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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 15:35

Catégorie : I] Nous sommes tous Égaux, alors acceptons et Respectons
                          nos Différences !

Thème : 1) Tous Différents, mais tous Égaux !

 

 

 

Fiche de visionnage n°1 :

Épisode 98 (saison 7, épisode 2) – Les gangs de Denver



Analyse philosophique des extrêmes : Sommes-nous vraiment différents parce que nous ne sommes pas pareils ???


  • Les pros : Jimmy et Timmy (au début), les gangs, Christopher Reeve,
  • Les antis : Gene Hackman.


  • Thèse : Si on rejette les différences, restons entre nous ;
  • Antithèse : Le communautarisme différencié, voilà l’ennemi ;
  • Synthèse : Acceptons-nous et aimons-nous les uns les autres !



Il était une fois à South Park Jimmy le petit handicapé qui faisait son one-man show en racontant ses blagues. Devant un public fantastique, il fit son spectacle : « Vous devez penser : Hé, c’est le mec qui a volé mes chaussures », et à propos de Michael Jackson « Ça va, quoi ». Quel public génial, jusqu’à ce qu’il demanda qu’on allume la salle.



Introduction :



La Différence est une chose, la notion de hiérarchie sociale ou d’Égalité dans la Fraternité en est une autre avec d’autres conséquences !

Dès qu’il y a Différence, qu’elle soit de naissance, accidentelle ou recherchée/affichée, des mouvements contradictoires se mettent en place. Certains veulent rejeter les autres parce que justement ils ne sont pas pareils ou en tout cas pas de la même façon que soi, alors que d’autres prônent un juste équilibre par la relégation des spécifications dans les oubliettes de la frustration de l’égalitarisation.


La voie du milieu serait de s’accepter soi-même tel qu’on est et non tel qu’on voudrait être afin de mieux accepter les autres car la différence existera toujours.

En somme, sommes-nous vraiment différents parce que nous ne sommes pas pareils ???



Thèse en faveur de la culture de la différence

 

Qu’on le veuille ou non, il existe un certain refus de la Différence chez la plupart des humains, et cela est d’autant plus flagrant quand une personne quitte accidentellement le cercle des "normaux".

C’est bien parce qu’on n’accepte pas les coups du sort qui ont créé la Différence chez quelqu’un qui ne l’était pas avant qu’on peut parler de rejet du handicap ! Plutôt que de reconnaître l’Égalité de tous quelles que soient ses spécificités, on préfère encourager ceux qui tentent de revenir dans la norme.

Christopher Reeve en est un exemple pour nous tous ! Alors que Jimmy faisait son one-man show, vu que l’ex superman passait dans le coin, tout le monde est allé le voir. Il le préfère lui à Jimmy car il était paralysé et maintenant il peut bouger un doigt. Quel bel exemple pour nous tous ! C’est pour ça que personne n’est venu voir Jimmy, sauf Butters parce qu’il avait dit qu’il viendrait. La mairesse présente l’homme le plus courageux de la planète, Christopher Reeve, qui n’avait pas besoin d’avion avant pour atterrir à South Park. Et c’est bien pour ça qu’il défend la recherche sur les cellules souches. Bien que controversée, l’étude des cellules souches est cruciale pour venir en aide aux handicapés. Mais comme le justifie Jimmy, bien que né handicapé il a tout de même réussi à monter un spectacle. Jimmy prend Timmy à témoin de son incompréhension : il ne comprend pas pourquoi une star devenue handicapée compte plus que ceux qui le sont de naissance. C’est que les gens estiment qu’il est un exemple à suivre : pour beaucoup de gens, il ne s’agit que de simples fœtus, alors que lui se bat pour les gens comme lui pour qui cela représente l’espoir. D’entrée de jeu, et beaucoup suivront par la suite, Stan et Kyle ne comptent pas se mêler de ça et préfère rester en-dehors du micmac à suivre. Pour Reeve, certains sont contre l’emploi des cellules souches, car utiliser des fœtus est contraire à l’éthique, mais cela prouve seulement que le public doit être mieux informé sur ce type de recherches. Les cellules souches d’un fœtus peuvent remplacer n’importe quelle cellule. Il n’y a rien de plus puissant sur Terre. À la question de savoir comment il utilise ces cellules souches, Reeve répond en suçant un fœtus : c’est très simple, et à présent il bouge déjà mieux ses bras. En manque de livraison de nouveaux fœtus, il se sent faiblir, mais autrement, chaque jour qui passe il se sent plus fort et plus agile.


Certaines différences engendrent une vision de la vie radicalement divergente de celle que pourraient en avoir des personnes n’ayant pas ces spécificités.

Afin d’éviter certaines incompréhensions et évoluer dans les mêmes valeurs et mœurs, certains clubs sont très sélect. Alors que les membres sont suffisamment dévisagés toute la journée, ils peuvent trouver dans ces réunions un lieu de tranquillité d’esprit puisqu’il n’y aura pas de jugement autre que celui sur le fond puisque tous ont des formes similaires mais classer en-dehors de la norme par les "ordinaires".

Ainsi, Jimmy se venge des quatre galopins qui ne sont pas venus le voir à son spectacle. Il leur demande s’ils veulent faire partie de son club, mais non, ils ne peuvent pas puisqu’ils sont valides. Dans son club il faut être handicapé et de naissance, afin notamment d’éviter les connards comme Christopher Reeve. Cartman est vert de rage : Jimmy et Timmy font un club et il ne peut pas en faire partie ??? (euh oui, sachant que Cartman avait acheté un parc d’attraction pour lui tout seul, où il faisait de la pub pour dire que personne n’avait le droit d’y
entrer !). Vu qu’il est valide, il devra rester sur sa faim. Jimmy et Timmy vont ensuite se faire faire des t-shirts pour leur club, avec un nom génial. Sauf que le commerçant les prévient qu’il existe déjà un gang des Hommes de Fer et ils ne vont pas apprécier : s’ils portent ça, ils vont au-devant d’ennuis ! Jimmy est tout étonné d’apprendre qu’il existe des Hommes de Fer, et s’empresse de demander s’ils sont comme eux de naissance ou par ambition, comme Christopher Reeve. Mais le vendeur préfère ne pas se mêler de ça ! Arrivés au gang de Denver, Jimmy demande s’il vaut mieux naître Homme de Fer, ou le devenir par accident. Pour les membres : on ne peut pas le devenir par accident, ce qui rassure Jimmy qui se demande bien pourquoi les accidentés se croient tellement importants ? Pour prouver qu’ils sont des Hommes de Fer, Jimmy et Timmy doivent ramener des Sanguinaires refroidis. En arrivant près d’une supérette où ils ont peut-être des Sanguinaires refroidis (ça doit être une boisson fraîche se dit Jimmy), un camion voulant éviter les deux handicapés se renverse et tue bon nombre de gangsters. En fait, ils ont, involontairement certes mais quand même, dégommé treize Sanguinaires, ce que personne n’avait fait avant eux. Et en plus ils ont rapporté des marshmallows : décidément ils assurent. Ils sont donc plus qu’acceptés dans le club, ils sont sacrés les pires Hommes de Fer de la ville. C-pop met la zik à donf pour fêter ça style Five Points. Jimmy est ravi d’être avec de tels handicapés, il a l’impression qu’ils sont au début d’une aventure, m... m... merveilleuse !


Marquer sa Différence est comme le fait de marquer son territoire, un instinct animal issu de la nuit des temps.

Le sentiment d’appartenance à une même communauté est l’un des plus forts du règne des animaux sociaux. Il permet de se sentir en sécurité, à l’écart et à l’abri des Autres, prédateurs venant de l’extérieur ! Cette communion sectaire entre gens pareils facilite en outre l’affirmation de sa Différence et induit son besoin de reconnaissance par la société entière qui les rejette.

Alors qu’ils cherchent une bande de jeunes appelés les Hommes de Fer, un clochard prévient Jimmy et Timmy qu’ils squattent un entrepôt, mais que personne n’ose y entrer. Mais eux n’ont rien à craindre vu qu’ils sont comme eux. Sur place, ils se présentent comme étant aussi des Hommes de Fer, mais vu qu’ils sont les seuls de leur genre à South Park, ils aimeraient rejoindre ce club de Denver. Après s’être intégrés et avoir passés une soirée géniale, nos keums se font raccompagnés chez eux et le gang leur demande (ce qui est réciproque) de ne surtout pas changer. Eux qui se sont bien éclatés, demain ils se baladeront pour montrer leurs sapes et affirmer leur appartenance au clan. Mais les parents de Jimmy sont morts d’inquiétude, alors que pour lui il n’y a pas de quoi s’en faire : sa vie est de la balle (normal pour un membre de gang) et tout va au p... p... p... poil ! Il n’y a pas de raison que ses parents flippent, pour une fois qu’on l’accepte quelque part !


Antithèse en faveur de la non différenciation

 

Malgré nos différences, nous sommes tous issus de la même race humaine et, localement, de la même société !

Les différences n’ont d’importance que pour ceux qui veulent stigmatiser une communauté ou une spécificité, niant par là-même l’aspect universaliste de certains défauts. Si l’on creuse sous la croûte des apparences, on voit bien que ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous sépare !

Jimmy est aux anges quand il rencontre ses congénères, agréablement surpris que tous ces handicapés du club soient blacks. Alors qu’il n’y a pas d’handicapé black à South Park, il est ravi de cette incroyable coïncidence. Même entre gens qui ne peuvent pas se blairer il existe des centres d’intérêts convergents qui relativisent les différences. Jimmy s’en veut d’avoir fondé un club d’handicapés de naissance : à présent les voilà en guerre contre les accidentés. Mais les deux gangs doivent cesser leur lutte et Jimmy sait qu’il peut les réconcilier. Les deux gangs opposés ont beau se livrer une guerre sans merci, Jimmy est persuadé qu’ils s’entendront à merveille lors d’un bouclage forcé : en louant le gymnase et en y enfermant les deux gangs, ils auront toute la nuit pour jouer et discuter ... ensemble.


À force de ne pas être reconnu dans ses droits, on peut être amené à fréquenter des groupes peu fréquentables !

Tout comme dans une famille où l’on se sent bien, on a tendance à couvrir certains agissements qui d’ordinaire nous répugnent sous prétexte que ce soit le groupe auquel on se rattache qui les a commis. On trouvera toujours de bonnes excuses pour justifier des faits qui nous paraissent injustifiables, justement en tant que membre du groupe. Sans forcément cautionner, on peut vite déraper dans l’assistance à entreprise délictuelle voire criminelle.

Alors que Jimmy et Timmy vont chercher à manger chez City Wok, le cuisinier voit de suite arriver nos deux gangistes et, ne voulant pas de problème (pourtant, Jimmy demande gentiment deux poulets kung pao), les supplie de prendre ce qu’ils veulent et de partir. Il ouvre même sa caisse et leur donne les seuls cent douze dollars qu’il y avait. Jimmy est persuadé qu’il a gagné un prix en liquide parce qu’ils sont les centièmes clients. De retour chez lui, Jimmy est convoqué par ses parents dans la cuisine. Ils ont remarqué un changement dans son comportement et ont peur qu’il fasse partie d’un gang. Ah d’accord, ses parents parlent de ses potes, mais Jimmy ne peut rien dire sur le club car c’est secret. Ses parents sont affligés par la véracité de leurs soupçons. Sermonnant Jimmy parce qu’il fréquente des voyous, il prend leur défense et interdit à ses parents de cracher sur les keums du club, ses potes.


Quand le sentiment d’exclusion est fort, la rancœur et l’esprit de vengeance monte en chaque victime.

Que certaines de ces personnes mises au ban de la société s’unissent, et une dynamique de haine et de comptes à rendre se met rapidement en branle. Cette violence peut s’exercer à l’encontre de la société qui a engendré leur mal-être, mais le gros de leur bile est réservé à ceux avec qui ils sont en lutte directe, c’est-à-dire ceux qui leur ressemble le plus.

