les Sanctified, un groupe de métal punk inspiré par la foi dans le Christ, arrive et cherche les coulisses, Cartman flaire le gros coup et leur propose d’aller prier ensemble avant qu’ils n’aillent sur scène. Ils partent tous s’isoler, car c’est toujours bien de prier, sauf que Cartman le fourbe les enferme dans un placard à balais. Ainsi, le train du Salut continue sa route avec le groupe Faith Plus One. A la suite de cet énorme succès scénique, K-Tal fait une publicité présentant le groupe de rock chrétien le plus inspiré au monde, qui interprète les meilleures chansons chrétiennes. Un CD à commander tout de suite !

Comme certains ne voulaient pas payer un CD et allaient le voler, aujourd’hui la chose est encore plus facile car le risque de se faire attraper est minime : le téléchargement gratuit est ainsi vite devenu la plaie de l’industrie de l’art.

Que ce soit par manque de moyens, par défi ou par esprit subversif contre la marchandisation de l’art, de plus en plus de gens téléchargent gratuitement de la musique ce qui revient à piller l’œuvre d’artistes et le catalogue artistique de grandes maisons de production. Ces pirates des temps modernes ne peuvent justifier de tels actes de pirateries car ils sont tels des voleurs de couleurs pour les films ou de chanteurs pour la musique. Ce crime ne doit rester impuni sous peine de voir ce phénomène devenir un véritable mode de consommation alternatif, en-dehors du système marchand et le mettant d’ailleurs en péril dans sa logique même de fonctionnement. Pour préserver les privilèges et intérêts de certains, la culture de tous doit être surveillée et entravée dans son libre accès.

Quand les enfants téléchargent quelques morceaux pour se faire un avis sur leur futur style, en moins de deux les bleus débarquent en force tels des commandos face à un forcené. Le FBI défonce tout sur son passage dans la chambre de Kyle, mais il ne sait quoi répondre quand son père lui demande ce qu’il a encore fait. Au poste, un inspecteur constate beaucoup de titres piratés, même  du Judas Priest, à croire qu’ils cherchaient vraiment les ennuis. Toutefois, « preuve » de leur bonne foi, les enfants ne pensaient pas que c’était si grave que ça. Après que l’inspecteur leur ait expliqué ce qu’il en était des conséquences effroyables du téléchargement gratuit, leur groupe Moop décide de faire grève tant que les pillages numériques n’auront pas cessé ! Ils sont vite rejoints en cela par Metallica puis d’autres vedettes internationales pour protester sous forme de festival de grévistes contre le pillage sur le Net et interdire ces pratiques criminelles.

 

Antithèse en faveur de la culture de masse, à pas cher

 

Avec leur vente de disques, de dvd, leurs tournées et les produits dérivés, les stars brassent un énorme paquet de fric et vivent dans un luxe inimaginable pour leurs fans modestes.

Même s’il est bien connu que plus on a d’argent moins on en a besoin, les stars deviennent vite accros à leur débauche de luxe. On dit également que l’argent est un bon valet, mais un mauvais maître, et on le voit clairement quand ce dernier prend le dessus sur l’artiste et fait que ce drogué à qui il en faut plus toujours plus devient la marionnette d’un système de pensée basé sur le carriérisme et l’appât du gain facile, notamment avec des compils et autres facilités de vie sur les droits d’auteur. C’est que l’argent appelle l’argent et c’est un domaine dans lequel nul n’est jamais rassasié.

Alors que les enfants estiment que télécharger de la musique pour rien n’est pas si grave, un inspecteur de police s’en va leur montrer des choses qu’ils ne vont pas aimer. Ils rencontrent ainsi Lars Ulrich, le batteur de Metallica, pleurant près de la piscine. Il voulait mettre un bar aquarium à requin plaqué or à côté de la piscine. A cause de ceux qui volent sa musique, il devra attendre des mois avant de l’avoir. Mais il y a pire encore ! Britney Spears avait avant un jet privé type Gulf Stream 4. Mais à cause des gens qui pillent sa musique, elle a maintenant un Gulf Stream 3, qui n’a même pas de télécommande pour le DVD son surround. Ils se rendent ensuite chez la famille de Master P. C’est bientôt l’anniversaire du petit, et il rêve depuis toujours d’une île en Polynésie. Ses parents vont-ils lui offrir ? Rien n’est moins sûr si les choses continuent ainsi : il n’aura jamais son paradis tropical et l’île restera sans propriétaire. Alors, pirater de la musique, ce n’est pas   grave ? C’est bien la folie des humains : il faut penser aux conséquences atroces que produisent ces actes égoïstes, sinon il y a fort à craindre que les stars ne vivent plus qu’à moitié dans le luxe.

 

Face à ceux-là, nous avons les internautes mélomanes qui se ruinaient à acheter des CD justement pour financer le train de vie fastueux de leurs idoles riches aux as.

Alors que la culture s’est largement développée et que les coûts de production ont plutôt tendance à baisser notamment concernant la fabrication des albums, le prix de la musique quel que soit le support n’a pas beaucoup évolué les dernières années. La révolution numérique a ébranlé un ancien modèle de production et de distribution, qui peine à mettre en place des alternatives crédibles. Bien sûr, plus cher que gratuit c’est argent trop cher ! Mais s’il y avait une réelle valeur ajoutée à payer pour avoir une offre plus attrayante du côté légal, la balance commerciale serait sûrement moins mal en point.

Quand le groupe des enfants veut acheter des CD pour se faire son style, Kyle demande 300 dollars à son père. Malheureusement, Kyle a déjà eu son argent de poche, et son père fait son juif (ce n’est pas bien beau de dénigrer son propre peuple !) en ne voulant rien lâcher. Pour Kyle, tout est foutu, mais Kenny révèle alors aux autres membres du groupe que l’on peut avoir de la musique gratos sur le Net : il suffit d’un clic ! Les gens copient les disques sur leurs PC et on peut ensuite les télécharger gratos. Pour ceux qui ne peuvent faire autrement, avoir de la musique à l’œil c’est géant !

 

Mais tout acte illégal, quel que soit le jugement qu’on peut porter à cette orientation juridique, entraîne une sanction, notamment financière.

Pour tenter d’enrailler un phénomène déjà bien lancé, les autorités ont mis en place des échelles financières pour taper fort là où ça fait mal aux fesses, dans la poche de derrière du pantalon, au portefeuille. C’est toujours la même technique : on chope quelques criminels de haute volée de droits et on leur fait payer les pots cassés par tous en espérant faire un exemple et que le pillage s’arrête faute de rentabilité entre le bénéfice du vol et le coût de la sanction légale.

Suite à l’arrestation des affreux jojos, les parents doivent payer 400 dollars d’amende. Pour le père de Stan, la somme est disproportionnée car ce n’est pas si grave que ça que d’avoir téléchargé des chansons. Encore une fois, l’inspecteur du FBI emmène les parents voir les dégâts que cela peut provoquer sur la luxure des stars.

 

Synthèse

 

Être un artiste n’est pas un métier comme un autre, c’est un grand travail sur ses capacités pour atteindre un certain niveau d’excellence.

A contrario d’autres professions, on ne peut pas devenir artiste sur un coup de tête, du jour au lendemain. On peut certes avoir des facilités à chanter, peindre ou écrire, mais cela ne fait pas le talent ! Pour cela, il faut de la créativité, du sens critique pour séparer le bon grain de l’ivraie artistique, et beaucoup de persévérance pour faire sa place dans un milieu particulièrement fermé.

On le voit très bien dès les origines du groupe Moop : le père de Stan arrive inquiet, croyant qu’on torturait des Vietnamiens en leur arrachant les intestins par la bouche, alors que les enfants répétaient. En outre, définir son style musical est loin d’être si aisé qu’il peut y paraître : Kyle joue plutôt funky, Kenny est latin jazz, et Stan plutôt hip-hop et R’N’B dans ce qu’il fait. La solution, pour eux, serait d’écouter d’autres groupes pour trouver l’inspiration puis définir son style en fonction de cela. Il faut dire que c’est le rêve de Kyle, la musique c’est sa vie ! Sauf que ce n’était pas ce qu’il disait la veille. Mais la fougue de la jeunesse de Kyle lui fait croire que sa place est sur une scène, qu’il arrivera au top car il a la musique dans l’âme (sachant qu’en tant que juif, il n’a déjà pas le rythme dans la peau, cf. la chorale dans la forêt tropicale). Alors qu’ils sont en grève contre le piratage, Stan se rend compte que c’est dur d’être dans un groupe (de musique comme autrement). Heureusement, Kyle est là pour le remotiver, car c’est dans ce genre d’épreuves qu’on voit si le groupe est uni et solide : il faut arriver à tenir bon dans les moments difficiles, comme Les Beatles.

 

Dans tous les métiers, il y a des hauts et des bas, et quand enfin ça vient, alors ça va ! Les professions artistiques sont les premières soumises aux aléas de la fortune (en ancien français, fortune = chance).

Tout travail mérite salaire ! N’importe quel stagiaire en conviendra ! Il en est de même dans les milieux culturels, car même un artiste, si perché soit-il, ne peut vivre d’amour et d’eau fraîche. Un créateur sait qu’il risque de manger du riz et des pâtes pendant un certain temps avant que son œuvre soit connue puis reconnue, mais il attend qu’en même de pouvoir en vivre, ne serait-ce qu’en complément d’une activité parallèle si le succès n’est pas tant au rendez-vous. On peut faire de l’art bénévolement dans le cadre d’une passion du dimanche (et de tous les autres jours de la semaine si on veut quand même faire ça bien), mais si on s’engage dans une voie professionnelle il faut tout de même un minimum de retour, rien que pour payer au moins les frais fixes de déplacement ou de production de l’œuvre (location d’un studio d’enregistrement, pots de peinture, rames de papier, etc. ...).

Après le sermon de l’inspecteur du FBI sur le téléchargement, Stan est impatient de rentrer chez lui pour jouer à nouveau. Mais Kyle réfrène ses envies, il n’en voit plus l’utilité : s’ils font un album, de toute façon les gens téléchargeront leurs chansons gratos sur le Net et ils ne vont donc pas gagner un rond ! Pour eux, tant que les gens voleront la musique, ils doivent refuser de jouer pour des clous ! Quand Cartman arrive la mine joyeuse car son album sera bientôt album de platine (oui enfin, c’est pas encore gagné car il n’en a vendu pour l’instant que 13 sur le million nécessaire), Kyle le rafraîchit car tout ceci ne servira à rien puisque les gens auront son CD à l’œil sur le Net.

 

Et si c’était justement ça le but ultime de l’art : la culture de masse ? Plutôt que quelques uns achètent un CD, autant que tout le monde l’écoute !

Un artiste n’est pas un producteur de marchandise comme n’importe quel manufacturier ! Sa production n’est pas utile au sens pratique du terme, mais elle est nécessaire à la bonne vie d’une société (pensez un monde sans musique, ni cinéma ni peinture ni livre, beurk), à l’épanouissement individuel : si le monde d’aujourd’hui n’avait pas de soupape artistique partagée par un grand nombre, ce système qui s’ennuierait au boulot sans opportunité de fuite de la triste réalité dans le mondes des arts serait rapidement en danger par le propre stress qu’il génère et qu’il ne pourrait plus éliminer en le cachant temporairement sous le tapis du divertissement.

Alors que Stan en a vraiment ras le bol de faire grève (pour rien en plus) et qu’il est prêt à oublier le groupe, Moop reçoit un recommandé indiquant que l’album de Faith Plus One vient d’atteindre un million d’exemplaires. Cartman a réussi, il a un album de platine. Le groupe Moop voulait tellement protéger sa musique, qu’ils en ont oublié de jouer. Lars Ulrich de Metallica s’emporte, se demandant bien de toute façon pourquoi jouer si on ne gagne pas des milliards ? Mais pour Kyle, la vérité est ailleurs : c’est ça être un vrai artiste, jouer pour être   écouter ! Les CD seront toujours copiés et échangés gratos, mais un musicien est vraiment heureux de jouer quand un public l’écoute. Certes les chansons seront piratées, mais si elles sont bonnes, un public plus large et grand viendra voir les concerts. Moop se fout du fric car seule la musique compte ! Le groupe arrête la grève, pour mieux  rejouer, mais il n’est pas suivi en cela par les stars accrochées à leurs dollars !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la musique en particulier et l’art en général ne sont pas des marchandises tout à fait comme les autres.

 

Étant donné que la culture apporte son lot de bien-être au niveau des sens et qu’elle favorise le brassage des idées, elle a un rôle social majeur. Tant et si bien que certains n’hésitent pas à passer par cette case artistique pour flatter leur ego et récolter pas mal d’argent. Le fond du problème est bien que la culture est devenue trop chère et que face à la gratuité, l’industrie ne peut pas lutter, si ce  n’est par des offres intelligentes qui compensent le prix de services à forte valeur ajoutée.

 

Comme la motivation principale d’un politique doit être de faire le devoir pour lequel il a été élu, la force d’un artiste doit être de mettre au service de tous son art afin que le plus grand nombre en bénéficie, le créateur bien sûr y compris. Il faut ainsi trouver un juste équilibre entre la culture et donc l’ouverture d’esprit de masse et la juste rétribution des artistes qui ne sont pas là que pour nous servir en offrant du plaisir à perte !

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 09:44

Catégorie : IV] Ce qui fait du bien peut aussi faire mal (et pas qu’aux mâles) !

Thème : 1) Avant même l’amour, on « veut » déjà tout savoir sur le sexe

 

 

Fiche de visionnage n°21 : Épisode 89 (saison 6, épisode 10) –

Les seins de Bébé mettent en danger la société

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Peut-on lutter contre la manipulation des hormones ???

 

 

 

*  Les pros : Bébé, le père de Stan,

*  Les antis : Les garçons, les filles.

 

 

*  Thèse : Les garçons sont programmés pour ne pas regarder droit dans les yeux ;

*  Antithèse : Il faut savoir raison garder face à la déferlante des passions ;

*  Synthèse : Nous devons nous méfier des femmes, et d’autant plus elles entre elles !

 

 

Il était une fois à South Park après la mort de Mme Crockelpaf, les élèves sont restés deux semaines chez eux sans école. A présent que les cours reprennent, Bébé demande si les filles ne remarquent rien. Wendy se rend compte que Bébé a des doudounes. Bébé explique que ça a commencé une semaine auparavant, et qu’elle a d’abord cru que c’était des piqûres de moustique, mais comme ça ne s’en va pas ...

 

 

Introduction :

 

 

Depuis que nos ancêtres les singes se sont relevés, les seins sont visibles en permanence et l’attention masculine se focalise dessus, les yeux rivés sur ces joysticks (bâtonnets à joie qui font saillie).

 

Avec la facilité des interventions de chirurgie plastique, bon nombre de femmes souhaitent se mettre à niveau en terme de gros bonnet pour faire plaisir aux grands benêts masculins. Que ce soit pour vendre un shampoing ou pour vanter les airbags d’une voiture, les poitrines opulentes se mettent en 4 par 3 pour attirer le chaland.

 

Face à la recrudescence des images mammophiles et des décolletés de plus en plus plongeant et de moins en moins cachant ses seins qu’on ne saurait voir, les humains doivent tenter de se contenir, ce qui est loin d’être aisé quand on meurt d’envie de baiser les roberts.

En somme, peut-on lutter contre la manipulation des hormones ???

 

 

Thèse en faveur de la servitude mammaire

 

A l’inverse des hommes, les femmes ont des pectoraux que nul ne saurait ne pas voir. Autant les deux sexes ne laissent rien paraître à travers les vêtements, autant les fesses peuvent être mises en valeur par des fringues moulantes, mais les hommes (à moins de faire de la muscu) ne peuvent montrer ces seins que les femmes sauraient voir.

Avec un peu d’attention, d’expérience et de finesse dans le regard, il n’est pas si compliqué de pouvoir caractériser le poitrail d’une gente damoiselle. Sans se faire pincer, on peut en effet d’un coup d’œil mâle placé savoir si les seins sont tombants (selon la hauteur relative du soutien-gorge par rapport au reste du buste), et bien sûr leur taille (voire forme) en fonction de la corpulence de la donzelle (à force de dégrafer des soutifs et de zieuter sur l’étiquette, on se construit vite son catalogue visuel puis il est facile de définir si une poitrine, à vue de nez, fait du une voire deux mains de tour de sein). Pour autant, cette faculté des hommes à chercher du regard puis à imaginer à travers les vêtements les formes généreuses féminines, peut vite faire tourner les têtes, dans tous les sens du terme.

En effet, à peine Bébé est entrée dans la salle de cours que Kyle remarque qu’elle a quelque chose de changé, sans pour savoir pour autant quoi exactement. Pour Stan aussi il y a du nouveau mais le message n’est pas passé de l’inconscient à sa conscience des choses (puisqu’il pense qu’elle a peut-être changé de coiffure). Pour les adultes, éveillés concrètement à la tétée, la manipulation mammaire est plus flagrante. Alors que Bébé consulte un plasticien, une charmante infirmière blonde à forte poitrine présente le dossier d’un patient et le docteur en est tout émoustillé. Par contre, quand une autre infirmière, à petits seins, vient lui apporter le café qu’il avait demandé, il l’a rembarre vite fait d’un « Ouais, rien à foutre, cassez vous ! ». Lors de la phase pubère et la montée en puissance des hormones, les enfants peuvent commencer à se comporter bizarrement (Stan a dessiné d’innombrables paires de seins au mur, il est au croisement entre le singe obsédé et l’artiste perché), ne plus faire leurs devoirs et ne plus voir aucun ami ! Si la mère de Stan ne comprend pas pourquoi (alors que les ahtas sont des signes on ne peut plus clairs), son mari interprète de suite que ça y est, les seins commencent à l’intéresser ! Sa femme lance un « notre Stanley est en train de devenir un homme », autant attendrie que le père est inquiet. Ce que confirme M. Mackey en classe en faisant la morale aux garçons comme quoi leurs notes chutent de façon catastrophique ! Quand Clyde (en singe en rut) interroge « Bébé ! Où être Bébé ??? », M. Mackey cerne de suite que les  enfants vont devoir se battre moins pour étudier davantage.

 

Au-delà de ce détournement d’attention, consciemment ou non il est évident que le sens critique est profondément altéré par des monts pourtant galériens.

Afin de faciliter la reproduction, l’évolution a mis en place des systèmes permettant de passer outre la culture et le désintérêt pour la personnalité d’une partenaire potentielle. Ainsi, jusqu’à un certain point de non-retour, un homme/une femme peut être amené non pas à considérer la personne qu’il/elle a en face de lui/elle, mais plutôt à se délecter de voir un corps aux formes enivrantes, tout ça uniquement pour assurer ses pulsions sexuelles. Ce genre d’éléphant rose nous trompe énormément dans notre jugement serein et éclairé, manipulés que nous sommes par nos hormones qui ne pensent qu’à faire fonctionner la machine à passion, au détriment de la raison !

Clyde nous le montre très bien en disant à Token qu’il n’avait jamais remarqué avant que Bébé était vachement cool, exactement ce que se disait Token qui est prêt, même si c’est une fille, à l’inviter à faire partie de leur bande de potes, sachant que Butters également la trouve cool. Pour autant, Clyde sent bien qu’il y a quelque chose de bizarre sur le fait qu’aucun garçon n’ait remarqué sa coolitude avant. Mais bon ! Les garçons s’en vont, Wendy lance un regard de killeuse à Bébé qui hausse les épaules en signe qu’elle n’y est pour rien. Cartman cherche quant à lui à comprendre ce qui le fascine depuis peu chez Bébé, peut-être c’est sa chemise qu’il trouve si géniale, ce en quoi Craig est bien d’accord. Bébé arrête de noter le cours, tous les yeux mâles (af)famés sont braqués sur elle. M. Mackey demande à Bébé combien font 6*8, elle reprend ses esprits et répond 48. Tous les garçons sont ébahis, sûrement aussi parce qu’eux ne connaissent pas la réponse, vu ce que M. Garrison leur enseignait. Pour Stan aussi du coup Bébé est assez cool pour faire partie de leur bande, Cartman en étant moins sûr (alors qu’il n’en attend pas moins que les autres). Alors que le groupe part, Wendy rattrape Stan et se plaint de n’avoir jamais été invité à jeter des cailloux sur les voitures, contrairement à Barbara. Mais pour Stan les choses sont différentes vu que Wendy est comme sa petite amie, alors que Bébé elle est … comment dire, elle est cool ! En ayant pris pour son grade par les autres filles jalouses, Bébé ne comprend pas pourquoi elle serait une salope parce qu’elle devient copine avec les garçons : elle croit qu’ils l’aiment bien parce qu’ils la trouvent intelligente et cool (tendre   naïveté !). Sa mère recadre les choses en lui expliquant que quand elle était petite, les garçons disaient qu’elle n’était pas vraiment très intelligente. Et un beau jour, ils ont trouvé qu’elle était devenue très intelligente !! C’est de famille : en grandissant les filles ont un gros QI !!! Pour Bébé c’est décidé : si les filles ne veulent plus être ses copines, ça lui est égal car elle juge les mecs bien plus cools de toute façon !!! Plus dur sera la chute quand elle aura compris ce qui faisait disjoncter les garçons. Elle arrive un beau jour habillée d’une boîte en carton, et de suite les garçons redeviennent « normaux » : Craig se demandant pourquoi, mais toujours est-il qu’il trouve Bébé moins cool à présent, idem pour Token qui se demande bien ce qu’il leur est arrivé durant cette faille temporelle ?!

 

C’est tout, « simplement », que l’esprit de compétition pour la reproduction s’est emparé de leur cerveau é-triqué de mâle en rut et donc en lutte !

Dès qu’une représentante (pas nécessairement charmante) de la gente féminine pointe le bout de son arrière-train, certes les mâles ne le reniflent pas, mais il faut au moins que ce popotin fasse partie du groupe, et si possible qu’il se retrouve sur l’entrejambe de quelqu’un et tant qu’à faire du leader qui sera sorti de la meute affamée.

Ainsi, pendant la récré, alors que Wendy discute chiffons avec ses copines, les mecs arrivent et Stan propose à Bébé de venir avec eux jeter des cailloux sur les voitures. Même si elle n’y a jamais joué et que c’est surtout un truc de mec entre couilles, elle y ira avec plaisir. Toutefois, cette nouvelle recrue peut vite faire éclater un groupe. En position pour shooter les voitures qui passent, les enfants montrent à Bébé comment faire. Elle réussie son lancé, gratifié d’un « bande de petits cons » de l’automobiliste, et tous les garçons lui lèchent le cul. Pour Kyle, son lancé était bien, mais il suffirait de tenir le caillou comme ça pour que ... Clyde ramène aussi sa fraise car il faut mettre le pouce sur le côté et que ... Kyle reprend la main, c’est lui qui lui montre ! Alors que Clyde ne lâche pas l’affaire et veut juste faire à Bébé où le pouce doit être placé, Kyle redevient un primate sauvage, avec les yeux du mâle dominant et le cri du gorille à dos argenté défendant son harem. Clyde tente de rivaliser, mais abandonne la partie. Redevenu primate civilisé, il reprend ce qu’il disait, mais quand Stan prend la pierre des mains de Kyle, ce dernier redevient primate sauvage avec une posture impressionnante, les autres garçons lui emboîtent le pas pour tenter leur chance : que le plus fort gagne ! Devant ce défoulement des passions, Bébé rentre chez elle et dès qu’elle est partie la montagne des singes se calme, même si ceux-ci se demandent ce qu’ils faisaient avant de perdre leur éducation d’humain. Dans un resto de routiers, Stan, Kyle et Cartman attendent Tweek pour avoir une réunion au sommet ! Vu que Bébé est si cool et qu’ils ont galéré pour trouver un remplaçant à Kenny, ils ont l’idée de virer un membre pour que Bébé soit la remplaçante officielle de Kenny. Bien sûr, plutôt que Tweek le nouveau venu, Cartman voudrait virer Kyle le juif. Évidemment ça ne marche pas, donc il se rabat sur Tweek. Mais les autres trouvent qu’il doit rester car il est cool, donc finalement c’est Cartman qui doit dégager. Stan, Kyle et Tweek vont ensuite chez Bébé où ils regarderont Terrance et Philip avec elle ! Mais d’autres sont également sur la touche. Stan défend son territoire émotionnel devant une meute rivale de petits jeunes qui veulent aussi voir leur copine Bébé. Bien que Stan est marqué son nom sur elle, affirmant ainsi sa propriété, un petit estime que Bébé est la copine de tout le monde et autre que dieu a mis Bébé sur Terre pour enrichir la vie de chacun ! Les primates sauvages refont surface, mais le jeu se finit par un match nul. Décision est alors prise de regarder Terrance et Philip tous ensemble, sauf que Bébé n’est pas là, elle est partie jouer chez Cartman au[x] (silence des) agneaux (ou saute-mouton, allez savoir). Ils y refont la scène avec la fille dans le puits, où elle doit mettre de la crème pour préparer sa peau. Tout repart alors en concours de singes pour le rôle de dominant. Bébé essaye de calmer tout le monde, sans succès car les mâles sont pris dans leur combat de coq. A cette occasion, Stan tombe sur un os et découvre la puissance destructrice de l’objet, devenu arme entre ses mains. Certes Bébé ne voulait pas créer autant de problèmes, mais le mâle est fait comme un rat des goûts des sens. Une réelle dépendance se met en place, puisqu’on voit plus tard les garçons attendre la messie devant chez elle pendant toute une journée pour savoir si elle va sortir ! Stan est vraiment devenu le dominant, s’asseyant sur le pas de la porte de Bébé et défendant bec et ongle son territoire à coups de pierres. La mère de Bébé se réjouit que sa charmante petite fille attire énormément de prétendants !

