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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 17:01

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 3) Mais que fait la justice ???

 

 

Fiche de visionnage n°33 :

Épisode 67 (saison 5, épisode 3) – Combat d’infirmes

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Forcer l’évolution ou libérer le politiquement incorrect ???

 

 

Les pros : tout le monde (surtout les enfants à la première heure, puis les autres après le rassemblement),

Les antis : Al Super Gay, les scouts.

 

 

Thèse : On ne peut tolérer l’ « intolérance », donc devenons intolérant en légiférant et en  obligeant !

Antithèse : La Liberté c’est dire ce que les autres n’ont pas envie d’entendre et de pouvoir aller légalement à contre-courant du politiquement correct et de sa bien-pensance,

Synthèse : Plutôt que d’obliger quelque chose qu’on fera de toute façon à contrecœur, autant laisser faire et sensibiliser/éduquer pour que les mentalités évoluent et que les nouvelles normes soient acceptées et appliquées de gayté de cœur !

 

 

Il était une fois à South Park, Stan, Cartman, Kenny et Butters qui s’inscrivirent aux veillées scouts. Ne connaissant personne, ils pensaient s’y ennuyer, jusqu’à ce qu’ils retrouvent leur vieil ami Al Super Gay. Loin de partager leur enthousiasme, certains parents (le père de Kenny et celui de Token ... pour ne pas les nommer) estimèrent que ce personnage haut en couleur ne devait pas être chef scout. Officiellement, ils n’avaient rien contre les pé. ... les homos pardon, mais ils avaient peur de laisser partir leurs enfants camper deux nuits tout seul avec ce genre d’encadrement. Si ce n’est la pédophilie, ils craignaient à minima qu’Al Super Gay les rende efféminés voire gays comme des pinsons ! Alors que le père de Stan prenait jusqu’ici sa défense, lorsque Stan traita Cartman de galopin (expression d’Al Super Gay), ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase postérieur !

 

 

Introduction :

 

 

Depuis que l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale (du moins officiellement, avec son retrait en 1992 du tableau de l’OMS), le combat de la reconnaissance des droits ne fait que commencer. Tout de même à un autre niveau que l’acceptation des femmes dans certains milieux professionnels (quoi que, dans les deux cas), bon nombre d’homosexuels ne peuvent afficher ouvertement leurs préférences (s’ils le veulent, car rien n’est obligatoire – et encore moins nécessaire – en la matière). Il existe ainsi un réel frein à leur intégration, basé sur leur sexualité comme sur le teint pour d’autres « minorités ».

 

Dans ces deux cas, les mentalités paraissent évoluer, lentement mais « sûrement » (non pas de manière linéaire, mais plutôt par à-coups et un pas en avant deux pas en arrière). Malheureusement, les perceptions se fondent trop souvent sur les idées reçues et les préjugés, comme dans le cas présent la peur (non exprimée mais clairement sous-jacente) qu’un homosexuel bien sous tout rapport le jour se transforme en pédophile la nuit.

 

Pour pallier à ce manque de civisme et assurer l’insertion professionnelle de vraiment tout le monde, sans distinction d’ethnie ou de pratique sexuelle (idem pour la religion ou le handicap), certains états ont mis en place des mesures légales pour interdire l’interdiction (inavouée car inavouable officiellement) d’accès à certains postes, voire même des quotas de présence obligatoire d’un certain pourcentage de « minorités ».

Ainsi, dans le même registre d’exclusion au fessiès, certains prônent la discrimination (positive) pour lutter contre la discrimination.

En somme, peut-on (et surtout doit-on) obliger des personnes ou des structures à incorporer dans leurs rangs des personnes sur la seule base de leur spécificité sexuelle/ethnique/ou autre ???

 

 

Thèse en faveur de l’obligation légale

 

Qu’on les accepte ou qu’on les rejette, les normes font parties de toute société. Dans le cadre des sociétés occidentales (mais également pour une large part pour les sociétés arabes ou musulmanes), la culture judéo-chrétienne basée sur l’ancien testament a édicté un (trop) grand nombre de règles, de mœurs et de tabous, notamment en matière de comportement sexuel ou sexué.

Ainsi, de par la lourde charge du passé de nos civilisations, nos premières impressions (qui ne sont souvent pas les meilleures) sont plus fortement teintées de passion/tradition que de raison/évolution. Il en va ainsi de manière flagrante à propos de l’homosexualité. Bien que les mentalités aient fortement évolué ces dernières décennies, il n’en reste pas moins tout un reliquat de stéréotypes qu’il est plus difficile à combattre qu’il n’y paraît à prime abord (car inculqués depuis la prime jeunesse, de manière consciente et volontaire, mais le plus souvent de façon inconsciente et involontaire ou contre sa volonté). Seule la loi peut alors remettre la raison au centre de tous ces déraisonnements.

C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter les élucubrations des parents juste après avoir déposé les enfants chez les scouts et avoir rencontré Al Super Gay, le nouveau chef scout. Dès que le père de Kenny déclare que cette personne est vraiment très très gay (ce qui saute à l’œil), le père de Token (alors qu’il est noir et avocat donc devrait se méfier des jugements à l’emporte-pièce) déclare que son fils n’ira plus chez les scouts. Dans la foulée, le père de Kenny laisse planer l’ambiguïté en affirmant qu’il n’a rien contre les homosexuels, qu’il ne dit pas que le nouveau chef scout n’est pas quelqu’un de bien, seulement il trouve qu’il ne devrait pas être chef scout et pire encore, il appréhende que ce mec là campe deux nuits de suite tout seul avec leurs gamins. Évidemment, un pilier de comptoir (pas concerné par l’affaire puisqu’il n’a pas d’enfant chez les scouts, mais juste histoire de mettre son grain de sel pour encore plus enrailler les esprits) en rajoute une couche en disant que les mômes imitent tout ce qui représente l’autorité et qu’ainsi, même si Al ne les rend pas gays alors que gais sûrement vu leur enthousiasme), ils vont se mettre à avoir des gestes efféminés et à se conduire en gonzesse ! Même le père de Stan, qui prenait dès le départ le parti anti-homophobie, change d’avis quand son fils traite Cartman de grand galopin (expression fétiche d’Al Super Gay). Il pousse alors Stan à traiter Cartman de sale con, comme un enfant normal (ce qu’il fait d’ailleurs toujours à l’ordinaire) ! Devant tant de préjugés négatifs et surtout après avoir reçu beaucoup trop d’appels de parents inquiets pour leurs enfants, la direction n’a pas d’autre choix que de renvoyer Al Super Gay des scouts (au moins avec le nouveau, M. Greiser, les parents peuvent se vanter que les enfants se comportent déjà plus en mecs et qu’ils filent droits – alors que c’était loin d’être la fête du slip avec Al Super Gay, pas comme avec le nouveau) !

 

Personne ne souhaite en revenir aux guerres de religion entre cathos et protestants, tout comme une société moderne et stable ne peut tolérer de différenciation hétéro/homo sur la seule base de pratiques du cul(te) toutes personnelles qui n’engage personne d’autre que soi (et un/une – ou plusieurs – partenaire[s] consentant). Gardons justement à l’esprit que l’idée fondatrice de Baden-Powell, lorsqu’il fonda les scouts (l’art des éclaireurs) au début du XXè siècle, était de promouvoir la paix par le biais de la religion.

Quels que soient nos opinions personnelles et nos arguments, il est un fait que nos ancêtres se sont battus et un grand nombre sont morts pour défendre l’idée de Liberté et de tolérance face à la différence, accouchant de leur sang de l’idée d’Égalité. Ces aspects fondamentaux font partis du b.a.-ba. de toute constitution de pays républicain.

Alors que l’un des responsables déclare que les scouts ont pour politique de n’autoriser aucun homosexuel déclaré dans leurs rangs, un bouseux interviewé par la télé confirme que c’est comme si les scouts étaient racistes ! De même, pour Gloria Allred (avocate – à la télé et à la radio – contre les discriminations) c’est un scandale, car les scouts sont des homophobes aux pratiques discriminatoires.

 

Au-delà des aspects purement juridiques, il nous faut également prendre en considération que l’homosexualité n’est ni une tare ni une maladie. Bien au contraire, elle fait partie des multiples éléments de la personnalité d’un individu.

Ainsi, il ne convient à personne de juger ce genre d’aspect de plus intimes de notre vie privée. Ce genre de chose fait clairement partie intégrante de la Liberté des individus à disposer d’eux-mêmes. Tant que cela n’interfère pas à un quelconque niveau avec la mission ou les engagements pris par une personne, aucune autorité ne peut aller à l’encontre de l’affirmation des préférences et orientations de tout un chacun.

Comme nous le rappelle le père Maxi, il ne faut jamais oublier que l’homosexualité est un choix personnel, que l’on doit accepter ou du moins tolérer ! C’est bien pour cette raison, en plus des  nombreuses manifestations de soutien, que la cour de justice a décidé que les scouts avaient l’obligation d’accepter dans leurs rangs Al Super Gay et tous les autres gays, par Respect pour leur choix individuel qui n’engagent qu’eux, tant que cela ne rejaillit pas sur le bon déroulement du programme des scouts (ce qui était bien évidemment le cas avec Al Super Gay).

 

Antithèse en faveur de l’évolution libre des mentalités

 

Pour autant, il faut clairement faire un distinguo entre les sectaires qui rejettent toute différence, et ceux qui ont des principes moraux avec lesquels ils ne souhaitent pas transiger (ce qui est leur droit le plus strict).

Dans ce contexte, nous devons admettre que tout le monde n’évolue pas à la même vitesse, que certains sont prêts à remettre en question leurs idéaux car ils commencent à dater et ne sont plus en phase ni avec la société actuelle et l’évolution des mœurs/mentalités ni avec la plupart de ses membres qui n’ont rien de révolutionnaires ou de subversifs, là ou d’autres font des entorses au règlement au cas par K du moment que cela reste discret.

Il en va ainsi des scouts. On ne peut pas leur reprocher d’être sectaires car non seulement Al Super Gay nous dit qu’ils acceptent les handicapés prouvant ainsi que les scouts c’est pour tout le monde, mais qui plus est on se rend bien compte qu’ils savaient clairement qu’Al était gay. Lorsque le président lui dit qu’ils ont récemment pris conscience qu’il était à la fois scout et gay, ça le fait marrer en déclarant que c’est une sacrée nouvelle et poussant même le bouchon plus loin en leur demandant si ces grands galopins avaient découvert ça tout seuls. Pour ce club privé, qui croit en certaines valeurs dont notamment le fait que l’homosexualité est immorale, le problème n’est pas tant ni Al (puisqu’ils n’ont rien contre lui personnellement), ni même son homosexualité, mais  concerne plutôt le fait que ses préférences soient flagrantes et d’autant plus déclarées. Avec plus de discrétion (mais ça aurait pu être perçu par Al comme le reniement de sa Liberté de penser et d’agir), les choses seraient sûrement restées comme elles étaient depuis si longtemps (si en plus les parents n’avaient pas cafté, ce qui fait assez de si pour mettre South Park en bouteille).

 

En parlant d’autonomie de penser, la plus importante (d’autant plus de nos jours, époque du consensus tout le monde suce) est bien évidemment la Liberté de dire ce que les autres ne veulent (ou ne peuvent) entendre.

Ainsi, la société doit lutter contre elle-même et ses tendances « naturelles » à niveler les discours divergents (même sans notion de subversion). Il est bien malheureux en effet que le politiquement correct ait éradiqué (en tout cas muselé ou rendu plus ou moins inaudible) toutes les pensées qui n’allaient pas dans le sens de la « modernité », tant et si bien que le simple fait d’aller à contre-courant de la bien-pensance ambiante peut être un refuge pour ceux qui se sentent perdus dans nos sociétés « trop permissives ». Dire ce que les gens doivent penser et comment ils doivent le mettre en pratique n’est pas très éloigné des totalitarismes (fascisme, nazisme, communisme) qui ont ensanglantés et déshumanisés le XXè siècle !

Mais justement, Al Super Gay ne s’en laisse pas conter et n’autorise personne à penser à sa place. Il connaît les gens du scoutisme, il sait que ce sont des humains de bien, de braves gens qui font ce qu’ils croient être le mieux pour les enfants, peu importe à quel point on peut penser qu’ils ont tort ! C’est une bonne raison pour ne pas leur couper leurs subventions : les scouts aident et ont toujours aidé de nombreux enfants, c’est pourquoi il les aime. A contrario, après son discours sur la Liberté des scouts à accepter qui ils veulent en leur sein, Gloria Allred lui lance qu’il est un salaud d’homophobe (alors que seul M. Garrison est capable d’être homo et homophobe en même temps, mais lui c’est vraiment un cas, à part) et qu’elle le traînera en justice.

 

Comme souvent, les gens s’emballent sur des problématiques sérieuses et graves sans forcément connaître les tenants et les aboutissants.

Mais si l’on veut vraiment débloquer les états de fait d’une partie de la société qui a du mal à intégrer (pardon, maintenant il paraît qu’il faut dire favoriser le vivre ensemble, pfff) une frange de la population sur des critères aussi idiots que les pratiques sexuelles ou la couleur des cheveux, il faut déjà pouvoir en parler sereinement, afin de dénouer les nœuds qui limitent la bonne cohésion de l’ensemble des individus formant la société à laquelle tous appartiennent au même niveau. Nous devons déjà montrer qu’il existe un véritable problème pour que les citoyens soient au courant et se sentent concernés, ensuite ce sera aux débats d’idées de faire leur œuvre afin que les arguments (quels qu’ils soient) permettent d’y voir plus clair concernant les maux.

Malheureusement, quand Stan harangue les passants pour collecter des signatures et des fonds pour forcer les scouts à accepter les gays, les gens passent d’un pas pressé. Il faut une diversion sur un combat d’infirmes pour que la foule s’amasse et que la télévision croit qu’il s’agit d’une manifestation concernant l’intégration des scouts gays. Comme le dira par la suite un présentateur télé : c’est l’électrochoc qu’il fallait à l’Amérique, nous devons cesser de tourner le dos aux homos  (hummm, quoi que, tout dépend combien on les apprécie hihi) ! Le juge ira même jusqu’à mettre les dirigeants scouts au pilori (dispositif destiné à exposer un condamné à l’infamie : il s’agit ici d’une forme plus simple, le carcan ou cangue en Extrême-Orient, planche percée de trois trous où on coinçait la tête et les deux mains du supplicié de manière à pouvoir le promener) durant trois jours pour qu’ils sachent ce qu’on ressent quand on est rejeté, mais il est évident que ce n’est pas une bonne solution (enfin à nos yeux, pas pour ces sacrés south-parkois).

 

Synthèse

 

Avec tous ces exemples, on voit bien que finalement on s’éloigne dangereusement du sujet qui, seul, devrait être à l’ordre du jour : les compétences.

Comme dans bien des domaines, les humains ont souvent la fâcheuse tendance à davantage considérer la forme que le fond. Nous en avons ici un exemple flagrant. Plutôt que de considérer les états de service d’une personne, ses références ainsi que ses recommandations, on s’attarde longuement sur un point de détail, sur l’arbuste « de travers » qui cache une forêt saine sous tous rapports.

Ainsi, le père de Stan a bien raison quand il dit qu’Al Super Gay est homosexuel, et alors ? S’il a été nommé à ce poste, c’est que c’est un bon scout ! Il faut le laisser tranquille et faire son métier, qu’il fait très bien d’ailleurs, un point c’est tout. Le reste n’est que commérage de langue de vipère qui alimente les discussions d’une bande de pochetrons qui noient leur ennui, leur dégoût de la différence et leur incapacité à – non pas se mettre à la place de l’autre – essayer de comprendre l’autre sans le juger et surtout le condamner d’entrée de jeu sans le connaître, sur la base de particularité que tout le monde possède à un niveau ou à un autre.

 

Le plus affligeant de tout, même si ça peut s’expliquer (mais sans forcément se comprendre) par l’état de stress permanent dans lequel se trouve la société par rapport à la médiatisation des affaires ces derniers temps (sachant que Barbe Bleue / Gilles de Rais, le pote de Jeanne d’Arc, fut condamné pour cela, donc c’est loin de dater d’hier), est que certains croient encore que pédophilie et homosexualité sont liés.

Bien que ce fut le cas à l’époque des Grecs (pour former les futurs adultes mâles et donner de l’ardeur au combat par une défense mutuelle de entre amants – bien qu’il n’y avait pas toujours pénétration, mais plutôt frotti-frotta, puis éjaculation, entre les cuisses du jeune prépubère), il est « évident » aujourd’hui que ça n’a absolument rien à voir puisque ce que les pervers pédophiles (là c’est clairement une maladie psychiatrique) recherchent justement c’est l’absence de poils et l’innocence/candeur de la jeunesse pré maturation hormonale.

Alors qu’Al Super Gay est le type même du gars sympa qui adore les enfants, qui le lui rendent bien, M. Greiser (celui qui occupera désormais le poste de l’homosexuel) est un détraqué échappé d’un camp militaire qui « aime » les petits en faisant dès sa prise de fonction des photographies des gamins tout nus (officiellement, il prend quelques photos de chacun tout nu, au cas où il en aurait besoin un jour). Le pire est lorsqu’il déclare qu’il a coutume de dire que les enfants sont tous roses à l’intérieur, et que le père de Stan et de Kenny sont d’accord et n’y trouvent rien à redire, obnubilés qu’ils sont par leurs craintes face au gentil Al. Lorsque enfin le FBI a finalement arrêté le dangereux pédophile surnommé « M. Poing fermé » {ou Grand chef scout, voire M. Greiser pour les – très, trop – intimes}, redoutable pervers trouvé en possession de nombreuses photos de jeunes garçons tout nus, le père de Stan peut se vanter que tout le monde ait appris une leçon importante : ce n’est pas parce que quelqu’un est gay, qu’il va agresser sexuellement les enfants. La pédophilie, ça n’a rien à voir !

 

Tout système, et encore plus avec les humains, a ses contradictions, son rectal et son versal de la même médaille, son yin et son yang qui se compensent dans une forme d’idéal.

De fait, nous devons accepter et octroyer la Liberté, même aux « ennemis » de la Liberté (ce en quoi Saint-Just, l’ange exterminateur de la Révolution et super pote de Robespierre, n’était pas d’accord, on connaît la suite avec le terrorisme d’état – soi-disant pour le bien de tous). Si nous voulons vraiment une société tolérante, nous nous devons d’en passer par là.

Al Super Gay le dit très bien, c’est pourquoi nous lui laissons le mot de la fin : « Je suis fier d’être gay, et je suis fier aussi de vivre dans un pays où j’ai le droit de m’exprimer ! Mais la Liberté est une rue à deux sens, et si moi j’ai le droit de m’exprimer, alors cette Liberté d’expression doit s’appliquer également aux scouts !!! Il ne serait pas juste de notre part de les forcer à penser comme nous ! Il nous appartient de les persuader, de les aider à enfin voir la lumière : les forcer serait absurde ! Je ne perds pas espoir de leur faire changer d’avis un jour, seulement je ne crois pas que nous y arriverons comme ça ! Alors, je ferai comme s’il n’y avait jamais eu de procès, et je reconnais aux scouts leur droit ne pas accepter les gays dans leur club privé ! ». Que dire de plus ? Rien, il a tout très bien résumé !!!

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : il ne sert à rien de forcer à boire des « ânes » qui n’ont pas soif d’égalitarisme à tout crin (de cheval). Chacun à ses opinions, et personne ne peut estimer que les siennes sont les meilleurs et les autres réactionnaires, sinon c’est du fascisme comme un mauvais récent temps du XXè siècle.

 

Pour qui observe un peu le rapport loi/mœurs, il est évident que la cavalerie législative arrive souvent soit avec un sacré temps de retard (donc elle n’est plus si utile, même si elle reste nécessaire, car les citoyens se sont auto-disciplinés par le biais de la morale nouvelle), soit avec une trop grande longueur d’avance (donc elle ne sera pas appliquée correctement, sauf sous la contrainte, sachant que personne ne fait les choses correctement si c’est imposé par une autorité autoritaire sans que les citoyens n’approuve un tant soit peu).

 

Ainsi, pour que les choses évoluent, il est nécessaire de parler de ce qui fâche et que chacun exprime clairement le fond de sa pensée. En fonction des arguments avancés, si la société dans son ensemble estime que les justifications de tel ou tel bord sont injustes, elle fera pression moralement pour montrer que ce qui était considéré auparavant comme normal ou pas trop dérangeant n’est plus de mise à présent dans la nouvelle vision des choses. En bref, c’est en tolérant l’intolérance (sinon on est alors comme eux) que l’on apaise les débats, puis c’est à force de convictions et d’arguments imparables que les mentalités et les mœurs évoluent, en douceur. Mais n’oublions jamais que tout vient à point pour qui sait attendre, et que patience et longueur de temps font plus que force ni que rage (Jean de La Fontaine) !

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 11:59

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 2) Putain de hippies soixante-huitards tardés : éduquer c’est fixer des limites !!!

 

 

Fiche de visionnage n°31 :

Épisode 64 (saison 4, épisode 16) – Le mot en M

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’autorité parentale, est-ce que ça craint ???

 

 

Les pros : Les enfants,

Les antis : Les étrangers.

 

 

Thèse : Les parents c’est trop chiant ;

Antithèse : Sans parents, tout fout le camp, au grand dam des enfants ;

Synthèse : Il n’est pas évident d’être parent, mais heureusement qu’ils sont là !

 

 

Il était une fois à South Park Kyle qui joue avec son petit frère Ike en lui faisant des passes. Les autres arrivent et Stan demande à Kyle de trouver ce que Cartman a réussi à avoir. Il lui répond l’ « hépatite B », mais c’est une mauvaise réponse ; il fallait répondre 4 billets pour aller voir le lendemain soir le concert des « Chattes en furie ».

 

  

Introduction :

 

 

Que celui/celle qui n’a jamais détesté et souhaité la mort de ses parents suite à une de leurs énième décision jugée injuste jette la première pierre, mais il/elle ne sera pas crédible car tous les enfants passent par là un jour !

 

Ne serait-ce que parce que les enfants et leurs parents ne sont pas de la même génération, il existera toujours un certain fossé d’incompréhension entre deux mondes qui s’attirent et se repoussent à la fois ! D’autant plus que les objectifs sont antagonistes : les parents veulent à tout prix que l’enfant soit quelqu’un de bien, qu’il bénéficie de tout ce que ses géniteurs n’ont pas eu, alors que la progéniture ne pense qu’à se démarquer des parents, acquérir son autonomie propre et rejette souvent les codes moraux imposés par les adultes pour élaborer les siens avec ceux de son temps !

 

Bien sûr la première réaction devant un non parental est de penser que les parents sont chiants, qu’ils sont souvent injustes et inflexibles dans leur décision quoi qu’on fasse pour se faire bien voir. Mais il faut prendre en compte aussi que les adultes ont le recul nécessaire pour juger ce qui est bon pour nous, sachant que les enfants sont souvent extrêmes dans leur façon de penser.

En somme, l’autorité parentale, est-ce que ça craint ???

 

 

Thèse en faveur de l’injustice parentale

 

Même s’ils sont dans leur rôle de parents, nos géniteurs, à trop vouloir nous protéger, peuvent vite en devenir étouffants !

Les parents, de par leur lien filial et l’investissement en temps/patience requis, sont obsédés par la sécurité de leurs enfants et leur bon comportement en-dehors de la sphère familiale ! De fait, ils peuvent s’avérer particulièrement oppressants quand il s’agit des sorties « à risque » et sont toujours à l’affût du moindre écart de conduite ou d’une mauvaise source d’influence qu’ils ne pourraient contrôler. C’est bien pour cela que les enfants sont obligés de leur mentir afin de les rassurer, et ainsi faire ce qu’ils veulent vraiment, sans chaperon sans arrêt sur leur dos !

Alors que Cartman a déjà regardé quel bus il fallait prendre pour aller au concert des « Chattes en furie », Kyle court demander à ses parents l’autorisation d’aller voir le concert. Sa mère s’y oppose et le fait que ses copains vont tous y aller n’y change rien. Kyle est encore trop petit, ces concerts sont dangereux, il y a de la violence ! Kyle essaie de négocier, mais son père le recadre : sa mère a dit non, point final ! Kyle annonce alors à ses potes que ses parents ne sont pas d’accord. Stan s’en doutait bien, et il fallait ruser comme le précise Cartman. Plutôt que de dire la vérité, il devait dire qu’il allait dormir chez un de ses copains : Cartman a dit qu’il dormait chez Stan, Stan chez Kenny et Kenny n’a rien eu à dire car ses parents s’en foutent vu qu’ils sont alcoolos ! Kyle est vert : il pense, à raison, que maintenant il l’a dit à ses parents donc c’est mort ! Cartman confirme : il l’a dans le cul !

 

On croit toujours qu’on peut faire changer les parents d’avis, mais c’est peine perdue : si les vieux revenaient sur leurs dires, ils perdraient de leur autorité parentale !

