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T'es qui là ???

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Collectif des 12 Singes (Al LU-SINON)


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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:57

 

Charte de l'Ethique en société Libertaire, Egalitaire et Fraternelle
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Charte de l'Ethique en société Libertaire, Egalitaire et Fraternelle :

• 1) Tu n'attenteras pas ni à l'intégrité ni à la dignité physique et psychique d'autrui !

• 2) Tu ne convoiteras point ce qu'autrui utilise ou les personnes qu'il fréquente ; pour autant tu pourras, à ta convenance, céder aux avances qui te sont faites et aux propositions d'utilisation !

• 3) Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse, mais fais plutôt à autrui ce que tu aimerais qu'on te fasse (avec son accord bien sûr) !

• 4) Tu Participeras de manière énergique et engagée, ou tu risqueras en tant que profiteur des efforts d'autrui de te voir retirer les avantages d'Utopia : c'est gagnant-gagnant, sinon rien !

• 5) Participer, c'est apprendre aux autres à avoir envie de Participer ! Personne n'est indispensable, mais tout le monde est utile : De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins !

• 6) L'oisiveté est la mère de tous les vices, Prudence est la mère de Sûreté !

• 7) Les idées toutes faîtes ne peuvent s'apprécier qu'au regard de la Pratique !

• 8) Le sens Critique engendre le Libre choix, qui engage la Responsabilité !

• 9) Pas de devoirs sans Droits, pas de Droits sans devoirs !

• 10) Un bien mal acquis ne profite jamais !

• 11) Un pour Tous, Tous pour Un ! L'Union fait la force, mais il faut savoir garder son Indépendance d'esprit et d'initiative ! On n'est jamais mieux servi que par soi-même !

• 12) Tout un chacun doit assurer la promotion des vertus du Dialogue et du Débat, de l'écoute, de la compréhension d'autrui pour faire face à l'intolérance, les préjugés, la stigmatisation des Différences !

• 13) Ce qui unit est plus important que ce qui sépare ! Unité dans la diversité plutôt qu'équilibre précaire dans la standardisation ! Le Collectivisme c'est l'Unité du Multiple, divers et varié. L'humanité c'est l'Individualisation du nous Collectif !

• 14) Nous sommes tous Egaux, même si nous sommes tous Différents !

• 15) La Résistance de l'ensemble se résume à celle du maillon faible, le moins protégé ou résistant !

• 16) Se faire accepter sans s'imposer, en observant le Respect que chacun attend !

• 17) La Liberté consiste à dire ce que les autres ne veulent pas entendre !

• 18) On a le droit de demander, de refuser, mais on a le devoir de dire ce qu'on pense ! Sans Liberté de blâmer il n'est point d'éloge flatteur !

• 19) La violence et les contraintes sont un aveu d'échec par rapport au Dialogue et à la Libre acceptation !

• 20) Faire comprendre et non faire savoir, inciter à la Réflexion pour développer le sens Critique ! Avoir des idées qu'on ne nous a pas apprises, voir des merveilles qu'on ne nous a pas montrées ! L'imagination est plus importante que la connaissance !

• 21) Comme on ne peut atteindre la perfection, il faut au moins atténuer le mal ! L'humain naît naturellement bon & mauvais, c'est la société multi-individuelle qui doit atténuer le mal et encourager le Bien !

• 22) Mieux vaut ne jamais manquer du nécessaire que d'avoir en abondance du superflu !

• 23) Il faut savoir regarder les problèmes en face, sans se voiler, essayer de les comprendre (sans pour autant excuser l'inexcusable), Dialoguer et Débattre pour trouver des solutions adaptées et acceptées ! La remise en question est nécessaire à l'évolution, pour une meilleure adéquation !

• 24) Aller à l'idéal, comprendre le réel !

• 25) Les mentalités et stéréotypes sont une censure plus forte que l'officielle !

• 26) Le pouvoir est aux Citoyens, le déléguer n'est pas s'en décharger ! Il faut donner le pouvoir à celui qui ne le recherche pas et qui saura qu'en faire pour le bien de Tous ! Ce n'est pas ceux qui savent le mieux parler qui ont les choses les plus intéressantes à dire !

• 27) L'activité matérielle/productrice doit être une récréation aux activités de l'esprit !

• 28) C'est parce qu'on a peur de se dépasser que les choses paraissent impossibles !

• 29) Tout vient à point pour qui sait attendre !

• 30) Pour atteindre la vérité, il faut creuser sous la surface des apparences ! Rien n'est blanc ou noir, tout est dans la nuance de gris !!!
       
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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:55

Sérénité et Justice
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• M : C'est tout con : on débat et on vote, en Assemblée Générale, des règles Collectives. Une fois celles-ci acceptées par tous, celui qui les enfreint est jugé par un tribunal temporaire (il n'y en a plus de permanent, car les problèmes se gèrent par la médiation, et les cas échéants sont trop peu, tant mieux). Celui-ci se compose d'érudits des règles Collectives, d'un jury populaire trié au sort et des avocats du Droit. Il n'y a plus de représentant de la société (mon cul oui, des intérêts et de la morale de l'état plutôt : c'était le boulot du procureur de la république) car il pouvait injustement alourdir les peines ou bloquer des affaires. De même, les avocats sont communs aux deux parties, à charge pour eux de s'en tenir au Respect et à la défense du Droit (plutôt que de chercher des failles juridiques pour sauver leur client). Ici, seul le verdict populaire fait loi. Il se doit bien sûr d'être tempéré (et non pas « la loi est dure, mais la loi est juste », baliverne), très argumenté et surtout unanime.

• E : Et donc, les rares qui sont condamnés ?

• M : La plupart du temps, leur faute est plutôt légère et donc ils payent leur dette à la société en faisant davantage d'heures d'activité que les autres et en étant clairement identifié comme « puni », comme les élèves avec leur bonnet d'âne. L' « humiliation », si elle s'accompagne bien sûr après de gestes de réconfort pour bien marquer la fin de la punition, est la sentence qui marque le plus, sans faire trop mal. Il n'y a que comme ça que certains apprennent. Pour les crimes de sang ou infractions graves aux règles Collectives, très exceptionnels, la sentence est soit la mise à l'écart avec programme de re-socialisation (via des activités artistiques qui adoucissent les mœurs ou d'éveil à se rendre utile – aux autres et surtout à soi-même) ou pour les cas incurables, la punition suprême : la privation de Liberté, l'enfermement. Il faut bien te dire qu'avec toutes les écoles que nous avons ouvertes, nous avons aussi du coup fermé toutes les prisons (transformées pour les quelques « pensionnaires » en centre de re-socialisation où on rattrape les bases et redonne le Respect et le goût des Autres). De toute façon, n'importe quel parent ou juge te diras que l'enfermement n'est pas une solution car il crée des frustrations, déconnecte un temps de la réalité (pour la Paix des autres), mais rend la situation de retour souvent plus délicate qu'au départ.

• E : Mouais, ça me paraît très gentillet tout ça ! C'est quoi vos règles alors ?

• M : Ce sont des règles de bonne conduite en société plutôt que des lois. En fait, on a repris beaucoup d'existant de la philosophie et des dictons/proverbes pour indiquer ce qu'Utopia encourage, tolère et n'apprécie guère.

• E : Ouais mais bon, c'est plus que léger, les gens ont besoins d'être canalisé, sinon ils font vite n'importe quoi, d'autant que vous êtes très permissifs !

• M : C'est bien pour ça qu'on a peu de règles, mais qui sont suffisamment larges pour indiquer (et surtout faire en sorte que réellement nul n'ignore les règles) aux gens les limites de leurs Libertés, pour ne pas nuire à autrui en rognant sur la Liberté des autres :

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:54

S'éduquer pour mieux s'Emanciper
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• E : Si les valeurs ont changé, les enseignements et leurs méthodes aussi ? J'imagine bien que le système éducatif et de formation en règle générale ne doit plus avoir grand-chose à voir avec nos anciens bancs de l'école !?

• M : Non, en effet, c'est le moins qu'on puisse dire ! En fait, on applique les mêmes principes que dans le monde de la Participation, à savoir favoriser et développer la Coopération des Individus, plutôt que de promouvoir la compétition qui ne fait que créer stress et frustrations. Pour l'école, on a arrêté le système de notation pour encourager les enfants qui éprouvent des difficultés à prendre sur eux et à chercher à se dépasser. Car tout le monde est capable : c'est « juste » une question de confiance en soi, de pratique patiente et méthodique, d'accompagnement avec un peu de bâton (symboliquement bien sûr ; la violence ne sert à rien, sinon à créer de la frustration qui ne présage jamais rien de bon) et beaucoup de carotte.

• E : Mais c'est n'importe quoi ton truc ! Comment les gamins ils font pour savoir s'ils sont bons ou pas, connaître leur niveau, savoir dans quel domaine progresser si il n'y a plus de note ?

• M : Mais on continue les tests et les devoirs ! C'est juste qu'on souligne les erreurs, on les commente pour faire en sorte que l'enfant comprenne, mais on ne juge pas son niveau !!! Certains percutent de suite, d'autres comprennent vite mais il faut leur expliquer longtemps, s'esch a so !

• E : Et ensuite pour changer de classe ? Pour valider un niveau ???

• M : Ben quoi ! Ça prendra le temps qu'il faudra, il n'y a plus d'échelle d'âge avec des connaissances à avoir à chaque étape et liées à son âge ! Les enfants évoluent à leur gré, avec quand même des points de repères pour savoir où l'on se situe, mais les gamins peuvent passer à la classe supérieure si ils savent lire, écrire, compter, puis si ils parlent une langue étrangère, et ainsi de suite, de compétences en compétences. Les classes sont à présent fonctionnelles et non plus basées sur la date de naissance.

• E : Mais c'était pareil avant !

• M : Oui, je sais, c'est fait exprès, c'est juste pour te montrer qu'on ne considère plus le redoublement comme une fatalité ou une punition. Il n'existe plus en fait, il a été remplacé par l'idée que l'on « stagne » à un niveau jusqu'à avoir saisi les bases, puis on peut passer au niveau supérieur, mais sans notion de temps entre les deux (chacun à son rythme, mais tout le monde arrivera à une base minimum). Tout comme la formation professionnelle.

• E : Oui ?