 

Antithèse en faveur de la raison plutôt que de la passion des nichons

 

Certes nous sommes manipulés par nos hormones, mais son fabricant, notre cerveau, abrite également l’autre revers de la médaille, à savoir notre conscience et avec elle notre libre arbitre !

La première des choses pour ne plus être manipulé, est déjà de savoir qu’on l’est ! Cela peut paraître tout simple, mais nous sommes des êtres si complexes que la chose n’est pas si évidente qu’il peut y paraître pour détecter d’où provient la manipulation et sous quelle forme elle a pris le pouvoir sur notre façon de penser et sur nos gestes plus ou moins déplacés.

On le voit clairement quand Wendy explique à des garçons que Bébé n’est ni plus intelligente ni plus cool que les autres, et que elle elle sait parfaitement ce qui plaît aux mâles chez elle !!! Clyde, après quelques secondes où il s’interroge sur ce que ça peut être, abandonne et demande à Wendy de préciser le fond de sa pensée. Pfff, décidément les garçons sont trop stupides !!! Comme le confirme Butters, plus stupides que Bébé !

 

Les femmes, plus mûres et plus tôt que les garçons, savent assez vite ce qui les fascine chez elles, leur poitrine en cours de grossesse qui rappelle à ces grands enfants le sein maternel avec lequel ils viennent de couper le cordon ombilical post-œdipien.

Pour autant, les femmes ne veulent pas forcément de leur superpouvoir mammaire ! Elles en usaient et abusaient certainement à toutes les époques, et encore aujourd’hui, mais avec la libération des mœurs et la fin du carcan patriarcal qui pesait sur les femmes, ces dernières sont désormais plus promptes à montrer leurs qualités pragmatiques que plastiques. Puisqu’elles veulent gravir les plus hauts sommets de la chaîne sociale, elles le feront à la force du poignet et plus tant à la faiblesse des hommes au détour de leurs atours.

Alors que la mère de Bébé vire gentiment les garçons, une navette spatiale s’écrase juste en face. Plutôt que de vivre dans un futur fou où les singes ont pris le pouvoir, les deux astronautes préfèrent se suicider. Décidemment pour Bébé « avoir des nichons, ça craint ! ». Bébé est en train de devenir une femme, mais elle en a trop marre et ne va pas laisser ces trucs pourrir sa vie !!! Elle décide ainsi d’aller à l’hôpital voir ce qu’il est possible de faire pour ses seins. Devant le docteur dubitatif face à la petitesse des seins, Bébé se voit refuser son projet de réduire sa poitrine. Alors que Britney Spears a bien eu des implants quand elle était ado, elle ne comprend pas pourquoi elle ne pourrait pas réduire ses seins ! Pour le docteur c’est simple : augmenter une poitrine est quelque chose de merveilleux et de magnifique, mais la rendre plus petite, c’est insensé !!! Pour Bébé, c’est la vouloir plus grosse qui n’a pas de sens ! Demandant pourquoi elle hait à ce point sa poitrine, le docteur Alice se voit répondre que depuis qu’elle a ces trucs débiles, tous les gens la traitent différemment, et qu’elle a l’impression qu’on va la traiter différemment toute sa vie ! Bébé est bien consciente que si ses seins continuent à grossir comme ça, les garçons lui donneront tout ce qu’elle voudra ! Le docteur perd complètement pied, mais pour Bébé si elle grandit en obtenant tout ce qu’elle veut avec facilité uniquement parce qu’elle a des gros seins, alors elle va devenir quelqu’un de superficiel ! Elle est même persuadée que si elle a tout sans faire d’efforts dans la vie, ses chances de devenir avocate ou biologiste sont réduites à zéro !!! Le docteur reconnaît enfin qu’elle n’a pas tort, mais d’un strict point de vue éthique il ne peut pas procéder à une réduction des seins sur une petite fille de huit ans. Par contre, il estime que si elle souhaite les avoir légèrement plus gros, pour lui ce serait le bon moment pour opérer ! Bébé part fâchée et l’emmerde au passage ! Tout ceci s’explique quand on sait que les seins se nourrissent de la misère des hommes et grossissent pour mieux semer la discorde !!!

 

Mais que peut-on efficacement faire pour lutter contre cet état de   fait ? Il faut trouver un juste équilibre car les nichons sont nos amis, mais nous devons tout autant éviter de tomber sous leur dépendance !

Autant la bite fait le moine, autant les seins font l’abbesse à lick (ça va bien en arabe, c’est à lécher en anglais). Mais il reste important de savoir raison garder. Au-delà des monts Vénusiens se trouve certes la forêt tropicale, mais par-dessus tout ça émerge une sans queue à tête ! Il est premièrement primordial de ne pas s’arrêter à l’apparence physique de la personne, même sculpturale, pour voir son être dans sa totalité, y compris et surtout sa personnalité (il vaut mieux une femme mal lotie mais intéressante qu’une bombe bien gaulée chiante à pleurer), et deuxièmement on doit prioriser les choses pour ne pas se laisser enfermer dans le maternage abusif de certaines qui aiment à reprendre le rôle de mère castratrice !

Le père de Stan explique tout ceci très bien ! Plus son fils ira vers l’âge d’homme, plus les nibards, ces ahtas, vont prendre une place très importante dans sa vie !!! Mais pour autant, il ne doit pas les laisser l’éloigner de ses amis : il y a beaucoup de nichons sur Terre, mais ce ne sont que des nichons, alors que ses amis sont bien plus précieux !!! Stan, plongé dans un questionnement schizophrénique sur sa nature animale et civilisée, énonce « amis » d’un côté et « ahtas » de l’autre.  Son père comprend bien que la paire de seins de Bébé est importante, mais ces nichons seront remplacés par une autre paire de nichons ! Son fils aura bien assez de temps pour connaître bien des nichons, et puis un beau jour il rencontrera des nichons qu’il voudra épouser et ceux-là seront plus importants que tout au monde (dit son père en serrant contre lui sa femme, qui lui répond d’un passionné « je t’aime ») ! Si Stan arrive à comprendre ça, alors il aura appris qu’en fait les seins n’ont aucun pouvoir, si ce n’est celui que les hommes veulent bien leur donner !!! Après que Bébé soit venue en classe habillée d’un carton, Stan comprend tout le message de son père : les nichons ont une action sur notre cerveau, ils font naître plein d’illusions dans nos têtes !!! Comme le suggère Kyle, Bébé n’était ni plus cool ni plus intelligente, ça venait juste de ses seins ! Cartman ne perd pas l’occasion de rappeler que tout ceci signifie que Bébé est toujours aussi chiante et conne qu’avant, ce que confirme l’intéressée car ses nichons ont aveuglé leur jugement !!! Pour Kyle (et tant d’autres) tout ça craint, lui qui ne veut pas que quelque chose ait autant de pouvoir sur lui ! Heureusement Stan le rassure car tant qu’ils en auront la conscience et la volonté, les seins n’auront aucun pouvoir et ils ne pourront rien faire de mal ! A présent, tous les garçons n’en ont plus rien à foutre des nichons, jugeant même que c’est trop débile, et s’enlacent pour faire la paix et s’excuser de s’être tapés dessus. Clyde fait le serment de ne plus jamais laisser les nichons les séparer ! Quand Wendy arrive avec un nouveau buste turbo-boopsé, les garçons restent bouche bée, puis éclatent de rire après ce qui vient de se dire. Laissons le dernier mot à Cartman : « Putain, bonjour la pouffiasse !!! » 

 

Synthèse

 

Depuis les Vénus préhistoriques, les hommes sont fascinés par les femmes parce qu’elles le valent bien !

La femme pointe ses seins vers la direction à suivre : dans de nombreuses cultures, se sont les femmes qui orientent la prise de décision et c’est l’homme qui finalise le choix en son nom propre. En bien comme en mal, les seins-tillantes ont toujours beaucoup influencé la marche du monde et nombreuses sont même devenues reines, pharaonnes ou grandes prêtresses.

Il suffit que Bébé dise que quelque chose à l’air giga fun pour que tout le monde rigole et reprenne cette expression : pour Clyde giga fun est super, à un point tel que Token va le dire aussi à présent. Idem en cours : les garçons font un brouhaha pas possible, Bébé arrive et le silence se fait. Les garçons clament en chœur leur « Salut Bébé ! » matinal et Bébé fait sa star en saluant tout le monde. Wendy n’en peut plus (avec les yeux qui tournent, signe de son blasage absolu), elle qui ne bénéficie pas de la même attention. Les élèves ont dû écrire un petit texte pour le lire à haute voix devant toute la classe. Clyde commence avec un texte ayant pour titre « Pourquoi Bébé est la fille la plus cool du monde », exactement le même sujet que Stan et Butters. Tous les garçons se frappent la poitrine avec leurs yeux de primates en rut ! Voici le texte de Clyde, tout mielleux et plein de mièvrerie : « Ma copine Bébé est très intelligente. Elle raconte des histoires drôles et elle s’y connaît en plein de choses ! Elle assure dans presque tout ce qu’elle essaie de faire ! Elle est géniale ! Quand il a fini, les autres garçons applaudissent, mollement. Token lit aussi sa prose : « Si je pouvais être Bébé ! Si j’étais Bébé j’aurais des tas de copains parce que je serais super ! A mon contact, les gens deviendraient tous plus intelligents ! ». Quand M. Mackey demande qui d’autre veut lire son œuvre, tous les garçons lèvent la main, il n’y a plus de timidité ou de « lécheur » qui tiennent. Mais puisque M. Mackey veut entendre un texte basé sur autre chose que Bébé est géniale, tous les garçons baissent la main en soupirant car ils n’ont pas eu l’occasion de lire leur prose enflammée à Bébé. Cette dernière nous livre son texte : « Mon chat Temper (tous les garçons s’extasient) ! Temper est gris avec des tâches blanches, parfois il essaie d’attraper sa queue (tous les garçons sont morts de rire) ! Temper est âgé de douze ans, ce qui est plutôt vieux pour un chat. Voilà ! » (ouah général des garçons). Cartman en est tout bouleversifié : c’est tellement juste, on ne  pense jamais vraiment à l’âge de son chien ou de son chat avant qu’il soit parti ! Pour Craig également, ça lui a même fait réfléchir sur l’âge de son hamster ! Stan y va de son éloge car il juge ce texte vachement profond ! Il lance le mouvement, puis tous les garçons applaudissent comme des manchots. Quand vient le tour de Wendy avec pour sujet « La nouvelle guerre froide », Cartman lui dit de la fermer car ça va être gonflant ! Tous les gamins rigolent de plus belle sur elle, qui est encore une petite fille. La sanction sera encore plus rude par la suite car les garçons veulent que Bébé se présente comme déléguée de classe, ce qui fait enrager Wendy qui a été élu à la rentrée ! Pour Craig, celle-ci doit reconnaître que Bébé est plus intelligente et mieux organisée qu’elle, et que Bébé a tant de choses à leur apprendre !!!

 

Telle une chenille qui saurait qu’elle se transformera un jour en papillon, les filles savent que leur enveloppe corporelle plate et terne va évoluer vers un corps de femme carrossé dans ses courbes pour la compétition.

Dès lors que les apprentis docteurs tournent autour des filles non pas comme infirmière mais comme patiente à ausculter, les futures femmes se rendent bien compte qu’elles tiennent entre leurs jambes le monde, elles qui en sont l’origine. Ainsi, bien conscientes du pouvoir hypnotique qu’elles peuvent avoir sur les hommes, certaines se transformeront en veuves noires, alors que d’autres partir plutôt vers la dame blanche : avec leurs atouts, les femmes utilisent le yin et le yang masculin pour réguler leur monde.

Dans le cas de Bébé, la prise de conscience de ses superpouvoirs mammaires ne se fait pas sans appréhension, voire rejet. Elle qui se questionne sur le fait que les gens ne sont plus comme avant avec elle, s’entend répondre par sa mère que c’est normal car elle commence à devenir une femme ! Elle a bien cerné la situation, elle qui n’est pas sûre de le vouloir, estimant même qu’elle n’est pas aussi intelligente que les garçons le prétendent, qu’ils disent ça juste parce qu’elle a de la poitrine !!! Sa mère tente de la rassurer, car chez les Stevens les filles ont toujours eu des QI extrêmement développés ! Mais quand Bébé demande combien font 6*7, sa mère est stupéfaite : ce sont deux chiffres complètement différents !!! Les choses se compliquent quand, en pleine nuit, les deux seins se mettent à discuter : tout se passe comme prévu puisque les garçons se font la guerre !  Vu que cette poitrine devient chaque jour plus grosse et plus ferme, bientôt ils seront tous à genou, et toute la ville sera ... Décidément, ces seins ont un sacré pouvoir (eux qui se nourrissent de la misère des hommes et grossissent pour mieux semer la discorde), qui se révèlera quand Bébé sera plus grande !!! Wendy ne veut pas attendre tout ce temps-là et veut se faire poser des implants. A sa mère qui juge qu’elle est trop jeune, le docteur Alice rétorque que la société met une pression très forte sur les filles, qui doivent être au top : avoir des petits seins pourrait provoquer des complexes, même si elle n’a que huit ans, étant donné qu’il n’y a pas d’âge pour se sentir plate, moche et sans intérêt ! En fin le docteur a un éclair de lucidité en faisant remarquer à Wendy que la pose d’implants n’est pas forcément la solution idéale, et qu’il doit évaluer attentivement sa santé physique et mentale, afin de déterminer si l’augmentation est vraiment le mieux. Mais puisque Wendy a 3 000 $ en liquide, elle passe les tests avec brio ! Devant la mère qui hésite, le docteur la rassure sur la philosophie des chirurgiens esthétiques : s’ils peuvent aider quelqu’un à se sentir mieux dans son corps, pourquoi ne pas le faire, du moment qu’il a 3 000 $ !!! Le docteur s’en va donc pratiquer sur le champ l’installation des implants, comme un boucher charcuteur.

 

Certes les hommes vivent dans la compétition, mais les femmes sont loin d’être en reste à ce niveau-là !

On parle toujours de mâle dominant qui assoit sa position hiérarchique sur la mainmise sur le harem des courtisanes. Mais les femmes aussi se livrent une lutte sans merci pour avoir les faveurs du beau gosse de service, et les crêpages de chignon ne font pas dans la dentelle. Cette guéguerre des sexes, même et surtout entre eux, entraîne inévitablement jalousie et coups tordus, si ce n’est pas plus !

Quand, à la cantoche, les filles à table discutent entre elles et que les garçons arrivent pour savoir où est Bébé, Wendy pète un câble : elle se demande bien ce qu’ils ont tous avec Bébé et enrage de voir comme elle se la joue. Les autres filles sont bien d’accord : c’est une pétasse qu’elles ne supportent plus ! L’une d’elles a même entendu dire qu’elle était sortie avec huit garçons différents en une minute, une autre qu’elle a montré ses seins aux garçons à l’arrêt du bus, et Wendy clôture ce bel élan féministe en ayant ouï-dire que Bébé avait un trou du cul hyperdilaté !!! Quand l’intéressée arrive, les filles la traite de salope en chuchotant entre elles. Quand elle propose d’aller faire du patin (à glace, tout de suite) après l’école, Wendy (sans se retourner vers elle pour lui parler en face) décline l’invitation car si Bébé tombe, les filles risqueraient d’être aspirées par son vagin béant comme par un énorme aspirateur ! Toutes les filles de la table entonnent en chœur un « salope » « discret » et s’en vont en se moquant d’elle. On retrouve Bébé dans sa chambre, le regard hagard. Elle explique alors à sa mère qu’elle est soucieuse car ses copines d’école ont été très méchantes avec elle, qu’elles l’ont traité de salope avec un énorme vagin béant ! Heureusement sa mère est là pour la « réconforter » : non seulement les filles grandissent et c’est normal, mais en plus ça fait partie de la condition féminine de se faire traiter de salope par ses meilleures amies !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : les hommes sont aisément manipulables par ces protubérances pectorales que l’on nomme seins !

 

Les poitrines fascinent les hommes, à un point tel qu’ils en perdent souvent la raison, retombant dans l’enfance et le complexe d’Œdipe où ils se rêvent en suçoteurs ventousés à flanc de monts de Vénus ! Heureusement pour leur sérénité mentale, la culture a permis de décrocher face à ces troubles de l’attention et les hommes peuvent tout de même vaquer à leurs occupations sans bloquer sur toutes les paires de seins qui pointent à leur horizon !

 

Que ce soit pour la tranquillité des femmes comme pour celles des hommes, nous devons tous ensemble travailler sur ce doucereux problème : les femmes ne doivent pas cacher ce qui fait tant leur charme (entre autres choses), mais du coup les hommes doivent apprendre à ne pas reluquer comme des sagouins ! Comme le dit l’adage : les nichons, trop mignons, c’est comme la confiture : ce n’est pas pour les cochons !!!

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:50

Catégorie : IV] Ce qui fait du bien peut aussi faire mal (et pas qu’aux mâles) !

     Thème : 2) C’est quoi l’amour (et encore plus l’Amour) ?

 

 

Fiche de visionnage n°24 :

Épisode 25 (saison 2, épisode 12) – La garçonnière

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Faut-il vivre à deux pour être heureux ???

 

 

*  Les pros : Wendy et Barbara, Stan, Chef,

*  Les antis : Kyle, les parents Marsh, M. Garrison, M. Mackey.

 

 

*  Thèse : Même si ce n’est pas sans arrière-pensée, être à deux c’est mieux ;

*  Antithèse : Vivre à deux : mais que diable allons-nous faire dans cette galère ;

*  Synthèse : Réfléchissons à deux fois avant de faire du mal à tout le monde en cassant quelque chose qui peut éventuellement être réparé !

 

 

Il était une fois à South Park, les enfants qui jouaient dans la cour de récré à la guerre entre les Américains et les Bosniaques. Mais comme d’hab Cartman triche et ça les gonfle vite.

 

 

Introduction :

 

 

Les humains sont non seulement des animaux sociaux, mais en outre une des rares espèces à être « fidèle » en amour alors que la plupart de nos congénères mammifères ou autres favorisent plutôt la polygamie.

 

Être ou ne pas être avec quelqu’un(e), telle est la question épineuse qui agite continuellement ou sporadiquement tout un chacun. Étant donné que nous sommes des individuels dualistes, notre cœur balance sans cesse entre l’épanouissement et l’accomplissement de soi lorsqu’on est bien et en charmante compagnie, et la Liberté d’être seul et de faire ce que l’on veut comme on veut !

 

Mais où donc se cache le juste milieu dans les relations à deux, comment trouver l’équilibre des forces personnelles et duelles afin de vivre en harmonie avec soi et l’autre être aimé, si d’ailleurs quoi que ce soit nous y oblige ?

En somme, faut-il vivre à deux pour être heureux ???

 

 

Thèse en faveur du vivre à deux c’est mieux

 

Avec l’éveil des sens-ualités, les deux sexes qui étaient fusionnels à la maternelle puis distanciés, se rapprochent par l’envie de connaître l’autre qui commence tout doucement à se différencier morphologiquement.

C’est bien connu (même si c’est loin d’être reconnu par les garçons), les filles sont à point plus tôt et plus mûres en général. Du coup, elles sont les premières à s’intéresser à la gente masculine, soit par curiosité mâle placée soit par attrait réel pour ces animaux de la même espèce mais avec des comportements si différents.

Alors que les garçons jouaient à la guéguerre, Wendy demande à Stan de venir une seconde, mais n’attend pas sa réponse et le prend par la main pour l’emmener à l’écart. Kyle et Barbara se retrouvent du coup comme deux ronds de flanc, à n’avoir rien à se dire ! Wendy fait son entremetteuse, jugeant que ce serait bien si Kyle sortait avec Barbara. Mais pour Stan ça ne le ferait pas. Mais Wendy sait y faire, arguant que si Barbara et Kyle sortaient ensemble, ils pourraient les inviter un soir dans la garçonnière de Stan pour dîner, jouer à des jeux de société et refaire le monde en sirotant un bon cognac au coin de la cheminée ! Stan, tout interloqué, lui demande si vraiment ils pourraient, et Wendy lui répond « Oh oui Stan ! » avec ce genre de voix si alléchante (grrr !!!). Le problème c’est que Stan n’a pas de garçonnière, contrairement à ce que pensait Wendy comme quoi  tous les garçons en avaient une (tiens donc : Stan aimerait bien savoir dans combien de garçonnière de garçons Wendy est déjà allée). Wendy n’en démord pas : il faut que Stan construise une garçonnière, comme ça ils s’y retrouveraient tous les quatre pour jouer à action ou vérité ! Stan en reste bouche bée. Imaginant déjà la scène, il prend Kyle par le col car ils ont du boulot ! Barbara va vite voir Wendy pour savoir si ça a marché, ce que confirme Wendy : il y a de fortes chances que Kyle devienne son nouveau petit copain ! Barbara en est toute émoustillée par ce petit cul qui la fait craquer !!! En classe, Barbara écrit puis fait passer un mot – de pédé – jusqu’à Kyle, mais Stan se fait capter par M. Garrison avant de le transmettre à son voisin. Le prof l’oblige alors à lire le petit mot doux : « Très cher Kyle. Tu as le plus joli petit cul de l’école ! J’adorerais qu’il me serve d’oreiller je te l’avoue ! J’aimerais vivre avec toi et avoir tes fesses rien que pour moi pour toute l’éternité ! » Évidemment, tous les gamins sont scotchés avec la bouche grande ouverte. Plus tard, alors que Kyle a attendu dans l’arbre perché toute la journée parce que Stan était collé à cause du mot que Barbara avait écrit pour Kyle (enfin non, pas pour lui), ils se dépêchent de finir les travaux en vitesse car ‘est le lendemain que les filles viennent jouer à action ou vérité. Pour autant, ça n’avancera pas vite : ils tapent comme des cons sur des planches avec des marteaux, mais ils n’ont pas de clous car la mère de Stan ne veut pas. Quand les filles arrivent pour savoir où en sont les travaux, que les garçons ont presque fini, Wendy fait sa chieuse en disant que c’est trop long et qu’elles veulent jouer à action ou vérité ! Stan pour autant ne se laisse pas marcher sur les pieds en lui répliquant qu’ils ne peuvent pas aller plus vite que la musique ! Barbara demande alors à Kyle de bien vouloir se tourner une seconde. Trop immatures, les garçons ne comprennent pas, mais Kyle s’exécute quand même et du coup les filles repartent ravies en lui disant un grand « Merci !!! ». Stan ordonnant de travailler plus vite, Kyle soulève la bonne question de savoir comment on joue à ce jeu, mais Stan n’avait même pas pensé à se renseigner d’abord (une catastrophe on vous dit ces mecs). Quand la garçonnière est enfin finie, Barbara demande si les garçons sont toujours prêts à y jouer. Stan s’enflamme par un rapide « Ouais ! », puis prend du recul avec un « Enfin, c’est comme tu veux ! ». Il donne alors des consignes à Kyle : vérité au moins deux trois fois, avant d’attaquer la partie action ! Wendy commence en demandant à Kyle le célèbre « action ou vérité ? » et ce bête répond, en hésitant toutefois, action (ce qui lui vaut un grand coup dans l’épaule de la part de Stan, alors qu’il ne comprend pas ce qu’il a fait de mal). Wendy susurre à Barbara que Kyle doit l’embrasser, et elle en est dix fois d’accord !

 

Quelle que soit l’appréciation que l’on peut avoir de ce jeu, toujours est-il qu’il est indéniable qu’il créé des liens.

Des fois, pour briser la glace, on a besoin de passer par des subterfuges permettant d’initier la rencontre et plus si affinité. On le voit bien lors des boums, il est difficile de se faire rencontrer filles et garçons. Les jeux comme action ou vérité sont donc un bon moyen, parmi d’autres, pour mettre le pied à l’étrier d’une possible éventuelle relation. Après, adviendra que pourra, mais au moins ce genre de jeu aura eu le mérite de lancer la conversation.