Dans certains cas, notamment quand l’opposition n’est pas assez motivée/argumentée, on pense pouvoir faire infléchir une décision en montrant qu’on est responsable, de bonne volonté et qu’on est prêt à faire de gros efforts pour obtenir gain de cause ! Malheureusement, cela n’a souvent pas beaucoup d’influence sur le résultat des courses : un jugement négatif parental se révise encore plus difficilement que son équivalent judiciaire ! Pour ne pas perdre en crédibilité, les parents resteront sur leur première décision, quitte à évoluer par la suite en prenant en compte les efforts d’un enfant montrant sa maturité !

Kyle ne veut pas baisser les bras, pensant qu’il lui faut juste un peu de temps pour arriver à convaincre ses parents ! Il leur propose, devant cette injustice, de faire pleins de corvées pour obtenir son droit d’aller au concert ! Sa mère s’énerve et lui fait une offre : il pourra aller à ce concert des « Chattes en furie » quand il aura rangé le garage, déblayé la neige et ramené la démocratie à Cuba ! Sauf que Kyle ne sait même pas ce qu’est Cuba, mais heureusement que son père est là pour lui expliquer que c’est un pays communiste, dirigé par le dictateur Fidel Castro. Et en plus, espérant qu’il ne faille déblayer que le côté où l’on passe en voiture, sa mère précise qu’il faut dégager toute l’allée ! Kyle est tout joyeux, il a réussi, donc il s’attend à y avoir droit, mais sa mère ne respecte pas ses engagements : elle regrette, mais c’est toujours non ! Devant la stupéfaction de Kyle, son père lui explique que sa mère et lui ne veulent pas qu’il aille à ce concert, raison pour laquelle ils lui ont demandé de faire des choses « impossibles », ne pouvant pas imaginer qu’il réussirait. Kyle n’en démord pas, il veut ce qu’on lui a promis, mais non, ses parents restent intraitables, parfaitement intraitables !

 

Contrairement à l’expression, la loi parentale peut être dure, mais elle peut ne pas être juste, entraînant avec elle une chute de confiance !

Devant leur souci permanent de nous protéger du dangereux monde extérieur, tant physiquement que moralement, les parents peuvent aller dans certains excès et se montrer particulièrement injustes. Que ce soit revenir sur leur accord suite à une information provenant d’autres adultes ou exiger des garanties pas possibles, les parents peuvent être perçus comme des dictateurs aimant tyranniser leur sujet, leur enfant ! Mais s’il n’y a plus de justice et que la confiance s’étiole, toutes les dérives sont alors possibles !!!

Kyle s’énerve de plus belle qu’on lui ait menti au sujet de la récompense à ses efforts, son père reconnaissant qu’ils s’y sont mal pris. Kyle est furax, il estime qu’il ne peut plus avoir confiance en ses parents, et se demande pourquoi il leurs obéirait ! Pour la bonne et simple raison qu’ils sont ses parents lui rappelle son père ! Si ce n’est que ça, Kyle préférait être orphelin et part en claquant la porte ! Devant chez Kenny, Kyle est vert de rage, jugeant injuste ce qui lui arrive et se demandant comment ses parents ont pu lui faire ça, le mener par le bout du nez pour rien ! Pour Stan, c’est juste que c’est comme ça : les parents peuvent vraiment être cruels des fois et ils s’éclatent à faire ça ! Kyle trouve ça dégueulasse, et il aimerait bien ne plus avoir de parents !!! 

 

Antithèse en faveur des règles parentales pour éviter les dérives

 

Que c’est bien quand les parents ne sont pas là, mais ça peut vite tourner au grand n’importe quoi !

A force de mettre la pression sur leurs enfants, les parents créent eux-mêmes de la frustration, qui ne demande qu’à s’exprimer. Ainsi, à la moindre occasion, de charmantes têtes blondes/brunes/rousses peuvent vite se transformer en démons s’adonnant à tout ce qui est normalement interdit ! En effet, plus les parents sont rigides d’un côté, plus leurs enfants se lâcheront dès qu’ils auront le dos tourné, histoire d’expérimenter vite fait ce qui ne leur est pas autorisé et de rétablir un certain équilibre entre deux excès opposés !

Dès que les parents sont en taule pour avoir été dénoncé par leurs enfants, Kyle se dandine à poil sur du gros rock, les gamins font les fous sur le canapé, Ike manque de s’électrocuter en mettant une fourchette dans le grille-pain, ils vont au concert des « Chattes en furie », organisent une grosse soirée chez Kyle, ou matent des films strictement réservés aux adultes. Cartman est ravi de montrer à tous les enfants qu’il ne se passe rien si on jette une pierre dans une fenêtre.

 

Une société ne peut fonctionner que si ses membres sont assez responsables pour faire tourner correctement la machine, dans tous ses rouages !

L’organisation d’une société n’est pas un jeu d’enfant, elle nécessite beaucoup d’investissement, de la part de tous, et requiert une mobilisation de tous les instants ! Ainsi, le critère principal n’est pas tant l’âge, mais la maturité et l’esprit d’initiative et d’engagement sur le court/moyen/long terme. Par analogie, une famille ou une ville ne sont jamais qu’une microsociété, fonctionnant avec les mêmes règles nécessaires qu’une société plus grande !

Des automobilistes tombent en panne mais arrivent à aller jusqu’à SourireVille, anciennement South Park. Butters se présente aux touristes dans son garage pour jeter un coup d’œil à leur voiture. Les clients aimeraient plutôt voir un mécanicien adulte, mais Butters est le seul, avec Craig, sauf que ce dernier joue à l’astronaute ! Les visiteurs sont interloqués qu’il n’y ait plus un seul adulte en ville et se demandent bien comment cela se fait-il, mais c’est Cartman le maire et c’est lui seul qui pose les questions ! La femme veut juste un téléphone, mais Cartman a bien peur qu’ils soient tous hors service : en fait ils communiquent en parlant dans une boîte que l’on referme, et lorsque le destinataire l’ouvre le son s’échappe avec le message ! Le voyageur perdu ne veut pas jouer à des jeux de gamins et veut simplement avoir sa voiture réparée, mais Butters dit que ça prendra trois jours, et s’en aller de cette ville bizarre ! Les touristes ont besoin de Cartman pour partir, et ça tombe bien car lui a besoin d’eux ! La femme veut savoir comment cela se fait qu’ils vivent seuls dans cette ville, il y a de cela de nombreuses lunes. Stan raconte alors les temps anciens : il y a bien des lunes, tous vivaient selon les lois des donneurs de vie, mais ils étaient injustes car il fallait se coucher tôt et manger des brocolis. Mais le gros lard connaissait le moyen de les faire disparaître, avec la magie du mot en m. Bientôt il n’y eut plus de courant, plus d’eau ni de quoi se nourrir, donc ils demandèrent l’aide du grand nourrisseur ! Sauf que le gros lard et les autres n’étaient pas d’accord sur la façon de le vénérer et il tenta alors de s’imposer en se faisant nommer principal de l’école. Les autres se promurent rectorat mais Cartman se déclara maire sans avoir été élu ! La ville fut alors coupée en deux, et le nourrisseur fut très en colère ! Depuis, chaque soir le grand nourrisseur doit être apaisé lors de Carrousel, mais celui qui a le livre verra l’un des siens sauvé ! Ils savent qu’un jour, le grand nourrisseur les sauvera et tout redeviendra comme dans les temps anciens, il y a de cela de nombreuses lunes !

 

La loi est un compromis social relatif à une époque et aux membres de la société, mais ceux-ci peuvent être plus ou moins vachards !

Il est bien connu que les enfants peuvent être très cruels entre eux, la modération et la compréhension de l’autre venant avec le temps. Ainsi, si les enfants faisaient la loi, il y a fort à parier que sur bon nombre d’aspects celle-ci serait beaucoup plus tranchée, voire serait proche d’une justice expéditive. Heureusement que les adultes ont un peu plus de bouteille et savent que les choses ne sont jamais noires ou blanches, mais toujours dans la nuance de gris !

Le mari voyageur s’exaspère : il a un rendez-vous très important le lendemain et il n’y a pas d’autre garage en ville. Malheureusement, le seul téléphone encore opérationnel se trouve dans l’autre partie de la ville, le côté TrésorVille où tout se délabre. Mais l’astronaute débile, pardon l’astronaute Craig, ne peut pas franchir la ligne blanche délimitant les deux parties de la ville : les étrangers doivent poursuivre seuls, à leurs risques et périls ! Errant dans le côté obscur de la cité, ils se dirigent vers l’école primaire, espérant y trouver un professeur. Malheureusement, une voiture téléguidée les en empêchent et les espionnent. Quand le mari découvre la caméra, il se prend un jet de jus de citron, qui ne rend pas aveugle mais brûle les yeux de manière très douloureuse ! Des maternels se positionnent alors en face d’eux et veulent jouer avec eux après avoir joué avec leurs parents ; alors qu’avant seule la femme avait peur et que monsieur la rassurait, à présent les deux ont la trouille ! Ils courent avec les maternels agrippés à eux mais franchissent la ligne blanche pour retourner à SourireVille. Les maternels lâchent l’affaire et sont repoussés par des tirs de papiers mâchés ! Plutôt que de parler à un adulte, Craig a reçu de nouveaux ordres et les emmènent voir le maire ! Cartman est bien évidemment ce maire et les rassure, mais la femme en a marre, elle veut parler aux parents ! Cartman ne sait même plus ce que signifie ce mot, heureusement son assistant lui souffle à l’oreille qu’il s’agit des donneurs de vie ! A ce moment-là, un garde avertit qu’une boulette géante de papier mâché est en vue et explose la vitre de la mairie ! Ce soir-là c’est Carrousel et les enfoirés de fils de pute d’en face vont essayer de tuer l’un d’entre eux ! Au milieu de cadavres d’enfants, les étrangers prennent le livre que veut le petit gros, mais les maternels les retrouvent et les kidnappent ! Ramenés au QG de TrésorVille, l’école primaire, les voyageurs expliquent à Kyle et Stan qu’ils veulent juste donner le livre au petit gros, empêchant que le clan adversaire tue d’autres membres de celui de Cartman, pour pouvoir téléphoner. Stan leur apprend qu’ils se sont fait avoir car eux seuls possèdent encore un téléphone. Le problème est que s’ils volent le livre, ce sera l’un des membres de TrésorVille qui mourra le soir même lors de Carrousel ! Plus tard, la femme revient au garage, et, la voiture complètement désossée, Butters lui explique que le problème venait du lave-vitre. Cartman et sa bande sont là et, voyant que le mari n’est pas avec elle, décide d’enlever la femme. L’étranger est fier de ramener le bouquin tant convoité à la bande de Stan et Kyle, enfin il va pouvoir téléphoner. Sauf que Cartman débarque avec sa meute et annonce détenir sa femme ! Cartman veut qu’on lui rende le livre sinon la femme y passera, la torturant déjà à coups de matraque électrique. Mais c’est hors de question pour Stan, car s’il l’a, l’un de son camp mourra à Carrousel ! Tout ça va trop loin pour l’étranger : il prévient qu’il va se fâcher, il ne plaisante plus du tout ! Mais l’heure du grand nourrisseur sonne, voici venu Carrousel et le camp de Cartman n’a pas de bouquin ! Le sort en est jeté, ce sera donc quelqu’un de SourireVille qui sera sacrifié ce soir ! Butters est heureux de s’y coller et d’être sacrifié au grand nourrisseur !

 

Synthèse

 

Il ne faut jamais sous-estimer ce qu’une personne est capable de faire pour arriver à ses fins, quitte à dépasser les bornes !

L’envie est, avec la curiosité, une force de motivation extraordinaire, permettant de déplacer les montagnes ! Quels que soient les obstacles qui se trouvent sur la route, quand on se fixe un objectif précis, on est prêt à remuer ciel et terre pour parvenir à son but, plus ou moins garanti par une récompense bien méritée !

Pour aller à son concert des « Chattes en furie », après avoir déjà accompli les autres travaux, Kyle rédige sa lettre à Fidel avec un dessin d’enfant touchant (Kyle pleurant et offrant une pâquerette de la paix, avec le message « Free to live, where ever they are »). S’il avait droit à un vœu, rien qu’un seul vœu, ce serait qu’à Cuba tout change, parce qu’il pense que les Cubains sont malheureux. Même s’il fait beau chez eux, ça ne les rend pas joyeux car ils sont opprimés, privés de Liberté. Il ne pourra jamais s’empêcher d’être triste, aussi longtemps que Cuba sera communiste, demandant et remerciant par avance Fidel Castro de transformer son pays en vraie démocratie. En lisant ou en écrivant la lettre, Fidel autant que Kyle en ont les larmes aux yeux ! Le leader Maximo déclare alors par décret la fin du communisme à Cuba. Les parents de Kyle hallucinent devant les infos qui annoncent que Cuba sera ouverte aux touristes Américains et que des chaînes de fast-food et des parcs d’attraction devraient ouvrir bientôt ! Malheureusement cela ne suffit pas à faire plier ses parents ! Cartman propose un moyen pour éloigner ses parents quelques temps : il a vu à la télé qu’il suffit d’appeler la police et de dire que ses deux parents le molestent ! Même s’il ne sait pas ce que ça veut dire, toujours est-il que le copain de sa mère le gonflait, il a appelé la police et ne l’a plus revu pendant trois mois ! Kyle est ravi de cette solution, ses parents doivent payer pour être des menteurs et des tricheurs ! Cartman lui donne la marche à suivre : pleurnicher au téléphone que ses parents l’ont molesté et dire qu’il y a eu des attouchements. Même s’il ignore tout de ce que ce micmac veut dire, il doit être convaincant au téléphone ! Et il l’est, puisque ses parents se font embarquer par la police sous l’œil des caméras. L’assistante sociale le rassure : à présent, ses parents sous les verrous, ils ne pourront plus jamais lui faire de mal ! Les gamins sont tout jouasses : la vie sans parents c’est trop cool ; tous les enfants décident alors de dire à la police que leurs parents les molestent ! Finalement, tous les adultes y passent : tous les adultes ont été arrêtés, et ceux qui ne l’ont pas été se sont enfuis de peur de l’être ! Bien plus tard, alors que les enfants s’apprêtent au sacrifice d’un des leurs lors de Carrousel, le mari s’exaspère : personne ne sera sacrifié ce soir ! La femme avertit son mari de faire attention, ils peuvent le faire disparaître avec le mot en m. Cartman confirme qu’il a le pouvoir de dire aux flics que ces étrangers les ont molesté aussi, tout comme leurs parents ! L’étranger comprend tout : les adultes ont disparu en ayant été accusé par leurs propres enfants de les molester ! Les parents, leurs parents, ces donneurs de vie étaient leurs vrais nourrisseurs, pas cette statue idiote, et ils ne sont pas partis pour atteindre un lointain fantastique eldorado, ils sont simplement en prison par la faute de leurs enfants ! Et ils doivent se manquer mutuellement !

 

Quoi qu’on en pense, tôt ou tard on a besoin des adultes, et on est alors bien content de les trouver pour nous aider !

Une publicité nous demande « grandir ? pour quoi faire ??? », mais force est de constater qu’on a toujours besoin de plus grand que soi ! Les enfants mettent un point (voire un doigt) d’honneur à se débrouiller tout seuls, ou du moins avec ceux de leur âge, qui eux les comprennent ! Mais la jeunesse ne peut pas tout, et ceux qui ont le plus rejeter les « anciens » sont les plus heureux de les retrouver quand leur aide est devenue nécessaire pour se sortir d’une sale impasse où l’immaturité a mené ces jeunes cons !

Ainsi, vu que les étrangers semblent avoir l’étrange faculté de pouvoir traverser la ligne blanche, s’ils aident Cartman, ils auront ce qu’ils veulent ! Exactement ce que promet également la bande de Stan et Kyle, en échange du livre du gros lard, sauf qu’eux ont vraiment un téléphone qui marche ! Finalement, le voyageur explique aux enfants que les donneurs de vie prenaient soin d’eux : leurs règles étaient ainsi faites pour les protéger parce qu’ils les aimaient et qu’ils ne voulaient pas qu’ils finissent comme ça. Le grand nourrisseur n’a aucune affection, au contraire de leurs donneurs de vie, leurs parents ! Ils doivent donc appeler la police et dire qu’ils ont menti ! Pour Stan, l’étranger a raison : c’était bien mieux quand leurs parents étaient là, ce que confirme Kyle pour qui leurs lois étaient justifiées. Tout va de plus en plus mal depuis 10 jours qu’ils sont partis !

 

Être parent n’est ni une vocation, ni un métier facile, mais on se doit de mener sa tâche au mieux pour assurer le bonheur de sa descendance !

Qu’on l’ait recherché pendant un certain temps ou qu’elle vienne par accident, la parentalité est un cap significatif dans la vie d’une personne. Elle s’apprend au jour le jour, avec plus ou moins d’aide extérieure et familiale, mais elle n’est pas une science exacte où les recettes des uns marchent forcément pour soi ! Être parent est une mission qu’il faut sans cesse redéfinir, en fonction de son enfant et de l’environnement dans lequel il évolue, et tout ceci n’est pas tâche aisée !

Se rendant dans le camp adverse afin de récupérer le livre que veut le petit gros pour pouvoir enfin téléphoner, la femme se demande bien si son homme a su s’y prendre avec ces gamins ! Justement, il n’a jamais su s’y prendre avec les enfants, c’est bien pour ça qu’il ne veut pas en avoir ! Mais sa femme est moins catégorique, étant sûr qu’il ferait un père merveilleux, mais lui ne veut surtout pas revenir là-dessus ! A la fin de l’épisode, Cartman donne ordre de libérer Butters, qui veut toujours être sacrifié au grand nourrisseur, et Kyle donne le téléphone à l’étranger pour qu’il appelle la police et fasse revenir les donneurs de vie. Finalement, la femme trouve que son mari se débrouille plutôt bien avec les enfants, il devient moins farouche à l’idée d’en avoir ; sauf qu’après cette histoire la femme va tout de suite se faire ligaturer les trompes pour être sûr de ne pas avoir de progéniture comme ces sales petits monstres ! Kyle demande à Stan si les parents vont être fâchés que leurs enfants les aient accusés de les avoir molestés et d’avoir fait 10 jours de tôles pour rien, mais pour Stan cela ne se peut pas car ils se sont rattrapés en faisant une belle banderole ! Le mari a été engagé comme directeur de Brenis et la femme a les trompes ligaturées ; Kyle les remercie au nom de tous car ils leurs ont appris à quel point les parents c’est important !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : l’autorité parentale, malgré ses nombreux travers, n’est pas faite pour nous embêter, mais pour nous protéger, souvent de nos propres abus !

 

Quand on est jeune, on a vite fait d’estimer que les adultes, et les parents en particulier, ne sont là que pour nous empêcher de nous amuser et de faire ce qu’on aime, d’autant plus que quoi qu’on fasse ou dise pour les rassurer, cela ne sert à rien, ils ne peuvent et ne veulent changer d’avis ! On peut certes juger, dans l’emportement, que les parents sont injustes et indignes de confiance, mais encore faut-il voir le résultat quand ils ne sont pas là : en effet, dès qu’ils ont le dos tourné ou en leur absence, cette Liberté tant espérée peut vite laisser libre court à tous les grands n’importe quoi ! Et justement, quand les enfants deviennent les maîtres temporaires, on s’aperçoit vite que leurs lois sont souvent plus cruelles que celles, plus ou moins modérées par les expériences de la vie, des adultes !

 

Avant de critiquer les règles parentales, il faut déjà prendre en compte qu’être parent est loin d’être un long fleuve tranquille, puisque rien n’y prépare si ce n’est la prise de conscience de ses responsabilités à la naissance de la nouvelle génération ! Les parents, ex-enfants eux-mêmes, doivent naviguer à vue entre le rejet de leur propre éducation, les mœurs de leurs temps et la subtile alchimie à élaborée avec l’autre parent. Avec le recul de l’âge on se rend vite compte que tout était long d’être parfait, que les parents pouvaient être pointilleux sur des points de détails, mais l’important est de voir le résultat, que le petit enfant est devenu un adulte responsable aux bonnes manières !

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 08:18

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 4) Pour sûr Non à la peine de mort, mais évidemment Oui à l’avortement et à l’euthanasie !!!

 

 

Fiche de visionnage n°36 :

Épisode 78 (saison 5, épisode 13) – Kenny se meurt

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : La mort doit-elle aider la vie ???

 

 

Les pros : Tout le monde,

Les antis : L’état (au début).

 

 

Thèse : Tout et tous doivent être mobilisés pour la recherche ;

Antithèse : On n’a pas le droit d’utiliser des fœtus avortés, surtout si certains en abusent ;

Synthèse : Il faut se donner les moyens pour contrer la mort, d’autant plus d’un enfant !

 

 

Il était une fois à South Park Mme Anders qui va se faire avorter dans un centre spécialisé.

 

 

Introduction :

 

 

Les enfants ont toujours représenté l’avenir de toute société, et tout a toujours été tenté pour les sauver d’une mort jugée inacceptable.

 

Face à la mort d’un être sans défense, les humains ont développé de larges gammes de pharmacopées, notamment en transférant la force d’un animal mort à un humain en état de faiblesse, ou en invoquant les esprits et en leur demandant la plus grande pitié pour un petit d’humain innocent ! Aujourd’hui, avec la légalisation de l’avortement et la découverte des propriétés des cellules souches, un nouveau débat s’ouvre.

 

Alors que ces cellules souches permettent de faire avancer la recherche et que les femmes avortées sont d’accord pour aider la science, certains estiment que les humains n’ont aucun droit de ce type sur un être humain, même avorté. Leur conviction peut en outre être renforcée par le fait que des personnes mal intentionnées pourraient en faire un business sans foi ni loi, et que d’autres en profiteraient pour mener des expériences lugubres sans caractère scientifique sérieux.

En somme, la mort doit-elle aider la vie ???

 

 

Thèse en faveur du « tout est bon pour la guérison »

 

Les cellules souches, en tant qu’éléments de base de la construction d’un organisme, sont de très bons supports à la recherche scientifique !

Tout comme les bactéries ont permis à certains niveaux de se passer des expérimentations sur les animaux, les cellules souches offrent de grandes perspectives de recherche par leur souplesse d’utilisation. En effet, ces cellules sont tellement malléables qu’on peut les tripatouiller dans tous les sens, tenter de nouvelles voies d’exploration scientifique, le tout sans blesser quoi/qui que ce soit ! Elles nous permettent en outre de comprendre l’organisation du vivant, et par ses malformations d’envisager comment lutter contre celles-ci.

Lors d’un avortement, le docteur demande à sa patiente si elle connaît les cellules souches. Celle-ci les connaît de nom mais ignore ce que c’est. Le médecin lui explique alors que de nombreuses études ont montré qu’elles pourraient vaincre bien des maladies, et qu’elles sont prélevées sur des tissus de fœtus avortés ... pardon, d’enfants non désirés ! Justement, un camion les transportant, en voulant éviter un cerf au milieu de la route, s’est renversé et Cartman passant par là a récupéré cette marchandise un peu spéciale. Il envoie Butters chercher ses potes. Ceux-ci sont curieux de voir ce que Cartman juge plus important que de cramer des bouses de vache, ce pour quoi il les a dérangés ! Jouant aux devinettes sur ce qu’il a dans son jardin, Kyle jubile que ce soit un trampoline, mais non, c’est mieux. Stan propose un bateau, mais c’est encore bien mieux. Il s’agit en fait de 33 fœtus avortés, en parfait état et gratos ! Alors que Stan se demande ce que Cartman fout avec des fœtus, Kyle préfère se tirer ! Stan ne comprenant rien à l’histoire de Cartman au sujet de cellules souches, Kyle lui explique que ce sont des cellules de fœtus qui pourraient soigner des maladies. Cartman rectifie, c’est prouvé puisqu’ils l’ont dit à la télé ! Chez Alder Group (Yesterday’s Future is Today), Cartman en apprend plus sur le rôle exact des cellules souches. Un biologiste lui explique que des milliards de cellules nous composent, cellules du cœur, de la peau, du cerveau...Mais avant qu’une cellule ne devienne cellule d’orteil ou de pancréas, elle n’est qu’une cellule souche, une sorte de cellule vierge. Cartman n’y comprend rien du tout mais demande plus d’infos. En fait, ces cellules vierges se programment en copiant le programme des cellules voisines. Le biologiste lui montre un rat à qui on a ôté il y a quelques mois la moitié de la moelle et mis des cellules souches dans ce qui restait. Comme par magie, les cellules souches ont reconstitué la moelle manquante ! Les nerfs endommagés par un Parkinson, les tissus de grands brûlés et tant d’autres parties de notre organisme pourraient être remplacés grâce aux cellules souches. Sachant que Kenny se meurt, Cartman se renseigne pour savoir si elles pourraient servir aussi à réparer des muscles, dans le sens où si un enfant risquait de mourir d’une maladie musculaire, les cellules souches pourraient-elles le soigner ? Pour le biologiste, la réponse en affirmative, en théorie !

 

Les premières concernées, les femmes, sont prêtes à donner leur bien le plus précieux, la vie, pour aider à lutter contre la mort !

