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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 09:44

Catégorie : IV] Ce qui fait du bien peut aussi faire mal (et pas qu’aux mâles) !

Thème : 1) Avant même l’amour, on « veut » déjà tout savoir sur le sexe

 

 

Fiche de visionnage n°21 : Épisode 89 (saison 6, épisode 10) –

Les seins de Bébé mettent en danger la société

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Peut-on lutter contre la manipulation des hormones ???

 

 

 

*  Les pros : Bébé, le père de Stan,

*  Les antis : Les garçons, les filles.

 

 

*  Thèse : Les garçons sont programmés pour ne pas regarder droit dans les yeux ;

*  Antithèse : Il faut savoir raison garder face à la déferlante des passions ;

*  Synthèse : Nous devons nous méfier des femmes, et d’autant plus elles entre elles !

 

 

Il était une fois à South Park après la mort de Mme Crockelpaf, les élèves sont restés deux semaines chez eux sans école. A présent que les cours reprennent, Bébé demande si les filles ne remarquent rien. Wendy se rend compte que Bébé a des doudounes. Bébé explique que ça a commencé une semaine auparavant, et qu’elle a d’abord cru que c’était des piqûres de moustique, mais comme ça ne s’en va pas ...

 

 

Introduction :

 

 

Depuis que nos ancêtres les singes se sont relevés, les seins sont visibles en permanence et l’attention masculine se focalise dessus, les yeux rivés sur ces joysticks (bâtonnets à joie qui font saillie).

 

Avec la facilité des interventions de chirurgie plastique, bon nombre de femmes souhaitent se mettre à niveau en terme de gros bonnet pour faire plaisir aux grands benêts masculins. Que ce soit pour vendre un shampoing ou pour vanter les airbags d’une voiture, les poitrines opulentes se mettent en 4 par 3 pour attirer le chaland.

 

Face à la recrudescence des images mammophiles et des décolletés de plus en plus plongeant et de moins en moins cachant ses seins qu’on ne saurait voir, les humains doivent tenter de se contenir, ce qui est loin d’être aisé quand on meurt d’envie de baiser les roberts.

En somme, peut-on lutter contre la manipulation des hormones ???

 

 

Thèse en faveur de la servitude mammaire

 

A l’inverse des hommes, les femmes ont des pectoraux que nul ne saurait ne pas voir. Autant les deux sexes ne laissent rien paraître à travers les vêtements, autant les fesses peuvent être mises en valeur par des fringues moulantes, mais les hommes (à moins de faire de la muscu) ne peuvent montrer ces seins que les femmes sauraient voir.

Avec un peu d’attention, d’expérience et de finesse dans le regard, il n’est pas si compliqué de pouvoir caractériser le poitrail d’une gente damoiselle. Sans se faire pincer, on peut en effet d’un coup d’œil mâle placé savoir si les seins sont tombants (selon la hauteur relative du soutien-gorge par rapport au reste du buste), et bien sûr leur taille (voire forme) en fonction de la corpulence de la donzelle (à force de dégrafer des soutifs et de zieuter sur l’étiquette, on se construit vite son catalogue visuel puis il est facile de définir si une poitrine, à vue de nez, fait du une voire deux mains de tour de sein). Pour autant, cette faculté des hommes à chercher du regard puis à imaginer à travers les vêtements les formes généreuses féminines, peut vite faire tourner les têtes, dans tous les sens du terme.

En effet, à peine Bébé est entrée dans la salle de cours que Kyle remarque qu’elle a quelque chose de changé, sans pour savoir pour autant quoi exactement. Pour Stan aussi il y a du nouveau mais le message n’est pas passé de l’inconscient à sa conscience des choses (puisqu’il pense qu’elle a peut-être changé de coiffure). Pour les adultes, éveillés concrètement à la tétée, la manipulation mammaire est plus flagrante. Alors que Bébé consulte un plasticien, une charmante infirmière blonde à forte poitrine présente le dossier d’un patient et le docteur en est tout émoustillé. Par contre, quand une autre infirmière, à petits seins, vient lui apporter le café qu’il avait demandé, il l’a rembarre vite fait d’un « Ouais, rien à foutre, cassez vous ! ». Lors de la phase pubère et la montée en puissance des hormones, les enfants peuvent commencer à se comporter bizarrement (Stan a dessiné d’innombrables paires de seins au mur, il est au croisement entre le singe obsédé et l’artiste perché), ne plus faire leurs devoirs et ne plus voir aucun ami ! Si la mère de Stan ne comprend pas pourquoi (alors que les ahtas sont des signes on ne peut plus clairs), son mari interprète de suite que ça y est, les seins commencent à l’intéresser ! Sa femme lance un « notre Stanley est en train de devenir un homme », autant attendrie que le père est inquiet. Ce que confirme M. Mackey en classe en faisant la morale aux garçons comme quoi leurs notes chutent de façon catastrophique ! Quand Clyde (en singe en rut) interroge « Bébé ! Où être Bébé ??? », M. Mackey cerne de suite que les  enfants vont devoir se battre moins pour étudier davantage.