Le fait que Jimmy et Timmy aient dégommé treize Sanguinaires, ce que personne n’avait fait avant eux, entraîne la spirale de la vengeance : quelques temps plus tard, une voiture vient cribler de balles la maison de Jimmy puis de Timmy. C’est signé Sanguinaires de l’East Side ! Hyde et Richardson, de l’antigang de Denver, confirment qu’il s’agit sûrement d’une expédition punitive des Sanguinaires. Jimmy s’en étonne, mais Hyde lui rappelle que c’est son gang rival et qu’ils s’entre-tuent avec eux ! Décidément surpris par tout ceci, Jimmy n’en revient pas. Mais que cette vermine ne joue pas les innocents avec Hyde : ces gangs se haïssent, et un jour Jimmy aussi se fera tuer. L’officier le sait, lui qui fut aussi un Homme de Fer, mais qui ne l’est plus. Jimmy demande si c’est lui aussi grâce aux cellules souches (sous-entendant qu’il serait comme Reeve, un de ceux de la catégorie "accidenté"), mais Hyde s’éclipse, visiblement déçu que Jimmy ne quitte son gang que le jour de sa mort !


Synthèse


Se moquer d’autrui pour ses différences est l’une des pires bassesses qui compose tout l’arsenal de la cruauté humaine.

Que ce soit par les hasards (qui ne font pas toujours bien les choses) de la génétique ou les coups de la vie, les spécificités sont souvent lourdes à porter et on ne s’habitue jamais vraiment à la moquerie de ses soi-disant gentils petits camarades. Cet acte de méchanceté assez gratuite n’est que le reflet de l’intolérance de l’un par rapport à la Différence de l’autre.

Terriblement déçu que ses potes ne soient pas venus voir son one-man show, Jimmy s’entend dire que l’absence des enfants était due à Christopher Reeve ! Alors que lui avait été formidable mais que personne ne l’avait vu, il s’en prend à ce superman à roulettes. Mais Kyle le reprend : il ne faut pas se moquer de Christopher Reeve, et Stan confirme que c’est nul de le faire ! Jimmy blagouille alors avec Timmy sur le nombre de valides nécessaire pour changer une ampoule : un   seul ! Et comment on appelle un valide qui habite au 6ème ? Par l’interphone. Même si cela peut être affectueux, comme quand le chef du gang appelle Timmy « Roulettes » et Jimmy « Quatre Jambes », cela blesse toujours un peu, même, voire d’autant plus, quand ça vient de potes !


Quelles que soient les erreurs de la nature à notre encontre, on se doit d’accepter notre triste sort car l’existence même est un merveilleux miracle génético-biologique, si imparfait soit-il.

Bien sûr tout le monde rêve d’être comme tout le monde, mais la raison médicale a ses limites que le cœur créationniste ignore. Si l’on ne peut pas tout soigner ni tout arranger au mieux, ceux qui souffrent de leur Différence doivent prendre leurs maux en patience et faire du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Ils se sentiront même plus vaillants puisque par leurs efforts ils auront réussi à combler une partie de leurs difficultés alors que c’était loin d’être gagné.

Jimmy ne veut plus faire d’effort, faisant même une croix sur son one-man show. Vu que tout le monde s’en fout de ce qu’il fait pour admirer le super connard Christopher Reeve, il ne voit pas pourquoi continuer. Sauf que dieu l’a fait tel qu’il est car son père et sa mère se moquaient des handicapés : ainsi, Jimmy leur a été envoyé par la main vengeresse de dieu pour leur donner une leçon et de fait, il a une grosse responsabilité ! Superman aussi se fait rappeler à l’ordre des choses, par son meilleur ennemi cinématographique Lex Luthor, alias Gene Hackman : ce dernier est venu demander à Superman d’arrêter ce qu’il fait, car utiliser ces cellules c’est jouer à dieu, et il devrait plutôt laisser la nature faire son œuvre. Il faut jouer avec les cartes que l’on a ! Mais pour l’ex super-héros, il est hors de question de redevenir l’handicapé qu’il était avant. D’ailleurs il ne s’appelle plus Christopher : cette personne qui vivait en chaise roulante, toujours dépendante des autres, ne signifie plus rien pour lui. L’ancien Christopher Reeve est mort, désormais il sera Chris (tout court). Alors que le public admire le courage et l’aspect battant de Reeve, pour Hackman c’en est trop : même si la médecine peut faire de très belles prouesses, dans le cas présent, même si les cellules souches lui ont donné une force au-delà de l’imaginable, le traitement doit être arrêté car les cellules affectent l’esprit de Chris. Soit il arrête d’en prendre de lui-même, soit il y sera obligé.


L’ouverture d’esprit permet aux "intrépides" de s’ouvrir à de nouveaux horizons et de développer leur réseau et leurs expériences sociales.

Certes, à l’impossible nul n’est tenu, mais passer outre les différences d’avec les autres pour communiquer est à la portée de tous, encore faut-il le vouloir ! Souvent ce sont de petits blocages et malentendus qui font les grosses querelles qui s’enveniment jusqu’au pire des crimes : la guerre, contre d’autres composés comme soi-même d’eau et de chair. Mais si l’on soulève un tant soit peu un coin du voile des apparences, on s’aperçoit vite qu’on a beaucoup de points en commun avec l’autre.

Jimmy a organisé une somptueuse soirée avec un buffet et une surprise de taille à l’intérieur du gymnase. Les Hommes de Fer se trouvent nez à nez avec les Sanguinaires et pensent tout de suite à un piège où le gang rival veut les descendre. Ce délire est un bouclage en règle : les retrouvailles entre frères ennemis seront agrémentées de basket, nage ou détente avec des jeux de société. De toute façon, les convives sont enfermés jusqu’à 7 h du mat’, donc autant apprendre à se supporter. Les insultes fusent, les incitations et pousses au crime aussi. Mais pour Jimmy, on s’en fout si on est nés comme on est ou si c’est par accident, l’important est qu’on soit tous des frères ! Belle théorie, mais les Hommes de Fer ne sont pas les frères des Sanguinaires. Jimmy revient à la charge : ils ont tout le gymnase rien que pour eux, qu’ils essayent de s’éclater ensemble (euh, dans le sens de s’amuser bien sûr). Les deux leaders de gangs se tournent alors contre lui et ses idées fumeuses mais Jimmy tient bon : il faut au moins essayer, ça va quoi ! Le boss des Hommes de Fer croit avoir mal entendu, mais non, et celui des Sanguinaires prend le relais : ça suffit, y a basta quoi ! Tout le monde tombe d’accord pour essayer de se marrer plutôt que de se bastonner. Jimmy savait que c’était possible, et en plus il a appris un truc : il était jaloux de Christopher Reeve à cause de son succès, mais comme ses potes de gangs, il a appris à contrôler sa colère : se réconcilier, c’est mieux que de se bastonner ! Ils ont même profité de la nuit pour faire une chanson à ce sujet : « Sanguinaires, Hommes de Fer S’entendaient pas, Maintenant c’est bon, Ils font des chansons, Sanguinaires, Hommes de Fer, Sont des Frères, Y a plus d’guerre, Sanguinaires, Hommes de Fer ».

 


Conclusion :



Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : la Différence n’a pas d’importance, sauf pour ceux qui se cherchent des alibis pour justifier leur propre marginalisation de la société !


Il serait idiot de nier les différences, puisque ce sont elles qui font la richesse de nos sociétés, mais on ne peut pas accepter pour autant le non respect de l’Égalité des droits (et des devoirs aussi par voie de conséquence). Les différences ont trop souvent servi de prétexte à des luttes d’une toute autre origine et teneur, mais c’est en reconnaissant ces différences tout en admettant qu’elles ne font pas de citoyens de seconde zone que l’on pourra bâtir une société qui respecte l’ensemble de ses membres, quel qu’ils soient et d’où qu’ils viennent.


Puisque ce qui unit est plus important que ce qui sépare, nous devons cultiver l’unité dans la diversité plutôt que de tenter de trouver un équilibre précaire dans la standardisation ! Une société ne peut rejeter ceux qui sont différents, ce serait oublier qu’ils sont ses enfants !

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Différence
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 08:37

Catégorie : I] Nous sommes tous Égaux, alors acceptons et Respectons
                         nos Différences !

Thème : 2) Nous devons l’ "indifférence" aux handicapés plutôt que la culture
                     de leur Différence !

 

 

Fiche de visionnage n°2 : Épisode 18 (saison 2, épisode 5) – Fœtus siamo-maxillaire ; épisode 52 (saison 4, épisode 4) Timmy

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : Les valides stigmatisent-ils, pour rien, le handicap ???

 

  • Les pros : Mlle Gollum, les enfants, Timmy.
  • Les antis : La mère de Kyle, le personnel de l’école, la mairesse, Phil Collins.

 

  • Thèse : Laissons les handicapés vivre leur vie tranquillement ;
  • Antithèse : Le handicap est un poids social dont il faut protéger les invalides ;
  • Synthèse : Chacun a le droit de vivre comme il l’entend, avec le respect qui lui est dû !

 

 

Il était une fois à South Park Kyle qui se fit péter le nez par Pip en jouant au ballon prisonnier. Du coup, Chef l’envoya à l’infirmerie.

 

 

Introduction :

 

 

Le handicap, d’autant plus de naissance que par accident, a toujours été considéré comme une fatalité abominable ou une punition !

Après avoir durant des siècles rejeté toute difformité ou retard mental, notre culture a pris conscience de ce problème avec la barbarie nazie qui voulait tous les éliminer. Notre humanisme renaissant nous a alors posé la délicate question du comportement des valides à l’égard de ces "curiosités de la nature", justement pour que nous apprenions à les traiter dignement !

 

Certains estiment que leur handicap n’a aucune importance et qu’ils ont le droit, comme tout humain, de mener la vie qu’ils souhaitent, sans aucune distinction, positive ou négative. Pour d’autres, du fait même de leur handicap, il faut au contraire les protéger contre des valides qui ne sont pas toujours à la hauteur morale, ou du moins leur simplifier la tâche afin de ne pas leur faire ressentir leurs spécificités.

En somme, les valides stigmatisent-ils, pour rien, le handicap ???

 

 

Thèse en faveur du traitement neutre

 

Le jugement de valeur, comme son nom l’indique, ne doit se faire que sur la valeur de la personne et de la prestation qui sont jaugées !

Même si c’est loin d’être toujours évident, il est important d’avoir un regard neutre sur l’émetteur créateur pour ne prendre en considération que le talent exprimé, quel que soit le domaine. En effet, du moment que quelque chose est jugé bon, peu importe qui en est l’auteur, quitte même à en reconnaître des qualités décuplées de par des circonstances aggravant les difficultés.

Un groupe de rock répète dans un garage mais n’est pas satisfait, depuis huit ans, du résultat des répèts ! Timmy passe par là et le groupe flash sur sa voix (même s’il ne sort que quelques mots et gimmicks bizarres). À l’arrêt de bus, Kyle est outré de ce qu’a dit cette enflure de Phil Collins sur Timmy, estimant que c’était se moquer de lui que de le montrer montant sur scène. Stan ne supporte pas plus ce connard, surtout que Timmy a vingt-cinq fois plus de talent que lui !!! La preuve, lors du concert où le groupe de rock avec Timmy joue pour faire la première partie de Phil Collins, les spectateurs sont en liesse et applaudissent, alors qu’ils se moquaient des autres groupes d’avant, trouvant que le petit handicapé assure ! Cartman aussi se réjouit, c’était chié (et pas à chier comme Phil Collins pouvait le penser) : Stan en reste pantois. « Timmy il est super !!! ». Dans le même registre, finalement après moult péripéties, Kyle trouve aussi au fond que l’infirmière est vachement cool. Stan pense même que c’est peut-être son fœtus mort accroché à son visage qui la rend plus intelligente ! Tout emporté par cet élan, Cartman avoue qu’il aime ses potes, mais cela paraît trop bizarre ; donc pour revenir comme avant, il les emmerde !!!

 

C’est en focalisant sur la Différence qu’on oublie le reste de la personnalité, mais au fond quand on connaît l’autre, on se rend bien compte que la Différence n’a pas d’importance !