La société se pose beaucoup de questions éthiques quant à l’origine des cellules souches, mais les principales fournisseuses, les femmes avortées, ne voit que le bien que ça pourrait apporter aux malades. Nous devons bien sûr nous questionner sur l’origine et l’utilisation des cellules souches, mais il faut bien voir aussi que des femmes, qui voulaient de toute façon se débarrasser d’un polichinelle encombrant leur tiroir, sont des plus heureuses d’aider par leur geste la science, d’autant plus que cela leur permet d’apaiser leur conscience, face à une décision toujours délicate !

Il en va ainsi de la réaction de la patiente qui s’apprête à se faire avorter. Le docteur lui présente un formulaire : si elle le signe, ça aidera la recherche. La femme n’y voit aucun inconvénient, surtout si ça peut sauver des gens, et c’est bien l’espoir qu’a le docteur ! Plus tard, Cartman, bien placé devant le centre où s’effectuent les avortements, demande à la femme d’un couple de racheter son fœtus après l’opération. « Malheureusement », ce couple ne va pas à la clinique, la femme voulant ce bébé. Cartman use alors de toute sa ruse : un petit garçon se meurt à l’hôpital, et ce bébé lui servirait plus qu’à eux car ses cellules souches lui sauveraient la vie. Le père fait un geste d’un grand altruisme, offrant ce bébé à la science. Il en fera un autre à sa femme ! Devant cette attention philanthropique, sa femme est toute émue, son homme est vraiment génial, elle l’aime plus que tout !

 

Certains invoquent dieu pour justifier le fait qu’on ne puisse faire n’importe quoi de la vie, mais c’est lui qui a commencé !

Pour les croyants, seul dieu donne et peut donc enlever la vie comme bon lui semble, disposant à sa guise de notre sort à tous. Ainsi, il est le seul responsable en cas de maladie, et encore plus de mort, mais il ne peut être tenu pour coupable de cela. Toujours pour les croyants, intervenir sur le destin que dieu avait prévu pour une personne en tentant par la science, sœur ennemie de la religion, de la sauver est donc un crime de lèse-déité ! Mais si ça l’amuse de se jouer de nous, la science avec ses moyens actuels ne doit et ne peut rester impassible, elle doit tout faire pour contrecarrer ses volontés inhumaines !

Stan s’en veut d’avoir laissé tomber Kenny, estimant qu’il est son plus mauvais copain pour ne pas avoir eu le courage d’affronter sa maladie en face et de ne pas l’avoir soutenu dans sa phase terminale. Il se recueille en cramant sans enthousiasme des bouses de vache. Chef passe alors par là et voit bien que Stan va mal, et il reconnaît lui-même qu’il y a eu des jours meilleurs. Stan interroge Chef le bon conseiller de toujours pour savoir pourquoi dieu veut que Kenny, son copain, meurt, s’il ne peut pas choisir l’ami de quelqu’un d’autre ! Chef lui explique que parfois dieu emporte nos proches parce que ça le rassure sur sa puissance. Notre dieu est un dieu vengeur, et il est très fâché à cause d’un péché vieux comme le monde qu’il n’arrive pas à oublier. Alors, il rappelle à lui, au hasard, un enfant, un petit chien, ça lui est égal, du moment que ça nous rend tristes ! Devant l’absurdité de la chose, Stan voudrait bien comprendre pourquoi diable dieu nous donne alors la vie si c’est pour la reprendre comme ça ! Chef prend un exemple : pour faire pleurer un bébé, d’abord il faut lui donner une sucette et ensuite la lui reprendre. Mais si on ne lui donne pas de sucette au départ, le bébé n’aura pas de raison de pleurer. Dieu, c’est pareil : il nous donne la vie, l’amour et la santé pour pouvoir nous les enlever un jour et nous faire pleurer. En fait, dieu se désaltère du nectar de nos larmes, car ce sont elles qui lui donnent son immense pouvoir !

 

Antithèse en faveur du refus de l’utilisation de la mort d’autrui

 

Que ce soit pour des questions religieuses ou éthiques, certains estiment qu’on ne doit pas profiter de la mort de fœtus pour les utiliser, quels que soient les objectifs thérapeutiques !

Alors que cela ne dérange personne de se servir d’autres animaux pour faire des expériences de laboratoire, l’humain se plaçant à part dans le règne animal, certains estiment qu’il est immoral d’utiliser des fœtus pour effectuer quelle que recherche que ce soit. Il est vrai que cela soulève de nombreuses questions, tant religieuses que philosophiques, et dans ce genre de domaine il vaut mieux être trop prudent que pas assez, au risque d’ouvrir la porte à de grands n’importe quoi !

Chez Alder Group, Cartman vient livrer ses fœtus pour la recherche, ce qui tombe à point nommé puisque ceux qu’ils attendaient ont eu un accident de la route. Alors qu’il se renseigne pour savoir comment procéder pour le paiement de sa cargaison haut de gamme, le biologiste est navré de lui annoncer qu’il ne peut plus acheter de fœtus. Cartman s’énerve, ils avaient un accord et il a apporté toute la marchandise ! Mais le problème est que l’État a interdit la recherche sur les cellules souches, à cause du gouvernement ils doivent arrêter ! En effet, trop de gens étaient contre l’utilisation de fœtus avortés pour la recherche, ce que le biologiste trouve bien dommage car ça aurait pu sauver de nombreux malades. Cartman est vert, que va-t-il bien pouvoir en foutre de ces trucs ???

 

Qu’on se pose la question de la légitimité morale de l’utilisation de fœtus est une bonne chose, d’autant plus quand certains en font un véritable business !

Il est bien connu que l’argent n’a pas d’odeur, mais il y a tout de même des limites, un fœtus n’est pas une marchandise ! Flairant le bon filon, certains n’ont aucun scrupule à organiser toute une filière d’approvisionnement de fœtus, comme s’il s’agissait d’un réseau de distribution et des marchandises tout ce qu’il y a de plus classiques ! Et fatalement, appât du gain oblige, certains pourraient en arriver à des dérives encore plus malsaines, telle que la production sur commande de fœtus uniquement pour les avorter et les revendre au plus offrant !

C’est bien tout ce que voit Cartman quand il trouve les fœtus dans le camion accidenté. Avec les recherches qui sont menées, ces cellules valent 3 fois leur poids en or : il a dans son jardin un coffre au trésor avorté ! Kyle lui lâche un « Si tu savais comme je te hais ! » qui explique bien son aversion pour ce genre de pratique immorale au possible ! Mais Cartman s’en fout, il vendra ses fœtus tout seul et aura plein de thunes ! Il prend ainsi contact avec le département biologie de l’université du Colorado. Lui qui a plein de fœtus avortés cherche un acheteur, et sa première question est donc de savoir combien ils les payent ? Étant donné qu’il a un client à Cleveland qui les prend à 80 dollars la livre, il leur fait une offre à 100 dollars. Ils refusent, lui broient les couilles, mais ce n’est pas grave, il va voir ailleurs et appelle alors Bosnard Medical Group. Il négocie à mort, demandant que son prospect lui dise où celui-ci peut en trouver à 70 dollars la livre. Il doute fort de ce si bas prix, il est comme ces fœtus, il n’est pas né d’hier ! Il est vendeur, son interlocuteur est chercheur/acheteur, donc soit ils parlent affaires soit ils essaient de s’arnaquer, mais laisser passer cette affaire serait une erreur fœtale. Finalement, ils concluent le marché à 110 dollars la livre ! Plus tard, alors que l’étude des cellules souches est interdite, Cartman tente encore plus de se débarrasser de ses 30 fœtus humains difformes, pensant qu’ils peuvent servir à d’autres recherches, ou tout simplement à des dissections. Étant donné que Cartman n’a réussi qu’à vendre 3 fœtus et qu’il doit refourguer les autres avant qu’ils ne pourrissent, il prend également contact avec Capitaine Bligh, un resto de fruits de mer. Il lui propose une cargaison de 30 délicieuses crevettes des Antilles, du haut de gamme que les clients vont adorer. Mais même à 10 dollars le kilo, le patron lui broie les couilles. Quand la recherche sur les cellules souches reprend, Cartman se positionne à nouveau devant le planning familial, proposant d’assurer la vente du fœtus des futures avortées à un labo. Une femme hésite, mais comme il offre 75 dollars cash pour son fœtus elle accepte, sa petite signature l’aidera à payer l’intervention.

 

Certes les cellules souches pourraient aider la science à soigner des maladies, mais des savants fous en profiteraient aussi pour mener des expériences selon leurs délires !

La nature humaine étant ainsi faite, il y aura toujours des gens pour penser et tenter de réaliser l’impossible. Mais ceci peut être à double sens, positif dans le cas de traitements thérapeutiques, négatif dans l’optique de créer des êtres surhumains ou surnaturels ! Que ce soit l’armée pour avoir de meilleurs soldats, ou quiconque pour tirer le meilleur parti de la sélection naturelle et de l’évolution pour transférer ces qualités à d’autres et ainsi créer des animaux trans-espèces avec des atouts supérieurs ! La créature du Dr Frankenstein et les dérives des manipulations génétiques n’ont jamais été aussi proches de la réalité qu’aujourd’hui !

Cartman est comme ça, avec ses délires à lui ! Son rêve serait de mettre des cellules souches près d’un Shakey’s Pizza, pour voir si on obtiendrait un autre Shakey’s Pizza, c’est-à-dire son propre resto où on mangerait gratos ! Il se renseigne donc auprès du biologiste d’Alder Group, pour qui le béton serait plus approprié. Mais de toute façon, comme la recherche vient d’être interdite, personne ne saura jamais si c’est possible. Cartman décide alors de faire changer d’avis le gouvernement ! Et le miracle a lieu ! Alors que tout le monde est à la messe d’adieu à Kenny, il cherche ses potes et leurs montre qu’il a réussi : il a mis ses cellules souches à côté de chez Shakey’s et elles dupliquent un nouveau Shakey’s. Stan est écœuré que Cartman se soit ainsi servi de la maladie de Kenny pour faire lever l’interdiction sur la recherche des cellules souches, tout ça pour vendre ses saloperies de fœtus et avoir son propre Shakey’s. Kyle est également abasourdi, lui qui a serré Cartman dans ses bras, a pleuré avec lui, l’a consolé ! Cartman est quant à lui tout à sa joie : avec encore une centaine de fœtus, il finit la cuisine. Fou de rage devant tant d’insensibilité, à laquelle on ne peut pas s’habituer, même venant de Cartman, Kyle lui pète la gueule. Stan peut être finalement rassuré, ce n’était pas lui le plus mauvais copain de Kenny, c’était Cartman !

 

Synthèse

 

Au-delà de la question de la pertinence de l’utilisation de fœtus avortés pour faire avancer la science, il faut bien se rappeler que l’avortement n’est pas anodin pour la femme qui le subit !

Si la science peut juger très utile les fœtus qu’on lui apporte, elle ne doit pas oublier qu’ils sont issus d’un drame humain et qu’ils sont donc porteurs d’une certaine charge émotionnelle ! Quoi qu’on puisse en penser, l’avortement n’est pas une simple formalité où il suffit d’aspirer un être en devenir pour oublier immédiatement ce que cela signifie. D’une les femmes ont dû se battre pour ce droit à disposer de leur corps et à éviter la mort lors d’avortement clandestin particulièrement sordide, et de deux il s’agit tout de même d’une certaine forme de vie !

Quand le médecin demande, sur un ton détendu, à Mme Anders si elle est prête à avorter, celle-ci lui répond qu’elle est aussi prête qu’on peut l’être ! Le docteur lui dit de se détendre, qu’il n’y en aura pas pour longtemps, mais les rires de la télévision avec l’émission potache de Benny Hill ne sont pas des plus appropriés pour cet instant grave !

 

La science progresse à grands pas ces dernières décennies, mais on doit également accepter qu’elle ne peut pas tout, ce qui n’est pas évident à entendre quand on est confronté à la maladie !

Petit à petit, la recherche médicale a abattu des cloisons techniques que l’on pensait impossibles à franchir, sauvant ainsi de nombreuses vies. Pour autant, la nature étant si complexe, on en arrive à rester bloqué devant des pathologies particulièrement difficiles à cerner et donc à traiter. A force de nous avoir vendu le concept de modernité comme l’aboutissement de la victoire humaine sur la nature, on pensait que rien ne serait désormais invulnérable à l’esprit humain et à ses techniques de pointe, mais il faut se rendre à l’évidence que la science ne pourra jamais être toute puissante, qu’elle aura sans cesse des limites, même si on les repousse à grands coups de progrès !

Les enfants sont convoqués, avec leurs parents, Chef et le conseiller Mac Key, dans le bureau de la principale Victoria. Stan sent tout de suite le plan craignos et Kyle explique qu’ils ignorent pourquoi Cartman a séché l’école, qu’ils savent juste que c’est lié à des avortements ! M. Mac Key les rassure qu’ils n’ont rien fait de mal, qu’ils veulent juste leur parler parce que Kenny entré à l’hôpital la veille car il est gravement malade. Cela étonne Kyle et Stan demande quelle est la gravité de sa maladie. Chef leur explique qu’il est en phase terminale ! Stan tente de se rassurer, les docteurs vont pouvoir le soigner car ça sert à ça les hôpitaux, à guérir les gens ! Malheureusement, son père doit lui expliquer qu’ils ne soignent pas tout : Kenny est en phase terminale, ce qui veut dire, que très bientôt, il s’en ira au ciel ! M. Mac Key les encourage à être forts, pour l’aider, car Kenny a besoin d’eux plus que jamais ! Stan n’arrive toujours pas à en croire ses oreilles : pour lui (et pour nous aussi, qui l’avons vu si souvent mourir et revenir l’épisode d’après), ce n’est pas possible, Kenny ne peut pas mourir !!! Malheureusement si, il faudra bien se faire une raison !

 

Les enfants représentent l’avenir de toute société, il est donc intolérable et insupportable de les voir partir les pieds devant !

Pour tout un chacun, l’enfance est l’âge d’or de l’insouciance, une époque où l’on est innocent des tracas du monde, où l’on ne pense qu’à son bon plaisir en s’émerveillant et en jouant ! Malheureusement, la maladie ne connaît pas de limite et attaque tout le monde, sans aucune distinction. Voir un vieux ou un adulte dans un sale état est déjà choquant, mais au moins ils ont pu profiter un peu des joies de la vie, alors qu’un enfant ne les a qu’à peine touchées du doigt ! C’est bien pour cela que la science doit faire tout son possible, quitte à utiliser des cellules couches, pour que ces drames cessent !

Kyle tente de remonter le moral de Kenny dans sa chambre d’hôpital, lui proposant, quand il ira mieux, de retourner camper à la mare de Stark. Mais Stan se sent mal, il quitte la pièce. Kyle a beau lui expliquer que Kenny a besoin d’eux, mais Stan ne peut pas supporter de le voir comme ça, avec ces fils et ces tuyaux. C’est un enfant, il devrait courir, jouer, rigoler, ... etc. ! Pour Kyle aussi c’est dur, mais ils doivent être forts ! Stan est complètement abattu, que peuvent-ils faire : papoter avec lui dans sa chambre, faire comme s’il allait guérir ? Lui en tout cas ne peut pas ! Mais Kyle le sermonne : si c’est dur pour lui, ça l’est encore plus pour Kenny ! Stan demande à rester tranquille, seul, et préfère s’en aller plutôt que de voir tout ça. Kyle lui fait la remarque qu’il n’a pas le droit de partir comme ça, mais Stan rectifie : ce n’est pas lui qui s’en va, c’est Kenny qui part ! Cartman, resté seul dans la chambre, avoue à Kenny que Stan et Kyle ont toujours été ses deux meilleurs amis du monde, mais il a toujours pensé que Kenny était mon meilleur copain ! Cartman promet à Kenny qu’il trouvera un traitement pour lui, et tout se passera bien. Dans le couloir, Cartman est visiblement marqué, pour une fois, par le sort d’un autre que lui. Quand Kyle revient, il remarque que Cartman pleure, celui-ci noyant le poisson en expliquant que c’est l’air sec qui lui pique les yeux. Kyle a bien compris, et ils s’écroulent dans les bras l’un de l’autre ! Plus tard, Cartman remue ciel et terre pour trouver un traitement à Kenny, ce petit garçon qui se bat pour sa vie à l’hôpital, et il va lui trouver de plus gros gants de boxe : grâce aux cellules souches Kenny aura de quoi se battre ! Cartman va même jusqu’au congrès, à Washington. Il y explique que son meilleur ami est malade, très très malade, qu’il n’a que 8 ans et que les médecins lui donnent peu de temps à vivre. Cartman réalise qu’utiliser des tissus de fœtus avortés pour la recherche est un sujet délicat, mais s’il y a une chance pour que les cellules souches sauvent la vie de son meilleur ami, il doit au moins essayer de faire changer d’avis les députés et sénateurs ! Il leur chante alors ce tube éternel : « Quand un ami un jour s’en va, la terre s’ouvre sous vos pas. L’ami tu es parti au paradis, arrive-t-on à guérir de cette blessure, je dois avouer que je n’en suis pas sûr ! », un sénateur enchaîne « te souviens tu nous avions le même âge », un autre « je revois ce sourire sur ton visage! », tout le monde s’y met « te rappelles tu nous allions danser, toute la nuit où on s’est rencontré. Nous avions bu et dansé, et ainsi était née notre amitié ». Stan aussi se démène et a enfin réussi à surmonter sa tristesse, il va à l’hôpital voir son ami, c’est maintenant qu’il a besoin de lui ! Sauf que Kyle lui annonce que Kenny a arrêté de respirer, d’un seul coup. Stan voulait le voir, mais finalement il ne lui aura même pas dit au revoir. Laissons le mot de la fin à M. Garrison lors de la cérémonie d’enterrement : « Nous tous, nous regretterons Kenny, ses joyeux éclats de rire, son sourire innocent. Et nous n’oublierons jamais que grâce à lui, la recherche sur les cellules souches a pu reprendre ! ».

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : l’avortement existe, il ne sert à rien de le nier ou de s’y opposer, et plutôt que de jeter les fœtus avortés à la poubelle, autant qu’ils servent à quelque chose, surtout si leur mort peut sauver des vies en faisant avancer la recherche !

 

Avec les énormes progrès de la médecine, les cellules souches peuvent à présent considérablement faire avancer la recherche, d’autant plus que les femmes sont ravies de pouvoir aider la science en donnant d’elles-mêmes par le biais de leur fœtus avorté. Certains invoquent dieu pour exprimer leur aversion de l’utilisation de la mort de la vie pour sauver d’autres vies, mais il faut bien reconnaître que dieu lui-même joue avec nos existences, même si ce n’est bien sûr pas une raison pour ce comporter de manière aussi illogique que lui. Le plus malheureux dans cette histoire est que certains profitent de tout ceci pour faire un business de fœtus, et d’autres pour faire des expériences délirantes au-delà du réel !

 

Toutefois, ce que nous devons considérer c’est que la science, bien qu’elle avance à grands pas, connaît des limites, fondamentales ! De tout temps, et encore plus aujourd’hui où la technique permet beaucoup de choses, la mort d’un enfant a toujours été un drame. Mais si les cellules souches de fœtus avortés peuvent nous aider à progresser dans la recherche, nous devons nous en servir pour le bien de tous. C’aurait sûrement été leur plus profond désir, si tant est que ces amas de cellules puissent être considérés comme des humains pensant !

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 10:38

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 4) Pour sûr Non à la peine de mort, mais évidemment Oui à l’avortement et à l’euthanasie !!!

 

 

Fiche de visionnage n°37 :

Épisode 129 (saison 9, épisode 4) – Potes pour la vie

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Pouvons-nous vivre et laisser mourir ???

 

 

Les pros : Cartman, les anges,

Les antis : Kyle, Stan, Satan.

 

 

Thèse : Même si cela peut paraître injuste, laissons faire la nature car ainsi va la vie;

Antithèse : Les humains sont plus mieux, donc on a le droit/devoir de tout faire ;

Synthèse : Profitons de la vie, évitons la mort ... mais prévoyons là !

 

 

Il était une fois à South Park Cartman qui réveille sa mère très tôt pour aller acheter la nouvelle console PSP de Sony. Comme il doit être le premier à en avoir une, sachant que toutes les mères vont amener leurs enfants après l’école, il décide d’être plus malin que tout le monde en y allant avant les cours ! Sauf que tout le monde, gothiques compris, fait déjà la queue depuis longtemps devant le magasin !

 

 

 

Introduction :

 

 

Avec les dernières décennies la médecine a fait d’énormes progrès, ce qui pose de nouvelles questions, longtemps discutées philosophiquement mais à présent confrontées aux champs des possibles.

 

Alors que les humains ont toujours rejeté l’idée même de finitude, voulant se positionner au même niveau que leurs dieux créateurs immortels, la technologie leur permet de s’en approcher ! Avec les traitements modernes, on pense pouvoir repousser les limites de la vie, mais ce n’est qu’un leurre temporaire. La question de la mort se posera toujours, donc autant prendre les devants et bien réfléchir avant : à trop vouloir « bien faire », on peut en arriver à créer des situations encore plus dramatiques que si on avait eu le courage d’accepter le départ d’un proche !

 

La science permet des miracles et tout un chacun a le droit à la vie, pour autant nous devons concrètement nous poser la question de savoir si on peut utiliser des technologies dont le pouvoir antinaturel nous dépasse.

En somme, pouvons-nous vivre et laisser mourir ???

 

 

Thèse en faveur du laisser-aller dans les limbes

 

Même si historiquement la religion a été mise en place pour organiser la vie, elle sert également à justifier l’injustifiable, la mort !

Devant l’absurdité de la vie et le drame de notre finitude, beaucoup d’humains se rassurent sur la disparition d’un proche en invoquant les plans de dieu. Pour eux, une mort subite, accidentelle ou dans d’effroyables conditions, ne peut s’expliquer que par le dessein que leur dieu avait pour la victime. Sans cette béquille psychologique il est en effet difficile de continuer à vivre en sachant que l’on peut mourir du jour au lendemain sans raison apparente.

Quand St Pierre accueille Kenny au royaume du Ciel, il lui révèle sans détour que sa mort n’était pas un accident, que le Ciel a besoin de lui ! Il a alors beaucoup de choses à lui dire, même si le temps presse. En effet, les choses vont mal au paradis : Satan prépare une attaque massive et il sait qu’ils sont trop peu nombreux pour le repousser. Longtemps seuls les mormons étaient acceptés au paradis, mais en voyant que l’Enfer grandissait, dieu a changé les règles et a laissé entrer plus de monde, pour qu’ils puissent aussi bâtir une armée. Une armée que Kenny dois commander ! St Pierre lui apprend alors que la PSP de Sony a été faite par dieu, pour déterminer qui sur Terre a les meilleures aptitudes pour battre les armées de Satan. Résultat : Kenny est le meilleur, le seul espoir de l’univers ! L’archange Gabriel mobile ses troupes : l’armée de Satan continue de grandir pendant qu’il parle, et le Seigneur Ténébreux sait qu’ils sont peu nombreux et désorganisés, donc leur seul espoir est la stratégie parfaite. Mais quand Kenny arrive, tous s’étonnent qu’un enfant soit la solution de dieu ! Mais St Pierre défend son poulain car il a battu l’armée de Satan dans 3000 simulations différentes. L’archange Michel est épaté par cet enfant qui a fait quelque chose qu’aucun d’entre eux n’a réussi : il ne sait pas si c’est de la chance ou de la persévérance, mais bordel, atteindre le niveau 60 sur la PSP c’est impressionnant ! Il montre alors à Kenny contre quoi ils se battent : les armées de Satan vont attaquer les portes, ils sont 10 milliards alors que les armées du Ciel sont un peu moins de 10 mille. Ils sont dépassés par le nombre, et ont besoin de quelqu’un qui puisse à lui tout seul battre l’Empire Ténébreux. Fondamentalement, Kenny est ... Keanu Reeves ! En Enfer, Satan aussi mobilise ses troupes : le temps de l’assaut de ses camarades âmes damnés est venu ! Ils ne connaissent pas la peur et vont boire le sang des anges, rien ne peut les arrêter ! Sauf que l’espion de Stan arrive à ce moment-là. Dieu s’est joué de Satan encore une fois : il a trouvé le moyen de battre son armée grâce à un jeune homme qui est fondamentalement comme Keanu Reeves. Qu’à cela ne tienne, même si Satan hésite face à ce rebondissement, sa grande armée démoniaque commence sa marche sur le Ciel. Justement, l’archange Michel montre à Kenny la meilleure vue d’ensemble pour protéger la forteresse, l’endroit à partir duquel il va commander les troupes du Paradis. Pour cela, c’est facile, il utilisera la PSP en or, la reine de toutes les PSP : elle marche exactement comme celles qu’ils ont envoyé sur Terre, sauf que là tous ses ordres seront directement transmis aux troupes sur le champ de bataille. Tout ce qu’il a à faire, c’est de jouer, sauf que cette fois c’est réel ! L’archange Gabriel débarque et annonce que l’armée de l’Enfer est en marche et qu’elle se dirige vers les Portes du Paradis. L’archange Michel lance la préparation des troupes, la scène est prête et la bataille finale entre le Ciel et l’Enfer va commencer. Le résultat de cette bataille est entre les mains de Kenny ! Alors que ses armées approchent du royaume du Ciel, Satan ne sait pas s’ils doivent continuer sans en savoir plus sur ce Keanu Reeves que dieu a trouvé. Mais son espion lui apporte de bonnes nouvelles : le Keanu Reeves a été ramené à la vie sur Terre, son âme n’est plus au Paradis ! Satan comprend tout de suite que dieu est sans défense et ordonne d’enfoncer les portes du Paradis, la victoire est à eux ! Alors que les armées de Satan viennent de franchir les Plaines des Limbes, Gabriel en déduit qu’ils seront au Paradis dès le lendemain, et sans l’âme de Kenny, personne ne pourra utiliser la Sainte PSP ! Uriel a bien quelqu’un d’autre en vue, un enfant japonais arrivé jusqu’au niveau 59, mais l’archange Michel lui rappelle que cela n’est pas possible car les japonais n’ont pas d’âme ! Bref, Kenny est leur seul espoir. Du coup, l’archange Michel envoie Gabriel et Uriel sur Terre pour essayer de faire retirer ce tube d’alimentation qui maintient artificiellement Kenny en vie. Pendant ce temps, les autres vont regrouper toutes leurs forces aux Portes du Paradis, et essayer d’empêcher l’armée de l’Enfer de traverser leurs défenses aussi longtemps que possible. Il faut vite juste espérer qu’ils tiendront assez longtemps pour récupérer leur Keanu Reeves ! Malheureusement, les armées de Satan ont déjà franchi les portes, ils vont tous mourir ! L’archange Michel envoie toutes ses troupes sur le champ de bataille et les commandera du mieux qu’il pourra. Heureusement, Gabriel accourt et informe Michel que les humains ont finalement fait ce qu’il fallait. L’archange Michel se réjouit : Oh son dieu, ils ont tué Kenny ! Mais ces enfoirés ont bien fait : il est vite amené au poste de commandement, et alors que l’armée de Satan charge, Kenny doit dire aux troupes ce qu’elles doivent faire ! Voilà maintenant l’ultime bataille entre le Ciel et l’enfer : les anges armés de lances repoussent les faucheurs d’âmes démoniaques, la Cavalerie des Anges combat leurs Chevaliers Noirs. Cette bataille est épique, c’est encore plus énorme que la bataille finale des films « Le Seigneur des Anneaux » ! Satan se lamente qu’ils sont en train de perdre, et espion lui confirme que dieu a son arme secrète, puisque l’âme de l’enfant est au paradis. Satan préfère se retirer. L’archange Michel est aux anges : Kenny a si bien joué que les forces de Satan se retirent ! C’est vraiment quelque chose à enregistrer, dommage qu’il n’ait pas de caméscope. Kenny les a tous sauvés, et pour le remercier d’avoir sauvé l’univers entier des forces du Mal, ils lui offrent un présent très spécial, une statue de Keanu Reeves !