• M : En fait, on se forme quasiment tout au long de sa vie. Pour se tenir informé des dernières méthodes, techniques ou machines, mais aussi pour se remémorer certaines compétences et rectifier des « défauts ». Nous privilégions vraiment la formule de l'alternance, dans tous les domaines. Dans pratiquement toutes les activités, l'enseignement théorique et la mise en application pratique font parties de la même logique d'acquisition des compétences : on apprend d'abord comment c'est censé se passer, et après on fait en sorte que ça marche. Heureusement, à ce niveau là les anciens nous aident en Partageant leurs connaissances et leur expérience. Dans l'autre sens, les petits jeunes apprennent aux vieux l'utilisation des nouvelles technologies. Ainsi le savoir du passé reste utile au présent, et l'appropriation des nouveautés peut se faire aisément par toute la société, surtout ceux qui ont du mal à s'adapter à la Révolution technologique. La transmission des savoirs est très importante et même primordiale à Utopia. La connaissance est une vraie richesse, à contrario des cailloux qui brillent.

• E : Tout ça c'est bien vrai mon p'tit gars ! Ça parait tellement beau. Mais comment vous tenez les gens, quelles sont vos lois, comment gérez vous les rapports humains ? Si quelques uns déconnent, il doit bien y avoir une Justice. Comment vous l'avez organisé ?

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:53

… ET DONC DE l'argent !!!
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• M : Très bonne question, merci de l'avoir posée !

• E : Mais encore ??? Si vous vouliez vous Emanciper, il fallait arrêter l'égoïsme ambiant de fin de millénaire. Dans l'autre monde, c'était vraiment chacun pour sa gueule et Dieu pour tous !

• M : Ouais, sauf que dieu était surtout pour que le meilleur gagne ! Mais sinon c'est vrai que nous étions, même en matière de mieux-vivre, en compétition totale et absolue entre groupes humains. Ceux qui trouvaient un truc utile s'empressaient d'y apposer un brevet pour que personne n'en profite, sauf moyennant finance.

• E : Ça me faisait vomir quand je voyais que l'Afrique et autres contrées assistaient, impuissantes, à la décimation de leur jeunesse (et autres forces vives, c'est toujours les meilleurs qui partent les premiers). Alors que les nordistes étaient plutôt bien soignés, les sudistes pouvaient crever la gueule ouverte ; ils n'avaient pas assez d'argent (« normal », depuis le temps où les pays du Nord pillaient les ressources à leur profit et pour les dictateurs qu'ils avaient mis en place pour assurer la stabilité – plutôt le chaos vu les tensions exacerbées – des pillages) donc ne méritaient pas de vivre (vision des industriels pharmaceutiques, épaulés par les politiques qui ont laissé faire).

• M : C'est sûr qu'avec tout le pognon que les oligopoles pharmaceutiques engrangeaient, ils auraient pu faire un geste : mais le capitalisme ne fait jamais de social, c'est sa règle d'or, quoi qu'il en soit et qu'il en coûte : rien à foutre des autres, t'as qu'à payer ; si tu ne peux pas tant pis pour toi, c'est ton problème ! C'est bien toute la cruauté des brevets !!!

• E : Oui, enfin, je me rappelle aussi que par rapport à ça, il y avait pleins de gens qui contournaient le système (autant que possible) en brisant les brevets et autres propriétés intellectuelles pour les mettre à disposition de tous !

• M : Tout à fait, heureusement que ces gens étaient là ! Vive les Indisciplinés qui font tomber les disciplines non seulement absurdes mais aussi inhumaines ! Ton exemple avec les médicaments était très bon, car il révèle pour des questions morales (de santé) des positions amorales (seul l'argent permet de se soigner). Et c'est tout aussi applicable à d'autres brevets, moins sensibles mais aussi importants : les technologies liées au développement durable (car la propreté et le Respect de l'Environnement ne sont pas négociables), la Culture (si les philosophes Grecs avaient breveté leurs idées, peut-être que la Démocratie Athénienne n'aurait pas vu le jour, et sûrement pas sous sa forme si épanouie). En somme, toutes les innovations, tant technologiques qu'intellectuelles, devaient profiter au monde entier et non aux seuls possédants et personnes suffisamment bien pourvues.

• E : Hum, je comprends bien là le choix de civilisation : soit une société égoïste où ceux qui trouvent génèrent de l'argent pour leur pomme au détriment de l'Intérêt Général, soit un Mutualisme où tout ce qui peut être utile à l'Humanité est mis gratuitement à sa disposition pour le Bonheur de Tous (la contrepartie, non financière, étant assurée par un total Libre Accès à ce qu'on fait les Autres).

• M : Très juste, et c'est en cela que l'autre monde à basculer vers l'Anarchie Collective et Mutuelle, justement parce que devant l'urgence de notre civilisation qui détruisait plus qu'elle ne construisait, il fallait que toutes les bonnes idées et intentions se Fédèrent et se complètent pour trouver des solutions adaptées. Chose possible que s'il n'y a pas de barrière entre ceux qui cherchent, ceux qui trouvent, ceux qui utilisent et ceux qui éliminent / recyclent. Ainsi, la notion d'argent était d'elle-même remise en cause. Obligatoirement, pour que notre nouveau système d'échange fonctionne (sans contrepartie financière), il fallait non plus que les uns travaillent pour les autres, mais que les uns Participent avec les autres : l'un produit des médicaments, l'autre du pain, un troisième des machines, un quatrième de la musique et tous bénéficient des produits/services de chacun. La Coopération a toujours été plus avantageuse sur le long terme que la compétition. Les uns bénéficiant des bienfaits de tous les autres, il n'y a plus de notion d'égoïsme de l'intellect (il ne faut d'ailleurs jamais oublier que l'on est « intelligent » que grâce et par les autres, car tout ce que nous savons est une évolution de la pensée Collective depuis l'aube des Temps) et tout le monde profite des progrès de chacun.

• E : Tu peux rentrer dans le détail de ce monde sans argent, parce que même si je pouvais le souhaiter, je n'avais jamais réfléchi à son éventuelle mise en place.

• M : Beh quand tu sais que l'argent coûte cher à gérer et qu'il faut beaucoup de monde pour vérifier que la monnaie sonnante et trébuchante soit encaissée (alors qu'il y a tellement de choses plus utiles à faire), tu te dis qu'on peut faire mieux ! C'est relativement simple en fait : si on considère, à juste titre, que le temps c'est de l'argent, Utopia a donc pris le problème par l'autre bout en définissant que l'argent c'est du temps.

• E : Pour l'instant je te suis !

• M : Bon, alors je continue. Donc, comme l'argent c'est du temps, il suffit que tout le monde travaille comme avant (en terme de temps) pour avoir accès à une quantité définie de biens et services en relation avec le temps de production effectué.

• E : Jusqu'ici tout va bien, mais plus dure pourra être la chute. Développe, je t'écoute !

• M : La vraie différence à Utopia, c'est que tout le monde doit Participer, non pas en échange de la stricte valeur marchande du temps passé, mais pour avoir Librement accès à l'ensemble des prestations produit par les autres Participants !

• E : Je comprends pas là.

• M : Pour revenir à notre autre monde, tu bossais 8 heures à raison de 8 € de l'heure et tu pouvais donc t'acheter pour 8*8 = 64 € de biens de consommation. A Utopia, tu Participes 8 heures et tu prends en échange ce que tu veux puisque tout est en Libre accès en contrepartie de l'effort de Participation fourni !

• E : Mouais, mais du coup c'est la razzia et on passe dans un système d'hyperconsommation !

• M : Beh non, c'est pas parce que tout est gratuit (en échange d'heures de Participation) que tu vas mettre une télé dans les toilettes ou que tu achèteras 3 baguettes de pain si tu n'en manges qu'une !

• E : Beh si, pourquoi pas ?

• M : Bien sûr que tu peux le faire, personne ne l'interdit, mais il n'y a eu que quelques abus au début, justement parce que tout était à profusion et que tout le monde souhaitait en profiter, mais maintenant que les choses sont installées, les gens font vraiment en fonction de leurs besoins puisqu'ils savent qu'ils peuvent se resservir et prendre du rab autant de fois qu'ils souhaitent !

• E : Peut être que les gens n'abusent pas en quantité, mais alors ils le font en qualité !

• M : Complètement !!! Mais pour autant ils n'en abusent pas. J'imagine que tu sous-entends que tout le monde voulait, par exemple, avoir une Ferrari. Bien sûr, tout le monde veut en profiter et avoir une belle voiture, mais aller tous les jours au boulot en Ferrari ça casse le dos et ce n'est pas pratique. Du coup, seule compte la dure loi du capitalisme : seule les meilleurs restent, non plus par rapport à des prix pas chers, mais uniquement en se basant sur la qualité. On achète plutôt une class A qu'une twingo, vu qu'il n'y a plus de différence de prix.

• E : D'accord, donc soit la twingo évolue pour être compétitive en termes d'attraits, soit ?

• M : Soit l'usine s'adapte pour produire, de manière Indépendante, des class A. Les Utopiens s'en fichent du modèle de leur véhicule, seul compte son adéquation avec la demande. En fait, il n'y a plus de compétition entre marques ou autres, mais juste entre différents projets, où ce n'est plus le puissant qui gagne (car il investit à fond en marketing ou casse les prix) mais véritablement le plus efficace et adapté ! La même meilleure preuve que l'Anarchie marche, c'est le capitalisme !

• E : Hein, tu peux me la refaire celle-la ?

• M : En fait, les deux fonctionnent sur la totale Liberté (l'origine des Libéraux se trouvent dans les Contestations du XIXè siècle, à Gauche et au centre droit) Individuelle, sauf que le capitalisme sanctionne par l'argent et le pouvoir, là ou l'Anarchie laisse faire tant que cela correspond à un besoin (« rentable » ou non) et répond aux valeurs de la société (humaine s'entend bien sûr). Les deux systèmes visent l'efficacité optimale en répondant au mieux aux besoins (exprimés ou non). La différence de taille c'est que le capitalisme est sans foi ni loi et que sa devise est « que le meilleur gagne », là où l'Anarchie permet même au petit de s'épanouir avec pour leitmotiv que « l'important est de Participer ».

• E : Et tout ça tient comment ?

• M : Par le fait que tout le monde (en tout cas ceux qui souhaitent bénéficier du système) Participe, à son niveau, en fonction des ses compétences/capacités et de ses envies !

• E : Mais du coup tout le monde veut être artiste ou faire ce genre de métier attractif.