 

Au-delà de ce détournement d’attention, consciemment ou non il est évident que le sens critique est profondément altéré par des monts pourtant galériens.

Afin de faciliter la reproduction, l’évolution a mis en place des systèmes permettant de passer outre la culture et le désintérêt pour la personnalité d’une partenaire potentielle. Ainsi, jusqu’à un certain point de non-retour, un homme/une femme peut être amené non pas à considérer la personne qu’il/elle a en face de lui/elle, mais plutôt à se délecter de voir un corps aux formes enivrantes, tout ça uniquement pour assurer ses pulsions sexuelles. Ce genre d’éléphant rose nous trompe énormément dans notre jugement serein et éclairé, manipulés que nous sommes par nos hormones qui ne pensent qu’à faire fonctionner la machine à passion, au détriment de la raison !

Clyde nous le montre très bien en disant à Token qu’il n’avait jamais remarqué avant que Bébé était vachement cool, exactement ce que se disait Token qui est prêt, même si c’est une fille, à l’inviter à faire partie de leur bande de potes, sachant que Butters également la trouve cool. Pour autant, Clyde sent bien qu’il y a quelque chose de bizarre sur le fait qu’aucun garçon n’ait remarqué sa coolitude avant. Mais bon ! Les garçons s’en vont, Wendy lance un regard de killeuse à Bébé qui hausse les épaules en signe qu’elle n’y est pour rien. Cartman cherche quant à lui à comprendre ce qui le fascine depuis peu chez Bébé, peut-être c’est sa chemise qu’il trouve si géniale, ce en quoi Craig est bien d’accord. Bébé arrête de noter le cours, tous les yeux mâles (af)famés sont braqués sur elle. M. Mackey demande à Bébé combien font 6*8, elle reprend ses esprits et répond 48. Tous les garçons sont ébahis, sûrement aussi parce qu’eux ne connaissent pas la réponse, vu ce que M. Garrison leur enseignait. Pour Stan aussi du coup Bébé est assez cool pour faire partie de leur bande, Cartman en étant moins sûr (alors qu’il n’en attend pas moins que les autres). Alors que le groupe part, Wendy rattrape Stan et se plaint de n’avoir jamais été invité à jeter des cailloux sur les voitures, contrairement à Barbara. Mais pour Stan les choses sont différentes vu que Wendy est comme sa petite amie, alors que Bébé elle est … comment dire, elle est cool ! En ayant pris pour son grade par les autres filles jalouses, Bébé ne comprend pas pourquoi elle serait une salope parce qu’elle devient copine avec les garçons : elle croit qu’ils l’aiment bien parce qu’ils la trouvent intelligente et cool (tendre   naïveté !). Sa mère recadre les choses en lui expliquant que quand elle était petite, les garçons disaient qu’elle n’était pas vraiment très intelligente. Et un beau jour, ils ont trouvé qu’elle était devenue très intelligente !! C’est de famille : en grandissant les filles ont un gros QI !!! Pour Bébé c’est décidé : si les filles ne veulent plus être ses copines, ça lui est égal car elle juge les mecs bien plus cools de toute façon !!! Plus dur sera la chute quand elle aura compris ce qui faisait disjoncter les garçons. Elle arrive un beau jour habillée d’une boîte en carton, et de suite les garçons redeviennent « normaux » : Craig se demandant pourquoi, mais toujours est-il qu’il trouve Bébé moins cool à présent, idem pour Token qui se demande bien ce qu’il leur est arrivé durant cette faille temporelle ?!

 

C’est tout, « simplement », que l’esprit de compétition pour la reproduction s’est emparé de leur cerveau é-triqué de mâle en rut et donc en lutte !

