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T'es qui là ???

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Collectif des 12 Singes (Al LU-SINON)


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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:26

Retraite bien méritée
Télécharger le fichier : 13-Utopia, je crois que ça va être possible


• E : Et maintenant que notre Olympe se fait vieille, comment ça se passe pour elle ?

• M : On ne l’a met pas à l’écart comme dans l’autre monde ! Déjà, tout ce qu’elle a pu apprendre tout au long de sa vie, sera retransmis aux nouvelles générations. En fonction des compétences acquises et de ses expériences passées, différentes catégories de jeunes et moins jeunes bénéficieront de ses enseignements en termes de gestion de famille, de bonne Participation, de bonne entente Citoyenne !

• E : Tant qu’à faire, c’est sûr que c’est toujours mieux que le savoir circule !

• M : Exactement, non seulement c’est utile à la société, mais en plus, ça permet aux aînés de ne pas se sentir exclus, car tant que la personne est capable, elle fait intégralement partie du corps social !

• E : Et justement si elle n’est plus capable ?

• M : Alors, on ne fait pas d’acharnement, ni thérapeutique, ni vitale ! Quand le corps de l’individu fait défaillance, même si la personne se sent « bien », on fait tout pour préparer en douceur son départ vers les vers de terre, on ne fait pas en sorte de prolonger une vie si c’est pour que la personne reste piégée de son corps malade. Il faut bien comprendre qu’ici, la mort n’est plus subie, elle fait partie intégrante de la vie. Ce n’est pas parce que la médecine et la science ont nettement progressé, que l’humain doit croire qu’il peut être immortel. Bien sûr, c’est toujours aussi dur de voir partir ceux qu’on aime, mais du moment qu’ils ont eu une belle vie et qu’on les accompagne jusqu’à leur dernier souffle, on ne peut pas faire beaucoup mieux !

• E : Vous avez pas trouvé d’élixir de jouvence avec tous les progrès techniques que vous avez fait ?

• M : On aurait pu, mais ce n’est pas forcément le but du jeu de pouvoir vivre très longtemps. Déjà parce qu’il faut préserver une bonne santé, ce qui est loin d’être évident, ensuite parce que ce n’est pas nécessairement bénéfique pour l’humanité que de durer trop longtemps ! Ce n’est pas parce qu’on pourrait éventuellement le faire technologiquement, qu’humainement on doit le faire ! Utopia a choisi : tout à un début et une fin ! La seule vraie différence avec l’autre monde, c’est qu’ici chacun choisi (autant que possible et faire se peut) les conditions de sa mort.

• E : Enfin vous avez légalisé l’euthanasie ?!

• M : Bien sûr, je ne vois pas en quoi ça regarde l’état ce que nous faisons de notre corps et des conditions de notre départ vers l’infini des cycles de vie-mort-recyclage-vie !

• E : C’est clair, c’était vraiment un relent, un reste, des considérations judéo-chrétiennes que l’état c’était réattribué ! Si on pouvait choisir de donner la vie ou non, je ne vois pas pourquoi on ne pouvait décider du terme de son existence ! Interdire l’euthanasie, c’est comme interdire le suicide, c’est complètement con, inefficace et inhumain pardessus tout !

• M : A présent, on fait clairement le distinguo entre le corps (individu) et l’esprit (personne), même si les deux marchent ensemble. Par contre, quand l’esprit est défectueux ou n’est plus, on considère à juste titre que la personne que nous connaissions est morte, même si cliniquement son encéphalogramme n’est pas plat. Du coup, son corps est réellement vu comme une enveloppe, qui hébergea une personne aimée, mais une carapace vide qui n’a plus d’importance en tant que tel : ce n’est jamais qu’un amas de cellules, tout comme un embryon n’est pas un enfant !

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:25

La Démocratie Directe, concrètement, comment ça marche ?
Télécharger le fichier : 13-Utopia, je crois que ça va être possible


• E : Tout ça c’est bien sympathique, mais moi ce qui m’intéresse (et j’imagine aussi nos amis lecteurs), c’est de voir comment fonctionne concrètement la nouvelle gestion de la Commune par la Démocratie Directe !

• M : Mais j’allais y venir, puisqu’une visite d’Utopia sans voir une séance de l’Assemblée Communale c’est comme un pâté de campagne sans campagne ! Mais je pense qu’il vaut mieux commencer par le commencement, c’est-à-dire par une Assemblée de Quartier. Comme ça tu verras comment on pense local pour ensuite agir global au niveau de la Commune, de la Collectivité de Communes, de la Région, de la Fédération, de l’Europe puis du Monde.

• E : Ah ouais grave, comme ça je connaîtrais toutes les étapes du processus de décision et d’application.

• M : Suis moi, on va aller dans une de ces Maisons de Quartier ! C’est toujours mieux de voir en direct live comment se déroulent les choses !

• E : Je te suis grand gourou !

• M : Grrrrr ! Arrête avec ça, ça me saoule ! Je n’ai rien d’un gourou, je me contente d’être ton guide pratique !!!

• E : Holala, si on peut plus plaisanter !

• M : Bien sûr qu’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ! Et en la matière, en tant que proto-Emancipé qui cherche à avancer, je n’apprécie pas trop que tu me compares à ces dictateurs d’opinion qui nous manipulaient pour qu’on avance dans leur sens sans trop se poser de questions.

• E : Vu sous cet angle, autant pour moi, je ne voulais pas te blesser ou faire remonter à la surface de sales souvenirs de notre époque heureusement Révolue !

• M : Ça ira pour cette fois {avec un grand sourire apaiseur de tension}, mais évite de recommencer.

• E : Promis, je le referai plus !

• M : Bon alors ça va. Tiens nous y voilà !

• E : Quoi ? C’est ça la Maison de Quartier ??? Mais c’est une caserne de gendarmerie ton truc !

• M : Oui et alors ? Vu qu’on a ouvert pleins d’écoles, on a fermé pleins de prisons {selon l’expression de Victor Hugo} et donc on a désinfecté {normalement on dit désaffecté quand on quitte des lieux, mais là …} en même temps nombres de locaux qu’occupaient les forces oppressives puisqu’il y a moins de « méchants ». Ces lieux étaient fermés, donc autant les utiliser à meilleur escient.

• E : En plus c’est un beau symbole d’occuper pour la Réflexion un lieu destiné auparavant à la répression ! Occuper un lieu pour y débattre alors qu’avant on s’y faisait battre !

• M : Tout juste mia bella ragazza ! Viens, entrons, tu vas voir comme c’est animé, mais bon enfant tout de même.

• E : Je suis curieuse de voir ça !

• M : Voilà, bon là il n’y a pas tout le monde car on traite aujourd’hui les affaires courantes, de tous les jours. Mais en général il y a plus de monde, notamment quand on aborde des thèmes sensibles ou stratégiques (environnement, éducation, culture, orientations sociales, …).

• E : Mais comment vous pouvez décider si tout le monde n’est pas là ?

• M : Beh écoutes, nous on est ouvert à tous. Après si il y en a qui ne veulent pas venir, c’est leur Droit le plus strict. On ne va pas obliger les gens à venir débattre de ce qui les concernent quotidiennement : chacun fait ce qu’il veut comme il veut ! On n’est pas comme dans les pays Scandinaves où le vote est obligatoire. Mais après, il ne faut pas qu’ils viennent se plaindre : les absents ont toujours torts ! Les Citoyens proposent de débattre, les votants disposent de venir !!!

• E : Bien d’accord. Et comment ça fonctionne alors ? Pour ceux qui sont là ?

• M : Tiens, prends déjà un jeton de présence, je t’expliquerai à quoi ça sert après. À chaque Assemblée, on nomme un secrétaire en charge de noter les débats (pour faire circuler par la suite des synthèses aux absents [in]volontaires) et un arbitre qui gère les points à aborder (définis ultérieurement ou urgents à traiter) et qui distribue la parole à ceux qui ont levé la main (pour éviter que ça tourne à la foire d’empoigne).

• E : Ouhaou, c’est vachement bien organisé ton truc !

• M : Il faut si on veut que les choses avancent et éviter qu’on ne tourne en rond avec des débats stériles.

• E : Mais ça me fait penser à une chose : c’est que tout le monde n’est pas qualifié pour s’exprimer sur certains sujets qui demandent des connaissances expertes. Ça peut être dangereux de se prendre pour un spécialiste quand on n’y connaît rien !

• M : T’inquiète, ici on ne parle pas de ce qu’on ne connaît pas. Mais ça ne nous empêche pas d’avoir notre point de vue ! Des spécialistes sont régulièrement nommés pour analyser des questions pointues aux implications complexes. Trois spécialistes d’horizons et d’opinions divers rédigent leurs notes (pas forcément un rapport commun, pour éviter le consensus où tout le monde suce) et les commentent devant l’Assemblée. Ensuite, il y a des débats avec ces spécialistes pour approfondir les choses ou préciser des points. Puis on vote.

• E : Ouais, mais vous votez au vif alors que la première impression n’est pas toujours la meilleure !

• M : Tout juste ! Bonne remarque. Mais en fait, les débats et les prises de décision sont décalés d’une nuit (qui porte conseil) et d’un jour (qui permet de consulter les autres et de se faire sa propre opinion en fonction des interrogations d’autrui).

• E : Très bien, mais pour des sujets délicats c’est peut-être un peu cours jeune homme, non ?