Chez Stan, alors que son père regarde Terrance et Philip (euh … non non ! en fait … il … zappait d’une chaîne à l’autre ! ; c’est cela oui, c’est cela même, mais bien sûr), il suffit que Stan dit qu’il doit construire une garçonnière pour que son père sache que des filles veulent jouer à action ou vérité. Eh bien oui, comment croyez-vous (et Stan le premier) qu’il a rencontré sa femme ?! Stan va alors prendre des cours de jeu chez Chef, docteur es Love. Il explique que lorsque la fille demande « action ou vérité ? », contrairement à Stan qui veut dire action tout de suite (ah, la fouge et l’impatience de la jeunesse, notamment mâle !), il faut dire au contraire vérité ! Stan ne veut pas comprendre, car pour lui vérité c’est gonflant, lui il veut dire action pour l’embrasser ! Mais Chef calme ses (h)ardeurs juvéniles, car pour éviter d’avoir l’air impatient, il doit dire vérité au moins deux trois fois ! En effet, rien n’est plus important, selon Chef, que de ne pas paraître impatient : il faut se la jouer cool, comme s’il n’en avait rien à foutre de tout ça ! C’est seulement après quelques vérités qu’il va pouvoir répondre action ! Stan s’entraîne déjà pour ce moment crucial, à ne pas louper en lançant un « Action !!! » plein de verve ! Mais là aussi il a faux (c’est que c’est compliqué ces histoires là, mais tellement important) : Chef lui montre comment bien prononcer « action », en faisant traîner le mot, de manière sensuelle, avec les yeux qui sentent le cul. Stan en reste estomaqué (« Ouahou !!! »). Et là, selon les prévisions de Chef, la copine lui donnera comme action d’embrasser Wendy ! Cherchant à être sûr de tout ça, Chef apprend à Stan que ce sont des filles, et que par conséquent elles ont déjà tout planifié à l’avance depuis des mois ! Mais tout ceci ne marche pas que pour les premiers émois, cela fonctionne aussi pour les grands. Alors que la mère de Stan vient le chercher car c’est le jour du droit de visite de son père, la mère de Stan trouve un mot l’enjoignant de le retrouver à la garçonnière. Idem pour Roy (le petit ami transitoire post-rupture de Mme ex-Marsh) qui lit le même message. Quand la mère de Stan arrive à la garçonnière, elle y trouve son ex-mari et se demande bien ce qu’il fait là. Il faut dire qu’il a lu le même mot qu’elle. Peu à l’aise par ce moment inattendu, la mère de Stan détend la conversation en disant que leur Stanley a réussi à construire tout seul une superbe garçonnière ! Le père de Stan enchaîne en lui rappelant qu’il n’y a pas si longtemps, eux aussi jouaient à action ou vérité dans sa garçonnière ! Après un temps très mort, la mère de Stan lance un « Bonne nuit ! » assez froid à son ex ! Alors qu’elle est sur le départ, le père de Stan lui propose le choix délicat entre « action ou vérité ? », mais pour elle il est trop tard pour jouer (dans tous les sens du terme). Mais lui ne lâche pas prise, il et sérieux et il en veut. Du coup, la mère de Stan dit, sans hésitation, « vérité ! ». Le père lui demande si elle l’aime encore. Ce qui est « bien sûr » le cas, mais elle est très ennuyée car elle vit avec Roy et elle ne sait pas comment rompre avec lui. A ce moment précis, Roy se prend les pieds dans le piège à ours installé par Stan et se retrouve la tête en bas à 5 m du sol. Pour le père de Stan, il faut laisser faire les choses et peut-être que tout s’arrangera ! La mère de Stan prend alors son tour. D’une voix toute timide, mais voulant se racheter, le père de Stan dit « action » et son ex ex-femme lui ordonne comme gage de la prendre sur place, dans la garçonnière !!! Pour Stan c’est sûr, « les garçonnières c’est magique !!! ».

 

Comme pour beaucoup de domaines, l’humain n’est pas là simplement pour participer, mais également pour gagner, et tant qu’à faire plusieurs fois de suite.

L’esprit de compétition, loin d’être spécifique aux hommes, est caractéristique de tous les animaux. D’autant plus dans le domaine qui nous intéresse tous à savoir la course de fond à la reproduction (ou au moins à la pénétration). Là, il est plus qu’important de partir à point, mais aussi de courir plus vite que son ombre. Même si ce n’est pas le premier arrivé qui sera servi en priorité, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une compétition, les règles en moins.

L’exemple le plus frappant en est donné par Cartman qui trouvait au départ l’idée de garçonnière nulle, puis se dit que c’était pas si mal que ça. Quand Stan lui dit de dégager car il est dans une garçonnière privée, il n’en a rien à cirer car lui et Kenny vont construire la leur et y inviter eux aussi des filles à jouer à action ou vérité. S’en suit une série de « parfait » que les deux groupes se lancent à la face en guise de défi. On le voit également au sprint final qui anime les deux camps de boy-scouts. La garçonnière de Kenny – vu que c’est lui qui a tout fait, même si c’est le gros qui revendique le plan initial – et Cartman est en place, mais pour combien de temps vu comme c’est la peinture qui tient les murs. A présent, comme d’hab, Kenny doit faire le reste du boulot en allant chercher des gonzesses, pendant qu’officiellement Cartman fignole l’installation, alors qu’en réalité il va mater les matchs de catch d’American Gladiators. Kenny arrive ensuite avec deux filles qui se sont tirées de chez elles : un nain (le susmentionné Kenny) leur a dit qu’elles pouvaient crécher dans leur garçonnière quelques temps ! Cartman en resta baba et leur faire découvrir le village Ewok 2000, un taudis qui tombe en morceaux, mais qui sera toujours mieux que chez leurs vieux ! Cartman, impatient de mettre à l’amende Kyle et Stan, propose aux filles un rafraîchissement ou un léger rancard. Du côté de chez Stan, Cartman appelle juste pour dire que lui et Kenny ont fini leur garçonnière (alors que Stan et Kyle y travaillent toujours dessus) et qu’ils sont avec deux filles super cools ! Stan ne veut pas le croire, mais quand il entend deux spice pouffes qui gloussent derrière, il est vert de rage. Pour Cartman, la ligne d’arrivée est presque franchie puisque ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’il joue à action ou vérité ! Mais il reste sport en souhaitant aux autres compétiteurs bonne chance, mais avec son fair-play habituel : « avec ta garçonnière pourrie de merde !!! ». Malheureusement pour le gros lard, les greluches ont invité plein de potes et ça vire en monstre teuf. Quand Cartman demande à l’une des filles grognasses quand est-ce qu’ils vont jouer à action ou vérité, la fille le renvoi dans ses cordes étant donné que c’est trop un jeu pour les gamins. Alors que le père de Stan est aussi de la party mais qu’il commence à se faire tard et qu’il va falloir penser à partir, Cartman en a plein le cul et commence même à regretter d’avoir construit cette garçonnière ! Pour lui, ça craint tout ça !

 

Antithèse en faveur du « être à deux c’est avoir des problèmes qu’on aurait pas tout seul »

 

Peut-être parce que les filles ont quelque chose à montrer aux garçons, toujours est-il que les mâles et les femelles n’ont décidément pas du tout la même approche de la chose.

Autant on a vu que les filles sont pressées de se manifester auprès des garçons, autant l’inverse est loin d’être vrai. Pour ces derniers, la femelle reste un animal étrange, assez peu fréquentable, que l’on doit repousser sans cesse pour pouvoir jouer à des trucs de garçons tranquillement. En fait, tant que les hormones ne s’en mêlent pas clairement, les mecs sont plutôt indifférents aux filles. Mais dès que les seins pointent le bout de leurs tétés, les garçons commencent à penser avec leur bite fraîchement poilue et tout change du tout au toutou à sa mémère !

Dans la cours de récré, Wendy demande avec insistance si Kyle trouve aussi que Barbara est jolie aujourd’hui. Lui n’en sait rien, puisqu’il ne regarde pas (et touche encore moins) ces choses là ! Wendy revient à la charge, affirmant que si, elle est vachement jolie ! Pour la satisfaire, mais surtout qu’elle lui lâche la grappe il lui répond que oui (mais d’une façon qui signifie : si tu le dis, c’est que c’est vrai). Dans le jardin derrière chez Stan, sur une plateforme dans un arbre, Kyle aimerait bien savoir pourquoi le père de Stan a dit qu’ils allaient jouer à action ou vérité dans la future garçonnière. Stan est tout embarrassé puis avoue que quand tout sera construit Wendy et Barbara … ben elles pourront venir jouer ! Pour Kyle, c’est du grand n’importe quoi : pour lui, les filles c’est chiant ! Stan ne le contredit pas, estimant même qu’il a raison bien sûr ! Mais ça peut être génial de jouer à action ou vérité avec elles, surtout pour leur faire faire plein de trucs dégueu, genre bouffer des insectes ! Selon Kyle, c’est vraiment un truc génial dont elles se souviendront toute leur vie !!! Cartman arrive et se demande bien ce que foutent les mecs. Quand Stan lui explique qu’ils construisent une garçonnière, Cartman éclate de rire et se questionne sur où ils vont trouver des idées aussi nulles ! Mais Kyle a compris que c’est super, car une fois finie, ils y inviteront des filles à jouer à action ou vérité ! Passant du rire au doute, Cartman s’empresse d’essayer de comprendre le pourquoi de tout cela. Kyle lui explique qu’ils vont leur donner des gages dégueux pour les faire pleurer, un truc vieux comme le monde !!! Même si leur garçonnière n’a pas l’air solide (et d’ailleurs ça commence déjà à tomber en morceaux), ils n’en ont rien à foutre puisqu’il faut juste que ça tienne le temps de jouer à action ou vérité ! Alors que les filles sont sur le point d’arriver, Kyle – s’il ne connaissait pas aussi bien Stan – jurerait qu’il fait tout ça parce qu’il veut jouer avec des filles ! Stan s’emporte et nie tout en bloc comme si c’était insultant. Il rappelle à Kyle qu’il faut dire vérité deux trois fois avant de dire action, mais Kyle ne voit pas pourquoi. Stan lui explique que sinon ils auront l’air impatient, mais Kyle ne comprend pas l’impatience de quoi ! Ce qui est pourtant simple : être impatient de dire action ! Wendy donne une action à Kyle : embrasser Barbara sur la bouche ! Mais pour Kyle c’est hors de question : c’est dégueu, il n’embrassera pas une fille ! Contrairement à ce que pense Wendy, ce n’est pas tant qu’il se dégonfle, mais c’est surtout qu’il trouve que ça craint ! Stan l’encourage en lui disant que s’il a la trouille, il n’a qu’à fermer les yeux ! Kyle se plaint de la galère dès laquelle Stan l’a foutu, mais l’esprit de compétition le réveille car Cartman est dans sa garçonnière avec des filles et ils jouent à action ou vérité, donc il faut qu’eux le fassent aussi !!! Kyle n’a plus le choix, quand faut y aller, faut y aller : il ferme les yeux, ouvre grand la bouche et feu … pour un mini smack. Beurk, il trouve vraiment que ça craint trop. Il part en courant, dégoûté de ce « piège », mais Barbara ne perd pas une miette de cet adorable petit cul qui s’en va !

 

La célèbre phrase « les femmes viennent de Vénus, les hommes de Mars », n’est plus à démontrer ici. Même si on peut considérer que les hommes sont des femmes comme les autres, il n’en reste pas moins que nous habitons peut-être la même planète mais que nous ne vivons pas dans le même monde.

Par l’éducation et le poids de la culture judéo-chrétienne, les deux sexes sont formatés depuis leur plus tendre enfance, que ce soit de manière consciente ou non par les parents et l’entourage au sens large. Le pire est que plus les expériences de vie se multiplient, plus les deux genres se cernent de mieux en mieux mais s’éloignent de plus en plus.

La démonstration est sans appel quand Stan essaye dans sa cuisine d’attraper des biscuits, trop hauts pour lui. Quand il explique à sa mère qu’il veut des petits gâteaux car il construit une garçonnière et qu’il … sa mère le coupe sèchement en lui jetant que tous les hommes sont pareils : d’abord il veut un gâteau et ensuite il va critiquer sa façon de s’habiller, et sa façon de cuisiner, puis il lui dira qu’il a besoin de temps pour lui, qu’elle représente un frein à sa créativité !!! Il n’a qu’à les prendre ses saletés de petits gâteaux, sauf que Stan, tout penaud, est toujours trop petit pour les choper. Mais tout ceci marche aussi dans l’autre sens. A l’arrêt de bus, alors que Kyle est tout seul, Barbara arrive et veut discuter avec lui. C’est vraiment très difficile pour elle, mais elle croit qu’il faut qu’ils se séparent ! En effet, elle se sent prisonnière et ne supporte plus cette interdépendance !!! Pour lui, il n’y a aucun problème, ça baigne même mais Barbara, lui mettant la main sur la bouche, préfère qu’il ne dise rien et qu’il essaye juste de comprendre qu’il doit en être ainsi !!! Lui qui s’en fout, ne doit se souvenir que des jours heureux : il a une place dans le cœur de Barbara pour toujours ! Elle part, avec le sourire aux lèvres, et rassure Clyde que ça y est, c’est fini avec Kyle, leur histoire à eux va pour commencer. Le summum est atteint dans la garçonnière de Stan quand Barbara demande action ou vérité à Stan. Celui-ci, perlant du front tout en bavant d’envie devant la bouche suave de Wendy, lance un « Action ! » comme Chef lui a appris. Après des messes basses entre filles, où Wendy propose un truc, Barbara dit à Stan de prendre une branche et de la mettre dans le trou de son zizi !!! Lui qui s’attendait à tout (enfin surtout au baiser) sauf à ça, en reste pantois, mais Wendy l’enfonce encore plus en trouvant qu’il craint ! Preuve que les filles n’y connaissent rien, Barbara se renseigne auprès de Wendy pour savoir si elle croit que ça fait mal ? (devine !).

 

Avec tout ceci, comment pouvons nous vivre en harmonie, voire en symbiose totale (commençons par la partielle, on verra le reste après) ? En faisant beaucoup d’efforts certes, mais ce n’est pas forcément suffisant.

Même s’il y a déjà naturellement des tensions dans un groupe unisexe, elles peuvent se transformer en lutte d’influence et de convoitise dans des tribus bigenres, et le summum peut être atteint dans le quotidien des couples (hétéro ou homo, même combat pour le respect de soi). En effet, on peut considérer les compromis de la vie à deux et la confiance qui doit en découler, comme  l’abandon de son pouvoir, une capitulation mutuelle, mais qui doit rester dans certaines limites de l’acceptable pour la viabilité du couple.

Le ménage des Marsh offre un bon exemple des tensions qui apparaissent tôt ou tard dans un duo éculé. Alors que la mère de Stan a fait tomber son alliance dans le broyeur à ordures, ce n’est pas la fin du monde pour son mari (déjà tout un symbole de ce qui ne va plus). Alors qu’elle lui met ensuite la pression pour savoir s’il l’a trouvé, il lui demande « gentiment » (un peu sèchement certes, mais bon) de lui laisser le temps, ce qu’elle considère comme étant un rembarrement de la part de son mari. Celui-ci se défend qu’il ne l’a pas rembarrée (ce qui est plutôt vrai), mais madame estime tout de même que si, il l’a rembarrée (ce qui est plutôt faux). Las de tout ceci, le père de Stan lui lance un « Tu me gonfles !!! » cinglant. En quinze ans de vie commune il n’avait jamais osé lui dire ça ! Pour autant, avec le temps, on sait comment faire pour que tout va, tout s’en va ! Le père de Stan n’a pas envie qu’ils se disputent et s’excuse, comme c’est réglé, une bonne chose de faite et elle lui lâchera la grappe. Gage de bonne volonté de son côté également, la mère de Stan est tout autant désolée (comme quoi il ne sert à rien de s’énerver pour rien). Croyant avoir trouvé la bague des aïes, le père de Stan sort la tête de sous l’évier avec un réveil. Il se fait alors traiter d’imbécile devant cette méprise grossière, ce à quoi il répond par un violent « Fais pas chier connasse !!! ». Bien sûr, il se fait remettre en place par madame car cela ne sert à rien de devenir grossier, mais pour lui il n’a rien dit (le traditionnel : « qu’est-ce que j’ai dit, encore ?!?!?!). Après que Stan se soit fait pincer en classe pour avoir fait passer un mot doux, ses parents montrent l’étendu des dégâts dans le bureau du conseiller M. Mackey où ils sont convoqués. En disant exactement la même chose, chacun prend la parole pour que Stan lui explique à lui (et pas à l’autre qui ne comprend rien) pourquoi il passe des petits mots en classe ? A force de parler en même temps, la mère de Stan met les points sur les i à son mari qui l’interrompt toujours quand elle parle ! Commençant une nouvelle phrase, son mari la coupe pour se défendre qu’il ne l’a pas interrompu (si ce n’était pas le cas – et ça ne l’était pas – à présent voilà qui est fait). M. Mackey, témoin de toute cette affaire, intervient pour enjoindre le père de Stan de laisser sa femme finir ses phrases, enchaînant sur Stan qui doit ... Le père de Stan s’excuse d’avoir interrompu sa femme, mais elle elle veut toujours avoir le dernier mot ! Le père de Stan montre au grand jour son défaut de couper les gens dans leur élan communicationnel, problème qu’il devrait corriger, mais les époux ne se parlent plus. Ils ne s’écoutent plus, lui ne sachant même pas ce qu’elle a sur le cœur. Il faut dire pour sa défense que madame n’a plus rien d’intéressant à dire, si ce n’est des commérages de bonne femme !!! Le conseiller (scolaire, pas matrimonial) M. Mackey essaye tant bien que mal de régler leur « petit » problème de communication ! Quand M. Marsh dit ce qu’il ressent, il explique qu’il a la sensation que rien ne va jamais, quoi qu’il dise ou quoi qu’il fasse !!! Quant à Mme Marsh, elle a l’impression de ne plus exister, d’être devenue transparente pour son mari !!! Pour lui tout ceci est très exagéré, mais c’est ce qu’elle ressent. Stan tente de se manifester puisque c’est lui tout de même qui doit être le centre du débat par rapport à ses frasques, mais M. Mackey enchaîne pour savoir qui des deux adultes contrôle le mariage, lequel domine cet aspect de leur relation ? Stan en a marre de tout ce déballage et se barre, alors que les parents s’accuse mutuellement, mais finalement la mère cède en faisant plaisir au père par un « Oh, excuses moi ! C’est encore moi qui ai tort !!! ». Mais ce genre de tensions n’est pas propre aux couples de chair et de sang. A l’école, Kyle demande quand M. Toc va revenir (alors qu’il le trouve tout aussi naze, mais moins quand même) car M. T-shirt (une branche avec un petit t-shirt de poupée) ne ressemble décidément à rien. M. Garrison s’enflamme, croyant avoir été clair sur le fait de ne plus jamais prononcer ce nom devant lui : M. Toc lui a fait un enfant dans le dos, et même si les enfants estiment que son remplaçant craint encore plus que l’ancien, ils étudieront avec M. T-shirt ; M. Toc a foutu le camp et il ne reviendra pas un point c’est tout !!!

 

Synthèse

 

L’Amour est un sentiment aussi fantastique que dangereux, et les adultes ont tendance à considérer qu’il vaut mieux en protéger leurs enfants jusqu’à ce qu’ils soient assez armés pour l’affronter.

Alors qu’il n’y a rien de plus pur qu’un Amour entre jeunes enfants, certains estiment qu’il faut un âge minimum pour commencer à se torturer le cœur. Pour eux, il faut laisser le temps au temps de faire son œuvre : d’abord on se forme, on construit sa personnalité, ensuite viendra le moment adéquat pour construire à deux sur une base déjà assez solide pour un. Inconsciemment, les parents et le système scolaire redoute qu’un enfant soit perturbé dans sa formation intellectuelle par l’éléphant amoureux tonitruant tel un coup de foudre dans le magasin de porcelaine de l’âme humaine.

La mésaventure qui arrive à Stan est exemplaire puisque tous les adultes lui tombent dessus. Alors que Barbara a écrit un petit mot qui doit passer jusqu’à Kyle, M. Garrison épingle Stan en train de le donner à Kyle. Il se défend d’abord maladroitement en expliquant qu’il n’en est rien, mais M. Garrison lui rappelle qu’il ne faut pas mentir car ça rend sourd (ah bon, ça aussi ???), puis justifiant que le mot venait de derrière, M. Garrison estime que si c’est si important au point d’interrompre son cours, Stan doit monter sur l’estrade lire son petit mot pour Kyle, que tout le monde en profite ! Cartman n’en perd pas une miette, demandant même au prof si le comportement de Stan est nuisible pour son éducation ? Après s’être ridiculisé en lisant la missive devant tout le monde, Stan se retrouve chez le conseiller M. Mackey, qui lui explique que l’école est un endroit fait pour étudier, pas pour d’immatures gaudrioles ! Ne connaissant pas le sens de ce dernier mot, M. Mackey le définit comme des turlupinades (référence à la secte des Turlupins dont les membres soutenaient qu’on ne doit avoir honte de rien de ce qui est naturel. Aux XIIIe et XIVe siècles, les Turlupins dansaient facétieusement et nus autour d’un chêne dans la forêt : le mot signifie aujourd’hui plaisanterie vulgaire, mauvais jeu de mots). Quand ses parents arrivent, M. Mackey disputait justement leur fils pour ses gaudrioles ! Le père ne comprend pas non plus ce terme, qui est un croisement du terme vieilli gaudir (« manifester sa joie ») et de cabriole : donc ce sont des propos licencieux, généralement avec une valeur érotique. Justifiant pour la ixième fois qu’il n’a pas passé de mot mais que ça venait d’une fille, les adultes lui tombent tous dessus : pour M. Mackey, il faut trouver les raisons de son comportement névrotique, pour sa mère il est dans son intérêt de dire la vérité et quant à son père, il mérite une bonne correction ! (juste pour ça, elle est rude celle-là !).

 

Après un certain temps, la flamme vacille, puis finit par s’éteindre. A force d’essayer de raviver voire de rallumer la flammèche avec des allumettes vieillies ou mouillées, il faut se résoudre à retrouver sa solitude individuelle plutôt que de continuer à être mal accompagné.

Un couple est biologiquement une notion propre à la reproduction puis à l’élevage des petits. La plupart des animaux sont infidèles par nécessité évolutionniste de varier les sources d’approvisionnement en matériel génétique pour multiplier les différences et favoriser ainsi l’adaptation et donc la survie d’une partie de ses gènes dans le temps. Tant biologiquement qu’humainement, la séparation peut ainsi aider à se retrouver en tant que personne et à varier les plaisirs.

Après que Cartman ait annoncé à Stan que sa garçonnière avançait bien, ce dernier demande à sa mère que son père l’aide à construire sa propre cabane sensuelle. C’est alors que sa mère lui avoue que son père est parti car ils ont divorcé. Essayant de comprendre le pourquoi du comment, pour Stan cela veut dire qu’ils ne s’aiment plus et que tout ça est de sa faute. Même si elle n’est pas censée répondre ça, sa mère confirme qu’en quelque sorte il a raison ! Elle enchaîne de suite par la présentation de son nouveau compagnon, Roy, et les laisse faire connaissance. De l’autre côté, le père de Stan arrive avec un nouveau look, notamment une boucle d’oreille pour faire djeuns, dans une nouvelle belle grosse voiture, la pure caisse de récent divorcé flambeur. Il rassure sur Stan sur le fait que tous ces changements doivent être durs pour lui, mais sa mère et lui ont pensé que ce serait mieux pour tout le monde s’ils se séparaient ! D’ailleurs, à peine a-t-il dit ça qu’il rencontre de charmantes demoiselles qu’il accoste comme un dragueur nouvellement revenu sur le marché du célibat en gros. Il les rejoindra un peu plus tard au Larry’s Bar et clôture la parenthèse enchantée par un petit clin d’œil coquin, très appuyé quand même !

 

Certes, tout ceci peut paraître angélique dans le cadre d’une nouvelle vie sur de nouvelles bases, après avoir tiré les enseignements d’une longue période commune.

Mais le problème n’est pas tant par rapport à soi, mais plutôt en regard de ceux qu’on laisse au bord de la route de sa nouvelle destinée ! La séparation est peut-être devenue si facile et admise qu’on l’utilise un peu trop à tour de bras sans se soucier des conséquences que cela a de toute façon sur la construction des enfants.

Au moins, cela peut servir de révélateur aux liens familiaux. A la belle explication de la mère de Stan sur le fait qu’il compte plus que tout pour elle dans la vie, Stan rétorque que si c’est vrai elle ne doit plus attendre pour se remarier avec son père. Sa mère lui explique alors comment le divorce fonctionne, pour elle : quand elle dit que Stan compte plus que tout pour elle, cela veut dire que Stan compte plus que tout après elle, son divorce, son bonheur, son nouvel amant !!! Pour Stan, cette révélation fait que le divorce est vraiment con ! On sent également la tension quand son enfoiré de père (dixit la mère), ayant obtenu des droits de visite, vient chercher Stan car c’est à son tour de l’avoir (comme une chose qu’on se refile de passe en passe) ! Son père lui explique de manière diplomatique que lui et sa femme tiennent beaucoup à Stan et à sa sœur, mais qu’ils ne supportent plus de vivre ensemble, c’est tout ! Mais c’est un peu court : Stan aussi ne supporte plus de plus de vivre avec sa sœur qui le maltraite, mais il n’a pas le droit de la quitter car c’est sa famille. Le père essaye d’expliquer qu’on ne peut pas se séparer de sa famille, qu’on doit rester avec elle quoi qu’il arrive !!! Mais pour Stan, sa mère et son père sont sa famille, et ils se séparent tout de même : pour lui, en se mariant ses parents sont devenus une famille, et maintenant que c’est fait ils n’ont pas le droit de se quitter, comme lui ne peut pas quitter sa sœur ! Le père comprend qu’il a raison, mais … euh … c’est pas pareil pour les adultes ! Mais bien sûr : faîtes ce que je dis, pas ce que je fais, moi c’est moi et toi tais toi !!! L’excuse facile est que Stan est si jeune, il ne peut pas comprendre ! Et sur ce le père s’esquive : c’était un bonheur de revoir son fils, même si c’est pas beaucoup de temps ! Il le rassure sur le fait qu’il n’y a pas plus important à ses yeux que Stan, ce dernier cherche un ultime revirement de situation mais c’est trop tard, son père est déjà parti comme une fusée dans sa belle auto neuve. Stan ne se sent plus chez lui, il a perdu ceux qu’il aime et trouve un nouveau (par)venu. Celui-ci comprend que c’est une période très difficile à traverser pour Stan, et que ça ne pourra s’arranger qu’avec le temps, mais Roy veut devenir son ami ! Ainsi, quand Stan se sentira prêt, qu’il n’hésite pas à venir voir Roy pour lui demander tout ce qu’il voudra : que ce soit un conseil ou un copain pour jouer à chat, il pourra compter sur lui ! Bien sûr, pour Stan tout ça arrive beaucoup trop vite, et Roy perd immédiatement toute patience : la putain de sa mère (selon ses propres mots), Roy ne comprend pas comment Stan peut se montrer aussi ingrat, alors que Roy l’a pris sous son aile, qu’il fait de son mieux pendant que Stan est là à se lamenter sur son pauvre sort ! Trêve de plaisanterie, à présent les choses vont changer et Roy l’envoie couper du bois, exécution !!! Le lendemain, alors que Stan défaille déjà – de plaisir – à l’idée d’embrasser Wendy, qu’il lui dit « action » avec le pur regard de lover, Roy vient à nouveau perturber sa vie amoureuse en exigeant son aide pour couper du bois de chauffage. Stan ne se laisse pas faire, mais Roy ne supporte pas d’être ainsi rejeté et enjoint Stan à accepter son amour. Les choses ne s’améliorent pas le temps passant : alors que Roy mate une émission de couture à la con, Stan lui demande gentiment de mettre des dessins animés car il a eu une rude journée. Mais Roy l’envoie faire ses devoirs, ouvrant ainsi une nouvelle crise, car certes le père de Stan lui laisse voir ce qu’il veut, mais justement Roy n’est pas son père, et il juge d’ailleurs très moche de le lui rappeler ainsi, et de jouer de la sorte avec ses émotions. Alors que Roy part en pleurnichant, sa mère demande à Stan ce qu’il a encore fait à son amant, mais pour lui la réponse est cinglante : Roy est un con, et en plus il gâche ses chances en foutant tout en l’air avec Wendy dans sa garçonnière ! Mais il ne se laissera plus faire : en matant un feuilleton à la télé, Stan a l’idée d’écrire un mot pour Roy et de le pendre en traître dans un piège à ours !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la notion de vivre à deux, et encore plus sous forme de couple, est difficile pour certains à imaginer et pour d’autres à mettre en œuvre.