 

Maintenir ou ramener à la vie quelqu’un est loin d’être anodin, surtout lorsque les séquelles sont importantes et invalidantes !

Certes c’est une prouesse tant scientifique que philosophique que de pouvoir contrer les plans de la Mort, mais encore faut-il voir à quel prix cela s’obtient ! Peut-on encore parler de vie un tant soit peu digne de ce nom quand la personne n’est plus que l’ombre d’elle-même, quand les séquelles et les souffrances sont telles qu’il vaudrait mieux que l’individu soit mort plutôt qu’un légume amorphe  jusqu’à la fin de ses jours ?

Les parents sont si contents que leur fils, pour une fois, survive ! Malheureusement, le docteur les prévient que Kenny ne peut pas leur répondre : il est resté mort si longtemps que la plupart des cellules de son cerveau sont mortes ! Leur fils est en vie, mais dans ce que la médecin appelle un « état végétatif persistant ». La mère de Kenny demande s’il pourra aller mieux, un jour, mais le docteur a bien peur que non : les cellules du cerveau ne peuvent pas être réparées une fois mortes. Mais il s’empresse d’ajouter, « rassurant », que son âme est toujours là, presque piégée ici ! Kenny est le même qu’avant, c’est juste que maintenant il ressemble plus à ... un potiron ! Son père se demande bien, s’il ne peut pas bouger son cul, comment il va manger ? Grâce à un tube d’alimentation qui pompe une pâte nutritive directement dans l’estomac de Kenny. Avec ça, la médecine moderne peut maintenir Kenny le potiron en vie pendant des années ! Quand les enfants apprennent la nouvelle, ils accourent à l’hôpital, mais là encore le docteur précise qu’il ne peut pas leur répondre : être mort aussi longtemps a causé de sérieux dommages à son cerveau. Donc pour Cartman Kenny n’est pas en vie ! Mais pour sa mère si, il sourit quand elle lui parle, enfin ... elle croit ! Pour Cartman, ce potiron n’est pas Kenny, car son pote sniffe de la colle et met le feu à ses prouts. Il ne réagit même pas quand Cartman fait danser un billet d’un dollar devant son nez, c’est pour dire que ce n’est plus lui !

 

Même si philosophiquement c’est dur à encaisser, la mort fait partie de la vie, et nous sommes nés pour mourir contrairement à la chanson « Born to be alive » !

Depuis belle lurette, l’humain cherche à vaincre la fatalité de la vie, la mort ! Que ce soit par des actions héroïques, des prières, la quête d’une plante ou d’un procédé alchimique, les humains n’acceptent pas de se résigner à leur triste sort et désirent de toute leur âme partager la condition des dieux, être immortels ! Mais il n’en va pas ainsi et nous devons accepter ce que nous sommes, des êtres de poussière qui retourneront à la poussière ! Forcer le destin en contournant des règles naturelles qui sont les mêmes pour tous les autres êtres vivants n’y changera rien, cela ne nous fera gagner que quelques portions de temps, mais à quel prix !

Alors que Kenny devait prendre les rennes des troupes du Paradis, il disparaît ! Gabriel explique alors à l’archange Michel que Kenny est retourné sur Terre et qu’il est maintenu en vie par des machines. Michel hallucine sur ce que les humains sont en train de faire, jugeant que c’est du grand délire et que ce n’est pas naturel que l’âme de l’enfant soit piégée dans son corps végétatif. Les infos de HBC nous apprennent qu’un débat sur le droit de mourir a lieu dans le Colorado, où le tube d’alimentation de Kenny McCormick a été retiré par son Pote Pour la Vie, mais que Stan et Kyle ont obtenu l’attention du pays en manifestant devant l’hôpital aux cris de « Ne tuez pas Kenny ! Espèce d’enfoirés ! ». Toutefois, pour l’ange Uriel, Cartman ne tue pas Kenny, il le laisse mourir, nuance de taille ! Pour un autre manifestant, Skeeter le pilier de bar, les bureaucrates n’ont pas le droit de jouer à dieu en débranchant ce tube. Mais Gabriel, même s’il ne peut être entendu par les vivants, rectifie que c’est d’abord jouer à dieu que d’avoir branché le tube d’alimentation ! Finalement, Kyle se rend compte qu’ils ont laissé la situation leur échapper. Ce problème est très compliqué, mais ... ils devraient peut-être laisser Kenny partir en paix. Stan a du mal à comprendre : Kyle voudrait-il dire que le côté de Cartman a raison ? En fait, Kyle estime que Cartman dit vrai, pour de mauvaises raisons, mais qu’eux avaient tort, pour de bonnes raisons. Il enjoint alors tout le monde à laisser Kenny seul ! Le journaliste HBC annoncera un peu plus tard que Kenny McCormick est décédé. Le débat continu de faire rage en Amérique, mais Kenny ... est dans un endroit plus tranquille (moui, façon de dire dans ce cas-là) !

 

Antithèse en faveur de la vie à tout prix

 

Face à la fatalité de la mort, si la science permet des miracles, il n’y a pas de raison de se passer des opportunités médicales offertes !

Depuis toujours, puisque les autres animaux savent aussi se soigner, tout comme notre cousin Neandertal, la médecine tente de rendre la vie moins dure et repousse au maximum les limites du passage de vie à trépas. Puisque la science est capable non seulement d’éviter la mort prématurée en traitant des maladies jadis mortelles, mais également de ramener à la vie, nous aurions bien tort de nous en passer !

A l’hôpital du col de l’enfer, l’anesthésiste est heureux d’annoncer au docteur que c’est fait, ils l’ont ramené, ils ont un pouls ! C’est incroyable, le médecin a ramené à la vie quelqu’un qui est mort pendant presque un jour. L’équipe s’empresse d’appeler les parents, qui auront sûrement un choc d’apprendre que leur fils est en vie. Quand ils sont là, le docteur leur présente la dernière nouveauté en science électro-plastique, grâce à laquelle tous les organes de leur fils fonctionnent à nouveau. Pour le père de Kenny c’est un miracle, son fils est vivant !

 

Pour beaucoup de gens, surtout croyants, la vie est un droit absolu et seul leur dieu peut décider de l’ôter selon son bon vouloir sans craindre de poursuites pénales !

Depuis que la science étale ses faits d’armes en matière d’avortement et d’euthanasie, une véritable levée de boucliers s’est manifestée contre la mainmise des humains sur le droit à la mort. Il est nécessaire de rappeler que, comme le suicide a toujours été interdit par la religion, aucun humain n’est censé connaître et encore moins appliquer l’heure de la mort. Pour beaucoup, la vie est sacrée et l’humain ne devrait pas se mêler de ça, à charge pour la nature ou dieu de faire leur œuvre !

Satan hallucine devant cette farce où le tube d’alimentation a été retiré : si Kenny meurt à nouveau et que son âme retourne au paradis, dieu aura son Keanu Reeves. Son conseiller essaye de le rassurer, car Kenny ne mourra peut-être pas à temps, mais Satan préfère ne pas prendre de risques et décide de rappeler ses troupes. Son conseiller insiste alors pour que Satan laisse ses armées avancer, il va faire rebrancher ce tube. Pour cela, il va faire ce qu’ils font toujours : utiliser les républicains conservateurs (de droite) ! A Washington, des manifestants scandent que le meurtre n’est pas une option. Ils considèrent que retirer le tube d’alimentation est un meurtre : en effet, qui sommes-nous pour décider si Kenny doit vivre ou mourir ? S’il vit, c’est la volonté de dieu !

 

Bien sûr, le débat est épineux et problématique, mais nous devons nous rappeler que nous parlons d’un être humain, pas d’une chose inerte et insensible !

La plupart des gens ne se posent pas ce genre de question philosophique quand il s’agit d’abattre un quelconque autre animal, mais l’humain est jugé être à part ! Étant donné qu’on considère que les humains sont l’apothéose de l’évolution/la création, on ne peut pas se comporter avec eux comme avec n’importe quel autre être vivant ! On lui doit donc le respect et par conséquent une fin digne de son statut !

Le journaliste de HBC annonce que la plus grande bataille de tous les temps va commencer : la bataille pour le tube d’alimentation. Chacune des deux parties essaie de gagner l’attention des médias, Kyle voulant que le pays se rende compte que Kenny est en vie, et qu’il souffre, alors que Cartman pense que les gens voient qu’il ne souffre pas parce qu’il est un potiron ! Ce dernier mot fait bondir Kyle : Cartman dit « potiron » mais lui dit Kenny ! Qu’à cela ne tienne, Cartman revient à la charge : Kyle dit Kenny, lui dit potiron ! A ce moment-là l’avocat arrive et annonce qu’il a retrouvé la dernière page du testament de Kenny, où il exprime sa volonté concernant son maintien artificiel en vie : « Si jamais je devais me retrouver dans un état végétatif, et maintenu en vie grâce à des machines, s’il vous plait pour l’amour de dieu, ne me montrez jamais sur la télévision national dans cet état ». Oups, boulette : tout le pays est au chevet du malade par médias interposés !

 

Synthèse

 

Nous venons de nous poser beaucoup de question sur la fin de vie, mais plutôt que de s’acharner à éviter la mort, il faut déjà savoir profiter de la vie tant elle est encore là !

Beaucoup trop de personnes réalisent au combien la vie est belle et mérite d’être vécue quand elles sont gravement malades ou qu’elles viennent d’échapper de justesse à la mort. Nous devons écouter les anciens, eux qui ont fait leur temps et s’apprêtent à partir : la vie est toujours trop courte, donc autant en profiter à fond tant qu’on peut ! Ce n’est pas quand nous serons vieux avec du mal à bouger que l’on pourra rattraper le temps perdu : la vie doit se croquer à pleines dents, au jour le jour ! « Carpe diem quam minimum credula postero : extrait d’un poème de Horace, cela se traduit par « Cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain ».

C’est bien tout le problème de Kenny, lui qui joue partout et tout le temps à sa console : à l’école, à la cantine, la nuit dans sa chambre, au parc d’attraction, dans le bus, au cinéma. Cela inquiète à juste titre sa mère qui lui demande d’arrêter de jouer avec ce truc, vu que ça fait deux semaines qu’il ne fait que ça. Elle se plaint qu’il gaspille sa vie, puisque être sur le point d’atteindre le niveau 60 n’a aucune importance : s’il meurt demain, qu’aura-t-il à dire au bon dieu ? Un jour, il regrettera de ne pas avoir fait plus dans sa vie, comme son branleur de père ! D’ailleurs, quand on voit l’ambiance entre les deux parents, eux aussi gaspillent leur temps à se bouffer le nez pour rien !

 

Plutôt que d’essayer de guérir des drames qui auraient pu être évités, autant tenter de prévenir les accidents mortels !

Chaque année, un nombre considérable de personnes meurent à cause d’accidents stupides. Qu’il s’agisse d’accidents domestiques, de la route ou autres, la plupart du temps avec de la vigilance et un peu de bon sens ils n’auraient pas eu lieu. Il est donc important que la prévention, ainsi que la répression, fassent leur œuvre pour éviter les comportements à risques, car on entend trop souvent « j’ai juste fait ... », « je ne pensais pas que ... » et autres fausses excuses où l’on se rend compte que l’on a été idiot ... mais trop tard, quand on tente de trouver des explications qui n’en sont pas !

C’est exactement la cause de la mort de Kenny : alors qu’il joue frénétiquement à sa console, il ne s’aperçoit pas qu’il est au beau milieu de la route, tout concentrer qu’il est à atteindre le niveau 60. Juste quand c’est fait, un camion de glace lui passe dessus. Il faut dire que le conducteur jouait en même temps à la PSP, sauf que lui n’en était qu’au niveau 4 ! D’ailleurs il ne s’est même pas rendu compte qu’il venait d’écraser un gamin !

 

Vu que la mort est programmée dès la naissance et parce qu’on ne peut savoir quand et comment elle surviendra, il est important de manifester ses dernières volontés !

Pour ne pas laisser planer le doute sur des choix cruciaux, ni léguer de lourdes responsabilités à ceux qui sont dans le deuil, il est crucial de rédiger un testament exprimant divers aspects pratiques en cas de décès. Ce n’est certes pas forcément évident de rédiger, vivant par définition, un texte expliquant des détails que l’on préfère ne pas vouloir voir en face, mais vu que la mort est sournoise et peut frapper à tout moment, on se doit de prendre les devants pour que tout soit bien clair.

Les garçons sont convoqués chez un avocat. Stan se demande bien s’ils ont des problèmes ou quelque chose dans le genre, mais l’avocat les rassure : leur ami Kenny est mort, il va donc leur lire ses dernières volontés. Cela étonne d’ailleurs Kyle que Kenny ait fait un testament, mais si : « Dans l’éventualité très improbable de ma mort, moi, Kenny McCormick, souhaite léguer tous mes biens à mes amis, Stan et Kyle. Les potes, vous êtes les meilleurs amis qu’on peut avoir ». Stan est ému, Kyle est vraiment touché ! Pour Cartman ce n’est que des tapettes ! Justement, voilà que vient son tour : « Eric je ne t’ai jamais aimé. Mais personne ne t’aime. Tu n’as aucune sensibilité et tu vas mourir seul et misérable. Et c’est seulement parce que je ressens de la pitié pour toi, que je te lègue ma PSP de Sony ». Cartman ne retient que ce passage du testament, sautant dans tous les sens aux cris de « Qui c’est le patron ? », lui qui n’a pas pu avoir de PSP à temps ! Kenny a une dernière chose à leur demander, en tant qu’amis, si jamais il devait se retrouver dans un état végétatif, et maintenu en vie grâce à des machines, il prie ses amis de ... Stan demande la suite, mais l’avocat a perdu la dernière page ! Cartman s’en fout lui, de toute façon Kenny est mort donc le problème ne se pose plus à ses yeux ! Tout ce qu’il veut savoir c’est quand il pourra prendre possession de sa PSP ! L’assistant de l’avocat entre dans le bureau et annonce que Kenny est revenu à la vie. Son père se demande si c’est bien de maintenir Kenny en vie grâce à cette machine, étant donné qu’il ne sait pas ce que Kenny aurait voulu. « Heureusement », Cartman vient juste de se rappeler que Kenny lui avait dit une fois qu’il ne voulait pas être maintenu en vie grâce à un tube d’alimentation. Mais pour Kyle, il n’a jamais dit ça et Cartman veut juste qu’il meure pour avoir cette stupide PSP ! Cartman s’emballe sur le fait que la PSP n’est pas stupide, puis revient sur le fond du débat : ils ne parlent pas  de PSP, mais de son ami et de ce qu’il souhaite. Et Kenny a dit qu’il ne voulait pas vivre comme ça ! S’en suit une série de « Il l’a pas dit ! », « Si, il l’a dit ! », puis finalement Cartman jure qu’il va faire retirer ce tube, même s’il doit aller jusqu’à la Cour Suprême ! Il y explique qu’il est le seul à qui Kenny McCormick ait parlé de ce qu’il souhaitait, et que Kenny lui a dit explicitement qu’il ne voulait pas être maintenu en vie par des machines, estimant pour sa part que ce qu’ils sont en train de lui faire est mal. Mais comme le rappelle un juge, les parents veulent garder Kenny en vie et Cartman n’a pas d’autorité légale dans ce cas. Cartman estime quant à lui qu’il a cette fameuse autorité qu’il aime tant, puisqu’il était le PPV de Kenny, c’est-à-dire son Pote Pour la Vie ! D’ailleurs, Kenny a la seconde moitié de son collier PPV, et Cartman est sûr que les juges savent ce que cela signifie et à quel point c’est sérieux ! Alors que ses amis sont là pour rendre visite encore une fois à Kenny, le docteur est scandalisé : il a reçu ordre de la cour de retirer le tube d’alimentation de Kenny ! Cartman se pointe avec un juge qui explique que le PPV de Kenny dit qu’il ne voulait pas être maintenu en vie artificiellement et que donc la cour a décidé que l’on devait suivre sa volonté ! Kyle a beau expliquer que Cartman n’est pas le PPV de Kenny, un flic montre l’autre morceau de la médaille PPV qu’a Kenny ! Le juge estime donc qu’il a toutes les preuves nécessaires et ordonne au docteur de retirer le tube. La mère de Kenny tente de s’y opposer, mais ni elle ni le docteur ne peuvent rien faire ! Kyle est outré que la cour ait pu laisser un garçon de huit ans décider du destin de Kenny, mais il fera tout ce qu’il peut pour faire rebrancher ce tube. Stan est d’accord et propose d’aller voir les medias, histoire de faire savoir à tout le pays qu’ils sont en train de tuer Kenny ! Malgré les débats houleux, de plus en plus de personnes soutiennent le PPV de Kenny, Cartman. Pour le journaliste de HBC, on doit respecter la volonté des PPV, sinon tous les colliers PPV ne voudraient plus rien dire. Pour lui, les PPV sont les plus hautes autorités légales, et évidemment Cartman ne peut s’empêcher d’être d’accord sur le fait que les gens doivent respecter cette autorité ! A défaut d’un testament clair !!!

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : plutôt que de pratiquer l’acharnement thérapeutique, on doit laisser la nature/dieu faire son œuvre, et si on peut éviter d’en arriver au seuil de la mort en faisant attention à soi, c’est toujours  mieux !

 

Certes la science permet aujourd’hui des miracles en matière de maintien en vie et même de réanimation, et on peut tout naturellement considérer que la vie est un droit, mais encore faut-il prendre en compte la qualité de vie de ceux qui ont échappé de peu à la mort. En effet, ce n’est pas parce qu’on peut techniquement maintenir artificiellement en vie un patient qu’on doit le faire, il suffit de voir l’état de légume dans lequel bon nombre de réanimés se trouvent, eux qui ne sont reliés à la vie que par des câbles et des machines tous azimuts !

 

Parce que notre culture ne veut pas voir que la mort fait partie de la vie, on en arrive à se disputer un morceau de viande, débattant sans cesse sur le bien-fondé ou non de notre toute puissance à aller à l’encontre du déroulement naturel de l’existence d’un être vivant. C’est bien pour cela qu’il est crucial de rédiger un testament, afin que nos proches n’aient pas en plein désarroi à prendre la responsabilité de notre devenir : pour quelles soient respectées, nous devons exprimer nos dernières volontés, ainsi notre choix personnel sur une question si délicate sera mis en œuvre !

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 08:25

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

     Thème : 3) Mais que fait la justice ???

 

 

Fiche de visionnage n°35 : Épisode 37 (saison 3, épisode 6) –

Le panda du harcèlement sexuel

 

 

 

Commentaire d’épisode : Critique de la judiciarisation à outrance

 

 

Il était une fois à South Park M. Garrison à qui l’on a demandé, en raison de récents événements dans le pays, de faire quelques cours aux élèves sur le harcèlement sexuel à l’école !

 

 

Introduction :

 

 

Étant donné que nous sommes dans une société hyperindividualiste, on ne prend plus le temps de se parler et de s’expliquer ! Ainsi, quand quelque chose ne va pas, on a d’autant plus tendance à engager une procédure judiciaire qu’à trouver un terrain d’entente !

 

Dans notre culture actuelle, certains ont l’impression qu’ils peuvent aller se servir et prendre ce qu’on ne veut pas leur donner ! Il en est ainsi du harcèlement, qui a toujours existé, mais qui revêt aujourd’hui un caractère insistant. De fait, même s’il faudrait déjà s’entendre sur une définition de ce concept, il est nécessaire d’informer tout un chacun sur les tenants et les aboutissants de ce type de comportement, éminemment inacceptable !

 

Le fond du problème n’est bien évidemment pas la recrudescence des plaintes justifiées, mais plutôt l’engouement de certains à utiliser de manière abusive des lois faites pour protéger de vraies victimes de sollicitations mâles placées ! Qui plus est quand la seule motivation de fond est de gagner facilement de l’argent en faisant un procès d’intention ! A l’avenir, il faudra veiller à ne pas saturer les cours de justice avec des gamineries qui peuvent se régler autrement !

 

 

Il faut cesser de se voiler la face et il est donc nécessaire d’informer

 

Il est assez difficile de savoir où commence réellement le harcèlement sexuel par rapport à des gestes un peu, très et trop   déplacés !

Que ce soit concernant des enfants ou des adultes, les mâles peuvent avoir tendance à confondre dragouille, insistance et carrément harcèlement ! Ces petites attitudes, pouvant être lourdes de conséquences morales pour la victime, sont souvent relativement « innocentes » au départ, car tout garçon a un jour peloté une fille de son collège ou a feint l’accident en lui touchant les fesses. Même si ce n’est que des comportements idiots de gamins prépubères, il n’en reste pas moins que leur initiation aux courbes de l’autre sexe commence fréquemment par ce genre de délit. Le problème est quand cette attitude navrante ne disparaît pas avec l’âge et peut alors se transformer en véritable attaque en règle contre les parties charnues de l’autre, voire en envahissement moral par des poursuites graveleuses assidues !

En raison de récents événements, on a demandé à M. Garrison de faire quelques cours sur le harcèlement sexuel à l’école ! Innocent qu’il est, Kyle se demande bien de quoi il s’agit ! Cartman  souhaite lui expliquer sa définition du harcèlement sexuel, et, d’une petite voix posée, genre je sais de quoi je parle, il le définit comme suit : c’est quand on essaye d’avoir des rapports avec une copine et qu’un autre mec vient vous chatouiller les couilles par derrière ! Encore une fois, il voulait faire le malin, mais ça n’a absolument rien à voir ! Le rectorat a donc envoyé un spécialiste qui va tout dire aux enfants sur le harcèlement sexuel dans les écoles par le biais d’une mascotte, Piti le panda du harcèlement sexuel ! Celui-ci se présente par une petite chanson : « Il est si sympa que vous en reviendrez pas, votre ami Piti le panda ! Il vient chez vous vous apprendre tout sur le harcèlement sexuel ! Dis pas ça, touche pas là, soit pas vicieux, tout ira bien mieux !!! Il vous dira ce qu’il faut faire ou pas, votre ami Piti le panda ! ». Il commence son exposé en demandant si les gars et les filles savent que quand un petit panda tire la culotte dans un autre petit panda, c’est du harcèlement sexuel ? En tout cas, ça le rend trèèès triste ! Et quand un petit panda met son petit zigouigoui dans l’oreille d’un autre panda, ça le rend très très triste !!! Kyle a carrément les jetons de ce panda ! Ensuite, le panda distribue des brochures et ils vont étudier à fond tous les articles de la loi contre le harcèlement sexuel ! Ça blase déjà les enfants, et ça va durer 5 heures, avec une lecture juridique du type « Article 36, paragraphe 19 : Un panda ne doit pas faire de remarque à connotation sexuelle sur l’apparence d’un autre panda … »

 

La Justice n’est pas un jeu ... d’argent

 

Inventée par les humains pour définitivement sortir de l’animalité et entrer dans une nouvelle ère d’humanité en rejetant la vieille coutume de la vendetta, la Justice est le fondement de la culture deux fois sage sapiens sapiens.