• M : Non, d'une parce qu'être artiste ça ne s'invente pas et que la sanction du public peut être radicale. Si tu veux, il n'y a pas d'organisme qui sanctionne l'utilité ou non de la Participation de chacun. C'est à tout le monde de savoir si il est utile à la société et si son activité l'épanouie autant qu'elle devrait, sinon il change ! En plus, vu que nous sommes dans une civilisation de Solidarité, et non d'assistanat, les gens veulent bien s'entraider, mais pas au profit de crevards qui ne rendraient pas la pareille. Au-delà de ça, on a remplacé partout où c'était possible les humains par des machines (caissières remplacées par un lecteur de code barres pour gérer le stock, automates électroniques à la place des travailleurs à la chaîne), afin d'employer les personnes a des tâches plus intéressantes (et moins fatigantes) pour elles et utiles à la Collectivité. On retrouve ainsi davantage de personne pour s'occuper des enfants et des vieux, entretenir les espaces verts, effectuer des travaux d'aménagement ou de réparation.

• E : Peut-être, mais il doit y avoir pleins de boulots que personne ne veut faire !

• M : Bien sûr, mais déjà vu que tout le monde Participe, le temps de Participation a été ramené à 20 heures par semaine (à organiser comme l'on souhaite, en fonction des besoins et de ses collègues) et les métiers contraignant ou nécessitant de grandes compétences ont vu leurs horaires ramené à 16 heures hebdomadaires, justement pour encourager les vocations. Si tu trouves qu'ils sont privilégiés, rien ne t'empêche de le faire aussi ! En plus, on amplifie la motivation de tous les Participants avec des points retraite pour partir plus tôt du monde actif pour profiter davantage du monde récréatif.

• E : Par contre, je suis sûre que vous devez galérer pour trouver des entrepreneurs, des gens prêts à prendre des risques pour lancer des projets !

• M : Même pas !!! D'abord parce que tout est fait (notamment d'un point de vue administratif) pour faciliter la vie à ceux qui tentent des expériences (qu'elles marchent ou pas, elles enseignent beaucoup de choses et à tout le monde) car les bienfaits pour l'individu comme pour la société peuvent être importants. En plus, preuve que l'argent n'est pas le moteur essentiel de l'humain, beaucoup d'entrepreneurs connaissaient de terribles difficultés (surtout au démarrage) et le fait de vivre correctement de son activité était loin d'être garanti ! En outre, c'est souvent dans les associations ou autres structures, que les gens se donnent à fond … en tant que bénévoles. Pour les gens, le plus important était : la sécurité de l'emploi (fonctionnariat), l'intérêt pour son travail, la rémunération (25%), le temps Libre. Et l'autre chose, c'est que toute la Collectivité peut aider et que vue qu'il n'y a pas de crainte à avoir sur ses moyens de subsister si on Participe à une quelconque réalisation (matérielle ou non), n'importe qui peut s'Associer à des porteurs de projet (et on verra bien ce que ça donnera, si ça marche c'est bien, si ça marche pas tant pis, on n'en fera pas une maladie). Le plus important dans tout ça, c'est d'accompagner les gens, de leur donner toutes les connaissances dont ils ont besoin.

• E : Et au final t'as pas répondu à ma question : si il n'y a plus de propriété privée, au profit d'une propriété d'usage, est-ce qu'on peut dire du coup qu'il n'y a plus de riches car tout le monde est devenu riche ???

• M : En fait ce que je voulais dire c'est que de la propriété privée découlait la totalité des rapports hiérarchique et de soumission, entre celui qui possède et ceux qui n'ont qu'eux-mêmes comme marchandise d'échange (de par leur force, leur habileté, leur intelligence, …, bref selon leurs compétences et capacités). Aujourd'hui les choses sont différentes car vu que tout le monde « possède » ce qu'il utilise et que tout un chacun se rend utile sur le marché de la Participation, n'importe qui a des conditions matérielles de vie correctes. Tout le monde n'est pas devenu riche (vu que tout est gratuit), mais plus personne n'est pauvre !!!

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:52

De la propriété privée… et donc de la répartition de l'argent
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• M : Dans toutes les constitutions, depuis que la civilisation est monde, la propriété privée a toujours été inaliénable … jusqu'à Utopia ! Par contre, il faut bien comprendre que la propriété privée est clairement à la base de toutes les inégalités et aliénations sociales !!!

• E : En quoi ?

• M : En quoi ?!?!?! En que beaucoup possédaient des terres, des droits de passage, des accès à l'eau et autres privilèges hérités de leurs ancêtres mais qui étaient complètement injustifiés !

• E : Ben non, pourquoi ? Puisque ça venait du passé, ça veut juste dire que d'autres c'étaient cassés le cul pour obtenir tout ça !

• M : Non, parce que la Révolution, bourgeoise de 1789, a abolie les privilèges (du moins pour les deux états possédant – noblesse et clergé –, cette autre classe s'en étant alors crée sur-mesure de nouveaux) mais s'est empressée (car les bourgeois étaient aussi de grands propriétaires terriens) de maintenir et même de sacraliser la propriété privée, vol du bien commun au profit des intérêts particuliers comme disait Proudhon !

• E : Peut-être, mais je vois pas ce que ça à voir avec les problèmes du IIIè millénaire !

• M : Ça a à voir déjà avec la spéculation immobilière et foncière !!! Non seulement une usine pouvait s'implanter n'importe où sans considération des attentes et réflexions des Citoyens riverains puisque n'importe quel propriétaire pouvait vendre à n'importe qui, mais surtout ça alimentait la pénurie de terrains et des logements. Dans le cas des terrains, beaucoup de jeunes qui souhaitaient vivre de la terre (directement ou qui en avaient besoin dans le cadre d'activités annexes) éprouvaient de grandes difficultés pour s'installer. Leur motivation était là, mais il suffisait qu'un plus riche qu'eux, qui voulait également produire ou juste attendre que les prix continuent à flamber (genre Depardieu dans le vignoble languedocien), surenchérisse pour que celui-ci qui avait déjà un patrimoine s'enrichisse, au détriment du pauvre qui voulait juste vivre un tant soit peu décemment de son activité.

• E : C'est ce qu'on appelle la loi du marché, que le plus fort ou le mieux pourvu gagne !

• M : Et que les autres marchent derrière lui ou crèvent ! Justement on n'en voulait plus de ce genre de système. Ce qu'on voulait c'est que chacun ait sa chance pour créer son activité et pas que les faibles travaillent tous pour les forts, comme avant. D'autant plus qu'avec l'aménagement du territoire en infrastructures de communication et de transport rapide (avions et TGV), bon nombre de gens du cru éprouvaient le plus grand mal à se caser à juste prix.

• E : C'est la rançon de la gloire quand on habite une belle région, il faut du soleil pour tout le monde !

• M : Bien sûr, je n'ai pas dit le contraire, mais comprend bien aussi (sans faire de préférence régionale) que les locaux qui travaillent dans le coin ont un intérêt prioritaire à se loger décemment et ce à des prix corrects, que des Parisiens ou autres qui ne vont dans leur belle maison qu'une fois de temps en temps (maison secondaire, ça veut dire ce que ça veut dire). Surtout qu'encore une fois, beaucoup avaient repéré le bon filon et avaient acheté au ras des pâquerettes des quasis ruines pour les retaper et les revendre avec une très belle plus-value.

• E : Normal si ils ont sué sang et eau pour refaire à neuf un bâtiment délabré !

• M : Oui, sauf qu'ils faisaient encore une énorme bascule commerciale, juste parce que pendant qu'ils rénovaient, les prix grimpaient tout seul, donc à la vente, au prix justifié de la remise en état s'ajoutait celui de la flambée spéculative. Du coup, les locaux devaient essayer (chose peu évidente, car il n'y avait pas des masses de maisons habitables, à des prix corrects, puisque c'étaient elles qui étaient parties en premier) de se débrouiller pour se loger là où ils pouvaient, quitte à faire des bornes dans la montagne pour aller sur leur lieu de travail. Je me souviens d'ailleurs qu'il y avait un éleveur de brebis qui ne pouvait louer de terrain (pas de sou) pour faire paître son troupeau, chose qu'il fit sur la propriété d'une dame de la haute qui avait hérité de ces terres. Elle ne venait jamais en province, n'utilisait pas son terrain, mais elle gagna en procès contre cet honnête travailleur, alors que le code agricole précise bien, depuis 1945, que des terrains agraires laissés en friche peuvent être réquisitionné. Tout comme les appartements, sachant que presque 10% étaient dans ce cas à Paris, alors que les gens avaient du mal à se loger correctement.

• E : Et comment vous faîtes vous alors ?

• M : On y est allé avec des pincettes, parce que dès qu'on souhaitait parler sérieusement de remise en cause de la propriété privée, tous les boucliers se levaient, alors que c'était la base même de l'exploitation de l'humain par l'humain, sur le fondement aussi injuste que l'héritage du passé. La Révolution de 1789 avait bien réussi à exproprier l'église de ses bâtiments (que le Peuple avait construit) et de ses biens (que le Peuple avait financé). En fait, on a organisé beaucoup de débats pour prendre les points de vue de différents interlocuteurs et types d'acteurs sur ce genre de sujet. On s'est alors rendu compte que les gens avaient peur car ils pensaient qu'on allait les virer de chez eux pour installer d'autres personnes, comme ça, du jour au lendemain. Alors qu'en réalité, ce que nous souhaitions c'était redéfinir civilisationnellement la notion de propriété !

• E : Justement, c'est quoi alors votre point de vue à ce sujet ?

• M : Notre point de vue c'est que tout ce qui n'est pas utilisé par autrui appartient à tout le monde !

• E : Je vois le genre, du coup rien n'appartient à personne, tout appartient à tout le monde. Mais si tout est donné comme ça, pourquoi se faire chier dans la vie ?