Beaucoup de choses n’ont de valeur que pour ceux qui leur en accordent, et il en va bien évidemment ainsi des spécificités ! Mais si on en fait abstraction, on se rend compte très vite que le handicap n’intervient nullement dans la personnalité de l’individu, ni dans ses compétences professionnelles. En réalité, seule sa Différence permet vraiment de distinguer la personne d’une autre, sinon elle est aussi banale qu’autrui !

La mère et le père de Kyle sont dans la cuisine, lui lisant tranquillement son journal. Quand la mère de Kyle aborde avec son mari le sort de cette pauvre jeune femme difforme, lui ne réagit qu’à moitié, non qu’il s’en fiche éperdument mais plutôt que c’est assez banal ! Il n’y a que sa femme pour en faire tout un pataquès, estimant qu’elle doit se sentir rejetée de se faire ridiculiser tous les jours ! Et c’est bien pour ça qu’elle va voir la principale Victoria, en compagnie de M. Mackey. La principale, quelque peu habituée, lui demande de quoi elle vient se plaindre aujourd’hui. Mais ce n’est pas pour ça qu’elle est venue, elle a juste l’intention de lancer un mouvement ! Oui, comme d’habitude, selon la principale, blasée mais pas surprise ! La mère de Kyle veut les informer du problème de leur infirmière ! M. Mackey prend tout de suite sa défense, indiquant que Mlle Gollum est tout à fait qualifiée pour remplir …mais la mère de Kyle l’interrompt, elle n’a absolument rien contre elle ! Cette pauvre femme est obligée de vivre dans l’ombre parce qu’elle a peur d’être rejetée, et pour la mère de Kyle c’est à tout le monde de lui faire comprendre que sa Différence n’a aucune importance à nos yeux ! Mais c’est déjà le cas puisque la principale Victoria hallucine depuis le début de la conversation à l’idée que son infirmière ait un fœtus accroché sur sa tête, elle qui n’a rien remarqué !

 

Le problème du handicap n’est pas la Différence en tant que telle puisque ces personnes s’y sont habituées, mais c’est le regard des autres qui les place à part de la communauté humaine !

Fondamentalement, les handicapés n’aspirent qu’à une chose : être perçus comme tout un chacun ! Bien sûr ils ont une différence qu’ils ne peuvent – voire ne veulent – pas toujours cacher, mais nous devons justement apprendre à ne plus la prendre en considération, tout comme elle est naturelle pour eux qui vivent avec depuis un certain temps. Avec leurs spécificités, les handicapés ne sont ni mieux ni moins bien, ni plus faibles ni plus forts, ils sont justes Différents mais nous sommes priés de ne pas nous y attarder !

La mère de Kyle organise un dîner en l’honneur de l’infirmière, en présence de la principale Victoria et du conseiller M. Mackey. La principale est curieuse de savoir si l’infirmière n’a jamais pensé à … comment dire … se faire enlever son fœtus mort ? Mlle Gollum y a songé évidemment, mais cela signifierait malheureusement sa mort ! La principale suppose, bien, que c’est alors exclu mais lui propose alors de porter un chapeau. La mère de Kyle surenchérit en lui proposant d’en trouver plusieurs, comme cela elle en porterait un différent chaque jour ! Mlle Gollum apprécie vraiment ce qu’ils essayent de faire pour elle, mais ce n’est pas nécessaire, elle est heureuse comme elle est !!! Bien sûr cela ne se passe pas aussi simplement à South Park. Sur une scène, au milieu des champs, la mairesse annonce une semaine extraordinaire à ses chers con-citoyens ! Madame Hermann a ouvert une aile est dans la bibliothèque, et les Vaches de South Park (l’équipe de ballon prisonnier de l’école primaire) sont sélectionnées pour la grande finale nationale (où elle n’a d’ailleurs aucune chance de battre l’équipe de Washington, tenante du titre, ce qui n’empêche pas la foule d’être en transe). Mais, le plus important cette semaine, est qu’elle a pu prendre conscience qu’il existait une terrible et incurable maladie : le syndrome du fœtus siamo-maxillaire ! Et pour rendre hommage à celles et ceux qui souffrent, elle déclare que cette semaine sera dorénavant la semaine du syndrome du fœtus siamo-maxillaire !!! Le coup d’envoi de cette semaine de festivités est donné avec le premier grand défilé annuel des fœtus siamo-maxillairiens ! Évidemment, seule Mlle Gollum défile, au milieu d’une foule en liesse hyper agitée faisant un triomphe à son handicapée. Quel beau défilé, formidable ! Sauf que Mlle Gollum fait remarquer à la mairesse qu’elle aurait dû accompagner les enfants à Washington, au cas où il y aurait des blessés, puisque après tout c’est son travail ! Mais pour la mairesse c’est ridicule : c’est sa semaine, elle restera sur place un point c’est tout !!! Et ce n’est que le début des festivités ! À la mairie, M. Garrison a préparé un film montrant la vie quotidienne de Mlle Gollum – même dans les moments ou endroits les plus intimes, pervers qu’il est "oblige" – afin de prendre conscience de son courage de tous les jours. Puis arrive le moment que tous attendent : la remise du fœtus siamo-maxillaire d’honneur, qui récompense les siamo-maxillairiens qui ont réussi à trouver leur place dans la société ! Et le vainqueur est … (suspens absolu, même si Mlle Gollum – blasée par tant de focalisation sur sa personne – sait déjà qu’elle a gagné, vu qu’elle est la seule en lice), effectivement, évidemment, Mlle Gollum, que la mairesse annonce de manière enjouée par cette prise de conscience du handicap de cette jeune femme, au demeurant sympathique et plutôt mignonne. À nouveau sur scène, lors du quatrième jour de la semaine du fœtus siamo-maxillaire, la mairesse lance une grande opération : pour encourager les Vaches (pour la finale mondiale de ballon prisonnier, contre la Chine) et pour aider leur chère Mlle Gollum à ne plus se sentir exclue, tout le monde met le casque officiel du soutien au fœtus siamo-maxillairien, un dispositif recréant le syndrome de Mlle Gollum, avec un siamois accroché sur le côté de la tête ! L’intéressée hallucine ! Elle ne sait pas trop quoi dire vu que la semaine a été plutôt chargée ! La mère de Kyle en pleure dans son mouchoir. Ça risque de sembler curieux venant d’une femme qui a un fœtus qui lui sort de la tête mais … elle juge tous les présents comme des monstres !!! La mairesse tente de rattraper le truc : monstres peut-être, mais au grand cœur ! Mlle Gollum reprend le micro que la mairesse tentait de lui chourer pour expliquer que la dernière chose qu’elle souhaite c’est qu’on la singularise !!! Elle veut juste faire son travail et vivre sa vie comme n’importe quelle personne normale !!! Mais au lieu de ça, tout le monde s’est mis à pointer du doigt son handicap pendant toute une semaine ! Elle ne veut surtout pas de traitement de faveur, ne veut pas être considérée comme une malade ou comme une petite chose fragile : elle veut qu’on la ridiculise, qu’on l’engueule, qu’on se moque d’elle comme on le fait tous les jours entre nous !!! Et … et qu’ils enlèvent ces casques ridicules !

 

Le handicap nous met mal à l’aise car il nous renvoie les erreurs de la nature ou les accidents de la vie auxquels nous avons échappé par chance !

Même s’il s’agit d’une attitude naturelle, il n’est pas moralement acceptable de stigmatiser une personne du fait de sa Différence, que ce soit en l’exhibant ou au contraire en la cachant ! Il n’est certes pas toujours évident de rester neutre dans de pareils cas, mais il est du devoir des valides d’épauler ceux qui en ont besoin, de la même manière qu’on le ferait pour un valide. Ainsi, plutôt que de cacher ce handicap que l’on ne saurait voir, il est important de laisser chacun faire ce qu’il a envie de faire, car nous ne nous protégeons que nous-mêmes et nous causons beaucoup de tort à la personne handicapée en la cloîtrant !

Phil Collins se fait siffler lors de son concert et il ordonne au public de fermer ses putains de gueules afin qu’il puisse chanter. Mais Stan, comme beaucoup d’autres, veut que le chanteur foute le camp de la scène, vu qu’ils n’attendent que Timmy ! Mais pour Phil Collins, tout ce que les spectateurs veulent c’est se moquer de lui ! Stan prend alors la défense de Timmy en tant que chanteur : bien sûr on rit en voyant Timmy, mais où est le mal après tout ! Ce n’est pas parce qu’on rit de quelqu’un qu’on en a rien à foutre de lui (il faut cultiver la Différence et non l’indifférence). Timmy fait marrer tout le monde et lui s’éclate en chantant, alors qu’est-ce qui craint là-dedans ? Ceux qui ont tort sont ceux qui croient que les gens comme Timmy doivent être protégés, bien à l’abri du regard des autres ! Mais pour Stan, c’est cool que Timmy soit dans un groupe car ça nous force à le regarder et aussi à l’accepter : que ça nous fasse rire, pleurer ou rien ressentir, c’est pour ça que Timmy est super !!! Le groupe de Timmy est demandé avec enthousiasme par le public, pendant que Phil Collins se fait porter par la masse en délire ; lui ayant planté un missile dans le cul, il hurle « reposez-moi tout de suite public de merde ! ». Alors que le chanteur ex-soliste est revenu, bien conscient que la gloire et Phil Collins lui ont tourné la tête, Timmy annonce le nom du groupe : « Timmy and the Lords of the Underworld ». Finalement, tout le monde est content !

 

Antithèse en faveur du traitement distinctif

 

Que l’on ne veuille pas stigmatiser les handicapés est une (bonne) chose, mais il n’en reste pas moins qu’on ne peut pas non plus complètement les traiter comme les autres !

Il est de bonne grâce de vouloir considérer les handicapés comme tout un chacun, mais du fait même de leur handicap, certaines opérations, organisations ou demandes doivent être adaptés à leurs possibilités. Un handicapé, moteur ou mental, ne peut pas forcément effectuer certaines tâches, et il n’y a rien de dévalorisant à cela, c’est juste que chacun doit faire selon ses capacités. Sinon, à trop vouloir les forcer à faire comme tout le monde, on ne fera que mettre en avant justement ce qu’on voulait minimiser, leur handicap qui fait qu’ils ne peuvent faire certaines opérations !

En classe, M. Garrison interroge son nouvel élève, Timmy, sur le nom du célèbre président qui écrivit la Déclaration d’Indépendance. Ce dernier répond ce qu’il peut, à savoir « Timmy ! ». Évidemment,
M. Garrison rétorque que ce n’est pas lui, Timmy, qui l’a écrite et lui demande d’essayer encore ! De par son faible vocabulaire, il ressort la même réponse ! M. Garrison commence à avoir un doute sur le fait que Timmy ait fait ses devoirs. Stan lui fait remarquer que Timmy est attardé, mais M. Garrison n’apprécie pas que Stan insulte ses camarades, même si Stan en remet une couche sur la véracité de son observation (qui saute pourtant à l’œil). M. Garrison enjoint alors à Timmy d’améliorer ses résultats mais il ne reçoit en réponse qu’un « Ahah !!! ». Le prof croit que Timmy se moque de lui et lui indique que ça ne lui pose aucun problème de l’envoyer chez la principale ! Comme Timmy recommence, le prof en a marre et met sa menace à exécution ! La principale Victoria elle-même ne sait vraiment plus quoi faire de lui : il a de très mauvais résultats scolaires et son professeur se plaint de son manque d’attention en classe ! Elle en a assez et colle à Timmy un avertissement pour lui apprendre à respecter les adultes !

 

C’est déjà malheureusement monnaie courante chez les enfants, mais même dans la société en général les handicapés sont la cible de moqueries !

Les valides ne s’en rendent pas compte, mais certains de leurs comportements sont blessants pour les handicapés qui n’aspirent qu’à vivre tranquillement. Pour éviter qu’ils ne soient heurtés par des remarques ou des attitudes déplacées, il est donc nécessaire de les protéger des invalides du cœur, ces gens si ordinaires qui peuvent faire beaucoup de dégâts à l’Ego de ceux qui peinent déjà à se construire. À force de leur faire remarquer qu’ils sont différents, ils le comprennent, mais pas dans le bon sens du terme !