 

On peut bien sûr considérer qu’être à deux c’est régler des problèmes qu’on n’aurait pas tout seul, mais cela est un peu court jeune homme. Au contraire, partager sa vie avec quelqu’un d’autre est des plus épanouissants car seul l’Amour peut réellement nous faire supporter tous les tracas de la vie. Pour autant, il ne faut pas partir dans un angélisme absolu et nier que vivre à deux s’est faire des compromis. Toutefois, quand les compromis deviennent compromettants pour notre identité individualiste propre, la séparation peut paraître être une solution. Il faut cependant bien prendre garde aux conséquences que cela peut avoir sur le reste de la famille, sachant qu’on peut avoir tendance à vouloir vite pousser maman dans les orties.

 

Notamment avec le syndrome de la quarantaine, certains couples se déchirent parce que l’un ou l’autre ou les deux veulent prendre l’air après x années dans leur foyer qu’ils considèrent à un moment comme une prison dorée. Avant de prendre toute décision que l’on peut regretter plus tard, il est important pour eux de voir ce qu’il se passe dehors et ainsi (re)prendre conscience (ou non) de la chance qu’ils ont. En effet, on sait toujours ce qu’on quitte, mais jamais ce sur quoi on va tomber, et c’est souvent quand on a perdu quelqu’un qu’on se rend compte qu’on était si bien avec la personne. En bref, il faut réfléchir, et surtout ne jamais lâcher la proie pour l’ombre, surtout quand on a des petits qui comptent sur vous pour le dîner comme pour la joie dans le foyer !

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 10:14

Catégorie : V] La modification des états de conscience n’est
   pas une solution, mais de toute façon les drogues durent !

 

 

Fiche de visionnage n°26 :

Épisode 17 (saison 2, épisode 4) – Le zizi de Ike

 

 

 

Commentaire d’épisode : Les drogues, c’est mal ? Pourtant, à consommer avec modération, ça n’a pas l’air, sinon pourquoi tant de gens en prennent ???

 

 

Il était une fois à South Park M. Mackey qui, en tant que conseiller, vint parler aux enfants de la drogue, de l’alcool et de leurs méfaits.

 

 

Introduction :

 

 

Certains autres animaux se droguent, tels des singes en mâchant des feuilles contenant de la strychnine (alcaloïde très toxique extrait de la noix vomique, utilisé comme stimulant à très faibles doses), mais aussi des cerfs se délectant de l’urine de leurs congénères ayant mangés des champignons amanite tue-mouches (hallucinogènes également à faible dose). En outre, depuis les temps les plus reculés, l’humain utilise des plantes autant pour se soigner que pour triper.

 

Regardant les cycles tolérance / répression qui caractérisent le regard social et légal sur les drogues, après les abus hippies et leur sanction, vinrent la Glasnost des années 80-90 mais force est de constater que nous rentrons à nouveau dans une phase de pénalisation à outrance. Pour autant, l’usage des drogues n’a jamais été autant démocratisé.

 

Nous allons voir ici comment et en quoi l’information des plus jeunes est utile pour éviter tout dérapage dans la surconsommation de produits stupéfiants, tout en sachant bien que l’état et la société n’ont que peu de moyens de pression sur le comportement toxicomaniaque des adultes. Le problème de fond restant, comme dans beaucoup d’autres domaines mais à un degré moindre, la possibilité de discuter sereinement, sans tabou et encore plus sans idée préconçue, des enjeux sanitaires sans pour autant omettre la Liberté de chacun de se mettre la tête à l’envers.

 

 

La prévention est la clef de voûte de la lutte antidrogue

 

Qu’on le veuille ou non, tôt ou tard tout individu sera plus ou moins directement en contact avec une drogue, quelle qu’elle soit. La meilleure défense étant l’attaque, le mieux est de prévenir plutôt que de guérir une dépendance lourde déjà installée depuis un certain temps !

Ainsi, il est important de faire de la prévention pédagogique auprès d’enfants qui ne se sentent certes pas concernés mais qui seront un jour confrontés au problème et où ils devront réagir à bon escient, en fonction de ce qu’ils savent du produit et avec le recul de ce qu’ils jugent bon pour eux. L’important est bien sûr de ne pas diaboliser, mais de bien faire rentrer dans les petites têtes "blondes" quels sont les tenants et aboutissants de la consommation de drogue et comment cela peut entraîner des drames si on les considère comme des médicaments au vague à l’âme : un potentiel consommateur averti en vaut deux !

M. Mackey, le conseiller de l’école, est tout à fait dans son rôle pédagogique et préventif quand il vient parler aux enfants de la drogue, de l’alcool et de leurs méfaits. On peut toutefois lui reprocher son manque de didactisme, puisque dire que fumer c’est mal donc il ne faut pas fumer, que boire de l’alcool c’est mal donc il ne faut pas boire d’alcool, que se droguer c’est mal donc il ne faut pas se droguer, est une introduction plus moralisante que pédagogique avec de vrais arguments ! Il s’améliore quelque peu en faisant tourner un tout petit échantillon de marijuana, qui se reconnaît à son odeur très particulière, justement pour que les enfants sachent quand quelqu’un fume de la marijuana à côté d’eux. Pendant que le produit circule et que les enfants s’imprègnent bien de cette flagrance pas forcément agréable,
M. Mackey enchaîne avec les risques qu’entraîne l’alcool, notamment la perte de contrôle de soi. Il passe ensuite au LSD, drogue rendue célèbre par John Lennon et Paul Mac Cartney. Oups, boulette : quand
M. Mackey demande si tout le monde a senti la marijuana, il semble que celle-ci ait été perdue (enfin pas pour tout le monde). Évidemment, le conseiller est convoqué chez la principale Victoria pour se justifier et se faire sanctionner comme il se doit ! À juste titre, son acte était loin d’être stupide (mais aurait dû être mieux contrôlé), puisqu’il pensait, avec raison, qu’il était important que les enfants connaissent l’odeur de la marijuana. Il a peut-être cru bien faire, mais toujours est-il que tous les enfants ont été fouillés un par un et rien n’a été retrouvé. Les élèves vont bientôt sortir et l’un d’entre eux va rentrer chez lui avec une dose de jamaïcaine à cause de lui. Il a beau être désolé, cela n’arrangera pas ses affaires : la principale Victoria est dans l’obligation de le démettre de ses fonctions. Se demandant s’il est viré, la principale confirme qu’en langage adulte c’est ce que ça veut dire ! Pour autant, lorsque toute cette affaire sera un peu oubliée, elle lui trouvera peut-être une place d’homme à tout faire pour nettoyer le vomi des élèves dans la cour. Évidemment, le coup est dur, voyez (pleurant à grandes eaux de vie qui bascule). Après sa cure de désintoxication et sa réintégration en tant que conseiller, M. Garrison fait témoigner M. Mackey de son expérience de sale drogué repenti et d’ancien alcoolique. Il fait alors son coming-out et parle à présent de prévention par rapport à ce qu’il a connu, non plus au regard de ce qu’on lui a dit de dire ou qu’il a lu sur des fiches "pédagogiques". Se droguer c’est mal, lui avait vraiment touché le fond, il était une loque. Même l’argent n’avait plus d’importance !
(M. Garrison secoue la tête dans un signe désapprobateur et navré).Il gâchait sa vie en faisant n’importe quoi. Les enfants s’en fichent et discutent de qui fera son bris milah (cérémonie juive du coupe-coupe du casque du petit soldat) en premier, mais se font rappeler à l’ordre par
M. Mackey car c’est important d’écouter ce qu’il dit : ce qu’il leur raconte pourrait leur sauver la vie plus tard !!! Comme il le leur disait (avec toujours autant de "pédagogie argumentée"), se droguer c’est mal donc il ne faut pas se droguer. S’ils se droguent, c’est mal, parce que la drogue c’est mauvais, voyez. C’est mal de consommer de la drogue alors ne vous droguez pas ! Aucune drogue, voyez, parce que c’est mal. La drogue c’est mauvais, voyez !

 

La drogue c’est mal, pour les enfants, pas pour les adultes

 

Pour autant, il faut bien reconnaître que la société tient un double langage : d’un côté elle terrifie les enfants avec des messages moralisateurs sur le caractère malin des drogues, de l’autre elle accepte l’alcool (qui tue des milliers de personnes chaque année, directement et indirectement) et ferme plus ou moins les yeux sur d’autres substances pourtant illicites.

Il est évident que la loi ne peut pas tout, elle ne peut même que très peu face à la responsabilité de chacun et aux envies (voire besoins, malheureusement) des Citoyens. Tout comme la religion sert à apaiser les âmes face à leurs tourments dans la dure réalité quotidienne, les drogues ramènent le "paradis" de l’état d’hypothétique à celui de bien réel, même si artificiel et passager. Ainsi, même si ce n’est pas une solution, les substances stupéfiantes sont une récréation de l’esprit, qui ont toujours fait et feront toujours partie de la culture humaine, en placard de manière cachée ou en extérieur au vu et au su de tout le monde.

On ressent bien l’ambiguïté de la chose dans le sermon de Chef aux enfants. Alors que d’habitude c’est eux qui répondent qu’ils vont mal, cette fois-ci c’est lui, étant au courant de ce qui s’est passé à l’école. Il espère bien que ce n’est pas l’un d’eux qui a volé cette vilaine marijuana, ce que confirme Stan puisqu’elle n’est pas arrivée jusqu’à eux ! Alors que Chef rappelle qu’on ne dira jamais trop que se droguer c’est mal, Stan en a bien conscience vu que tout le monde n’arrête pas de le leur dire. Et quand Chef demande si les enfants savent pourquoi c’est mauvais, Kyle récite que c’est mal parce que c’est une façon de régler ses problèmes qui provoque des dégâts physiques et intellectuels aux conséquences plus graves que ses prétendus bénéfices ! Très bon résumé, mais il n’a pas la moindre idée de ce que ça veut dire, ce qui est une preuve flagrante de l’inefficacité des messages appris par cœur. Il n’y a que Cartman pour avoir compris le sens profond de la chose, mais avec son interprétation scabreuse habituelle : pour lui c’est fastoche, se droguer c’est mal parce que si on se drogue on devient un hippie et les hippies ça craint ! Pour remettre les pendules à l’heure, Chef n’a qu’une chose à dire aux enfants concernant la drogue : ils ne doivent pas y toucher ! Il y a un temps et un endroit pour chaque chose, et ça s’appelle le collège (enfin plutôt l’université, ce à quoi correspond le mot en anglais, mais en français ça fait un peu tôt quand même, avec des ados en pleine puberté). Alors que les enfants sortent du bus qui les ramène chez eux, Stan se plaint de s’être fait fouiller, ce que confirme Cartman qui en a encore mal aux fesses qui font bravo ! Kyle se demande bien d’ailleurs pourquoi on les a fouillés eux alors que cette Marie Juivana n’est même pas arrivée jusqu’à eux. Cartman se demandant qui l’a chouré, la réponse se trouve ... chez M. Garrison ! Il est affalé dans son canapé, avec les yeux bien lourds et un sourire de benêt, et regarde les Télé Tubbies en riant comme un défoncé. On voit également que la drogue peut être un palliatif à la misère sociale quand M. Mackey dort dans la rue, avec seulement des journaux comme couverture. Il a trop froid et n’arrive pas à dormir. Un SDF juste à côté de lui (il n’avait pas vu que ces poubelles étaient occupées) lui propose alors un truc qui le réchaufferait. M. Mackey s’empresse de dire que la marijuana c’est mal, ce qui surprend le SDF. M. Mackey récite sa morale comme quoi la marijuana transforme les gens en véritable loque, ce à quoi le SDF lui envoie dans les dents la question de savoir s’il n’a pas l’impression d’être déjà une loque ? (sachant qu’on lui avait pochetronné la tête juste avant dans le bar du coin). M. Mackey tire alors une énorme latte sur le joint. Il se plaint, à moitié désabusé par rapport à tout ce qu’il a toujours dit aux élèves, de ne ressentir aucune différence ... jusqu’à ce que ... oh, il entend de la musique psychédélique. Il refuse un temps l’évidence en déclarant que ce truc ne lui fait rien du tout, puis se laisse emporter par la vague euphorique en trouvant la rue géniale, avec toutes ces couleurs et ces belles lumières ! Ça troue le cul du SDF. Le lendemain, après avoir erré toute la nuit, il a le mal de crâne du soifard de la veille et se demande bien où il est. Il se trouve en fait au milieu des bois, quand deux junkies se rapprochent de lui. Un des gars (avec un t-shirt « Legalize everything ») le reconnaît en tant que conseiller de l’école primaire. M. Mackey explique qu’il ne va pas très bien puisqu’on la chassé de la ville pour usage de drogues, ce en quoi le gars répond qu’eux aussi. Son pote enchaîne en indiquant que c’est M. Mackey qui les avait coincés aux chiottes en fumant un tarpé et qu’ils se sont donc fait renvoyer. Destin cruel, M. Mackey se demande pourquoi il se moque de lui ? Le premier type lui dit qu’il faut réagir et lui propose un bon acide qui éclaircit la tête ! M. Mackey rechigne, indiquant que prendre du LSD c’est mal, mais tenant en main un flacon avec une pipette doseuse de bonne aventure, il se lâche sur la goutte. Il se demande alors qui lui a mis du coton dans la bouche ? Sa tête, naturellement énorme car trop serrée par sa cravate, gonfle à vue d’œil comme un ballon d’hélium. Sa tête, telle une montgolfière, se détache de son corps et flotte dans les airs. Sa tronche s’envole, il fait le trip de sa vie : « Ouais, super cool, le monde devient tout petit ! Je suis Libre !!! Je suis Libre !!! ». Quand il passe au-dessus de l’arrêt de bus des enfants il salue les jeunes gens et espère qu’ils sont sages et ne font pas de bêtises. Pour sa part, lui va continuer à flotter encore quelques heures ! Après être redescendu sur terre et avoir rembarré Jimbo, une fille dans le recoin d’un passage trouve que ce qu’il lui a dit était super cool. Elle lui demande si ça le brancherait de venir chez elle faire de la peinture sur soi. Chez la fille, avec des peintures – ou plutôt tâches et traces de main psychédéliques de couleurs – au plafond, M. Mackey philosophe : « Quelque part, c’est comme si tu passais ta vie à croire que tu n’es qu’une individualité, tu vois. Et puis tu réalises que tu es bien plus que ça, tu vois ! On forme tous une seule grande individualité, tu vois !!! ». La fille n’en peut plus et lui propose de se marier et d’aller passer leur lune de miel en Inde ! Pour lui c’est ok, c’est bat, c’est in : il enlève sa cravate et sa tête se dégonfle comme une baudruche. Comme un hippie qu’il est devenu, M. Mackey part avec la fille en Inde. Devant les merveilles qu’ils contemplent, M. Mackey est en Harmonie avec la nature environnante, il ne fait qu’un avec les animaux, avec la Terre ... et la fille ne fait qu’une avec lui. Il entame alors une sérénade : « Célébrons aujourd’hui l’Amour qui nous unit. Une nouvelle vie s’ouvre à nous ... »

 

On ne peut parler sereinement des drogues, si ce n’est de l’alcool (qui n’en est pas considérée comme une)

 

On le voit ici, certaines drogues sont loin d’être le mal incarné, à condition bien sûr d’être consommées avec modération, comme tout. C’est un peu facile de jeter la pierre à quelqu’un qui plane pourtant gentiment et atterrira tout autant en douceur.

Mais le problème est bien que les politiques moralisateurs ont tellement mis toutes les drogues dans le même sac en pointant du doigt certains comportements compulsifs et outranciers, qu’il est des plus difficile de débattre tranquillement des drogues sans vite retomber dans les stéréotypes. D’autant plus que beaucoup parlent de choses qu’ils ne connaissent pas, si ce n’est par le canal biaisé de la désinformation d’état, soi-disant pour protéger les consommateurs qui seraient assez stupides pour ne pas connaître les dangers du feu avec lequel ils jouent.

Ainsi, quand M. Mackey erre dans les rues, les passants l’interpellent depuis leur voiture, l’un lui demandant s’il lui reste une dose sur lui, son petit de quatre ans ayant besoin d’un fix, l’autre sachant enfin ce que lui et Homer Simpson ont en commun, à savoir la défonce ! M. Mackey se fait harceler de tous les côtés, et il rentre alors dans un bar pour se mettre à l’abri. Évidemment, lui qui considère à juste titre que l’alcool c’est (LE) mal, n’a jamais mis les pieds dans un bar, mais il ne sait plus quoi faire ayant perdu son travail. Alors que les autres drogues sont décriées, le serveur compatissant avec la difficulté d’être chômeur sait ce qu’il lui faudrait : une bonne bière bien fraîche ! M. Mackey a beau préciser qu’il ne boit pas, le dealer embouteilleur revient à la charge en arguant qu’il se sentira mieux après (exactement la technique de base de tout revendeur de drogue pour hameçonner un client potentiel et le rendre ensuite accro). Mais M. Mackey connaît ses cours parfaitement et lui rappelle que boire c’est mal. Pourtant, le diable (« tentateur » en grec) apparaît sur son épaule, reprend le discours du serveur et l’incite à boire cette bière, ça le détendra et il verra la vie autrement ! Même son ange gardien, qui apparaît sur son autre épaule, en rajoute en disant que, sans déconner, c’est juste une bière et qu’il ne doit pas jouer les gonzesses ! Quand le serveur lui demande comment il se sent, après un bon rot de bièreux, il répond qu’il est comme avant. Le dealer met alors en place la vraie théorie de l’escalade (puisque pour les autres drogues elle est loin d’être avérée) en lui disant qu’il lui faut donc un truc plus costaud et sort une bouteille de whisky. Avec ce genre de produit et son inexpérience, M. Mackey chante et titube en rentrant chez lui. Ayant du mal à trouver le trou (de la serrure ici, mais ça peut être aussi un autre genre quand il y a trop de grammage), puis la clé n’y tournant pas, il croit s’être trompé de maison. En réalité, c’est le proprio qui a changé la serrure : étant donné qu’il a été renvoyé de son travail parce qu’il « vendait » de la drogue aux enfants, ce beauf ne lui loue plus cette maison. M. Mackey essaie de s’expliquer puisque ce n’est pas du tout ce qu’il s’est passé, le proprio ne veut rien entendre : la drogue c’est illégal, un point c’est tout, et n’ayant jamais pris de drogue, il garantit que ça ne sert à rien du tout ! M. Mackey a beau se justifier qu’il ne se drogue pas (sauf ce soir-là à l’alcool mais on lui a forcé le coude), le proprio se vante de n’avoir jamais pris de drogue et d’être quelqu’un de sain (mouais, c’est vite dit ça). Devant l’impossibilité de discuter calmement, le proprio enjoint à M. Mackey de quitter sa propriété avant qu’il ne perde son self-control et qu’il ne le tue ! Il se saisit alors d’une pierre et la jette sur M. Mackey en lui criant dessus « Sale drogué ! Fous-moi le camp d’ici, sale drogué !!! » et continuant à jeter des pierres sur M. Mackey en lui courant après. Plus tard, M. Mackey devenu un pur baba (mais pas au rhum) se balade dans la rue quand Jimbo, l’oncle de Stan, lui rentre dans l’épaule quand il le croise. Jimbo lui lance que ce hippie de merde n’a qu’à changer de trottoir, mais M. Mackey ne se laisse pas faire, n’ayant pas à subir son dictat fasciste et réac !!! Pour lui, Jimbo est comme ceux qui sont au gouvernement : d’une main ils n’arrêtent pas de persécuter les gens comme lui, et de l’autre ils approuvent les milices d’autodéfense ! Jimbo, blasé, quittant le lieu, se défend tant bien que mal en lui disant qu’il n’a qu’à aller voir un concert de Grateful Dead (groupe de rock psychédélique américain, créé en 1965 à San Francisco, dont les morceaux ressemblent à des "collages" musicaux faits pour l’hallucination), ce à quoi M. Mackey répond qu’il ne peut pas puisque Jerry Garcia est mort (en 1995, victime de ses abus d’alcool et d’héroïne) ! Au-delà de ces attaques de bas étage, les proches sont toujours persuadés qu’il faut agir pour le bien du drogué, qui serait fatalement pris dans un cercle vicieux où les plaisirs du début seraient forcément remplacés par la lente descente aux enfers. Ainsi, alors que M. Mackey est en Inde avec sa nouvelle femme et qu’il est tout heureux de leur nouvelle vie qui s’ouvre à eux, l’Agence Tous Risques débarque, lui tombe dessus, le tabasse et l’emmène avec elle dans la fameuse fourgonnette noire conduite par Jimbo. Quand M. Mackey demande ce que cela veut dire, Jimbo explique que c’est pour son bien, qu’ils vont l’emmener se faire désintoxiquer, alors que pour M. Mackey tout va bien, il n’a pas besoin de décrocher puisqu’il n’a plus rien pris depuis une semaine (preuve qu’on peut se faire plaisir un temps puis passer à autre chose, l’amour étant une drogue naturelle chimiquement engendrée par notre cerveau – le plus gros dealer au monde). Alors que M. Mackey s’énerve en vociférant qu’il n’a pas besoin d’être aidé, comme des totalitaristes qui pensent savoir ce qui est bon pour celui qui ne le sait pas, M. Garrison (le voleur de dope du début) le rassure car ils veilleront à ce qu’il ait toute l’aide qu’il lui faut. Au moins, la principale Victoria demande pardon, reconnaissant qu’elle avait eu tort de le chasser. Quand elle affirme que toute l’équipe de l’école aurait dû réaliser qu’il avait besoin d’aide, M. Mackey rappelle qu’il ne demande rien à personne, mais la principale n’entend rien (tellement prise dans sa quête d’expiation et son rôle de sauveuse d’âme égarée) et lui renvoie qu’il les remerciera plus tard. À la clinique de désintoxication Betty Ford, une responsable sermonne M. Mackey qu’il doit admettre son addiction, sinon elle ne pourra rien faire pour lui. Mais le problème est bien, sincèrement, qu’il ne croit avoir aucun problème ! La responsable a beau dire que son problème a engendré la perte de son travail, elle n’en sait rien puisque M. Mackey l’a perdu avant de se droguer ! Pour la responsable, M. Mackey doit se comporter en adulte (les fournisseurs de LSD rencontrés dans les bois, en section Réhabilitation, sont scotchés comme des benêts devant les Télé Tubbies), le problème avec la drogue étant que les gens n’arrivent plus à s’arrêter (alors que lui s’est sevré tout seul). Mais il y a un temps et une place pour chaque chose, et ça s’appelle le collège (ou plutôt l’université, encore une fois) ! À présent, la responsable veut que M. Mackey répète après elle « se droguer c’est mal », ce qu’il fait mais sans trop de conviction. Elle le relance une seconde fois, mais il reste toujours hésitant. À force de matraquage d’une formule qu’il connaissait par cœur, il est maintenant complètement guéri. Lobotomisé par la morale, il ne pourra jamais assez la remercier de sentir qu’il est redevenu comme il était (ennuyeux à mourir) ! La responsable rajoute une dernière chose (après lui avoir resserrée sa cravate, sa tête se regonflant) qu’il ne doit pas oublier : il peut rester sobre ! Chose que promet deux fois M. Mackey, voyez !!!

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : les drogues sont partout parmi nous. Pour ne pas tomber dans leurs (nombreux) travers, il faut être conscient des risques potentiels mais surtout de ses propres limites.