• M : Oui et non. Mais de toute façon ces thèmes sensibles sont abordés dans la durée et étape par étape pour bien comprendre l’ensemble des tenants et des aboutissants, pour permettre à différents types de spécialistes de donner leurs avis avisés, et surtout pour éviter les tentatives de manipulation des masses. Moins on a de temps pour se décider plus on peut être tenté de faire comme les autres, mais plus on a de temps et moins on sait ce qu’on veut vraiment car rien n’est noir ou blanc, tout est dans la nuance de gris ! Et c’est là où la manipulation peut entrer en jeu en faisant du yoyo avec nos opinions, en passant d’un extrême à l’autre, alors que souvent la « vérité » est ailleurs, au milieu ! Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises idées, il y en a qui marchent et d’autres non. Et vu que nous sommes dans une société en Révolution Permanente, on peut se permettre de tester (dans le Respect de l’autre et des Droits/Devoirs humains) pour ensuite séparer le bon grain de l’ivraie.

• E : J’adore cette mentalité ! Il faut essayer avant de pouvoir se prononcer et ensuite il faut en tirer les enseignements.

• M : Oui, que ce soit une réussite ou un échec d’ailleurs. C’est important de savoir pourquoi quelques chose marche, et il est tout aussi essentiel (si ce n’est plus) de comprendre pourquoi une autre mesure ne fonctionne pas.

• E : Beh oui, c’est comme ça qu’on avance. C’est en forgeant qu’on devient forgeron !

• M : T’es trop forte décidemment !

• E : Tu en doutais ?

• M : Pas le moindre du monde, ma chère et tendre !

• E : Oh, eh, hein, bon ! Stop le sieur beau parleur ! Là tu m’as parlé de comment vous débattiez, mais comment vous décidez au final ?

• M : Déjà, on définit par le vote les motions sur lesquelles l’Assemblée Générale doit s’exprimer. Ensuite, tu te rappelles le jeton de présence que je t’ai donné avant ? Bon, là on ne peut pas l’utiliser car c’est demain qu’on décidera concernant le débat d’aujourd’hui. Ceux qui n’ont pas assisté aux débats ou lu la synthèse sur le net ne peuvent pas s’exprimer à 100%.

• E : Quoi ? Mais c’est abusé ça ! Je croyais que vous n’obligiez rien à Utopia !

• M : Tout à fait ! Mais on estime que quelqu’un ne peut voter qu’à demi-voix s’il n’a pas été informé de l’ensemble de la teneur des débats. On reste toujours dans la logique d’on ne parle pas de ce qu’on ne connaît pas, ou qu’on n’a pas appris à comprendre via des foisonnements d’idées. Soit on vient aux séances de l’Assemblée, soit on obtient une confirmation de lecture des notes de synthèses sur le oueb. C’est une certaine façon d’inciter les gens à prendre la mesure de leur pouvoir de décision, mais sans oublier que tendance idéologique sans conscience théorique et pratique n’est que ruine de l’âme individuelle et sociétale !

• E : Mouais, c’est sûr que ça se tient ton truc. Trop souvent les gens croyaient savoir, mais en fin de compte ils n’y connaissaient rien si ce n’est des préjugés sans fondements concrets.

• M : Pour en revenir aux décisions, normalement, à la fin de la séance, on introduit son jeton (ou son code de confirmation de lecture des notes de synthèses sur l’intranet du quartier) dans un appareil avec des boutons à choix multiples et on s’exprime !

• E : Vous gérez via des QCM ?

• M : Oui, on aime bien le jeu du ni oui ni non !

• E : ???

• M : Normal, vu que tout est relatif et que la vérité à l’emporte-pièce n’existe pas, on a choisit de s’exprimer par degré d’adhésion : je suis d’accord un peu {+}, passionnément {+ +}, pas vraiment {-}, pas du tout {- -}.

• E : C’est un vote au ras des pâquerettes en somme ?

• M : Hihi, meuh non !!! On s’exprime ainsi pour éviter, ou du moins limiter, la dictature éventuelle de la majorité. En effet, ce n’est pas parce que le plus grand nombre souhaite une chose, qu’ils ont forcément raison. Aussi, il vaut mieux avoir « raison » tout seul, que « tort » avec tout le monde : la foule est rassurante autant qu’oppressante (le choix Individuel peut vite se noyer dans le flux du Peuple et les deux ne sont pas forcément compatibles).

• E : C’est clair que Collectivement on peut souhaiter des choses mais qu’Individuellement on les rejette !

• M : Du coup, on a trouvé une certaine parade : on s’exprime en définissant son degré d’adhésion à une motion. Ensuite, selon les résultats du vote on avise. Si les « j’adhère pas du tout » sont plus de 15% (soit 1/6), on teste la motion durant 6 mois (à partir de la mise en place et du fonctionnement opérationnel des mesures), si ils sont plus de 25% (1/4), on ne teste que durant 3 mois et si ils sont 45% (1/2 mais avec 10% de marge de manœuvre) on teste pendant à peine 1 mois.

• E : Et si c’est moit-moit’ ???

• M : On ne fait rien, pour éviter de créer des frustrations. Si une motion est si partagée, on continue les débats, on analyse les mises en place et les résultats des structures qui ont adopté la motion tout en cherchant à comprendre pourquoi chez elles les écarts de vote étaient plus marqués. En ce qui concerne les « j’adhère pas vraiment » et les « j’adhère mais juste un peu », si ils sont plus de 15% on teste la motion durant 9 mois, plus de 25% on teste sur 6 mois et à 45% on teste 2 mois.

• E : Mais je comprends pas comment vous pouvez mettre en place une motion qui n’est pas soutenue par tout le monde !

• M : Tout simplement parce qu’il n’est pas humainement possible (voire souhaitable) que tout le monde soit d’accord sur tout. Et en plus on veut à tout prix éviter les consensus mous qui à force de vouloir satisfaire le plus grand nombre ne conviennent plus à personne !

• E : C’est clair : c’est le consensus, tout le monde suce !

• M : Si tu veux. Pour autant, tu vois bien qu’on n’est pas autistes face aux minorités. C’est pour ça qu’on teste la motion et ses mesures durant une certaine période fonction du nombre d’« opposants » puis on en rediscute calmement avec les analyses et le recul de l’expérience.

• E : D’accord, c’est vrai que comme ça, avec des résultats pragmatiques, il n’y a plus que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

• M : Ou ceux qui restent sur leurs positions pour des raisons x ou y que nous n’avons pas à juger. Pour nous, il n’y a pas d’imbécile comme tu dis, mais des opinions divergentes. Ce système permet en outre de faire le tri entre les oppositions simplettes et les vrais enjeux de fonds. Puisque très souvent, au final, ce qui nous rapproche est plus solide et constructif que ce qui nous éloigne ou nous différencie.

• E : Dans le même registre, celui du jugement, qui vous mandatez et pourquoi / comment vous révoquez ?

• M : On donne mandat impératif d’effectuer une mission comme on distribue les tâches dans une entreprise !

• E : Oh ?

• M : Beh oui, c’est tout pareil : on nomme quelqu’un, volontaire de préférence ou du moins qui n’a rien contre (ici bien sûr, pas dans le cadre d’une boîte), pour effectuer une mission précise, avec un délai et des objectifs (au moins des obligations de moyens, pas forcément de résultats – car la persévérance ne paye pas toujours). Ensuite, on peut, en cours de mandat, virer la personne de sa fonction si sa méthode ne convient pas, si elle ne se montre pas compétente ou autre. Pour autant, en fin de mandat, on peut également la reconduire, soit sur le prolongement de la mission ou du projet soit sur son suivi qualitatif (même si souvent on préfère quelqu’un d’autre pour chaque phase).

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:24

Communication : Connecting People !
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• M : Pour répondre à notre nouveau système en réseau plutôt que pyramidal (interdit dans le commerce, méthode de recrutement des sectes, mais fonctionnement tout puissant de l’état), la première de nos actions fut d’équiper tous les foyers en connexion Internet haut débit. Même dans les coins les plus reculés, tout le monde avait un accès correct (fibre optique, satellite, réseau électrique) à la Toile, véritable Lien Social et nœud de Communication / Information.

• E : Enfin la société connectait les Peuples, ce qui est tout de même son but ultime !

• M : Non seulement connecté mais surtout échangeant : l’Internet s’est bien joli pour envoyer des mails, mais pour notre nouvelle Civilisation, c’était avant tout pour réaliser pratiquement notre projet où tous peuvent s’exprimer facilement sur tout, leurs remarques étant synthétisées pour alimenter des bases de données réflexives. Ces informations, analyses, retour d’expériences, étaient consultables par tous, partout, afin de développer les initiatives (du moins les débats) et étendre les résultats positifs à tous ceux qui pouvaient en avoir besoin (et qui n’en avaient pas forcément connaissance avant, l’information circulant mal dans la complexe machinerie pyramidal où tout doit être approuvé et décidé par la France d’en haut, loin et sourde-aveugle).

• E : C’est ça bien vrai ! Il y avait pleins d’expériences qui marchaient, mais trop souvent elles restaient cantonnées à certains cercles initiés!