Alors que le groupe de rock avec Timmy auditionne pour faire la première partie d’un concert de Phil Collins, un spectateur trouve que le petit handicapé assure ! Un autre lui répond du tac-o-tac qu’il est lourdingue de rire du sort de ce gamin, tandis que d’autres trouvent aussi que l’on ridiculise ce chanteur et préfèrent rentrer chez eux ! Un présentateur télé parle du phénomène du groupe de rock controversé Timmy. Phil Collins intervient, statuette d’un Oscar en main, estimant que c’est horrible ce qu’on fait à ce gamin : le public ne va pas voir Timmy parce que c’est un bon musicien, mais pour rire de lui !!! Phil Collins pense qu’il ne faut pas rire d’une personne atteinte d’une infirmité (un gars en smoking arrive derrière lui et se moque de lui avec un rire idiot), et que la société doit apprendre à être plus compatissante ! Pour lui, il faut dissoudre ce groupe, sinon c’est lui qui s’en chargera !!! Plus tard, les enfants regardent sur une chaîne gonflante où on annonce que le groupe de Timmy s’est séparé et que c’est le chanteur solo qui fera la première partie avec Phil Collins. Kyle trouve finalement que c’est mieux ainsi, c’était mal que Timmy soit chanteur. Pour Stan aussi Phil Collins avait raison : les gens se moquaient de Timmy, il sera mieux chez lui où il sera protégé des moqueurs !

 

Le handicap tape dans l’œil et les regards sont rarement neutres. Face à la Différence, il existe toujours une certaine forme de curiosité malsaine !

Ce qui diffère de la norme exerce toujours une certaine attraction, ne serait-ce que pour renforcer chez les gens ordinaires leur sentiment d’appartenir à la "normalité". Cela peut, et doit, s’atténuer normalement avec l’âge, mais il est vrai que les enfants sont les spécialistes en la matière. À l’heure où l’on se définit par rapport aux autres, la Différence est curieuse et offre une source inépuisable de conversation pour savoir ce qu’en pense autrui, et aide ainsi à savoir ce que l’on doit aussi en penser !

Le soir même de sa confrontation avec Mlle Gollum, Kyle raconte à ses potes que lorsque l’infirmière difforme bouge la tête, son fœtus frère siamois gigote ! Cartman est tout excité et veut savoir si ce petit fœtus parle, mais Kyle le calme : il ne parle pas, on dirait qu’il est mort (et pour cause, il l’est !). Stan demande même comment il est habillé, mais Kyle le recadre : où peut-on trouver des fringues pour fœtus ?

 

Le manque d’information est la première cause de dramatisation : quand on ne sait pas, on s’effraye tout seul !

Face à la Différence, et encore plus au handicap, la mésinformation peut vite mener aux pires élucubrations ! Sans revenir aux côtés diaboliques qui hantaient la perception des gens d’un autre âge, le handicap peut toujours autant prêter à confusion et à dramatisation auprès de personnes non ou mal informées à ces sujets. Ainsi, certaines pathologies gravement invalidantes peuvent être perçues comme contagieuses alors qu’elles sont uniquement génétiques. Les enfants sont bien évidemment les premières cibles de ces mystifications, d’autant plus que leur imagination a tendance à combler leurs lacunes !

Alors que Kyle doit aller voir l’infirmière après s’être pris un ballon dans le nez et saigne, on le voit très bien avec Clyde pour qui l’infirmière de l’école est hideuse et difforme ! Barbara en rajoute une couche en précisant qu’il paraît qu’elle a des tentacules et qu’elle mange des enfants ! Cartman, horrifié, se renseigne alors auprès de Stan pour savoir si quelqu’un est déjà allé chez l’infirmière et après en est revenu pour le dire, mais la réponse est négative, jamais personne n’en est ressorti vivant pour témoigner ! La mère de Kyle a été vraiment très bouleversée quand elle a appris que les enfants à l’école se moquaient de l’infirmière ! Cependant, pour Mlle Gollum, ils sont juste tellement jeunes : se moquer est une façon pour eux d’accepter ce qu’ils ne peuvent comprendre !!! Quelques jours plus tard, alors que la première grande semaine du fœtus siamo-maxillaire arrive à sa conclusion, la mairesse remercie personnellement chacun pour son enthousiaste collaboration et demande d’applaudir aussi celle qui fut toute la semaine à l’honneur : l’incroyable, la courageuse Mlle Gollum ! Kyle crie et fait un pas en arrière, Stan bloque devant l’infirmière monstre, et Cartman jure ! La mère de Kyle est scandalisée : tout le monde a travaillé toute la semaine pour lutter contre ce type d’attitude !!! Sauf que les enfants n’étaient pas là !

 

Synthèse

 

Le handicap est une chose, mais c’est seulement quand on le remarque qu’on perçoit l’autre différemment !

Notre attitude vis-à-vis des autres dépend souvent de peu de choses, il suffit pour s’en rendre compte de voir une personne infirme dont la différence n’est pas flagrante : on parle avec elle et on la considère comme si de rien n’était, mais dès que son handicap fait surface, les rapports changent du tout au tout ! Qu’on le veuille ou non, les interactions sont différentes et la personne handicapée perçoit tout de suite qu’on cherche à la ménager, quitte à faire plutôt les choses de travers même en voulant bien faire !

À l’infirmerie, après que Kyle se soit fait péter le nez au ballon prisonnier, Mlle Gollum pose les questions d’usage, auxquelles Kyle répond en tremblotant, mort de trouille qu’il est ! D’une voix rassurante et maternante, l’infirmière lui demande s’il s’est fait mal au nez. Elle demande alors à Kyle de ne pas fermer les yeux, elle ne va pas lui faire de mal ! Kyle s’exécute et voit une charmante infirmière de profil (avec un peu de chance, peut-être est-elle nue sous sa blouse blanche). Toujours est-il que le voilà rassuré et il lui explique son problème, comme quoi il s’est cogné le nez à la balle au prisonnier. Alors que l’infirmière s’apprête à lui donner une poche de glace, elle se met de face et Kyle hurle en voyant sa difformité monstrueuse. Se demandant bien ce qu’il a, Kyle pointe du doigt la protubérance faciale latérale de Mlle Gollum ! Elle comprend mieux : il a remarqué son infirmité, le fœtus de son frère siamois accroché au visage ! La principale Victoria également n’était pas au courant, demandant ce qu’elle a au juste.
M. Mackey lui révèle alors que Mlle Gollum a un fœtus siamo-maxillaire, c’est-à-dire qu’elle a un fœtus mort accroché sur la tête ! La principale Victoria en reste pantois, demandant même une confirmation, mais cela surprend surtout M. Mackey que la principale n’ait jamais rien remarqué. Étonnant non ?!?!?!

 

C’est bien connu : plus on veut éviter de dire une chose, plus elle sortira d’elle-même, au mauvais moment !

Tant qu’on ne saura pas parler aux handicapés comme à n’importe qui, il restera toujours une partie de nous-mêmes sur la défensive ! Cette retenue peut avoir du bon, tant le langage courant est propice à des bourdes involontaires, mais quelqu’un qui ne s’exprime pas naturellement cela se ressent très vite ! Non seulement l’autre percevra rapidement le malaise, mais en outre les lapsus plus ou moins involontaires s’exprimeront d’eux-mêmes à force d’être trop tendu à l’idée justement de commettre un écart de langage !

Lors du dîner chez la famille Broflovski, un lourd silence se fait assourdissant. La mère de Kyle brise la glace en demandant à Mlle Gollum où elle a fait ses études. Quand elle répond dans le Colorado, cela jette à nouveau un froid. Heureusement que le père de Kyle est là pour mettre l’ambiance, demandant à sa femme de lui passer le fœtus mort, pardon, il veut dire la sauce ! Évidemment, son écart se voit gratifié d’un grand coup de pied sous la table ! La principale Victoria enchaîne en rappelant que le soir même les Vaches de South Park jouent la finale régionale de ballon prisonnier, même si cela n’a aucune importance pour M. Mackey puisque c’est toujours l’équipe de Denver qui gagne ! Le père de Kyle n’est pas aussi catégorique, croyant pour sa part que les garçons ont quand même un fœtus mort de gagner, ... une chance de gagner !!! Sa femme lui balance un grand coup qui le fait tomber de sa chaise, l’enjoignant à se taire à présent ! Mlle Gollum a beau dire que cela ne fait rien, la mère de Kyle est terriblement navrée !!! Qu’elle ne s’inquiète pas, Mlle Gollum en a vu d’autre, ... mais quand même !

 

Comme toujours, la prévention des écarts et la diffusion de la tolérance passent par l’information de la majorité au sujet du sort des minorités !

Concernant des maladies ou des accidents de la vie qui font qu’un humain est catalogué comme "monstre", seule l’explication sur les origines du handicap peut aider à apaiser les préjugés. Les personnes informées seront alors plus à même de considérer l’invalidité non pas comme un drame mais plutôt comme un tragique hasard de la vie. L’important est alors que les valides prennent conscience de la chance qu’ils ont, et qu’ils se mettent un peu plus à la place des handicapés, non pour les plaindre, mais pour simplement les considérer comme des gens ordinaires avec des différences et des difficultés spécifiques.

Alors que les enfants se conduisent comme des monstres à l’égard de l’infirmité de Mlle Gollum, la mère de Kyle est excédée par ce qu’elle entend ! S’étant documentée, dans un livre sur les monstres, sur le mal dont souffre la pauvre infirmière, elle sermonne les enfants sur le fait qu’il n’y a vraiment pas de quoi rire, Mlle Gollum ayant un syndrome du fœtus siamo-maxillaire ! Cartman s’en fout du syndrome, du moment qu’elle ne le touche pas, mais c’est bien le genre d’idées reçues contre lesquelles il faut lutter ! La mère de Kyle explique alors le phénomène des siamois, lorsque des jumeaux naissent collés l’un à l’autre ! Malheureusement, il arrive aussi, alors que les siamois sont déjà soudés l’un à l’autre, que l’un des deux enfants meure avant de venir au monde. Le survivant naît alors avec le corps du bébé mort accroché à lui ! Parfois, le fœtus mort est à l’intérieur du corps de l’autre siamois ! Ce qui veut dire que les enfants aussi pourraient avoir un jumeau mort en eux sans même le savoir !!! Stan et Cartman partent comme des fusées en criant que c’est vraiment dégueulasse, seul Kenny reste avec Kyle et sa mère, et se rapproche même pour voir de plus près ce qu’il en est sur les illustrations du livre des monstres. Maintenant que Kyle en sait davantage sur l’infirmité de l’infirmière, sa mère espère qu’il ne se moquera plus d’elle ! En fait, lui n’est pas rassuré pour un sou, alors que ça fait bien rire Kenny. En fin de compte, la mère de Kyle veut que le public connaisse le mal de Mlle Gollum : son handicap doit être mis en lumière afin que cette femme soit mieux comprise et que les gens se moquent moins d’elle ! Pour cela, la mère de Kyle propose de consacrer toute une semaine à informer le public sur ce que peuvent vivre les gens comme elle !!! Cela emballe plutôt la principale Victoria, qui trouve que « Semaine d’information sur le fœtus siamo-maxillaire » sonne très bien, tout autant que M. Mackey qui propose que l’école publie une brochure et organise aussi des séminaires éducatifs ! La mère de Kyle part au quart de tour sur son idée de génie et téléphone à madame le maire immédiatement !

 

S’il est bien une chose insupportable, c’est que certains se sentent autorisés à parler au nom des autres !

Avant de s’emporter sur un sujet, il est crucial de déjà recueillir l’avis des intéressés ! Ils sont les mieux placés pour s’exprimer sur une problématique qui les concerne au premier chef. Ensuite, même si nous ne sommes pas d’accord avec leur point de vue, c’est le leur et nous n’avons pas à tenter de l’influencer ou carrément à passer outre ! Les handicapés ont un cerveau comme tout le monde, et le moindre des respects est d’écouter ce qu’ils ont à dire et de ne pas penser à leur  place !