 

Tout comme une arme, les drogues ne sont pas dangereuses en soi, tout dépend de qui se cache derrière. Après avoir été suffisamment informé des modes de consommation, avoir bien assimilé les consignes de sécurité du vol intérieur à respecter pour ne pas se crasher à la première dépression lors d’un passage dans un trou d’air, celui qui veut s’assurer d’être heureux d’avoir fait un beau voyage (comme Ulysse) se doit d’être en phase avec lui-même. À partir de là, si la drogue est consommé petit à petit et pour son rôle de récréatif plutôt que de médicament au vague à l’âme, dans un contexte mental et social/amical sereins, il n’y a fondamentalement pas de raison de bad-triper (sauf si on a acheté ça à n’importe qui n’importe comment et n’importe où : la règle d’or est d’acheter autant que faire se peu à ceux qui ne vendent
pas – on galère plus à trouver, mais quand on chope, c’est un produit de conso perso donc testé et approuvé par le dépanneur plutôt que par un dealer pour qui il n’y a que la maille qui lui aille). Le jour où nous arriverons sereinement à parler des drogues autres que l’alcool que beaucoup consomment, les dealers de vrais toxiques disparaîtront et on pourra se faire plaisir sans crainte ni du gendarme ni de la réprobation sociale contre ceux qui se font du bien sans faire de mal à qui que ce soit.

 

Il est évident que personne n’a fondamentalement besoin de se droguer, mais que beaucoup le font tout de même. Le nier ou le combattre est une futilité stupide qui ne sert qu’aux mafias et à diminuer la qualité des produits que l’on consomme. Se faire plaisir avec sa machinerie corporelle, elle-même nous manipulant à grosses doses d’hormones (autre nom pour les drogues organiques telles que l’adrénaline, la dopamine, la sérotonine, etc. ...), est un droit et une Liberté absolue. Mais il ne faut jamais oublier que qui veut aller loin doit ménager sa monture, que les drogues ne sont pas une solution pérenne aux problèmes existentiels, et que ni le corps ni le cerveau ne sont une poubelle où tout est recyclable, loin de là !!!

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 09:34

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 2) Putain de hippies soixante-huitards tardés : éduquer c’est fixer des limites !!!

 

 

Fiche de visionnage n°32 : Épisode 93 (saison 6, épisode 14) –

Le camp de la mort de tolérance

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ???

 

 

Les pros : Les parents, principale Victoria, M. Mackey,

Les antis : Les enfants, Chef, M. Garrison.

 

 

Thèse : L’intolérance est intolérable ;

Antithèse : La tolérance ne peut et ne doit pas être absolue ;

Synthèse : La tolérance est à manier avec précaution et doit être « limitée » !

 

 

Il était une fois à South Park, M. Garrison se fait convoquer dans le bureau de la principale Victoria.

 

 

Introduction :

 

 

Étant donné que nous sommes tous différents, que l’on porte sur soi cette spécificité, qu’on l’a revendique ou qu’on essaye de la cacher, pour que l’on puisse vivre en Harmonie il est nécessaire de tolérer ce qui nous distingue de l’autre.

La tolérance est un acquis de hautes de luttes, puisqu’elle est loin d’être naturelle chez les humains. Elle fait partie d’un lourd travail sur soi pour ne pas s’arrêter à la différence de l’autre mais voir ce qu’il a vraiment au fond du cœur. Toutefois, que l’on apprécie ou non la personne en face, la tolérance se doit d’avoir certaines limites (tout comme la Liberté) afin de ne pas tomber dans l’extrême inverse, à savoir le laisser-faire d’un grand n’importe quoi.

 

Après les tragédies totalitaires du XXè siècle (où tout ce qui n’était pas interdit était obligatoire) et l’intransigeance des siècles précédents, les hippies ont suscité la tolérance absolue. Aujourd’hui nous en sommes revenus mais nous cherchons toujours à calibrer le juste milieu.

En somme, devons-nous appliquer la devise de St Just (concernant la Liberté) remise au goût du jour : pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ???

 

 

Thèse en faveur de la tolérance à outrance

 

Un individu, par essence membre d’une communauté humaine, est composé à 80% de point de vue majoritaire et de 20% d’orientation spécifique.

Pour qu’une société puisse fonctionner de manière stable et harmonieuse (puisque c’est elle qui a engendré, soit sexuellement soit moralement, tout individu « spécial »), il est nécessaire de respecter les différenciations de tout un chacun. Pour cela, même si ce n’est pas toujours évident, il importe de reconnaître ses erreurs de jugement trop hâtif.

Il en va ainsi de la principale Victoria qui avoue honnêtement que certains de l’équipe pédagogique voyaient d’un mauvais œil les préférences sexuelles de M. Garrison : elle reconnaît qu’ils avaient tort et lui présente des excuses au nom de tous, ce qui fait bien sûr plaisir à entendre pour M. Garrison. Ce dernier avait demandé il y a plusieurs mois de quitter les maternelles pour reprendre les CE2, et il se trouve que le poste de professeur de CM1 s’est libéré et ils pensaient le lui proposer. M. Garrison en est tout étonné, se demandant même si elle est sérieuse et si c’est pour de vrai ! Il faut dire que l’administration a compris qu’il était un individu avec ses préférences, et que tous respectent cela ! M. Garrison est aux anges et assure la principale Victoria qu’il fera du bon travail, ce dont elle ne doute pas. Pour autant, il s’interroge tout de même et veut vraiment être sûr qu’on ne va pas encore le virer dans deux jours parce qu’il est gay. La principale le rassure sur le fait qu’il n’y a aucun risque et M. Garrison en est tout joyeux. Au camp de tolérance, l’opinion générale est la même, puisque les enfants intolérants doivent faire de la peinture avec les doigts et représenter des gens de différentes « races » (il n’y en a qu’une, la race humaine homo sapiens sapiens) et différentes orientations sexuelles vivant ensemble ! Ils ne doivent faire aucune distinction entre les gens de couleurs différentes ou les gens de différente orientation sexuelle : ils doivent accepter tout le monde ! Kyle, ne sachant pas trop quoi peindre, dessine un ours, ce qui n’a aucun rapport avec le fait d’accepter les gens de race différente ! A coup de « Tu dessines ce qu’on t’ordonne de dessiner ! Allé !!! Plus vite ! Plus vite !! Plus vite !!! » (cette fois avec un pistolet sur la tempe), il montre au chef de camp un arc-en-ciel avec des gens de toutes les couleurs en-dessous. Par la suite, le personnel du camp fait faire aux prisonniers des œuvres d’art en nouilles pour illustrer la diversité sur leur lieu de travail ! Herr Führer (guide en allemand) est très satisfait d’un collage représentant deux personnes se serrant la main sous le titre de Diversité. Idem, au musée de la tolérance, la guide et le public sont réunis pour remettre à un formidable enseignant la médaille du courage professoral : Herbert Garrison a fait son outing il y a deux ans, et depuis il a fait face à l’adversité et même fait face aux calomnies de certains élèves ! La mère de Stan a tellement honte de son fils !

 

Les mentalités mettent du temps à évoluer, mais on ne peut laisser l’inacceptable (car différence inacceptée) perdurer sous prétexte qu’on a toujours envisagé les choses sous cet angle (qui se doit à présent d’être mort).

La loi est un puissant outil pour contraindre la psychologie des masses à réfléchir en se posant les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses. Il est certes bien malheureux de devoir en passer par là, mais lorsque l’obscurantisme assombrit la faculté humaine de penser depuis des siècles, l’arsenal juridique et la jurisprudence sont un électrochoc utile pour partir sur de nouvelles bases d’acceptation de l’Autre et de ses choix personnels qui n’engage que lui !

Comme le dit très bien, malheureusement, la principale Victoria, si elle accepte à nouveau M. Garrison, c’est pour une certaine part parce qu’elle ne pourra plus le renvoyer parce qu’il est gay, et qu’avec les nouvelles lois il pourrait demander à l’école des millions de dollars ! Grâce à cela (ou à cause pour certains obtus), la politique du rectorat a changé ! M. Garrison s’empresse, vénal qu’il est, de savoir combien d’argent il pourrait quémander. Il y a eu un cas dans le Minnesota où le plaignant a empoché 25 millions de dollars ! Ce tordu de M. Garrison ne pensait pas que cela pouvait être autant que ça, ce qui le laisse songeur. Il sort du bureau dubitatif et dépité par cette bonne nouvelle de sa réintégration dans l’équipe professorale, mais voulant à tout prix trouver un moyen de se faire virer parce qu’il est gay et prendre une retraite dorée non-méritée !!!

 

Comme St Thomas, et pour beaucoup de domaine, il faut d’abord voir avant de croire ! Les idées toutes faites ne sont jamais de bon augure.

Les préjugés ont la vie (qui) dure et ils blessent énormément quiconque en est la victime. Non seulement ils sont tout relatifs, mais en plus on ne peut juger quelqu’un parce qu’il est ceci ou cela, puisque aucun individu, de quelle communauté à laquelle il se (ou plutôt on le) rattache, n’est identique dans sa manière de vivre ses choix. Il est ainsi plus que nécessaire d’informer encore et encore afin de dissiper tous ces préjugés qui n’ont de valeur que pour les imbéciles qui veulent y croire parce que ça les rassure sur l’Autre et ses orientations que leur cerveau étriqué ne peut (et ne veut) comprendre.

Heureusement, le musée de la tolérance est là pour ça ! Là les visiteurs prennent conscience de la dynamique du racisme et des préjugés ! Bien sûr Cartman en baille déjà d’ennui, mais, fait exceptionnel, sa mère montre son autorité en lui mettant un taquet. Sachant (ou non justement) que certains mots peuvent être une preuve d’intolérance, la guide envoie les enfants dans le tunnel des préjugés pour qu’ils sachent ce que l’on ressent lorsqu’on est discriminé ! Des mots infamant s’y affiche : Pédé ! (queer) Métèque ! (beaner) Chinetoc ! (chink) Négro ! (nigger) Youpin ! (heeb) Tarlouze ! (faggot) Bouseux ! (cracker) Niakoué ! (slope). Il fallait s’y attendre, pour Cartman ce tunnel troue le cul et il veut y retourner (tirant comme un fou sur la jupe de la guide). La visite se poursuit par la chambre des stéréotypes : des statues de cire représentent la façon dont les gens intolérants ont catalogué les minorités ! Là on trouve un noir qui se nourrit de poulet et de pastèque, une caricature blessante pour la communauté afro-américaine (alors que la guide ne dit rien sur le fait qu’il porte une arme, cliché autrement plus offensant que des habitudes alimentaires assez partagées). Le père de Stan montre un autre stéréotype, un arabe représenté en terroriste, alors que la guide rappelle bien que tous les arabes ne sont pas des terroristes (on le sait, n’est-ce pas ?!?!?!). Butters pour sa part montre un asiatique avec une calculatrice, car tous les stéréotypes ne sont pas négatifs : mais même un positif du genre les asiatiques sont forts en math peut s’avérer très blessant ! Évidemment, Cartman bloque sur un Juif plein de thunes (le sourire, mal placé, jusqu’aux oreilles). L’idée que les Juifs ne s’intéressent qu’à l’argent a la vie dure hélas !!! Dans le camp de tolérance (façon camp de concentration, filmé à « La Liste de Schindler »), le général en chef rappelle que les enfants sont là parce qu’ils ne tolèrent pas que l’on soit différent, parce qu’ils refusent d’accepter les choix de vie que d’autres ont pu faire ! Mais un séjour dans cet endroit changera leur attitude : ils travailleront chaque heure de chaque jour, et on les obligera à devenir tolérants envers tout le monde. Dans ce camp de la mort de tolérance, l’intolérance ne sera pas tolérée !!!

 

Antithèse en faveur de la limitation de la tolérance à l’acceptable

 

Dans notre ère actuelle du politiquement correct, il devient de plus en plus difficile d’exprimer ses réticences face pourtant à des abus clairement identifiables comme tels.

Sous prétexte d’intolérance ou de machin-phobie, on a du mal à faire entendre sa voix divergente dans la cacophonie de la bien-pensance officielle, où l’on se doit de tout respecter. L’individu est nié dans ses principes, tout comme la constitution au sujet de la liberté d’expression : la censure est beaucoup moins visible qu’auparavant, mais plus perfide car elle se niche à présent dans la morale. On oublie un peu vite que la première des Libertés est de dire ce que les autres n’ont pas envie d’entendre (mais avec quoi, dans le cas présent, ils seraient majoritairement d’accord, au moins en privé).

Cela commence par le petit détail de l’ignorance de ce que l’autre a à dire. Ainsi, quand les enfants arrivent chez Kyle, tous les parents sont là pour réunion du livre du mois. Kyle demande s’il peut dire un truc aux parents, la mère de Stan demande si ça a été l’école, Kyle répond que c’était nul, sa mère enchaîne que tout ceci est parfait, propose aux enfants d’aller jouer dehors et la conversation littéraire continue. Stan reprend le flambeau est disant à sa mère que Kyle avait dit que l’école était nul parce qu’ils ont un nouveau professeur, M. Garrison qu’ils avaient en CE2. Kyle complète en indiquant que le prof a un nouvel assistant culturel et que tous les deux … ben ils sont gays ! Pour la bonne cause, la mère de Kyle se réveille et sermonne son fils qu’on ne doit pas faire de discrimination contre les homosexuels !!! Merci du rappel à l’ordre, dont Stan est bien conscient, mais le problème est que ces deux là, ils sont vraiment vachement gays ! Le père de Stan prend le relais, surpris par la réaction de son fils, lui qui croyait que Stan avait compris qu’il faut accepter les gens pour ce qu’ils sont !!! Stan a beau tenter d’entamer la discussion sur le fond de ce qui les gêne, son père coupe court à la conversation, arguant qu’il ne l’a pas élevé comme ça et qu’il faut respecter les autres ! C’est bien vrai ça, mais là quand même ... La mère de Kyle propose alors d’emmener les enfants visiter le musée de la tolérance ! Ils ne sont pas les seuls à subir ce sort : Chef, pour avoir osé dire ce qui se passait dans le cours de M. Garrison, est lui aussi envoyé dans un séminaire sur la tolérance ! Bien qu’il s’en offusque, la principale Victoria se justifie par le fait que Chef aurait  montré de l’intolérance envers le comportement de M. Garrison, puisqu’il a utilisé les mots de tante vicieuse pour décrire son attitude en classe !!! Ce que Chef confirme, et M. Garrison pareil ! Bref, la principale voulait juste donner à Chef une opportunité de s’excuser auprès de M. Garrison avant que Chef ne parte, mais pour lui c’est hors de question (ponctué d’un beau « Et mon cul c’est du poulet ?! »). L’équipe pédagogique ne voulant toujours pas chercher à comprendre ce qui se passe vraiment, M. Mackey est obligé de convoquer les parents parce que leurs enfants ont refusé de retourner en classe avec leur professeur ho..mo..sex..uel (ce qui lui arrache la gueule de le dire). Et Stan ne manque pas de rajouter qu’ils n’y retourneront pas tant qu’il y aura ces deux tarlouzes ! Le père de Stan est plus que déçu, lui qui croyait que les enfants avaient vraiment appris quelque chose au musée de la tolérance ! Mais apparemment ils n’ont retenu que des mots pour insulter leur  professeur ! Butters a beau protester qu’ils ont tué Lemmiwinks, son père le rembarre de suite en lui enjoignant de la fermer et de ne parler que quand on lui posera des questions !!! Les parents ne savent plus vers qui se tourner, eux qui ont toujours élevé leurs enfants dans le respect des autres ! M. Mackey, ayant entendu parler d’un camp d’entraînement intensif, paraît-il assez dur, pense que c’est le seul moyen ! Pour la mère de Kyle, c’est tout vu : ces jeunes gens sont envoyés au camp de tolérance ! Pour M. Esclave, si personne ne pipe mot, c’est que la principale cache la vérité par peur du scandale !

 

Personne ne veut remettre en cause la notion de tolérance (enfin certains si, mais voilà leur genre), mais il faut bien reconnaître que tout doit avoir ses limites.

Pour qu’une société fonctionne, il faut certes qu’elle sache tolérer ce qui se trouve en-dehors de la norme, mais il est également plus que nécessaire que le cadre social recadre certaines dérives extrêmes dans les limites du convenable. Sans être vieux jeu ou réac, si l’on ne borne pas le champ des possibles, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres de l’exhibitionnisme m’en-foutiste des autres.

Le dérapage commence quand M. Garrison présente M. Esclave, qui débarque avec une pure dégaine de YMCA-Village popole. Ce dernier est l’assistant cul-turel, où comme M. Garrison a  coutume de le surnommer, son assis-t’encule (teacher’s ass in english please). Le prof, envoyant M. Esclave s’asseoir à son bureau (avec un bon claquage de fesse au passage), met les points sur les zizis en précisant que les enfants ne doivent pas penser que la fin de l’année scolaire sera facile ! Elle va être au contraire longue et dure, très très longue et très très dure !!! Cartman, servant de support à l’âme de Kenny qui est enfermée dans son corps, fabrique un avion papier qu’il envoie sur le tableau, contre son gré mais à l’initiative de Kenny (pour faire payer à Cartman toutes ses méchancetés passées). Stan explique au prof que Cartman a bu les cendres de Kenny (croyant que c’était du cacao en poudre) et que depuis l’âme de Kenny est coincée dans son corps ! Tous les enfants témoignent en chœur que c’est la vérité par un grand « Ouais !!! », mais M. Garrison n’accepte pas l’indiscipline dans la classe ! Par conséquent, il sévit contre M. Esclave : ce dernier se met ventre contre son bureau et reçoit une bonne correction avec une grosse batte plate cloutée. Le prof prévient qu’il ne tolérera plus le moindre chahut en classe : il met un bâillon à son bouc émissaire (une boule dans la bouche tenue par une ceinture faisant le tour de la tête, instrument sadomasochiste bien connu des initiés) et repart pour une tournée de fessées. Les enfants n’en croient pas leurs yeux, ébahis mais choqués. M. Garrison jubile, étant sûr de se faire virer sur ce  coup ! « Malheureusement » ce n’est pas le cas : aucun des enfants n’a essayé de le faire renvoyer. Du coup, il va y travailler encore plus dur à partir de maintenant ! Commençant son cours normalement, il montre une réaction exothermique, puis il enchaîne par l’observation d’une réaction endothermique ! M. Esclave se met position 7 : M. Garrison va introduire un gros tube dans le petit cul de M. Esclave. La chaleur provenant de son rectum sera le nouveau conducteur d’énergie ! Quand le prof demande à Butters, de sortir Lemmiwinks de sa cage et de le lui apporter, Stan sent l’embrouille ! Newton ayant découvert que pour toute action il y a réaction, M. Garrison demande ce qu’il va se passer quand il va introduire l’élément gerbille dans la chaleur endothermique du cul de M. Esclave. Les gamins n’en croient pas leurs yeux : il ne va tout de même pas faire ça ? Quoi que avec M. Garrison, il faut toujours s’attendre à tout, surtout au pire et au n’importe quoi ! Il   introduit alors la gerbille dans le tube, qui s’engouffre dans le rectum de M. Esclave (apparemment, ce n’est pas la première bestiole que cet assistant très particulier se met dans le fion). Puis M. Garrison enlève le tube, enfermant la gerbille au chaud. Après la classe, il se réjouit d’avoir eu la « brillante » idée de mettre une bestiole dans le cul de M. Esclave, persuadé qu’il va se faire virer. Quand la principale Victoria le convoque dans son bureau par le biais du micro, M. Garrison laisse exploser sa joie : enfin il va être viré parce qu’il est gay ; il voit déjà les 25 millions poindre à l’horizon (d’ailleurs M. Esclave rappelle son rôle actif – enfin passif, mais on se comprend : il y a la moitié pour lui). M. Garrison chante « La digue du cul » et arrive dans le bureau de la principale Victoria, là où l’attend également Chef. Taquinant du coude Chef et entonnant à nouveau la chanson paillarde, il est sûr et certain de se faire virer. Il faut dire que Chef est venu informer la principale que certains de ses élèves avaient été … hum, comment dire ?… légèrement mal à l’aise avec sa méthode d’enseignement ! Il feint la consternation « pleurant » d’avance son renvoi, lui qui n’y peut rien d’être homo (il a d’ailleurs assez refoulé puis lutté contre ça) puisque c’est dieu qui l’a fait comme ça ! Mais il est prêt à partir si c’est la décision de l’administration. Bien joué, mais non : il n’est toujours pas renvoyé (ce qui ne lasse pas de l’étonner, lui qui a sorti quand même la grosse artillerie). Les parents de Stan et Kyle ouvrent enfin les yeux, se rendant compte par eux-mêmes que M. Garrison est aussi grave que ce que les enfants leur avaient dit, quand le prof débarque à la cérémonie du courage professoral comme une drag-queen godemicheté évadée du Crazy Horse montée sur un cheval stringé, en la personne de M. Esclave.

 

L’esprit critique est le pendant du libre arbitre, et tous les deux sont la meilleure arme pour ne pas tomber bêtement dans les pièges de la manipulation collective sous des prétextes moralisants.

Nous devons certes écouter ce que tout le monde a à dire, mais il est tout aussi important de prendre du recul par rapport à tout ceci pour se faire sa propre opinion des choses et juger en son âme et conscience du degré d’acceptabilité de la permissivité sociale et morale. Sans ce sens critique, qu’il faut encore exprimer haut et fort, il n’y aurait pas de voix discordante poussant les gens à se pauser un instant pour écouter tous les points de vue et à réfléchir sereinement si tout ce qui se passe en bien raisonnable/convenable.

M. Garrison a bien compris tout cela après son entretien avec la principale Victoria. Il peste (façon plus élégante de mentionner ses  dires : « Merde ! Bordel à cul !!! ») contre l’irrationalité de ses congénères, puisque quoi qu’il fasse, il a bien l’impression qu’il ne sera pas renvoyé ! M. Esclave s’étonne également que la principale ne l’ait pas fichu dehors. Mais il faut dire que les parents se sentent tellement mal que tous leurs enfants ne veuillent pas de lui comme prof, qu’ils vont lui donner la médaille du courage professoral vendredi au musée de la tolérance ! Comme hallucine le prof lui-même, il a mis une gerbille dans le cul de M. Esclave et ces cons veulent lui remettre une médaille !!! C’est effectivement le monde à l’envers. Heureusement, M. Esclave a la bonne idée d’amener les parents à voir quel genre de folle dégénérée il est, ça les réveillera sûrement (enfin peut-être vu leurs capacités de réflexion sereines actuelles). Le mieux est certes que les parents se rendent compte par eux-mêmes, le jour de la remise des médailles : les deux zigotos vont donc leur faire un numéro qu’ils n’oublieront jamais (et on peut leur faire confiance pour ça) ! Malheureusement, les adultes sont trop embourbés dans leur tolérance à tout craint : même en se pointant sur scène dans leur accoutrement indécent, un conseiller municipal trouve leur courage étonnant ! Le pire est à venir, mais laissons leur la responsabilité de leurs propos : « Dites moi M. Esclave ! J’ai fait un rêve où vous étiez une vraie tête de nœud ! / Vraiment ?! Pourquoi n’avez-vous pas rêvé que j’étais un trou du cul ??? / Non non ! C’était moi le trou du cul !!! » Les gens applaudissent, estimant avec respect leur courage de s’affirmer ainsi. « Je suis très heureux de recevoir cette récompense ! Mais vous savez ce qui me rend encore plus heureux : jouer les branleurs !!! ». Les gens continuent d’applaudir et de le louer. « Ça ne fonctionne pas ! Votre chanson, M. Esclave! / J’ai une petite … oh oh, jamais je n’aurais dû mettre tous ces pauvres animaux dans mon cul ! ». Pour les invités, il en faut décidément du courage : ils applaudissent à bâtons rompus ! Là, y a basta, trop c’est trop ! M. Garrison n’en peut plus que les gens ne comprennent rien : il fait tout ce qu’il peut pour qu’on le renvoie, et ce genre de comportement devrait être inacceptable de la part d’un professeur ! Un gars dans le public justifie que le musée leur a dit qu’il faut être tolérant ! M. Garrison s’emporte d’autant plus devant ce manque flagrant de lucidité : il faut certes être tolérant, mais pas   stupide ! C’est pas parce qu’on tolère quelque chose qu’on l’approuve obligatoirement, sinon le musée s’appellerait le musée de l’acceptation ! Tolérer veut dire qu’on fait l’effort de supporter (tolérer un enfant qui hurle dans l’autobus, tolérer un mauvais rhume), mais ça doit tout de même nous foutre les boules (nom de dieu de bordel de merde, il a vraiment raison sur ce coup-là, pour une fois) !!!

 

Synthèse

 

Un individu, même s’il se revendique d’une communauté à part, s’exprime toujours en son nom propre, sauf si on lui a délégué un pouvoir de représentation.

Ainsi, il faut éviter tout amalgame catégoriel qui ne reposerait que sur le comportement d’une personne, car chacun à ses qualités et défauts, qui ne sont pas (forcément) représentatifs de la majorité des personnes partageant ses différences, ses orientations ou ses convictions. De quoi découle qu’on peut mettre une personne à l’index par rapport à certaines attitudes, sans pour autant stigmatiser l’ensemble des individus qui revendiquent les mêmes spécificités.