• M : Eh ouais, l’état n’apprécie pas trop les idées qui ne viennent pas de lui (où fait alors comme le patriarche de famille qui déclare qu’il a décidé qu’il fallait faire ceci, alors que c’est – comme souvent – la matriarche qui a eu l’idée et a convaincu le vieux, sous la couette). Mais là, grâce au principe de la Fédération et des Associations entre Communes Autonomes (ainsi qu’au niveau des Régions et des Peuples-Unis d’Europe), chacun est toujours à l’affût des bonnes idées d’autrui et peut puiser facilement et rapidement dans les expériences, bonnes et malheureuses (chacun prenant ce qui l’intéresse et adaptant à ses spécificités Sociales et Environnementales). En plus, non seulement nous nous influençons mutuellement entre les différents niveaux (local, régional, « national » – disons plutôt francophone, continental et mondial), mais en plus nous collaborons intensément ensemble (cela ne sert à rien de réinventer le fil à couper le beurre, ni que beaucoup buttent sur un écueil alors que d’autres ont depuis longtemps la solution).

• E : Penser global, agir local !

• M : Tout à fait Esperanta : il y avait comme une sorte d’immense boîte à idées où tout le monde pouvait venir piocher pour ensuite appliquer directement sur le terrain (sans attendre comme avant l’avis des instances oppressantes mais pas pressées, juste grâce à un vote après débat des Citoyens de la Commune).

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:23

Vie d'une structure de Participation
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• E : Comment se créent les structures qui donnent de la Participation aux gens ?

• M : Ah ça, le mieux c'est que je t'emmène boire un verre !

• E : T'es vraiment une poche toi !!!

• M : Mais non, arrêtes de voir le mal partout ! C'est juste que j'ai soif, et pour tout dire, j'avais envie d'un slurm. Non je déconne !

• E : Hein, quesako ?

• M : C'était juste une connerie ! C'est du jus de limace extraterrestre. C'est une boisson verte fluo obtenue de manière peu ragoûtante mais c'est tellement bon que les personnages de Futurama y étaient accrocs (surtout Fry qui en a pété un câble en visitant l'usine de production).

• E : Maintenant que tu en parles, je prendrais bien aussi un verre.

• M : Je vais t'amener dans un endroit, tu m'en diras des nouvelles. La décoration et l'ambiance générale sont originales, inspirées des cultures et des gastronomies du monde que l'on peut retrouver dans ses yeux et ses oreilles, ainsi que dans sa bouche. C'est des potes qui tiennent ça !

• E : C'est dingue ça, tu connais tout le monde toi !

• M : Non, beaucoup de monde me connaît, je les ai eu en cours ou ailleurs.

Arrivée :

Le lieu se compose de plusieurs ailes de bâtiment articulées autour de la culture, la sensibilisation à diverses problématiques, la gastronomie, la découverte de prestations locales de tous types, dans le cadre d'une Coopérative.

• M : Voila, c'est, entres autres, une des façons de faire Participer les gens. Cette structure est destinée à faire partager au plus grand nombre, un projet social où les « employés » sont des associés à part entière, afin d'impulser une nouvelle organisation du travail, dans le cadre de valeurs d'insertion, de Démocratie et de Solidarité.

• E : Cool comme établissement, c'est clair que ça n'a rien à voir avec les bars branchés où le boss traficote dans le milieu ténébreux de la nuit.

• M : En plus, les clients ne sont pas considérés comme tels, mais plutôt comme des partenaires du développement de cette structure. Ainsi, l'offre culturelle est impulsée tant par les membres, des associations artistiques, mais surtout par les partenaires-clients qui font connaître leurs envies de découvertes, effectuent des suggestions sur le lieu et son organisation. L'objectif est que les partenaires-clients comprennent que cette structure est destinée à leur culture dans le sens large afin qu'ils deviennent partie prenante du projet et de ses développements.

• E : C'est vraiment de la balle ! Mais comment vous est venue cette idée ?

• M : Déjà de notre temps, à l'heure de la marchandisation, en-dehors des structures culturelles institutionnelles, il existait peu de lieux où la culture était à des prix abordables pour le plus grand nombre. Qui plus est, les organisations promouvant des actions culturelles accessibles financièrement, étaient trop souvent destinées à un public très ciblé, relativement restreint, avec une connotation « underground ». Cet aspect séduit nombre de jeunes mais en désintéresse aussi une grande partie, autant qu'il limite la pénétration de ce type d'actions auprès d'un public plus varié (âge, niveau social, ouverture culturelle, …).

• E : Ça c'est bien vrai, ça coûtait la race de bouger sur Panam.

• M : Au moins à Paris il y avait l'embarras du choix, parce que sur Montpellier, il n'y avait pas grand-chose, en-dehors de l'été où ça bougeait grave dans les festivals. En plus, hormis les discothèques (boîtes à clubbers), il fallait toujours que le spectateur fasse la démarche de se renseigner pour savoir où il y avait une bonne programmation, parmi la pléthore d'endroits susceptibles d'organiser des événements culturels. Le problème majeur résidait dans ce cercle vertueux-vicieux, c'est selon : plus la communication sur une action est restreinte, plus elle est ciblée, plus les invités auront l'impression d'une communauté d'intérêts artistiques. Cependant, il faut connaître les endroits où l'on peut trouver ces informations, faire fonctionner ses réseaux pour être avisé des événements, etc… Ainsi, si l'on ne connaît pas les « bons endroits », on peut louper des soirées très intéressantes et s'en apercevoir que bien plus tard.

• E : Je reprends carrément tes conclusions : culture trop chère, actions culturelles accessibles financièrement trop ciblées, lieux et organisateurs/publics avec une image pas toujours très « enchanteresse », communication sur les événements artistiques trop éparpillée ou « cachée ».

• M : D'autant plus que sur Montpellier, malgré le grand nombre d'étudiants, il ne subsistait que peu, trop peu, de lieux culturels : Zénith avec une capacité énorme, Rockstore et Victoire2 (Agglomération de Montpellier) avec une grande capacité. Hormis cela, il existait des bars animés ou à thème, mais en nombre restreints comparativement à d'autres villes de même ampleur. Mais par contre, preuve du dynamisme de ce secteur, il existait nombre de soirées à promotion limitée et qui attiraient beaucoup de gens, dans les milieux avisés.

• E : Mais, là, qu'est ce qu'on y propose ?

• M : Afin d'englober un maximum d'activités culturelles et permettre à cette Coopérative d'attirer un grand nombre de personnes, c'est un centre avec plusieurs bâtiments : 3 pistes de danse pour promouvoir différents styles musicaux (ethnique, électro, divers), une salle d'exposition et de projection, une salle de conférence, un restaurant. Si tu le souhaites, on peut faire un tour des lieux !

• E : Ouais, ça me permettra de voir l'ensemble du site et tu m'expliqueras le fonctionnement de chaque sous-ensemble.

• M : Allé ! Donc là, tu as les pistes de danse. L'idée majeure est de proposer aux usagers une certaine variété de styles musicaux. Dans le cadre de soirées habituelles, les convives peuvent apprécier des musiques ethniques (ambiances orientales, africaines, latino, etc…), passer à des compositions électroniques (DJs avec mix en live, mélange de styles avec de l'électro, …) ou danser sur des musiques divers (rock, expérimentales, spectacles, …). A l'occasion d'événements spéciaux, toutes les salles peuvent être articulées autour d'un thème central, décliné sur différentes variantes dans des ambiances et décors spécifiques.

• E : Bonne initiative. Ça pulse bien dans le coin !

• M : Oui, c'est Junkie XL, du pur son !!! Là-bas, tu as la salle d'exposition / projection. Cette salle est destinée à accueillir des représentations des autres arts que la musique. Etant conscient que nombre d'artistes n'avaient pas forcément accès à des lieux d'exposition, l'objectif est de leur ouvrir les portes d'une salle à forte visite pour y représenter leurs arts. Hormis les grands classiques culturels que sont la peinture, la sculpture, les membres souhaitaient également que s'exprime des courts-métrages, des expositions multimédias, ainsi que des arts expérimentaux. Dans le cadre de manifestations spécifiques (festival à thème, présentation d'artistes divers autour d'un thème central, …), cette salle peut aussi être mobilisée avec les pistes de danses pour offrir un panel complet de prestations artistiques autour d'une thématique commune.

• E : Mazette, j'adore ce lieu, je kiffe grave !

• M : Au fond, tu as la salle de conférence. La Coopérative ayant pour objectif la sensibilisation aux arts ainsi qu'à des problématiques diverses (développement durable, commerce équitable, …), cette salle est destinée à accueillir des actions d'éducation auprès d'écoles et autres publics. Quand cette salle est inoccupée, elle sert à promouvoir l'artisanat local ainsi que les produits agricoles du crû. D'ailleurs, des marchés sont organisés, afin de faire connaître le lieu, l'artisanat régional ainsi que les prestations culturelles de la Coopérative. T'as une petite faim ?

• E : Non pas trop, mais si c'est bon, l'appétit vient en reniflant les bonnes odeurs !

• M : Héhé. Donc voici le restaurant. Celui-ci participe pleinement à l'objectif de découverte de l' « in/mal connu ». En effet, afin de promouvoir l'agriculture biologique et les produits locaux, la carte est constituée à partir de ces ingrédients là. Les usagers peuvent « acheter » certains des aliments qu'ils ont dégustés dans le restaurant. De plus, toujours dans cet esprit de découverte des autres et de leurs cultures, régulièrement le restaurant organise des menus du monde, où l'on peut déguster des spécialités d'ailleurs. L'ambiance sonore et visuelle du restaurant sont mises alors au goût de la culture que les membres cherchent à faire découvrir. De par sa vocation d'originalité, la structure peut également essayer de nouveaux concepts tels que le plat à la carte.