Au concert où Timmy et son groupe joue, les enfants jubilent ! Une femme leur fait la morale, estimant qu’ils devraient avoir honte de rire, étant donné qu’il s’agit d’un petit handicapé ! Pour Stan il n’y a rien, il est marrant, c’est tout ! La femme s’emporte : est-ce que ça leur plairait d’être handicapés, trouveraient-ils ça encore marrant ??? Pour elle, que les enfants rient ça ne peut que faire de la peine à Timmy ! Sauf que Kyle le trouve plutôt heureux, mais la femme est écœurée, leur lançant un « vous me dégoûtez tous autant que vous êtes !!! ». Phil Collins, clairement contre le fait de montrer des handicapés, déclare sur MTV que la question qu’il faut se poser c’est « Que font les parents dans cette histoire ? ». Pour lui, les parents de ce gosse le laissent se faire exploiter, c’est une honte qu’ils ne réagissent pas ! Il se rend alors chez eux pour leur demander pourquoi ils laissent faire ça à leur fils, estimant pour sa part que tout ce que font les gens c’est se moquer de lui ! Mais les parents sont aussi atteints que Timmy !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc  aujourd’hui : plutôt que de savoir s’il faut montrer ou cacher les handicapés, faisons déjà en sorte de les accepter en tant que tels !

 

Le handicap, de par sa "rareté", attire naturellement l’œil, mais c’est ensuite la culture et la morale ambiantes qui font notre comportement par rapport à cet inordinaire ! On peut certes estimer qu’il faut protéger les handicapés par rapport à certaines de leurs difficultés inhérentes à leurs différences, ou simplement eu égard aux regards malsains que certains peuvent avoir à leur endroit. Mais il faut bien voir aussi que les invalides ne souhaitent qu’une chose : être traités comme tout un chacun !

 

En fait, la solution intermédiaire est d’essayer, chose pas forcément aisée, de considérer les handicapés comme des personnes ordinaires, ce qu’elles sont hormis leur handicap, et de faire en fonction de ce qu’elles attendent de nous ! Plutôt que de leur imposer notre vision des choses, nous devons avant tout les écouter et alors nous adapter à ce qu’elles recherchent dans les rapports humains, auxquels tout le monde aspire et a droit !

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Différence
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 11:17

Catégorie : I] Nous sommes tous Égaux, alors acceptons et
                          Respectons nos Différences !

Thème : 3) On est comme on naît !

 

 

Fiche de visionnage n°3 : Épisode 126 (saison 9, épisode 1)
Le vagin tout neuf de M. Garrison

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : La chirurgie esthétique permet-elle de gommer tous les hics ???

 

  • Les pros : M. Garrison, Kyle, le docteur Biber, le père de Kyle (au milieu de l’épisode),
  • Les antis : Stan, la mère de Kyle.


  • Thèse : L’opération est toujours mieux que la dépression ;
  • Antithèse : Les opérations sont à envisager avec beaucoup de modération et de précaution ;
  • Synthèse : Mieux vaut changer dans sa tête que dans ses traits !

 

 

Il était une fois à South Park M. Garrison qui se rendait au Centre Médical Trinidad pour y consulter le docteur Biber.

 

 

Introduction :

 

 

Depuis des temps immémoriaux, l’humain a cherché à embellir son corps, par du maquillage, des tatouages, de la scarification voire des mutilations.

 

Le besoin de s’affirmer et de se différencier des autres tout en s’identifiant au groupe, a peu à peu laissé la place à la nécessité pour certains de corriger certaines irrégularités qui ne leur seyaient pas ! Avec les progrès de la médecine, les opérations chirurgicales à caractère esthétique sont de plus en plus performantes et fréquentes, au point où on peut presque leur demander tout et n’importe quoi !

 

Bien sûr le bistouri peut permettre à certains de mieux s’accepter en changeant ce qu’ils considèrent comme une incongruité, mais ce genre de médecine est à prendre avec des pincettes, les dérapages étant toujours présents et la psyché devant s’adapter, tant bien que mal, au changement physique plus évident que celui psychologique.

En somme, la chirurgie esthétique permet-elle de gommer tous les hics ???

 

 

Thèse en faveur du coup de bistouri qui ouvre le paradis

 

Nous sommes le fruit d’erreurs génétiques lors de la combinaison des gènes maternels et paternels, hors certains acceptent le résultat, d’autres non !

Alors que nous pouvons évoluer en termes de personnalité par le biais de nos rencontres et des expériences de la vie, nous ne pouvons que très peu intervenir sur notre apparence. Certains s’en font une raison mais d’autres bloquent sur ce qu’ils considèrent être une aberration, ne voyant que leur nez disgracieux (ou autre partie) au milieu de leur visage ! Plutôt que de se torturer à vie l’esprit, si une opération esthético-chirurgicale peut leur permettre de faire coïncider ce qu’ils sont avec ce qu’ils voudraient être et enfin être heureux comme tel, autant le faire !

Il en est ainsi de M. Garrison : il bénit le docteur Biber, étant sûr qu’il réussira à le soigner afin d’enfin se sentir bien avec lui-même ! Étant donné que c’est une opération lourde, le docteur lui demande bien évidemment s’il est sûr de vouloir subir une vaginoplastie. Pour M. Garrison la question ne se pose même pas : toute sa vie il a été une femme enfermée dans un corps d’homme, cette opération pour changer de sexe est sa dernière chance d’être heureux ! Après l’opération, Mme Garrison est aux anges : son pénis est à présent un vagin, et il peut enfin faire l’expérience de la féminité pour la première fois de sa vie. Voyant le résultat, tant esthétique que les bienfaits moraux sur Mme Garrison, Kyle veut également changer : il veut être grand et noir ! En effet, il déteste être petit et juif alors qu’il se sent grand et noir au fond de lui ! Tout ce qu’il veut faire est de jouer au basket-ball, et cette opération le lui permettra ! Après s’être renseigné auprès du docteur qui a opéré
M. Garrison, il annonce la super nouvelle à ses parents : le Dr Biber peut lui faire une négroplastie pour qu’il puisse enfin ressembler à ce qu’il a toujours voulu être, il a même pris sa photo et créé par ordinateur une image de lui après l’opération. Finalement, même son père s’y met ! Ce docteur est vraiment un faiseur de miracle! Le père de Kyle n’a jamais été aussi heureux depuis qu’il est un dauphin ! Même si au départ il n’était pas emballé par l’idée de la négroplastie de son fils, il a eu tort de juger Kyle : s’il est malheureux de ce qu’il est, qui est-il pour lui refuser l’opération qui lui permettrait de se sentir mieux ? Même si la mère de Kyle trouve que c’est dingue, le Dr Biber a expliqué qu’il y a beaucoup d’autres gens qui sont trans-espèces. Tout ce qu’a fait le père de Kyle est changer son apparence, pour ressembler à ce qu’il ressent dedans ! À présent, il pense que s’il ne laisse pas Kyle faire la même chose, il ne sera peut-être jamais heureux, et ses parents lui doivent mieux que ça : ils lui doivent la compréhension ! À la fin de l’épisode, alors que tout le monde redevient comme avant, Mme Garrison aime toujours son nouveau elle (ou lui, allez savoir à présent) : même s’il n’est pas vraiment une femme, puisqu’il ne peut pas avoir ses règles, il préfère être comme il est à présent plutôt qu’être une tapette ! Il/Elle annonce avec fracas aux mecs qu’il reste une femme et propose au tout-venant de pilonner son vagin ! Vive le girl power !!!

 

Les progrès de la médecine sont tels que les opérations chirurgicales à caractère esthétique sont devenues monnaie courante !

Le corps humain est une machine parfaitement huilée, et en tant qu’appareil on peut intervenir dessus : comme on peut modifier l’aspect de sa voiture en lui appliquant du tuning, on peut aisément recarrosser notre design originel pour qu’il corresponde davantage à nos goûts actuels ! Ce genre d’opération est effectué quotidiennement de par le monde, et les chirurgiens sont parfaitement rodés pour répondre à bon nombre d’exigences qui auraient paru impossibles (et excentriques) il y a encore peu !

Même s’il prêche pour sa paroisse, le Dr Biber pense que si plus de gens voyaient une opération pour changer de sexe, ils comprendraient que c’est parfaitement naturel. Pour changer le sexe de M. Garrison, il "suffit" tout d’abord d’inciser les couilles. Une fois que le scrotum est ouvert, il procède à l’ablation des testicules. Il continue l’incision le long du pénis, le retourne ... comme un gant, et le dégage de son épiderme ! Ensuite, tout ce qu’il reste à faire est de fourrer le pénis ainsi écorché et pelé dans le pelvis du bassin. Enfin, il utilise la peau du pénis pour faire les lèvres vaginales ! C’est plutôt réussi, M. Garrison ressemble à une femme ! Kyle, également intéressé par la chirurgie reconstructive, demande au docteur s’il fait d’autres opérations du même genre. Il lui parle alors de péniplastie, quand une femme veut être un homme. Mais ce qui correspondrait plutôt à Kyle est une négroplastie. C’est une procédure assez standard, qui consiste en l’inverse d’une caucasioplastie comme celle de Michael Jackson. Il faut pour cela découper le visage, puis le remettre après avoir greffé des cellules productrices de pigments de la couleur désirée ! On casse ensuite l’os du bras à différents endroits et on place des rajouts pour qu’il soit plus grand. Les genoux doivent être enlevés et remplacés par des petits objets ronds qui permettent une meilleure mobilité, et on finit par une péniplastie pour améliorer les organes génitaux. Une négroplastie dure sept heures et coûte environ 3 500 $. Stan, inquiet pour son ami, se demande si c’est vraiment une bonne idée, mais le docteur le rassure : c’est une bonne idée si on veut être grand et noir, sinon il ne le conseille pas ! Kyle se renseigne également auprès de ses parents. Sa mère lui explique que, parfois, l’aspect extérieur de certaines personnes ne reflète pas ce qu’elles sont à l’intérieur : elles ont l’impression d’être enfermées dans le corps de quelqu’un d’autre. Elles peuvent alors se faire opérer pour se transformer en la personne qu’elles voudraient être, celle qu’elles sont à l’intérieur ! Kyle a tout compris, et trouve ça génial. Mais quand il s’agit de passer à l’acte chirurgical, sa mère refuse que son propre fils subisse une négroplastie.
Pour Kyle c’est injuste : pourquoi accepter son corps tel qu’il est quand il peut assez facilement le changer ?!

 

Souvent, les idées ne viennent pas de nous-mêmes, mais du poids moral qu’exerce la société sur notre façon de penser et de percevoir les choses !

La culture à laquelle nous appartenons est pleine de préjugés relatifs à son temps ! Plutôt que de laisser chacun faire ses preuves, la société dissuade voire empêche clairement certains de ses membres de tenter ceci ou cela au prétexte que de toute façon ils n’y arriveront pas ! On le voyait encore il y a peu avec les femmes, qui étaient jugées physiquement incapables de telles ou telles missions alors qu’on sait aujourd’hui, avec l’expérience, qu’elles peuvent faire au moins aussi bien, si ce n’est mieux dans certains cas !

Alors que Kyle est déjà nerveux lors des essais pour la sélection nationale de basket, sachant que jouer dans l’équipe des meilleurs joueurs de l’état est son rêve depuis des années, Stan l’encourage au titre qu’il est le meilleur joueur de l’école, mais pour Cartman c’est impossible qu’il soit pris : pour lui, les juifs ne peuvent pas jouer au basket ! Tous les élèves présents pour la sélection se réunissent au centre du terrain. Ils sont tous là car ils sont les meilleurs des meilleurs et le coach sait qu’ils ont tous bossé très dur pour en arriver là. Malheureusement, au moment de montrer ce qu’il a dans le ventre, Kyle se fait dépasser par tous les autres, tous noirs pas comme lui ! Alors que Kyle adore le basket, qu’il rêve de jouer pour les Denver Nuggets, il a beau être le meilleur joueur de son école, être très doué et avoir une bonne attitude, le coach estime qu’il n’est pas physiquement bâti pour ce jeu ! Comme le disait Cartman, pour l’entraîneur aussi les juifs ne peuvent pas jouer au basket. Un film le disait aussi bien pour une autre communauté : Les blancs ne savent pas sauter ! Pour Kyle, les choses sont claires à présent : les juifs ne peuvent pas jouer au basket, même si son père l’engueule et le somme d’arrêter tout de suite d’être antisémite ! Grâce à son opération, Kyle peut se présenter la tête haute au play-off de basket-ball inter-états entre les équipes des meilleurs CM2 du Colorado et des meilleurs CM2 du Wyoming : il se juge meilleur et prêt à jouer grâce à sa négroplastie ! Maintenant qu’il a subi son opération, effectivement le coach le trouve assez grand et noir pour qu’il joue !