Malheureusement, alors qu’avant et aux débuts de la civilisation on privilégiait les règlements à l’amiable (voire, au besoin, en passant par le duel), de nos jours on asphyxie la Justice ! On tente bien de discuter et d’essayer de trouver un terrain d’entente, mais on ne fait plus l’effort de prendre sur soi et de reconnaître ses erreurs, espérant toujours que la Justice donne finalement raison aux deux parties et que rien ne soit définitivement tranché. Pire, notamment aux USA même si ce phénomène traverse rapidement l’Atlantique, on en vient à faire des procès pour tout et n’importe quoi, surtout en comptant bien que la Justice penchera finalement de son côté et qu’un fait plus ou moins grave et volontaire ayant peu coûté rapportera gros !

Alors que Stan se plaint de cet enfer sur Terre que d’écouter le panda du harcèlement sexuel qui n’en finit plus d’égrener des articles de loi peu compréhensibles pour des enfants (et même pour des adultes), Cartman trouve ce panda super et cool ! Stan se doutait bien qu’il dirait ça ce lèche-cul de Cartman ! Ce dernier lui demandant de préciser de quoi il l’a traité, Stan en remet une couche en disant que dès que Cartman voit un cul, il faut qu’il le lèche, c’est un lèche-cul ! Mais point trop n’en faut : Cartman en a marre, il va le poursuivre pour harcèlement sexuel ! Stan l’a harcelé sexuellement pour la dernière fois !!! Et il lui montre l’article en question : c’est écrit là qu’il peut lui faire un procès et lui piquer tout son argent ! Ce que confirme Piti, il a le droit : « La partie du premier panda peut poursuivre la partie du second panda au préjudice incident ou implicite de la partie panda défendante susmentionnée ! ». Au tribunal, la juge Julie ouvre l’affaire Cartman contre Marsh, numéro 902-8-8, en présence de l’avocat de la partie plaignante, en l’occurrence le père de Kyle. Cartman se plaint que Stan veut qu’il lui fasse des caresses buccales sur le derrière, ce que Stan rectifie en arguant qu’il l’a « juste » traité de lèche-cul, ce qui effectivement n’a rien à voir avec un anulingus (plus fréquemment appelé anilinctus) ! Mais Cartman ne se laisse pas démonter (hum, désolé), tellement ça l’a bouleversé qu’il n’arrivait plus à se concentrer : il revoit encore ses yeux posés sur lui, parcourant tout son corps de haut en bas comme s’il le déshabillait du regard (pleurnichant dans les bras de son avocat) !!! Stan ne peut pas laisser dire ça, alors que Cartman insulte tout le temps tout le monde !!! Mais le père de Kyle joue sur le fait que son client est trop bouleversé pour continuer ! La juge demande alors à Stan ce qu’il a à dire pour qu’elle entende sa défense. Se tournant vers Kyle, qui ne sait trop quoi dire ou faire, Stan bredouille qu’il n’a que huit ans ! Pour la juge cette affaire est rondement menée : selon les nouvelles lois sur le harcèlement sexuel à l’école, elle le déclare coupable ! Comme le défendeur est mineur et qu’il ne dispose d’aucune ressource personnelle, la moitié de ses biens seront saisis au titre de dommage et remis à Eric Cartman ! Dans la chambre de Stan, en compagnie d’un officier et de son avocat, Cartman commence ses emplettes : il veut le garage avec l’ascenseur et le Power Jim ! Il demande tout de même à Stan s’il tient beaucoup à un camion téléguidé. Mais vu que c’est le jouet préféré de Stan, Cartman se fait un malin plaisir de le saisir ! Puis vient le tour d’un dinosaure, que Stan déteste. Donc ça ne devrait pas l’ennuyer que Cartman le prenne, sauf que c’était une feinte, mais à feinteur, feinteur et demi ! Pour ses honoraires d’avocat, le père de Kyle a le droit de prendre soit la super loco soit le ballon de football ! Mais il a bien réfléchi : au fond, qui est vraiment responsable du harcèlement que Cartman a subi si ce n’est l’école ! Mais Cartman ne sait pas trop pourquoi il devrait attaquer l’école. Pour le père de Kyle, c’est parce que ... eh bien, ils auraient dû empêcher ce harcèlement sexuel et … surtout, parce qu’ils ont beaucoup de pognon !!! Ils y gagneraient beaucoup plus que la moitié des affaires de Stan ! Au tribunal, lors du procès de l’école, la juge demande à M. Garrison s’il savait qu’on se livrait dans sa classe au harcèlement sexuel, mais il ne se doutait de rien. Le père de Kyle lui demande alors si oui ou non il a entendu son client se faire traiter de lèche-cul ? Répondant clairement oui, le père de Kyle s’énerve que le prof n’ait rien fait ou dit ! Mais M. Garrison s’explique en stipulant que c’est vrai, Cartman est un lèche-cul, ce qui a le don de plier de rire tous les élèves et les adultes de la salle. Au tour de la principale Victoria de s’expliquer si elle savait que Cartman se faisait harceler dans son école, mais à sa connaissance, ni plus ni moins que les autres élèves ! En fait, elle n’admet pas que le harcèlement s’est bien produit car elle ne peut pas être partout et à tous les instants !!! Pour le père de Kyle, le harcèlement s’est bien produit et il tente de faire craquer la principale en l’intimidant en lui faisant les grands yeux, en haussant le ton et en se penchant sur elle à lui faire peur d’une agression ! Le résultat est stupéfiant : la principale avoue tout : c’est elle qui l’a tué ! Elle l’a égorgé, ensuite elle a découpé le corps ! Elle a voulu le brûler mais il refusé de prendre feu !!! Elle a mis les jambes dans des sacs poubelle et jeté le torse dans la rivière ! D’accord, on a bien compris, sauf que là n’est pas la question (même si ce serait bien plus intéressant et sérieux de s’occuper de ce cas là !). Pour finir, le père de Kyle demande le témoignage d’un expert, celui du panda du harcèlement sexuel ! Celui-ci explique que lorsqu’un petit panda demande à un autre petit panda des caresses buccales, c’est du harcèlement sexuel, et que s’y on s’en tient strictement au texte de loi, c’est l’école qui est responsable ! Après examen du dossier, l’école de South Park devra verser à Eric Théodore Cartman 1 million 300 000 dollars au titre de dommage ! Cartman n’en peux plus de joie et entame une danse effrénée ! Quant au père de Kyle, il est fier de se vanter devant son fils que leur nouvelle maison est grande ... vraiment très grande ! Cartman aussi est aux anges avec sa très jolie montre et ses super godasses ! C’est lui qui nous le dit : faire un procès, ça troue le cul !!! Du coup, Clyde veut aussi faire un procès à quelqu’un et Barbara commence tout de suite à se chercher un avocat. Tous les gamins sont d’accord et motivés ! Tant et si bien que le père de Kyle en fait une pub : « Les enfants, vous en avez assez d’être harcelés à l’école ? Assez de vous faire traiter d’homo, de couille molle, de tête {relisant sa fiche} de cul ??? Alors, appelez-moi : le papa de Kyle ! Avec moi, vous êtes sûr de fermer le clapet de ceux qui vous harcèlent à l’école !!!
Témoignages : Barbara : Un garçon de ma classe a voulu mettre sa langue dans ma bouche ! J’ai tout de suite cherché un avocat ! J’ai eu 1 million 600 000 dollars de dommage grâce au papa de Kyle ! J’ai eu aussi un vélo super chouette ! Merci papa de Kyle !!!
Clyde {sirotant un cocktail sur le pont de son yacht} : Le papa de Kyle m’a obtenu 2 millions de dollars, et il peut en faire autant pour vous ! Maintenant, je suis entouré de jolies filles !!!
Alors appelez-moi, le papa de Kyle ! Car c’est pas une question d’argent … mais une question de … attendez, mais qu’est-ce que je raconte là ? Appelez-moi !!! {une voix off chantonnante} Ceux qui te harcèlent, c’est des racailles ! Attaque-les avec le papa de Kyle !!! ». De retour au tribunal, Cartman est reconnu coupable d’avoir harcelé sexuellement Pip Philip à l’école pour lui avoir demandé de sucer son … enfin, on imagine quoi ! Il donnera à Pip la moitié de ses affaires et l’école lui versera la somme d’un million 600 000 dollars ! Wendy la cochonne devra donner la moitié de ses affaires à Craig pour lui avoir touché les fesses, et l’école lui remettra deux millions de dollars ; idem pour Tweek accusé d’avoir fait des commentaires sur la forme du cul de M. Mackey. La principale Victoria en tombe de sa chaise, l’école est ruinée ! Alors que les procès pour harcèlement sexuel augmentent dans tout le Colorado, le plus attendu de tous est sur le point de s’ouvrir : le procès pour harcèlement sexuel de tout le monde contre tout le monde ! Quelle qu’en soit l’issue, la caisse des écoles est d’ores et déjà assurée de perdre environ 30 millions de dollars !!! Le représentant des premiers tout le monde sera Gerald Broflofski {avec cette orthographe à la télé}, un avocat de South Park bien décidé à empocher une belle commission ! Le représentant de l’autre tout le monde sera … Gerald Broflofski ! Donc quoi qu’il advienne, l’avenir semble radieux pour le papa de Kyle !

 

Tous les abus se payent tôt ou tard, et souvent au prix fort

 

Toute sanction mérite réparation ! Mais quand ce sont les institutions qu’on attaque par facilité pour se faire de l’argent, il ne faut pas oublier d’où viennent leurs ressources : des contribuables, c’est-à-dire nous tous, les citoyens imposables !

On a souvent tendance à s’en prendre aux institutions, d’une parce qu’elles représentent l’ogre étatique très gourmand en financement et de deux parce que justement elles ont beaucoup de ressources. Mais c’est oublier que si elles ont autant de moyens, c’est parce que les contribuables leurs allouent des sommes certaines pour avoir en retour des services publics de qualité ! L’autre problème qui découle directement de cette frénésie de procès est qu’à abuser des choses utiles on dénature leur fonction de base et on s’empêche de vivre   sereinement ! Comme dans tant d’autres domaines : trop de droit tue le droit !!!

Kyle se demande bien où l’école va trouver les sous si elle doit donner 1 million 300 000 dollars à Cartman et à son père. Celui-ci lui explique que les écoles ont beaucoup d’argent : en tant que contribuable, il paye des impôts tous les ans et une partie de l’argent des impôts est réservée aux écoles ! Et c’est sur cet argent qu’ils vont prendre leurs 1 million 300 000 dollars ! Alors que Kyle est interloqué par tout ça et demande à son père s’il ne voit aucun problème à tout ça, ce dernier lui explique que c’est un système très fragile que la nature a crée : les choses dépendent les unes des autres ! Mais Kyle comprend bien que son père essaye de l’embrouiller ! D’ailleurs, l’école a dû procéder à quelques changements, mais les cours seront assurés normalement ! Pour exemple, les tables des élèves, avec chaise incorporée, ont été vendues en raison de quelques coupes budgétaires dues à l’énorme amende que doit payer l’école ! Du coup les gamins étudient par terre ! De même, M. Garrison s’excuse pour un bruit atroce : on ne lui donne plus de craie, donc il devra désormais écrire au tableau avec un vieux clou rouillé ! Même le panda du harcèlement sexuel est licencié, notamment parce qu’un panda n’a rien à voir avec le harcèlement sexuel. A la cantine il n’y a que de la purée en flocons, là aussi on a réduit le budget ! Stan demande alors conseil à Chef pour arrêter tous ces procès, mais il n’en sait rien, il vaudrait mieux voir directement avec le père de Kyle, c’est lui l’avocat ! Mais justement, Kyle a bien essayé de lui parler, mais il ne veut pas arrêter les procès car ça lui rapporte trop d’argent ! L’autre solution serait de voir avec le panda du harcèlement sexuel car tout a commencé à cause de lui ! Chef leur souhaite de réussir, autrement ce sera purée en flocons jusqu’aux vacances, ce qui fait partir Cartman en courant et hurlant de dégoût ! Mais les choses s’annoncent mal : devant leur nouvelle nouvelle maison, Kyle trouve que l’ancienne nouvelle maison était déjà grande, mais il sait aussi que le procès du lendemain de tout le  monde contre tout le monde va encore plus aggraver la situation ! L’autre problème est que le droit a fait intrusion partout, même et surtout à l’école où le père de Kyle est là pour assurer ses affaires.  Il suffit que M. Garrison demande à Clyde quand Ulysse S. Grant fut président pour que l’avocat l’enjoigne de ne pas répondre ! Tentant sa chance avec Craig, M. Garrison s’entend dire que l’élève refuse de répondre sur des faits où il pourrait être incinéré (rectification de l’avocat) ... incriminé ! Pour M. Garrison, c’est un vrai problème que les élèves aient tous un avocat, et cela devient très gênant pour étudier ! Mais suite à quelques petits mots glissés à son oreille par le père de Kyle, il rectifie : il trouve naturel qu’ils aient un avocat et il soutiendra toute action en justice qu’ils mèneront ! Au conseil administratif de l’école, alors que cela fait 32 procès pour harcèlement sexuel de plus en moins de 24 heures, le président propose d’arrêter le soutien scolaire et le programme de santé ! Une adjointe se plaint même que les enfants commencent à poursuivre les adultes, et qu’ils pourraient donc être les suivants ! D’ailleurs, les enfants débarquent en plein conseil ! Stan demande simplement à parler au panda du harcèlement sexuel, mais tout le monde se réfugie derrière les tables. Le président exhorte les enfants à ne pas les poursuivre, un adjoint précisant qu’ils leur donneront tout ce qu’ils veulent ! Et ils veulent justement le panda ! Le président explique alors qu’ils ont dû se séparer de lui, enfin (devant la stupéfaction de Cartman), qu’il a démissionné, mais ils ignorent où il est, suppliant encore une fois qu’il n’y ait pas de procès ! Stan ne comprend vraiment pas ce qu’ils ont, en tout cas ils ne sont pas bien !!! Mais cette hystérie touche aussi les médias : critique le procès de tout le monde contre tout le monde, le journaliste exprime son opinion selon laquelle l’avocat n’est qu’un sale enfoiré qui tire avantage {on lui tend un papier} d’une situation où chacun … Info de dernière minute : le journaliste Kevin Mac Carthy est poursuivi par le papa de Kyle pour diffamation ! Le journaliste s’est pour l’instant refusé à tout commentaire … Même si ça gonfle Kyle, son père veut lui expliquer quelque chose : on vit dans une société démocratique et libérale, et les démocrates ont fait des lois sur le harcèlement sexuel précisant ce qu’on a le droit de dire ou pas sur notre lieu de travail, et sur ce qu’on a le droit de faire ou de pas faire sur notre lieu de travail ! Pour Kyle on appelle ça du fascisme, mais pas pour son père car on ne dit pas que c’est du fascisme ! Lui demandant s’il a compris, Kyle lui retourne la question, que son père élude vite fait en disant que la maison est vraiment très grande ! Les enfants vont alors sur l’île des mascottes disjonctées pour tenter de trouver une solution ! Il faut en effet que Piti le panda revienne en vitesse à South Park car tout le monde fait des procès à tout le monde et qu’il est plus ou moins responsable ! Piti le panda se désole que tout ce qu’il fait provoque des catastrophes, mais Stan le motive car les gens l’écouteront : le panda du harcèlement sexuel ne sert plus à rien à présent, il a usé tous ses pouvoirs panda à force de parler du harcèlement sexuel ! Maintenant, il doit porter un nouveau message, un nouveau message qui pourrait être utile aux gens, à savoir que ce n’est pas bien de se faire des procès tout le temps ! Au tribunal, le père de Kyle plaide que dans cette affaire, tout le monde a commis un crime, et tout le monde doit payer pour ce crime ! Son client, tout le monde, a été blessé par ce crime et doit recevoir réparation ! Juste avant qu’il ne commence sa plaidoirie, débarquent les enfants et Piti, le panda contre les procès ! Celui-ci se lance dans un grand discours moralisant : quand on poursuit quelqu’un, c’est tout le monde qui est touché ! Il n’y a rien de pire que l’argent facile ! Les plaignant le font pour l’argent, mais cet argent est celui des écoles, des impôts, de l’état : bref, c’est le nôtre !!! Quand on attaque quelqu’un, on prend l’argent des crèches, des écoles et des hôpitaux, pour le mettre dans notre poche ! Et ça, c’est quelque chose qui rend Piti le panda contre les procès très triste ! Pour un plaignant, qui ne savait pas que les procès étaient aussi moches, tout ça c’est la faute de cet enfoiré d’avocat ! Un autre confirme : il faut lui faire un procès et lui foutre des bambous dans le cul !!! Alors que la vindicte populaire est en marche, le père de Kyle prend sa propre défense car il a vraiment appris quelque chose aujourd’hui : tout ce qu’il voyait, c’était les millions de dollars qu’il empochait, sans se  soucier de savoir d’où l’argent provenait ! Quand on poursuit quelqu’un, on ne fait que causer des tas de problèmes à la société ! Il ne s’occupera plus d’affaire de harcèlement sexuel dans les écoles : la loi est trop vague et trop facilement contournable ! Puisqu’il n’y a plus d’avocat, la juge classe le dossier. Piti le panda délivre un dernier message aux petits enfants : les procès nuisent à la société ! Certes, il est tentant de gagner de l’argent, mais il faut se souvenir que cet argent doit bien venir de quelque part, et en général ça finit par léser des tas de gens innocents ! Il s’en va en chantonnant « Poum pou pou poum poum poum » sur l’air de bonne nuit les petits !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la Justice c’est bien, en abuser ça craint ! Il est bien normal de vouloir protéger son intégrité psychique et physique, mais il ne faut pas tomber non plus dans des extrêmes où le procès est une arme de paupérisation massive !

 

Le harcèlement, sexuel ou moral, est un comportement inacceptable, tout le monde en conviendra ! Il est donc important de sensibiliser les éventuels bourreaux et les victimes potentielles à ce fléau. Pour autant, que ce soit sur ce sujet ou concernant d’autres griefs, certains usent et abusent de leurs droits en faisant des procès pour tout et n’importe quoi. On ne le dira jamais assez, la voie de la raison est la médiation ! D’autant plus quand on sait que certains se font une spécialité de gagner de l’argent facilement en recherchant la moindre faille pénale pour attaquer autrui sur des délits « bénins » (même si un délit reste un délit, mais à considérer avec des pincettes), alors que tant de méfaits graves mettent des années à être jugés !

 

Une société stable ne peut se tourner tout le temps vers la Justice pour régler le moindre conflit, au risque de paralyser les tribunaux comme c’est déjà le cas aujourd’hui ! Les citoyens se doivent d’évoluer et de ne plus se crisper sur des détails de droit : ce n’est pas parce que la loi autorise ceci cela que l’on doit forcément tout prendre au pied de la lettre ! Comme souvent, il faut essayer de trouver un juste milieu entre le respect de soi et d’autrui en privilégiant les règlements à l’amiable : un bon accord vaut mieux qu’un jugement moyen insatisfaisant les différentes parties !!!

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 09:33

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

    Thème : 3) Mais que fait la justice ???

 

 

Fiche de visionnage n°34 :

Épisode 106 (saison 7, épisode 10) – Rencontre du troisième âge

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Législation ou responsabilisation ???

 

 

Les pros législation : Les enfants, le père de Stan, le gouvernement,

Les antis : le grand-père de Stan, les vieux, l’AARP.

 

 

Thèse : Si on est vieux on est dangereux donc on ne doit plus conduire ;

Antithèse : Les vieux ont des droits et ils ne sont pas tous mauvais conducteurs ;

Synthèse : Écoutons les vieux et traitons les normalement !

 

 

Il était une fois à South Park une cérémonie religieuse pour commémorer une tragédie où neuf pauvres gens sont morts écrasés par une conductrice âgée. Pour Cartman, ce n’est pas si grave que ça, étant donné qu’il y avait 8 hippies sur les 9.

 

 

Introduction :

 

 

Toutes les sociétés se sont un jour posées la question de savoir s’il valait mieux prévenir ou punir. Il n’y a pas de réponse toute faite satisfaisante, étant donné que la répression est toujours un aveu d’échec face à la prévention.

 

Pour autant, il est évident que tout le monde n’est pas sensible à l’information qui est faite sur des grands problèmes de société et de sécurité qui engagent la responsabilité de tout un chacun ! Certes avec l’âge les capacités nécessaires à la conduite diminuent et la question de l’aptitude se pose parfois de manière tragique. Cependant, tous les vieux (comme tous les jeunes ou toutes les femmes) ne sont pas des Satanas et Diabolo fous du volant. Avant de les priver du droit de circuler, il faut s’assurer qu’eux en soient incapables !

 

Dans ces domaines qui touchent à des libertés fondamentales mais qui peuvent aussi comporter des risques pour les autres, il n’est pas aisé de savoir que faire.

En somme, législation ou responsabilisation ???

 

 

Thèse en faveur de la suspension du permis de conduire pour tous

 

Tout le monde est condamné à vieillir, à avoir ses réflexes qui baissent tout comme la vue, ce qui rend bien sûr la conduite plus délicate.

N’ayant plus que quelques années à tirer, les vieux ont leurs plus belles années derrière eux et leurs capacités avec. Alors qu’il est faux de dire que les femmes au volant engendrent morts au tournant (quoi que...!!!), il est par contre évident que les personnes âgées circulent sans toujours avoir les aptitudes pour. De par les faiblesses liées à l’âge, leur permis de conduire peut vite se transformer en permis de faucher.

A peine South Park commémore la disparition tragique de 9 personnes lors d’un accident sur le marché, qu’un vieux ne reconnaît pas un panneau de stop et écrase tout le monde sur son passage en s’étonnant qu’il y ait autant de nids de poules sur la chaussée. Sur fond de musique des « Dents de la mer », un couple de vieux cherchant un Self Buffet Rustique le loupe de peu et se jette dans la rivière en contrebas sur la barque d’un pauvre pêcheur. Cette tragédie survient deux jours après l’accident de Deer Creek, où trois ouvriers et un bulldozer ont été broyés par un vieillard, qui lui aussi cherchait un Buffet Rustique. Stan se demande bien pourquoi on laisse les vieux conduire étant donné qu’ils tuent des gens, mais pour son père, c’est une question difficile à trancher ! Pour autant, il reconnaît aisément que les vieux sont dangereux. Quand tous les vieux sont réunis au foyer municipal, il comprend très vite le risque que la population court : quand ils auront fini cette réunion, ils rentreront chez eux en voiture ... et en même temps. Il court alors dans tous les sens pour propager la mauvaise nouvelle, enjoignant les gens à rentrer chez eux et à évacuer les rues. Malheureusement, les enfants ne sont pas là, ils font une partie de hockey dans la rue. Le père de Stan court comme un dératé en beuglant (à tel point que Cartman croit qu’il est encore bourré comme un coing) que les vieux arrivent. Alors qu’ils croient avoir trouvés la planque idéale, une voiture débarque dans le salon en se demandant ce que fait cette maison au milieu de la route. Une autre les prend en sandwich de l’autre côté (alors que mamy avait bien dit à Edouard de tourner à gauche), une vielle les suit dans l’escalier en cherchant Costello Avenue, et même quand ils se croient en sécurité dans une pièce du haut, en allumant la lumière ils découvrent une voiture qui s’est trompée de chemin. Pour autant, comme le dit Kyle, statistiquement c’est plus sûr d’être dans la voiture d’un vieux que dehors. Mais que cela n’empêche pas de dire un Salut Marie pleine de grâce, voire même avouer tel Cartman qu’on aime ses potes (sauf Kyle bien sûr).

 

Avec le temps plus rien ne va, tout s’en va ! Il y a certes tous les aspects moteurs tels que les réflexes ainsi que la vision, mais c’est surtout qu’on perd petit à petit chaque jour un peu plus la boule.

Conduire c’est prendre des décisions en quelques centièmes de seconde, puisque un temps de réflexion un chouïa trop long et là c’est le drame ! Avec l’usure du temps, le cerveau ne fonctionne plus aussi rapidement et optimalement qu’à vingt ans : les associations d’idées permettant une prise de décision éclairée, l’attention, la concentration sur des éléments à risque à contrôler, tout ceci se délabre inexorablement.