• E : Mais il y a rien de nouveau sous ce soleil là !

• M : Si, parce que l'usager peut choisir à partir des ingrédients disponibles, ceux qu'il souhaite voir intégrés dans une recette originale.

• E : En voilà une idée qu'elle est bonne !

• M : Et ce n'est que le début !!! Etant donné que la Coopérative a pour objectif de développer les valeurs de diversité culturelle, d'écologie et de Fraternité, il va sans dire que celle-ci se doit de montrer l'exemple. La culture est la pierre angulaire de la Coopérative. Celle-ci est donc ouverte à toutes les formes d'expression artistique. Outre l'action de promouvoir l'accès aux œuvres, la structure doit éduquer et éveiller la créativité personnelle de chacun. Ainsi, différents publics peuvent Participer à des ateliers de création artistique, telle que peinture, sculpture, cours de musiques, multimédias… Toujours dans cet esprit de Diversité qui caractérise Utopia, vu qu'il y a peu de racisme en tant que tel, mais que l'hostilité envers la différence est plus due à la xénophobie (« peur de l'étranger » en grec, surtout peur de l'inconnu), la Coopérative sensibilise le public à la compréhension des différences de l'Autre. Ainsi, à travers des soirées à thème axées autour d'une culture ou d'une ethnie, la structure fait connaître les modes de vie de ces peuples, leur environnement, leur histoire. Des projets ont également pour but de fusionner des points de vue culturels et artistiques différents pour montrer tout l'enrichissement que l'on peut apporter à ces métissages. Pendant que les artistes confirmés créent, les « en devenir » regardent les pros faire et développent leur art propre.

• E : En parlant de ça, comment vous faîtes pour faire fonctionner tout ça, en terme d'énergie et de déchets !

• M : Une grande partie de l'alimentation électrique est fournie par des panneaux solaires et autres procédés d'énergie renouvelable, l'eau est gérée de manière drastique en chassant les gaspillages, l'isolation est faîte à l'aide de panneaux de chanvre (très bonne résistance phonique et thermique). Bref, la Coopérative est la mise en application concrète de projets et concepts de développement durable, mais surtout elle le fait savoir par des actions de communication et sensibilisation, notamment par le biais de visites guidées et d'expositions sur ce thème. Ainsi, la Coopérative propose la visite des équipements d'économie de ressources et de production d'énergie renouvelable, des ateliers de compréhension artistique (techniques et analyse des messages d'une œuvre, …), des cours de cuisine, des explications sur le fonctionnement de la structure. Pour les déchets, notamment de cuisine (parce qu'au bar, tu penses bien que les déchets sont au comptoir, et qu'il ne reste plus rien au fond des verres), tout va au compost pour fertiliser les plantes.

• E : Justement, tu parlais du fonctionnement du lieu, tu peux m'expliquer comment ça se gère, parce que c'est ça que je souhaite vraiment savoir, pour voir les différences par rapport à avant !

• M : Mais j'y viens. En fait, la structure s'est mise en place juste après le Grand Soir, alors qu'il y avait encore l'argent. Mais ça ne change pas grand-chose. En effet, afin d'éviter aux initiateurs de la Coopérative d'avoir à apporter un important capital de départ pour pouvoir acheter le lieu de la structure, l'idée était de fonder un groupe où chaque membre apporte une part égale de capital. Ils avaient imaginé un scénario où la mise de départ était de 2000 euros puis 10% de retenue sur salaire pour alimenter en permanence un « fond de roulement et d'investissement ». Ainsi, chaque nouveau coopérateur, en plus des compétences propres qu'il mettait à la disposition de la structure, consolidait le capital et permettait des investissements complémentaires. De plus, la Coopérative tirait déjà le meilleur de chacun, puisqu'il n'y avait pas d'employé mais que des associés. Personne ne travaillait pour un petit groupe en échange des miettes restantes du chiffre d'affaires (salaire). Tout le monde Participait au développement de la structure afin d'augmenter les bénéfices, et ainsi récupérer un dividende plus élevé.

• E : Ouais, pas bête. Du coup, tous les coopérateurs avaient intérêt que chacun travaille le mieux possible et la motivation viendrait non de la peur de la direction, mais plutôt de la réussite du projet et donc de primes sur les bénéfices. En plus, comme ça, c'est nettement plus facile pour commencer un projet !

• M : Beh oui. En outre, lors de périodes comptables positives, le bénéfice était partagé à hauteur de 30% pour l'augmentation du capital et donc investissement, le reste étant redistribué à part égale entre les associés-coopérateurs.

• E : Fatch ! Enfin, une juste redistribution des richesses. Parce qu'un ouvrier comme un patron travaillent tout autant, « seules » les responsabilités changent. Ça m'a toujours énervé de voir des écarts énormes de salaire alors que tout le monde fait son boulot et ses heures, même si le patron en fait plus, mais le stress est mieux payé que la fatigue physique et la répétition des tâches, ce qui était profondément injuste de notre temps !

• M : Pour ça, l'idée a fait du chemin et des émules. L'idée de cette Coopérative étant liée au refus de travailler dans des structures (privée ou publique) sous la forme traditionnelle du travail, c'est-à-dire l'exploitation de l'humain par l'humain (possédant le capital), les membres se devaient de faire des actions sociales auprès de personnes « inadaptées à CE mode de travail aliénant ». Ainsi, ils proposaient d'aider à l'insertion de ces personnes en les intégrant dans la structure. Elles retrouvaient alors une valorisation dans leur activité, un sentiment d'appartenance au monde actif. Tant que possible, les fondateurs essayaient de faire appel à des chômeurs de longue durée, des rmistes, et autres exclus de nos anciennes sociétés dites modernes et basées sur l' « égalité ».

• E : Justement, si il n'y a plus de patrons, comment les membres gèrent concrètement le lieu ?

• M : Tous les Coopérateurs détenant une part égale de capital, dès le départ il n'y avait pas de hiérarchie autre que celle librement consentie par l'ensemble des associés. La répartition des tâches est effectuée par vote, en donnant mandat (actions à réaliser dans un temps donné) à la personne que le groupe juge la plus compétente en la matière, avec révocabilité du mandataire (sans autre sanction) si la mission n'est pas effectuée à la convenance des Coopérateurs. Toutes les décisions importantes sont débattues en assemblée générale afin d'en assurer la légitimité auprès des associés. En bref, toute la structure et son fonctionnement sont gérés selon les principes d'une association où tous les membres sont Egaux. Cela peut quelques fois rendre les décisions plus compliquées à prendre mais au moins une fois décidés, les engagements sont plus facilement mis en place car n'émanant pas d'une contrainte décisionnelle de la direction, en opposition avec les employés. Bien entendu, comme dans toute association, il y a un système de représentation des membres. Ainsi, il y a un « directoire » composé des représentants de chaque fonction (logistique, communication, ressources humaines, financière, partenariats, maintenance, …etc). Des responsables sont également désignés (et révocables) afin de représenter légalement et financièrement la Coopérative.

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:22

Participation Active
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• E : Mouais. Mais attends, tu fais quoi comme taf au juste ?

• M : Je ne te l'ai pas dit ?

• E : Beh non, sinon je demanderai pas !

• M : Autant pour moi. Je suis tantôt prof et un peu théoricien sur des sujets un peu touche à tout. Je suis un intermittent de la réflexion. Sinon, l'autre partie de mon temps, je la consacre à pratiquer mes analyses théoriques et à faire évoluer les concepts en fonction des expériences vécues. Je Participe dans pleins d'organismes ou groupes d'individus qui sollicitent mes modestes compétences.

• E : Excellentissime ! Et c'est quoi ta mission du jour ?

• M : Ça dépend !

• E : Hein ? A comprend pas.

• M : En fait, il faut que j'aille à la bourse de la Participation pour voir ce dont les gens ont besoin comme enseignement ou aide pratique. Après chacun choisit en fonction de ses aptitudes et ses envies.

• E : Oh ? Non seulement le travail n'existe plus en temps qu'exploitation de l'humain par l'humain avec la forme du salariat, mais en plus vous choisissez au jour le jour selon votre humeur ?

• M : Pas tout à fait, nous avons tout de même des champs de compétences clairement définis. Mais après, soit on peut en faire valider de nouveaux si l'on a atteint le niveau requis, soit l'on peut choisir différentes formes d'enseignement (séminaire, atelier de discussion, débat) ou secteurs d'intervention ; effectivement en fonction de ses envies, mais aussi et surtout des besoins des autres. On ne Participe pas pour Participer, mais bien pour que ça serve à quelque chose et à quelques uns. Si tu es prête, je te propose d'aller faire un tour à la bourse de la Participation et de soumettre notre idée de débat sur la construction de l'An01 à l'avis général.

• E : Ouais carrément. Je pourrai voir en plus comment fonctionne ce système.

• M : On y va alors, mais tu sais, il n'y a rien de bien spécial à y voir, ce n'est jamais que la simple loi de l'offre de Participation et de la demande sur des besoins !

Arrivée devant la bourse de la Participation.

• E : J'adore ces vieux bâtiments, ça en impose.

• M : C'est clair, les Utopiens ont récupérés l'édifice et le concept. On n'a rien inventé : en fait c'est l'idée de la bourse du travail (synthèse du mouvement syndical, instrument allant de l'organisation à l'éducation des Participants).