Dès qu’une représentante (pas nécessairement charmante) de la gente féminine pointe le bout de son arrière-train, certes les mâles ne le reniflent pas, mais il faut au moins que ce popotin fasse partie du groupe, et si possible qu’il se retrouve sur l’entrejambe de quelqu’un et tant qu’à faire du leader qui sera sorti de la meute affamée.

Ainsi, pendant la récré, alors que Wendy discute chiffons avec ses copines, les mecs arrivent et Stan propose à Bébé de venir avec eux jeter des cailloux sur les voitures. Même si elle n’y a jamais joué et que c’est surtout un truc de mec entre couilles, elle y ira avec plaisir. Toutefois, cette nouvelle recrue peut vite faire éclater un groupe. En position pour shooter les voitures qui passent, les enfants montrent à Bébé comment faire. Elle réussie son lancé, gratifié d’un « bande de petits cons » de l’automobiliste, et tous les garçons lui lèchent le cul. Pour Kyle, son lancé était bien, mais il suffirait de tenir le caillou comme ça pour que ... Clyde ramène aussi sa fraise car il faut mettre le pouce sur le côté et que ... Kyle reprend la main, c’est lui qui lui montre ! Alors que Clyde ne lâche pas l’affaire et veut juste faire à Bébé où le pouce doit être placé, Kyle redevient un primate sauvage, avec les yeux du mâle dominant et le cri du gorille à dos argenté défendant son harem. Clyde tente de rivaliser, mais abandonne la partie. Redevenu primate civilisé, il reprend ce qu’il disait, mais quand Stan prend la pierre des mains de Kyle, ce dernier redevient primate sauvage avec une posture impressionnante, les autres garçons lui emboîtent le pas pour tenter leur chance : que le plus fort gagne ! Devant ce défoulement des passions, Bébé rentre chez elle et dès qu’elle est partie la montagne des singes se calme, même si ceux-ci se demandent ce qu’ils faisaient avant de perdre leur éducation d’humain. Dans un resto de routiers, Stan, Kyle et Cartman attendent Tweek pour avoir une réunion au sommet ! Vu que Bébé est si cool et qu’ils ont galéré pour trouver un remplaçant à Kenny, ils ont l’idée de virer un membre pour que Bébé soit la remplaçante officielle de Kenny. Bien sûr, plutôt que Tweek le nouveau venu, Cartman voudrait virer Kyle le juif. Évidemment ça ne marche pas, donc il se rabat sur Tweek. Mais les autres trouvent qu’il doit rester car il est cool, donc finalement c’est Cartman qui doit dégager. Stan, Kyle et Tweek vont ensuite chez Bébé où ils regarderont Terrance et Philip avec elle ! Mais d’autres sont également sur la touche. Stan défend son territoire émotionnel devant une meute rivale de petits jeunes qui veulent aussi voir leur copine Bébé. Bien que Stan est marqué son nom sur elle, affirmant ainsi sa propriété, un petit estime que Bébé est la copine de tout le monde et autre que dieu a mis Bébé sur Terre pour enrichir la vie de chacun ! Les primates sauvages refont surface, mais le jeu se finit par un match nul. Décision est alors prise de regarder Terrance et Philip tous ensemble, sauf que Bébé n’est pas là, elle est partie jouer chez Cartman au[x] (silence des) agneaux (ou saute-mouton, allez savoir). Ils y refont la scène avec la fille dans le puits, où elle doit mettre de la crème pour préparer sa peau. Tout repart alors en concours de singes pour le rôle de dominant. Bébé essaye de calmer tout le monde, sans succès car les mâles sont pris dans leur combat de coq. A cette occasion, Stan tombe sur un os et découvre la puissance destructrice de l’objet, devenu arme entre ses mains. Certes Bébé ne voulait pas créer autant de problèmes, mais le mâle est fait comme un rat des goûts des sens. Une réelle dépendance se met en place, puisqu’on voit plus tard les garçons attendre la messie devant chez elle pendant toute une journée pour savoir si elle va sortir ! Stan est vraiment devenu le dominant, s’asseyant sur le pas de la porte de Bébé et défendant bec et ongle son territoire à coups de pierres. La mère de Bébé se réjouit que sa charmante petite fille attire énormément de prétendants !