• M : Parce que tout n'est pas donné comme ça, comme tu dis, c'est plutôt prêté avec obligation de maintenance et qu'on se doit de garder une certaine logique entre ses envies et ses besoins ! Et puis on pratique quand même une certaine forme de méritocratie (autant que de Solidarité) pour départager plusieurs demandes sur une offre. A présent, les logements sont distribués en fonction du nombre de personnes qui souhaitent y habiter et de leurs caractéristiques (célibataire, couple sans enfant et qui en veut ou pas, famille recomposée, famille nombreuse, personnes âgées). L'offre de logement s'adapte à la typologie des demandeurs et à leurs besoins. Du coup, on ne voit plus de couple sans enfant et qui n'en veut pas habiter un F5 alors qu'une famille nombreuse s'entasse dans un studio. C'est juste une question de logique et d'équilibre entre l'offre et la demande. Dans d'autres domaines, des objets sont à la Libre disposition des personnes, dont elles ont la charge et la responsabilité, jusqu'à ce qu'elles ne les utilisent plus. Plutôt que de faire comme les sales gosses qui braillent parce qu'un autre joue avec leur jouet alors qu'ils ne le regardaient même plus (on veut toujours ce qu'on n'a pas, on ne veut jamais ce qu'on a déjà), maintenant les jouets appartiennent à la Collectivité (c'est-à-dire à tout un chacun) et n'importe qui peut s'en servir tant qu'il en a besoin (en préservant et garantissant la future utilisation par d'autres, autrement dit, en prenant soin des biens de la Collectivité), ensuite ça tourne ! Pour les terrains c'est pareil : c'est la Collectivité qui vit autour de ces terres qui en a la charge, à elle de choisir les bons projets pour le Respect de son environnement et de son développement. Et encore une fois, celui qui construit possède, du moins tant qu'il en à l'usage.

• E : Mouais, en tout cas, ça n'engage pas les gens à produire, si le fruit de leur travail peut leur échapper !

• M : Mais tu crois que c'était comment avant, faut que t'arrêtes de déconner ma belle !!! Tu crois que les artistes faisaient quoi quand ils signaient avec une major ? Ils cédaient leurs droits d'auteur pour récupérer les miettes des ventes, après les coûts exorbitants du rouleau compresseur du marketing/communication. Idem pour les inventeurs et autres découvreurs de toute sorte. Je comprends bien ta réflexion, elle témoigne des errements d'une époque sombre. Mais ici nous appliquons le Collectivisme, pas le communisme autoritaire. Même si la propriété est à tous, chacun gère ce qu'il fait de son bien d'usage (dans le Respect de règles contractuelles) : la mise en commun signifie que tout est figé dans un moule normé, alors que nous privilégions l'esprit d'innovation et d'engagement par une réelle Indépendance.

• E : Mais tout ça, c'est des cas très particuliers. Et dans l'économie de tous les jours et de monsieur/madame tout le monde ?

• M : Ce n'était pas mieux. Un patron monte sa boîte, il en chie des ronds de chapeau, puis il commence à employer et fait alors comme le bizutage : j'en ai chié pour que ça marche, maintenant que c'est le cas, je t'embauche, mais ne crois pas que les choses seront plus faciles pour toi que ça ne le fut pour moi !

• E : Ce qui est normal, car les employés arrivent dans une entreprise qui tourne correctement, justement parce que d'autres ont essuyé les plâtres auparavant. En soi, ça ne me choque pas plus que ça !

• M : Mais c'est clair que certains ont fait d'énormes efforts et de sacrifices pour que l'entreprise fonctionne, mais après il faut bien comprendre aussi que c'est les employés, leur motivation et leurs compétences qui font que la société peut se développer et gagner des parts de marché. Malheureusement, très et trop souvent, l'employeur effectue de nombreuses pressions sur le travail bien fait (normal, pour ne pas casser les efforts de celui qui a monté la boîte, mais quand même), crée du stress à l'efficacité (j'ai travailler comme un fou sans compter mes heures, tu dois faire sinon pareil, au moins aussi bien dans la motivation), le tout avec un comportement de grand manitou-patron (j'ai réussi, je suis le plus fort, c'est moi le boss). Si tu pimentes le tout d'une différence énorme de salaire (alors que si l'entreprise est là où elle en est c'est grâce à celui qui a monté et lancé sur les rails la boîte, mais pour qu'elle reste bien positionnée et s'améliore, c'est aussi grâce au travail des employés, où leur salaire est une infime miette de la valeur – et donc du bénéfice – produite : le boss roule en Mercedes, les employés qui font que la boîte tourne et se développe, en Fiat), tu comprends bien que le fonctionnement n'est pas juste, du moins dans la pensée utopienne.

• E : Beh ouais mais bon, qu'est-ce que vous proposez vous alors ?

• M : Déjà, on favorise à fond la création de Coopératives, où il y a plusieurs associés à un projet, et où tous les employés peuvent à terme faire parti des actionnaires. Non seulement ça facilite la création d'activité car les risques mais aussi, et surtout, les compétences sont associés pour plus d'efficacité, mais en plus ça motive d'avantage les porteurs de projet car ils savent que leurs Partenaires (plutôt qu'employés) seront véritablement engagés dans la réussite de l'expérience.

• E : Et pour ceux qui veulent monter leur boîte tout seul ? Parce que autant c'est difficile et exigeant de porter à bout de bras un projet mais au moins on le fait comme bon nous semble, autant être à plusieurs peut ralentir le développement par la prise de décision stratégique en débats !

• M : Certes, mais ceux qui veulent partir seul à l'aventure peuvent le faire, rien ni personne ne les en empêche. Par contre, une fois l'entreprise lancée, il faut bien que la personne comprenne que si elle a beaucoup à gagner en embauchant des gens, en tant que créateur de développement, elle doit les considérer non pas comme ses esclaves à sa solde, mais bien comme des Partenaires dans la réussite du projet. Tout seul, même le plus grand génie n'est pas grand-chose : l'Union fait la force, mais les Participants doivent être considérés comme des Partenaires et doivent en cela voir leurs compétences et leur motivation clairement reconnus. Ceux qui restent dans le navire ne doivent pas être considérés comme des mousses, mais bien comme des coéquipiers du capitaine, qui ne peut pas jeter son bateau sur les rochers en prenant des décisions à l'emporte-pièce contre l'avis de son équipage !

• E : Je suis déjà un peu plus d'accord avec ta vision des choses. Mais tout ça concerne plutôt la redistribution de l'argent que la propriété privée en tant que telle.

• M : Oui, sauf que l'un découle conceptuellement de l'autre !

• E : La richesse des uns provient de l'usurpation privée de la propriété de tous ? C'est ça que tu veux dire ??? Donc s'il n'y a plus de propriété privée, au profit d'une propriété d'usage, est-ce qu'on peut dire du coup qu'il n'y a plus de riches car tout le monde est devenu riche ???

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:50

De la Fédération en Démocratie Directe
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• Esperanta : J'imagine que vous avez utilisé les leçons du passé sur la mise en place des dogmes et de leur Contestation tout au long de l'Histoire, pour définir comment vivre sans contraintes autres que celles Librement déterminées et acceptées par la société ?

• Moa : Je n'aurai pas dit mieux ! Bien évidemment, si tu veux combattre quelque chose efficacement, il faut déjà connaître son ennemi et encore mieux son histoire pour définir ses points faibles. Une fois qu'il est terrassé, il est bon de se souvenir des conditions de naissance du système que l'on a rejeté pour en développer un nouveau et s'assurer que celui-ci sera meilleur pour le genre humain et les autres animaux qui nous entourent, tout autant qu'il sera maîtrisable dans ses toujours possibles dérives.

• E : Alors, maintenant que tu m'as expliqué en long, en large et en travers toutes les péripéties de l'autre monde, tu vas peut-être enfin pouvoir me dire comment fonctionne Utopia, cette civilisation du Bonheur Universel pour tous les êtres vivants sur cette si belle planète bleue !

• M : Maintenant je peux, en effet ! Mais tu comprends bien que j'étais obligé de te faire ce rappel en masse de l'Histoire de l'autre monde pour bien saisir le besoin de changement radical attendu par l'humanité depuis des millénaires (et très mal raconté dans les livres scolaires, et pour cause, les états ne voulant pas que nos chères petites têtes en sachent trop et deviennent Contestataires) et comment procéder à la mise en œuvre d'un système fondamentalement différent en quelques temps.

• E : Oui, mais maintenant j'aimerai bien qu'on passe aux choses sérieuses, que tu m'expliques le monde tel qu'il est aujourd'hui, le passé c'est le passé comme tu le disais si bien toi-même.

• M : Ok d'accord ! Bon, beh je crois que le mieux c'est d'attaquer d'entrée de jeu par le gros morceau ! Je m'en vais donc t'expliquer comment nous sommes passés en l'espace d'un an et une nuit d'une république élitiste néocoloniale centralisée à une Démocratie Directe(ment) Populaire Humaniste et Fédérale, en faisant une transition par une Démocratie Participative !

• E : Ça peut effectivement être une bonne entrée en matière !!!

• M : Oui, d'autant plus que tout le reste découle (normal puisque ce fut la décision du Peuple) de cette vision en réseau réactif (et inter-actif, dans le sens où toutes les structures s'élaborent en Partenariat avec les autres) plutôt qu'en pyramide lourde de psychos rigidités. Aujourd'hui, nous appliquons strictement la Démocratie dans le sens où le pouvoir du Peuple est géré par le Peuple et pour le Peuple !

• E : Qui est loin d'avoir toujours raison. Comme disait Coluche, c'est pas parce qu'on est les plus nombreux qu'on a forcément raison et les autres torts !

• M : Entièrement d'accord !!! Mais déjà, ici, les gens sont informés dans les moindres détails concernant les aspects liés, directement ou indirectement, aux décisions qu'ils doivent prendre. Toujours dans cette idée de ne plus forcément suivre ceux qui sont censés savoir pour les autres, le Peuple ne se positionne plus qu'en fonction de son analyse, éclairée !

• E : Ouais, d'accord, je vois le genre ! Tout le monde se met dans un rôle d'expert qu'il n'est pas et du coup ça peut devenir n'importe quoi avec des choix impulsifs plutôt que mûrement et conséquemment réfléchis.

• M : Mais non ! D'une, comme je te le disais auparavant, les Citoyens sont informés de manière contradictoire pour qu'ils puissent se faire une idée, en amont même de toute considération décisionnelle.

• E : Beh du coup ça embrouille encore plus les esprits, puisque rien n'est jamais ni complètement bon ni absolument mauvais, tout est toujours dans la nuance. Et connaissant les pochetrons qui déblatèrent sur la politique au bar PMU chez Yvonne du coin, la finesse d'analyse politique est pas franchement au rendez-vous des soifards !