La réunion du club du troisième âge en est un exemple flagrant. Papy Marsh a vraiment les glandes ! Idem pour une vieille, qui en a marre que sa santé mentale soit remise en question. Les vieux veulent faire savoir aux jeunes qu’ils sont furieux et qu’ils n’acceptent plus cette situation. Encore faut-il se souvenir pourquoi on est furieux ! Papy Marsh avait certes les boules, ils ont fait cette réunion pour ça, sauf qu’il n’arrive plus à se souvenir pourquoi ! Une vieille tente de lancer le sujet sur les enfants en skate-board sur les trottoirs mais la mémoire revient à temps (même si pour la même vieille qu’avant, il y en marre que leur santé mentale soit remise en question !). Alors qu’ils cherchent comment lutter contre ça (encore un vieux qui demande lutter contre quoi ? : le fait qu’on veuille leur enlever leurs permis de conduire, pfff faut écouter les durs de la feuille), Papy Marsh a l’idée révolutionnaire d’organiser une réunion de toutes les personnes âgées pour que le troisième âge se retrouve au foyer communal et s’unisse. Idée judicieuse, sauf qu’ils sont en train de la faire, cette réunion ... pour interdire aux sales mômes de faire du skate-board sur les trottoirs !

 

Quand l’éducation, la sensibilisation, la prévention, ne fonctionnent pas, il faut en passer par la suspension de permis !

Parce que les vieux peuvent être aussi déraisonnables que les jeunes cons, il est parfois nécessaire de prendre des décisions à leur place et de leur imposer par exemple le retrait de permis pour raison de santé et de capacités. Ce n’est certes pas une décision facile, mais si cela peut permettre de sauver des vies face à de véritables dangers publics qui n’ont plus conscience des risques qu’ils font courir aux autres, des fois il n’y a pas le choix !

Stan est le premier à demander qu’on leur interdise de conduire, mais son père tempère la situation car ce n’est pas si facile. La preuve : alors qu’un nouvel accident a eu lieu, devant le tollé général, le gouvernement envisage d’annuler le permis des plus de 70 ans mais aucune décision n’a été prise. Finalement, la loi a été votée 3 jours après la nuit de l’horreur où tous les vieux avaient pris la route en même temps faisant 14 morts et 3 millions de dégâts. Les personnes âgées ont alors jusqu’à 15h pour aller à l’office des transports rendre leurs permis de conduire. C’est injuste de sanctionner tout le monde, mais c’est le seul moyen d’être sûr !


Antithèse en faveur du droit et de la responsabilisation

 

La voiture est le moyen le plus commode pour se déplacer (en terme de temps de trajet et de confort, également dans la dépose à destination), même si c’est l’un des plus risqués.

Tant que les transports en commun ne seront pas plus développés que ça, et dans beaucoup d’endroits il reste du travail à faire voire on ne pourra pas tout bien connecter, l’automobile restera le moyen de transport de prédilection de bon nombre de citoyens. Ainsi, avec la suppression du permis, c’est un pan entier des déplacements utilitaire qui est mis en difficulté, au risque de voir des gens soit passer outre l’interdiction soit décaler leurs besoins ce qui peut éventuellement conduire à de sérieux problèmes de santé pour ces personnes.

Un vieux le rappelle très bien à un gars de l’office des transports : comment va-t-il aller chez l’épicier ou à la pharmacie ? Le grand-père de Stan ne se pose pas ce genre de question : même s’il n’a plus le droit de conduire, les enfants vont l’aider à rapporter son nouveau fauteuil. Que Stan ne soit pas d’accord est une chose, mais il est censé obéir à son père, et vu que papy est le père de son père, il se doit de monter sinon le vieux va lui botter le cul !

 

Il n’y a pas plus injuste que de condamner une majorité pour les erreurs/fautes commises par une minorité !

En droit moderne la responsabilité et la condamnation collectives n’existent pas : chacun à droit à un procès équitable selon les délits et crimes qu’il a commis lui-même ! Si on commence à sanctionner tout le monde sur la seule base de l’âge et donc sur la potentialité (plus ou moins avérée) de la création du désordre, on ouvre la porte à une justice préventive mais nettement punitive concernant des faits qui n’ont pas été commis (puisque justement on cherche à les éviter en mettant tout le monde dans le même panier à salade). C’est plutôt à chacun de prendre ses responsabilités et de s’arrêter de conduire quand on sent qu’on en est plus capable, plutôt que ce soit la justice voire un platane ou pire un piéton qui n’avait rien demandé à personne !

Comme le dit une vieille à l’office de transport, c’est dégueulasse qu’on lui en veuille à elle qui n’a jamais eu d’accident de sa vie ! Ce que confirme son voisin : c’est injuste de punir tout le monde ! Après les tumultes gérontionnaires, Stan replace les choses dans leur perspective : certes son grand-père peut être fier d’être devenu si vieux, mais il doit aussi réaliser qu’au volant il est un danger public. Il en est bien d’accord : il vaut mieux arrêter de conduire de soi-même au lieu de laisser la famille ou la justice en décider ! Au moment de rentrer à la maison, le grand-père veut absolument conduire et son fils s’en réjouit (sacré papy va !). Stan confie qu’il déteste sa famille !!!

 

La loi n’est dissuasive que pour les honnêtes gens, et la justice dit que la loi est dure mais qu’elle est juste !

Pour autant, les vieux sont des citoyens comme les autres et ils ont de fait des droits qu’on ne peut leur enlever sans explication ni défense de leur part. Tout le monde a le droit à un procès digne et équitable, et d’ailleurs les peines collectives sont interdites dans tout droit moderne, donc on ne peut stigmatiser un type de population et retirer leurs droits sans s’attendre à une contre-offensive des présumés coupables.

Comme l’explique le père de Stan, que les vieux tuent des gens au volant, ça peut arriver (même si ça ne devrait pas, comme beaucoup de choses dans la vie), mais on doit traiter les personnes âgées avec précaution et surtout on ne peut pas leur enlever leur permis comme ça. Papy Marsh confirme : il n’est pas né le mariole qui l’empêchera de conduire ! Il a bien entendu son petit-fils qui veut retirer leur permis de conduire aux vieux. Mais ce petit con doit savoir un truc : son papy a  travaillé 55 ans dans une aciérie et il a piloté des spitfires pendant la guerre ; ça va chier si des politicards font une loi pour lui enlever son droit de conduire. Stan reconnaît que c’est tout à fait normal qu’ils aient des droits, sauf que lui ne veut pas mourir : c’est le clash générationnel ! Les vieux ne sont pas citoyens de seconde zone : on peut leur enlever leurs permis, mais pas leur fierté !!! De toute façon, l’AARP est au courant et va intervenir ! Il s’agit de l’Association Américaine de Retraités Parachutistes, un groupe politique très influent : quand des vieux subissent des discriminations, l’AARP débarque et remet de l’ordre. Donc il y a fort à parier que les non-vieux vont regretter qu’ils soient venus ! Alors que M. Garrison est en plein cours, il s’étonne de voir des commandos s’entraîner à proximité de l’école. Les bérets gris s’y prennent comme des pros, séquestrant tous les « jeunes » et libérant le doyen Marvin Marsh et conquérant les maisons de retraite pour remettre les vieux en liberté. Cela va même plus loin : c’est la Révolution, les vieux prennent le contrôle de la ville ! L’AARP est là pour aider les locaux à tenir la ville jusqu’à ce qu’on leur rende leurs permis, avec en complément de dédommagement une meilleure couverture médicale. En très peu de temps, ils contrôlent le bureau du Maire et la caserne des pompiers, et des renforts sont en plus arrivés de la maison de retraite de Conifer : s’ils le voulaient, ils pourraient  contrôler tout le pays ! Quand la grosse artillerie débarque pour exiger qu’ils déposent les armes et qu’ils se rendent immédiatement, Mme Applegate leur montre leurs ressources en envoyant un bon gros missile. Ils déclinent leurs exigences, et en plus du permis de conduire et d’une meilleure couverture maladie, veulent qu’on interdise aux gamins le skate-board sur les trottoirs ! La contre-attaque viendra des enfants, où Kenny a fait un plan de la ville occupée : il y a des barrages çà et là, et ils surveillent tout du haut de miradors. Comme les enfants ne peuvent pas les affronter, les chefs et Papy Marsh étant sûrement à la mairie, il faut les couper de leur intendance. S’ils n’ont plus de self Buffet Rustique, ils seront perdus. L’idée de Cartman n’est pas aussi débile que Kyle peut le penser : le Buffet Rustique de Steamboat Spring a fermé et tous les vieux sont morts de faim en 8 jours. Le plan de Cartman est simple : ils entrent dans South Park, astucieusement déguisés en Blacks ; à 5h45, Kenny et Kyle vont faire diversion à l’est de la ville, pendant que Stan et lui piquent des explosifs aux vieux ; à 9h, devant le Buffet Rustique, ils fixent les explosifs sur Kyle, lui disent adieu et l’envoient à l’intérieur. Cartman fait ainsi d’une pierre deux coups, mais Stan propose plutôt de barricader le restau de l’intérieur, comme ça les vieux pourront plus y entrer. Toujours est-il qu’il est grand temps d’agir : l’AARP demande à ses troupes de préparer leurs munitions, ils vont bouger pour porter cette guerre révolutionnaire ailleurs. Alors que Papy Marsh voulait juste récupérer le permis des vieux, l’AARP estime que les choses tournent trop rond pour s’arrêter en si bon chemin : l’association paramilitaire veut prendre possession du pays et exterminer les moins de 65 ans ! Heureusement, quand les retraités arrivent à 6h du matin au self pour se restaurer avant le jour le plus long, leur cantine est fermée, barricadée de l’intérieur. Quelques heures plus tard, il n’y a plus rien à craindre, les soldats officiels peuvent ramasser les armes et libérer les otages. Les enfants ont défini une excellente stratégie, et il se peut même qu’ils aient sauvé l’Amérique ! Quand les parents se réveillent, tout est rentré dans l’ordre, ils sont à nouveau maîtres de la ville.

 

Synthèse

 

Même si nous sommes nés pour mourir (contrairement à la chanson Born to be alive), la vieillesse de masse est un phénomène relativement récent dû aux progrès de l’hygiène, de l’alimentation et de la médecine.

Le problème est que nous ne savons plus trop quoi faire de nos vieux os blanchis. Même si nous n’en sommes pas au Japon qui place ses vieux dans des mouroirs (euh, on peut se poser la question quant à bon nombre de maisons de retraite), il n’en reste pas moins que nos aînés sont rejetés de tous les côtés par une population dans la pleine force de l’âge, qui estime qu’ils ont fait leur temps et que place aux « jeunes » (les quinquas et quadras post soixante-huitards) à présent.

Alors que les vieux se plaignent qu’on leur enlève leur dernière liberté, de mouvement, on leur jette au visage qu’aller en maison de retraite serait une solution, mais les anciens préfèreraient mourir plutôt que de s’y rendre, ce qu’un guichetier de l’office des transports estime aussi être une solution (limite même la meilleure, pour la tranquillité d’esprit de tous – sauf celle des esprits sacrifiés des vieux pieux) ! D’ailleurs, quand les vieux sont interdits de circuler, la première réaction  de Cartman est de trouver génial de pouvoir enfin ressortir, à présent que les vieux sont confinés chez eux. De même quant à l’attention que les politiques peuvent accorder aux vieux, même si leur masse grandissante pèse et pèsera toujours plus dans la balance électorale. Pour un des employés de maison de retraite conquise par l’AARP, ces vieux débris ont tous un Alzheimer : personne n’écoutera des vieillards séniles ! Sauf que ceux-là sont prêts à tout et si jamais l’état refuse leurs exigences, ils tueront les otages. Puisque le gars fait le mal en demandant si l’AARP pense vraiment qu’on va les croire, pour montrer leur sérieux ils le descendent. Le grand-père de Stan peut trouver ça extrême, mais les vieux se doivent d’être durs (chose loin d’être facile à cet âge, sauf petite pilule bleue), comme avec ces salopards de Japs. Le père de Stan a beau tenter de ramener à la raison son père, le temps où il décidait pour lui, est fini ! A présent ce sont les vieux qui commandent !

 

Un vieux est un survivant de la vie et de ses nombreux pièges disposés tout au long du parcours. A force d’en avoir vu de toutes les couleurs, la vie a forgé le caractère et le sens des responsabilités de ces personnes âgées, qui souvent sont également grands-parents.

Les anciens aussi ont été jeunes, et il semble même qu’ils retrouvent certains aspects de la jeunesse dans leur vieillesse. Parce que les uns se croient invincibles et les autres ont leur vie derrière eux, les deux en reviennent à leurs fondamentaux individualistes, au rejet de toute forme d’obligation et de respect de la hiérarchie sociale. Mais, normalement, les vieux sont censés en outre être plus responsables de par leurs expériences de la vie et des crises qu’ils ont eu à surmonter puis à méditer.

Preuve qu’il n’y a plus de vieillesse (tout comme la jeunesse fout le camp), alors que le grand-père de Stan conduit avec une voiture de police derrière lui, il somme cet abruti de doubler. Quand l’officier Barbrady lui demande gentiment son permis, papy répond à ce connard (selon ses propres termes) qu’il n’en a pas car il lui a pris. La sanction tombe : le vieux débris devra aller en taule, mais il ne se laisse pas faire (« Essaye voir de me mettre en taule, peau de couille ! L’enfoiré de fils de...Merde ! Bordel ! »). Il faut dire que Papy Marsh est un sacré numéro. Quand son fils vient le voir en prison, il se fait vertement recevoir pour avoir fait la morale au vieux (« Bon sang. Bravo, papa. Tu es fier de toi ? / Bordel, ne me fais pas la morale, compris, fils de pute ! »). Voilà qui a le mérite d’être clair ! Le grand-père de Stan a vraiment l’impression qu’on lui parle comme s’il avait 12 ans, son propre fils le traitant comme un enfant. Ce qu’il peut-être des fois : plutôt que de demander pardon à M. le policier, il lui dit d’aller se faire foutre. Puisque c’est ainsi, le père de Stan qui allait payer la caution, laisse son père en prison pour réfléchir ! Les adultes ne peuvent pas grand chose contre les vieux, eux qui se lèvent si tôt qu’ils font tout avant que les jeunes soient réveillés. Ils veulent contrôler le pays ? Vu l’heure à laquelle ils se lèvent, nul ne pourra les en empêcher. Les grands ne peuvent pas le faire, aimant trop faire la grasse matinée, mais l’espoir peut venir des enfants, qui eux aussi se lèvent tôt. Les gamins doivent combattre les anciens en trouvant un moyen de les vaincre. Les enfants ont pour mission de venger les parents enfermés sous la menace des grands-parents. Quand tout est fini, le père de Stan s’emporte contre son père qui doit se sentir idiot à présent qu’il n’y a plus péril en la demeure. Heureusement la voie de la jeunesse pleine de sagesse se fait entendre. Tout ceci est aussi de la faute des grands : les grands-parents ne veulent plus être traités comme des enfants, par leur propre enfants ; ce qui les gavent, c’est la façon des adultes de parler à ces post- andro/méno-pause comme à des prépubères !!!

 

Toute cette histoire a commencé à cause d’un terrible coup du sort, à savoir une tragédie routière causant neuf morts.

Même s’il n’y a pas de fatalité en tant que telle alors que le risque zéro n’existe pas non plus, force est de constater que le destin est cruel et qu’il joue avec nos nerfs, à vif ! En terme de vie humaine, il n’est pas moins ou plus grave que ce soit des jeunes ou des vieux qui périssent. Par contre, au regard du « coût social », il est bien évidemment plus pénalisant que ce soit des jeunes dans la force de l’âge et actifs qui disparaissent plutôt que des vieux qui ont leur vie derrière eux !

Le père Maxi tente une belle pirouette pour tenter de justifier l’incompréhensible, laissons lui le prêche de la fin : « Il est parfois ardu de saisir les voies de Dieu. Pourquoi autorise-t-Il que 9 innocents soient tués dans la fleur de l’âge par une vieille dame qui, peut-être, ne devrait plus conduire ? Nous devons comprendre que le sens de l’humour de Dieu est particulier. Dieu ne rit pas à de simples blagues de Toto. Non. Dieu adore la complexité ironique de farces subtiles et douteuses pour le commun des mortels. Espérons donc, en ce jour, que Dieu se soit bien amusé et qu’une telle tragédie ne se reproduise jamais ».

 
 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la loi a ses limites que la vieillesse ne connaît pas ! Non seulement il est injuste de condamner tout le monde pour les défauts de certains qui ne veulent pas l’admettre, mais en plus ça ne marche pas à moins de mettre des sabots à toutes les voitures de vieux.

 

Toutefois, de nombreux pays font au minimum passer un contrôle médical régulier pour vérifier que la personne âgée est toujours capable de prendre le volant sans risque pour autrui. Cela a notamment pour effet d’informer les personnes sur leur état général de santé, mais en plus cela permet de faire le tri entre ceux qui ne peuvent manifestement plus conduire, ceux qui doivent faire attention aux conditions de route et se surveiller, et enfin ceux pour qui ça roule sans problème.

 

Il est trop facile de stigmatiser toute une population au prétexte que ce sont des vieux impotents (ce qui n’est pas forcément le cas), comme si tous les jeunes roulaient comme des fous avec des grammes dans chaque bras (euh, bon d’accord, l’exemple est relativement mal choisi). Toujours est-il que la seule solution viable pour tous est de responsabiliser tous les conducteurs, leur faire comprendre que la voiture est un moyen de déplacement commode mais qu’entre de mauvaises mains (et surtout pieds, par rapport à l’accélérateur ou au frein) tout un chacun peut devenir un vrai danger public (à cause de drogue, de la fatigue, du stress, d’une vue qui baisse, de réflexes peu en forme, du mauvais entretien du véhicule, etc. ... la liste peut être longue).

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 09:34

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 2) Putain de hippies soixante-huitards tardés : éduquer c’est fixer des limites !!!

 

 

Fiche de visionnage n°32 : Épisode 93 (saison 6, épisode 14) –

Le camp de la mort de tolérance

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ???

 

 

Les pros : Les parents, principale Victoria, M. Mackey,

Les antis : Les enfants, Chef, M. Garrison.

 

 

Thèse : L’intolérance est intolérable ;

Antithèse : La tolérance ne peut et ne doit pas être absolue ;

Synthèse : La tolérance est à manier avec précaution et doit être « limitée » !

 

 

Il était une fois à South Park, M. Garrison se fait convoquer dans le bureau de la principale Victoria.

 

 

Introduction :

 

 

Étant donné que nous sommes tous différents, que l’on porte sur soi cette spécificité, qu’on l’a revendique ou qu’on essaye de la cacher, pour que l’on puisse vivre en Harmonie il est nécessaire de tolérer ce qui nous distingue de l’autre.

La tolérance est un acquis de hautes de luttes, puisqu’elle est loin d’être naturelle chez les humains. Elle fait partie d’un lourd travail sur soi pour ne pas s’arrêter à la différence de l’autre mais voir ce qu’il a vraiment au fond du cœur. Toutefois, que l’on apprécie ou non la personne en face, la tolérance se doit d’avoir certaines limites (tout comme la Liberté) afin de ne pas tomber dans l’extrême inverse, à savoir le laisser-faire d’un grand n’importe quoi.

 

Après les tragédies totalitaires du XXè siècle (où tout ce qui n’était pas interdit était obligatoire) et l’intransigeance des siècles précédents, les hippies ont suscité la tolérance absolue. Aujourd’hui nous en sommes revenus mais nous cherchons toujours à calibrer le juste milieu.

En somme, devons-nous appliquer la devise de St Just (concernant la Liberté) remise au goût du jour : pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ???

 

 

Thèse en faveur de la tolérance à outrance

 

Un individu, par essence membre d’une communauté humaine, est composé à 80% de point de vue majoritaire et de 20% d’orientation spécifique.

Pour qu’une société puisse fonctionner de manière stable et harmonieuse (puisque c’est elle qui a engendré, soit sexuellement soit moralement, tout individu « spécial »), il est nécessaire de respecter les différenciations de tout un chacun. Pour cela, même si ce n’est pas toujours évident, il importe de reconnaître ses erreurs de jugement trop hâtif.

Il en va ainsi de la principale Victoria qui avoue honnêtement que certains de l’équipe pédagogique voyaient d’un mauvais œil les préférences sexuelles de M. Garrison : elle reconnaît qu’ils avaient tort et lui présente des excuses au nom de tous, ce qui fait bien sûr plaisir à entendre pour M. Garrison. Ce dernier avait demandé il y a plusieurs mois de quitter les maternelles pour reprendre les CE2, et il se trouve que le poste de professeur de CM1 s’est libéré et ils pensaient le lui proposer. M. Garrison en est tout étonné, se demandant même si elle est sérieuse et si c’est pour de vrai ! Il faut dire que l’administration a compris qu’il était un individu avec ses préférences, et que tous respectent cela ! M. Garrison est aux anges et assure la principale Victoria qu’il fera du bon travail, ce dont elle ne doute pas. Pour autant, il s’interroge tout de même et veut vraiment être sûr qu’on ne va pas encore le virer dans deux jours parce qu’il est gay. La principale le rassure sur le fait qu’il n’y a aucun risque et M. Garrison en est tout joyeux. Au camp de tolérance, l’opinion générale est la même, puisque les enfants intolérants doivent faire de la peinture avec les doigts et représenter des gens de différentes « races » (il n’y en a qu’une, la race humaine homo sapiens sapiens) et différentes orientations sexuelles vivant ensemble ! Ils ne doivent faire aucune distinction entre les gens de couleurs différentes ou les gens de différente orientation sexuelle : ils doivent accepter tout le monde ! Kyle, ne sachant pas trop quoi peindre, dessine un ours, ce qui n’a aucun rapport avec le fait d’accepter les gens de race différente ! A coup de « Tu dessines ce qu’on t’ordonne de dessiner ! Allé !!! Plus vite ! Plus vite !! Plus vite !!! » (cette fois avec un pistolet sur la tempe), il montre au chef de camp un arc-en-ciel avec des gens de toutes les couleurs en-dessous. Par la suite, le personnel du camp fait faire aux prisonniers des œuvres d’art en nouilles pour illustrer la diversité sur leur lieu de travail ! Herr Führer (guide en allemand) est très satisfait d’un collage représentant deux personnes se serrant la main sous le titre de Diversité. Idem, au musée de la tolérance, la guide et le public sont réunis pour remettre à un formidable enseignant la médaille du courage professoral : Herbert Garrison a fait son outing il y a deux ans, et depuis il a fait face à l’adversité et même fait face aux calomnies de certains élèves ! La mère de Stan a tellement honte de son fils !

 

Les mentalités mettent du temps à évoluer, mais on ne peut laisser l’inacceptable (car différence inacceptée) perdurer sous prétexte qu’on a toujours envisagé les choses sous cet angle (qui se doit à présent d’être mort).

La loi est un puissant outil pour contraindre la psychologie des masses à réfléchir en se posant les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses. Il est certes bien malheureux de devoir en passer par là, mais lorsque l’obscurantisme assombrit la faculté humaine de penser depuis des siècles, l’arsenal juridique et la jurisprudence sont un électrochoc utile pour partir sur de nouvelles bases d’acceptation de l’Autre et de ses choix personnels qui n’engage que lui !

Comme le dit très bien, malheureusement, la principale Victoria, si elle accepte à nouveau M. Garrison, c’est pour une certaine part parce qu’elle ne pourra plus le renvoyer parce qu’il est gay, et qu’avec les nouvelles lois il pourrait demander à l’école des millions de dollars ! Grâce à cela (ou à cause pour certains obtus), la politique du rectorat a changé ! M. Garrison s’empresse, vénal qu’il est, de savoir combien d’argent il pourrait quémander. Il y a eu un cas dans le Minnesota où le plaignant a empoché 25 millions de dollars ! Ce tordu de M. Garrison ne pensait pas que cela pouvait être autant que ça, ce qui le laisse songeur. Il sort du bureau dubitatif et dépité par cette bonne nouvelle de sa réintégration dans l’équipe professorale, mais voulant à tout prix trouver un moyen de se faire virer parce qu’il est gay et prendre une retraite dorée non-méritée !!!

 

Comme St Thomas, et pour beaucoup de domaine, il faut d’abord voir avant de croire ! Les idées toutes faites ne sont jamais de bon augure.

Les préjugés ont la vie (qui) dure et ils blessent énormément quiconque en est la victime. Non seulement ils sont tout relatifs, mais en plus on ne peut juger quelqu’un parce qu’il est ceci ou cela, puisque aucun individu, de quelle communauté à laquelle il se (ou plutôt on le) rattache, n’est identique dans sa manière de vivre ses choix. Il est ainsi plus que nécessaire d’informer encore et encore afin de dissiper tous ces préjugés qui n’ont de valeur que pour les imbéciles qui veulent y croire parce que ça les rassure sur l’Autre et ses orientations que leur cerveau étriqué ne peut (et ne veut) comprendre.