 

Antithèse en faveur de la raison plutôt que de la passion des nichons

 

Certes nous sommes manipulés par nos hormones, mais son fabricant, notre cerveau, abrite également l’autre revers de la médaille, à savoir notre conscience et avec elle notre libre arbitre !

La première des choses pour ne plus être manipulé, est déjà de savoir qu’on l’est ! Cela peut paraître tout simple, mais nous sommes des êtres si complexes que la chose n’est pas si évidente qu’il peut y paraître pour détecter d’où provient la manipulation et sous quelle forme elle a pris le pouvoir sur notre façon de penser et sur nos gestes plus ou moins déplacés.

On le voit clairement quand Wendy explique à des garçons que Bébé n’est ni plus intelligente ni plus cool que les autres, et que elle elle sait parfaitement ce qui plaît aux mâles chez elle !!! Clyde, après quelques secondes où il s’interroge sur ce que ça peut être, abandonne et demande à Wendy de préciser le fond de sa pensée. Pfff, décidément les garçons sont trop stupides !!! Comme le confirme Butters, plus stupides que Bébé !

 

Les femmes, plus mûres et plus tôt que les garçons, savent assez vite ce qui les fascine chez elles, leur poitrine en cours de grossesse qui rappelle à ces grands enfants le sein maternel avec lequel ils viennent de couper le cordon ombilical post-œdipien.

Pour autant, les femmes ne veulent pas forcément de leur superpouvoir mammaire ! Elles en usaient et abusaient certainement à toutes les époques, et encore aujourd’hui, mais avec la libération des mœurs et la fin du carcan patriarcal qui pesait sur les femmes, ces dernières sont désormais plus promptes à montrer leurs qualités pragmatiques que plastiques. Puisqu’elles veulent gravir les plus hauts sommets de la chaîne sociale, elles le feront à la force du poignet et plus tant à la faiblesse des hommes au détour de leurs atours.

Alors que la mère de Bébé vire gentiment les garçons, une navette spatiale s’écrase juste en face. Plutôt que de vivre dans un futur fou où les singes ont pris le pouvoir, les deux astronautes préfèrent se suicider. Décidemment pour Bébé « avoir des nichons, ça craint ! ». Bébé est en train de devenir une femme, mais elle en a trop marre et ne va pas laisser ces trucs pourrir sa vie !!! Elle décide ainsi d’aller à l’hôpital voir ce qu’il est possible de faire pour ses seins. Devant le docteur dubitatif face à la petitesse des seins, Bébé se voit refuser son projet de réduire sa poitrine. Alors que Britney Spears a bien eu des implants quand elle était ado, elle ne comprend pas pourquoi elle ne pourrait pas réduire ses seins ! Pour le docteur c’est simple : augmenter une poitrine est quelque chose de merveilleux et de magnifique, mais la rendre plus petite, c’est insensé !!! Pour Bébé, c’est la vouloir plus grosse qui n’a pas de sens ! Demandant pourquoi elle hait à ce point sa poitrine, le docteur Alice se voit répondre que depuis qu’elle a ces trucs débiles, tous les gens la traitent différemment, et qu’elle a l’impression qu’on va la traiter différemment toute sa vie ! Bébé est bien consciente que si ses seins continuent à grossir comme ça, les garçons lui donneront tout ce qu’elle voudra ! Le docteur perd complètement pied, mais pour Bébé si elle grandit en obtenant tout ce qu’elle veut avec facilité uniquement parce qu’elle a des gros seins, alors elle va devenir quelqu’un de superficiel ! Elle est même persuadée que si elle a tout sans faire d’efforts dans la vie, ses chances de devenir avocate ou biologiste sont réduites à zéro !!! Le docteur reconnaît enfin qu’elle n’a pas tort, mais d’un strict point de vue éthique il ne peut pas procéder à une réduction des seins sur une petite fille de huit ans. Par contre, il estime que si elle souhaite les avoir légèrement plus gros, pour lui ce serait le bon moment pour opérer ! Bébé part fâchée et l’emmerde au passage ! Tout ceci s’explique quand on sait que les seins se nourrissent de la misère des hommes et grossissent pour mieux semer la discorde !!!

 

Mais que peut-on efficacement faire pour lutter contre cet état de   fait ? Il faut trouver un juste équilibre car les nichons sont nos amis, mais nous devons tout autant éviter de tomber sous leur dépendance !