 

Antithèse en faveur du piège de la tentation de la facilité

 

Tout comme l’habit ne fait pas le moine, le paraître et l’être ne sont pas forcément en symbiose dans le corps et l’esprit d’une personne !

Un pantalon pattes d’eph ne fait pas un hippie et des dreadlocks ne sont pas un signe absolu de négritude (on appelle même ces gens-là des Bounty : des révoltés, noirs à l’extérieur mais blancs à l’intérieur !). Même si l’on met au diapason son apparence avec ce que l’on croit être au fond de soi, il n’en reste pas moins qu’avant l’opération on a été élevé et on a grandi en tant que ceci ou cela, et ce n’est sûrement pas un coup de scalpel magique qui pourra changer du tout au tout, du jour au lendemain, une personnalité qui s’est construite selon une certaine apparence. Même si l’on s’est soi-même construit à partir d’une image idéalisée, la société nous a renvoyé les stéréotypes et les comportements propres à ce que l’on ressemblait vraiment, pas à ce que l’on ressentait au fond de soi !

Pointant les bouts de ses seins au supermarché Henry’s, les gens n’en croient pas leurs yeux de voir M. Garrison en tant que femme. Mais, même s’il s’estime être une de leurs, qu’il scrute attentivement le très large choix de tampons (normaux, règles abondantes, ...), qu’il est impatiente d’avoir ses premières menstruations, les autres (vraies) femmes sont gênées par son attitude : il en fait trop ! Aux toilettes, il éructe de joie – et entend bien la partager avec les autres femmes – à l’idée de faire pipi par son vagin pour la première fois, pissant assise comme une délicate petite femme ! Souhaitant être encouragé entre filles, il déblatère tous les stéréotypes à propos des femmes : les soldes, aller voir un film triste, l’essai et l’efficacité des nouveaux tampons super absorbants ! Les femmes originelles n’en peuvent plus de son attitude faussement et outrancièrement "féministe" ! Rentrant chez lui, il n’en peut plus, mais au moins il reconnaît que le travail d’une femme n’est jamais fini ! Il est tout heureuse de montrer à M. Esclave qu’il a acheté des tampons, estimant que ses règles ne devraient pas tarder, mais espérant également qu’il ne sera alors pas trop de mauvaise humeur et qu’il ne rendra pas dingue son compagnon avec ses ragnagna ! Se rendant au bar, des filles exhibent leurs seins magnifiques, il se tâte, hésitant à faire de même ... et puis merde, il gigote et les fait remuer dans tous les sens ! Comme une vraie femme, il joue de ses atouts puis se plaint que les mecs fassent n’importe quoi juste pour pouvoir mater leurs seins : pfff, les hommes sont tous les mêmes ! Certes son petit ami l’a quittée, car en fait il était pd, mais depuis Mme Garrison s’éclate et baise avec des tas de mecs. Vive le Girl Power ! Pourtant, il y a une couille dans le pâté : il n’a pas encore eu ses règles. Ne connaissant que peu de chose aux femmes, il interroge l’une d’entre elles pour savoir s’il a une raison pour laquelle une femme n’aurait pas ses règles.  Normalement, quand une femme n’a pas ses règles, ça signifie qu’elle est enceinte. Mais c’est bien sûr : un de ces routiers avec qui elle a couché a dû l’engrosser. À l’annonce de cette heureuse nouvelle, Mme Garrison est aux anges : il est enceinte, il va donc pouvoir se faire avorter comme une vraie femme ! Annonçant, avec sa délicatesse bien connue, qu’elle a découvert il y a quelques jours qu’elle ne saignait pas de la moule, Mme Garrison demande donc au médecin comment il va lui retirer le polichinelle qu’elle a dans le tiroir : va-t-il l’écrabouiller ou juste l’aspirer à l’extérieur, sachant qu’il peut aussi juste le tuer, elle l’expulsera elle-même ! Quand le médecin lui annonce qu’elle ne peut pas avorter, Mme Garrison s’emporte : ce n’est pas à lui de lui dire ce qu’elle peut faire ou non avec son corps, une femme a le droit de choisir ! En fait, ce que voulait dire le docteur, c’est que, physiquement, elle ne peut pas l’avorter, parce qu’elle ne peut pas tomber enceinte ! Certes, elle n’a pas eu ses règles, mais elle ne peut pas non plus en avoir : elle a changé de sexe, mais elle n’a ni ovaire ni utérus ! Mme Garrison est affligée à l’idée de savoir qu’elle ne connaîtra jamais la sensation d’avoir un bébé à l’intérieur et de l’écrabouiller puis l’aspirer à l’extérieur : même si elle a payé 5 000 $ pour être une femme, elle n’en est pas vraiment une, elle est juste un mec avec un pénis mutilé ! Finalement, il/elle pense (à raison) qu’il/elle s’est fait enculer !!! Voulant redevenir un homme, Mme Garrison part avec docteur charcuteur pour retrouver Kyle qui a ses testicules comme rotules ! Le problème est le même pour lui : le chirurgien a juste fait en sorte qu’il ressemble à un joueur de basket, s’il y joue vraiment, les testicules dans ses genoux sont des couilles à retardement et risquent d’exploser ! À la fin de l’épisode, le docteur s’excuse platement, il aurait dû dire à ses patients que la chirurgie n’était que superficielle : Kyle ressemble à un grand noir joueur de basket mais n’en est pas un, tout comme son père n’est pas un dauphin ! Ils n’auront qu’à passer à la clinique pour que le chirurgien leurrende leur apparence, pour des honoraires raisonnables. Mais Mme Garrison restera elle comme telle !

 

Quand on n’est pas sûr de soi ou du résultat à venir, c’est toujours mieux qu’une opération soit réversible, mais ce n’est pas toujours le cas !

Même si de nos jours on peut effectuer une simulation par ordinateur pour prévisualiser son soi d’après, il reste important de se poser à fond la question du bien-fondé d’une opération qui n’est jamais anodine. En effet, même si tout se passe pour le mieux, il y aura toujours une certaine marge d’erreur entre ce que l’on avait projeté d’être après l’opération et son résultat effectif. Sachant qu’on ne pourra réintervenir dessus à maintes reprises, il faut bien choisir son chirurgien, mais surtout bien se poser la question de ce que l’on recherche dans cette opération, si ça vaut le coup et quelle approximation du résultat on autorise selon les possibilités techniques du moment !

Alors qu’il est en pleine opération, Mme Garrison débarque au bloc et engueule le Dr Biber, se plaignant qu’il était censé faire d’elle une femme. Il confirme qu’il a changé son sexe, mais pour Mme Garrison, être une femme signifie saigner de la chatte une fois par mois et pouvoir se faire avorter ! Ce n’est pas son cas, et plutôt que de rester dans cet état de monstre, il souhaite redevenir un homme. Le problème est que le docteur ne peut lui remettre ses organes : ses testicules ont été utilisés pour faire des nouveaux genoux pour un garçon qui voulait être grand et noir, et son scrotum est à présent l’aileron d’un homme qui voulait ressembler plus à un dauphin ! Excédée, Mme Garrison embarque avec elle ce charlatan pour retrouver ses burnes et son scrotum, afin de tenter de revenir à la normale.

 

Dès que la barrière du champ des possibles est entrouverte, certains s’y précipitent, au risque de faire tout et surtout n’importe quoi !

Ce n’est pas parce qu’on sait faire qu’on doit forcément répondre à des demandes excentriques ! Tel est bien aujourd’hui le problème majeur de la science : certes ses avancées ont permis de soigner plus et mieux, mais certaines techniques sont d’ores et déjà déviées de leur but initial pour satisfaire des demandes quelque peu irrationnelles. Un patient tentera toujours de trouver une solution technique à son mal-être, il incombe alors au professionnel de ne pas forcément y répondre : même si son savoir-faire le lui permet, il doit limiter certains abus caractérisés et accompagner les demandes bizarres vers d’autres solutions, souvent plus psychothérapiques qu’esthétiques !

Il en va ainsi de la première réaction du père de Kyle à l’annonce par son fils de son envie de négroplastie. Sa femme, avec ses idées transsexuelles progressistes, a laissé penser à son fils qu’il pouvait être trans-racial et l’exige même à présent. Heureusement, la mère de Kyle refuse de lui donner les trois mille dollars nécessaires à cette opération trop délicate et délirante ! D’ailleurs, c’en est assez pour le père de Kyle : ce Dr Biber va se faire botter le cul ! Arrivé dans son bureau du Centre Trinidad, il malmène le docteur, estimant qu’il faut être cinglé pour être d’accord de changer son fils en un grand afro-américain ! Mais ça ne se passera pas comme ça : le père de Kyle est avocat et il entend bien poursuivre le Dr Biber pour faute professionnelle, et faire fermer sa clinique ! Pour autant, le père de Kyle se laissera séduire par la proposition du docteur. Alors qu’il était parti voir le médecin pour se plaindre des idées qu’il proposait à son fils, voyant qu’il a sur son t-shirt des dauphins, le docteur propose au père de Kyle d’en devenir un. Lui qui rêve depuis tout petit de nager comme et parmi eux dans la grande bleue pourrait voir son rêve réalisé.Une dolphinoplastie peut s’effectuer assez simplement : il suffit d’inverser le dos et de remonter l’œsophage sur le dessus de la tête. Dans un sursaut de lucidité, le père de Kyle refuse cette offre alléchante, la jugeant trop dingue. Alors qu’il sort de son rôle de simple conseiller, le docteur le pousse au cul, estimant qu’il n’y a rien de dingue à vouloir ressembler à ce qu’on sent être à l’intérieur !

 

Synthèse

 

Le changement de cartes en plein milieu du jeu, et donc les techniques qui permettent cela, sont le sujet de débats animés quant à leur opportunité !

Le refus de ce qu’on est, tant physiquement que psychologiquement, est loin d’être facile à aborder et envisager par la famille, elle qui est plus ou moins responsable du résultat et en tout cas sûrement de la façon de concevoir les choses au niveau de la personne qui souhaite se changer de fond en comble ! La société elle-même n’a pas encore trouvé ses marques morales vis-à-vis de ces possibilités qui modifient en profondeur notre rapport au corps !

Au plein milieu du repas, Kyle demande à son père ce qu’est une opération pour changer de sexe. Son père élude la question par le trop facile « je te l’expliquerai quand tu seras plus grand ! ». Mais Kyle ne lâche pas le morceau, alors que son prof, M. Garrison, a changé son pénis en vagin. Devant cette nouvelle, le père de Kyle s’emporte : trop c’est trop, il retire ses enfants de cette école. Pour autant, sa femme trouve qu’il manque d’ouverture, trop étroit d’esprit qu’il est : il ne devrait pas juger les gens qui veulent changer ! Le fond du problème est bien de savoir comment, en tant que parent, on est censé expliquer ça à ses enfants, sachant qu’il s’agit tout de même de leur instituteur, personne au statut particulier. De leur côté, les enfants se posent moins de question, Butters étant le premier à crier sur les toits que Kyle est devenu un négro ! Craig a du mal à le croire, Clyde se demande si ça fait mal – ce que confirme Kyle, mais ça valait le coup – et Stan hallucine sévère ! Kyle le rassure car il est enfin prêt pour passer les sélections encore une fois, et il est ce qu’il voulait être. Quand Stan voit qu’en plus le père de Kyle est devenu un dauphin, là c’est le pompon ! Quant à lui, tout ce que voit Cartman c’est que le père de Kyle est un dauphin juif, un juiphin en quelque sorte ! Ce dernier, ne sachant plus trop comment se considérer demande d’ailleurs à un stadier s’il y a des places réservées aux dauphins. De même, il cherche les toilettes pour dauphin. Alors qu’on lui explique qu’il n’y en a pas, il se demande bien où il est censé aller, lui qui a besoin d’un grand réservoir d’eau salée. Il s’emporte, les organisateurs d’événements devraient construire des structures pour des personnes trans-espèces comme lui, surtout qu’il est peut-être un dauphin, mais qu’il est aussi un avocat. Un avocaphin en somme, voire même un avojuiphin !