• E : Et après, comment ça se passe ? Tu gueules là sur les marches ce que tu proposes comme Participation et tu attends qu'on vienne à toi ?

• M : Pfff … mais non. Soit par internet soit ici, tu passes ta carte de Participant (celle qui te donne de tout en échange de quelques heures de labeur) où sont stockés tes compétences, tes expériences accumulées et ton crédit (ou débit) horaire. Ensuite tu saisis des informations pratiques sur tes conditions et sur d'éventuelles propositions. Ici nous allons évoquer un atelier de discussion autour du thème « L'An01, comment ça marche ? ». Ensuite, les gens qui consulteront cette offre, pourront la modifier en fonction de leurs exigences propres.

• E : Encore faut-il que l'information sur cette proposition de cours soit visible et que tous les protagonistes arrivent à trouver un credo d'entente.

• M : Bien sûr, mais pour ça il y a un comité de lecture, composé de modérateurs et d'assistants sociaux, qui se charge de canaliser les propositions de Participation pour quelles correspondent aussi à des besoins réels. Et pour que les gens ne mettent pas de conditions trop restrictives. Mais les Utopiens sont bien éduqués, volontaires et savent que tout ce système est pour leur bien, donc en abuser ça craint, d'autant qu'ils se mettraient d'eux-mêmes alors au ban de la société. Et surtout que, après trois croix (trois avertissements), la carte de Participant est enlevée et donc il faut tout payer (comme les étrangers ou les francophones ne Participant pas), ou quitter le système Utopien. Nous voulons bien aider, mais pas porter à bout de bras les feignasses (nous sommes une société de Solidarité, pas d'assistanat) : donc choisit ton camps camarade !

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:21

Aménagement du territoire
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• E : Et si Olympe est de province, y a des différences ? Quelle a été votre manière de procéder pour interconnecter des lieux qui n’étaient accessibles avant que par des nœuds incontournables de réseau tels que Paris et d’autres mégalopoles ?

• M : Tu touches là à la pierre angulaire du succès d’Utopia ! Non content d’avoir fait aboutir la décentralisation politique, il fallait également procéder au développement des régions délaissées en favorisant leur connexion à ce nouveau monde de la Participation Coopérative ! Tout d’abord par le biais de la mise en place sur tout le territoire d’un véritable maillage de communication Internet haut débit, pour que n’importe quel village puisse se connecter au monde qui l’entoure. On a donc finalisé la pose de fibres optiques pour couvrir l’ensemble des régions et on a équipé tous ceux qui le désiraient d’ordinateur pour être en phase avec le monde numérique dématérialisé.

• E : C’est déjà une très bonne chose, mais c’est pas ça qui permet aux gens de se sentir moins isolés !

• M : Clair et net, mais ça facilite déjà grandement la recherche et les échanges d’informations, tout autant que l’internaute ressent que ses opinions peuvent être entendues et écoutées sur toute la planète. Ensuite, on a fait un vrai travail sur les transports et leurs interconnexions !

• E : Ah, parce que même dans mon cas, vu que j’habitais en banlieue, les transports en commun n’étaient pas toujours bien pensés par rapport à l’utilisation que pouvaient en faire les usagers. Genre, je devais prendre pleins de correspondance, sur plusieurs types de transport, pour me rentrer chez moi, et encore je devais faire une grosse partie du trajet final à pieds car les bus n’allaient pas jusqu’à chez moi, ou passé une certaine heure il n’y avait plus rien du tout et il fallait se débrouiller comme on pouvait !

• M : Maintenant, tout ça c’est réglé, puisqu’on a remplacé une bonne partie des personnels de transport par des machines automatisées qui gèrent les flux pour éviter la saturation du réseau ou des moyens de transport, tout autant qu’elles répondent aux demandes des usagers en venant les chercher quelle que soit l’heure. Ça c’est pour la partie concernant les transports de proximité. Pour les longues distances, on a remis en service les bonnes vieilles lignes ferroviaires qui n’étaient plus « rentables » (mais qu’est ce qu’elles étaient pratiques pour tout ceux qui les utilisaient et ne pouvaient pas faire autrement, à moins de polluer en prenant leur voiture).

• E : Oui, mais ça ne résout pas le problème des interconnexions ?

• M : Attend ! Donc on a remis en route les lignes de chemin de fer qui étaient laissées à l’abandon, et on les a interconnectées pour éviter de passer justement par ces nœuds de réseau. Non seulement les gens économisaient du temps car ils ne passaient plus par Paris à chaque fois, mais en plus ils arrivaient plus près de leur lieu de destination car on réutilisait les lignes d’antan qui desservaient plutôt bien l’ensemble du territoire.

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:20

L'Exploration et la Maîtrise de ses Capacités
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• M : Vers 12 ans, notre petite Olympe va entrer au collège. C’est à partir de là que l’on va lui inculquer la maîtrise de ses capacités pour en faire sa future Participation (même si ici on peut changer de voie professionnelle comme de chemise, après une formation complémentaire). On va apporter à cette jeune adolescente des connaissances en fonction de ses compétences et de ses centres d’intérêts.

• E : Mais c’est une école à plusieurs vitesses ce que tu me montres là ?!

• M : Oui, et alors ? Tu crois que c’est mieux de bourrer le crâne avec des fonctions logarithmiques à une gamine qui voudra faire esthéticienne ? Non seulement ça la dévalorisera car elle se sentira nulle de ne pas comprendre (alors qu’à cet âge là on se sent déjà tellement nul dans son corps, pas la peine d’en rajouter une couche sur la médiocrité de sa tête – déjà boutonneuse, alors si en plus elle est remplie d’eau, bonjour l’estime de soi), mais en plus de toute façon c’est le genre de truc qui ne sert à personne dans la vraie vie par la suite. Tu saurais me résoudre une équation à 3 inconnues, là, comme ça ?

• E : Hum, non, à froid pas vraiment. Et même à chaud, je ne suis pas sûre, faudrait que je révise mes cours.

• M : A Utopia, on en a eu marre de toutes ces choses qu’on apprend et qui ne serve qu’à avoir le diplôme, pour pouvoir passer à l’étape supérieure. Ici on valorise plus celui qui comprend et qui sait agir en fonction de ce dont il a besoin, que celui qui sait beaucoup de choses. Il n’y avait qu’à voir avant le nombre de personnes qui savaient des trucs super balaise, mais qui étaient incapables de travailler correctement une fois sortie de la théorie pour rentrer dans les applications concrètes de la pratique.

• E : Beh oui mais bon, tout le monde a été débutant dans sa vie !

• M : Je sais bien, et là n’est pas le problème. Ce que nous cherchons à encourager c’est la polyvalence, à savoir être capable de comprendre un problème, de le résoudre, mais aussi de mettre en œuvre la solution. C’est pour ça qu’on a développé et étendu l’alternance dans tous les domaines éducatifs pour être en phase avec les activités et avoir le temps de se former auprès des écoles (le tout en validant, ou non, si la voie choisie correspond bien ou si il vaut mieux rapidement se réorienter).

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:20

Droit au Logement
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• M : Maintenant que notre « petite » Olympe est sortie de l’école et va rentrer dans la vie active, elle a besoin de se loger.

• E : Je lui souhaite bonne chance, ça va pas être évident de trouver autre chose qu’une chambre de bonne de 9m² !

• M : Mais non ! Aujourd’hui, tout le monde peut se loger correctement, dans des appartements modernes, bien équipés et économes !

• E : Encore une prouesse de votre part !!! Comment ça se passe ?

• M : C’est simple, Olympe va à l’office des habitations, où elle mentionne la taille de son foyer en nombre de personnes, ses besoins en terme de place si elle a des encombrants ou que certaines activités nécessitent de grandes surfaces (atelier d’art par exemple), ainsi que certaines informations qui peuvent être bonnes à savoir pour ses voisins potentiels (du genre : pratique la musique ou cultive du cannabis sur son balcon avec de fortes odeurs, pas forcément désagréables, mais qui ne plaisent pas à tout le monde).

• E : Mais attend, ça ne regarde pas les voisins !

• M : Si, un peu quand même. Non pas pour faire du flicage/commérage ou entasser certaines catégories de personnes dans des immeuble spécialement défini pour (ça, ça s’appelle de la ghettoïsation, et on n’en veut plus), mais surtout parce que c’est toujours mieux d’arriver dans un appartement et de savoir que globalement les voisins sont ouverts à votre arrivée ou à vos activités. Il n’y a rien de pire que de s’embêter à déménager et une fois enfin ses cartons posés, se rendre compte qu’on a un batteur au-dessus et des vieux acariâtres en dessous.

• E : C’est sûr !

• M : Pour autant, les offices font quand même en sorte qu’il y ait un certain brassage social, ethnique, d’âges et de profils, pour que les immeubles ressemblent à la société de l’extérieur. On évite de mettre un Participant de nuit à proximité d’un musicien qui travaille ses gammes toute la journée, mais on favorise que des vieux soient non loin d’enfants, pour favoriser les échanges entre générations et redonner l’esprit fougueux de la jeunesse autant qu’apprendre le calme et la sérénité des anciens. Il faut de tout pour faire un monde !

• E : Et quand Olympe aura des enfants ?