• M : Et non, parce qu'en fait, une fois qu'ils ont tergiversé sur le blanc et le noir d'un sujet, ils Participent à un débat animé par de vrais experts et spécialistes de toutes les disciplines concernées par la préoccupation du jour. Même eux ne sont pas forcément d'accord entre eux, ce qui fait qu'on ne pourra pas accuser le Peuple d'avoir pris une « mauvaise décision » puisque même ceux qui savent n'ont pas tranché. Ensuite il y a la séance des questions/réponses, où très souvent des interrogations qui pourraient paraître naïves s'avèrent être lourdes de sens. Enfin, on procède à des ateliers en petit groupe où les esprits se tempèrent mutuellement (autant qu'ils peuvent s'exalter), mais toujours avec la présence d'un spécialiste là pour rétablir la réalité des faits (si besoin est, ce qui n'est pas souvent le cas puisque les gens sont informés en amont et que le net est toujours à disposition). Le vote de la décision ne se fera lui qu'avec une nuit (qui porte souvent conseil) et un jour d'écart, pour éviter les jugements et pressions à chaud. Chez nous, les choix se mûrissent et se définissent à froid, comme les meilleures huiles. Au pire, si 60% des spécialistes jugent que le Peuple réagit de manière démesurée, la décision peut être bloquée jusqu'à ce que les débats permettent de trouver une solution plus juste et équilibrée.

• E : Mouais, mais tu m'ôteras pas de l'idée que tout le monde n'est pas à même de prendre en toute connaissance de cause des choix cruciaux, en utilisant sa raison plutôt que ses sentiments !

• M : Mais je n'ai jamais dit le contraire. Pour autant, à partir du moment où les Citoyens sont informés de façon contradictoire sur différents aspects et conséquences d'un même problème à trancher, chacun est capable de prendre une décision éclairée par des spécialistes et motivée par son intime conviction. Pour info, ça ne se passait pas très différemment dans les anciens tribunaux avec le jury populaire.

• E : Oui, c'est sûr. Mais la politique ne passionne pas tous les gens, à contrario des faits divers qui reflètent l'être humain, sa bassesse et la société qui l'a engendré !

• M : C'est clair, mais tout le monde fait de la politique, et souvent, sans même le savoir ! Gérer un budget mensuel pour payer son loyer et faire des choix d'achat, tenir un portefeuille boursier ou un compte bancaire en bon père de famille (comme disait l'autre, p'tite crotte), manager sa famille selon les besoins et envies (voire caprices) de chacun, vivre et travailler avec les autres en composant selon la personnalité de chacun, ses propres intérêts et son mode de fonctionnement ! Tout ça demande beaucoup d'analyse, de réflexion, de compromis et finalement de décision pour définir un choix, qui lui-même devra potentiellement être imposé (ce qui veut dire que la méthode n'a pas été forcément la bonne, car toute décision doit, au moins, avoir un minimum de consentement de la part de chacun, ou au moins du plus grand nombre, sinon ça ne peut pas marcher sur le long terme).

• E : D'accord, mais c'est impensable que les Citoyens suivent tout le processus de décision, du vote jusqu'à la validation de la mise en œuvre !

• M : Ça oui !! En fait, les votants définissent les orientations à prendre, suite à des débats contradictoires, puis ils désignent, sur la seule base des compétences avérées et des mérites envers le Peuple, une commission chargée de mettre en pratique les choix entérinés par l'Assemblée Générale. Ensuite, il y a toute une série d'aller-retour pour analyser les évolutions et adapter les attentes si besoin est.

• E : Oui, ça se tient, mais faut pas oublier non plus que tout le monde n'a pas envie de s'exprimer !

• M : A ça c'est sûr ! Mais au moins tout le monde à la possibilité de le faire, et en permanence. De notre temps ce n'était qu'une fois tous les 5 ans, maintenant c'est quasiment tous les jours. Mais on n'est pas en Scandinavie où le vote est obligatoire : ici on dit que la parole est aux gens, ils n'ont qu'à la prendre. Si ils ne veulent pas s'exprimer et faire entendre leur voix Citoyenne, tant pis pour eux. Ici on rappelle bien aux gens qu'en l'autre monde on ne leur demandait pas leur avis mais juste de valider un plan de communication politique (même pas forcément des idées ou orientations), leurs opinions ils les donnaient de toute façon, mais au comptoir ou au cours des repas. Alors qu'à Utopia, on demande l'avis des gens qui auront à vivre avec les décisions prises, ensuite si ils n'ont pas envie de donner leur point de vue, libre à eux, mais ils ne pourront pas dire qu'on a décidé à leur place ou dans leur dos. On n'est pas là pour juger, mais juste pour que chacun Participe, à la hauteur de ses motivations et engagements, à définir la vie de la Cité et de la Fédé !

• E : Beh parlons en de la Fédération. Comment ça marche ton truc ? Parce que depuis que la France est France, le pays a toujours été centralisé à fond que je sache !

• M : Depuis le roi « soleil » (qui ne brillait pas par son amour du Peuple, mais plus de ses nombreuses maîtresses) ! Sinon les autres rois avant lui avaient galéré pour instaurer et surtout crédibiliser un pouvoir central fort.

• E : Sûrement, mais si la république a toujours été déclaré une et indivisible, c'est bien pour une raison !

• M : Oui, rassembler pour mieux régner ! Comme chez les cocos, le pouvoir central de l'état n'a jamais pu supporter l'idée de partager ses prérogatives et ses compétences décisionnelles ! Ç'aurait été l' « amoindrir » selon la pyramide jacobine en place depuis 1789, alors qu'on a bien vu par la suite que le système centralisé se sclérosait de lui-même, tout seul comme un gland ! Il est vite devenu psychorigide car éloigné du réel, dans ses hautes sphères où nos dirigeants sont censés tout savoir, mais où ils ne peuvent rien faire car ce n'est pas eux qui décident mais c'est toujours l'échelon supérieur. Jusqu'à arrivé au sommet de l'édifice, où l'on a tellement de choses à gérer que tout prend énormément de temps et les décisions sont souvent reportées aux calendes grecques (décaler l'échéance à une date si improbable que cela n'arrivera jamais) car il faut sans cesse un complément d'informations que seuls des experts nommés par une xième commission, coquille au sens vide (juste crée pour l'occasion et donner du travail aux amis des bancs de l'ENA ou autre école prestigieuse), peuvent mener « à bien ». Cela a toujours donné des tonnes de rapports, souvent très constructifs, mais tout aussi régulièrement rangés au fond d'un tiroir car jugés trop dérangeants ou allant à l'encontre des mauvaises vieilles habitudes !

• E : C'est un peu vrai ce que tu dis, mais au moins, chaque région et département de France étaient logés à la même enseigne !

• M : Que tu crois ! Demande aux gens de la Corrèze comment ils perçoivent l'aménagement du territoire depuis 1789 et même depuis que Chirac, l'enfant du pays, était devenu président ! Peu te diront que le fait que le pouvoir soit à Paris et centralise la France, a permis de véritablement aménager la région et de la sortir de son isolement (je ne parle pas de l'autoroute Clermont-Ferrand-Béziers, mais de structures et infrastructures globales permettant de développer en profondeur les activités).

• E : Et comment ça fonctionne ici alors ?

• M : Chaque Région, Collectivité de Commune et Commune, est Autonome dans le cadre d'une Charte Fédérale Librement acceptée par les habitants ! Cette charte garantie des Droits, autant qu'elle engage des Devoirs !!! Au sein de chacune de ces structures, l'accent est mis sur le principe de subsidiarité, c'est-à-dire que les régions et Collectivités locales qui sont bien pourvues et qui fonctionnent bien, aident financièrement et transfèrent des compétences et savoir-faire à celles qui sont moins bien loties ou qui connaissent des difficultés. Le but du jeu est de faire en sorte que chacun trouve sa place dans une France multiple, où l'Île-de-France (avec la plus forte densité de population) n'est en rien supérieure à la Lozère (le « désert » verdoyant français). Si tous les coins perdus de notre beau pays ont la possibilité matérielle d'être dynamique, il y a moins de disparités dans l'aménagement du territoire, et il y a d'autant plus de néoruraux (des gens qui sont issus de villages, mais pas du milieu rural … mais qui s'y installent quand même, par plaisir) et de rurbains (citadins ayant fui la pollution et le stress des villes) pour faire vivre et animer nos campagnes qui étaient en voie de désertification. Ça évite d'avoir des mégalopoles d'un côté, avec tous les risques et tensions que cela engendre, et des villages morts de l'autre (où les rares derniers habitants sont livrés à eux-mêmes).

• E : C'est bien beau tout ça, mais comment vous faîtes si tout le monde est maître en son royaume, pour prendre des décisions Collectives ?

• M : Bin c'est simple, on agit local mais on pense global ! Les Montalbanais décident de ce qu'ils veulent faire de Montauban, mais ça ne les empêche en rien de dire comment ils souhaiteraient que la France évolue, puisqu'ils font partis d'un grand tout nommé Fédération.

• E : OK, mais comment vous gérez après avec les basses querelles de voisinage ? Parce que, genre en matière de traitement des déchets, tout le monde veut que le problème soit traité, mais NIBY !

• M : ? NIBY ???

• E : Not In my Back Yeard (pas dans mon jardin) !!!

• M : Ahhh ! C'est effectivement le genre de point délicat. Mais les gens ont appris à faire des concessions. Si on installe une usine de retraitement ou quoi que ce soit d'autre qui puisse être perçu comme une nuisance, les populations locales savent pertinemment que chacun de ses voisins a également eu son lot de merde à gérer ! C'est donnant-donnant, on fédère (mise en commun) ce que personne ne veut et on le mutualise (répartition à parts égales pour ne pas faire de jaloux) pour que tout le monde Participe et se rende bien compte de la gestion (surtout la fin de vie, mais la fabrication aussi bien évidemment) des productions humaines. En plus, ce genre de décision était auparavant imposé par le préfet ou une obscure assemblée de notables qui louvoyaient pour que ce soit les petites entités locales qui hébergent ces structures dont personne ne voulait, au prétexte que eux n'avaient pas la place et que ça rapporterait de la taxe professionnelle au patelin. Ce en quoi les maires concernés voyaient des dollars dans leurs yeux, en se disant qu'ils pourraient baisser les impôts locaux tout en améliorant les services à leur population, ce qui leur permettrait d'être plus facilement réélu. Mais justement, les Citoyens en avaient assez que des décisions aussi importantes ne soient pas soumises au vote des habitants concernés. A présent, tout le monde gère un peu des merdes des autres (d'autant plus qu'avec les nouveaux modes de consommation et procédés de recyclage, il n'y a plus grand-chose à jeter, mais beaucoup à transformer, de manière plus écologique et moins voyante), plutôt que quelques-uns deviennent les décharges à ciel ouvert des grandes villes.