On le voit bien quand, après des semaines difficiles en raison de la mort du professeur Mme Crockelpaf (ce que fait bien rire les gamins), M. Mackey annonce que la principale a enfin trouvé quelqu’un pour la remplacer, en la personne de M. Garrison ! Si les gamins sont si déçus, et même dégoûtés, ça n’a strictement rien à voir avec ses orientations sexuelles, mais plutôt avec ses (in)compétences pédagogiques. Idem quand Butters demande où est M. Toc, M. Garrison précise qu’il a été informé que les CM1 étaient trop vieux pour qu’il l’amène et Kyle lui renvoie qu’à deux ans on est déjà trop vieux pour M. Toc ! Encore une fois, ce n’est nullement pour signifier que tous les homos sont biscornus, mais juste que ce prof est très très spécial (si pas plus !). L’exemple est plus flagrant quand les enfants déclarent à Chef qu’ils sont intolérants, envers ceux qui sont gays. Chef s’en étonne, lui qui les croyait plus évolués que ça (et eux aussi d’ailleurs). Mais le truc c’est que M. Garrison et son nouvel assistant les mettent vachement mal à l’aise ! Chef leur explique alors que bien souvent quand les gens se sentent mal à l’aise avec les homosexuels, c’est parce qu’ils ont eux-mêmes des problèmes mal réglés !!! Grâce à son conseil « Vous devriez vous demander : y a quoi dans leur comportement qui a pu provoquer chez moi cette sensation de malaise ? », Kyle lui répond que ce qui les a gênés le plus, c’est quand M. Garrison a mis une gerbille dans le cul de M. Esclave ! Chef commence par dire qu’il n’y a pas de raison ... puis hallucine complet ! Stan interroge Chef pour savoir s’ils sont homophobes (et Kyle, s’ils sont devenus anti-homosexuels) mais le cuisinier aux bonnes idées recadre de suite le débat : il y a une grosse différence entre les homosexuels et M. Garrison ! Les enfants ne comprennent pas cette notion, mais Chef ira en parler à la principale. Le père de Stan confirmera plus tard que les enfants n’ont rien contre les homosexuels, mais qu’ils ne supportaient pas ce que faisaient ces deux connards !!! Quant à Cartman, il tente ses revendications en voulant trois plateaux repas. Comme lui dit Chef, il n’a pas besoin de trois plateaux, il est déjà assez gros comme ça ! Cartman s’enflamme en justifiant que c’est son choix de vie et que si Chef n’accepte pas il ira le balancer au rectorat. Là non plus, ce n’est pas une attaque générale contre les personnes de masse corporelle élevée (« joli » nom pour dire gros lard) mais plutôt une remise en place de ce terrible malin qu’est Cartman (qui en a fait voir des vertes et des pas mûres à Chef et aux autres de l’école).

 

Tout ce qui est différent est très vite catalogué et on lui attribue tout aussi rapidement des défauts stigmatisant, comme si la communauté majoritaire n’en avait pas.

En réalité, les stéréotypes sont un moyen de se déculpabiliser en rejetant sur l’autre toutes les tares que l’on ne veut pas voir chez soi (tout comme on voit la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre dans le sien). Pour autant, certaines idées reçues peuvent avoir une once de vérité, ou du moins une explication logique par rapport à certaines époques ou aux comportements de certains. Cependant, il ne faut pas partir sur ces préjugés plus ou moins malsains, au risque sinon de blesser un innocent puisqu’on trouve de tout partout et que tout le monde est unique en son genre.

Le père de Stan est tout content d’avoir trouvé le stéréotype du mexicain fainéant, sauf qu’il s’agissait du technicien de surface qui s’était endormi et non une statue de cire (faut dire qu’il est crevé et qu’il a grave sommeil – sûrement à force de s’occuper de ses x gamins, oups pardon, encore  un stéréotype mal placé). Arrivée à l’aile de la découverte, la guide recommande de faire le test sur des ordinateurs, mal installés pour tout public : être tolérant c’est aussi apprendre à respecter les gens de petite taille, les personnes handicapées. Et même les gens trop gros comme ce « charmant petit garçon » (hum, c’est elle qui le dit, en parlant de Cartman). S’adressant aux enfants, elle imagine (bien) qu’ils le traitent régulièrement de gros lard, de gras du bide ou de gélatine ! (ils s’auront s’en souvenir de cette dernière). Mais il faut apprendre à être tolérant avec cette différence également : s’il a choisi de s’empiffrer de nourriture trop riche, c’est son choix de vie ! On ne doit pas se moquer de lui, c’est son droit de se gaver de sucreries ! Ça aussi c’est un stéréotype, car tous les gros ne se gavent pas forcément, mais peuvent avoir une ossature lourde ou des problèmes de stockage ou de combustion de graisse (ce qui n’est pas le cas de Cartman). Au moins la visite du musée aura servi à ça : Cartman lance un « putain, la tolérance ça troue le cul !!! » qui fait bien rire les adultes (même si les enfants sont surpris de leur réaction face au revirement de Cartman qui est bien connu pour ses positions extrêmes et volontiers outrageantes).

 

Nos sociétés actuelles sont comme tiraillées entre la nécessité d’ouverture d’esprit sur certains sujets et le renforcement de l’intolérance sur d’autres qui ont moins les faveurs de la majorité.

Nous avons vu que la tolérance n’est pas l’acceptation. Pour autant, si on commence à sélectionner, c’est vraiment là que le politiquement correct devient encore plus nauséabond. La tolérance doit se pratiquer dans tous les domaines, à différents degrés certes, mais sans prédétermination de ce qui vaut la peine de réfléchir à deux fois et de ce qui est et doit rester à l’index.

La différence de traitement est évidente quand la visite terminée, tout le monde se retrouve devant le musée. Le père de Stan espère que les enfants comprennent à présent pourquoi c’est important d’être tolérant, ce dont Stan croit sans en être vraiment sûr. La guide rajoute, avec une voix toute mielleuse très pédagogique, que nous devons accepter les gens comme ils sont, quels que soient leurs choix de vie ! A peine a-t-elle dit ça, qu’elle change de ton et s’en prend à un gars assis près d’une fontaine. Elle lui lance qu’on ne doit pas fumer dans le musée, alors que justement il est dehors. Elle ordonne alors à cette saleté de fumeur de foutre le camp tout de suite, et les parents se lâchent eux aussi. Le père de Kyle : « Futur cancéreux ! », la mère de Stan : « Allez vous tuer ailleurs espèce de baleine goudronnée ! », le père de Butters : « Imbécile ! », le père de Tweek : « Foutez-moi le camp ! ». Après cette belle démonstration de tollé-rance appliqué, le père de Butters espère que maintenant les enfants montreront à leur professeur et à son assistant le respect qui leur est dû !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la tolérance est une notion fondamentale pour que tous les individus, chacun avec sa différence, puissent se sentir bien dans une société qui ne les rejette pas à cause de leurs spécificités.

 

Pour autant, toute chose a ses limites et la tolérance aussi ! Bien sûr, en premier lieu, nous devons lutter contre des préjugés d’un autre temps afin d’épurer notre façon de penser et voir l’autre tel qu’il est et non pas tel qu’on se le représente. Ensuite, il nous faut travailler sur nous-mêmes pour que la tolérance devienne un instinct social auquel nous n’aurons plus à faire attention car « définitivement » rentré dans les mœurs. Toutefois, nous devrons prendre gare à sens critique garder ! Nous voulons bien être gentil, respectueux des différences, mais point trop n’en faut : quand c’est trop c’est trop (pico) et il faut alors savoir dire stop, y a basta, no pasaran !!!

 

La leçon vraiment importante de cet épisode est que nous devons toujours écouter les voix discordantes, libre à nous ensuite d’être d’accord ou non, mais il faut laisser chacun s’exprimer. Si certains émettent des doutes sur une tolérance trop grande, écoutons leurs arguments, puis jugeons sereinement, sans pression morale du groupe, si personnellement (entre notre âme et conscience) nous estimons que là on va trop loin dans l’ouverture d’esprit et que l’on ne s’y sent plus du tout à l’aise !

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 09:12

Catégorie : III] Le capitalisme c’est déjà moyen, mais en abuser ça craint !

     Thème : 1) (Ab)us et coutumes

 

 

Fiche de visionnage n°13 :

Épisode 41 (saison 3, épisode 10) – Chinpokomon

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’individu est-il noyé dans les tendances de masse ???

 

 

Les pros : les parents,

Les antis : les enfants.

 

 

Thèse : On ne peut lutter contre le rouleau compresseur manipulateur ;

Antithèse : L’individu est capable de prendre un peu de  distance ;

Synthèse : Le groupe c’est bien, en abuser ça craint !

 

 

Il était une fois à South Park, Cartman qui bloquait devant la télé en mangeant des beignets de poulet.

 

 

Introduction :

 

 

Le jeu est très important dans la vie de tout animal évolué, puisqu’il permet la socialisation, la connaissance de la force de chacun et le respect de certaines règles et limites à ne pas enfreindre.

 

Le monde du jouet et du jeu en général s’est consolidé autour de grands acteurs industriels qui se battent à coup de millions de dollars de matraquage publicitaire et de recherche en marketing et développement. Pour amortir ces sommes pharamineuses, ces compagnies se doivent de séduire un maximum de clients en lançant leurs propres modes et à les faire durer le plus longtemps possible en surfant sur le développement de l’offre dérivée et leur renouvellement par tranche.

 

Une personne, et encore plus un enfant, est influençable par les techniques modernes de communication, mais à force de manipulation a développé des armes de contrôle de ses pulsions d’achat, mais jusqu’à quel point ?

En somme, l’individu est-il noyé dans les tendances de masse ???

 

 

Thèse en faveur de la manipulation à l’insu de notre plein gré

 

Avec l’avènement de l’enfant-roi après la seconde guerre mondiale pour reconstruire un monde dévasté par les grands glands, les gamins sont devenus des cibles de choix.

Étant donné que les besoins fondamentaux vitaux sont moins difficilement pourvus depuis quelques décennies, une partie des revenus familiaux est plus généreusement octroyés à l’amusement des enfants. L’industrie du jouet s’est alors engouffrée dans cette brèche à grands coups de campagnes publicitaires et la concurrence acharnée a nécessité toujours plus de finesse dans la manipulation des esprits pour créer l’engouement sur certains produits.

On le voit clairement avec Cartman qui scotche littéralement devant la télé quand il regarde le dessin-animé Chinpokomon. Non seulement il singe les mimiques du héros bridé, mais il répond aussi à la voix-off qui s’adresse à lui. Il devient comme un robot écervelé : « Tu aimes les Chinpokomon ? / Oui ! // Maintenant, tu peux acheter le tien ! / Faut que j’achète un Chinpokomon ! ». Cartman se doit de devenir Grand Maître Chinpoko extra-mon en achetant tous ces super jouets numéro un. Du coup, Founix, Donkeytron, Pingouin, Chaussure, Lambtor, deviennent tous top priority sur sa shopping liste ! Dans le magasin de jouet, la mère de Stan a beau se demander ce que les enfants leur trouvent de si amusant et la mère de Cartman les considérer comme étranges, le vendeur justifie que c’est la dernière folie au Japon. Ils sont forts ces Japonais pour vendre aux enfants ! Même dans le magasin, la télé diffuse ses messages mercantiles poussant à la surconsommation avec l’achat de tous les Chinpokomon, les meilleurs amis des enfants, pour devenir un Grand Maître Chinpoko extra-mon ! Il suffit que le spot clame haut et fort qu’il veut être Grand Maître Chinpoko extra-mon pour que les gamins récitent en chœur qu’ils doivent acheter tous les Chinpokomon. Le paroxysme est atteint avec l’ouverture du camp Chinpokomon, où le matraquage joue sur la corde sensible du « il faut en être » : « Venez tous, ça va être Chinpoko fun ! Tu dois acheter ton ticket. Acheter, Acheter. C’est samedi et dimanche. Tu dois être impatient. » Toute cette communication à outrance ouvre la porte à un monde parallèle avec ses propres codes et son univers fantasmagorique. L’idée générale est d’avoir tous les Chinpokomon pour accomplir le premier méga-objectif, à savoir détruire le pouvoir obscur. Devant l’incurie de Kyle qui n’est pas dans le coup, Cartman lui explique que ce pouvoir, très obscur au demeurant, se révèle quand un Grand Maître Chinpoko extra-mon réunit tous les Chinpokomon. Victime de la mode, Stan enjoint Kyle à vivre avec son temps. Il s’y plie enfin au camp, où tous les enfants veulent être Chinpokomon dans leurs cœurs ! Mais les gamins sont tellement dans leur bulle que les adultes ne les comprennent plus. Quand M. Garrison demande en classe (alors que c’est le bordel, mais il recommencera autant qu’il le faudra) combien font 6 fois 3, tous les enfants répondent en chœur,  avec des yeux de manga frit, ju hachi ! Puisque le prof s’énerve, Stan lui traduit que ju hachi, c’est 18, Garrison San. En ayant marre de se faire traiter de « Garrison San » et sa marionnette de « Toc San », puisqu’on n’est pas au Japon, il exige qu’on lui parle dans une langue qu’il comprenne ! Cartman lui balance alors une phrase, que Stan traduit par « Garrison San sabushii da na ! » (M. Garrison est incompétent, ce qu’on savait depuis moult temps !) et les autres gamins enchaînent avec un « so desu ne ?! » (c’est le cas, n’est-ce pas ?!). Cartman ajoute « Minasan ! Kite kite churi » (tout le monde, écoutez !) et balance un gros prout qui fait bien rire tous les élèves. Même Wendy la studieuse s’y lance avec un mélange culturel d’avec « Terrance et Philip » par un « Dare ga pu shita no » (qui a pété ?). A la mairie, tous les parents n’en peuvent plus de ce décalage génératio-culturel. Pour M. Garrison, il faut interdire ce camp Chapokomon (ah le vieux, il n’y entend rien, même pas le nom du jouet). La mère de Stan se plaint de ne plus comprendre son fils et le prêtre Max estime que ces Japonais essaient de corrompre l’esprit de la jeunesse américaine ! Les boss de l’entreprise viennent tenter de désamorcer la colère en pratiquant la langue de bois en disant que leur humble compagnie de jouets est toujours très préoccupée de satisfaire ses clients.

 

Au-delà de la manipulation mentale mercantile de la jeunesse, le besoin de faire partie d’un groupe et d’y être reconnu est un des fondamentaux humains et animal au sens large.

Tout individu se positionne par rapport à sa tribu, d’origine ou d’adoption de mœurs, et ressent le besoin intrinsèque de se valoriser auprès des autres afin d’affirmer son statut social et ainsi gravir les échelons de la reconnaissance pour s’approcher des cercles d’influence des leaders ! Se mettre en avant est ainsi une démarche de hiérarchisation pour être bien noté par ses congénères.

Cartman est bien évidemment le stéréotype même de ce type de positionnement communautaire. Dès qu’il voit la pub à la télé, il lui faut ces Chinpokomon et presse instamment sa mère d’aller au magasin de jouets. Les figurines Chinpokomon viennent de sortir et il en est tout retourné, sautant dans tous les sens. Alors que sa mère prépare le déjeuner, sa passion dévorante n’écoute déjà plus son bidon : il doit absolument être le premier à avoir un Chinpokomon pour frimer à l’école ! Sa mère, tendre naïveté qu’elle est peut toujours demander si ça ne peut pas attendre le lendemain, mais non : si Cartman n’est pas le premier à en avoir, il ne pourra pas frimer à l’école. Comme d’habitude, Mme Cartman ne peut rien refuser à son rejeton et ils y vont. Cartman se réjouit d’avance que tous les autres seront jaloux en voyant son Chinpokomon.

 

Il suffit de gratter un peu sous l’apparence de la surface pour voir que l’animal ne dort que d’un œil en nous ! Et qu’il ne demande qu’à se réveiller de la torpeur civilisationnelle pour reprendre ses droits naturels.

La jalousie, l’appropriation par tous les moyens, sont des instincts animaliers destinés à favoriser la survie alimentaire d’un individu mais aussi sa reproduction par la force de son statut social obtenu aux poings. La culture et l’éducation nous apprennent à mettre un couvercle sur ces pulsions, mais chassez ce naturel et il reviendra au galop, comme on peut le voir lors des soldes ou de la sortie du premier/dernier ceci cela.

Quand Cartman arrive tout fou au magasin de jouet (estampillé « oui nous avons des Chinpokomon ici ») il est loin d’être le premier sur place et les autres gamins se livrent déjà bataille pour avoir tel ou tel jouet siglé. Stan après avoir vu la pub en a déjà récupéré trois (Roostor, Lambtron et Chaussure), mais Cartman veut Pingouin, le plus cool. Comme c’est son préféré et qu’il n’y en a plus, il tente de le voler à Kenny qui a pris le dernier. Il revient à la charge le lendemain à l’arrêt de bus en faisant une proposition échangiste : Chu Chu Nézumi contre Pingouin. Sauf que l’échange selon Cartman n’est pas basé sur un accord, mais sur une obligation, mais Kenny ne se laisse pas faire. Pour obtenir gain de cause dans sa manie Chinpokomon (autant pour les jouets que pour le camp), Cartman est prêt à tout, même à se les geler derrière une guitare de merde à jouer comme un connard de hippie pendant tout un week-end (même si au final il ne récupère aucune thune, normal vu sa chanson mal chantée : « Allez mes frères et mes sœurs. Unissez-vous et soyez cool. Cotisez-vous et donnez-moi les sous pour que je m’achète des Chinpokomon. Je chante aussi pour la Paix »).

 

Antithèse en faveur du temps de cerveau pas forcément dispo

 

A l’approche de Noël et de Pâques (dans une moindre mesure), la télévision est encore plus envahit par les publicités pour des produits dérivés de séries et dessin animés que d’habitude dans les tranches horaires où les enfants regardent sans trop de surveillance (le matin avant la classe, en fin d’après-midi après la classe).

Face à ce déferlement mercantile et aux troubles que cela provoque chez les enfants, les adultes ne doivent pas rester impassibles devant des jouets qui ont pour but d’être ludiques et permettre de passer de bons moments à jouer entre amis. En outre, comme pour les images violentes ou rudes, ils doivent avertir leur enfant, remettre les choses dans leur contexte imaginaire/irréel, voire interdire si cela marque trop certains publics trop sensibles.

Ainsi, la mère de Stan se donne la peine de regarder ce que visionne son fils afin d’essayer de comprendre pourquoi il adore ça et si la série lui enseigne de bonnes valeurs morales (qui ne doit être qu’un complément à la préparation citoyenne et au sens critique inculqués par les parents, la famille, l’école et la société). « Mettons-le dans ce sac où il mourra ou vivra selon son destin. / Est-ce une bonne idée ? / Les Roostors sont plus braves que les Chu Chu Nézumis ! » Les parents hésitent à savoir si ce sont de bonnes valeurs morales, puisqu’ils n’y comprennent rien ! « Lambtron ! Tu dois remporter ce combat ! / Son niveau lui permet une revanche. Gagnera-t-il ? / Je suis triste, Lambtron va se sentir seul. II reste si peu de Lambtron. Trouvera-t-il un ami ? ». « Tu es Roostor. Je ne t’ai pas encore acheté. Mais je pari que je peux te transformer en Rootiger si tu trouves le diamant 7 ». Même en y prêtant plus d’attention, ça n’a toujours aucun sens, et on ne sait même pas si ce sont des animaux, des robots ou autres. Toujours est-il que la série a bien été calibrée puisque le père de Stan ignore tout également de leur nature mais a envie de tous les acheter. La mère de Stan propose d’interdire cette série à leur fils à titre préventif : même si ce n’est ni vulgaire ni violent, c’est stupide et ça peut être pire pour l’esprit d’un enfant ! Souvenons-nous toujours des dégâts qu’a pu engendrer « La petite maison dans la prairie » sur toute une génération !!! Les parents de Stan réunissent alors les autres parents pour leur demander leur avis, ne sachant pas trop quoi en penser. Bien sûr, Cartman a le droit d’aller au camp Chinpokomon (mais sa mère est tellement permissive et manipulé – pour elle il ne s’agit que d’une mode inoffensive – que ce n’est pas une référence), Kyle ira aussi puisque pour être sûr il a fait tous ses devoirs à l’avance. Pour une fois le père de Stan fait preuve de bon sens en pensant que tout ce mercantilisme à outrance est mauvais pour les enfants.

 

Tout individu est indivisible autant que duel ! Ses goûts dépendent de sa culture, de son environnement et de ses affinités propres !

Le marketing essaye de détecter le plus grand dénominateur commun aux envies des enfants, puis la communication fait tout pour standardiser les goûts qui dépassent et les faire rentrer dans le moule de l’offre industriel packagée. Toutefois, il n’en reste pas moins qu’il est très délicat de faire aimer tout par tout le monde : certains ont essayé, ils ont eu des problèmes ; mais les professionnels de l’entertainment, c’est vous qui voyez !

Ainsi, après que Kyle ait réussi à expliquer à ses parents pourquoi il lui fallait absolument un Chinpokomon, alors qu’il ne savait même pas ce que c’était concrètement, ni pourquoi il lui en fallait un, arrivé chez le magasin de jouet, il tombe d’accord avec le vendeur : aucun des deux ne sait ce que les enfants leur trouvent !

 

Malgré cet exemple, force est de constater que les enfants savent depuis leur plus tendre enfance ce qu’ils aiment (les frites et les pâtes) et ce qu’ils détestent (les légumes et la soupe) !

En-dehors des phénomènes de masse, l’individu est plus difficilement manipulable à sa guise car son sens critique n’est alors plus annihilé par l’euphorie communautaire où être différent signifie être exclu du troupeau. Ainsi, tous les efforts et ressorts psychologiques, marketing et promotionnels ne pourront rien si un enfant n’accroche pas sur un produit.

La démonstration est flagrante au laboratoire de recherches commerciales. Des professionnels montrent aux enfants quelques pubs, où ils doivent préciser le jouet qu’ils préfèrent. On leur présente alors – avec tout l’enrobage habituel – le vélo super dingo : difficile à conduire, presque impossible à manœuvrer, il brille dans le noir ! Comme le précise la pub, on a beau essayer toute la journée, on va se ramasser. Bien sûr les enfants trouvent cette idée naze (pfff, ces marketeux voudraient vraiment faire prendre des vessies pour des lanternes !). La pub suivante indique que si on aime les Chinpokomon, on va forcément adorer Alabama Man. Lui au moins, c’est un mec : on doit l’emmener au bowling prendre une cuite, puis le faire jouer au bowling et picoler ainsi que chiquer du tabac toute la soirée. Si sa femme lui demande où il était, Alabama Man lui éclate la tête (avec un « très galant » « Ta gueule, morue ! » comme argument commercial). II bat sa femme et va pioncer. Pour info, la femme d’Alabama Man est vendue séparément. Heureusement le message publicitaire précise quand même que tout le monde ne bat pas sa femme en Alabama, mais le mal est fait puisque les gamins dans la réclame trouvent qu’Alabama Man est « un exemple pour la jeunesse ». L’honneur est sauf quand, même Cartman, trouve ce jouet complètement naze.

 

Synthèse

 

L’adolescence, et même un peu avant, marque la rupture définitive du cordon ombilical avec la famille et le monde des adultes au sens large. Le jeune, certes encore en construction, affirme son identité de futur grand.

Qui dit sortie du cocon par l’ex-poupon, entraîne recherche de nouvelles affinités du papillon auprès d’un groupe correspondant au style de vie qu’il souhaite expérimenter. De fait, au-delà des spécificités individuelles, les jeunes se créent leur propre univers, avec des codes particuliers relatif à cette communauté générationnelle, que les parents ou les adultes ne sont pas censés décryptés et encore moins faire leur !

En parlant de cette mode des Chinpokomon et du camp, la mère de Kyle a bien raison de dire que plus on leur interdira et plus ils aimeront ça ! La mère de Stan se range à cet avis : il faut laisser faire, les enfants finiront par s’en lasser ! Alors que la compagnie japonaise donne les instructions pour attaquer Pearl Harbor, les parents déjouent avec ruse ces plans, tout simplement en se rangeant du côté de leurs enfants. Stan hallucine : « Nan da kore ? » (Qu’est-ce qu’il se passe ?). Son père lui répond, avec les mêmes yeux bridés que lui : « Chinpoko ga dai suki   yo ! » (J’aime les Chinpokomon !). Même M. Garrison les adore, ils sont si chinopoko-géniaux, lui qui a Chaussure. Quand la mère de Cartman lui propose une bataille Roostor contre Donkeytron, il décline l’offre, dégoûté. Le père de Stan enfonce définitivement le clou avec son autocollant sur le pare-choc de sa voiture (« My kid is a Chinpokokid »), que Stan trouve loin d’être cool ! Comme par magie, les jouets le gonflent et il part tuer des fourmis, suivi en cela par Cartman qui en a ras-le-cul de ces fringues militaires de merde. Tous les enfants balancent leurs Chinpokomon et marchent dessus. Comme le pensait la mère de Stan, les enfants détestent ce qu’aiment leurs parents : tout ce que les vieux aiment devient instantanément nul ! M. Garrison transmet alors par télégraphe le point faible à tous les parents pour se débarrasser de ces enfoirés.

 

Tout comme l’Histoire, la mode n’est jamais qu’un éternel recommencement sous des visages différents ! Pour autant, dans notre civilisation actuelle, les cycles sont de plus en plus courts.

Que ce soit parce que les consommateurs sont toujours plus exigeants et veulent encore et encore de la nouveauté, ou parce que les industriels ont besoin de se différencier et lancer de nouvelles tendances pour contrer les attaques de leurs concurrents, toujours est-il que les modes défilent à vitesse Grand V devant les vaches à lait que sont les consommateurs, et d’autant plus les jeunes par essence versatiles et enragés d’être leaders et non suiveurs (enfin pas tous heureusement, il reste de l’espoir).