Autant la bite fait le moine, autant les seins font l’abbesse à lick (ça va bien en arabe, c’est à lécher en anglais). Mais il reste important de savoir raison garder. Au-delà des monts Vénusiens se trouve certes la forêt tropicale, mais par-dessus tout ça émerge une sans queue à tête ! Il est premièrement primordial de ne pas s’arrêter à l’apparence physique de la personne, même sculpturale, pour voir son être dans sa totalité, y compris et surtout sa personnalité (il vaut mieux une femme mal lotie mais intéressante qu’une bombe bien gaulée chiante à pleurer), et deuxièmement on doit prioriser les choses pour ne pas se laisser enfermer dans le maternage abusif de certaines qui aiment à reprendre le rôle de mère castratrice !

Le père de Stan explique tout ceci très bien ! Plus son fils ira vers l’âge d’homme, plus les nibards, ces ahtas, vont prendre une place très importante dans sa vie !!! Mais pour autant, il ne doit pas les laisser l’éloigner de ses amis : il y a beaucoup de nichons sur Terre, mais ce ne sont que des nichons, alors que ses amis sont bien plus précieux !!! Stan, plongé dans un questionnement schizophrénique sur sa nature animale et civilisée, énonce « amis » d’un côté et « ahtas » de l’autre.  Son père comprend bien que la paire de seins de Bébé est importante, mais ces nichons seront remplacés par une autre paire de nichons ! Son fils aura bien assez de temps pour connaître bien des nichons, et puis un beau jour il rencontrera des nichons qu’il voudra épouser et ceux-là seront plus importants que tout au monde (dit son père en serrant contre lui sa femme, qui lui répond d’un passionné « je t’aime ») ! Si Stan arrive à comprendre ça, alors il aura appris qu’en fait les seins n’ont aucun pouvoir, si ce n’est celui que les hommes veulent bien leur donner !!! Après que Bébé soit venue en classe habillée d’un carton, Stan comprend tout le message de son père : les nichons ont une action sur notre cerveau, ils font naître plein d’illusions dans nos têtes !!! Comme le suggère Kyle, Bébé n’était ni plus cool ni plus intelligente, ça venait juste de ses seins ! Cartman ne perd pas l’occasion de rappeler que tout ceci signifie que Bébé est toujours aussi chiante et conne qu’avant, ce que confirme l’intéressée car ses nichons ont aveuglé leur jugement !!! Pour Kyle (et tant d’autres) tout ça craint, lui qui ne veut pas que quelque chose ait autant de pouvoir sur lui ! Heureusement Stan le rassure car tant qu’ils en auront la conscience et la volonté, les seins n’auront aucun pouvoir et ils ne pourront rien faire de mal ! A présent, tous les garçons n’en ont plus rien à foutre des nichons, jugeant même que c’est trop débile, et s’enlacent pour faire la paix et s’excuser de s’être tapés dessus. Clyde fait le serment de ne plus jamais laisser les nichons les séparer ! Quand Wendy arrive avec un nouveau buste turbo-boopsé, les garçons restent bouche bée, puis éclatent de rire après ce qui vient de se dire. Laissons le dernier mot à Cartman : « Putain, bonjour la pouffiasse !!! » 

 

Synthèse

 

Depuis les Vénus préhistoriques, les hommes sont fascinés par les femmes parce qu’elles le valent bien !

La femme pointe ses seins vers la direction à suivre : dans de nombreuses cultures, se sont les femmes qui orientent la prise de décision et c’est l’homme qui finalise le choix en son nom propre. En bien comme en mal, les seins-tillantes ont toujours beaucoup influencé la marche du monde et nombreuses sont même devenues reines, pharaonnes ou grandes prêtresses.