• E : Mais tu vois comme c'est déjà problématique de gérer des décisions locales, comment veux tu que tous les Français s'entendent pour définir et mener à bien des projets communs ?

• M : En fait, ça fonctionne à deux niveaux : celui du Peuple, et celui de ses Mandatés ! Lorsqu'une Assemblée Locale prend une décision, elle nomme en même temps trois Mandatés pour aller informer l'Assemblée du niveau global supérieur des orientations prises. Déjà à ce niveau, les Assemblées Régionales peuvent suspendre un vote des Collectivités de Commune ou des Communes, si elles ne Respectent pas la Charte Ethique de la Fédération ou si elles bafouent des Contrats Sociaux pris avec d'autres structures et qui n'auraient pas été préalablement dénoncés par les deux parties d'un Commun Accord. Ensuite, l'ensemble des trinômes d'ambassadeurs, Mandatés pour délivrer les résultats des séances internes et en débattre dans un cadre défini, se réunis pour échanger les points de vue de chaque section locale et développer de nouveaux concepts en fonction des expériences, arguments et orientations de chacune des entités représentées. Finalement, les Mandatés retournent aux bercails et font une synthèse de ce qu'ils ont vu et entendu à l'instance supérieure afin de favoriser le brassage des idées et développer la remontée et la redescente d'informations. Puis le cycle recommence, avec d'autres personnes selon les missions à effectuer. Mais au-delà de tout ça, chaque structure est clairement Indépendante et Autonome !!!

• E : Justement, si chacun est Autonome, la France étant un pays multirégional, le pays a dû imploser avec ce mode de fonctionnement, il ne doit plus rester grand monde dans votre Fédé !

• M : Figures toi que non, même si ça aurait pu être le cas, vu comment la France avait été découpée n'importe comment sous la Révolution bourgeoise de 1789 (taillée à la serpe afin d'éviter les conglomérats régionaux identitaires et donc potentiellement Contestataires voire Frondistes/Sécessionnistes) !!! A part les Basques (avec qui nous, et les Espagnols, avons de très bons rapports) qui ont instauré une entité purement Indépendante de leur marteau et de leur enclume, même les Corses sont restés dans le giron de l'ancienne France. D'une, on leur a demandé leur avis, ce qu'aucun gouvernement n'avait jamais fait mais qui aurait tant clarifié et apaisé les choses, et ils ont massivement déclaré leur Amour à la Fédération, et de deux vu que les insulaires ont enfin le pouvoir qu'ils méritent, la Corse est redevenue l'île de beauté, sans grains de plastiques explosifs ni cagoules. Pour bien comprendre, il faut se dire que l'Autonomie et la Liberté sont la base de tous rapports humains Equitables, mais que si c'est fait pour rester seul dans son coin, leur intérêt est nul !!! Une île, ou autre, isolée car trop fière de jouir sans entraves ni concessions qui découlent de la vie dans un cadre commun, devient vite une prison « dorée ». Quiconque te dira que le repli sur soi ou les siens est un pur bonheur car on y est mieux compris, est un menteur ou quelqu'un qui n'a pas vécu cette situation relativement longtemps (car on a vite fait de toujours parler des mêmes sujets, d'avoir des avis qui n'évolueront jamais, ce qui amène à l'ennui puis la frustration de ne pas connaître d'autres choses) ! Ainsi, nous Respectons les Différences (voire nous les encourageons pour enrichir les débats) tout autant que nous arrivons avec succès à trouver des centres d'intérêts communs pour continuer à vivre en Harmonie et bonne intelligence !!!

• E : En reprenant l'exemple des Basques, qui ont toujours été à cheval entre deux nations et différents des indo-européens, comment vous gérez les relations entres Membres et non-Adhérents à la Fédération et à ses engagements ?

• M : C'est le moins compliqué en fait. On établit des Accords, des Partenariats, un Contrat Social (ou de Développement ou que sais-je encore) dans le but de Fédérer les besoins concernant les projets qui incluent plusieurs entités, affiliées ou non à une structure commune, afin de Mutualiser les efforts. Ils échangent alors des compétences, les résultats de différentes expérimentations menées chez chacun ou ailleurs, ainsi que des points de vue selon les experts et spécialistes accrédités au sein de leurs organisations. Pour les non-Adhérents à Utopia, le Respect des choix de chacun suffit à assurer la Paix civile, sachant qu'il n'y a pas de barrière absolue car les portes restent ouvertes, et que l'on voit des non Utopiens travailler (moyennant finance puisqu'ils n'adhèrent pas à notre système de Participation).

• E : Mouais, mais je suis sûr que ça a crée une France à plusieurs vitesses et niveaux de Libertés, Droits et devoirs !

• M : Pas tant que ça ! D'une part parce qu'il y a un minimum légal à Respecter, à savoir la Charte Ethique qui a été définie et Librement Acceptée par les populations concernées qui souhaitaient intégrer la Fédération, avec tout ce que cela comprend comme Droits et devoirs, et surtout parce que ce qu'une Région met en place et qui peut satisfaire une autre entité, se sait très vite grâce à des rapports de synthèse et d'analyse disponibles sur les sites internet des e-stitutions. Ainsi, même les non-Adhérents copient nos meilleures idées. Alors qu'avant, les Citoyens n'avaient aucun moyen, si ce n'est de patienter 5 ans minimum pour espérer qu'un candidat ait repris l'idée, d'interpeller leurs soi-disant représentants (qui ne représentaient qu'eux-mêmes et leur cour versaillaise locale) pour leur exprimer ce qu'ils voulaient qui soit mis en place ! A présent, si une entité fait des choses jugées intéressantes, ça se répand comme une traînée de poudre et si d'autres populations souhaitent faire de même, elles n'ont plus qu'à le voter : sitôt décidé, sitôt exécuté !!!

• E : Et vos rapports avec les restes du monde ? Parce que j'imagine que les autres ne voient pas les choses sous le même angle que vous !

• M : Bien sûr que non, puisqu'ils n'ont pas la même culture ni la même Histoire !!! Pour autant, tous les pays fonctionnent sur le même principe, à savoir le pouvoir directement au Peuple. Surtout, on a privilégié, notamment au niveau européen, un fonctionnement en réseau où chacun est Autonome mais doit Respecter des engagements précis. Nous avons par exemple crée la Fédération Uni d'Europe, où l'on Respecte les positions de chacun, tout en s'efforçant de créer une certaine Harmonie dans un ensemble ethnico-politico-éco-culturel aussi complexe.

• E : Mouais, autant dire que vous avez redonné toute leur place aux états et aux nationalismes étriqués !

• M : Non, nous avons pris en compte les Différences et spécificités de chacun quant à leur développement et à leur évolution, tout en favorisant les échanges culturels et le partage des expériences. Ce que l'Europe n'avait pas réussi à faire, en-dehors de l'économie, en forçant des Peuples différents à rentrer dans un même moule défini par les vainqueurs de la seconde guerre mondiale, nous l'avons achevé en définissant un cadre commun suffisamment large pour laisser des marges de manœuvre aux pays selon les habitudes et modes de pensée, tout en précisant des points incontournables pour le fonctionnement serein et équitable des sociétés membres.

• E : Beh c'est ce qu'avait fait l'union européenne en son temps !?

• M : Oui et non, car elle était intransigeante sur des points de détail, mais trop laxiste sur des axes cruciaux. A sa décharge, il faut dire, encore une fois, que c'était surtout de la faute des dirigeants nationaux qui ne voulaient jamais rien lâcher, alors que les Peuples étaient plus ouverts au dialogue (même si ce n'était pas forcément le cas en terme d'orientation) !

• E : OK d'accord, et pour la propriété privée alors ? Parce que ça aussi c'est un sacré morceau qu'on se trimballe depuis des siècles !

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:48

Résolutions Collectives Constitutionnelles
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• M : Je t'envois la sauce : Résolutions Collectives tenant lieu de Constitution auprès des Citoyens-Adhérents et applicables par Accord Contractuel et Collaboration Libre de toutes les personnes résidentes sur le sol français. Ces Résolutions débattues émanant de la Conscience Collective, sont réputées évidentes pour tous et présentes à l'esprit de tous :


Résolution 1, des pouvoirs :

La Nouvelle Civilisation que nous soutenons est basée sur le Respect des Autres dans toutes leurs Différences, celles-ci étant enrichissantes pour l'ensemble de la société comme pour chaque individu. Cette condition obligatoire est garantie par l'Autonomie des Communes et leur Libre Association en Fédération, constituée sur le principe de la Solidarité / Mutualité (les structures favorisées aident celles défavorisées avec, si possible, une réciprocité quelconque), ainsi que par la totale Liberté des Individus, dans le cadre du Respect de leur Contrat envers la Charte de l'Ethique en Société Libertaire, Egalitaire et Fraternelle.
Le Progrès et notre Aspiration au Bonheur s'exprimeront par le principe de la Révolution Permanente, dans le but de sans cesse améliorer, en observant les forces / faiblesses, en analysant puis en synthétisant les atouts / risques, enfin en décidant via débats et sérénité des engagements et des mandatés à définir ; tout ceci ouvrant un nouveau cycle.
Humains, mais animaux avant tout, nous nous devons de protéger notre environnement que nous avons en héritage pour les générations futures.

• E : Mais comment en est on arrivé à un texte si Révolutionnaire ?

• M : Tu sais bien que le Peuple était plus que remonté à ce moment-là et que le « beaucoup » qu'il avait exprimé à prime abord au Lendemain du Grand Soir, lui semblait insuffisant (ou du moins perfectible) à la fin de cette année de transition.

• E : C'est le moins qu'on puisse dire vu la radicalité des nouvelles Aspirations Populaires.

• M : Si tu veux bien, je m'en vais te l'expliquer de ce pas alerte.

• E : Allé !!!