Heureusement, le musée de la tolérance est là pour ça ! Là les visiteurs prennent conscience de la dynamique du racisme et des préjugés ! Bien sûr Cartman en baille déjà d’ennui, mais, fait exceptionnel, sa mère montre son autorité en lui mettant un taquet. Sachant (ou non justement) que certains mots peuvent être une preuve d’intolérance, la guide envoie les enfants dans le tunnel des préjugés pour qu’ils sachent ce que l’on ressent lorsqu’on est discriminé ! Des mots infamant s’y affiche : Pédé ! (queer) Métèque ! (beaner) Chinetoc ! (chink) Négro ! (nigger) Youpin ! (heeb) Tarlouze ! (faggot) Bouseux ! (cracker) Niakoué ! (slope). Il fallait s’y attendre, pour Cartman ce tunnel troue le cul et il veut y retourner (tirant comme un fou sur la jupe de la guide). La visite se poursuit par la chambre des stéréotypes : des statues de cire représentent la façon dont les gens intolérants ont catalogué les minorités ! Là on trouve un noir qui se nourrit de poulet et de pastèque, une caricature blessante pour la communauté afro-américaine (alors que la guide ne dit rien sur le fait qu’il porte une arme, cliché autrement plus offensant que des habitudes alimentaires assez partagées). Le père de Stan montre un autre stéréotype, un arabe représenté en terroriste, alors que la guide rappelle bien que tous les arabes ne sont pas des terroristes (on le sait, n’est-ce pas ?!?!?!). Butters pour sa part montre un asiatique avec une calculatrice, car tous les stéréotypes ne sont pas négatifs : mais même un positif du genre les asiatiques sont forts en math peut s’avérer très blessant ! Évidemment, Cartman bloque sur un Juif plein de thunes (le sourire, mal placé, jusqu’aux oreilles). L’idée que les Juifs ne s’intéressent qu’à l’argent a la vie dure hélas !!! Dans le camp de tolérance (façon camp de concentration, filmé à « La Liste de Schindler »), le général en chef rappelle que les enfants sont là parce qu’ils ne tolèrent pas que l’on soit différent, parce qu’ils refusent d’accepter les choix de vie que d’autres ont pu faire ! Mais un séjour dans cet endroit changera leur attitude : ils travailleront chaque heure de chaque jour, et on les obligera à devenir tolérants envers tout le monde. Dans ce camp de la mort de tolérance, l’intolérance ne sera pas tolérée !!!

 

Antithèse en faveur de la limitation de la tolérance à l’acceptable

 

Dans notre ère actuelle du politiquement correct, il devient de plus en plus difficile d’exprimer ses réticences face pourtant à des abus clairement identifiables comme tels.

Sous prétexte d’intolérance ou de machin-phobie, on a du mal à faire entendre sa voix divergente dans la cacophonie de la bien-pensance officielle, où l’on se doit de tout respecter. L’individu est nié dans ses principes, tout comme la constitution au sujet de la liberté d’expression : la censure est beaucoup moins visible qu’auparavant, mais plus perfide car elle se niche à présent dans la morale. On oublie un peu vite que la première des Libertés est de dire ce que les autres n’ont pas envie d’entendre (mais avec quoi, dans le cas présent, ils seraient majoritairement d’accord, au moins en privé).

Cela commence par le petit détail de l’ignorance de ce que l’autre a à dire. Ainsi, quand les enfants arrivent chez Kyle, tous les parents sont là pour réunion du livre du mois. Kyle demande s’il peut dire un truc aux parents, la mère de Stan demande si ça a été l’école, Kyle répond que c’était nul, sa mère enchaîne que tout ceci est parfait, propose aux enfants d’aller jouer dehors et la conversation littéraire continue. Stan reprend le flambeau est disant à sa mère que Kyle avait dit que l’école était nul parce qu’ils ont un nouveau professeur, M. Garrison qu’ils avaient en CE2. Kyle complète en indiquant que le prof a un nouvel assistant culturel et que tous les deux … ben ils sont gays ! Pour la bonne cause, la mère de Kyle se réveille et sermonne son fils qu’on ne doit pas faire de discrimination contre les homosexuels !!! Merci du rappel à l’ordre, dont Stan est bien conscient, mais le problème est que ces deux là, ils sont vraiment vachement gays ! Le père de Stan prend le relais, surpris par la réaction de son fils, lui qui croyait que Stan avait compris qu’il faut accepter les gens pour ce qu’ils sont !!! Stan a beau tenter d’entamer la discussion sur le fond de ce qui les gêne, son père coupe court à la conversation, arguant qu’il ne l’a pas élevé comme ça et qu’il faut respecter les autres ! C’est bien vrai ça, mais là quand même ... La mère de Kyle propose alors d’emmener les enfants visiter le musée de la tolérance ! Ils ne sont pas les seuls à subir ce sort : Chef, pour avoir osé dire ce qui se passait dans le cours de M. Garrison, est lui aussi envoyé dans un séminaire sur la tolérance ! Bien qu’il s’en offusque, la principale Victoria se justifie par le fait que Chef aurait  montré de l’intolérance envers le comportement de M. Garrison, puisqu’il a utilisé les mots de tante vicieuse pour décrire son attitude en classe !!! Ce que Chef confirme, et M. Garrison pareil ! Bref, la principale voulait juste donner à Chef une opportunité de s’excuser auprès de M. Garrison avant que Chef ne parte, mais pour lui c’est hors de question (ponctué d’un beau « Et mon cul c’est du poulet ?! »). L’équipe pédagogique ne voulant toujours pas chercher à comprendre ce qui se passe vraiment, M. Mackey est obligé de convoquer les parents parce que leurs enfants ont refusé de retourner en classe avec leur professeur ho..mo..sex..uel (ce qui lui arrache la gueule de le dire). Et Stan ne manque pas de rajouter qu’ils n’y retourneront pas tant qu’il y aura ces deux tarlouzes ! Le père de Stan est plus que déçu, lui qui croyait que les enfants avaient vraiment appris quelque chose au musée de la tolérance ! Mais apparemment ils n’ont retenu que des mots pour insulter leur  professeur ! Butters a beau protester qu’ils ont tué Lemmiwinks, son père le rembarre de suite en lui enjoignant de la fermer et de ne parler que quand on lui posera des questions !!! Les parents ne savent plus vers qui se tourner, eux qui ont toujours élevé leurs enfants dans le respect des autres ! M. Mackey, ayant entendu parler d’un camp d’entraînement intensif, paraît-il assez dur, pense que c’est le seul moyen ! Pour la mère de Kyle, c’est tout vu : ces jeunes gens sont envoyés au camp de tolérance ! Pour M. Esclave, si personne ne pipe mot, c’est que la principale cache la vérité par peur du scandale !

 

Personne ne veut remettre en cause la notion de tolérance (enfin certains si, mais voilà leur genre), mais il faut bien reconnaître que tout doit avoir ses limites.

Pour qu’une société fonctionne, il faut certes qu’elle sache tolérer ce qui se trouve en-dehors de la norme, mais il est également plus que nécessaire que le cadre social recadre certaines dérives extrêmes dans les limites du convenable. Sans être vieux jeu ou réac, si l’on ne borne pas le champ des possibles, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres de l’exhibitionnisme m’en-foutiste des autres.

Le dérapage commence quand M. Garrison présente M. Esclave, qui débarque avec une pure dégaine de YMCA-Village popole. Ce dernier est l’assistant cul-turel, où comme M. Garrison a  coutume de le surnommer, son assis-t’encule (teacher’s ass in english please). Le prof, envoyant M. Esclave s’asseoir à son bureau (avec un bon claquage de fesse au passage), met les points sur les zizis en précisant que les enfants ne doivent pas penser que la fin de l’année scolaire sera facile ! Elle va être au contraire longue et dure, très très longue et très très dure !!! Cartman, servant de support à l’âme de Kenny qui est enfermée dans son corps, fabrique un avion papier qu’il envoie sur le tableau, contre son gré mais à l’initiative de Kenny (pour faire payer à Cartman toutes ses méchancetés passées). Stan explique au prof que Cartman a bu les cendres de Kenny (croyant que c’était du cacao en poudre) et que depuis l’âme de Kenny est coincée dans son corps ! Tous les enfants témoignent en chœur que c’est la vérité par un grand « Ouais !!! », mais M. Garrison n’accepte pas l’indiscipline dans la classe ! Par conséquent, il sévit contre M. Esclave : ce dernier se met ventre contre son bureau et reçoit une bonne correction avec une grosse batte plate cloutée. Le prof prévient qu’il ne tolérera plus le moindre chahut en classe : il met un bâillon à son bouc émissaire (une boule dans la bouche tenue par une ceinture faisant le tour de la tête, instrument sadomasochiste bien connu des initiés) et repart pour une tournée de fessées. Les enfants n’en croient pas leurs yeux, ébahis mais choqués. M. Garrison jubile, étant sûr de se faire virer sur ce  coup ! « Malheureusement » ce n’est pas le cas : aucun des enfants n’a essayé de le faire renvoyer. Du coup, il va y travailler encore plus dur à partir de maintenant ! Commençant son cours normalement, il montre une réaction exothermique, puis il enchaîne par l’observation d’une réaction endothermique ! M. Esclave se met position 7 : M. Garrison va introduire un gros tube dans le petit cul de M. Esclave. La chaleur provenant de son rectum sera le nouveau conducteur d’énergie ! Quand le prof demande à Butters, de sortir Lemmiwinks de sa cage et de le lui apporter, Stan sent l’embrouille ! Newton ayant découvert que pour toute action il y a réaction, M. Garrison demande ce qu’il va se passer quand il va introduire l’élément gerbille dans la chaleur endothermique du cul de M. Esclave. Les gamins n’en croient pas leurs yeux : il ne va tout de même pas faire ça ? Quoi que avec M. Garrison, il faut toujours s’attendre à tout, surtout au pire et au n’importe quoi ! Il   introduit alors la gerbille dans le tube, qui s’engouffre dans le rectum de M. Esclave (apparemment, ce n’est pas la première bestiole que cet assistant très particulier se met dans le fion). Puis M. Garrison enlève le tube, enfermant la gerbille au chaud. Après la classe, il se réjouit d’avoir eu la « brillante » idée de mettre une bestiole dans le cul de M. Esclave, persuadé qu’il va se faire virer. Quand la principale Victoria le convoque dans son bureau par le biais du micro, M. Garrison laisse exploser sa joie : enfin il va être viré parce qu’il est gay ; il voit déjà les 25 millions poindre à l’horizon (d’ailleurs M. Esclave rappelle son rôle actif – enfin passif, mais on se comprend : il y a la moitié pour lui). M. Garrison chante « La digue du cul » et arrive dans le bureau de la principale Victoria, là où l’attend également Chef. Taquinant du coude Chef et entonnant à nouveau la chanson paillarde, il est sûr et certain de se faire virer. Il faut dire que Chef est venu informer la principale que certains de ses élèves avaient été … hum, comment dire ?… légèrement mal à l’aise avec sa méthode d’enseignement ! Il feint la consternation « pleurant » d’avance son renvoi, lui qui n’y peut rien d’être homo (il a d’ailleurs assez refoulé puis lutté contre ça) puisque c’est dieu qui l’a fait comme ça ! Mais il est prêt à partir si c’est la décision de l’administration. Bien joué, mais non : il n’est toujours pas renvoyé (ce qui ne lasse pas de l’étonner, lui qui a sorti quand même la grosse artillerie). Les parents de Stan et Kyle ouvrent enfin les yeux, se rendant compte par eux-mêmes que M. Garrison est aussi grave que ce que les enfants leur avaient dit, quand le prof débarque à la cérémonie du courage professoral comme une drag-queen godemicheté évadée du Crazy Horse montée sur un cheval stringé, en la personne de M. Esclave.

 

L’esprit critique est le pendant du libre arbitre, et tous les deux sont la meilleure arme pour ne pas tomber bêtement dans les pièges de la manipulation collective sous des prétextes moralisants.

Nous devons certes écouter ce que tout le monde a à dire, mais il est tout aussi important de prendre du recul par rapport à tout ceci pour se faire sa propre opinion des choses et juger en son âme et conscience du degré d’acceptabilité de la permissivité sociale et morale. Sans ce sens critique, qu’il faut encore exprimer haut et fort, il n’y aurait pas de voix discordante poussant les gens à se pauser un instant pour écouter tous les points de vue et à réfléchir sereinement si tout ce qui se passe en bien raisonnable/convenable.

M. Garrison a bien compris tout cela après son entretien avec la principale Victoria. Il peste (façon plus élégante de mentionner ses  dires : « Merde ! Bordel à cul !!! ») contre l’irrationalité de ses congénères, puisque quoi qu’il fasse, il a bien l’impression qu’il ne sera pas renvoyé ! M. Esclave s’étonne également que la principale ne l’ait pas fichu dehors. Mais il faut dire que les parents se sentent tellement mal que tous leurs enfants ne veuillent pas de lui comme prof, qu’ils vont lui donner la médaille du courage professoral vendredi au musée de la tolérance ! Comme hallucine le prof lui-même, il a mis une gerbille dans le cul de M. Esclave et ces cons veulent lui remettre une médaille !!! C’est effectivement le monde à l’envers. Heureusement, M. Esclave a la bonne idée d’amener les parents à voir quel genre de folle dégénérée il est, ça les réveillera sûrement (enfin peut-être vu leurs capacités de réflexion sereines actuelles). Le mieux est certes que les parents se rendent compte par eux-mêmes, le jour de la remise des médailles : les deux zigotos vont donc leur faire un numéro qu’ils n’oublieront jamais (et on peut leur faire confiance pour ça) ! Malheureusement, les adultes sont trop embourbés dans leur tolérance à tout craint : même en se pointant sur scène dans leur accoutrement indécent, un conseiller municipal trouve leur courage étonnant ! Le pire est à venir, mais laissons leur la responsabilité de leurs propos : « Dites moi M. Esclave ! J’ai fait un rêve où vous étiez une vraie tête de nœud ! / Vraiment ?! Pourquoi n’avez-vous pas rêvé que j’étais un trou du cul ??? / Non non ! C’était moi le trou du cul !!! » Les gens applaudissent, estimant avec respect leur courage de s’affirmer ainsi. « Je suis très heureux de recevoir cette récompense ! Mais vous savez ce qui me rend encore plus heureux : jouer les branleurs !!! ». Les gens continuent d’applaudir et de le louer. « Ça ne fonctionne pas ! Votre chanson, M. Esclave! / J’ai une petite … oh oh, jamais je n’aurais dû mettre tous ces pauvres animaux dans mon cul ! ». Pour les invités, il en faut décidément du courage : ils applaudissent à bâtons rompus ! Là, y a basta, trop c’est trop ! M. Garrison n’en peut plus que les gens ne comprennent rien : il fait tout ce qu’il peut pour qu’on le renvoie, et ce genre de comportement devrait être inacceptable de la part d’un professeur ! Un gars dans le public justifie que le musée leur a dit qu’il faut être tolérant ! M. Garrison s’emporte d’autant plus devant ce manque flagrant de lucidité : il faut certes être tolérant, mais pas   stupide ! C’est pas parce qu’on tolère quelque chose qu’on l’approuve obligatoirement, sinon le musée s’appellerait le musée de l’acceptation ! Tolérer veut dire qu’on fait l’effort de supporter (tolérer un enfant qui hurle dans l’autobus, tolérer un mauvais rhume), mais ça doit tout de même nous foutre les boules (nom de dieu de bordel de merde, il a vraiment raison sur ce coup-là, pour une fois) !!!

 

Synthèse

 

Un individu, même s’il se revendique d’une communauté à part, s’exprime toujours en son nom propre, sauf si on lui a délégué un pouvoir de représentation.

Ainsi, il faut éviter tout amalgame catégoriel qui ne reposerait que sur le comportement d’une personne, car chacun à ses qualités et défauts, qui ne sont pas (forcément) représentatifs de la majorité des personnes partageant ses différences, ses orientations ou ses convictions. De quoi découle qu’on peut mettre une personne à l’index par rapport à certaines attitudes, sans pour autant stigmatiser l’ensemble des individus qui revendiquent les mêmes spécificités.

On le voit bien quand, après des semaines difficiles en raison de la mort du professeur Mme Crockelpaf (ce que fait bien rire les gamins), M. Mackey annonce que la principale a enfin trouvé quelqu’un pour la remplacer, en la personne de M. Garrison ! Si les gamins sont si déçus, et même dégoûtés, ça n’a strictement rien à voir avec ses orientations sexuelles, mais plutôt avec ses (in)compétences pédagogiques. Idem quand Butters demande où est M. Toc, M. Garrison précise qu’il a été informé que les CM1 étaient trop vieux pour qu’il l’amène et Kyle lui renvoie qu’à deux ans on est déjà trop vieux pour M. Toc ! Encore une fois, ce n’est nullement pour signifier que tous les homos sont biscornus, mais juste que ce prof est très très spécial (si pas plus !). L’exemple est plus flagrant quand les enfants déclarent à Chef qu’ils sont intolérants, envers ceux qui sont gays. Chef s’en étonne, lui qui les croyait plus évolués que ça (et eux aussi d’ailleurs). Mais le truc c’est que M. Garrison et son nouvel assistant les mettent vachement mal à l’aise ! Chef leur explique alors que bien souvent quand les gens se sentent mal à l’aise avec les homosexuels, c’est parce qu’ils ont eux-mêmes des problèmes mal réglés !!! Grâce à son conseil « Vous devriez vous demander : y a quoi dans leur comportement qui a pu provoquer chez moi cette sensation de malaise ? », Kyle lui répond que ce qui les a gênés le plus, c’est quand M. Garrison a mis une gerbille dans le cul de M. Esclave ! Chef commence par dire qu’il n’y a pas de raison ... puis hallucine complet ! Stan interroge Chef pour savoir s’ils sont homophobes (et Kyle, s’ils sont devenus anti-homosexuels) mais le cuisinier aux bonnes idées recadre de suite le débat : il y a une grosse différence entre les homosexuels et M. Garrison ! Les enfants ne comprennent pas cette notion, mais Chef ira en parler à la principale. Le père de Stan confirmera plus tard que les enfants n’ont rien contre les homosexuels, mais qu’ils ne supportaient pas ce que faisaient ces deux connards !!! Quant à Cartman, il tente ses revendications en voulant trois plateaux repas. Comme lui dit Chef, il n’a pas besoin de trois plateaux, il est déjà assez gros comme ça ! Cartman s’enflamme en justifiant que c’est son choix de vie et que si Chef n’accepte pas il ira le balancer au rectorat. Là non plus, ce n’est pas une attaque générale contre les personnes de masse corporelle élevée (« joli » nom pour dire gros lard) mais plutôt une remise en place de ce terrible malin qu’est Cartman (qui en a fait voir des vertes et des pas mûres à Chef et aux autres de l’école).

 

Tout ce qui est différent est très vite catalogué et on lui attribue tout aussi rapidement des défauts stigmatisant, comme si la communauté majoritaire n’en avait pas.

En réalité, les stéréotypes sont un moyen de se déculpabiliser en rejetant sur l’autre toutes les tares que l’on ne veut pas voir chez soi (tout comme on voit la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre dans le sien). Pour autant, certaines idées reçues peuvent avoir une once de vérité, ou du moins une explication logique par rapport à certaines époques ou aux comportements de certains. Cependant, il ne faut pas partir sur ces préjugés plus ou moins malsains, au risque sinon de blesser un innocent puisqu’on trouve de tout partout et que tout le monde est unique en son genre.

Le père de Stan est tout content d’avoir trouvé le stéréotype du mexicain fainéant, sauf qu’il s’agissait du technicien de surface qui s’était endormi et non une statue de cire (faut dire qu’il est crevé et qu’il a grave sommeil – sûrement à force de s’occuper de ses x gamins, oups pardon, encore  un stéréotype mal placé). Arrivée à l’aile de la découverte, la guide recommande de faire le test sur des ordinateurs, mal installés pour tout public : être tolérant c’est aussi apprendre à respecter les gens de petite taille, les personnes handicapées. Et même les gens trop gros comme ce « charmant petit garçon » (hum, c’est elle qui le dit, en parlant de Cartman). S’adressant aux enfants, elle imagine (bien) qu’ils le traitent régulièrement de gros lard, de gras du bide ou de gélatine ! (ils s’auront s’en souvenir de cette dernière). Mais il faut apprendre à être tolérant avec cette différence également : s’il a choisi de s’empiffrer de nourriture trop riche, c’est son choix de vie ! On ne doit pas se moquer de lui, c’est son droit de se gaver de sucreries ! Ça aussi c’est un stéréotype, car tous les gros ne se gavent pas forcément, mais peuvent avoir une ossature lourde ou des problèmes de stockage ou de combustion de graisse (ce qui n’est pas le cas de Cartman). Au moins la visite du musée aura servi à ça : Cartman lance un « putain, la tolérance ça troue le cul !!! » qui fait bien rire les adultes (même si les enfants sont surpris de leur réaction face au revirement de Cartman qui est bien connu pour ses positions extrêmes et volontiers outrageantes).

 

Nos sociétés actuelles sont comme tiraillées entre la nécessité d’ouverture d’esprit sur certains sujets et le renforcement de l’intolérance sur d’autres qui ont moins les faveurs de la majorité.

Nous avons vu que la tolérance n’est pas l’acceptation. Pour autant, si on commence à sélectionner, c’est vraiment là que le politiquement correct devient encore plus nauséabond. La tolérance doit se pratiquer dans tous les domaines, à différents degrés certes, mais sans prédétermination de ce qui vaut la peine de réfléchir à deux fois et de ce qui est et doit rester à l’index.

La différence de traitement est évidente quand la visite terminée, tout le monde se retrouve devant le musée. Le père de Stan espère que les enfants comprennent à présent pourquoi c’est important d’être tolérant, ce dont Stan croit sans en être vraiment sûr. La guide rajoute, avec une voix toute mielleuse très pédagogique, que nous devons accepter les gens comme ils sont, quels que soient leurs choix de vie ! A peine a-t-elle dit ça, qu’elle change de ton et s’en prend à un gars assis près d’une fontaine. Elle lui lance qu’on ne doit pas fumer dans le musée, alors que justement il est dehors. Elle ordonne alors à cette saleté de fumeur de foutre le camp tout de suite, et les parents se lâchent eux aussi. Le père de Kyle : « Futur cancéreux ! », la mère de Stan : « Allez vous tuer ailleurs espèce de baleine goudronnée ! », le père de Butters : « Imbécile ! », le père de Tweek : « Foutez-moi le camp ! ». Après cette belle démonstration de tollé-rance appliqué, le père de Butters espère que maintenant les enfants montreront à leur professeur et à son assistant le respect qui leur est dû !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la tolérance est une notion fondamentale pour que tous les individus, chacun avec sa différence, puissent se sentir bien dans une société qui ne les rejette pas à cause de leurs spécificités.

 

Pour autant, toute chose a ses limites et la tolérance aussi ! Bien sûr, en premier lieu, nous devons lutter contre des préjugés d’un autre temps afin d’épurer notre façon de penser et voir l’autre tel qu’il est et non pas tel qu’on se le représente. Ensuite, il nous faut travailler sur nous-mêmes pour que la tolérance devienne un instinct social auquel nous n’aurons plus à faire attention car « définitivement » rentré dans les mœurs. Toutefois, nous devrons prendre gare à sens critique garder ! Nous voulons bien être gentil, respectueux des différences, mais point trop n’en faut : quand c’est trop c’est trop (pico) et il faut alors savoir dire stop, y a basta, no pasaran !!!

 

La leçon vraiment importante de cet épisode est que nous devons toujours écouter les voix discordantes, libre à nous ensuite d’être d’accord ou non, mais il faut laisser chacun s’exprimer. Si certains émettent des doutes sur une tolérance trop grande, écoutons leurs arguments, puis jugeons sereinement, sans pression morale du groupe, si personnellement (entre notre âme et conscience) nous estimons que là on va trop loin dans l’ouverture d’esprit et que l’on ne s’y sent plus du tout à l’aise !

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 09:49

Catégorie : VI] Du pareil au même : loi / morale, responsabilité individuelle / collective

Thème : 1) La plus grande Liberté est celle de faire n’importe quoi avec son corps !!!

 

 

Fiche de visionnage n°30 :

Épisode 109 (saison 7, épisode 13) – Stop Clopes

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : A-t-on encore le droit de se tuer à petit feu ???

 

 

*  Les pros : Kyle, Stan, Big Tobacco,

*  Les antis : Rob Reiner, Cartman, les parents, M. Mackey, Principale Victoria, le groupe Stop Clopes.

 

 

*  Thèse : Fumer c’est le mal voyez, il faut que ça cesse;

*  Antithèse : Chacun fait ce qu’il veut avec ses poumons;

*  Synthèse : Il faut certes prévenir, mais ensuite chacun prend ses responsabilités !

 

 

Il était une fois à South Park dans le gymnase de l’école, M. Mackey qui demande le silence à tous ces garnements turbulents. N’ayant visiblement aucune autorité pour les faire arrêter de piailler, M. Garrison prend le micro qu’il plonge dans les enceintes : un larsen effroyable calme de suite tout le monde. Simple, rapide et efficace !!! Le gymnase accueille alors un groupe de motivation pour expliquer aux enfants que fumer c’est mal.

 

 

 

Introduction :

 

 

Le tabagisme actif et passif tue chaque année des dizaines de milliers de personnes. Bien qu’aujourd’hui nul n’est censé ignorer les dangers de ce poison qui tue à petit feu, il n’en reste pas moins qu’il y a toujours un grand nombre de fumeurs, noirs des poumons.