Ainsi, quand Kyle débarque à l’arrêt de bus, il se demande bien ce que peut être le jouet de ses potes. Cartman en déduit de suite qu’il n’est pas à la page, ce qui n’est pas une nouvelle. Lui vient plutôt d’acheter un Cyborg Bill, ce qui est top ... ringard ! Kyle est vert de rage qu’on ne lui dise jamais rien. A présent, il faut des Chinpokomon ! Quand il en a enfin un, les figurines ne sont plus du tout dans le coup. Maintenant qu’il y a le jeu vidéo, il faut une manette spéciale Chinpoko. Lorsqu’il l’a, Cartman le supplie d’arrêter d’être à la masse et de suivre le programme : le jeu Chinpokomon n’est plus du tout tendance ; les enfants ne pensent plus qu’au camp où les créateurs organisent des stages pour apprendre à détruire le pouvoir obscur. Quand Stan lui demande s’il était au courant, Kyle balbutie affirme qu’il le savait, hum, il les testait. Il a du coup hâte d’y être pour devenir le plus balaise des Grand Maîtres et est sûr qu’ils rigoleront moins. En s’en allant, il leur dit « Ayit » comme Lauryn Hill, mais plus personne ne dit ça, depuis au moins ... 8 jours ! Alors que tous les enfants abandonnent leurs jouets, Kyle a encore un avion de retard et veut s’envoler pour bombarder Pearl Harbor. Encore une fois, Stan est obligé de lui dire que les Chinpokomon sont dépassés, Cartman précisant que c’est devenu un truc de vieux. Mais Kyle reste sur sa lancée, pensant que ses potes sont justes jaloux qu’il soit un Grand Maître Chinpoko extra-mon ! Comme l’avaient compris bien plus tôt les parents, il était inutile de paniquer : certes ces Chinpokomon sont un vrai problème, mais les enfants sont versatiles. Il suffit de lancer une nouvelle mode avec un nouveau jouet qui fera fureur.

 

Pendant leur voyage au « Pays des Lanternes » (de l’autre côté de celui des vessies), Panurge (compagnon de Pantagruel, le fils de Gargantua : personnages de Rabelais) se querella, en mer, avec le marchand Dindenault. Pour se venger, il lui acheta un de ses moutons, qu’il précipita dans la mer. L’exemple et les bêlements de celui-ci entraînèrent tous ses congénères et le marchand lui-même, qui, s’accrochant au dernier mouton, se noya.

L’humain est un animal ambigu, autant grégaire (tendance à chercher le contact avec ses semblables, forme la plus simple de comportement social ; à distinguer de la foule, rassemblement qui se produit sous l’effet de stimuli environnementaux) qu’individualiste. Apprendre à gérer ses deux tentations sociales permet d’éviter les phénomènes de masse où l’on fait quelque chose parce que l’autre le fait (sans savoir pourquoi, mais bon, c’est comme ça) et limite également les risques de mise à l’écart.

Alors que Kyle négocie auprès de son père un Chinpokomon car tout le monde en a un et que son Cyborg Bill craint, son père fait son juif justement parce qu’il vient juste de lui payer sa figurine  à présent jugée ringarde. Son père lui explique alors que ce n’est pas parce que tout le monde a quelque chose qu’il faut acheter la même chose, car les modes vont et viennent (et que ça vient, ça va). Kyle n’est pas obligé de suivre cette nouvelle mode, qui vient s’ajouter à tant d’autres ! Il serait même plus fort en disant à ses camarades « Je refuse de suivre cette mode, je ne suis pas un mouton ».  Tout ceci est bien beau en théorie, mais le père de Kyle ne connaît rien au monde réel : en pratique, si Kyle a un Chinpokomon, ça va, mais s’il est le seul à ne pas en avoir, on se moquera de lui et on lui cassera la gueule ! Son père est scotché par son fils si fort et lui file 10 $, et même 20 $ pour en prendre un pour son petit frère Ike. Malgré cet exemple, Stan a appris que tout ce délire Chinpokomon est arrivé parce qu’ils ont suivi le groupe et la mode. Et voilà les dégâts ! Mais Kyle a décidément un problème pour s’affirmer (ce qui est étonnant de sa part, d’habitude c’est plutôt Stan) : il ne devrait plus aimer les Chinpokomon, comme les autres ; mais du coup ce serait encore suivre le groupe (tout comme le slogan : « Just be yourself » : ouais, comme tout le monde quoi !). Ne voulant pas être un mouton, il décide tout de même d’aller à Pearl Harbor. Stan revient alors sur ce qu’il a dit : des fois, suivre le groupe, ça a aussi ses bons côtés ! Kyle est tout embrouillés mais lâche finalement l’affaire ne sachant plus quoi faire ni penser de tout ça. Content que tout soit fini, Stan s’excuse d’être devenu fou et demande 5 $ à ses parents pour un ballon. La raison l’emporte ... sauf qu’un peu plus tard, à l’arrêt de bus, Stan lance l’idée d’aller chez le marchand de jouet pour acheter des vignettes Spaceman, mais Kyle a eu sa dose des modes, et Cartman va à présent choisir lui-même ses jouets !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : l’humain a souvent tendance à attendre l’avis du groupe pour savoir ce qu’il doit penser. Toutefois, il reste capable d’exercer son libre arbitre, mais cela nécessite de prendre du recul par rapport au phénomène supra-dominant.

 

En tant qu’animaux sociaux, il nous est difficile de nous exclure par nous-mêmes du groupe en ayant une ligne de conduite ou un mode de pensée trop à contre-courant de la majorité. Nous avons besoin des autres, mais les autres n’ont pas forcément besoin de nous ! L’équilibre entre la tendance de fond d’une communauté et les principes d’un individu est un subtil mélange de « reniement » et de respect de soi : nous devons savoir faire des compromis, mais être capable aussi de mettre le holà quand ces compromis deviennent compromettants pour notre identité propre !

 

Même si le groupe peut amener à faire des choses qu’on ne ferait pas tout seul (en bien comme en mal), l’important est toujours de se respecter assez pour ne pas se laisser embarquer dans des histoires qui contreviennent à nos principes supérieurs, ceux qui font que chaque individu est unique ! Et comme on dit : un groupe trop sectaire de perdu, dix plus ouverts de trouvés !!!

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 07:53

Catégorie : V] La modification des états de conscience n’est pas une solution, mais de toute façon les drogues durent !

 

 

Fiche de visionnage n°27 :

Épisode 52 (saison 4, épisode 4) – Timmy

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Dans le dressage éducatif, cacheton ou punition ???

 

 

Les pros chimie : le conseiller d’orientation de l’école M. Mackey, la principale Victoria, le médecin et le pharmacien, les enfants et leurs parents,

Les antis : Chef, le prof M. Garrison.

 

 

Thèse : Si c’est pour le bien de tout le monde, et de bien sûr les enfants en priorité (hum) ;

Antithèse : Y a pas moyen, la drogue est trop dangereuse, seule une main de fer dans un gant de velours est un bon moyen de coercition face aux récalcitrants agités pour les faire rentrer dans le rang ;

Synthèse : D’accord, mais avec un accompagnement personnalisé pour ceux qui en ont besoin, et sinon une bonne pédagogie pour expliquer que c’est dans l’intérêt de l’enfant de faire des efforts (mais s’il ne comprend pas, il doit savoir que les parents ont les moyens de le faire travailler par la méthode douce des gros yeux et de la punition privative de ce qu’il aime).

 

 

 

Il était une fois à South Park Stan qui demande à Kyle s’il a pu faire ses devoirs, ce en quoi il se voit répondre que oui, mais M. Garrison en a tellement donné qu’il n’a fini qu’à 2h du mat’.

 

 

Introduction :

 

 

Depuis un certain nombre d’année, la chimie a tendance à remplacer le psy et le dialogue lorsque les choses ne tournent pas comme la norme et la société le voudraient.

 

Autant les enseignants que les parents et les enfants se prosternent de plus en plus devant la solution de facilité que peut apporter un médicament dont l’efficacité semble prouvée. Pour autant, au-delà des superprofits engrangés par les multinationales pharmaceutiques, on peut se questionner sur les effets à long terme d’une telle distribution massive de comprimés loin d’être de simples pastilles à sucer.

 

Est-ce bien raisonnable de se contenter de traiter les conséquences de l’hyperactivité plutôt que de passer beaucoup plus de temps à comprendre et travailler sur ses causes ? On peut se poser la question quant au remplacement de la punition par des cachetons.

En somme, dans le dressage éducatif, cacheton ou punition???

 

 

Thèse en faveur de la camisole chimique

 

Certains enfants ont l’hyperactivité qui saute à la figure. Ils n’arrivent pas à rester en place plus de cinq minutes d’affilée, se détournent de ce qu’ils étaient en train de faire pour un rien, bref n’arrivent pas à se concentrer.

Pour ceux-là, si un médicament peut aider à focaliser leur attention sur ce qui est à faire, il est évident que cela leur sera plus qu’utile pour suivre une scolarité normale, voire par la suite dans leur vie professionnelle. Pour eux le Ritalin tient effectivement lieu de béquille sans laquelle ils trébucheraient sans cesse sur les obligations de sérieux nécessaires dans tous les domaines de la vie, et notamment ceux de l’apprentissage, quelques fois fastidieux.

On le voit ainsi avec Timmy, où M. Garrison a l’impression qu’il se moque de lui. Du coup, il l’envoie chez la principale Victoria, qui ne sait vraiment plus quoi faire de lui : il a de très mauvais résultats scolaires et son professeur se plaint de son manque d’attention en classe ! Cette dernière lui colle même un avertissement pour lui apprendre à respecter les adultes (pour info, Timmy est handicapé mental). Heureusement, M. Mackey prend sa défense en signalant qu’il se pourrait que Timmy souffre de ce qu’on appelle un déficit aigu de l’attention, un DAA, ce qui est assez fréquent chez les enfants de son âge (et l’on peut voir d’ailleurs Timmy filer comme une fusée sur son fauteuil roulant). Un médecin effectue alors un test pour savoir si Timmy est atteint de DAA. Il lit un livre durant 7 heures. M. Mackey et la principale Victoria s’endorment alors que Timmy reste éveillé, puis le médecin demande à Timmy : dans le chapitre 17, quelle marque de voiture Gatsby conduit-il ? Timmy, ne sachant prononcer que quelques mots, répond benoîtement « Timmy ». Pour le médecin c’est très clair, hurle-t-il (ce qui réveille Mackey et la principale Victoria) : ce jeune homme a sans doute un déficit aigu de l’attention ! Il lui prescrit alors du Ritalin.

 

A l’heure actuelle, et d’autant plus par la suite avec la semaine de 4 jours, les enfants ont beaucoup de mal à suivre le lourd programme pédagogique qui leur est imposé.

Si en plus, avec le genre de test que prodigue le médecin où peu de gens seraient capables de donner la bonne réponse, ils sont tous diagnostiqués ayant un déficit aigu de l’attention, le Ritalin peut alors leur être utile. Évidemment, les parents ne souhaitent qu’une chose, que leur enfant réussisse sa scolarité.

Comme le dit le père de Stan, les enfants en ont besoin pour écouter à l’école, ce en quoi Chef ne peut que répondre qu’il sait que les parents ne font ça que pour aider leur progéniture à démarrer dans la vie sur de bonnes bases, avec toutes les connaissances nécessaires, quitte à en passer par la solution médicamenteuse du Ritalin.

 

Au-delà du manque d’attention en classe qui peut caractériser une enfance débordante de vitalité, il faut également prendre en compte leur aspect naturellement chahuteur.

Il est évident que pour bien assimiler les contenus scolaires, il est non seulement nécessaire d’être attentif en terme de concentration, mais aussi de ne pas être dissipé en classe en se chamaillant avec ses camarades. Il en va tant du bon déroulement de la classe que de la socialisation des enfants et l’apprentissage du Respect d’autrui.

Alors que Stan ne veut pas prendre son Ritalin, Cartman lui dit qu’il devrait essayer, comme ça après il est cool (ce que confirme Kenny, avec une emphase de défoncé). Lorsque les gamins vont à la cantine, Chef leur pose la traditionnelle question à savoir comment ils vont aujourd’hui, ce en qui les enfants lui répondent en chœur qu’ils vont très bien, alors que d’habitude, ils répondent que ça va mal. Ils lui retournent alors la question et Chef répond que pour lui aussi tout va bien, et demande pourquoi. Stan se vante qu’ils soient sous Ritalin, Kyle précisant qu’ils ont tous un déficit aigu de l’attention, d’où leur prise médicamenteuse. Cartman, à son habitude, en remet une couche en disant que c’est vraiment trop top et que Chef devrait essayer ! Dans le même registre de pharmacopée utile, en classe, parce que d’habitude c’est un peu le bordel, M. Garrison demande le calme. Les enfants le regardent avec de gros yeux. Le professeur ne plaisante pas, il veut du silence, qui est déjà bien là vu l’état amorphe des enfants complètement prodés / défoncés au Ritalin ! Du coup, pour mettre l’ambiance, il décide de parler de la reproduction chez l’être humain : « On va parler de vagin, de pénis, de testicules ... Bordel de merde Eric (Cartman), tu n’as pas une remarque intelligente à faire ? ». Cartman répond dans un calme inhabituel « Et quel genre de remarque intelligente devrai-je faire M. Garrison ? ». Décidemment, M. Garrison ne supporte pas de voir ces sales petits cons être aussi sages, ils finiront par le rendre dingue (ce qui arrivera effectivement bientôt, dans un autre épisode). Mais il faut dire qu’il n’y a pas que les enfants qui se calment au Ritalin : alors que Chef les a tous réunis pour les sensibiliser au problème de l’addiction en leur montrant une cassette de pédagogie alternative, les parents répondent que la vidéo a de jolies couleurs. Chef demande s’ils sont tous sous Ritalin et les parents répondent en chœur que oui avec un sourire jusqu’aux oreilles !

 

Antithèse en faveur de la dangerosité du Ritalin et de l’opportunité d’autres solutions

 

Lorsque l’on touche par voie médicamenteuse à certains aspects du fonctionnement psychique, cela peut avoir des conséquences sur tout le reste des états de conscience.

Comme on le voit avec les parents, le Ritalin peut avoir des effets sur l’humeur qui se rapprochent assez de certaines drogues (flasher sur de jolies couleurs est souvent un des effets des psychédéliques types LSD ou champignons hallucinogènes). Ainsi, en plus du fait de se faire plaindre car on est « malade » de son déficit aigu de l’attention (ou de la tension comme l’épisode joue aussi sur ce jeu de mot) et être exempté de certaines tâches inhérentes aux apprentis-adultes en phase d’apprentissage, certains peuvent alors tomber dans la contemplation voire la fuite de la réalité par cette drogue légale et même encouragée pour la tranquillité scolaire.

Alors que M. Garrison espère que Timmy a fait tous ses devoirs, il lui tend une note de la principale Victoria indiquant que Timmy doit être dispensé de toute question et de tout devoir car il souffre de déficit aigu de l’attention ! Pour le prof, c’est une feinte, Timmy étant assez malin pour avoir réussi à rouler la principale et le conseiller de l’école ! Il se voit alors obligé de s’incliner. Kyle voit ainsi une ouverture et croit alors que lui aussi a un discrédit aigu de l’attention (et tous les autres enfants en chœur !!!). A la clinique, le médecin fait passer le même test de suivi de lecture à tous les enfants de l’école : ils dorment tous à moitié et Kenny se tape la tête contre les murs. Après des heures de lecture, le médecin pose une question à laquelle personne ne peut répondre (dans le chapitre 9, de quel genre de bouteille Mme Von Kampen veut-elle parler ?). Tous les enfants sont diagnostiqués souffrant de DAA et soupirent hourra après cette épuisante lecture/audition. Du coup, « Allé, Ritalin pour tout le monde ! ». Le médoc devient la solution à tout : les pères de Kyle et Stan sont heureux d’être sur la même longueur d’onde que leurs enfants (quand Chef arrive avec sa limonade, et casse cette belle entente paternelle, mais artificielle), Kyle relève que M. Garrison semble stressé, et lui propose donc de prendre un peu de Ritalin. M. Garrison vide la boîte et Cartman le réconforte en lui disant qu’à présent tout va aller pour le mieux.

 

Comme tout médicament, et encore plus avec des substances psychoactives, le Ritalin agit au-delà de ce qu’il lui est demandé.

Ainsi, des effets secondaires existent toujours, avec plus ou moins d’impact selon la personne et à des niveaux de nuisance différents selon la nature de la molécule active et son dosage pour traiter une pathologie précise.

Stan en est conscient puisque quand Cartman demande à ses potes s’ils sont pris leur Ritalin, il lui répond clairement que non, il ne va prendre ce produit qui craint ! Preuve en est quand la mère de Cartman demande s’il y a des effets secondaires, le pharmacien lui répond qu’il y aura éventuellement une légère baisse d’énergie et peut-être aussi que Cartman verra des monstres avec la tête de Christina Aguilera, mais ça c’est tout à fait normal (mais pas très rassurant pour autant, les hallus nécessitant un minimum de préparation mentale pour pouvoir revenir à la réalité et bien se rendre compte que les monstres à tête d’Aguilera n’exista pas – enfin si, elle !). Plus tard, quand Stan et Kyle se seront laissés convaincre (plus par le boycott des devoirs que par les effets du Ritalin), Chef comprend vite que c’est à cause de ce produit que les enfants ont tous l’air d’être devenus si ennuyeux (M. Garrison est tout autant outré que Chef, constatant les mêmes dégâts sur le peps des enfants en se confiant à sa marionnette M. Toc), ce en quoi Kyle est tout fier de dire que c’est exact. Chef est malade de ces connards de psychologues qui prescrivent des tas de saloperies aux enfants sans se soucier un instant des effets secondaires ! Mais Stan prend la défense du produit (comme tout « bon » drogué dépendant) en clamant haut et fort qu’il n’y a pas d’effet secondaire ! Sauf que c’est justement à ce moment-là, que Cartman voit pour la première fois, mais il enchaîne pastille sur pastille, un monstre araignée avec une queue et la tête de Christina Aguilera). Pour autant, il ne faut pas se voiler la face : les enfants regardant la télé ne rigolent même plus devant les blagues des pétomanes Terrance et Philip, c’est pour dire leur état de légume ! Ils zappent sur une chaîne gonflante mais ça leur plaît davantage. On y annonce que le groupe de Timmy s’est séparé et que c’est le chanteur solo qui fera la première partie avec Phil Collins. Cartman propose d’aller voir Phil Collins en concert et les autres sont emballés (ils sont vraiment tous trop défoncés). Cartman voit alors le monstre à tête d’Aguilera sur l’épaule de Kenny et lui assène un grand coup de poêle dans la tête, tuant Kenny. Normal, comme dans chaque épisode, sauf que les répliques habituelles ont aussi été modifiés par la prise de substance toxique : Stan s’écrit « Bonté divine, tu as tué Kenny ! » (au lieu de : oh mon dieu, ils ont tué Kenny) et Kyle répond tranquillement, d’un air détaché « Galopin ! » (au lieu de : espèce d’enfoiré). Quand les enfants viennent demander à Chef d’aller avec eux voir le concert de Phil Collins, il n’en croit pas ses oreilles, surtout quand Kyle dit que ces jolies mélodies leur plaisent énormément ! Il décide d’aller dire un mot à ces connards de pharmaciens, qui se comportent comme des dealers de rue, se réjouissant que les actions Ritalin ont grimpé de 10 points, leur permettant de se faire 20 000 $ de plus (alors qu’ils tiennent déjà une belle liasse de billets verts en main, qu’ils cachent vite fait quand Chef toque à la porte). Pour Chef, cette intoxication juvénile ne peut plus durer : toute la ville est remplie d’enfants zombies de la planète Zandor, et partout dans le pays ces connards et leurs confrères mettent les enfants sous Ritalin. Le médecin aussi en prend pour son grade, puisque grâce à lui les enfants aiment Phil Collins ! Il n’en revient pas, Chef argumente de plus belle sur le fait que ce médecin les a tous rendus tellement mous et ennuyeux, qu’ils vont tous aller voir Phil Collins en concert ! Lui comme les pharmaciens se rendent alors compte de leur terrible erreur, mais pour inverser les effets du Ritalin il va falloir les convaincre d’arrêter d’en prendre, ce qui va être dur car les gamins sont accros ! Se rendant au concert, Chef et les apprentis-sorciers mettent un antidote anti-Ritalin dans de la limonade alors que tout le monde s’extasie devant la nullissime prestation scénique de Phil Collins. Alors que Cartman se débat avec le monstre à tête d’Aguilera, Chef lui donne de sa potion magique et la bête immonde disparaît. Tout rentre à nouveau dans l’ordre naturel des choses quand le public se met à siffler Phil Collins.

 

Même si les choses s’arrangent finalement, il n’en reste pas moins que le problème soulevé à la base est toujours présent et qu’il ne se réglera pas d’un coup de tablette magique de comprimés.

On ne le dira jamais assez, mais la drogue n’est pas un médicament et il suffit de la rencontre d’un public (les enfants), ayant un certain problème (le manque d’attention en classe), avec un contexte délicat (M. Garrison est un mauvais prof) pour créer une dépendance ! Avant le Ritalin, les profs avaient la discipline, l’enseignement didactique et pragmatique ainsi que l’autorité (si chère à Cartman), maintenant la solution de facilité est la pharmacopée. Mais il est évident que ce n’est pas en droguant les enfants, quitte à ce qu’ils aient ensuite besoin de cette béquille à vie dans leur métier (comme les pubars avec la cocaïne, ou les policiers embouteillés pour supporter la réalité), qu’ils apprendront à se concentrer. Car même si c’est loin d’être évident, il faut en chier mais ça s’apprend pour pouvoir ensuite y faire face sereinement, même en grommelant !

Chef a bien raison de s’emporter quand il dit aux enfants qu’ils n’ont pas besoin de se droguer pour bien travailler à l’école ! De son temps quand on travaillait mal, on avait tous droit à un coup de pied au cul, mais maintenant ils veulent tout soigner avec des drogues ! C’est bien pour ça qu’il réunit les parents des enfants car il pense à raison qu’ils font une grave erreur en mettant leurs enfants sous Ritalin. Il met alors une cassette pour montrer qu’il y a d’autres méthodes pour traiter les DAA. Un docteur présente une méthode « révolutionnaire » : trois enfants sont hyper-agités, le médecin met une claque à l’un des enfants en lui gueulant dessus « tais toi et travaille ! ». La gamine ouvre son bouquin et ne pipe plus mot. Son camarade hurle et gigote de même, et quand il prend sa claque, il pleurniche : « t’arrête de chialer et tu te mets au boulot ! » ; évidemment, le troisième enfant ouvre de suite son livre (ah la valeur de l’exemple chez les autres !!!). Le médecin finit la vidéo en présentant une brochure « soit tu te calme tout de suite, soit tu reprends une tarte dans la gueule ! » Bien sûr la violence n’est pas une solution, c’est même un aveu d’échec face à son autorité et la discipline qui a échoué à être mise en place, mais cela montre qu’on peut faire autrement qu’en lobotomisant les enfants.

 

 

Synthèse

 

La question de fond est finalement de comprendre pourquoi les enfants ne sont pas assez attentifs à l’école. Tant qu’elle ne sera pas traitée, rien ne sera solutionné !

A force de vouloir trop apprendre de choses aux enfants, le savoir finit par rentrer d’un côté et à ressortir illico presto de l’autre : trop de connaissances tue la connaissance !

Quand Stan demande à Kyle s’il a pu faire ses devoirs, ce dernier lui répond oui, mais qu’il y en avait tellement qu’il les a finis à 2h du mat’. Il faut dire que les questions de M. Garrison portent sur les pages 32 à 624.

 

Au-delà de la surcharge de travail, n’oublions pas que nous avons affaire à des enfants, qui par nature sont turbulents, agités, sautent partout et courent dans tous les sens !

L’une des joies d’être gamin est de déborder d’énergie, même si pour les parents et les adultes c’est difficile à gérer, car ils auront ensuite toute leur vie pour manquer de punch et d’envie de faire des choses (pas ce soir, je suis fatigué ; j’irai bien faire ça, mais là je ne suis pas motivé). Un enfant part à la découverte du monde et de lui-même, et sa curiosité le pousse toujours à aller – comme Coubertin et ces Jeunes Octanés (justement parce qu’ils n’ont pas encore assez de plomb dans la tête pour réfréner leurs pulsions de vie à 200 à l’heure) – plus vite, plus haut, plus fort !

Lorsque tous les parents se retrouvent à la pharmacie pour acheter du Ritalin, la mère de Stan discute avec la mère de Kyle à propos du fait que leurs deux enfants ont un déficit aigu de l’attention et affirme qu’elle aurait du s’en douter, car tout devient clair pour elle maintenant : Stan n’arrive jamais à se concentrer quand son grand-père lui raconte des histoires de sa jeunesse (c’est surtout qu’il radote et que ça n’intéresse que lui les « c’était mieux avant » et les « de mon temps on n’avait pas ... »). Pour la mère de Kyle, les choses sont pareilles : il est parfois tellement énervé qu’il court partout en criant comme un gamin de huit ans ! Ce que confirme l’intéressé, il a bel et bien huit ans !!!

 

Pour autant, il serait bien dommage de ne pas utiliser ce produit s’il peut servir à certains à suivre une scolarité normale.