• M : Ça dépend du nombre qu’elle aura (si elle en veut bien sûr, ce n’est pas obligatoire) ! En fait, le point crucial concernant le logement, c’est que celui-ci soit adapté à l’utilisation qu’on en fait. Etant donné qu’il n’y a plus de propriété privée mais une propriété d’usage, il faut que le logement soit en rapport avec ce qu’on attend de lui ! Concrètement, c’est fini le temps où l’on pouvait voir des personnes habitant un énorme logement mais n’occupant que quelques pièces, alors que pas très loin il y avait des gens qui ont besoin de surface et qui s’entassent dans une seule pièce faute de mieux. D’une, en terme d’économie d’énergie, qu’on soit peu dans un grand appartement ne justifie pas le fait de chauffer toutes les pièces, qui ne seront presque pas utilisées, et de deux, en terme humain, on ne peut pas vivre correctement si son espace privatif n’est pas d’une certaine taille (d’autant plus si on a des enfants).

• E : Et pour les logements neufs, vous faîtes comment ? Parce que s’il n’y a plus d’argent, tout le monde voudra se faire construire un château !

• M : Bonne question ! En fait, le neuf découle des choix concernant l’ancien. On y applique les mêmes règles, à savoir que, quel que soit le type de logement, il doit être adapté et non surdimensionné aux besoins réels des occupants. En ce sens, bien évidemment, une famille plus ou moins nombreuse pourra se faire construire un logement plus grand qu’un couple, car elle aura besoin de plus d’espace pour que les enfants s’épanouissent, éventuellement avec chacun sa chambre (mais c’est un choix) ou avec une salle commune de jeu. Pour ce genre d’aspects, ce sont des commissions locales qui définissent, selon des critères pré-établis par la Commune, la surface du bâti et celle du terrain, en fonction des besoins des habitants ainsi que des possibilités et choix de développement locaux !

• E : Ça paraît logique, mais avec la pénurie des terrains à bâtir, c’est sûrement plus compliqué que ça.

• M : C’est sûr que le foncier a posé un problème, mais les Utopiens ont défini des règles pour assurer un habitat décent à chacun, tout en préservant des espaces vierges pour des constructions ou aménagements futurs. Ce qu’il faut surtout voir, c’est qu’avec les technologies et les nouvelles mentalités, on peut Participer et habiter partout ! Toutes les habitations sont connectées à Internet, soit par des fibres optiques, soit par les prises de courant ou le satellite. En outre, c’est aussi, et surtout, l’aménagement du territoire d’une manière mieux répartie qui a permis de faire en sorte qu’on ne soit plus obligé d’habiter en ville ou à proximité des grands pôles urbains. Aujourd’hui, on peut être Participant en ne mettant que très rarement les pieds dans son entreprise, mais en étant continuellement connecté à elle (durant les heures de Participation, autrement, le monde de l’activité n’est plus aussi intrusif dans la vie privée qu’auparavant) !

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:19

 

Instruction et Formation Citoyenne
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• M : Après avoir éveillé ses sens et appris à vivre en société, à l'âge de six ans, les petits sont dans la phase du Moi Je, ils se sentent capables. C'est donc vers cet âge là que notre petite … Olympe on va l'appeler, ce sera plus facile (Olympe de Gouges rédigea en septembre 1791 la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne et réclama le droit de vote pour tout le monde, ce qui se fera en août 1792, mais malheureusement uniquement pour les hommes, les femmes restant politiquement mineures), entre proprement dit dans la phase d'instruction publique et Citoyenne. C'est à partir de son ébauche d'identité et d'animal à présent civilisé, que l'on va pouvoir lui apprendre les rudiments des connaissances qui lui serviront toute sa vie.

• E : Voilà, c'est justement ça qui m'intéresse de savoir : comment vous faîtes et quels savoirs vous dispenser à ces êtres existants, mais en devenir !

• M : On leur enseigne tout d'abord le plaisir de la lecture. On ne copie plus bêtement les livres mais on suit le discours de la maîtresse et on s'amuse pour le comprendre. On fait ça de manière très pédagogique, par le biais de dessins où les mots ou les concepts sont écrits selon la forme ou l'idée qu'ils représentent. Ainsi, on dessine un chat avec les lettres c, h, a et t. Non seulement c'est marrant pour le gamin, mais en plus il visualise le mot et l'écriture qui se rattache au concept, ce qui l'aidera d'autant plus à se souvenir comment écrire ou lire ce mot dans une phrase sans dessin.

• E : Apprendre en s'amusant, y a rien de tel !

• M : C'est bien pour ça qu'on le fait héhé ! C'est ce qu'on appelle les funny activities : apprendre en s'amusant ! L'avantage en plus, c'est que c'est nettement plus facile à expliquer à un enfant qui a du mal à suivre. Un simple dessin vaut souvent mieux que de longs discours sur la façon d'écrire ou de lire un mot. En plus, ça permet de suite de voir si l'enfant à des problèmes de mémorisation ou d'inversion de lettre (si il met le t à la place du c de la tête du chat). Cette technique ne permet bien évidemment que d'enseigner les rudiments des règles orthographiques, mais c'est déjà une base bien solide et suffisamment large. Après, il est d'autant plus facile – que cette base est bien installée – d'appréhender des concepts plus poussés avec des écritures moins logiques ou évidentes (pas comme ça se prononce).

• E : Du coup tout le monde sait lire correctement ? Parce que de notre temps ce n'était pas forcément le cas !

• M : Je sais bien, même au début du IIIè millénaire, il y avait encore 15% de personnes rencontrant de vrais problèmes de compréhension dans la lecture et de rédaction. Ici, on préfère qu'un enfant prenne son temps pour se développer, mais au moins que lorsqu'il passe à une étape supérieure, il a la totalité des acquis nécessaire pour suivre. Ainsi, un enfant qui a des difficultés, recevra des cours complémentaires (en plus des cours qu'il suit avec les autres pour ne pas le pénaliser sur le cursus ni trop le mettre à l'écart de la « normalité ») adaptés à son niveau et à son mode de fonctionnement quant à l'acquisition des savoirs.

• E : Comme du soutien scolaire en fait.

• M : Oui, mais ça va même plus loin que ça. Ici le soutien peut se faire par le biais d'une personne complémentaire directement en cours (qui explique plus simplement, en prenant son temps, à la personne en difficulté ce que l'enseignant apprend aux autres) ou après pour bien ancrer et valider la compréhension des acquis de la journée. Tout le monde est intelligent, à des niveaux plus ou moins poussés et selon l'intérêt que l'on porte à la matière, mais certains comprennent vite même si il faut leur expliquer longtemps !

• E : Hihi, c'est bien dit ça.

• M : Oui, mais c'est tellement vrai ! On s'est rendu compte (comme pour les ouvriers), qu'en l'absence de pression sur les résultats on apprend nettement mieux. Certains percutent de suite, d'autres sont plus lents à la détente, mais le résultat est quasi le même au final (sauf que l'un sera plus efficace que l'autre, mais ici cela ne compte pas puisqu'on a le temps – et pas la pression – de réfléchir). L'important c'est que tous les Utopiens aient un minimum social d'éducation, après le temps que ça prend pour l'acquérir est une question subalterne, sans importance. Seule la fin justifie les moyens car tout vient à point pour qui sait attendre !

• E : Quel philosophe tu es mon bel étalon.

• M : Je ne fais que repiquer ce que j'ai lu dans des livres. Je n'ai aucun mérite à cela.

• E : Si si, quand même !

• M : Ok, si tu veux !! En fait, vu que les rythmes scolaires sont plus légers car on a plus de temps à y consacrer, on expérimente d'abord en extérieur, puis on apprend les théories en cours. Tu vois, c'est le même principe pour les mathématiques : tout réside dans la pratique au service de la théorie, et non plus l'inverse. Ainsi, on apprend les additions, soustractions, multiplications et divisions grâce à des jeux avec des pommes. On joue à la dînette (et même les garçons, qui soit dit en passant adorent ça) en prenant plusieurs fois x pommes, puis on calcul le prix en heure de Participation d'une pomme à partir d'une offre de x pommes pour y heures. C'est ludique et ça forme à faire plus tard comme les grands.

• E : Sympa comme façon de procéder.

• M : C'est qu'on en a appris des choses à partir des insatisfactions et résultats de notre mauvais vieux temps. Je ne critique pas, c'est juste qu'à force de baigner toujours dans les mêmes sphères, il est difficile de les réformer. Alors que nous, nous avons tout mis à plat pour repartir d'une base plus saine et pérenne pour créer en gardant le bon d'avant et refaire du neuf efficace à partir des mauvaises méthodes qui n'ont jamais portées leurs fruits. C'est quand même hallucinant qu'avant le Grand Soir on en soit arrivé à tenir des colloques intitulés « Culture scolaire et ennui » (le 14 janvier 2003, le conseil national des programmes a organisé à la Sorbonne ce colloque).

• E : Ben faut dire que c'était plus du bourrage de crâne que de l'éducation. Du coup, bon nombre d'enfants décrochaient sur des matières qui leur semblaient trop pointues alors que quelques années plus tard ils se régalent avec.

• M : Idem tu vois pour les langues étrangères : ça peut être le truc le plus chiant à apprendre comme le plus enthousiasmant, selon comment le savoir est transmis. Ainsi, ici on apprend d'abord à la crèche puis la maternelle l'Esperanto en chantant des chansons pour s'habituer à la prononciation autant qu'en s'amusant à faire l'artiste, puis on apprend véritablement les paroles et ce qu'elles veulent dire (même si l'inconvénient avec de nombreux vieux tubes, c'est qu'on s'aperçoit que même si la musique est bonne, les paroles sonnent … mais creux).