 

La morale, renforcée par la suite par la loi, a tenté à de nombreuses reprises de bouter hors de nos corps les substances (et les comportements) qu’elle estimait nuisibles à la bonne marche de la société. Mais humains fonctionnant au désir que nous sommes, cette frustration de nos désirs/plaisirs ne peut qu’engendrer le rejet.

 

Face à ce douloureux problème de santé publique, les plaisirs mais aussi l’addiction de certains engendrent la gêne de beaucoup voire leur mort à très long terme.

En somme, a-t-on encore le droit de se tuer à petit feu ???

 

 

Thèse en faveur du tabac tabou, on en viendra tous à bout

 

Alors qu’auparavant le fait de fumer était plutôt perçu comme tendance et les non-fumeurs comme des ringards, on assiste depuis quelques années à un retournement de situation.

A l’heure actuelle, le tabagisme – et encore plus celui chez les jeunes – est considéré comme un crime contre la santé et surtout contre la prévention. En effet, le fait qu’un jeune commence à fumer, malgré les campagnes de sensibilisation, engendre une sorte de honte parentale devant le fait que bien que l’on ne puisse plus feindre d’ignorer les dangers du tabac sur sa propre santé mais aussi sur celle des autres, des petits cons continuent. Ainsi, on peut considérer que le phénomène de honte qui se met en place est provoqué par le fait que le jeune est informé mais n’est pas assez intelligent ou se rebelle en fumant juste pour faire chier les grands, voire que les parents n’ont aucune autorité sur leur enfant pour empêcher cette autodestruction programmée.

Quand les parents sont convoqués après l’incendie de l’école, la mère de Stan demande ce qu’il a encore fait et la principale Victoria lui de bien s’accrocher car les garnements ont été pris en train de fumer. Immédiatement la mère de Stan sanglote de honte et de désespoir dans les bras de son mari, ne voulant pas croire que son fils est un de ces répugnants fumeurs. Essayant de se justifier, Stan se fait rabrouer par son « père », enfin plus maintenant puisqu’il considère qu’il n’a plus de fils. Même la mère de Cartman est plus que déçue (c’est pour dire) : il a certes fait des tas de choses horribles dans sa vie (c’est le moins qu’on puisse dire : vouloir exterminer les juifs et les non-roux, faire manger ses parents par un plus grand que lui qui s’était moqué de lui, nous en passons des vertes et des pas mûres), mais fumer … là on touche le fond ! Pour preuve de sa colère, la mère de Cartman le puniras pendant trois semaines (eh beh, ça c’est de la sanction, mais venant d’elle c’est énorme ; lui réagit d’ailleurs en demandant à sa mère si elle se fout de sa gueule ou quoi ?). Comme le dit Kyle, les parents ont tous disjoncté à l’annonce de ce terrible crime.

 

Pour autant, peut-on considérer que des enfants de huit ans sont vraiment responsables d’un acte aussi infâme ?

Il est évident que s’ils en sont arrivés à de tels extrêmes, c’est qu’ils se sont fait bourrer le crâne par certains qui avaient intérêt à les tromper sur la came. Les responsables et coupables sont vite tout désignés en la personne des communicants de l’industrie du tabac ! Étant donné que les lois sont de plus en plus strictes sur la publicité et la consommation de cette drogue, que le marché s’effrite comme du tabac trop sec, il est idéal pour eux de s’attaquer à ces chères petites têtes « blondes » innocentes et sans défense.

Quand le père de Kyle cherche à comprendre ce qu’il leur est passé par la tête, leur demandant s’ils n’étaient pas au courant que fumer est aussi dangereux pour eux que pour ceux qui les entourent, sa femme s’empresse de rebondir par la négative en stigmatisant les fabricants de cigarette qui savent tous bien s’y prendre ! Pour elle, peu importe l’argent que les groupes anti-tabac peuvent dépenser, les fabricants de cigarette bourrent le crâne des enfants avec toute une propagande faite pour leur donner envie de fumer !!! En somme, ce n’est pas leur faute, comme le confirment Kyle et Cartman, ce dernier en rajoutant en précisant que finalement on dirait bien que les fabricants de cigarette contrôlent son esprit : il a beau lutter, les compagnies de tabac veulent le faire fumer (sa mère ignorait tout cela, espérant que son poussin va bien ; quelle truffe, elle avale tout de son fils manipulateur). C’en est assez ! Pour le père de Stan, ces ordures, ces enfoirés de fabricants de cigarette ne contrôleront pas l’esprit de son fils: il faut donc les détruire !!! La mère de Kyle a la solution miracle : il faut l’aide de la plus grande célébrité qui lutte contre le tabac en Amérique, Rob Reiner ! Le père de Stan pense de même que les gens du groupe anti-tabac sont très gentils et très intelligents, et que ce sont les mensonges des fabricants de cigarette qui ont réussi à corrompre l’esprit des enfants. Pour Rob Reiner, les fabricants de cigarette, avec leurs millions de dollars, leurs bureaux gigantesques et leurs beaux immeubles (alors qu’il est tout aussi bien loti !) sont ceux qui font fumer les enfants ! Ces menteurs et enfoirés sont prêts à toutes les bassesses pour rendre accro les gamins au tabac, prenant même possession de leur esprit ! Ils mettent en péril la santé de la nation et il ne va pas rester les bras croisés alors que ces enfoirés corrompent la jeunesse : c’est la guerre !

 

Quand il faut y aller, faut y aller ! Même si les industriels nicotineurs ont beaucoup de pouvoir et de ressources, il y a un tel péril en la demeure, qu’il faut régir, avec les armes que l’on a à disposition.

Pour lutter contre les Goliath, les David peuvent certes se servir d’une fronde comme Thierry le fit (efficace à l’époque, mais de nos jours cela paraît un peu court jeune homme) ou de la ruse, mais les « meilleurs » moyens ne sont pas toujours les plus légaux (voire jamais). Ainsi, le plus efficace est certainement de combattre le mal par le mal, la fin justifiant les moyens.

Comme les pauvres enfants innocents n’ont pu résister à la tentation de fumer, Rob Reiner a raison de dire qu’il faut combattre le feu par le feu : il va ainsi utiliser les enfants pour combattre les fabricants de cigarette et faire cracher au moins deux milliards de dollars à ces marchands de poison. Ce à quoi le public en délire n’a rien à y redire et envoie les cotillons lors de son arrivée triomphale à South Park. Son plan d’action est machiavélique comme bonjour : ils vont s’introduire chez le fabricant de cigarette pour dire que les enfants veulent visiter l’usine pour faire un exposé ! Une fois à l’intérieur, il prendra des photos et il les publiera en disant que la compagnie Big Tobacco les a invités dans son usine pour leur donner envie de fumer ! Évidemment Cartman adhère de suite au projet (pour la somme de deux milliards, il serait capable de pendre son grand-père par les couilles !), mais ça dérange Kyle car c’est pécher que de mentir. Rob Reiner n’a lui aucun état d’âme : il ne fait que jouer sur le même terrain. Les fabricants de cigarette mentent sur les dangers du tabac, donc s’ils veulent arriver à les ruiner, ils doivent eux aussi mentir ! Le plus simple est de rajouter sur les photos prises dans l’usine une cigarette à la main des gamins et bingo : quand cette photo sera publiée, le fabricant de cigarette sera baisé ! (dit Rob Reiner avec en fond les rires sataniques des deux manipulateurs). Kyle a beau dire que ce qu’il fait est mal, il doit comprendre que, parfois, mentir est de bonne guerre ! Son groupe anti-tabac se débarrasse des fumeurs en allant d’état en état, en présentant des études scientifiques truquées, en tournant des publicités hors de prix pour mettre le public de leur côté et forcer ces sales fumeurs à s’arrêter ! Si les pouvoirs publics veulent des preuves de la nocivité du tabac pour l’interdire dans les bars, Rob Reiner va leur en donner ! Cartman (habillé et coiffé comme un bon petit gars à qui on donnerait le bon dieu sans confession) se lance dans ce pathos publicitaire : « C’est curieux mais les gens disent que rien ne prouve que la fumée des autres peut tuer ! Les compagnies de tabac disent que rien ne prouve que le tabagisme passif tue ! Je suis en phase terminal d’un cancer du poumon ! Je crois que … (avec un petit sanglot dans la voix) je suis une preuve ! Pour vous persuader que le tabagisme passif peut tuer, pensez à moi ! Parce que, quand vous verrez cette publicité, je serai … mort ! » Et ceci n’est pas au sens figuré : un assistant (style Dracula) lui propose alors de manger un gâteau ... à la noisette. Étonnamment Cartman n’a pas trop faim sur ce coup là. Rob Reiner lui propose alors de devenir un héros, un Homme qui fait le sacrifice de sa vie pour le bien d’autrui ! Cartman part en courant, la peur – plutôt que le death cake – au ventre ! Comme le prédisait Kyle, ces enfoirés d’anti-fumeurs sont des tyrans et des menteurs qui ne reculent devant rien pour avoir ce qu’ils veulent, ce qui veut dire qu’ils sont dangereux ! Un peu plus tard, toujours manipulés par la communication, de Rob Reiner, les gens de la ville munis de torches assiègent l’usine de tabac. Le groupe des anti-tabac exige qu’on leur donne l’enfant sacrificiel à leur cause, mais Cartman est protégé par le fabricant de cigarette. Rob Reiner se doute bien pourquoi Big Tobacco ne veut pas lui donner Cartman : s’ils leur donnent le petit gros et que les anti-tabac le tuent, quand la publicité sera diffusée, ils n’auront plus qu’à fermer leur usine ! La foule gueule son hostilité au fabricant de cigarette. M. Mackey est d’accord puis se demande quand même s’il a bien entendu. Rob Reiner répète qu’une fois qu’il aura tué le gamin, tout le monde pensera que le tabagisme passif a causé sa mort, et ces salopards ne gagneront plus un sou ! Les parents se réveillent, arguant que tout ça commence à aller trop loin. Rob Reiner s’emporte, se lamentant de devoir encore tout leur  expliquer : fumer c’est mal, alors même si les anti-tabac sont un peu extrême, pour arrêter ce fléau ils ont le droit !

 

Antithèse en faveur de la Liberté de consumer ses poumons

 

Une des plus importantes Libertés est de pouvoir faire ce que bon nous semble, même si cela consiste finalement à se faire du mal.

Sans pour autant prôner le laisser-faire absolu (quoique, c’est à y réfléchir), il est pour autant évident que ce n’est pas par l’interdiction que l’on solutionne d’un coup de baguette magique une problématique aussi importante que celle du tabagisme. Nous avons trop vu au XXè siècle ce que pouvait donner un régime ou une société qui impose ses règles de conduite soi-disant pour le bien de la personne (mais malgré elle). A notre époque de politiquement/moralement correct, il est bon de préserver cette Liberté du n’importe quoi, du moment bien sûr que ça n’empiète pas trop sur la Liberté d’autrui.

On le voit bien, quand Rob Reiner est avec les enfants dans un bar, il humecte l’air comme un chien renifleur. Il tousse, comme s’il venait de s’étouffer avec toute la bouffe qu’il vient de s’enfiler grassement. S’approchant alors d’un gars, tranquille peinard accoudé au comptoir en train de boire un petit verre et de fumer, il l’agresse verbalement en lui demandant (plutôt en lui ordonnant) d’aller fumer sa saleté dehors. Tout naturellement le fumeur lui répond tranquillement que c’est un bar et qu’il a le droit de fumer là ! Rob Reiner est fou de rouge en apprenant que ce n’est pas interdit de fumer dans les bars du Colorado, qualifiant même cet état d’arriéré. Pour lui il est hors de question de tolérer ça et il fera tout pour interdire le tabac dans les bars du Colorado (quand sa requête est rejetée, il se demande bien ce qui ne va pas dans cet état plutôt que de se poser la question envers  lui-même) et ce salopard de fumeur n’aura plus le droit de fumer (idem pour les natifs américains qui utilisaient le tabac comme plante médicinale et lors de cérémonies rituelles, il les en aurait empêché s’il avait été là) ! Cartman est en transe devant son idole (ce qui déjà est malsain pour qui connaît Cartman). Fumer apporte aux gens un peu de bonheur et Rob Reiner arrive à le leur enlever : il débarque, et impose sa volonté aux gens ! D’ailleurs pour lui, mentir est parfois de bonne guerre, comme quand on sait mieux que les gens concernés ce qui est bon pour eux ! (exactement ce que Cartman a toujours dit, il est clairement amoureux de lui et de sa pensée terroriste – dans le sens de la Terreur révolutionnaire de Robespierre et de ses potes fondamentalistes). Pour Rob Reiner, les gens vraiment gentils sont ceux qui le secondent dans sa lutte anti-tabac, mais pour tout un chacun ce sont des espèces de monstres enfermés dans leur bulle psychorigide. Mais attention : il ne faut pas provoquer le groupe anti-tabac, car même s’ils sont extrêmes pour arrêter ce fléau, ils estiment qu’ils ont le droit de pousser le bouchon si loin. Qu’il ait horreur des fumeurs est une chose, mais qu’avec tout son fric et son pouvoir ce gros connard obèse force les gens à penser comme lui, ça c’est du fascisme ! Il le reconnaît d’ailleurs lui-même : son rêve est de ne plus voir personne fumer !

 

Face au stress et à la fatigue induits par nos sociétés capitalistes « modernes », tout le monde a besoin de s’évader de la dure réalité du quotidien, selon ses envies/besoins et ses moyens.

Le repos et les loisirs sont des nécessités devenues importantes aux yeux de chaque travailleur/citoyen depuis quelques décennies seulement, mais que les modes de production ont rendus indispensables à la bonne marche de tout le système capitaliste.

De fait, le fumeur du bar n’a pas à s’excuser puisqu’il bosse douze heures par jour dans une scierie, et quand il sort du boulot, il a justement besoin de se détendre ! Rob Reiner ne peut comprendre cela, lui qui va dans sa résidence secondaire à Hawaï pour se prélasser. Chacun son truc, selon ses finances. Quand on n’est pas riche, la clope peut aider. Comme le dit le vice-président de Big Tobacco, même s’il est évident de nos jours que tout le monde sait qu’il est dangereux de fumer, certains choisissent de le faire quand même, et c’est leur droit car nous sommes en démocratie, ce que Kyle et toute personne non-fasciste ne peut que trouver raisonnable ! A ce sujet, la chanson entonnée lors de la clôture de la visite du cœur de l’usine Big Tobacco par les employés est très parlante : « Avec du ta ti tabac et du pa pa papi papier, nous fabriquons des cigarettes toute la journée ! Les gens peuvent faire un brake quand ils sont stressés ou nerveux, grâce à toutes ces bonnes cigarettes que nous roulons pour eux ! J’aime bien fumer une cigarette dès que j’en ai envie, ça me détend et ça me calme quand j’ai des soucis ! Je me fiche d’avoir un cancer avant de devenir centenaire, toute façon j’ai pas envie d’être grabataire ! »

 

Parce que l’humain fonctionne par nature dans la contradiction et l’expérimentation de ses désirs et limites (ce qui – en terme d’évolution – nous a conduit à ce que nous sommes aujourd’hui), nous aimons tester par nous-mêmes et savoir si cela nous convient ou pas.

Ainsi, même si bon nombre de substances et de comportements sont interdits depuis longtemps, il n’en reste pas moins que l’on n’arrivera jamais à éradiquer tous ces « maux » de la société. Le tabac est une drogue, et à ce titre nous sommes plus ou moins curieux de savoir concrètement ce que cela fait à notre organisme, d’autant plus qu’il y a un grand nombre de fumeurs. Cela ne prouve bien sûr pas son innocuité, mais cela la relativise. Sans vouloir faire forcément comme tout le monde (puisque beaucoup savent d’entrée de jeu que ce produit n’est pas pour eux, et tant mieux), certains veulent au moins savoir ce qu’il en est, par eux-mêmes.

Quand les gamins sont derrière l’école, ils expérimentent de suite la clope pour ne pas finir comme les fous chantant qui viennent de leur faire un sermon en chanson. Forcément, ça toussote et ça arrache la gorge. Mais chacun se fait son opinion de la chose si décriée : Kyle trouve que c’est vachement fort, Stan en redemande ! Rob Reiner a bien raison de ne rien y comprendre, lui qui a obtenu qu’on augmente les taxes sur les cigarettes, « grâce » à qui toutes les images de cigarette seront bientôt censurées dans les films, qui a fait virer les fumeurs des bars et des parcs, mais qui reçoit encore des lettres de parents disant que leurs enfants commencent à fumer ! Ce n’est pas tant que les gens n’ont toujours pas compris que c’est mauvais de fumer [alors que lui se g(r)oinfre comme un porc suant la graisse par tous les ports] ou qu’ils ignorent que c’est dangereux pour la santé, c’est juste qu’un jeune a par définition besoin de se tester pour se trouver et que la clope peut faire partie (malheureusement mais ainsi va la vie) de ce processus de découverte de soi (voire d’initiation pour devenir un grand, alors que bien sûr nul n’a besoin de ça pour s’affirmer, mais phénomène de groupe « oblige » et il faut bien que jeunesse se fasse).

 

Synthèse

 

Comme le disait Paracelse (chimiste et médecin – du corps et de l’âme – suisse du XVIè siècle) : « Tout est poison, rien n’est poison, tout est question de dosage ».

Il est évident à l’heure actuelle que personne ne peut ignorer les méfaits du tabac et de son principe actif la nicotine (du nom de feu M. Nicotin, savant français du XVIIIè siècle), d’autant plus quand on sait que les big five, les marchands de mort en tige, rajoutent de l’ammoniaque pour rendre le cerveau encore plus accro et des agents de saveurs (tel que le cacao et autres) pour faire passer le goût. Pour autant, il n’en n’a pas toujours été ainsi, puisque les cultures d’Amérique (zone d’origine du tabac) utilisaient cette plante en quantité modérée et pour des usages plus sains.

En effet, comme on peut l’apprendre lorsque les enfants font la visite de l’usine Big Tobacco, les natifs américains furent les premiers à utiliser le tabac et à le cultive. Ils le fumaient comme plante médicinale et lors de cérémonies rituelles ! Les premiers plants de tabac à usage commercial furent récoltés en Virginie en 1612 ! En moins de sept ans, le tabac devint l’un des produits américains les plus exporté ! On peut donc considérer que le tabac a aidé à bâtir l’Amérique, puisque durant les siècles qui suivirent, sa culture était tellement florissante, que beaucoup d’esclaves furent achetés en Afrique pour travailler dans les champs ! Évidemment, Cartman ne peut s’empêcher (avec ses relents racistes habituels !) de constater que sans la culture du tabac, beaucoup des copains blacks des enfants ne seraient pas là aujourd’hui ! Le vice-président précise tout de même, par souci d’honnêteté que durant des centaines d’années la production se développa, personne n’étant au courant d’un quelconque danger, jusqu’à ce que en 1965 le congrès adopte une loi obligeant les fabricants de cigarette à mettre cet avertissement sur tous les paquets : « Avertissement du chirurgien général : fumer provoque le cancer du poumon, des maladies du cœur, de l’emphysème et peut compliquer la grossesse ».

 

Au-delà de ces rappels d’avertissement sanitaire sur les paquets, il est important d’expliquer sereinement, sans langue de bois ni sermon, tous les dangers du tabac sur l’organisme.

Pour que le message passe bien, il est nécessaire de faire de la pédagogie éclairée et surtout argumentée. On sait bien, d’autant plus avec de jeunes publics toujours un peu rebelles aux vieux cons qui leur font la morale, qu’il est crucial d’informer sans diaboliser. Autrement, on prend le risque que le message ne soit pas entendu ou qu’il serve à attiser la curiosité envers ce produit si décrié.

Quand le groupe Stop Clopes (chantant comme un boys band ringard) pousse la chansonnette, le moins qu’on puisse dire est qu’il ne captive pas l’attention. Il faut dire qu’ils sont spécialement décalés et que leur message est par trop racoleur, même s’il est juste : « Stop Clopes, ouais ouais ouais, car les cigarettes c’est trop nul ! Stop Clopes, ouais ouais ouais, fumer c’est ridicule ! Eh dites donc les copains, le saviez-vous : chaque année plus de 600 000 personnes meurent à cause du tabac ! Ah, c’est dingue non ??? Plus de 600 000 décès ??? Tu es sûr que tu n’es pas en train de nous enfumer ?! En tout cas nous, pas question de fumer, parce qu’on n’a pas besoin de fumer, et vous non plus !!! Hein les amis ! A bas la clope !!! Stop Clopes, ouais ouais, c’est cool de dire non ! Stop Clopes, hein hein, fumer c’est bidon ! Fumer, eh eh, non! Ne fumez pas ! Oui, c’est mieux d’être non-fumeur ! » Kyle a beau les trouver insupportables, à un point tel que Cartman pense sérieusement à se suicider, mais le supplice continue de plus belle (enfin plutôt de pire en pire). « Clopes qui tuent, on n’en veut plus du tabac qui pollue ! Nous on dit non, fumer nous refusons !!!(Pam, une membre, imitant un cancéreux du poumon en phase terminale) Non à la clope !!! » Stan est stupéfait par tant de niaiseries, les autres commencent déjà à dormir à moitié quand Cartman les réveille en sursaut car Kenny se bouffe une main de désespoir. Mais le pestacle n’est pas fini : « Eh, je vois pas ce qui vous gêne ! Moi j’aime fumer, ça me donne l’air coool ! (Pam) Oh vraiment ?! Et le cancer du poumon, tu trouves ça cool ?!?!?! (Randy, un membre, pas le père de Stan) Et faire de l’emphysème (dilatation anormale et permanente des alvéoles pulmonaires), est-ce que c’est cool ??? (Vernon) Et que penses tu de l’avortement et du SIDA ? (ce qui n’a bien sûr rien à voir avec la choucroute) (Randy) Moi, je trouve pas ça cool !!! Alors on fume pas !!! (le groupe, les  bouches en chœur) : Stop Clopes, ouais ouais ouais, car les cigarettes c’est trop nul ! » Espérant que ce soit le générique de fin, Stan demande à dieu qu’ils arrêtent, mais c’était une fausse alerte. (le groupe) … Fumer c’est ridicule ! (Vernon) N’oubliez pas : si vous fumez, en grandissant vous deviendrez des nuls ! (Pam) Ou pire encore : quand vous grandirez, vous mourrez !!! (un autre membre) Alors ne croyez pas ce que les vilains fabricants de cigarette racontent ! (Randy) Ouais ! Parce que si vous ne fumez pas, quand vous grandirez … (le groupe) Vous serez pareils que nous ! On voit également la qualité du discours pédagogique avec M. Mackey, lorsque à force de se retenir de ne pas tousser Stan en recrache ses glaires, tout ce qu’il trouve à dire sur le tabac c’est que fumer c’est mal, voyez ! Si l’on commence à fumer à cet âge, voyez, c’est très mauvais, voyez, parce que fumer peut entraîner des tas de problèmes de santé comme le cancer, et c’est mauvais le cancer, voyez ! Avec de tels arguments, si bien développés, ce n’est pas sûr que le message passe auprès de ce type de public.

 

Comme dans tous les domaines de la vie, l’important est d’assumer ses choix, qu’importe comment ils sont jugés par autrui.

Certes il est bien plus facile de se défausser sur des coupables idéaux(logiques), mais ce n’est pas comme cela que l’on devient un citoyen responsable de ses actes. Ce n’est pas du courage que de ne pas rejeter ses erreurs sur l’autre (« ce n’est pas ma faute à moi, c’est la faute à la société ! »), c’est simplement une question de dignité et de respect de soi (en plus de sa conscience) et des autres.

Stan l’a bien compris quand il « revendique » leur geste en disant que ce n’est pas la faute des compagnies de tabac s’ils ont fumé, mais que c’est clairement leur faute à eux ! Comme lui, nous devrions tous assumer nos responsabilités au lieu de laisser ce genre de fasciste à la Rob Reiner nous dicter notre conduite ! Le fumeur du bar a bien raison de réclamer qu’on laisse les fumeurs fumer : c’est leur droit le plus stricte que de se tuer à petit feu ! Des gens comme Rob Reiner feraient mieux de se tirer (une taf dans la tête, au moins on sera tranquille), ou on les éclope !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : on aura beau pénaliser une drogue (celle-ci étant uniquement olfactivement dérangeante pour le voisinage, sauf à très long terme), tant qu’il n’y aura pas de prise de conscience que ce problème nécessite des efforts de la part de tous, rien n’évoluera concrètement. La répression est toujours un aveu d’échec face à la prévention.

 

On ne le répètera jamais assez : le meilleur moyen d’arrêter de fumer est de ne pas commencer à se nicotiner les poumons ! Pour que le message passe bien, notamment au niveau des jeunes, il est important de faire de la pédagogie la plus « neutre » possible, sans diaboliser (ce qui peut vite avoir plutôt un effet contre-productif) mais en expliquant en long en large et en travers quelles sont les conséquences de ses actes en la matière. Ensuite, c’est à chacun de faire ses choix et de prendre ses responsabilités, du moment qu’ils sont éclairés par une connaissance approfondie des risques encourus.

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