 

Changer d’apparence n’est pas anodin, puisque cela a également des répercutions sur le quotidien.

Avant toute opération esthétique, le chirurgien prend un maximum de précautions pour s’assurer de la connaissance du patient sur tout ce que l’intervention va apporter comme changement dans sa vie. En effet, même si la personne réfléchit de longue date à l’opportunité d’un geste chirurgical, elle n’en a pas forcément pour autant saisi toute la portée et les conséquences concrètes sur sa vie personnelle, sociale et professionnelle.

C’est exactement ce qui arrive à Mme Garrison. Alors qu’elle présente à son compagnon M. Esclave un ensemble très coquin et qu’elle lui propose d’emmener cette magnifique femme au lit, elle se prend un cinglant « Non merci ! » en pleine face ! Elle qui veut justement essayer sa moule toute neuve, se voit reprochée de s’être fait opérer sans avoir demandé ce que son partenaire en pensait ! Par manque de discussion, elle pensait qu’il la soutiendrait, et puis après tout elle est toujours lui, il a juste un vagin au lieu d’un pénis ! C’est bien ça le problème : M. Esclave est gay et n’aime pas les vagins ! D’accord, M. Garrison était malheureux quand il était un homme, et d’ailleurs M. Esclave ne s’en fiche pas que son compagnon souffrait puisqu’il trouve génial qu’il se sente mieux, mais toujours est-il que
M. Garrison aurait dû se poser la question de ce que pouvait ressentir son entourage concernant un tel changement ! Pour l’intéressé(e), il n’y a aucun problème : ils peuvent toujours être ensemble, il suffit qu’ils arrêtent d’être gays ! M. Esclave saute de sa chaise : comment
M. Garrison peut-il dire ça, lui qui est gay aussi. Ce dernier rectifie de suite : il est une femme, donc il n’est pas gay ! Devant l’impossibilité de communiquer, M. Esclave s’en va, pendant que Mme Garrison continue de le harceler : les hommes sont tous les mêmes, ils préfèrent fuir les problèmes ! Qu’à cela ne tienne, son ex n’a qu’à se tirer et se trouver quelqu’un qui n’a pas de vagin !

 

Même s’il n’est pas tous les jours évident de vivre avec soi, on doit faire l’effort de prendre sur soi et de s’accepter avec ses défauts et ses qualités !

Comme on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son enveloppe corporelle, ni sa biologie interne, ni même à certains égards toute sa psyché ! On est comme on naît, et l’on doit s’accepter tel quel ! Plutôt que de passer un temps fou à essayer de se changer, "le plus simple" sera toujours de faire son possible pour faire la paix avec soi-même, notamment en transformant ses défauts en qualité, autant que faire se peut. Comme certains gros compensent par l’humour ou des "moches" se rattrapent en étant avenants et gentils, la personne se doit de faire avec ce qu’elle a, tant d’autres étant nettement plus mal lotis que soi !

C’est bien le discours de Stan à son pote : il a assuré comme une bête ! Même s’il n’est pas pris dans la sélection, il doit s’en faire une raison, au moins il a fait de son mieux ! Ce n’est pas la peine de faire la gueule : certes il n’est pas bâti pour le basket, et alors ? En tout cas il doit réagir ! Et c’est là tout le problème : lui qui depuis toute sa vie se sent noir parce qu’il écoute du hip-hop, qu’il est fan de Will Smith et qu’il adore le basket, n’en peut plus que son apparence ne reflète pas ce qu’il est à l’intérieur ! Mais il doit faire avec : même si sa mère lui a dit que les gens ont parfois besoin de chirurgie pour se sentir bien dans leur peau, concernant son fils et son opération excentrique la seule solution est d’accepter son corps comme il est !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : pour ne pas tomber dans les excès de facilité mais aussi de monstruosité de la chirurgie esthétique, on doit déjà changer l’image qu’on a de soi avant de vouloir en passer par le bistouri !

 

Personne n’a jamais dit qu’il était facile de vivre avec ses erreurs de programmation génétique, et quand on en arrive à les considérer comme des horreurs de la nature, la solution chirurgicale peut être un palliatif pour s’approcher de l’estime de soi. Pour autant, il faut bien penser à toutes les conséquences de ce genre d’acte loin d’être anodin : non seulement le résultat peut ne pas être à la hauteur de ses attentes, mais en plus ce n’est pas sa nouvelle apparence qui fera automatiquement que la société vous considérera comme ce que l’on a toujours voulu être !

 

Même si cela ne change pas grand chose au problème, rappelons-nous toujours qu’il y a plus dur à vivre ailleurs, que ce soit par handicap de naissance ou à cause des accidents de la vie ! En outre, il vaut mieux être le seul à avoir un certain travers qu’avoir les mêmes qualités que tout le monde, l’important étant de savoir en jouer en transformant ses défauts de conception en qualité d’affirmation de soi !!!

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Différence
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 08:05

Catégorie : I] Nous sommes tous Égaux, alors acceptons et
                         Respectons nos Différences !

Thème : 4) Il faut accepter l’autre tel qu’il est et non le forcer à être tel
                    qu’on voudrait qu’il soit !

 

 

Fiche de visionnage n°4 : Épisode 4 (saison 1, épisode 4)

Une promenade complètement folle avec Al Super Gay



Analyse philosophique des extrêmes : Doit-on faire changer l’autre pour le faire rentrer dans le/la moule ???


  • Les pros : Stan, Cartman, M. Garrison,
  • Les antis : Sparky, Kyle, Al Super Gay.

  • Thèse : L’homosexualité est anormale et immorale, il faut donc qu’elle cesse ;
  • Antithèse : Tout le monde a le droit d’exister ;
  • Synthèse : Comprenons-nous et aimons-nous les uns les autres !



Il était une fois à South Park Stan qui présentait à ses amis Sparky, son nouveau chien qui l’avait suivi jusqu’à l’arrêt du bus. Le méchant Cartman le trouvant moche, Stan prit la défense de son bon gros toutou à moitié doberman et moitié loup en le présentant comme le chien le plus féroce de toute la ville.



Introduction :



C’est bien triste à dire, mais le malheur des uns faisant le bonheur des autres, il est évident que le virus du SIDA, découvert au début des années 1980 ayant fait trépasser un nombre certain d’homosexuels, a mis en lumière tous les malheurs que ces gens traversaient, en plus de la désapprobation sociale.


Cependant, même si les gays pride se sont répandues comme des traînées de poudre à travers le globe et ont connu de grands succès, il n’en reste pas moins que la vie des porteurs de jaquette (veste de cérémonie dont les pans ouverts se prolongent par-derrière et laissent deviner les fesses masculines tout en les cachant, et laissent également possibilité de mettre la main au panier) est loin d’être facile tous les jours. Au-delà des actes criminels à tendance homophobe, beaucoup de personnes ont toujours du mal à accepter l’homosexualité d’un proche.


Face à ce genre de situation, que faire : doit-on accepter passivement quelque chose que l’on rejette et qui embarrasse tout l’entourage, ou doit-on réagir activement afin de remettre la personne dans le droit chemin de la norme ?

En somme, doit-on faire changer l’autre pour le faire rentrer dans le/la moule ???



Thèse en faveur du changement d’orientation sexuelle pour être dans la "norme"

 

Par essence, l’homosexualité ne peut être considérée comme acceptable puisqu’elle va à l’encontre de tout acte sexuel naturel. En effet, étant donné qu’elle se déroule entre personnes du même sexe, elle est inutile en termes de reproduction et peut donc alors s’apparenter à une perversion ludique et lubrique.

De par notre culture judéo-chrétienne, nous avons baigné depuis notre plus tendre enfance dans le rejet des sodomites (les gomorrhéens pratiquant le rapport bucco-génital) par le biais de la malédiction qui s’abattit sur cette ville. Même si cela ne nous concerne pas, il nous est difficile de pouvoir accepter ce type de relation sexuelle, clivant toujours la population dans deux camps opposés.

Alors que Stan présente son nouvel ami Sparky (moitié doberman et moitié loup) comme étant le plus féroce de la ville, celui-ci est mis au défi par Cartman qui prétend que tout le monde sait que c’est Sylvester le chien le plus méchant de South Park ! Stan est tout fier d’affirmer que Sparky va lui botter le cul. Après que les deux chiens se soient tournés autour, Sparky passe à l’attaque, non pas en lui bottant le cul mais en tout cas il est évident qu’il lui fait quelque chose à son cul. Stan réagit d’instinct en traitant Sparky de vilain chien ! Demandant par la suite conseil à M. Garrison sur ce qu’est un homosessuel, celui-ci dit que les homosexuels c’est le mal : un mal enraciné dans leurs cœurs noirs et froids qui ne pompent pas du sang, mais une sorte de vomi huileux qui circule dans leurs veines pourries et irrigue leurs cerveaux minuscules, ce qui provoque chez eux des crises de cannibalisme et un comportement violent. Après cela, il engage Stan à aller s’entraîner au football comme un gentil petit hétérosexuel. Dans le même registre, Stan apprend lors de la folle promenade avec Al Super Gay que l’homosexualité a toujours été condamnée par divers oppresseurs, que ce soit les vilains chrétiens, les républicains ou les nazis (tapant sur un homo avec un t-shirt marqué d’un triangle rose – équivalent homo de l’étoile jaune – suivi d’un « Relax »).


Au-delà de la condamnation sans appel de l’homosexualité, celle-ci a également toujours été considérée comme une honte, un facteur de mise au ban de ces rebuts de la société.

Alors que l’on n’accepte pas l’homosexualité, on ne peut non plus la tolérer. Ce rejet de cette déviance se traduit essentiellement par un refus d’en parler ou de reconnaître qu’un proche en est victime, mais encore plus par des sarcasmes aux mots non couverts.

Ainsi, quand Kenny affirme que Sparky doit être gay pour avoir enfilé à sec Sylvester, Stan ne comprend d’abord pas puisque Cartman doit préciser que son chien est un homosexuel gay, puis il refuse l’évidence en disant que ça l’étonnerait bien. Alors que Kyle confirme que c’est surtout l’autre chien que ça a l’air d’étonner (Sylvester partant en courant, de travers), Cartman en remet une couche en chantant à cul-tête que le chien de Stan est homo ! Idem, alors que Stan est tout fier que Sparky ait trouvé tout seul comment venir sur le terrain à la fin de l’entraînement de foot américain, le chien d’un autre joueur se fait prendre en traître par Sparky et part la queue entre les jambes, ce qui énerve à nouveau Stan – qui le croyait intelligent – et fait glousser ses copains. Sparky ferait bien de s’appeler Sparkette selon un autre groupe de jeunes, qui le traitent de chien pédé sexuel. Kyle essaye de calmer le jeu en disant qu’on s’en fout que Sparky soit gay, mais pour Cartman il se goure. En effet, sa maman dit que dieu déteste les homosexuels, c’est pour ça qu’il a envoyé tous les sodomites … en France ! Demandant l’avis avisé du fils de ce dernier lors des questions des téléspectateurs à l’émission « Jésus et ses potes », celui-ci est ravi de s’exprimer sur cette question que lui posent beaucoup de gens. Il saisit donc l’occasion que Stan lui donne pour aborder le sujet et dire que ... on n’en saura pas plus car Jésus est coupé par un message indiquant que « Jésus et ses potes » s’est fini pour aujourd’hui, mais qu’il ne faut pas manquer dans un court instant « La cuisine de tante Martine ». Stan, tout honteux, ne veut plus de ce chien gay, lui qui voulait un chien de garde, un Rintintin !