Il suffit que Bébé dise que quelque chose à l’air giga fun pour que tout le monde rigole et reprenne cette expression : pour Clyde giga fun est super, à un point tel que Token va le dire aussi à présent. Idem en cours : les garçons font un brouhaha pas possible, Bébé arrive et le silence se fait. Les garçons clament en chœur leur « Salut Bébé ! » matinal et Bébé fait sa star en saluant tout le monde. Wendy n’en peut plus (avec les yeux qui tournent, signe de son blasage absolu), elle qui ne bénéficie pas de la même attention. Les élèves ont dû écrire un petit texte pour le lire à haute voix devant toute la classe. Clyde commence avec un texte ayant pour titre « Pourquoi Bébé est la fille la plus cool du monde », exactement le même sujet que Stan et Butters. Tous les garçons se frappent la poitrine avec leurs yeux de primates en rut ! Voici le texte de Clyde, tout mielleux et plein de mièvrerie : « Ma copine Bébé est très intelligente. Elle raconte des histoires drôles et elle s’y connaît en plein de choses ! Elle assure dans presque tout ce qu’elle essaie de faire ! Elle est géniale ! Quand il a fini, les autres garçons applaudissent, mollement. Token lit aussi sa prose : « Si je pouvais être Bébé ! Si j’étais Bébé j’aurais des tas de copains parce que je serais super ! A mon contact, les gens deviendraient tous plus intelligents ! ». Quand M. Mackey demande qui d’autre veut lire son œuvre, tous les garçons lèvent la main, il n’y a plus de timidité ou de « lécheur » qui tiennent. Mais puisque M. Mackey veut entendre un texte basé sur autre chose que Bébé est géniale, tous les garçons baissent la main en soupirant car ils n’ont pas eu l’occasion de lire leur prose enflammée à Bébé. Cette dernière nous livre son texte : « Mon chat Temper (tous les garçons s’extasient) ! Temper est gris avec des tâches blanches, parfois il essaie d’attraper sa queue (tous les garçons sont morts de rire) ! Temper est âgé de douze ans, ce qui est plutôt vieux pour un chat. Voilà ! » (ouah général des garçons). Cartman en est tout bouleversifié : c’est tellement juste, on ne  pense jamais vraiment à l’âge de son chien ou de son chat avant qu’il soit parti ! Pour Craig également, ça lui a même fait réfléchir sur l’âge de son hamster ! Stan y va de son éloge car il juge ce texte vachement profond ! Il lance le mouvement, puis tous les garçons applaudissent comme des manchots. Quand vient le tour de Wendy avec pour sujet « La nouvelle guerre froide », Cartman lui dit de la fermer car ça va être gonflant ! Tous les gamins rigolent de plus belle sur elle, qui est encore une petite fille. La sanction sera encore plus rude par la suite car les garçons veulent que Bébé se présente comme déléguée de classe, ce qui fait enrager Wendy qui a été élu à la rentrée ! Pour Craig, celle-ci doit reconnaître que Bébé est plus intelligente et mieux organisée qu’elle, et que Bébé a tant de choses à leur apprendre !!!

 

Telle une chenille qui saurait qu’elle se transformera un jour en papillon, les filles savent que leur enveloppe corporelle plate et terne va évoluer vers un corps de femme carrossé dans ses courbes pour la compétition.

Dès lors que les apprentis docteurs tournent autour des filles non pas comme infirmière mais comme patiente à ausculter, les futures femmes se rendent bien compte qu’elles tiennent entre leurs jambes le monde, elles qui en sont l’origine. Ainsi, bien conscientes du pouvoir hypnotique qu’elles peuvent avoir sur les hommes, certaines se transformeront en veuves noires, alors que d’autres partir plutôt vers la dame blanche : avec leurs atouts, les femmes utilisent le yin et le yang masculin pour réguler leur monde.