Toutes les formes d'autorité et de hiérarchie sont abolis : le pouvoir réside exclusivement dans le Peuple. La gestion des Communes, des Collectivités de Commune, des Régions, Autonomes entres elles, se fera par la nomination de personnes compétentes, mandatées, responsables et révocables, pour la réalisation pratique d'orientations précises et impératives décidées par les Citoyens. Afin de rassembler les points de vue locaux et globaux, la Fédération Démocratique et Sociale des Français Européens, Fédération des Communes Autonomes, sera une assemblée de débats composée d'émissaires mandatés pour exprimer les conceptions des Adhérents des Communes, des Collectivités de Commune, des Régions ; ces délégués sont révocables à tout instant par les Citoyens. Les discussions achevées, le vote des décisions et la nomination des mandatés se fera directement par les Citoyens, deux jours plus tard afin de favoriser la « réflexion à froid ». Ce système permettra de véritablement penser global et agir local. Les orientations et choix importants devront être adoptées à la majorité qualifiée des trois quarts, avec (pour amélioration de l'existant) un suivi des opinions et remarques des opposants ;

Résolution 2, de la Sérénité Citoyenne : Les forces oppressives (police, gendarmerie, armée permanente) étant dissoutes, les Citoyens mandateront 5 personnes de leur Collectivité de Communes habitant à plus de 15 km (afin d'éviter la partialité) pour assurer la Protection et le Service dans leur ville. Ces Gardiens de la Paix seront choisis pour avoir une équipe dotée de bon sens pratique et de secourisme, de relation et médiation humaines et sociales, sans omettre la force proportionnée si il en va de la sécurité de tous dans le cadre d'atteinte grave à la Charte (crime de sang ou agression à la dignité d'autrui). La Justice institutionnelle étant souvent déconnectée des réalités, les manquements à la Charte seront jugés selon leur gravité soit devant un simple jury populaire accompagné d'observateurs du Respect de la dignité humaine et de la procédure (avocats communs à la défense et à l'accusation afin d'éviter la recherche de faille dans le système mais juger sur le fond des faits et preuves), soit devant un tribunal exceptionnel (les permanents étant abolis) composé d'une assemblée populaire, d'observateurs du Respect de la procédure légale et de trois experts judiciaires pour canaliser l'affaire et synthétiser une vision claire des faits afin de permettre aux Citoyens un jugement Serein et Eclairé ;

Résolution 3, du travail et donc de l'argent : Seuls les services et les productions suivantes sont prioritaires : Energies, Alimentation, Santé, Sûreté Générale, Transports, Information / Communication, Education, Culture et Loisirs. Les industries néfastes et non reconvertibles (armement, nucléaire à moyen terme) seront démantelées et leur emplacement purifié pour d'autres projets. Les structures des systèmes non-prioritaires seront maintenues et distribuées aux employés qui souhaitent reprendre l'activité (ou bien l'ancienne direction garde les faveurs des employés et poursuit sa gestion en étant accompagnée par les Participants, sans rapports de hiérarchie, juste de responsabilité), soit seront adaptées à de nouveaux besoins ou recyclées auprès de différents projets qui le nécessitent. La monnaie étant source d'inégalités, les euros des Adhérents seront collectés et gardés à la Banque de France, et remplacés par des heures de Participation. Toutes les personnes seront, selon leurs envies et capacités, attribuées aux travaux manquant de moyens humains. L'ensemble de la population se devant de Participer aux tâches utiles, le temps hebdomadaire d'activité sociale ne devra pas excéder 20 heures par personne et par semaine (organisé à sa guise mais en relation avec les besoins et collègues), afin de pouvoir s'informer, débattre, s'éduquer, s'épanouir culturellement en toute quiétude. Tout Participant se verra alors reconnaître l'accès Libre et Gratuit aux biens et services fournis par les autres Adhérents-Participants. Les personnes non Participantes (non-adhérents résidents français ou étrangers) devront payer leurs achats, afin de financer les importations obligatoires;

Résolution 4, de l'éducation : L'ignorance étant le moyen premier de toute oppression, les Citoyens devront acquérir, selon leur capacité et envie, un minimum civique et éducatif des connaissances recensées à ce jour, minimum considéré comme indispensable pour pouvoir décider de la suite et du cours à donner, en toute logique, aux Actions Collectives futures. Le Peuple sera également éveillé artistiquement par le biais de spectacles vivants et critiques. Du jeu (théâtral, musical ou autre), naîtront de nouvelles techniques d'expression Individuelles et Collectives. Ainsi, l'esprit critique sera mieux à même de reconnaître les méthodes les plus propres à stimuler l'imagination, la réflexion, le sens critique, la curiosité et la créativité de chacun, toutes choses avec lesquelles il n'est pas de représentation et de hiérarchie utile.

Résolution 5, de la propriété : La propriété privée étant le vol du bien commun au profit d'intérêts particuliers, celle-ci est abolie dans les domaines concernant l'ensemble des Citoyens. La propriété des terres cultivables / exploitables sera désormais Collective et usufruitière (celui qui utilise). La Collectivité Citoyenne décidera, selon les projets d'aménagement et d'exploitation, les propositions satisfaisantes à ses intérêts propres ou à ceux d'Alliés. Elle tirera alors au sort parmi la sélection le projet qui obtiendra l'usage de cette terre, usufruit révocable en cas de manquement au projet initial ou de dégradation du milieu environnemental. Les terrains non exploitables seront en propriété Collective afin de réaliser des projets pour le plus grand nombre. Pour endiguer la spéculation immobilière et faire que tous les Citoyens aient un toit, les appartements non utilisés seront également gérés par la Collectivité, en fonction du nombre de personnes souhaitant habiter tel logement et leurs « caractéristiques » (jeune célibataire pour un petit espace, couple pour plus de place, famille avec enfants pour grande maison avec jardin). Ainsi les nouveaux habitants seront sûrs d'avoir un entourage amical et chacun pourra avoir un logement convenable et relatif à ses besoins et ses envies.
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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:46

10 - AN 01 comment ça marche ? Et bien c'est très simple !
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• Esperanta : Concrètement, après le Grand Soir, comment avez-vous défini puis construit Utopia ?

• Moa : Tiens, tu sais ce qu’on peut faire pour que je sois à jour de mon quota d’heures, et donc qu’on puisse continuer de passer du temps ensemble, tranquillou bilou ?

• E : Non, dis moi !

• M : On peut discourir sur la définition des nouvelles bases du système Utopien. On le proposera ensuite au comité de l’Education, et si c’est validé parce qu’on ne dit pas trop de conneries, mes heures seront décomptées. Qu’est ce que tu en penses ?

• E : Euh, tu peux Participer comme ça ? Juste en faisant un enregistrement d’une conversation ?

• M : Oui, mais c’est pas n’importe laquelle, puisqu’on va parler de trucs sérieux ! Et il n’y a pas que les scientifiques ou les gens qui savent qui ont le droit de s’exprimer ! C’est intéressant aussi pour la qualité du débat qu’un tout à chacun développe ses points de vue pour faire avancer la compréhension de la complexité humaine.

• E : C’est sûr, mais faut juste quand même faire gaffe que les arguments ne soient pas du simple ressenti, mais que ça s’appuie sur une réalité concrète et non présupposée !

• M : Je suis bien d’accord avec toi, et ce sera toujours intéressant pour les Utopiens d’avoir le point de vue d’une proto-Emancipée qui ne s’est pas encore culturellement reniée (à présent on appelle ça faire son coming-out civilisationnel) !

• E : Très juste. Tu m’as convaincu ! Allons débattre joyeusement !

• M : Ok, mais sérieusement quand même !!! Faut que ça puisse être utile aux autres !

• E : Bien sûr, tant qu’à faire. Vas-y, je suis toute ouïe !!

• M : Attention, j’appuie sur Rec ! Débat d’Esperanta, une proto-Emancipée fraîchement débarquée à Utopia, et de Moa, Citoyen Utopien. Thématique : Les définitions Emancipatrices d’après Grand Soir et d’avant pleinement Utopia, la théorie de l’An 01 !

• E : Concrètement, après le Grand Soir, comment avez-vous défini puis construit Utopia ?

• M : En fait, on s'est laissé un an pour expérimenter nombres de solutions et ensuite on en a tiré les enseignements.

• E : Et par la suite, à la fin de cette année d'essai, des évolutions par rapport au lendemain du Grand Soir furent adoptées ?

• M : Oui, tout plein !

• E : Ah bon, tant que ça ?

• M : Oui, durant cette année d'expérimentations, de débats, les Citoyens se rendirent compte qu'ils avaient levés un lapin : cette Participation à l'organisation et à la gestion de la vie de tous les jours était une très bonne chose, mais ayant goûtés à l'Autonomie et à l'Autogestion, les Citoyens voulurent aller plus loin en ne se contentant pas de profondes réformes. Ils décidèrent, devant l'enthousiasme des autres Européens et de nombreuses populations, de définir de nouveaux concepts de vie en société. En effet, depuis 1789 et le passage d'une autorité monarchique à celle de la république (1792 pour être précis car au départ le Peuple ne voulait pas changer de régime, mais juste faire en sorte d'être enfin écouté, mais comme toujours on ne l'écoute jamais et ça pète en se demandant bien comment ces gens en sont arrivés là !) puis par la suite des 17 systèmes politiques essayés, les Français semblaient toujours insatisfaits à moyen / long terme de leur représentativité et des réponses apportées aux problèmes fondamentaux tels que la Question Sociale et son ascenseur, les Libertés Individuelles et Collectives ainsi que leur avatar la Sûreté Générale, l'économie, la propriété privée, l'Education et moult encore.

• E : Ah ça, la politique en France (et partout ailleurs) ça a toujours été une lutte entre les Libertés Collectives (voire souvent sa morale) assurées par la protection supradominante (voire liberticide) de l'état et de ses institutions (Rousseau, la Gauche), et les Libertés Individuelles (et sa jungle sauvage) protégées de la dictature de la majorité et de l'oppression des institutions (Nietzsche, la droite et l'Anarchie).

• M : Bien résumé ! C'est en cela que la France était perdue depuis 1789 : avant c'était simple, le Peuple était soumit au roi, point final. Mais après la Révolution, qui doit décider du Bien Commun : les gens eux-mêmes avec les risques de partialité et d'extrémisme, ou la représentation professionnelle de la masse avec ses tendances à tout lisser jusqu'à insatisfaire tout le monde (les pros car c'est pas assez, les antis car c'est trop) ?

• E : Cruel dilemme en effet ! Mais apparemment, vu ce que je vois d'Utopia aujourd'hui, vous avez l'air d'avoir trouvé un bon compromis.

• M : Plutôt oui, on y est allés à tâtons, mais avec l'expérience et les erreurs, maintenant c'est rôdé.

• E : Eh beh, qu'est ce que tu attends nigaud pour me dire comment vous avez fait ?

• M : C'est demandé si gentiment !

• E : Je plaisante bien évidemment mon loulou, c'est juste que je suis très curieuse et avide de connaissance, à un point où j'en suis des fois impatiente. Autant pour moi [gros kiss bien mouillé] !