Parce que l’homosexualité est considérée comme inacceptable et honteuse, pour beaucoup de gens qui apprécient tout de même la personne, il est alors important de lui montrer la voie de la raison.

Estimant que de toute façon un homosexuel ne peut être heureux dans une société qui refuse ce type de comportement, les proches jugent être de leur devoir familial, amical ou professionnel, de faire comprendre que l’homosexualité n’est pas normale et que donc on ne doit pas s’écouter mais plutôt se forcer à aimer l’autre sexe jusqu’à ce que ça rentre (dans le crâne puis en-bas devant plutôt que là-bas derrière).

Sparky refout la honte à son maître en pointant le bout de son museau avec un foulard rose autour du cou. Cartman ne se privant pas de s’esclaffer que ce chien soit pédé comme un phoque (euh non, foc, car c’est la seule voile – voile d’étai triangulaire établie entre le mât bout-dehors et le mât vertical qui le suit – capable de prendre un vent arrière et qui permet aussi les virements de bords), Stan rétorque qu’il a seulement besoin d’être dressé ! Stan lui donne alors des ordres simples, que Sparky exécute de suite : il est donc bien dressé, mais pas dans ce domaine – privé. Ravi de son obéissance devant les ordres, Stan exige de Sparky qu’il ne soit plus gay mais le chien ne semble pas comprendre l’ordre de son maître. Cartman trouve qu’il a toujours l’air vachement gay. Stan essaye un autre truc en lui offrant un cadeau. Dans une caisse en bois se trouve Fifille, une belle chienne en chaleur, taillé pour la compétition canine. Enfin Stan peut être fier car Sparky la suit, en lui sentant le cul. Quand il lui ordonne de l’attraper, Sparky la plaque ventre au sol et arrière-train en l’air et ... fausse alerte : c’est juste que le collier de la chienne lui plaisait, donc il le prend plutôt que de la prendre elle en lévriette. Lorsqu’il retrouve son chien au refuge d’Al Super Gay, Stan est tout content d’avoir retrouvé son chien qui lui a manqué, ayant eu peur qu’il ait eu un accident. Stan est sur le départ avec son chien, espérant pouvoir encore arriver à temps pour le match, et lui promet après de l’aider à apprendre à ne plus être gay. Al est déçu par son jeune ami, estimant qu’il n’a toujours pas compris ! Et d’ailleurs Stan ne comprend pas ce qu’il est censé ne pas avoir compris !


Antithèse en faveur du laisser-faire


Que l’homosexualité soit encore un tabou, qui se lève tout doucement mais "sûrement", est une évidence. Pour autant, on ne va pas en faire tout un fromage : il n’y a pas mort d’homo non plus (sauf si on ne se protège pas : ayez une pensée pour Freddie Mercury, chanteur charismatique du groupe [drag] Queen, et sortez toujours couvert, même et surtout par beau temps puisque c’est là que les galipettes sont encore meilleures : le bonheur est dans le pré).

Il y a des problèmes bien plus graves et portant davantage à conséquence que l’homosexualité. D’autant plus que très souvent, l’homosexuel en question le vit plutôt bien, si ce n’est justement les sempiternels questionnements et inquiétudes des proches qui s’en font pour lui/elle.

Ainsi, Stan se dit qu’il n’a vraiment pas de peau et fait toute une maladie que Sparky ait viré sa cuti. Quand Chef lui demande ce qui ne va pas, voyant qu’il n’a pas l’air en forme, il lui répond qu’il a du mal à se concentrer parce que son chien est gay. D’où le vieux diction : si ton chien est gay, t’as du mal à te concentrer !


Fondamentalement, à quoi ça rime de se prendre la tête pour une différence qui ne nous concerne pas ?

Quoi qu’on en pense, l’orientation sexuelle est une décision perso qui n’engage que l’individu qui prend ses responsabilités en assumant un choix que beaucoup n’arrivent pas à intégrer dans leur logique de pensée. Mais ça c’est leur problème : chacun définit ses options relationnelles et sexuelles et on se doit de les respecter ! Même si on ne les accepte pas, cela ne nous regarde tout simplement pas !!!

De fait, alors que Stan est tout troublé par le comportement de son chien, heureusement Kyle vient tempérer les choses en disant qu’on s’en fout que son chien soit gay, c’est peut-être (et même sûrement) pas si grave !


La véritable tolérance, au-delà de celle absolue qui consiste à se fiche éperdument de ce genre de détail qu’est l’orientation sexuelle, consiste à réussir à passer outre cet aspect de la personnalité pour considérer l’individu et non ses choix (qu’on approuve ou non).

Bien sûr ce n’est pas toujours évident de mettre de côté ce que l’on préférait ignorer, mais après il ne faut pas être stupide non plus et faire preuve de maturité (si ce n’est de détachement) par rapport à tout ça et considérer la personne comme avant son coming-out (déclaration de son propre chef) ou son outing (révélation par une autre personne ou par accident). Même si l’on peut comprendre que des parents ou des amis puissent être interloqués voire choqués par ce choix, après la tempête dans les cerveaux doit revenir le calme relationnel. Tout ne repartira pas comme en 40, mais il faut laisser couler l’eau sous les ponts et mettre un peu d’eau dans son vin.

Stan a bien raison de douter après que M. Garrison lui ait dit que les homosexuels c’est le mal (alors que les filles ne sont pas en reste, mais c’est encore plus tabou que ce tabou là, car les femmes sont "faites" pour enfanter avec la petite graine que la trompe du monsieur papillon a mis dans leur fleur délicate), pensant bien que Sparky ne semble pas être le mal. Heureusement que Kyle est là pour lui confirmer ses hésitations (normal, connaissant en plus M. Garrison et son homosexualité refoulée) en lui conseillant de demander à quelqu’un d’autre car le prof à la marionnette déglinguée et à l’orientation sexuelle plus que confuse se trompe peut-être sûrement.


Synthèse


Bien que la société ou les proches puissent mettre des bâtons dans les roues, le plus important, si l’on est sûr de ses choix, est d’assumer pleinement ses orientations.

À force d’entendre les autres dirent qu’ils ne comprennent pas pourquoi la personne est telle qu’elle s’affirme à présent, soit parce qu’elle n’a jamais rien laissé transparaître étant jeune ou eu ce genre de tendance auparavant (un certain nombre de personnes se "découvrent" homo avec l’âge, quelques fois après des relations hétéros voire même après avoir eu des enfants), le doute peut s’installer face à l’incompréhension voire l’hostilité d’autrui. Il est d’ailleurs sain de se demander si on a fait le bon choix, mais si la réponse est affirmative, il est alors nécessaire de ne plus se voiler la face et d’aller de l’avant, sans cacher son orientation pour d’obscures raisons de bonnes mœurs (mais le poids de l’héritage culturel judéo-chrétien n’aide bien évidemment pas).

Ainsi, même si Stan refuse le port du foulard homosexuel comme signe ostentatoire d’orientation sexuelle, Sparky revient quand même avec un bandana rose alors que Stan lui crie dessus et qu’il lui ait déjà enlevé et jeté à la poubelle auparavant. Dans la même veine, toutes les sortes d’animaux du refuge d’Al Super Gay sont heureuses car l’endroit est justement fait pour que ces animaux homos puissent rester
eux-mêmes. La preuve en est que lorsqu’Al Super Gay allume la lumière strobo et les dalles lumineuses, tous les animaux dansent comme des folles.


Qu’on l’accepte ou pas, force est de constater que l’homosexualité est une orientation sexuelle naturelle. Au-delà du fait qu’un certain nombre d’animaux la pratique, soit "pure" soit en bouffant à tous les râteliers de la bisexualité, l’homosexualité est aussi vielle que le monde (il suffit d’aller voir chez les Grecs).

Même si ce n’est pas un argument en tant que tel, il faut bien se rendre compte et admettre que l’homosexualité a toujours existé et qu’elle existera toujours. On peut non seulement prendre en compte que certaines personnes ont peur du sexe opposé, mais il faut aussi bien voir qu’il n’y a qu’une personne du même sexe que soi qui connaîtra et saura bien mettre en pratique ce qui va bien pour atteindre pleinement le
7è ciel.

Lors de la folle promenade d’Al Super Gay en pénis (euh péniche pardon, mais c’est à cause de la blague sur « comment on appelle le cul en portugay ? Une écluse, parce que c’est l’endroit boueux où on met la péniche et où on ouvre les vannes pour faire monter l’eau »), on apprend que l’homosexualité existe depuis la nuit des temps, puisqu’on peut voir des préhistoriques se tenir la main, avec un sourire post-coïtal jusqu’aux oreilles. Les hommes des cavernes, les pharaons d’Égypte, les Shogun du Japon, tous ont goûté au plaisir du chibre. La balade se termine par un détour au pays où les homosexuels ont le droit d’exister : une porte s’ouvre et on arrive dans une féerie où « The gay means happy and happy means gay ! It’s OK to be gay » est chanté à cul-tête. Quand Stan retourne sur le terrain de foot, où son équipe se prend une branlée, il fait une passe décisive qui fait que son équipe n’embrassera pas le cul de Fanny. La foule lui demandant un discours, il déclare que ça ne craint pas d’être gay, parce que ça fait partie de la nature et il faut que les gens le sachent !


Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, mais pour autant le fait de savoir n’implique pas nécessairement de comprendre. Pour cela, il faut avoir une démarche active de recherche de compréhension.

Si l’on veut vraiment accepter quelque chose qui n’est pas si facilement compréhensible par le commun des hétérosexuels, encore faut-il – non pas se mettre à la place de l’autre, quoique certains pourraient avoir des révélations sur leur sexualité inavouée/refoulée – avoir l’esprit suffisamment ouvert et avoir envie de comprendre le pourquoi du comment. Même si l’homosexualité ne s’explique pas forcément (elle se vit, point final), il est de toute façon positif que l’on s’intéresse à la vie de l’autre et qu’on tente d’appréhender (avec ses propres clés de compréhension) l’univers parallèle de l’homosexualité.

On voit ainsi Stan être sur le cul après la folle promenade
d’Al Super Gay, demandant pardon à Sparky d’avoir voulu le changer, tout ça parce qu’il ne le comprenait pas (ce qu’Al ponctue
par un « Oh, ils sont trop choux ! »). Quand le commentateur demande à Stan pourquoi il est arrivé très en retard au match et donc où il était pendant tout ce temps, il répond qu’il était avec son nouvel ami Al Super Gay, qu’il a visité son refuge pour animaux gays et fait sa balade complètement folle où il a appris plein de trucs sur l’homosexualité. Stan amène ensuite les habitants de South Park sur le lieu du refuge, mais il a disparu. Pour autant, les habitants retrouvent leurs animaux qu’ils croyaient disparu après les avoir viré pour homosexualité et sont tout heureux d’être pets-gay pride (fiers de leurs animaux de compagnie gays).



Conclusion :



Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : l’homosexualité n’est pas une tare et nous ne devons plus la considérer comme une "maladie" honteuse. Il s’agit simplement d’une orientation sexuelle naturelle, même si elle sort de la norme ordinaire, notamment concernant la reproduction, qui ne regarde personne d’autre que la personne qui a fait ce choix.


Pour autant, les réticences et les moqueries de tout un chacun à ce sujet sensible montre bien que les mentalités évoluent certes, mais petit à petit. Il reste ainsi beaucoup de travail en matière de communication pour que les esprits s’apaisent et ne regardent définitivement plus de travers ceux qui ont fait le choix personnel de prendre cette orientation sexuelle.


Considérer les homosexuels comme des gens à part est aussi stupide que de stigmatiser les végétariens, les putains de hippies ou toute autre catégorie de personnes ayant décidé de vivre en-dehors de l’ordinaire, certains de leurs comportements (sexuels, alimentaires, musicaux ou autres). C’est bien sûr idiot de dire qu’heureusement qu’il y a des homos pour que les hétéros aient davantage de choix, mais il faut en tout cas se réjouir que nous ne soyons pas tous pareils, ça rend la vie
bien plus gay et folle folle folle !!!

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Published by Collectif des 12 Singes - dans South-Park Différence
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