Tous les enfants n’ont pas la même capacité de concentration et d’apprentissage. Toute la question est de savoir qui en a besoin et dans quelle proportion. Pour cela, il est nécessaire de discuter avec les enfants, de voir ce qui coince dans leur scolarité (si effectivement quelque chose pèche vraiment par des lacunes évidentes), et de définir une thérapie médicamenteuse adaptée donc bien dosée.

Comme le remarque à très juste titre Chef, pour un seul enfant à qui ce serait nécessaire, on en refile à des milliers qui n’en ont pas besoin ! Le médecin de la clinique a beau s’esquiver en disant à Chef de ne pas lui dire comment faire son travail, celui-ci s’énerve et il le lui dira d’autant plus que le médecin a la tête dans le cul !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la pharmacopée moderne peut s’avérer utile pour certains, si elle est utilisée à bon escient et après avoir pris les précautions d’usage. Mettre tout le monde sous Ritalin (ou autre) est certes facile, mais cela n’arrangera rien aux problématique de fond sur la pertinence des enseignements et des méthodes pédagogiques : la solution médica-menteuse est une fausse bonne idée si elle est généralisée !

 

Nous devons toujours garder à l’esprit qu’une solution chimique n’est jamais qu’une partie de la résolution du problème, et qu’elle ne peut ni ne doit être appliquée à tout un chacun sans discernement. Pour reprendre le mot de Clémenceau à propos de la guerre et des militaires : la thérapie pharmaceutique (qui plus est avec des enfants), est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls médecins et pharmaciens (en plus des industries chimiques toxiques) !

Bien sûr que la violence n’est pas une solution non plus, mais un professeur (comme un parent) doit savoir faire respecter son autorité et instaurer une discipline consentie (ne parlons pas d’ordre, à la façon des instituteurs du XIXè siècle et de leurs coups de règle sur les doigts voire sur les fesses).

 

Un enfant est un adulte en devenir et il doit apprendre et comprendre que la vie consiste à faire des choses rébarbatives qu’on n’a pas forcément envie de faire, mais que l’on se doit de faire tout de même, que ça plaise ou non ! Certains ont plus de difficultés que les autres (ils comprennent « vite », mais il faut leur expliquer longtemps), qu’à cela ne tienne : soit on leur fait bénéficier d’une pédagogie spécifique (par des cours de soutien ou de l’entraide entre camarades de classe), soit – si c’est vraiment nécessaire – on les assiste médicamenteusement mais après évaluation de leurs besoins réels.

Sauf si l’on veut avoir la prochaine génération avec des individus incapables de prendre sur eux et  se surpasser, obligés de se proder pour être « efficace » (ce que l’on voit déjà venir dans bon nombre de secteurs, à cause du stress et de la pression de rentabilité), nous devons apprendre aux enfants à se discipliner pour faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire mais qui est nécessaire !!!

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 07:38

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés

                        les uns des autres !

Thème : 4) Quand en plus les religions s’emmêlent parce qu’elles s’en mêlent !


 

Fiche de visionnage n°11 :

Épisode 108 (saison 7, épisode 12) – Tout sur les Mormons

 

 

Commentaire d’épisode : Une religion fait-elle le moine ???

 

 

Il était une fois à South Park un nouvel élève, Gary, qui débarqua de l’Utah, l’état des Mormons.

 

 

Introduction :

 

 

Même si au début du XXè siècle selon Nietzsche dieu est mort (ah bon, parce qu’il était vivant ?), Sartre considérait que le XXIè siècle serait spirituel ou ne serait pas !

 

L’opium coule dans les veines des peuples depuis des millénaires et recouvre une foultitude d’aspects les uns plus spectaculaires ou incompréhensibles que les autres ! À l’heure du matérialisme à tout va et du fondamentalisme de nombreuses religions pour protéger leur identité cultu(r)elle, nous devons nous interroger sur le sens profond du verbe "croire" conjugué au gré des (in)tolérances religieuses.

 

Alors que nous sommes naturellement dans le rejet de la nouveauté avant de l’avoir cernée, il est nécessaire de se questionner sur la différence d’opinion qui anime l’Autre pour tenter de le comprendre dans ses spécificités. C’est alors seulement que l’on peut voir qui se "cache" derrière le livre de prière.

En somme, une religion fait-elle le moine ???



On ne se connaît pas, mais c’est très bien comme ça

 

    Quand on est un bleu nouvellement arrivé dans une ville, qui plus est en cours d’année scolaire, tous les regards se tournent vers vous et c’est loin d’être évident de se faire sa place parmi les Autres.

    Autant on peut considérer que la nouveauté créée de la curiosité, autant l’Autre restera durant un certain temps un étranger que l’on va jauger puis juger à l’aune de ses capacités d’adaptation et d’intégration. C’est malheureux, mais c’est ainsi, toujours est-il que le nouveau (par)venu est à priori connoté négativement, démarrant au bas de l’échelle avec tous les stéréotypes de celui qui n’est pas du coin. Ce sera ensuite à lui, par des rites de passage et des épreuves tests, de montrer qu’il n’est pas différent ou alors que ses spécificités apportent un plus à la communauté originelle. C’est alors seulement qu’il pourra être adoubé, mais après un long et difficile parcours du combattant.

    Quand Gary arrive, M. Garrison le présente exactement comme il ne faut pas faire puisqu’il le met en avant et valorise ses performances (ce qui induit fatalement un dénigrement des locaux) : dans l’Utah, il était champion de lutte et de tennis, il a toujours eu 18 de moyenne dans son ancienne école et a tourné deux pubs importantes pour du dentifrice. Il a beau se montrer aimable (mais chez les enfants il ne faut pas trop en faire) en se déclarant ravi d’être là et de rencontrer plein de nouveaux camarades avec qui partager de belles expériences, Kyle trouve d’entrée de jeu que c’est un connard et Stan confirme qu’il le gave déjà (on aurait plutôt pu penser ça de Cartman, mais c’est un sentiment partagé par bon nombre d’enfants). Dans la même veine, quand M. Garrison le fait asseoir à côté de Cartman, celui-ci se décale et dit s’appeler Tumla, Tumla Chlagrappe ! Commençant le cours, M. Garrison demande quand l’homme se posa pour la première fois sur la lune et Gary s’empresse de donner la bonne réponse (1969 pour ceux qui ont oublié). Gary fait ainsi tout ce qui faut pour être mal vu, puisqu’on n’aime pas trop les têtes d’ampoule, d’autant plus quand M. Garrison enfonce le clou en faisant remarquer aux enfants qu’il a enfin autre chose que des attardés dans sa classe. Évidemment, à la récré les esprits sont échauffés : pour Kyle le nouveau est définitivement un connard, même Butters s’y met en le traitant de tête de nœud, et bien sûr Cartman ne manque pas de proposer de le remettre à sa place (de petit nouveau qui n’est rien dans un jeu de quille). Selon lui c’est à Stan de lui casser la gueule, encouragé en cela par Clyde. Stan s’interroge tout de même de savoir quoi faire si Gary refuse de se battre, mais pour Cartman l’important est qu’il saigne, bizutage justifié par Kyle pour qui Stan doit lui arranger sa tronche de premier de la classe. Cartman le traître pousse au crime en appelant Stan à le tuer, mais propose de suite de miser 5 $ sur Gary.

 

Pourtant, l’Autre a l’air d’être bien

 

    On dit que la première impression n’est pas la meilleure, mais souvent ce sont aussi les premiers préjugés qui sont loin d’être justifiés.

    Que ce soit flagrant ou pas, il y a le paraître et l’être : on a donc ainsi vite fait de cataloguer quelqu’un sur des détails qui peuvent sembler marquer profondément la personnalité puis se rendre compte, à l’usage, que l’apriori était l’arbre parasité qui cachait la forêt enchantée. L’important à ce moment-là est de savoir admettre qu’on s’était trompé afin de pouvoir envisager les aspects du rapport social sous un autre angle plutôt que de continuer à faire semblant de n’avoir rien vu pour rester fidèle au groupe et à sa pression collective.

    On le voit avec Stan qui arrive vers Gary, ce dernier lui proposant de jouer au ballon, alors que Stan veut lui péter sa gueule ! Gary ne se laisse pas démonter (enfin si, mais bon bref) et comprend de suite que si Stan veut le taper c’est parce qu’il est nouveau et que peut-être il le mérite. Pour lui c’est dur de changer de ville, et il est prêt à accepter les rites d’initiations parce qu’il trouve les south-parkois cools. Le groupe (et Butters en particulier, chacun son tour de se prendre une raclée, que ce soit pas toujours les mêmes qui trinquent) met la pression sur Stan. Gary veut bien être conciliant vu que le groupe regarde, et il est prêt à se faire casser la figure en ne se défendant pas. Il espère juste qu’après ils deviendront quand même copains. Kyle et Cartman s’inquiètent de savoir ce qu’ils foutent puisqu’ils ne font que parler. Quand Stan revient, il répond tout penaud qu’il est invité à manger chez Gary le soir, qu’il est vraiment très gentil. Évidemment Cartman s’emporte en lui balançant qu’il devait lui botter le cul, pas le lui lécher, et Kyle se demande bien quel genre de famille peut avoir un mec comme ça ! Justement, il s’agit d’une famille heureuse et unie avec cinq enfants. Ils aiment leur famille, la meilleure, et d’ailleurs si un jour il y avait un concours, leur famille le gagnerait, tout comme la mère serait nommée meilleure maman du monde ! Et en plus ils sont généreux : ayant fait du riz soufflé, ils en gardent pour aller en donner aux pauvres. Quand Stan retrouve ses potes, Cartman lui demande de suite si son rencard avec le nouveau était bien. Mais Stan défend Gary : sa famille est géniale et lui est sympa et intelligent. Bien sûr Cartman ne peut pas comprendre et revient à la charge en affirmant que Stan est amoureux. Même Kyle se demande s’ils sortent ensemble ! Mais Stan a le droit d’avoir d’autres potes, et ses copains historiques doivent lui laisser une chance. Quand Gary arrive, Cartman ne loupe pas l’occasion de dire que voilà la petite amie de Stan : il faut dire qu’ils sont trognons quand on voit que Gary a fabriqué un porte-monnaie pour Stan (qui avait perdu le sien) où il a gravé une image de John Elway (alias The Duke : joueur de football américain évoluant au poste de quarterback chez les Broncos de Denver, le seul à avoir participé à cinq Super Bowl comme titulaire et qui en gagna deux). Gary et sa famille vont ensuite chez les pompiers donner leur sang. Ils débarquent, tous maquillés (en lion, en extra-terrestre). Cartman, et les autres, hallucine complet ! Quand Gary demande à quoi ils veulent jouer, Cartman, Kyle et Kenny s’en vont, préférant les laisser en amoureux. Officiellement, mais ironiquement puisque c’est Cartman, ils vont au foyer des sans-abri en tant que bénévoles. Gary, trop bon, mais trop con aussi, le croit et il fera ça le lendemain. Les Harrison peuvent nous sembler bizarres, mais ils sont vraiment des gens bien. Pareil que pour Stan dans la cour de récré, quand son père débarque chez ses nouveaux voisins pour se plaindre de leur prosélytisme, il se fait attendrir en moins de deux, notamment avec le délicieux riz soufflé au chocolat de la mère de Gary. Ils lui proposent d’en goûter un morceau...ou six ! Quand le père de Stan rentre à la maison, son fils lui demande si ce Mohamed Ali va mieux après avoir cassé la figure de M. Harrison ? Beh, en fait ils viennent dîner chez les Marsh, exactement le même effet que Stan dans la cour de récré. On ne peut rien leur reprocher, c’est vraiment une famille géniale : vu qu’ils refusent la télé, ils se parlent et font de la musique. Alors que chez Stan, ils ne passent pas de soirées sans télé à faire des trucs ensemble (le père a beau tenter de se justifier avec les soirées bières du vendredi, mais c’est juste lui et ses potes) et sa sœur le traite sans cesse de merdeux. Les Marsh retrouveront enfin le goût d’une vraie soirée en famille, sans télé, quand ils deviennent mormons.

 

La religion peut embrouiller les rapports humains

 

Tout ceci peut être jugé trop beau pour être vrai, et certains ont vite fait d’imaginer qu’il y a anguille sous roche quelque part.

Le pot aux roses est découvert au niveau de ce qui est le plus intime à chacun : la foi ! Dès lors que l’on parle de religion, l’esprit humain se déconnecte de la raison pour ne laisser s’exprimer que la passion (du Christ ou d’autres, peu importe le personnage). Quels que soient les fondements d’une religion et les valeurs véhiculées, on en revient tôt ou tard à la notion de croyance en quelque chose de crédible voire palpable, ce que ne peut bien naturellement pas offrir une religion, puisqu’elle se base sur la perception personnelle d’une présence ou d’une volonté supra-humaine invisible. En bref, tout ce qu’il faut pour ne mettre personne d’accord.

Déjà, pour le commun des mortels, force est de constater que la religion mormone est franchement conne à prier du foin ! Quand le père de Gary propose de lire un peu du livre de Mormon, Stan se demande bien ce que c’est. M. Harrison lui explique que c’est le bouquin que Joseph Smith a trouvé. Stan ne connaissant pas « l’homme le plus important du monde », le père de Gary lui lis alors son histoire. « Joseph Smith, le prophète Mormon, habitait une petite ville d’Amérique au début des années 1800. On le considérait comme un fou, étant donné qu’il prétendait avoir parlé avec Dieu et Jésus. Même sa femme ne le croyait pas, alors qu’il leur avait pourtant parlé. Un jour, dans la forêt, il priait Dieu, Lui demandant s’il fallait être protestant, catholique ou autre chose quand soudain, Dieu et Jésus lui apparurent et lui dirent de fonder sa propre église car toutes les autres étaient dans l’erreur. Pourquoi inventerait-il cela ? Ainsi bien des gens le croiront. Un ange vint dans sa maison. « Bénissez ma mère et mon père, apportez-nous chaque jour de quoi bien manger... Je m’appelle Moroni, je suis un natif Américain / Un natif Américain ? Mais vous êtes blanc. / Avant, tous les natifs Américains étaient blancs. Nous sommes venus ici depuis Jérusalem et nous avons reçu la visite du Christ. / Jésus est venu en Amérique ? / Oui, et finalement, mon peuple fut tué par les autres tribus d’Israël. En punition, Dieu colora leur peau en rouge. Ce sont les natifs Américains que tu connais. Il y a un livre enterré près d’ici, écrit sur de l’or. Il conte l’histoire de mon peuple. Avec le livre, il y a deux pierres de voyant : l’Urim et Thummin, qui permettent de traduire le livre. Trouve-les et accomplis ton destin ». Ainsi, Joseph Smith trouva un autre nouveau testament de Jésus Christ. « Hier soir, un ange natif Américain m’a dit où trouver cet autre testament. Je suis allé dans la forêt... J’ai creusé à l’endroit indiqué par l’ange.... Peut-être qu’en fait, il n’y a rien. Une seconde. Qu’est-ce là ? Dans le caisson de granit, je trouvai les deux pierres de voyant. Et dessous, quatre plaques d’or, couvertes d’une étrange écriture. L’Évangile que Jésus donna aux Néphites ! Ce que je voyais était extraordinaire. / Bien, mais où sont-elles ? / Où sont quoi ? / Les pierres et les plaques d’or. / Je n’ai pas eu le droit de les prendre. Après que j’eus trouvé les plaques, l’ange Moroni m’apparut à nouveau et m’interdit de montrer les plaques d’or ou les pierres à qui que ce soit. Car, avant et afin que chacun puisse les lire, je dois en faire la traduction. (Sion Sion Sion Sion : le Mont Sion est une des collines de Jérusalem souvent prise comme symbole de la ville trois fois sainte. Ainsi, le mot hébreu « Sion » est le nom de la colline sur laquelle Jérusalem fut bâtie, le noyau originel et plus ancien de la ville. Elle se dresse le plus à l’Est de la ville, entre les vallées du Cédron et du Tyropoeon. Les Jébuséens, fondateurs de la ville, habitaient le mont Sion où ils avaient bâti une forteresse. C’est cette ville fortifiée que David, roi d’Israël, a prise autour du -XIIè siècle pour y établir son palais. Le Mont est aussi le lieu traditionnel du cénacle, la "chambre haute" dont parlent les Évangiles et les Actes des Apôtres, où se déroulèrent la Sainte Cène, la Pentecôte et d’autres événements importants des premiers temps de l’Église). Ils le crurent sans poser de questions. « Qu’attendez-vous de moi, M. Smith ? / Pouvez-vous garder un secret ? / Certes oui. / J’ai en ma possession un livre écrit sur des plaques d’or qui raconte la seconde venue du Christ, ici, en Amérique. / En Amérique ? Ça me paraît très... (Con Con Con Con Con) / C’est pourtant vrai. Je vais traduire ces plaques et publier un livre que le monde entier pourra lire. Et vous êtes très riche, M. Harris. Je compte sur vous pour payer les frais de publication. / J’hésite... Comment allez-vous le traduire ? / Avec ceci ! / Des galets ? / Pas des galets : des pierres de voyant, qu’un ange me donna. Ainsi, Dieu m’offre le pouvoir de traduire les plaques. Tenez, vous écrirez sous ma dictée. J’ai déposé les plaques d’or dans ce chapeau. Seule la lumière divine doit les éclairer. / Vraiment ? / Grâce aux pierres de voyant, l’ancien texte s’illuminera et ainsi, je pourrai le traduire. Oui, je vois la lumière...Très bien, veuillez écrire. Car ainsi il arriva...que le Christ apparut...devant les Néphites... » Ainsi fut écrit Le livre de Mormon. Lorsqu’ils eurent terminé, M. Harris emporta quelques pages du futur livre de Mormon chez lui et montra à sa femme la traduction. « Joseph Smith a mis sa tête dans le chapeau et il a traduit les plaques d’or. J’ai tout noté et nous allons publier un livre. / Êtes-vous sûr que ce ne soit pas pure invention ? Peut-être a-t-il fait semblant de lire ces plaques. » Lucy Harris n’était pas conne. « Pourquoi aurait-il fait cela ? » Mais Martin Harris quel con. « Très bien, écoutez, je vais cacher ces pages. Si Joseph Smith les a réellement traduites, il pourra recommencer. Mais s’il a tout inventé, sa nouvelle traduction sera différente ! / Je parie qu’il n’aura aucun problème. » Martin annonça à Smith la disparition des pages. Il dit « ces pages sont sacrées Je suis furibond. / Je suis navré d’avoir perdu ces pages. Je suis prêt à tout réécrire, si vous retraduisez les plaques. / C’eut été volontiers. Mais j’ai eu une vision. Dieu se disait très fâché contre moi de vous avoir laissé ces pages. / C’est vrai ? » Con Con Con Con Con. « Oui, et sa fureur est telle qu’Il ne veut plus que je traduise la plaque de Lehi. Il a dit : "Tu devras traduire la plaque de Nephi" Ce sera la même histoire mais écrite différemment. / Si Dieu est furieux après vous, vous devez dire la vérité. » C’est ainsi que cela se passa. Après que Stan ait parlé de cette lecture à son père, il se rend chez les Harrison. N’ayant jamais connu de Mormons, il ne sait pas en quoi ils croient et sa curiosité le travaille. Il demande alors au père de Gary de lui expliquer qui était ce Joseph Smith et s’ils croient vraiment en cette loufoquerie que selon Smith les natifs Américains étaient des Blancs venus de Jérusalem ? Le père de Gary lui explique l’histoire de l’ange Moroni et des plaques d’or. Mais alors que Stan était curieux de savoir comment Smith avait traduit les plaques, il n’en garda pas moins un sens critique et non de béni oui-oui comme son père ! Il tente d’ailleurs de le réveiller en lui rappelant quand même que Joseph Smith a lu le livre de Mormon dans un chapeau, et que ce bouquin dit des tas de trucs zarbis, du genre Adam et Ève vivaient dans le Missouri. Stan a bien raison de souligner qu’à l’école on dit que l’humain vient d’Afrique. Mais pour son père (certes géologue mais souvent peu scientifique dans sa façon de penser), il ne faut pas croire tout ce qu’on dit à l’école. Son père lui fout d’ailleurs la honte quand les Harrison arrivent en leur disant que Stan a un problème avec leur nouvelle religion. Ce qui l’étonne c’est que les Mormons connaissent l’histoire et qu’ils croient que c’est un prophète. Pour eux l’histoire le prouve, mais Stan pense (à raison pour beaucoup de gens sains d’esprit) qu’elle prouve surtout qu’il a tout inventé ! Pour les Mormons c’est une question de foi, pour les normaux ça tient surtout de la logique : si on dit des trucs bidons sur Adam et Ève dans le Missouri et les natifs Américains de Jérusalem, il faut des preuves, alors que les Mormons n’ont que les histoires d’un abruti sur des plaques qu’il cachait et qu’il ne pouvait pas traduire deux fois pareillement. Mais Stan se fait vite remettre en place par son père : il ne doit pas dénigrer leur nouvelle religion ! Pourtant, le moins qu’on puisse dire, c’est que le père de Stan était loin d’être favorable à ce mouvement religieux ! Il faut dire que dès que l’on parle de religion, on croit tout de suite que l’autre fait du prosélytisme. Ainsi, quand Stan demanda à son père pourquoi il ne lui avait jamais parlé de Joseph Smith, d’une il lui expliqua que Dieu et Jésus ne parlent pas réellement avec les gens, puis il crut que les nouveaux voisins, les Harrison ayant dit à Stan qu’aucune religion n’était bien, étaient des intégristes. Quand Stan raconte en outre que les Harrison lui ont dit de suivre le plan de Dieu (dont le gamin ignore la teneur), le sang du père ne fait qu’un tour ! Pour lui, le voisin bourre le crâne de Stan avec sa religion à la con, et il a tort. Les gens des sectes, il faut les arrêter tout de suite. Après avoir tout de même vérifié que
M. Harrison soit un Blanc, il s’en va botter le cul de connard de fanatique religieux, qui ose dire à son fils ce qu’il doit croire. Il se demande bien si son poing dans son cul, ça va lui plaire ? Toutefois, il faut bien voir que les vrais religieux savent qu’ils ont raison et seule leur exemplarité pourra faire évoluer les autres, pas leur propagande prosélyte ! Quand le père de Stan débarque chez les voisins, ces derniers comprennent de suite qu’il a cru qu’ils voulaient le convertir. Il faut dire qu’ils viennent de l’Utah, où il n’y a pratiquement que des Mormons, et qu’ils ont oublié que ça peut choquer. Pour eux qui s’excusent platement, le père de Stan doit être furieux que son fils lui ait parlé d’idées religieuses différentes. Les Harrison sont vraiment navrés, ça ne se reproduira pas. À chacun sa foi : ils ne veulent pas imposer leur religion et leurs croyances ne valent que pour eux ! Rentré chez lui, le père de Stan change du tout au tout : les voisins sont des gens charmants, leur famille est unie et heureuse. Comme il le dit lui-même, suivi en cela par Stan, il y a un truc dans leur religion qui leur donne de bonnes valeurs. Du coup, toute la famille Marsh se convertit et devient mormone. Toutefois, après que Stan ait compris l’histoire complète du livre de Mormon, il ne veut plus en être. Pour M. Harrison ce n’est pas grave puisque chacun croit en ce qu’il veut, et c’est bien d’avoir sa propre foi ! Mais pour Stan tout ça craint : ils sont trop gentils et ce n’est pas normal. Il considère tout ça comme de la pub pour leur religion pour piéger les gens un peu cons comme son père (ce que l’intéressé confirme). Quand Stan rejoint ses anciens potes, il ne veut plus entendre parler de Gary. Cartman est "triste" qu’ils aient rompu. Quand son "ex-petite copine" arrive, Gary dit à Stan qu’il ne veut plus être son pote et s’en explique. Peut-être que les Mormons croient des trucs idiots et que Joseph Smith a tout inventé. Mais il a une vie et une famille géniales grâce au livre de Mormon. Il s’en fout si Joseph Smith a tout inventé, ce qui est important c’est que son église dit juste d’aimer sa famille, d’être gentil et serviable. Alors, même si beaucoup trouvent ça stupide, il a envie de continuer à y croire. Lui qui voulait juste être l’ami de Stan est affligé : se croyant supérieur et plus intelligent, tout ce que ce dernier a vu c’est sa religion. Stan a encore beaucoup à apprendre. Pour finir, il lui pisse à la raie ! Cartman achève tout le monde en s’extasiant, après un sacré blanc : « Putain de merde, qu’est-ce qu’il est cool ce mec ! »

 

  

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : la religion est un sujet délicat, propre à faire tourner les crucifix, les kippas et les mains de Fatma (et autres grigris, il n’y a pas que les religions du livre dans les têtes) ! Dès que l’on effleure un tant soit peu ce thème, tout le monde se met sur la défensive.

 

Qu’on le veuille ou non, l’Histoire humaine nous a programmés pour croire ! Au départ, essentiellement pour nous donner des règles de vie en groupes sociaux de plus en plus grands/étendus et complexes (anthropologiquement dans ce sens, contrairement aux idées reçues), mais aussi pour nous rassurer sur notre mort. Même si nous sommes forcément tentés de comparer, nous devons surtout bien nous garder de juger. Certains dogmes peuvent paraître stupides, mais il faut savoir regarder au-delà !

 

Nous devons bien sûr faire attention aux groupes religieux pratiquant la propagande spirituelle, mais l’aspect crucial est de "juger" le croyant sur ses actes, pas sur ses croyances ! Ce qui est important est de voir ce que sont devenus les croyants et pratiquants : s’ils ont un meilleur comportement en société et famille, tant mieux pour eux, et pour nous aussi !

Partager cet article
Repost0