• M : Bon, alors je reprends pour celle du fond. En fait au cours des débats, et les médias (repris en main par le Peuple dès le Grand Soir) faisant enfin leur travail en diffusant des informations critiques sur la France et la politique dans l'Histoire et dans l'actualité sociale, ainsi que sur les mécanismes sociaux/sociétaux, les Citoyens (de la vieille garde Résistante d'avant guerre aux jeunes loups de la Contestation Altermondialiste en passant par les post soixante-huitards) évoquèrent fréquemment les points qui les rassemblaient au-delà de ceux qui les opposaient. Du coup, il paraissait clair que l'on pouvait définir un cadre commun de vie en société, en laissant toute Liberté s'exprimer.

• E : Et comment ? Donc … ?

• M : Il était notamment évident qu'il y avait une certaine culture (pour ne pas dire morale) française composée des nombreuses et différentes vagues ethno-cultuelles que connu le pays (situé au carrefour européen et méditerranéen des axes de communication), tout autant qu'il y avait de fortes spécificités régionales et même locales. Ainsi la solution pour la gestion « idéologique » et pratique du pays, les deux formant un nouveau projet de civilisation, fut toute trouvée. Il s'agissait d'un mixe entre les girondins Fédéralistes de 1789 (accusés à tort de vouloir démanteler le pays), des Humanistes idéalistes sociaux de 1830 et 1848, des Libertaires socialistes et patriotiques de la Commune de 1871, des Progressistes réformateurs de 1936, des producteurs et intellectuels Emancipateurs/Anarchistes de 1968, et enfin des Libérateurs de cette prison sans chaînes de 2007.

• E : Et quelle forme ça a pris, tu vas me le dire à la fin oui ou merde ?

• M : Si tu le prends comme ça, merde bien sûr !

• E : Mais non, mais t'es chiant à la longue, t'accouches jamais !!

• M : C'est juste pour bien t'expliquer le cheminement de pensée, sinon tu vas croire que c'est venu comme ça, comme par enchantement, ou pire, par soufflement de quelques uns !

• E : Je ne crois rien moi, je t'écoute c'est tout ! Allé, fais risette et sois mignon en reprenant, mon grand gourou.

• M : Pfff, toi je te jure … Bon, donc je vais droit au but.

• E : Oui please.

• M : Donc en bref, les Citoyens ont opté pour une gestion locale directe par les habitants par le biais d'une Assemblée Communale et de vote des décisions les plus importantes à une très forte majorité (sans dénigrer pour autant la minorité insatisfaite, en expérimentant puis en en rediscutant avec pragmatisme). Même pour les grandes villes, tous les choix (ou plutôt orientations) se feraient désormais par l'ensemble des Citoyens, à charge pour des mandatés révocables et responsables de la mise en application concrète et pratique. Ainsi tout le monde pouvait s'exprimer, les non spécialistes soulevant souvent des questions naïves qui révèlent de vrais débats, les absents non motivés ayant torts car ils avaient enfin la parole et ils seraient écoutés. Les départements furent abolis au profit des Collectivités de Communes et des Régions pour avoir des structures plus locales tout en étant plus globales (notamment au niveau européen). Celles-ci se redéfinissent alors selon les territoires culturels et non plus administratifs. Les décisions par les résidents furent ainsi d'autant plus efficaces et faciles à prendre que tous les partenaires locaux ou régionaux étaient à une même table pour débattre. Toutes les Communes furent déclarées Autonomes entres elles et créèrent des Alliances locales et supra spatiales (régions, territoires éloignés, aires de pays étrangers) basées sur un Contrat Moral Librement accepté. La république une et indivisible avait montré toutes ses faiblesses, voire dangers (actions Autonomistes corses, basques, bretonnes, polynésiennes), donc le système choisi pour la cohérence « nationale » (disons plutôt francophone) fut celui, depuis longtemps exprimé mais jamais assouvi, du Fédéralisme. Les entités locales (et donc directement les Citoyens) qui voulaient profiter des avantages, des droits de la Fédération Démocratique et Sociale des Français Européens, devaient alors s'engager à Respecter les Résolutions Collectives tenant lieu de Constitution auprès des Citoyens-Adhérents et une Charte de l'Ethique en Société Libertaire, Egalitaire et Fraternelle avec les devoirs qui en découlent.

• E : C'est trop fort, c'est vrai qu'à vue de nez ça parait plutôt pas mal. Et ça consiste justement en quoi ta Constitution ?

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:07

09 - Les aubes des dogmes et leurs Contestations
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• Esperanta : Du coup, je suis bien curieuse de savoir quel était le programme initial d’Utopia, juste après le matin du Grand Soir.

• Moa : Tu vas encore croire que je te balade, mais ce n’est nullement le cas : avant de t’expliquer la théorie appliquée, il faut absolument que je te parle de la mise en place des dogmes pour bien comprendre comment on s’est contre-positionné par rapport à ce qui avait prévalu à leur mise en œuvre !

• E : Oui, c’est sûr que ça me permettrait de mieux appréhender votre logique politique ! Mais je t’en supplie, il me faut quelque chose de léger !! Je commence à avoir le cerveau tout flagada jones !!!

• M : Tu sais quoi ?

• E : Beh non !

• M : Toi je te jure !!! Je te propose un truc : on peut aller voir à la médiathèque communale si la salle 3D-360° est dispo et si oui je te passerai un DVD holographique sur l’origine des dogmes (religion, état, argent) ! Comme ça, non seulement tu seras informée, mais qui plus est de manière vivante car tu seras immergée dans ces époques fondatrices des tristes civilisations proto-Emancipées mais néo-enfermées !!! En plus, ça pourra aussi intéresser d’autres personnes qui pourront mâter ça avec nous. Qu’est-ce que t’en penses ?

• E : A ça oui, ça me branche grave : vu que ça va être du costaud en termes d’informations condensées, autant que ce soit très visuel, ça me sera d’autant plus parlant et facile à mémoriser !

• M : Bon beh alors on va player ça dans le lecteur de DVDoche.

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21 janvier 2005 5 21 /01 /janvier /2005 20:06

Le Matin du Grand Soir
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• M : Justement, trop c'était trop ! Non seulement la droite avait fait passé durant la fin de son mandat de nouvelles lois scélérates (souvent en catimini qui plus est), mais en plus la gauche restait toujours atone ! Après les résultats ambiguës sortis des urnes, le Peuple en était tout déboussolé, ne sachant plus à quels sains d'esprits se vouer. D'autant que les médias restaient pantois face à ce qui ressemblait de plus en plus à un profond désarroi Démocratique : après cette année de campagne et de battage médiatique, nul n'était serein dans ses convictions. Pour éviter le chaos électoral, ceux qui savent pour les Citoyens avaient retourné les cerveaux Citoyens, si bien que personne ne savait quoi faire face à ce match nul où aucun candidat ne sortait vraiment du lot.

• E : Pour sûr, tous ces potentiels « responsables et dirigeants » nous avaient tellement matraqués les esprits et dénigrés leurs adversaires, que nous ne savions que faire pour choisir après tous ces enfantillages et querelles de cours d'école (nationale de l'administration). En plus, les questionnements ne s'arrêtaient pas à la porte du travail, au contraire ils y étaient alimentés par les nombreux débats improvisés.

• M : Oui enfin, même si le début de semaine fut marqué par quelques Grèves sporadiques, pour la plupart des « spécialistes », cela devait en rester là, du moins au niveau économique.

• E : Tu m'étonnes, beaucoup de gens, avec le chômage qu'il y avait, avaient peur de manifester leur mécontentement et de ne plus retrouver leur place après le défilé ! Mais là, nous avions atteint le point de non retour : c'est bien parce que la Révolution paraissait improbable, qu'elle eut lieu !

• M : Exactement, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort, d'autant plus avec ces frondeurs de Français ! Après que le mardi des affiches appelant à la Démobilisation Générale soit placardées un peu partout, que Chirac intervienne à la télé pour appeler au bon sens Citoyen et à la reprise de l'activité, les gens se posaient beaucoup de question et en discutaient, comme pour la Constitution européenne, à la pause café et lors des repas.

• E : Surtout que le lendemain du sermon cathodique, c'était le jour des enfants, et la journée du patrimoine. Pleins de gens, en voyant les affiches de Démobilisation Générale, ce sont arrêtés devant elles et plusieurs mouvements de Grèves spontanés se sont lancés. Les Citoyens s'invitèrent dans les institutions qu'ils payaient mais où ils ne pouvaient jamais pénétrer. Les préfectures, casernes et autres, faisaient partie de leur patrimoine en tant que Citoyens contribuables-financeurs des fastes républicains, et ils avaient ainsi le droit de contempler les richesses mobilières de l'état qu'ils incarnaient (ou du moins qu'ils finançaient sans y être représentés). Il s'organisa de nombreuses manifestations festives, auto-organisées et sans autorisation, où des familles profitèrent du jour des enfants et de la Grève pour pique-niquer dans les jardins institutionnels !

• M : Je me rappelle avoir vu des images, c'était incroyable cette liesse. Même si il y avait certaines forces de l'ordre qui étaient intervenues (rares car les casernes était bien gardées, par les Citoyens), tous les Citoyens se mobilisèrent et prirent la défense des Contestataires qui étaient venu en famille et ne faisaient rien de mal. On ne pouvait même pas les virer des institutions car l'état c'était eux et ils débattaient Pacifiquement. La loi ne pouvait rien contre cette Liberté d'expression autant que de ton, et les Citoyens se sentaient Libres de débattre de choses sérieuses alors que leurs politiques ne faisaient rien ou alors se combattaient verbalement pour être calife à la place du calife !

• E : Maintenant que les Citoyens s'étaient pausés et en profitaient pour discuter sereinement sans langue de bois des sérieux problèmes qui agitaient le pays, il était évident pour tous que personne ne pouvait en rester là ! Comme dans mon rêve, les Citoyens prirent conscience que pour faire évoluer cet état de (dé)fait(e), l'élection au second tour n'était pas une solution, mais pire, un piège à cons ! Le choix était vite fait : il fallait désobéir civiquement et faire la Grève des urnes, histoire de ne choisir aucun des prétendants au trône et de laisser au Peuple toute latitude dans ses (R)évolutions à venir !!! Le Grand Soir, chose impensable peu de temps auparavant, était non seulement rêvé par beaucoup, mais surtout il approchait à grand pas, puisque ce fut le soir même que l'état fut déposé et démissionné. Le Peuple, dans toutes ses composantes variées, était en marche Unie : plus rien ne pouvait l'arrêter !!!

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