• E : Ma prof d'anglais faisait pareil, je m'étais régalée avec les paroles de la bande annonce de Robin des Bois.

• M : Moi ça m'avait motivé pour traduire toutes les paroles de Queen et je peux te dire que c'était pas du bidon niveau texte (surtout « Show must go on » où Freddie Mercury nous raconte sa fin de vie, qui n'est que la sienne, et que le spectacle et le monde continueront de tourner).

• E : Un grand monsieur ce Freddie, et un sacré fêtard/homme(o) de scène.

• M : Tiens, tu me fais penser qu'à cette âge là (vers 6-8 ans) les filles et les garçons prennent véritablement conscience de leurs Différences (même si rien n'a encore poussé, ils savent déjà qu'ils ne viennent pas tout à fait de la même planète, Vénus pour les uns et Mars pour les autres). Ainsi, il y a une gêne qui s'installe quasi « naturellement » entre les deux sexes, puisque chacun joue dans son coin, sans trop plus se mélanger. C'est là où le sport (qui aurait pu imaginer que je dise ça un jour) et les animations créatrices entrent en jeu pour montrer que les Différences ne sont (à cet âge là du moins) que dans la tête (et pas encore dans le slip ou le t-shirt). Ces deux activités sont mixtes pour prouver, même aux plus sceptiques, que les activités physiques ne sont pas dépendantes du taux de testostérone et que la créativité n'est pas biologiquement la chasse gardée des femmes. Les humains sont bons à tout faire, c'est juste une question de volonté et d'entraînement à l'expression du meilleur de soi.

• E : Entièrement d'accord avec toi, mais pourquoi tu dis qu'il y a une séparation des sexes vers cet âge là ?

• M : Parce que si tu fais une expérience où tu demandes à des enfants de sexes opposés de se rapprocher jusqu'à ce qu'ils jugent que l'espace entre eux devient trop intime, jusqu'à 5 ans les enfants sont presque nez à nez, vers 8 ans, il y a un mètre qui les séparent et à l'adolescence chacun avance très peu vers l'autre (ce qui explique que les filles dansent en boum et que les mecs restent comme des frustrés, scotchés au bar à picoler du champomy et à mâter les filles comme des porcs, quand ce n'est pas se foutre de leur gueule, mais au moins elles elles bougent leur corps). A Utopia, même si cette gêne est « innée » (va faire le distinguo du naturel et du culturel chez l'humain dans ce genre de chose), on fait tout pour la juguler et faire prendre conscience que nous sommes avons tout tous des êtres appartenants à l'unique race humaine, où certains sont blancs, d'autres noirs ou jaunes, d'aucuns ont un sexe apparent et érectile alors que pour d'autres il est à l'abri des regards (jusqu'à ce que la personne se sente véritablement prête à le montrer [et encore, nombre de femmes sont timides à l'idée d'un cunnilingus, même si elles changent vite d'avis]). D'ailleurs, même si il existe des équipes de sports bisexuelles {dans le sens de mixtes, bande de pervers}, on continue de faire jouer des équipes monosexuelles dans les championnats, mais elles peuvent tomber à tout moment contre une équipe du même type composée du sexe opposé. Et la victoire n'est pas toujours là où les proto-Emancipés l'attendent (et ce, sans rien prendre pour autant) !

• E : C'est clair qu'il y a des filles qui ne sont pas loin des performances masculines (genre les sœurs Williams ou Nathalie Mauresmo) alors que certains mecs sont très loin des résultats féminins (genre la traversée de la Manche à la nage où plus de femmes ont réussies que d'hommes – alors qu'ils sont plus nombreux à l'avoir tentés).

• M : Bien sûr, ça fait partie d'un grand nombre de préjugés qu'il fallait abattre, et des valeurs de Respect à s'approprier. Idem par rapport au Respect que l'on doit à son environnement et à la nourriture qu'on ne gâche pas ou qu'on ne jette pas (même si à présent, et heureusement, il n'y a plus de crèves la faim, mais quand même, c'est une question de principe par rapport aux Participants producteurs d'aliments).

• E : Voila une bonne chose, plus ça s'apprend tôt, mieux c'est retenu.

• M : C'est pour ça aussi qu'on fait en sorte que les enfants travaillent ensemble, échanges des idées, des points de vue, justement pour que le meilleur de l'humain s'exprime et que l'on puisse « corriger » les négligences des règles de bonne conduite en société. Ainsi, toutes les Communes possèdent des Centres de Loisirs Associés à l'Ecole (CLAE) pour vérifier que les gamins fassent bien eux-mêmes les exercices et qu'ils s'entraident, chacun selon son domaine de prédilection. En plus ça permet la Responsabilisation des enfants les uns par rapport aux autres car ils s'apprennent entre eux et font de leur mieux pour que l'autre réussisse. En outre, nous avons également des CLSH (Centres aérés) pour que les parents se retrouvent en tant que couple pendant que la petite joue avec ses copains/copines.
       
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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 21:18

 

Faire de l'humain un animal civilisé
Télécharger le fichier : 13-Utopia, je crois que ça va être possible


• M : Donc vers deux ans les enfants vont à la crèche. Parce qu'ils ont besoin de survivre dans ce nouveau monde, dès cet âge là, ils posent beaucoup de questions pour comprendre dans quel environnement ils évoluent et surtout comment s'y adapter. Ils ont donc à la crèche à leur disposition tout et tous ce qu'il leur faut pour s'éveiller, s'épanouir et se développer sereinement en s'amusant, découvrant les plaisirs des sens en jouant à faire la cuisine, en peignant (plutôt gribouillant, mais l'important est de créer, pas de faire du beau [et qu'est-ce que le beau puisque tout est relatif à chacun, un collier de nouille est une œuvre magnifique d'autant plus qu'elle vient du cœur]), en produisant des sons avec toutes sortes d'instruments classiques ou rigolos fait de récup'. Au passage, on détecte les retards ou troubles du développement pour intervenir le plus rapidement possible et donc limiter autant que faire se peut les conséquences à venir. Ensuite, la mission de ces lieux autant d'accueil que d'éducation à la vie en société, est de favoriser l'affirmation et la compréhension des Individus (même si ce sont des enfants, ils n'en restent pas moins des Individus et des Citoyens à part entière) tout en canalisant (sans pour autant brimer, là est toute la difficulté) leur énergie pour ne pas indisposer voire nuire à autrui. On essaye d'inculquer la gestion, plutôt que la maîtrise (demandant un travail sur la durée), des pulsions. On fait se qu'on peut pour calmer le vice et développer/protéger la vertu.

• E : C'est pas de l'embrigadement ton truc ? Ça me fait penser un peu aux jeunesses totalitaires.

• M : N'importe quoi toi, même si je comprends ton appréhension, vu le siècle manipulateur des esprits duquel nous venons. Mais ne t'inquiètes pas pour les Jeunesses Utopiennes ! Même si du passé Utopia a fait table rase, les habitants ont tout de même bien su tirer les leçons de cet insupportable passé (que l'on rejette mais que l'on n'oublie pas). Les crèches sont pourvues de professionnels en nombre suffisant et les parents viennent régulièrement prendre l'ambiance même si ils Participent directement lors des réunions à l'élaboration du projet pédagogique (certains d'ailleurs s'occupent également d'enfants, mais jamais des leurs, souci de mixité éducative oblige).

• E : Alors comme ça c'est cool !

• M : Oui, mais tu sais, même si les crèches ne sont pas là pour remplacer le rôle éducatif des parents (surtout pas, chacun à sa place et les mômes seront bien « gardés »), elles ont quand même comme prérogative de « recadrer » les enfants tant qu'il en est encore temps en leur disant pourquoi ce qu'il font est bien et les encouragent mais surtout en expliquant ce qui ne va pas (plutôt que de fermer les yeux ou pire de disputer sans justifier la réprimande). On leur fait comprendre très jeune qu'ils ne doivent pas faire à autrui ce qu'ils n'aimeraient pas qu'on leur fasse, mais qu'au contraire ils peuvent (si ils veulent, rien n'est obligatoire) faire à l'autre (bien sûr si il est d'accord de plein gré et que ça ne nuise pas à sa dignité) ce qu'ils aimeraient qu'on leur fasse.

• E : Vous avez trouvé la bonne proportion entre le Respect de l'Individualité des parents dans leur façon d'éduquer leur enfant, tout en ne perdant pas de vue le nécessaire « lissage » pour faire en sorte que le jeune Citoyen soit intégrable socialement mais en préservant sa personnalité propre.

• M : Bien sûr, contrairement aux despotiques communistes, nous ne voulons pas de clones, bien au contraire, nous voulons des gens différents qui nourriront la Diversité de demain et des débats plus étoffés. Si tout le monde est pareil, tous sorti du même moule, la vie en société devient fade et terne (même si on peut aussi dire : soit différent, … comme tout le monde).

• E : A ça c'est sûr, mais ça complique aussi d'autant plus la chose pour se mettre d'accord.

• M : Certes, mais très souvent il y a plus de choses qui nous rapprochent qu'elles ne nous éloignent !

• E : J'adhère à ce point de vue.