Dans le cas de Bébé, la prise de conscience de ses superpouvoirs mammaires ne se fait pas sans appréhension, voire rejet. Elle qui se questionne sur le fait que les gens ne sont plus comme avant avec elle, s’entend répondre par sa mère que c’est normal car elle commence à devenir une femme ! Elle a bien cerné la situation, elle qui n’est pas sûre de le vouloir, estimant même qu’elle n’est pas aussi intelligente que les garçons le prétendent, qu’ils disent ça juste parce qu’elle a de la poitrine !!! Sa mère tente de la rassurer, car chez les Stevens les filles ont toujours eu des QI extrêmement développés ! Mais quand Bébé demande combien font 6*7, sa mère est stupéfaite : ce sont deux chiffres complètement différents !!! Les choses se compliquent quand, en pleine nuit, les deux seins se mettent à discuter : tout se passe comme prévu puisque les garçons se font la guerre !  Vu que cette poitrine devient chaque jour plus grosse et plus ferme, bientôt ils seront tous à genou, et toute la ville sera ... Décidément, ces seins ont un sacré pouvoir (eux qui se nourrissent de la misère des hommes et grossissent pour mieux semer la discorde), qui se révèlera quand Bébé sera plus grande !!! Wendy ne veut pas attendre tout ce temps-là et veut se faire poser des implants. A sa mère qui juge qu’elle est trop jeune, le docteur Alice rétorque que la société met une pression très forte sur les filles, qui doivent être au top : avoir des petits seins pourrait provoquer des complexes, même si elle n’a que huit ans, étant donné qu’il n’y a pas d’âge pour se sentir plate, moche et sans intérêt ! En fin le docteur a un éclair de lucidité en faisant remarquer à Wendy que la pose d’implants n’est pas forcément la solution idéale, et qu’il doit évaluer attentivement sa santé physique et mentale, afin de déterminer si l’augmentation est vraiment le mieux. Mais puisque Wendy a 3 000 $ en liquide, elle passe les tests avec brio ! Devant la mère qui hésite, le docteur la rassure sur la philosophie des chirurgiens esthétiques : s’ils peuvent aider quelqu’un à se sentir mieux dans son corps, pourquoi ne pas le faire, du moment qu’il a 3 000 $ !!! Le docteur s’en va donc pratiquer sur le champ l’installation des implants, comme un boucher charcuteur.

 

Certes les hommes vivent dans la compétition, mais les femmes sont loin d’être en reste à ce niveau-là !

On parle toujours de mâle dominant qui assoit sa position hiérarchique sur la mainmise sur le harem des courtisanes. Mais les femmes aussi se livrent une lutte sans merci pour avoir les faveurs du beau gosse de service, et les crêpages de chignon ne font pas dans la dentelle. Cette guéguerre des sexes, même et surtout entre eux, entraîne inévitablement jalousie et coups tordus, si ce n’est pas plus !

Quand, à la cantoche, les filles à table discutent entre elles et que les garçons arrivent pour savoir où est Bébé, Wendy pète un câble : elle se demande bien ce qu’ils ont tous avec Bébé et enrage de voir comme elle se la joue. Les autres filles sont bien d’accord : c’est une pétasse qu’elles ne supportent plus ! L’une d’elles a même entendu dire qu’elle était sortie avec huit garçons différents en une minute, une autre qu’elle a montré ses seins aux garçons à l’arrêt du bus, et Wendy clôture ce bel élan féministe en ayant ouï-dire que Bébé avait un trou du cul hyperdilaté !!! Quand l’intéressée arrive, les filles la traite de salope en chuchotant entre elles. Quand elle propose d’aller faire du patin (à glace, tout de suite) après l’école, Wendy (sans se retourner vers elle pour lui parler en face) décline l’invitation car si Bébé tombe, les filles risqueraient d’être aspirées par son vagin béant comme par un énorme aspirateur ! Toutes les filles de la table entonnent en chœur un « salope » « discret » et s’en vont en se moquant d’elle. On retrouve Bébé dans sa chambre, le regard hagard. Elle explique alors à sa mère qu’elle est soucieuse car ses copines d’école ont été très méchantes avec elle, qu’elles l’ont traité de salope avec un énorme vagin béant ! Heureusement sa mère est là pour la « réconforter » : non seulement les filles grandissent et c’est normal, mais en plus ça fait partie de la condition féminine de se faire traiter de salope par ses meilleures amies !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : les hommes sont aisément manipulables par ces protubérances pectorales que l’on nomme seins !

 

Les poitrines fascinent les hommes, à un point tel qu’ils en perdent souvent la raison, retombant dans l’enfance et le complexe d’Œdipe où ils se rêvent en suçoteurs ventousés à flanc de monts de Vénus ! Heureusement pour leur sérénité mentale, la culture a permis de décrocher face à ces troubles de l’attention et les hommes peuvent tout de même vaquer à leurs occupations sans bloquer sur toutes les paires de seins qui pointent à leur horizon !

 

Que ce soit pour la tranquillité des femmes comme pour celles des hommes, nous devons tous ensemble travailler sur ce doucereux problème : les femmes ne doivent pas cacher ce qui fait tant leur charme (entre autres choses), mais du coup les hommes doivent apprendre à ne pas reluquer comme des sagouins ! Comme le dit l’adage : les nichons, trop mignons, c’est comme la confiture : ce n’est pas pour les cochons !!!

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Sexe-Amour
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