• M : Bon alors je continue. Pour rester dans ce registre de création/consolidation des bases de l'humain civilisé (période de deux à cinq ans), la crèche et l'école maternelle servent également à rapprocher les sexes. Bien sûr, on ne demande pas aux filles de jouer aux gendarmettes et aux voleuses, ni aux garçons de jouer à la marelle ou au sauté à la corde, mais on favorise au maximum les activités et la création de petits groupes mixtes. Même si les enfants ne sont pas encore clairement conscients de leurs différences (même si ils voient bien que les filles font pipi assises et les garçons debout), il n'en reste pas moins que nous inculquons dès ce jeune âge le Respect de la Différence de l'autre, notamment sexuée. De fait, chacun est conscient de l'inégalité des sexes, mais apprend très vite aussi que pour autant les filles ne sont pas nécessairement nulles en football et que les garçons peuvent être très bons en danse.

• E : Ah, enfin la prise en note de capacités différentes mais de possibilités identiques !

• M : Euh, oui mais encore, développe le fond de ta pensée !

• E : C'est juste que les filles ont biologiquement moins de masse musculaire (car moins de testostérone, même si elles en ont quand même), mais que certaines peuvent pour autant arriver, à force de persévérance, quasiment au même niveau que des garçons.

• M : Ok, dans ce sens là, je suis tout à fait d'accord. D'ailleurs, pour info, on considère souvent que les femmes sont plus aptes à l'effort sur la longueur, alors que les hommes sont plus efficaces sur des efforts « courts » : le sexe « faible » est marathonien, le sexe « fort » est sprinter (on voit bien ici que ces notions de sexe faible ou fort ne veulent absolument rien dire, tout dépend quel est l'activité et le type d'effort).

• E : D'autant plus qu'avec un bon entraînement presque tout le monde peut arriver à des performances élevées.

• M : Tout à fait, car même si chacun a un patrimoine génétique différent et plus ou moins « bien doté », tout le monde a des capacités insoupçonnées, qui ne demandent qu'à s'exprimer ! Ainsi, grâce à cette mixité à tous les étages, les garçons et les filles se Respectent d'avantage, ce qui prépare à une vie sociale et éventuellement conjugale plus équilibrée et Egalitaire (même si il n'y aura jamais qu'une fille pour bien connaître une fille et vice-versa [leitmotiv communautariste des homosexuels)]. On apprend ainsi très tôt aux garçons qu'on ne frappe jamais une fille, même pas avec une rose, ce qui atténue les violences conjugales ; on moralise également les futurs mâles sur le statut de la femme, qui après des millénaires ne doit plus être considérée comme un objet à assouvir ses « caprices » sexuels !

• E : Ça fait plaisir à entendre, de voir que vous prenez autant au sérieux le rôle et la place de la femme dans Utopia.

• M : C'est la moindre des choses, elles représentent un peu plus de la moitié de la population mondiale (même si il naît plus de garçons, mais leur mortalité – conduites à risques et pas que au volant – est plus élevée). Mais d'ailleurs, on considère avec autant de Respect et d'Egalité les personnes handicapées. Si notre petit a un handicap, on fait en sorte qu'il puisse Participer le plus normalement possible aux cours. Ça permet aux autres élèves d'apprendre à Respecter les Différences et à comprendre que tout le monde n'a pas la chance (car c'en est une) d'avoir un organisme fonctionnant correctement (même si aucun corps n'est parfait, il n'y aurait pas d'évolution possible sans erreur génétique) et ça rassure l'enfant de pouvoir rencontrer les autres et de se former avec ceux de son âge. Dans le cas où le handicap est lourd, on réunit plusieurs enfants connaissant ce type de problèmes et on leur donne des enseignements adaptés ou juste des activités créatrices et récréatives si ils sont vraiment trop lourdement atteints.

• E : Bonne initiative ! C'est vrai qu'avant, on avait plutôt tendance à les cacher.

• M : C'est bien malheureux. Mais aujourd'hui on reconnaît tous les Individus, quels qu'ils soient et quels que soient leurs capacités, apparence, ou personnalité. Tout le monde à Droit au Respect de son Individualité, car pour une bonne partie elle est subie.

• E : ?

• M : Bin oui, c'est toi qui as choisi la couleur de ta peau ? ta taille et ton apparence ? tes qualités et défauts ? Non, c'est le hasard de la génétique et de tes premiers moments dans ce monde qui t'ont forgé ! Alors c'est facile de s'en prendre à des « imperfections » (la perfection n'existe pas, tout est relatif je vous l'ai déjà dit x fois) mais quand on n'y peut rien, on doit faire avec (même si certaines sont améliorables) et les autres n'ont pas à se moquer, car tout le monde est concerné par les défauts de conception. Ne serait-ce que toi, comme beaucoup de femmes, tu dois avoir un sein un peu plus gros que l'autre.

• E : Peut-être, je ne sais pas en tout cas, car ça se voit pas. Par contre je sais, que tous les visages ne sont pas symétriques.

• M : Exact. Et pour ma part, pour info, j'ai un testicule qui n'est pas à sa place dans les bourses. Comme tous les garçons, mes testicules ont fait une migration du bas ventre (là où se situe chez une femme les ovaires, versions non-testostéronnés des usines à spermatozoïdes) vers le scrotum, mais un testicule s'est arrêté en chemin.

• E : A bon ? J'ai rien vu, et pourtant j'étais prêt, j'avais le nez (la langue plutôt) dessus.

• M : Nombres de défauts ne se voient pas, mais physiquement et psychologiquement ils sont bien présent et se rappellent à nous.

• E : Et si tu revenais à notre petit et à son apprentissage scolaire ?

• M : Mais bien sûr, j'y arrive de suite ! Juste pour finir sur cette notion de Différence, c'est également à la crèche et encore plus à la maternelle, que tous les petits Utopiens apprennent à parler Esperanto. D'une parce que c'est le meilleur moment pour apprendre une langue étrangère car le cerveau est alors capable d'ingérer beaucoup d'informations, de s'en souvenir sans se mélanger les pinceaux. Les enfants n'ont pas de complexe à parler une autre langue : ils apprennent en entendant parler. Mais encore plus parce que ça fait partie de la connaissance des autres et ça permet de se rendre compte que tout le monde est Différent, non seulement physiquement, mais également concernant sa langue d'expression. Ainsi, chaque enfant est conscient qu'il est une infime partie (mais tout de même importante) d'un grand ensemble multi-ethnique/culturel/linguistique, le tout regrouper dans l'unique concept d'Humanité !

• E : Du coup, vous avez reconstruit la tour de Babel !

• M : En quelques sortes oui, car tous les humains peuvent désormais facilement se comprendre via une langue internationale aisément compréhensible et apprivoisable (à contrario du français et de ses complexités grammaticales et ses innombrables exceptions qui confirment la règle).

• E : Mais les gamins parlent Esperanto/anglais avant de savoir écrire ?

• M : Oui, mais ce n'est pas gênant. On leur apprend juste que chat se dit cat (presque comme en allemand katz) en leur faisant comprendre en même temps que bon nombre de langues d'écoulent des mêmes racines. Ensuite, ils apprennent à lire et à écrire. Mais tu sais, c'est aussi à cet âge là qu'on donne des cours de philosophie sur les grands concepts de la vie.

• E : Oh ?!?

• M : Si si !!! Comme je te le disais auparavant, les gamins sont dans une phase où ils ont besoin de comprendre le monde qui les entoure et pour lequel ils doivent s'adapter pour y évoluer le plus sereinement possible. Ainsi, on Débat avec eux de grandes questions telles que la Liberté, la place des humains sur Terre et dans l'Univers, le sens de la vie et donc de la mort, la quête de soi et du Bonheur, j'en passe et des meilleurs.

• E : Mais vous leur mettez la tête à l'envers avec ce genre de masturbation de l'esprit !

• M : Pas du tout ! Figures toi qu'ils sont très demandeurs, car enfin on prend le temps de discuter sérieusement, et surtout de les écouter, sur des sujets complexes qui ne peuvent se traiter à l'emporte-pièce.

• E : Oui, en ça c'est vrai qu'au bout de quelques minutes, les questions étant si perchées mais dans le sens de poussées, que très souvent on baisse les bras devant tant de curiosité bien placée à laquelle on a du mal à répondre et on dit : tu comprendras quand tu seras grand !

• M : Et très souvent ils restent bloqués sur certains thèmes car personne n'a su leur expliquer de façon compréhensible des questions fondamentales que peu de gens maîtrisent. Pour autant, on ne donne pas de vérités absolues, mais on favorise le questionnement comme en psychologie.

• E : Comment ça ?

• M : Beh oui, quand tu vas voir un psychologue, ce n'est pas lui qui te dit comment tu dois penser et évoluer, mais il te pose des questions qui te font réfléchir, ce qui t'amènes à te poser d'autres questions, jusqu'à ce que tu ais fait le cheminement suffisamment loin pour trouver les solutions, et d'autres par la suite, par toi-même. Un psy ne fait jamais que poser les bonnes questions pour qu'on trouve personnellement les bonnes réponses. Là, on fait venir des spécialistes pédagogues pour répondre aux questions et faire réfléchir par eux-mêmes les enfants. De fait, ils développent leur sens critique et réflexif, sans attendre de papa ou maman des réponses toutes faites mais qui sont souvent à côté de la plaque, loin du vrai sens du questionnement. Et en plus ça prépare à l'Instruction, à la phase d'apprentissage des connaissances.
       
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